jeudi, décembre 31, 2009

Ski en chiffres

À la différence du yoga, de nombreux sports adorent se mesurer en chiffres; le ski n'est pas exception. Évidemment, le sport commence avec une paire de planches. Leur longueur, mesurée en centimètres, a considérablement changé au cours des années; si, aujourd'hui, un ski de slalom géant pour homme mesure 191 cm, il en mesurait 215 il y a quarante ans. La même remarque s'applique aux « surfs » et le seul élément qui ne baisse pas est le prix du forfait journalier. Aujourd'hui, il coûte autour de 60 Euros dans les meilleures stations de ski des États-Unis contre 25 en Europe, et juste 3 en... Iran!

Le nombre total de remontées mécaniques offertes par les stations varie aussi énormément. Les bonnes stations offrent entre 15 et 40 remontées sans compter les grandes liaisons alpines qui annoncent des réseaux de plus de 200 remontées mécaniques toutes reliées entre elles. En Amérique, nous mesurons les stations par leur superficie skiable, alors qu'en Europe c'est le kilomètres de pistes qui compte!

L'altitude joue également un grand rôle en Europe où, plus de 1800 mètres, garantissent généralement un bon enneigement. En Amérique où l'altitude du bas des pistes peu varier entre 500 et un peu moins de 3000 mètres, cela ne semble pas poser de problème. Si tous ces chiffres vous donnent le « tournis » n'oubliez pas que dans les Montagnes Rocheuses, beaucoup de gens considèrent le nombre de jour de ski qu'ils font en une saison comme une mesure de leur valeur personnelle. Je connais même un charpentier de Park City qui a des plaques d'immatriculation personnalisées affichant fièrement « 100DAYS » ce qui veut dire que son objectif-ski pour la saison n'est pas moins de 100 jours!

mercredi, décembre 30, 2009

Matin enneigé, magie de la course à pied

Je vous ai déjà vanté le plaisir que peut procurer la course à pied sur neige. Rien que d'évoquer l'expérience suffit à faire surgir des images d'Aspen, de St. Anton, de Vail et bien sûr de Park City. Ce matin, alors que je déneigeais les 5 cm de neige qui venaient de tomber, je ne savais pas encore de quoi parlerai mon blog. Nous sommes alors partis pour notre course à pied quotidienne et nous sommes mit à parcourir ce tapis immaculé tandis que la neige ne s'arrêtait pas de tomber, nous offrant ainsi un cadre de fin d'année idéal. Le sentiment était vraiment magique et si certaines portions de routes glissantes ajoutait à notre transpiration, la beauté de l'instant compensait bien d'avantage en nous offrant une merveilleuse dose d'inspiration!

mardi, décembre 29, 2009

Caillasse, neige mince et skis à cambre inversé

Alors que je me trouvais sur le télésiège hier après-midi en skiant sur une couche de neige aussi mince qu'une feuille de papier à cigarette et truffée de cailloux, de souches et des joncs, le gars assit juste à coté de moi et  ses skis à cambre inversé me laissaient rêveur. Ces instruments contre-nature ne peuvent que provoquer les dieux des neiges et les inciter à maintenir le robinet de poudreuse fraîche solidement fermé. Que passe-t'il dans la tête de certains skieurs pour sortir, un jour comme hier, avec une paire de skis aussi large, à cambrure inversée et sans ligne de cotes? Peut-être est-ce juste pour « frimer » à moins que cette paire soit la seule que possède le skieur.

Je suis moins fantaisiste que ça; j'utilise en ce moment mes « skis à caillasse » pour préserver mes autres paires que je compte sortir dès que les conditions vont s'améliorer. En effet, je n'ai pas besoin de skis à cambre inversé car mon but est tout simplement de skier de manière fluide, sans effort (apparent) et assez vite, quelle que soient les conditions, mais sans toutefois céder aux dieux de snobisme qui adoreraient me voir adopter une horrible paire de ces skis aussi larges que tordus. Pour le moment, je vais donc m'en tenir à mes autres planches - déjà bien trop larges - plutôt que de passer pour un fou avec un matos aussi ridicule pour un jour comme ça!

lundi, décembre 28, 2009

Joyeux anniversaire

Plus tard que prévu, j'ai pu atteindre Jésus sur Skype ce matin, pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. Cette fois, la vidéo marchait, ce qui rendait l'échange beaucoup plus enrichissant ...

Go11: Je sais que j'ai quelques jours de retard, mais je voulais simplement vous souhaiter un joyeux anniversaire.
Jésus: Pas de problème, merci d'y avoir pensé!
Go11: Est-ce vrai que vous avez toujours trente-trois ans?
Jésus: C'est absolument exact; c'est comme ça que les choses fonctionnent ici, mais je ne vais pas me lancer dans toutes ces règles compliquées qui traitent de l'âge et des anniversaires au paradis ...
Go11: Le père Noël a-t'il été sympa? Que vous a-t'il apporté?
Jésus: Un VTT que je vais l'utiliser pour faire des petits trajets, ça et là.
Go11: Quelle marque?
Jésus: Désolé, je n'en ai aucune idée. Tu devrais savoir que cela n'est pas du tout mon truc.
Go11: Pourquoi pas un vélo normal, vous n'avez pas besoin de suspensions là où vous vivez?
Jésus: Les VTT sont peut-être un peu plus lourd, mais à la longue, ils sont plus durables ...
Go11: Qu'avez-vous eu l'an passé?
Jésus: Un iPhone, mais comme nous n'avons pas de service ici - seulement Skype et les prières - je l'utilise pour écouter de la musique, faire des jeux et prendre des photos.
Go11: Qu'allez-vous faire le reste de ces vacances?
Jésus: Je pense aller voir Avatar, tu sais le film avec les lunettes spéciales? Cela devrait être bien. Au fait, quand aurai-je enfin le plaisir de ta visite?
Go11: Pour être parfaitement honnête, je ne suis pas tellement pressé. Je voudrais attendre un peu plus longtemps.
Jésus: Attention, cet endroit est en train de se remplir très vite; tu devrais faire une réservation. Bien sûr il faut que ton dossier soit accepté ...
Go11:?
Jésus: Parfaitement, tu pourrais avoir une mauvaise surprise.
Go11: Merci pour l'avertissement Jésus, je vais faire mon possible pour me rattraper!

dimanche, décembre 27, 2009

Où trouvez-vous des critiques de films fiables?

La nuit dernière, nous sommes allés voir "Sita sings the blue", un film d'animation montrant - en parallèle - deux histoires d'amour qui tournent mal: l'échec d'un couple contemporain et l'histoire de la séparation entre la déesse Sita et le dieu Rama dans la mythologie Indienne. Alors que cette production avait tous les éléments nécessaires pour en faire une réalisation autant unique que réussie, l'histoire ne tenait pas debout et était for mal racontée. Ce n'est pas que nous n'aimons pas les films d'animation, Persepolis, par exemple, était une belle réussite en dépit de ses éléments graphiques peu sophistiqués. Même si cela arrive rarement, ce n'est pas la première fois que nous sommes déçus par un film.
Cela m'amène bien évidemment au sujet de cette discussion, qui est où pouvons-nous trouver des critiques provenant de spectateurs et non pas d'opinions de critiques professionnels, avant de sortir et d'investir deux heures de notre temps si précieux en prenant un risque sur une œuvre au potentiel totalement inconnu. Les critiques de médias sont généralement une bande de snobs dont le travail consiste à dire quelque chose sur ce qu'ils voient. Sont-ils vraiment honnêtes et directs? J'en doute fort; il leur faut alimenter leur colonne avec quelque chose, et s'il n'y a pas beaucoup de substance dans ce qu'ils voient, ils vont l'inventer. J'ai tenté de faire des recherches approfondies sur l'internet pour un site reflétant les opinions du grand public, sans aucun succès. Quelqu'un peut-il m'aider; avez-vous des idées? Des suggestions, s'il vous plaît!

samedi, décembre 26, 2009

Résolutions du Nouvel An


Dans le blog que j'écris pour Deer Valley Resort, j'ai quelque peu brodé ma formulation des résolutions de nouvelle année. Hier soir, au dîner, je demandais, qui, parmi les convives, avait déjà établit ces repères personnels si importants pour 2010; personne ne l'avait encore fait. Ce processus est suffisamment sérieux pour justifier d'une préparation soigneuse qui éventuellement permettra d'atteindre, avec succès, ces objectifs qui nous sont si chers. En fait, l'établissement de ces directions n'est que le résultat de ce qui peut bien nous motiver. Il y a d'abord l'urgence; par exemple si la maison est en feu, if faut faire quelque chose, si nous n'avons plus d'argent, il faut se dépêcher d'en gagner, etc.

Viennent ensuite les nécessités de la vie; comme apprendre à bien nager si nous nous retrouvons échoués en Polynésie, se mettre à parler swahili si l'on nous offre un poste en Tanzanie ou apprendre à piloter un 737, si l'on devient tout d'un coup copilote chez Easyjet. Enfin il y a la catégorie « ça serait pas mal » qui n'aura pas une grande incidence sur notre façon de vivre, comme l'apprentissage de la pêche à la mouche ou celui de l'aquarelle. Pour le moment, je vais ignorer tout ce qui urgent est me concentrer sur des buts beaucoup plus utilitaires et un peu superflus, et vous mettrais à jour, sur ce blog, de ce que seront ces résolutions avant la fin de la décennie ...

vendredi, décembre 25, 2009

Mon appareil photo est mort ...

