vendredi, juin 30, 2023

Mesures anti-chevreuils

Suite à l'invasion permanente de notre jardin par un petit troupeau de chevreuils cet hiver, ceux-ci ont finalement déserté les lieux vers des pâturages encore plus verdoyants, et leurs visites se sont considérablement réduites, mais ils leur arrive encore de nous rendre visite sporadiquement pendant la nuit. 

C'est justement leur passage qui avait attiré mon attention il y a quelques jours quand j'ai remarqué que deux têtes de laitue que j'envisageais récolter le lendemain avaient été décapitées et avalées par un de ces herbivores. 

Cela m'a incité à penser "clôture" et tout comme Trump avec son mur frontalier, j'ai commencé à envisager de formidables fortifications anti-cervidés capables de protéger ma future récolte. Ainsi, très rapidement, une clôture basique, mince et discrète est devenue un édifice imprenable qui était bien parti pour me coûter des centaines de dollars pour protéger un deux ou trois mois d'approvisionnement en laitues. 

En ajoutant le coût élevé de l'eau d'irrigation, j'étais soudain mis face à face avec un énorme investissement pour juste protéger un peu de verdure, en fait trois fois plus cher que ce j'aurai pu trouver chez « Whole Foods », ce magasin bio si cher dont le fondateur d'Amazon est propriétaire!

C'est alors que, tout comme les prophètes mormons d'antan, j'ai eu une révélation. Au-dessus de ma porte de garage se trouve une lampe qui s'allume grâce à un détecteur de mouvement. 

Dans un revirement total et rapide, ma pensée est immédiatement passée de barrière à lumières et après une recherche rapide en ligne, j'ai trouvé d'effrayantes lumières clignotantes ressemblaient à des yeux de loups-garous capables d'intimider les cerfs les plus délurés vivant à Park City. Ces têtes peuvent également faire double emploi en étant utilisées pour le plus grand effet le soir d’Halloween. 

J'ai commandé celles-ci sur le champ et devrais les recevoir la semaine prochaine. Prochainement, je ferai le bilan et vous dirai si c'était le bon investissement ou si j'aurais dû construire une forteresse inattaquable pour protéger mes légumes ...

jeudi, juin 29, 2023

Les États peuvent-ils faire sous-traiter la guerre ?

Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi Poutine avait engagé le groupe Wagner alors qu'il avait déjà ce que le reste du monde pensait, l'armée la plus redoutable qui soit. 

La propre armée d’un État souverain semble assez facile et directe à contrôler tant que ses institutions sont suffisamment fortes, mais lorsqu'un chef d'État met deux institutions militaires en concurrence, cela peut poser des problèmes car l'une essaiera toujours de surpasser l'autre, et ce n'est pas une sorte de compétition souhaitable dans une situation de guerre, comme l'est aujourd’hui l’invasion de l'Ukraine. 

De plus, la « qualité des ingrédients » qui constituent le groupe Wagner n'était pas des meilleures qui soient, c'est pourquoi je n'ai guère été surpris quand Yevgeny Prigozhin a commencé à critiquer la Fédération de Russie de ne pas l'avoir suffisamment aidé, d’avoir pris de très mauvaises décisions ou même tiré sur ses soldats.

Ce qui devait arriver arriva, exposant la deuxième erreur de jugement la plus flagrante de Poutine après celle d’avoir envahi l'Ukraine. 

Je pensais que Valdimir Poutine était beaucoup plus intelligent que cela, mais ses actions pourraient juste démontrer un exemple supplémentaire du principe de Peter, selon lequel les personnes dans une organisation hiérarchique ont tendance à atteindre « un niveau d'incompétence respective » au fur à mesure qu'elles sont promus en fonction de leur réussite dans leurs emplois précédents, jusqu'à ce qu'ils atteignent un niveau pour lequel ils n’étaient pas préparés, car les compétences requises pour un emploi sont souvent insuffisantes pour le suivant. 

Dans le cas de Poutine, cela montre que son éducation au KGB devait terriblement manquer de bon sens et d'imagination ...

mercredi, juin 28, 2023

ChatGPT ou Bing ?

Pour ce qui est de l'intelligence artificielle (IA) et les plates-formes publiques facilement accessibles dans ce domaine, je ne connais guère que Bing (Microsoft) et ChatGPT (Open AI). 

C'est là que j'ai passé déjà pas mal de temps ces derniers temps afin d'évaluer l'utilité, la précision et l'exactitude de ces deux outils. Jusqu'à présent, je peux dire que les deux logiciels écrivent plutôt bien, mais peuvent parfois, selon ce qu'ils reçoivent comme instructions, complètement égarer l'utilisateur. 