Mon « petit » Nikon Coolpix est décédée le soir de Noël. Peut-être s'est il fait écraser par les rennes du Père Noël, et c'est quand j'en avais vraiment besoin, au moment où nous ouvrions nos cadeaux, que cette merveille argentée a refusé de fonctionner et d'enregistrer une autre fête de famille. Je l'avais acheté en août 2004 et il a bien rempli sa mission,
à tel point que certains de mes proches commençaient à se moquer de son apparence quelque peu démodée. Dans notre culture de consommation, ce passage de vie à trépas n'est désormais plus un accident déplorable, mais c'est souvent une échéance attendue. Je n'avais aucune idée de ce je pourrai m'offrir pour mon anniversaire tout proche; maintenant, je sais ...

jeudi, décembre 24, 2009

Souhait de Noël


Puisque c'est le moment, j'aimerai formuler un souhait pour l'avenir qui soit suffisamment à la hauteur des circonstances et qui pourrait finalement déboucher sur quelque chose d'utile. Le voici: j'espère qu'une fille ou un gars, innovant et créatif, trouve depuis le fin fond de son garage ou au dans un coin de son bureau, l'idée géniale qui arrêtera la croissance de la population mondiale d'ici à 2020 et l'amènera progressivement de 7 à 2 milliards d'individus, ce qui du reste est la prescription affichée sur la notice d'occupation des lieux que personne n'a bien lue. Quand cela sera fait, nous, les Terriens n'auront plus de soucis à nous faire.
Joyeux Noël à tous!

mercredi, décembre 23, 2009

En faites-vous trop à la fois?

J'ai abordé ce sujet en Juillet à propos de l'utilisation de téléphones portables au volant. Hier, alors que j'effectuai mon dernier jour en tant que bénévole lors des premières courses de ski de la saison à Park City, l'un des juges de départ (en formation) essayait de conduire ses affaires au téléphone tout en essayant d'assumer ses nouvelles fonctions. Il est évident qu'il ne pouvait pas y arriver et faisait un travail désastreux sur les deux fronts. Les nouvelles générations nous trouvent souvent inaptes à effectuer des tâches différentes en même temps comme elles ont été élevées en faisant leurs devoirs au son de la musique ou même en regardant la télévision.

Pour ma part, j'ai beaucoup de mal à bien faire deux choses à la fois. S'il s'agit de tâches routinières comme de travailler dans le jardin, de peindre ou même de skier, je peux « entendre » de la musique, mais dès que les circonstances s'intensifient quelque peu, ou que ce que je suis en train de faire exige d'avantage de concentration, je « n'écoute » plus. Je n'aimerai subir une intervention chirurgicale à cœur ouvert par quelqu'un qui baragouine sur son téléphone portable ou écoute son iPod, et je doute sérieusement qu'Antonio Stradivari fabriquait ses fameux violons en écoutant les Rolling Stones ...

mardi, décembre 22, 2009

Il y a juste quarante ans ...

Je commençais un nouveau travail formidable à l'école de ski d'Avoriaz. C'était une étape de la plus haute importance pour moi; j'étais d'abord ravi d'avoir été accepté pour travailler dans ce lieu assez exceptionnel (les moniteurs existants étaient appelés à voter pour les nouveaux-venus,) et j'étais tout autant heureux de commencer un travail dont je rêvais depuis environ une demi-douzaine d'années, et bien que très partiellement diplômé, j'étais en mesure de me débrouiller suffisamment bien en anglais, ce qui allait me donner un avantage énorme pour développer ma clientèle. Ce moment aura été l'un des points forts de ma vie et allait constituer la rampe de lancement d'une longue et belle carrière dans la branche du ski ...

lundi, décembre 21, 2009

La beauté du bénévolat

Cela doit être ma cinquième année de bénévolat au service de course de la station de Park City. C'est la première série de compétitions à ski de la saison et celle-ci est organisée chaque année pour commémorer Eric Hays, un ancien membre de l'équipe de Park City décédé dans un accident d'auto en 1981, à l'âge de 18 ans. C'est un événement ouvert à environ 250 jeunes athlètes âgés de 13 à 20 ans et consistant en deux slaloms et deux slaloms géants, répartis sur quatre jours. Au fil des ans, j'ai assumé une grande variété de fonctions, dans un éventail encore plus grand des conditions météorologiques.
Cette année, j'organisais la zone de départ, mettant ainsi « en ordre » les coureurs pour que ceux-ci se présentent de manière consécutive et ininterrompue. Lors de cette édition, la météo a été pour la plus grande partie idéale. Le seul inconvénient cette fois était que mon dos m'a fait souffrir pendant ces longues heures de station debout. Serai-ce là un signe qu'il pourrait s'agir de ma dernière année en tant que bénévole?

dimanche, décembre 20, 2009

Tant de décennies!

Il y a quelques jours, je pensais que, très bientôt, j'aurai vu 8 décennies et je n'en serai pourtant qu'au début de ma soixantaine ... Vérifions cela; je suis né après la Seconde Guerre mondiale dans les années quarante, j'ai grandi dans les années cinquante, j'ai traversé la folie des années soixante, me suis stabilisé dans les années soixante-dix, j'ai élevé une famille dans les années quatre-vingt et quatre vingt dix, j'ai découvert la retraite pendant les dix premières années du 21ème siècle et je suis maintenant prêt à entrer la seconde décennie. Calculez comme vous voudrez, mais cela fait bien huit décades différentes. Peut-être un mathématicien pourra-t'il m'expliquer pourquoi je ne suis pas plus vieux!
Ceci dit, et comme mon épouse me le rappelait l'autre jour, je doute fort que j'ai encore autant de décennies en réserve ...

samedi, décembre 19, 2009

Comment peut-on devenir snob?

Parmi mes nombreux amis et proches, beaucoup sont en mesure de rester à peu près fidèle à eux-mêmes, mais certains finissent toujours par s'égarer un peu et devenir snob, dès que d'une manière générale leur situation matérielle s'améliore considérablement. Mon sentiment est qu'ils deviennent la proie des sirènes des publicistes qui ne cessent de leur dire qu'ils doivent se conformer à tous ces exemples que leurs martèle notre
publicité et notre culture de consommation, s'ils veulent vraiment devenir « quelqu'un. » Trop souvent, la chance de bien réussir, le bien-être et le confort se trouvent souvent amalgamées avec ce que devraient être nos vraies valeurs personnelles. L'antithèse de ce concept reste notre capacité à penser de manière bien personnelle et cela peut être très difficile lorsque nous sommes devenus « contaminés » par toutes ces vues pré-digérées du monde. Penser pour soi-même n'a vraiment pas de prix!

vendredi, décembre 18, 2009

Projet « carte de vœux »

Pendant ces 5 dernières années, j'ai été absorbé par la création d'une carte de vœux assez élaborée que j'envoyais ensuite à tous nos amis et à notre famille. J'ai aussi essayé de la diffuser à d'avantage de destinataires en l'envoyant par voie électronique, comme pièce-jointe à mes courriels. Cette année, la version électronique ou HTML du projet est devenu ce qu'il y avait de mieux en matière d'apparence, de contenu et de flexibilité avec les différentes langues, de sorte que la version papier (sans parler des arbres abattus) vont sérieusement diminuer l'an prochain. Seuls les braves gens qui ne veulent toujours pas se frotter, ni venir à proximité d'un ordinateur, recevront cette carte traditionnelle alors que tous tous les autres auront droit au produit numérique, plus complet. Encore une fois, ceci illustre la puissance de l'informatique et démontre que l'on peut en faire beaucoup plus grâce à ce moyen. Est-ce bon ou mauvais? Donnez-moi votre avis!

jeudi, décembre 17, 2009

Mon point de vue sur Copenhague

Encore une fois, je vois les choses bien simplement. D'une part l'Amérique du Nord, l'Europe et le Japon ne veulent pas renoncer à leur confort, leurs tours en avions et leurs autos; d'autre part, les pays en développement voudraient recevoir de l'argent pour stopper la déforestation et toute autre forme de pollution liée à la croissance. La Chine et l'Inde ne veulent pas limiter leur développement, n'ont pas envie de ne se déplacer qu'à vélo ou en pousse-pousse et d'avoir à faire face à des vérifications. Le résultat final est que tous restent sur leurs positions et que tout se coince. L'élément manquant de ce spectacle de marionnettes, dont personne ne parle, et qui se trouve être la cause essentielle de nos problèmes d'environnement reste la surpopulation. Je suis convaincu que cela continue de constituer la racine du problème et cet « éléphant dans la pièce » doit être considéré avant toute autre cause. Quand nous aurons fait ce pas, nous pourrons alors commencer à discuter de nous débarrasser de nos 4 x 4, de nos ballades en avions peu utiles et de nos logements surchauffés ou trop climatisés ...

mercredi, décembre 16, 2009

Jour de (grande) sortie!

Hier était un grand jour pour beaucoup de gens. En premier lieu pour la société Boeing qui pour la première fois sortait son 787 flambant neuf, d'abord sous la pluie, puis dans les airs, à Everett dans l'état du Washington. Ensuite, c'était la première journée à ski de la saison pour ma femme qui s'élançait sur une belle neige douce et bien poudreuse et par une temps d'abord très doux mais qui allait devenir beaucoup plus froid en fin de journée comme cela arrive souvent en Décembre. Dans les deux cas, une bonne dose d'appréhension était palpable. Les pilotes d'essai Mike Carriker et Randy Neville qui étaient les seuls à bord de l'appareil ont du ressentir une pointe d'anxiété alors que celui-ci prenait de la vitesse et se préparait à décoller. Idem pour mon mon épouse qui ne savait pas trop comment sa première sortie sur neige de la saison allait tourner; il y avait en effet un peu d'anxiété chez elle aussi. En fin de journée, chacun est bien revenu sur la terre ferme et est rentré à la maison sain, sauf et satisfait. La seule différence entre les deux expériences est que la première sortie du 787 avait juste deux ans de retard et avait largement dépassé le budget alloué!

mardi, décembre 15, 2009

La faute à Al-Qaeda!

L'utilisation du label Al-Qaïda varie beaucoup en fonction de l'homme politique, du parti et des besoins du moment. D'accord, ce groupe a été lié aux attentats contre l'USS Cole et ceux du 11 Septembre, pour n'en citer que quelques uns. Mon sentiment est que cette organisation en question a été écrasée et ne devrait être vue que parmi des tas d'autres groupes fondamentalistes ou mouvements terroristes qui sont le sous-produit de tyrannies locales, de l'intervention de certaines puissances ou parfois de leur totale mauvaise foi, et bien entendu de l'occupation étrangère. Si ces groupes ne sont pas nécessairement frappé de l'empreinte d'Al-Qaïda, une autre marque peut être placée sur ceux-ci, de nouveaux chefs continuent de se manifester et il n'y a aucun moyen d'éradiquer cette forme de résistance ou de rébellion qui est très fluide et reste toujours capable de s'auto-régénérer .

Le seul moyen de minimiser cette force néfaste consiste tout simplement à prendre des positions justes et courageuses dans des lieux comme la Palestine, cesser de soutenir des tyrannies comme celle d'Égypte, par exemple, et quitter sans attendre l'Irak et l'Afghanistan. Tant que nous maintenons l'étiquette « Al-Qaïda » bien vivante, Ousama bin Laden va continuer de rire de nous, du plus profond de sa tombe, bien sûr ...

lundi, décembre 14, 2009

Mise en condition du haut du corps

En tant que skieur, mes jambes sont toujours bien en forme pendant que les muscles du haut de mon corps semblent toujours être à la traîne. Bien sûr, il y a toujours les coups de pelles et de pioche que je peux donner le reste de l'année quand il m'arrive de faire du travail de terrassement dans le jardin, mais c'est plutôt limité. L'hiver quand à lui m'apporte ses chutes de neige et l'occasion de déneiger très régulièrement.

Ce dernier weekend n'a pas fait exception, avec une chute de neige de plus de 50 centimètres qu'il a fallu dégager tout autour de la maison et à un autre endroit. Tout comme le jour de Noël 2008, la tempêtes de neige qui vient de nous tomber dessus a marqué bien clairement le début de la saison de neige sur notre calendrier et a ainsi placé toutes nos stations locales sur leur orbite économique. La neige que nous avons reçu n'était pas ce matériaux super léger et presque immatériel que nous recevons d'habitude et qui caractérise si bien l'Utah. Celle-ci était assez lourde et donnait l'occasion de se dépenser à fond. Nous avons commencé tôt le matin tout ce travail de déneigement et j'ai même trouvé le temps d'aller skier à Deer Valley dans l'après-midi.

Quand je suis rentré, il y avait encore un peu plus de neige à dégager et ce n'est guère étonnant que, peu de temps après avoir dîné, je me suis presque endormi sur le canapé en lisant un excellent livre . La prime était un sommeil presque parfait, toute la nuit, comme cela ne m'arrive pratiquement plus jamais à mon âge. Il est tout à fait évident que ce genre de gros travail est parfaitement salutaire. J'espère que nous aurons encore de nombreuse chutes de neige de ce calibre pour me tenir en forme!

dimanche, décembre 13, 2009

Super G à Val d'Isère et autres idées

Même si je continue de penser que le Super G est une épreuve alpine inutile, j'ai pris beaucoup de plaisir à regarder la course de ce samedi à Val d'Isère, car celle-ci était rendue extrêmement captivante par la difficulté naturelle du parcours et la mauvaise visibilité. L'épreuve était ainsi rendue particulièrement sélective et, pour une fois, on pouvait voir une différence entre le skieur A et le skieur B; pour gagner, il fallait prendre d'énormes risque ou finir avec un temps médiocre.

J'ai même vu quelques coureurs effectuer un chasse-neige providentiel de dernière seconde, une manœuvre que je croyait reléguée à la technique des années 50! Mon argument est que, pour maintenir l'intérêt visuel du ski alpin, la FIS devrait ajouter d'avantage de difficultés aux courses qui, au fil des ans, ont étés beaucoup trop « aseptisées » avec les piquets articulés et la préparation des pistes absolument immaculée. Et puis pendant que la FIS fait un peu de ménage, qu'elle nous débarrasse enfin du Super G!

samedi, décembre 12, 2009

Courir quand il fait très froid

Pendant la plus grande partie de la semaine, nous sommes allés courir le matin alors que les températures oscillaient entre -20 et -25 degrés Celsius, et nous avons malgré tout bien survécu à cette « torture. » Bien sûr, il y en qui disent que faire de la course à pied dans ces conditions est une bonne façon de se faire très mal, à commencer par le danger de glissade et de chute, ou d'avoir tellement froid que l'on peu arriver à se « brûler » les poumons et passer ainsi de vie à trépas.

Ceci dit, nous avons couru dans ces conditions extrêmes toutes ces années et sommes toujours debout, sans cicatrices pour donner raison à tous ces oiseaux de mauvaise augure. D'accord, certains médecins affirment que l'exposition à un air arctique peut déclencher des douleurs à la poitrine ou des attaques d'asthme chez certaines personnes et c'est probablement vrai, mais nous buvons assez de vin pour bien nous prémunir. Le seul problème tangible est que nos cils se collent, mais comme nous connaissons notre parcours par cœur, nous sommes capable de le faire les yeux... fermés!

Naturellement, ces températures extrêmes nous ralentissent considérablement et quand il faut courir sur un parcours mal damé, il convient de faire très attention à ne pas se tordre la cheville ou le genou. Ce qui est cependant vrai, c'est qu'après 30 minutes d'activité, nous avons suffisamment chaud pour oublier ce froid glacial et commencer à apprécier notre sortie matinale. À l'exception peut-être des tropiques, sous des température brûlantes et une humidité maximum, la course à pied reste toujours pour nous une merveilleuse façon de commencer la journée.

vendredi, décembre 11, 2009

Allonger la sauce grâce au compromis

En obtenant le Prix Nobel de la paix et en envoyant presque en même temps des troupes supplémentaires en Afghanistan, Monsieur Obama a fait un numéro de danse autour du pot plus impressionnant que jamais. Il a déjà perdu une grande portion de ses plus fervents supporters, y compris mon épouse et a fortement déçu tout le reste. Même si je suis parmi ceux qui donnent encore à notre homme le bénéfice du doute, j'en suis venu à la conclusion qu'il est bien meilleur à faire de beaux discours plutôt que d'agir avec courage. L'issue du conflit afghan est le pari qu'il a choisi de prendre définira d'avantage sa survie politique que la qualité de sa présidence.


Certes, il a hérité de tout le chaos laissé par son prédécesseur et a maintenu son doigt pendant près d'un an dans la fissure proverbiale de la digue, mais il a d'avantage agit comme un politicien aguerri plutôt que comme un chef courageux et c'est précisément là où je ne le suis plus. Je dois bien sûr lui accorder crédit pour avoir poussé la réforme de la santé publique aussi loin qu'il l'a fait, mais son positionnement sur la scène politique demandera qu'il danse de plus en plus furieusement compte tenu de ses choix ambigus. Pourras-t'il suivre ce rythme effréné et s'en tirer?

Faire honte aux politiciens pour qu'ils agissent

Alors que le débat de réforme sur les soins de santé est proche d'être réglé, même si celui-ci est quelque peu édulcoré, je continue d'écrire à mes députés et sénateurs. L'Utah est l'un des états les plus conservateurs de l'Union, et nos deux sénateurs en sont le parfait reflet, mais je ne cesse pas de leur envoyer des notes, les poussant ainsi à voter pour une loi dont ils ne veulent pas. Pour tenter ce miracle, je le manipule, je leur fais « honte » afin qu'ils agissent dans mon sens. Voici un extrait de mon dernier message à Messieurs Orrin Hatch et Bob Bennett:

Joyeux Noël sénateur!

Je suis l'un de vos constituants, et pendant ces fêtes, mon souhait est que vous contribuiez à passer la réforme des soins de santé.
Vous voyez, nous ne pouvons pas rester à la traine des autres nations civilisées dans la manière dont nous traitons la santé publique et vous êtes bien trop intelligent pour ne pas vous en rendre compte. Vous ne voudriez pas rester coincés dans l'ère des Pierrafeus, n'est-ce pas?
Voyez en ce passage de projet de loi votre meilleure contribution jamais faite en cette saison de Noël. Au ciel, Jésus vous regardera avec bienveillance en disant: « Ça alors, c'est un sénateur qui me plait! »


Je voulais aussi dire que Saint Pierre leur garantirai une place de parking à l'ombre une fois qu'ils seraient arrivés au Paradis, mais je me suis retenu en pensant que le début du message devrait s'avérer suffisant.

jeudi, décembre 10, 2009

Le poids du téléphone

Je peux maintenant l'avouer, j'ai fait de la sollicitation téléphonique. Entre deux emplois dans l'industrie du ski, vers le début de 1990, j'étais courtier en bourse à Salt Lake City et je devais appeler des clients potentiels pour qu'ils investissent avec moi. C'était un travail vraiment difficile et tous ceux qui l'ont fait pendant quelque temps ont à la fois tellement souffert et tellement appris qu'ils ont généralement très bien réussi dans la vie, mais là ce n'est pas la question. Comme le démarcheur téléphonique souffre typiquement de la peur du rejet, nos formateurs nous disaient que le téléphone pesait très « lourd » lorsqu'il fallait saisir le combiné et composer le numéro.

Aujourd'hui, j'appelle tes tas de gens très souvent, je trouve le poids de mon récepteur tolérable et j'apprécie toujours renouer avec de vieilles connaissances et me remémorer le bon vieux temps. Le problème est que très peu d'entre eux me rappellent, de sorte que je demande souvent s'ils m'apprécient vraiment. Peut-être, ne m'aiment-ils pas, mais que voulez-vous je comprends cela; nous ne pouvons pas plaire à tout le monde, et s'il en est ainsi, ma foi tant pis! Une autre raison que mon épouse avance parfois est que tous ces gens sont trop radins pour m'appeler quand vient leur tour, chose tout à fait plausible mais que je continue à nier, ma logique étant qu'ils sont trop occupés à faire des choses intéressantes et que mon numéro ne doit jamais parvenir au sommet de leur liste. Je sais que mes amis européens de mon âge ne sont pas du tout à l'aise avec le téléphone et manquent probablement de coordination pour entendre la tonalité et composer le numéro tout de suite après.

Bon, soyons sérieux, ils sont plutôt très illogiques; ils prendront plutôt leur autos et feront 8 kilomètres pour aller voir quelqu'un sans raison bien valable afin de pouvoir bavarder un peu; une dépense considérablement plus importante en matière d'empreinte carbonique et d'euros que vont leur couter le carburant et l'usure du véhicule. Quoi qu'il en soit, j'aimerai donner le bénéfice du doute à tous ceux qui ne me rappellent jamais. Une autre raison possible est qu'ils soient tellement fauchés que leur compagnie téléphonique vient de leur couper le service. Si ce n'est pas encore le cas, cela ne me laisse guère qu'une seule bonne raison. Leur combiné téléphonique doit être trop lourd, vraiment trop, trop lourd ...

mercredi, décembre 09, 2009

Jésus et l'Afghanistan

Comme il fait un froid sibérien en ce moment, je suis resté bien au chaud à la maison et j'ai regardé qui était sur Skype toute la journée. Voilà comment, hier, j'ai été capable encore une fois de me connecter avec Jésus ...

Jésus: Pas de ski aujourd'hui?
Go11: Vous rigolez, c'est 14 heures là où j'habite il fait toujours 12 degrés Fahrenheit dehors!
Jésus: Ça fait quoi cela en Celsius?
Go11: Je savais que vous poseriez cette question; moins onze!
Jésus: Alors, de quoi veux-tu parler aujourd'hui?
Go11: De l'Afghanistan. Je voulais savoir ce que vous pensiez de la décision prise par le Président Obama d'envoyer 30 000 soldats de plus?
Jésus: Ça ne va pas marcher; tous les Afghans en ont marre d'avoir des armées étrangères qui leur disent quoi faire et les empêchent de faire ce qu'ils veulent. La seule pensée qui les préoccupe est de savoir « comment peut-on se débarrasser de tous ces imbéciles? » Les occupations ne donnent jamais de bons résultats. Je me souviens encore quand les Romains étaient en Palestine; nous les détestions tous, ces gars-là, et ils se sont finalement fait éjecter et dans le coup ont perdu leur empire ...
Go11: D'accord, mais cette fois, l'idée est de neutraliser les talibans
Jésus: Ils sont suisses vos talibans? Bien sur que non, ce sont des Afghans. Ce que ces gens font n'est ni plus ni moins qu'une forme de résistance à l'occupant. Vos arguments ne sont que des étiquettes: talibans, al Qeada, l'Olympique de Marseille, c'est tout du pareil au même; ils sont tous à la poursuite d'un seul but, virer les États-Unis et l'OTAN de leur pays. Vous gaspillez votre argent, mettez votre jeunesse en grand danger et pour moi, tout cela n'est qu'une preuve supplémentaire de l'influence de votre militaire et industriel complexé.

Je ne pouvais pas éviter de le reprendre
Go11: « Complexe militaro-industriel »
Jésus: Ça va!
Go11: Mais dites-moi, que pouvons-nous faire alors?
Jésus: Faites ce que je dis à tous ceux qui veulent bien m'écouter. Les racines de tous ces problèmes au Moyen-Orient se trouvent dans mon pays d'origine. Il faut d'abord vous mettre au travail pour résoudre la situation palestinienne. Faites-en un seul État et que tous ces gens apprennent finalement à s'entendre. Ça fait près de 2.000 ans que j'essaie d'expliquer cela, mais personne ne semble comprendre cette vérité pourtant toute simple.
Go11: Compris, j'en parlerai à Hillary.
Jésus: Surtout pas! Donnez mon numéro Skype à Barack et dites-lui de m'appeler!

mardi, décembre 08, 2009

Conduire avec un chapeau ...

Pendant des d'années, je suis rendu à la grande foire du ski de Munich en Allemagne, connue sous le nom d'Ispo. Lors de la plupart de mes visites, j'arrivais à l'aéroport, sautais dans un taxi et allais directement à mon hôtel où je me rafraîchissait ou me reposais un peu, avant d'aller à la foire. Comme j'arrivai le plus souvent d'Amérique, je souffrais toujours du décalage horaire et de la fatigue du voyage ce qui me laissait dans un état semi-conscient, qui ne manquait jamais d'amplifier bizarrement tout ce que je pouvais entendre pendant les premières heures qui suivaient mon arrivée.

Comme la foire avait toujours lieu en Février, le temps était généralement mauvais, les routes glissantes et le chauffeur de taxi se plaignait sans cesse du type qui venait de le couper ou de la bonne femme qui roulait trop lentement. À plusieurs reprises, j'ai entendu un commentaire qui est toujours resté avec moi: « Méfiez-vous des gens qui conduisent avec couvre-chef, ils ne savent pas conduire! » Cette opinion reflèterai-t'elle l'inconscient collectif des chauffeurs de taxi Munichois, c'est bien possible, mais cette observation a tourné mon attention sur tous ceux qui conduisent leurs voitures avec une casquette, un chapeau de cow-boy, un bonnet en laine ou même un casque et des lunettes de neige (c'est vrai, j'en vois de plus en plus!) Quoi qu'il en soit, l'objet de ce blog et des conclusions auxquelles je suis arrivé est qu'il y a peut-être beaucoup de vérité dans ce que disent ces chauffeurs de taxi allemands.

J'ai en effet vérifié que les conducteurs qui portent un chapeau sont de la nature imprévisible et méritent d'avantage d'attention que nous, les gens normaux, qui conduisent nu-tête. Je pense qu'être enchapeauté doit gêner la vision périphérique ou doit retenir les pensées déviantes qui auraient normalement dû s'évader dans l'atmosphère, créant ainsi un remue-ménage cérébral qui entraîne des comportements erratiques. D'accord, vous pourrez me dire que les pilotes de Mirage et de voitures de course mettent un casque sur leurs têtes, mais un certain nombre d'entre-eux n'ont pas déjà grand chose dedans. Rappelez vous bien de cette discussion et la prochaine fois que vous conduisez et que vous voyez ces fanatiques du chapeau, partagez vos observations sur ce blog; ensemble, nous pourrions ainsi découvrir quelques vérités importantes!

lundi, décembre 07, 2009

La marge de supériorité

Merveilleux weekend pour ceux d'entre nous qui adorent regarder le ski de compétition, particulièrement lors des courses de Beaver Creek, au Colorado, où le Suisse Carlo Janka a fait preuve d'un mélange détonant de prouesses athlétiques. C'est juste quelques jours auparavant que j'avais loué la « marge de supériorité » qui caractérisait Didier Cuche, et aujourd'hui je voulais simplement revenir sur le sujet pour y ajouter quelques réflexions. Cet élément, ou plutôt son absence, était mis en évidence en observant Bode Miller se récupérer miraculeusement lors de la descente.
Comme souvent, Bode était vraiment à la limite, ne s'était pas beaucoup entrainé et n'avait donc pas de réserve. Quand un athlète doit faire l'impossible pour se récupérer comme il l'a fait dans cette épreuve, cela sape littéralement toute l'énergie dont il aura encore besoin pour gérer le reste de sa course. C'est ce que j'appelle marge de supériorité. Celle-ci prend de nombreux visages. Elle est constituée bien sûr par les qualités athlétiques naturelles, l'entrainement (on me dit Cuche y consacre 6 heures par jour), l'expérience et bien sûr, la force mentale ou le self-contrôle, sans parler de la chance. De nos jours, pour « faire » un podium, les skieurs doivent avoir cette « réserve » remplie à ras bord, et une fois de plus, cela s'applique non seulement à ce sport minuscule qu'est le ski, mais à toutes les autres activités sportives, les affaires en général et bien sûr, la façon dont nous conduisons nos vies personnelles ...

dimanche, décembre 06, 2009

L'esprit d'aventure

Beaucoup d'entre nous qui sommes dans la soixantaine contemplons tranquillement notre retraite. Au mieux, celle-ci sera très active et hélas, dans la plupart des cas un peu trop calme, trop souvent marquée par le ralentissement progressif de tous les systèmes vitaux qui nous ont maintenus au fil des ans. Certains - s'ils vivent dans les terres – déménageront pour de bon dans leurs résidences secondaires au bord de l'eau, beaucoup vont partager leur temps entre leur résidence et leur maison de vacances qu'ils ont appris à aimer au cours des années, alors que la majorité restera bien simplement à la maison et comme moi, cultivera gentiment son jardin potager.

Par l'intermédiaire de Facebook, j'ai récemment repris le contact avec Patrick Wahle, un ancien collègue et moniteur de ski à Avoriaz. Un peu comme moi, il s'est remis en question à plusieurs reprises, a quitté la France pour s'installer en Amérique du Nord, et aujourd'hui, au beau milieu de sa soixantaine, va faire un bond extraordinaire, tout quitter, et se rendre jusqu'aux lointaines Philippines pour y passer sa retraite. Il a récemment acheté un terrain au bord de l'océan où il va construire une nouvelle maison pour s'installer l'an prochain dans ce coin de paradis. Il a sans doute du se retenir pour ne pas traverser lui-même le Pacifique à la barre de son voilier de 12 mètres qu'il va finalement démonter et expédier à l'intérieur d'un grand conteneur.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, je ne peux qu'admirer cet homme et son épouse, leur détermination, leur courage et leur attitude opportuniste, pour aller vivre dans un endroit totalement inconnu où il leur faudra adopter la culture locale, apprendre la langue et en un mot, tout recommencer. Cette initiative audacieuse est un bel exemple pour nous tous, qui sommes devenus pantouflards et ne supportons plus la moindre perturbation dans notre routine quotidienne. Bravo, Patrick et Vicky, vous êtes capables de me faire envie!

samedi, décembre 05, 2009

Capitalisme vu par Michael Moore

La nuit dernière, nous avons bravé le froid sibérien et sommes sortit pour aller voir "Capitalisme: Une histoire d'amour", le dernier film de Michael Moore. Je m'attendais plutôt au coté populiste, voir même extrémiste caractérisé par tous ses films précédents (Bowling for Columbine, Fahrenheit 9 / 11, Sicko) avec beaucoup de parti-pris, d'exagération, voire même manipulation à tous les niveaux. En début de séance toute la salle riait à ses blagues typiques, mais assez vite l'audience est devenue très sérieuse, prise par la représentation de notre jungle politique actuelle, de sa corruption et son attitude permissive vis à vis des grandes entreprises qui se font leur beurre sur notre dos.

De la même manière, il a bien réussi a démontrer que sans cesse, nos dirigeants font croire au peuple que chacun d'entre nous peut, s'il le veut, avoir accès à cette richesse illimitée qui est à la portée des brigands de Wall Street. Si vous ne l'avez pas encore vu, allez vite voir cette réalisation; non seulement vous en aurez pour votre temps et votre argent, mais cela pourrait servir de révélateur important sur la façon dont vous appréciez tous ceux qui nous gouvernent...

La puissance de "Non"

Si vous êtes comme moi qui suis plutôt un animal social, vous préférez peut-être acquiescer quand on vous demande quelque chose de manière imprévisible, même si parfois, vous vous sentez « coincés » et préféreriez en fait dire non ou en tout cas prendre un peu de temps pour réfléchir d'avantage à la question. Il n'est pas rare que nous nous sentions mal après avoir répondu trop vite par l'affirmative quand quelqu'un nous arrache ainsi notre accord. Pourtant, répondre de manière négative nous donne souvent l'impression de fermer irrémédiablement des portes plutôt que de maintenir une entente bien civile. En tant que parents, nous sommes confrontés à une pression considérable et constante pour répondre aux demandes de nos enfants, et dans la majorité des cas finissons souvent par refuser celles-ci, créant ainsi des déchirements, des disputes et des conflits au sein de la famille.

Au fil du temps, nous continuons d'être confrontés quotidiennement par toutes ces questions closes et apprenons énormément, en cours de route, de nos réponses fournies dans ces circonstances. Je suis actuellement au beau milieu d'importantes négociations et suis bombardé de demandes de tous cotés, certaines incroyables, d'autres presque légitimes. Pourtant, je maintiens mes objectifs en tête et ceux-ci définissent clairement mon orientation. Je ralentis volontairement le processus, réfléchis et prends bien mon temps, j'examine la requête sur toutes ses coutures et je dis alors « non, » souvent sans explications quand cela n'est pas nécessaire. Ça marche et je me sens bien!

vendredi, décembre 04, 2009

Qu'est-ce se passe-t'il avec la bourse?

Je n'arrive pas à croire que les marchés financiers aient pu connaître une telle reprise pendant ces huit derniers mois. D'accord, les entreprises ont réduit les dépenses, mais il n' y a toujours pas de rebond convaincant dans leurs chiffre d'affaire. Comme des tas d'autres observateurs, je me demande ce qui peut bien justifier cette revalorisation des marchés financiers? De nombreux experts ont bien dit se méfier, et qu'il y aurait une autre descente aux enfers; cependant, en dépit de toutes ces prédictions alarmantes les bourses ont continué de grimper. Les mauvaises nouvelles économiques et les signes de malaise un peu partout, n'ont pas fait une brèche dans leur élans vers les sommets, alors que tous ces marchés agissent généralement comme des yoyos.

En surface, cette reprise aura été bonne pour les investisseurs qui se comportent en « traders » mais la plupart d'entre nous ont été si effrayés par la dernière dégringolade que nous n'avons plus l'estomac pour ces jeux là. Ma conviction est que l'euphorie relative du marché n'est que le résultat d'une propagande incessante du Fed et le reste de l'industrie financière. Avec la plupart des « petits investisseurs » hors-jeu, seules les grandes institutions restent là, manipulant le marché à leur avantage. Maintenant ces gens nous appellent pour que nous y retournions et nous remettions à y investir. Pour cela, il nous faut sans doute un peu plus d'euphorie et quand nous y arriverons, le marché va de nouveau retomber de son nouveau perchoir, peut-être pas aussi bas qu'en Mars 2008, mais néanmoins il plongera. Voila ce que je crois et ce qui explique ma grande prudence ces derniers temps!

jeudi, décembre 03, 2009

La peur et le ski

Quand je skie, la crainte ne fait généralement jamais partie de l'expérience. Ce n'est pas que je suis d'un courage exemplaire, mais il y a très peu de place pour la peur dans ce sport. Skier exige une bonne condition physique, pas de douleurs insupportables et une concentration totale. Ce dernier élément serait en soi un sujet tout entier, et une parfaite concentration est si importante qu'elle ne peut que remplir tout l'espace mental disponible, ne laissant ainsi aucune place à l'appréhension.

Skier à la fois facilement et bien requiert une certaine vitesse et la peur peut souvent constituer un frein dangereux. Cela ne veut pas dire que je n'ai jamais eu peur au cours de ma vie sur des planches, mais lorsque cela m'est arrive, j'ai toujours remarqué que mes appréhensions n'apparaissaient jamais alors que j'allais vite, mais presque toujours à l'arrêt dans ce que l'on pourrait appeler des situations « statiques. » Laissez-moi vous expliquer; il m'est arrivé à diverses reprises de me faire prendre dans des coulées de de neige lorsque les conditions étaient particulièrement instables. J'étais alors bloqué et craignait de me faire écraser, de me trouver incapable de respirer et de finir par étouffer. Ce genre d'incident stimule instantanément nos instincts claustrophobes et font vraiment peur.

Il y a presque dix ans, je skiait aux Grands Montets, près de Chamonix avec mon neveu Yves et Thomas Chauplannaz, deux jeunes gars trente ans plus jeunes que moi; ils n'avaient rien trouvé mieux que de m'emmener sur une traversée très raide au-dessus de falaises d'où il ne fallait pas tomber. Mes skis étaient trop longs pour les traces profondément ondulées que nous suivions et je me suis senti assez mal à l'aise. J'avais auparavant rencontré des situations similaires alors que j'étais beaucoup plus jeune et me retrouvais au milieu de passages impressionnants et difficiles alors que je tentais de suivre de bien meilleurs skieurs que moi.

Chaque fois que j'ai eu un accident de ski (et j'en ai eu quelques-uns) cela ressemblait à l'accident d'auto classique où tout se passe au ralenti, où l'on reste extrêmement conscient de chaque petit détail et où l'on fait instinctivement ce que l'on sait faire pour atténuer les conséquences de l'impact. À la veille de cette nouvelle saison, je me sens encore en totale confiance et ne vois pas comment la peur pourrait contaminer mon ski. Quand cela arrivera, ma carrière de skieur alpin aura touché à sa fin.

mercredi, décembre 02, 2009

Pas de lapin dans le chapeau d'Obama

La nuit dernière, le discours du Président Obama n'a réussi ni à me charmer, ni à me motiver. Je l'ai écouté en faisant un gros effort pour y trouver une bonne justification, mais n'y suis pas parvenu. Je me rends compte que Barack Obama est maintenant entre le marteau et l'enclume et considère qu'il a mis en jeu son second mandat dans l'espoir que d'ici à Juillet 2011 la situation se sera considérablement améliorée en Afghanistan. Je doute fort que nos forces armées aient, soit un plan secret, soit deviennent tout à coup extrêmement productives.

Comme le disait notre tristement célèbre ancien secrétaire à la Défense, Ronald Rumsfeld, « nous nous battons avec l'armée que nous avons » et je me demande si les objectifs sont assez clairs et nos forces armées suffisamment motivées et organisées pour nous guider vers ce que nous voulons (c'est ça, que voulons nous exactement?) La pièce manquante dans ce gigantesque casse-tête est de savoir comment nous allons payer les dépenses supplémentaires énormes occasionnées par la prolongation et le renforcement de ce conflit.


Une fois de plus, il semble que l'augmentation de notre effort sera absorbé par quelque caisse noire magique dont personne n'avait jamais soupçonné l'existence. Je suis déçu mais pas surpris. J'étais en faveur de retirer une fois pour toutes nos troupes de ce pays maudit et nous voilà coincés là pendant encore au moins deux ans. M. Obama et ses généraux ont intérêt à mettre la pression maximum s'il veulent vraiment s'offrir un retrait dans les délais promis!

mardi, décembre 01, 2009

Le numéro de Septembre

Nous avions déjà vu « Le Diable s'habille en Prada » mais ce weekend nous sommes allés voir le documentaire sur Anna Wintour, la rédactrice en chef de Vogue et son impitoyable façon de diriger qui avait inspiré le fameux film d'Hollywood avec Merryl Streep. Ce documentaire qui était présenté en première au dernier festival du film de Sundance à Park City, est absolument excellent non seulement parce que son directeur a obtenu un accès sans précédent à l'équipe créative de Vogue alors que le numéro de Septembre 2007 du magazine était en préparation, mais aussi parce qu'il constitue un document moderne d'anthropologie qui donne une image parfaite, si ce n'est pas presque caricatural, de cet univers corporatif qui baigne sous haute-pression et qui est le parfait reflet du monde du travail Américain.

L'énorme ego qui pousse tous les protagonistes ainsi que le pouvoir de tirer les ficelles d'une industrie représentant 400 000 milliards d'euros, le pouvoir de la réussite et l'addiction à cette forme de domination est parfaitement mis en évidence dans ce long-métrage. Le film dresse également un portrait parfait de tous ces sous-fifres et autres esclaves corporatifs, comme le numéro deux d'Anna, Grace Coddington qui est prise en otage par son emploi doré.

On découvre ainsi pourquoi tant de gens plus âgés ne prennent jamais la retraite, non pas tellement parce qu'ils aiment leurs boulot - Wintour et l'ensemble de son personnel semblent tous profondément malheureux - mais parce qu'ils sont devenus incapables d'imaginer une vie sans pression, sans activité fébrile, sans adulation et avant tout, sans tout ce pouvoir démesurée que leur procure leur position et qu'ils ne savent rien faire d'autre que de courir sur ce tapis de course qu'est ce monstre de la grande entreprise. S'il vous est arrivé d'avoir un aperçu de cette vie démente ou si vous voulez la découvrir, allez vite voir ce documentaire (DVD ou déchargement en France car je ne pense pas que ce film y soit distribué) ...

lundi, novembre 30, 2009

Minaret Helvétique

Une grande majorité des Suisses ne semblent pas apprécier les minarets qui se profilent sur leur montagnes puisque près de 60% de la population a rejeté toute nouvelle construction de cet accessoire architectural qui accompagne normalement chaque mosquée. Ils ont dit haut et fort ce que le reste de l'Europe n'a pas le courage d'exprimer, à savoir que l'extrémisme religieux est extrêmement néfaste, et qu'une société laïque qui fonctionne bien n'a aucune raison de dérouler le tapis rouge à la porte du fanatisme.

Comme la religion n'est pas mon truc et que je ne vois absolument aucune raison de promouvoir cette forme persistante de superstition, je suis d'accord que l'aspect irrationnel de la religion est une invitation permanente au charisme du prochain Jim Jones ou autre ayatollah Khomeini pour entrainer une société dans la dérive totalitaire comme c'est le cas aujourd'hui en Iran. De plus, la combinaison de pics enneigés et de minarets ne cesse de me rappelle Sarajevo et bien que les circonstances du rapprochement puissent être bien différentes, je vois mal cette combinaison de minarets et de paysages alpins. Pour conclure, un petit conseil pour tous nos dirigeants: Il nous faut d'avantage d'efforts investis à repenser nos économies nationales que de briques et de mortier pour ajouter des minarets à nos horizons!

dimanche, novembre 29, 2009

Cuche et la marge de supériorité


Hier, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder la descente de Lake Louise course, et une fois de plus, j'étais époustouflé par la grande classe de classe Didier Cuche et sa maîtrise totale, en dépit de son âge, quand il a gagné cette descente relativement facile rendue cependant très difficile par une combinaison de mauvaise visibilité et de vent. Il nous a montré une fois de plus que dans le ski, le sport, les affaires et la vie, si l'on veut réussir, il faut toujours avoir une bonne réserve et ne pas uniquement compter sur la performance extrême est la bienveillance de la chance.

Tout au cours de sa descente, Cuche est resté parfaitement en contrôle de ses ski et semblait toujours avoir une réserve de force qu'il a du reste conservé jusqu'à l'arrivée. En fait, il nous a fait la démonstration qu'un entrainement sans faille, une grande expérience et une tête bien froide constituent toujours le tiercé gagnant en course. Ce bel athlète nous a encore donné hier une belle leçon que nous skieurs, pouvons appliquer en toute confiance sur les pistes et que tous les autres peuvent utiliser dans leur vie de tous les jours.

samedi, novembre 28, 2009

Le dispensaire « High Peak »

Park City a toujours été une petite ville rebelle qui avait du mal à bien fonctionner dans les confines de l'éthique Mormon assez étriquée. Une fois ses dernières maisons closes fermées et ses tripot fermés avec grande réticence à la fin des années 50, Park City devait rejaillir de ses cendres avec les sports d'hiver qui faisaient alors leurs grands débuts en Amérique. Des fêtes folles comme la Coupe du Freestyle de Beconta au début des années 70 redonnait le ton et replaçait notre petite communauté dans son vrai élément. Dans les années 80, la brasserie Wasatch devait se battre avec la commission des boissons alcooliques de l'Utah avant d'ouvrir ses portes tout en haut de Main Street. Cette année, nous avons assisté à l'ouverture de la distillerie High West en bas de la vieille ville, et si un fabricant de whisky n'était pas assez pour nos 8000 résidents à l'année, il paraîtrait que ce nouvel établissement aurait bientôt un autre concurrent.


Que manque-t'il donc aujourd'hui pour parfaire l'image idéale de Park City? Moi je sais, surtout après que les électeurs de Breckenridge aient légalisé l'usage du cannabis au début du mois. Notre petite ville ne va pas simplement suivre cette station du Colorado dans la foulée mais elle a aussi la responsabilité morale mettre tous les médicaments possible à disposition de son importante clientèle Californienne qui, après tout, constitue notre principale source de revenus. Parfaitement, il est temps maintenant pour Park City d'offrir sa propre officine, non pas pour les gens bien portants comme vous et moi, mais pour tous ces malade à qui l'on prescrit du cannabis médical et qui viennent nous rendre visite depuis Los Angeles, San Diego ou San Francisco.

J'ai déjà un nom en tête pour ce nouveau dispensaire, nous l'appellerions « High Peak. » Ce que nous devons faire maintenant et de nous mettre à table avec tous les fonctionnaires de l'État de l'Utah pour trouver un terrain d'entente et faire en sorte que tous ces Californiens souffrants puissent continuer à s'approvisionner en médicaments chez nous quand ils visitent nos pistes et découvrent notre merveilleuse poudreuse. Nous ne demandons rien d'extraordinaire; juste un peu peu plus de tolérance pour l'herbe et beaucoup de compassion!

vendredi, novembre 27, 2009

Une approche différente du conseil en entreprise

Si vous croyez que le « consultant » typique est capable d'amener des idées novatrices, vous vous faites sans doute des illusions! Dans la grande majorité des cas, que ces « mercenaires » du conseil en entreprise soient très bons ou médiocre, abordables ou très chers, ils vous diront ce que vous avez envie d'entendre et resteront solidement ancrés sur l'expérience passée dont les résultats ne sont plus à prouver. Ils ne prendront donc généralement pas de risque et ne risqueront guère d'innover. Bien sûr, ils vont rassurer leurs clients en clamant que leur service est le plus avancée qui soit, mais ne prendront jamais de risque et resteront bien dans les ornières suivies par la majorité.


Évidemment, ce genre de service peut satisfaire les missions qui demandent une recette toute simple ou un plan d'exécution bien précis, étape par étape. Il ne remplira pas aussi bien sa mission si des problèmes graves doivent être confrontés de but en blanc, si des événements complexes doivent être analysés ou si du « jamais vu » exige des solutions novatrices et immédiates. Cela explique pourquoi, dans beaucoup de cas, certains clients ne sont jamais pleinement satisfaits des services de conseil qu'ils achètent. Dans ces cas difficiles, deux têtes valent souvent mieux qu'une, et demander l'avis à deux experts peut s'avérer une façon beaucoup plus productive de résoudre des problèmes épineux.


Alors que le conseiller traditionnel produira une marche à suivre ou offrira des solutions classiques, l'autre sera d'avantage à même de repenser créativement l'ensemble du processus et de trouver des idées plus efficaces et beaucoup mieux adaptées pour sortir le client d'une impasse. La beauté de cette forme de consultation est qu'elle peut être utilisée quand tout le reste échoue ou laisse le client sur sa faim. Dans ce cas, l'investissement supplémentaire représente une assurance qui offre une approche alternative et un point de vue différent qui sera très utile pour valider ou transformer la solution qui s'impose ...

jeudi, novembre 26, 2009

Ovule, sperme et fête de Thanksgiving


J'ai pris l'habitude d'écrire à propos de ce qu'est cette journée spéciale de « Thanksgiving, » mais je n'aime pas écrire des platitudes ou exprimer des pensées que l'on retrouve sur toute les cartes qui s'envoient à cette occasion. Pourtant, je suis convaincu que cette fête bien américaine est tout à fait unique et sert à nous rappeler que nous devrions être reconnaissants pour tout ce que nous avons (Thanksgiving s'appelle en fait « Action de Grâce » chez mes voisins Québécois.) J'ai toujours pensé que c'était une chose merveilleuse d'être au monde et d'avoir réussi à survivre. Pas seulement moi et ma famille, mais aussi tous ceux qui respirent en ce moment même sur notre belle planète.

Je pense souvent, cependant, que pour que je puisse écrire tout ça, il a fallu que mes parents s'accouplent a un moment bien précis qui a permit à ce petit sperme bien agressif de fertiliser cet unique œuf qui se trouvait là. J'ai lu que les chances pour cela de une sur 3 millions et que ce n'est qu'un début dans ce décompte de probabilités. En effet, ces chances étaient aussi minces pour chacun de mes ancêtres. Cela me fait tourner la tête en pensant à tout ça surtout lorsque je réalise qu'au début du 13e siècle jusqu'à aujourd'hui, nous avons, mathématiquement parlant, eu près de deux millions et demi d'ancêtres directs chacun! Bien sûr, ce n'est rien là que l'histoire de l'ovule et du sperme, et il y a encore des tas d'autres obstacles, mais je me contenterai d'avoir eu cette chance inouïe qui m'a permit d'en arriver là.

mercredi, novembre 25, 2009

Plus dure sera la chute

Se promener en marchant pourrait paraître comme le moins dangereux de tous les sports, en tout cas à premier abord... Il y a deux jours, comme nous terminions une petite ballade a pied en plein après-midi et que nous avions esquivé presque tous les pièges glissants de la chaussée enneigée, je ne faisais pas bien attention où je marchais, perdais soudain pied, glissais et m'étalais sans avoir la possibilité de réagir sauf de tomber aussi élégamment qu'un éléphant de 73 kilos! Le problème était justement qu'Évelyne et moi marchions bras dessus bras dessous et que je l'entrainais dans ma chute sur la chaussée glacée. J'avais juste posé mon pied sur une belle plaque de glace et vlan!


Nous nous relevions tant bien que mal en léchant nos blessures; une chute de manque jamais d'être humiliante et c'est en fait l'une de ces rares situations où le sens figuratif rejoint parfaitement le sens littéral. À l'atterrissage, toute ma masse était absorbée par mon petit doigt droit, tandis que ma moitié tombait sur son épaule droite qui l'a tracasse depuis assez longtemps. Après une fin d'après-midi et une soirée douloureuse nous avons progressivement récupéré et réalisé, une fois de plus, que tomber n'est jamais une bonne option et qu'il n'est pas nécessaire d'être perché sur un VTT ou une paire de planches pour « ressentir la douleur » qui ne manque pas de suivre. Nous avons appris qu'il allait falloir ouvrir l'œil même quand nous marchons innocemment dans notre quartier. On pourrait du reste dire, « on apprend toujours en glissant! »

mardi, novembre 24, 2009

Adhérence et course à pied

Hier matin était le deuxième jour de neige de la saison avec les routes suffisamment enneigées pour que la traction entre les chaussures d'athlétisme et la chaussée soit particulièrement importante. Pendant environ 30 ans, j'ai été fidèle à Nike, sauf pendant deux ans pendant lesquels j'ai essayé Adidas. Comme Nike offre un chaussant qui convient un peu mieux à mon pied étroit, je suis revenu à la marque américaine.

Cette fois, les deux dernières paires de chaussures que j'ai utilisés se sont usées prématurément à l'avant, là où l'impulsion se produit. Avec ces deux zones parfaitement lisses, le résultat n'est pas agréable sur les routes enneigées, la transmission laissant alors beaucoup à désirer . C'est du reste un phénomène étrange; c'est généralement le talon - que nous pourrions appeler « frein » - qui s'use le plus, en tout cas beaucoup plus rapidement que l'avant de la semelle - « l'accélérateur. » Mon exercice matinal s'est donc avéré des plus athlétiques. J'ai probablement perdu un tiers de mon efficacité, notamment dans les montées raides et cela m'a valut une excellente mise en forme. Cette fois, ma prochaine paire sera de nouveau Adidas; désolé Nike, toi et moi, ça n'accroche plus!

lundi, novembre 23, 2009

Jésus et l'environnement

Hier comme il a neigé toute l'apres-midi et que je n'avais rien de mieux à faire, j'ai remarqué que Jésus venait de se connecter sur Skype. Je l'ai appelé et comme d'habitude, n'ai eu droit qu'à la réponse sonore.

Jésus: Allo! C'est toi Go11? Je vois que vous avez de la neige à Park City ...
Go11: Oui, mais nous n'en attendons beaucoup, comment ça va?
Jésus: Je ne suis pas trop occupé, c'est la morte-saison ici aussi. Quelque chose te tracasse?
Go11: Oui, un peu; le sommet de Copenhague sur l'environnement. Vous y croyez, vous, à toute cette histoire de réchauffement climatique?
Jésus: Tu rigoles! Avec vous et les Chinois qui crachez autant de saloperies dans la haute atmosphère, faut quand même pas rêver ...
Go11: Justement, pourriez vous intervenir pour au moins ralentir tout ça? J'aimerai pouvoir skier encore quelques saisons.
Jésus: Quand je verrai une Prius dans ton garage on pourra peut-être discuter ...
Go11: Je sais, j'ai un peu tendance à tout remettre à plus tard, mais dans l'ensemble, je suis assez bien. Je recycle, je composte, je plante nos propres salades, je n'arrose pas ma pelouse et je viens d'installer deux nouvelles chaudières à gaz ce printemps ...
Jésus: Tu aurai dû mettre la géothermie!
Go11: Oui, mais ça coutait trois fois plus cher et les crédits d'impôt n'en valaient vraiment pas la peine ...
Jésus: C'est la première fois que j'entends quelque chose d'aussi stupide. Tes petits avantages fiscaux plus précieux que l'environnement!
Go11: C'est votre père qui a tout commencé quand il a dit à Adam et Ève « multipliez-vous, » nous voilà aujourd'hui six milliards et demi sur cette planète!
Jésus: C'est pas tout à fait vrai, mon père avait bien averti que les hommes devraient être de « bon intendants de la terre » et si le premier couple avait pu déchiffrer le texte imprimé de l'autre côté de l'étiquette d'entretien, ils aurait pu y voir « Occupation maximale limitée à 2 milliards d'habitants. » Je sais qu'Adam et Ève ne savaient pas lire, mais vos grands-parents en étaient parfaitement capables. Arrêtez-donc de vous plaindre!
Go11: D'accord, ne vous fâchez pas; soyons un peu constructifs, comment pouvons-nous nous sortir de cette impasse?
Jésus: Élever et ré-introduire des tas de prédateurs pour évacuer l'excédent de population, amener des tigres et des lions dans les rues des grandes villes, déverser des tonnes de requins et de crocodiles autour Malibu, Saint-Tropez et vos autres stations balnéaires et laissez circuler librement pumas et grizzlys sur les pistes, dans les bars et les boutiques de vos villages de montagne. Vous allez très vite assister à une baisse sensible de la population!
Go11: Je comprends ce que vous voulez dire, mais cela n'est pas poliquement correct et me paraît assez difficile à appliquer. Ne pouvez-vous pas intervenir plus radicalement, disons d'une manière plus divine?
Jésus: J'ai essayé ça avec le dernier gros tsunami, mais les canalisation de la planète étant ce qu'elles sont, la cataclysme n'a pas frappé au bon endroit et a entrainé la disparition de gens qui ne le méritaient pas. Je ne compte pas poursuivre cette méthode, du moins pour le moment. D'ailleurs c'est bien fini, je ne fait plus de miracles, c'est à vous de nettoyer toutes vos bêtises maintenant! 
Go11: Tout cela m'avance bien; merci Jésus!

dimanche, novembre 22, 2009

Où replacer les détenus de Guantanamo ...

Afin de tenir sa promesse de fermer la prison de Guantanamo d'ici à la fin de l'année, Barack Obama devra trouver un endroit pour héberger les prisonniers. Bien sûr, comme on pouvait s'y attendre, personne ne veux de ces types avec leurs tenues orange dans leur patelin, le débat s'enlise et rien ne se fait.
Toujours désireux de trouver une solution à chacun de ces dilemmes, j'en ai bien évidemment trouvé une. Nous allons amener tous ces « ennemis combattants » dans les montagnes Rocheuses et les installer dans ces énormes résidences secondaires qui sont vides la plupart de l'année et que les agents immobiliers semblent être parfaitement incapables de vendre. D'abord, après des tas années passées loin du relief accidenté de l'Afghanistan, ceux-ci seront finalement ravis de se retrouver en montagne, bien loin des gros cafards des caraïbes.

Ici, ils pourront enfin participer de manière positive à la vie économique de notre communauté; nous commencerons par leur donner un cours accéléré de glisse pour qu'ils sachent se déplacer sur les pistes et les emploierons pour travailler aux remontées mécaniques le jour et canaliser toute leur ferveur de "moudjahidin" et leur sang bien chaud en leur demandant de faire de la neige artificielle pendant la nuit. Au lieu de nous coûter, à nous les contribuables, une moyenne de plus de 300 000 euros par tête de pipe, ces durs-à-cuir vont enfin commencer à gagner leur vie, recevoir des balais et des pelles à neige à la place de kalashnikov et entretenir nos stations de ski toute l'année. Bien sûr, quand elles vont entendre parler de mon idée, chaque station d'Aspen à Zermatt va vouloir son quota des 226 détenus qui se trouvent toujours à Cuba, mais Park City les prendra tous, compte tenu de la façon dont cette saison se présente, nous aurons besoin de toute la publicité que pourras générer cette action de relations publique!

samedi, novembre 21, 2009

S'entêter ou rompre courageusement?

Parfois, on s'accroche à des idées ou à certaines actions parce qu'on craint de sembler lâches en abandonnant. Cela se produit aussi bien dans notre vie professionnelle que personnelle. Dans tous les cas, cette stratégie finit généralement très mal. Pourquoi? Tout simplement parce que nous sommes trop dogmatiques, nous manquons le courage de « retourner notre veste » ou d'agir de façon nuisible pour notre « image. » L'amour propre ne devrait jamais une constituer une priorité absolue lorsque la stratégie poursuivie n'est pas vraiment justifiée. Certes, nous nous attachons peut-être trop au sujet en question au point de s'en enticher, mais cela ne devrait jamais constituer une excuse valable.


Si l'on projette ce concept dans l'optique de décisions gouvernementales en général et sur la guerre en Afghanistan en particulier, une majorité d'individus avisés est convaincue que nous n'avons plus rien à faire là-bas, que les Afghans nous haïssent et que Karzaï n'en vaut pas la chandelle. Pourtant, huit ans après, nous sommes toujours sur place et parlons même d'augmenter notre présence militaire sur le terrain. L'argument est que l'Amérique « perdrait la face ou sa crédibilité » si elle plaquait tout. Mon contre-argument est que nous avons aujourd'hui l'occasion de montrer que nous avons du courage, que nous avons appris notre leçon d'histoire (Vietnam) et devons stopper hémorragie de nos troupes et du coût que cette guerre représente. C'est ce que nous devrions faire. Ni plus, ni moins, mais il nous faudra un sacré bonhomme pour trouver le courage nécessaire et renverser la situation ...

vendredi, novembre 20, 2009

Bouquins économiques et prescriptions faiblardes



Je viens de terminer un autre livre « éco-financiers » sur la crise actuelle et ce qu'il faudrait faire à ce sujet (Past Due par Peter S. Goodman.) Encore une fois, ce livre dresse un excellent résumé de ce qui s'est passé mais est bien léger en matière du remède prescrit. Je l'ai déjà dit, nous ne pourrons pas nous en sortir sans appuyer à fond sur la « pédale d'innovation » et faire de cette poursuite une priorité nationale, que dis-je, mondiale. Nous allons devoir survivre avec beaucoup moins, et donc ré-introduire une nouvelle forme d'alchimie. Fabriquer de l'énergie à partir de presque rien, utiliser beaucoup plus judicieusement l'espace qui nous est disponible, apprendre plus vite, créer de nouvelles thérapies, tout cela en changeant notre vue quantitative des choses.

Le monde dans lequel nous vivons déjà plein à craquer, va encore voir sa population augmentée. Notre modèle économique ne doit plus être basé sur des chiffres qui ne cessent de monter, mais à leur place sur une croissance qualitative. Je n'insiste même pas sur le fait qu'il va falloir nous habituer à des revenus beaucoup plus maigres (rappelez-vous, les nos amis Indiens ne gagnent pas autant que nous et il faudrait peut-être songer à partager un peu ...)

Enfin, nous devons nous engager à amener toutes ces nations qui sont culturellement arriérées au goût du jour (je parles des cultures qui persistent dans des pratiques nuisibles telles que la polygamie, les naissances incontrôlées, la rigidité spirituelle et pour qui tuer des êtres humains reste un dernier recours bien pratique.) Appelons ca un service civil dans lequel chaque citoyens aisés évangéliserait son frère et sa sœur sur ce qu'il faudra faire pour sauver la planète. Si nous voyons ce zèle missionnaire dans cette optique, nous pouvons finir par sauver des tas d'âmes, mais de manière beaucoup plus pragmatique ...

jeudi, novembre 19, 2009

Quel est le moment opportun pour démarrer une entreprise?

Au début du mois, j'ai écrit sur ce sujet qui me tient tant à cœur « qu'aveuglé par la lumière, » j'ai raté le coche à son propos. La providence est pourtant venue à mon secours et me mettant sous le nez un article du magazine Fast Company qui a parfaitement répondu à mon appel en répondant tout simplement et de manière parfaitement appropriée à cette question qui m'a si souvent tourmenté concernant le moment approprié de lancer une entreprise: « Quand tu as une bonne idée; » Vous parlez d'un concept! En d'autre termes, cela veut dire que le « timing » n'a pas un grand rôle à jouer quand l'idée est géniale.

Toute ma vie, j'ai été un entrepreneur frustré laissant filer deux ou trois bonnes idées tout simplement parce que j'avais un emploi doré à l'époque et que je ne voulais pas m'embêter à renoncer au confort que m'apportait ma situation. Aujourd'hui, et depuis que je suis « retraité » à proprement parler, je me retrouve en quête de cette idée magique, comme un individu esseulé se met à la recherche de l'âme sœur qui ne cesse de lui échapper. Aujourd'hui, j'ai finalement compris qu'il me faut d'abord trouver cette merveilleuse idée, et que le reste sera simplement du gâteau. J'ai l'impression que je vais me mettre à phosphorer comme un fou pour la dénicher ...

mercredi, novembre 18, 2009

Deuil d'un « ami Facebook ... »

Ce matin encore, j'avais 153 amis sur Facebook, mais je m'apercevais que l'un d'entre eux qui avait été présent presque des le début manquait à l'appel. Un peu à ma surprise, il avait rejoint mon petit groupe bien exclusif et y était resté pendant quelques mois avant de filer à l'anglaise dans un coin de cette immense cyber-nature. Il va me manquer, car je le connais depuis 35 ans et au fil des ans il avait été à la fois mon patron et mon associé, nous avions voyagé en Europe et en Asie ensemble et étions très proches à certain moments.




C'était un grand bonhomme, littéralement et au sens figuré, et j'étais heureux de l'avoir comme un ami sur Facebook car il m'a aidé à franchir le cap important des 100 amis et pourrait avoir contribué à atteindre le seuil des 200, mais il est maintenant évident qu'il me manquera un copain pour atteindre ce niveau critique dans les meilleurs délais. Être « largué » n'est évidemment pas quelque chose de plaisant et je me demande ce qui a bien pu se passer pour en arriver là. A -t'il appuyé sur le mauvais bouton par accident? N'a t-il pas apprécié certains de mes messages ou, enfin, s'est il fatigué de cette relation électronique?

Je n'ai vraiment aucune idée et je suppose que de fameux spécialistes comme Steve Jobs et Bill Gates n'en savent rien non plus. Même si je reste inconsolable, il va bien falloir m'habituer à son absence et je me suis promis de passer une revue quotidienne de tous mes « amis » afin d'éviter une autre défection!

mardi, novembre 17, 2009

Réglage d'humeur au quotidien


Je suis généralement optimiste quand je me lève le matin; d'abord, j'appartiens à ce groupe de gens qui se disent « matinaux, » à savoir qui font un tas de choses (et les font mieux) pendant les premières heures de la journée. Je reste cependant convaincu que la qualité de ma journée variera beaucoup selon le type d'informations qui va trouver son chemin dans mon cerveau. Évidemment, il faut d'abord que je puisse me tirer du lit, vérifier que je suis toujours vivant et que mes jambes continuent de bien me porter. Si ma santé et celle du reste de ma famille est bonne, je me sens déjà exalté. Ensuite, si le temps semble me convenir (le soleil la plupart de l'année, la pluie quand l'eau nous fait cruellement défaut ou une bonne chute de neige pendant la nuit) c'est un autre bon augure.

Si j'ai des projets bien particuliers pour la journée et des activités qui me plaisent, voici encore une raison supplémentaire d'être de bonne humeur, si les indicateurs boursiers semblent aller dans une direction qui me convient, en voici une autre et si tout autour de la maison semble fonctionner correctement, du réfrigérateur à l'eau chaude jusqu'à l'Internet, c'est le bonheur! C'est là où un style de vie bien simplifié a une énorme influence, car avec un minimum de « trucs et de machins » il y a beaucoup moins de chances d'avoir ces pannes qui vous gâchent la journée. C'est intéressant, mais les nouvelles qu'elles soient locales, nationales ou internationales ne me touchent pas beaucoup, il est vrai qu'en général elles sont si négatives que j'ai pris l'habitude de les bloquer systématiquement. Bien sûr, n'oublions surtout pas cette première tasse de café matinal qui sert de détonateur à cette merveilleuse synergie!

lundi, novembre 16, 2009

Éducation, expérience et bon sens

Nous en attendons beaucoup de tous ces soi-disant « experts » afin de mieux comprendre notre environnement, la façon d'aborder le futur, de prendre des décisions difficiles et d'être rassurés que nous faisons le mieux pour nous-mêmes et tous ceux qui nous sont chers. La question est que fait-on lorsque ces modèles ne parviennent pas à répondre à nos attentes ou nous induisent carrément en erreur? L'exemple le plus flagrant de ce type de situation est notre ancien président de la Réserve Fédérale, en la personne d'Alan Greenspan, qui a remit au goût du jour l'expression « le roi est nu … » Lorsque nous rencontrons ce genre de faux-prophète, cela a toujours pour effet de nous fâcher d'avantage et de nous rendre encore plus cyniques.

La grande difficulté reste toujours qu'un bon expert requiert un nombre d'ingrédients bien distribués pour nous fournir des résultats sur lesquels on peut vraiment compter. Le premier facteur qui me vient à l'esprit est l'éducation; il est sûr qu'une éducation à Harvard est plus impressionnante que celle reçue à une petite université anonyme mais elle ne garantit toutefois pas qu'un diplômé d'une école prestigieuse sera sensiblement meilleur que celui qui sort d'un établissement plus modeste. Même chose avec le diplôme et l'on peut continuer la liste ... L'expérience tombe dans une catégorie semblable. Ce n'est pas tant le nombre d'années que la qualité de l'expérience qui fera la différence. La diversité des situations rencontrées, la résolution de certaines crises et la capacité de prendre des décisions fréquemment pèsent lourd dans la balance.

Enfin, il y a ma qualité fétiche, ce cher vieux bon sens qui s'apprend tant à l'école qu'à la maison et qui est souvent un trait génétique. Sans lui, l'école, les diplômes et l'expérience ne signifient pas grand chose. Oh oui, il y a un autre ingrédient que j'allai oublier et qui est en quelque sorte la cerise sur le gâteau, cela s'appelle la chance et c'est un élément qui lorsqu'il est présent ne manquera jamais d'améliorer la prestation finale!

dimanche, novembre 15, 2009

Cause et symptôme

Notre rythme de vie effrénée et notre besoin de solutions rapides nous amène trop souvent à nous axer sur le symptôme plutôt que de rechercher la cause. Il est qu'il est beaucoup plus facile de repérer un indicateur évident et de le rafistoler, plutôt que de prendre suffisamment de temps pour isoler la vraie raison cachée et rechercher les stratégies et les solutions nécessaires pour attaquer le mal à ses racines. Cela demande plus de travail dans l'immédiat, mais représente souvent la meilleure solution à long terme.

L'essentiel, est que lorsqu'une anomalie apparait, nous devons toujours la placer dans le bon contexte et nous assurer qu'il n'y a rien qui se cache dans un obscur recoin, ou alors reconnaître qu'il s'agit là de la partie visible de quelque énorme iceberg. C'est justement à cet instant qu'il nous faut en examiner attentivement toute la partie immergée car c'est probablement celle-ci qui mérite toute notre attention. Les problèmes ne sont jamais ce qu'ils semblent être et les solutions peuvent prendre des chemins bien détournés!

samedi, novembre 14, 2009

L'art du perfectionnement

La vie nous amène une multitude de choix et d'expériences. Selon la façon dont nous naviguons les flots de notre vie, nous répondons aux événements ou aux situations en fonction de notre style et de nos habitudes. Par exemple, certaines personnes choisissent l'indifférence, elles ne semblent jamais être affectées par tout le remue-ménage qui les entourent. Certaines deviennent folles mais ne semblent pas réagir du tout, intériorisant sans doute tous ces éléments négatifs, certaines répondent de manière imprévisible en prennent souvent des mesures déraisonnables et enfin - une petite minorité, je suppose – semble toujours savoir tirer parti de tout d'une manière tout à fait positive.

Je pense que cette dernière approche est de loin la plus désirable et j'aimerai l'ajouter à mes habitudes personnelles. En résumé, quand quelque chose arrive, je n'ai qu'à me demander comment pourrais-je répondre au mieux à tout cela? Que puis-je apprendre de cet événement? Comment pourrais-je intégrer sans attendre cette expérience à ma vie quotidienne? Je suis sûr que vous voyez ce que j'ai en tête. Comme beaucoup d'habitudes de vie, ce genre de réponse ne nécessite presque aucun effort, mais peut ouvrir la porte à une existence bien meilleure pour nous et tous ceux avec qui nous entrons en contact. Je vais donc désormais m'efforcer d'adopter cette manière de réagir ...