Je suis sûr qu'à bien des égards, ces deux outils sont encore en plein développement, le resteront sans doute pendant un certain temps, mais sans manquer de s'améliorer régulièrement. 

Pour le moment, cependant, ils demandent encore beaucoup de travail et de suivi en termes de vérification, d'édition et de recherches supplémentaires. Comme je l'ai dit plus haut, ils peuvent parfois complètement se fourvoyer, restez donc très vigilants !...

Et bien non, malgré ce que vous pourriez lire sur l'illustration ci-dessus, je n'utilise pas encore et n'envisage pas non plus de me servir de ces outils pour écrire ce blog ! 

 

mardi, juin 27, 2023

Tâche répulsive ?

Pendant longtemps, des mois devrais-je dire, je n'ai cessé de remettre à plus tard ce que je considérais comme une corvée impliquant juste quelques petits coups de petit pinceau. 

Ce n'était en fait qu’un tout petit boulot, vraiment minuscule, qui si je me m’y mettait, aurait un effet positif sur mon mental, mais pour des raisons inconnues je n'ai jamais pu commencer. 

Enfin, c’est ce week-end dernier qui a miraculeusement tout déclenché et j'ai enfin accompli ce qui aurait dû être fait il y a longtemps. 

En essayant d'analyser ma réticence à effectuer cette tâche, je ne peux guère que reprocher mon manque d'expérience dans ce type de petite retouche, mon attente plutôt mauvaise en ce qui concerne la qualité du travail final et de ma probable insatisfaction au bout du compte. 

Pourtant, après avoir fait le travail, je me suis sentis plutôt bien et assez heureux que cette tâche embêtante soit derrière moi. 

Je dois absolument me souvenir de cet épisode la prochaine fois qu’un défi semblable se présentera !

lundi, juin 26, 2023

Prêt pour une nouvelle paire de Crocs ?

Hier, ma femme et moi avons commandé une autre paire de Crocs. Ce sera notre troisième depuis que nous avons commencé à porter ces chaussures emblématiques vers 2009. 

Nous les utilisons comme pantoufles à l’intérieur de la maison et les trouvons très confortables, silencieuses et sûres. Nous ne pourrions tout simplement plus nous en passer. 

Crocs a été développé en 2002 par Scott Seamans, Lyndon "Duke" Hanson et George Boedecker, Jr., qui, passionnés de navigation, recherchaient une chaussure confortable et antidérapante à porter sur le pont. La conception originale était basée sur un sabot en mousse synthétique fabriqué par « Foam Creations » au Canada. 

En 2004, les trois inventeurs avaient racheté les droits de conception, y compris le matériel de base appelé Croslite, une résine EVA à cellules fermées, et ont commencé à peaufiner l’ensemble pour aboutir à la chaussure Crocs que nous connaissons aujourd'hui. Le nom « Crocs » vient de « crocodile », la chaussure ayant été conçue pour être portée dans un environnement aquatique. 

Fait intéressant, je n'ai pas pu vérifier si Lyndon Hanson était apparenté aux deux frères Hanson, Chris et Denny, qui avaient fondé Hanson Ski Company en 1961, j’y avais simplement pensé, parce que, tout comme Crocs, ils ont étaient basés près de Boulder, au Colorado. 

Étant donné que l'imitation est la plus belle forme de flatterie, de nombreuses entreprises n’ont pas hésité à copier ces sabots au fil des années et ont toutes été poursuivies par Crocs pour avoir enfreint ses brevets. Des marques de produits ressemblant aux Crocs incluent Airwalk, Crosskix, Poliwalks, USA Dawgs/Doggers et Veggies, entre autres. 

D’autres versions sont également apparues dans les catalogues de mode pour enfants, soit marquées, soit pas, tandis que d'autres contrefaçons se retrouvaient sur des rayons de discounteurs, de plagistes, etc. 

J'ai toujours admiré le design épuré et l'ergonomie des Crocs, et je ne suis pas le seul, puisque la chaussure a été testée et recommandée par la société d'ergonomie américaine en 2005 et a été acceptée par l'American Podiatric Medical Association en 2009. 

Crocs a également rencontré quelques problèmes en cours de route, avec de petits enfants portant des Crocs de petite taille qui se sont fait prendre dans des escalators au Japon, des problèmes liés à l'électricité statique dans certains environnements médicaux. 

Dans l'ensemble, et malgré les hauts et les bas habituels, la société flotte maintenant sur son succès planétaire avec plus de 2 milliards de dollars de revenus annuels et ne montre aucun signe de ralentissement.

dimanche, juin 25, 2023

Une nouvelle télécabine pour Park City ?

Il y a quelques jours, j'entendais à la radio qu'une nouvelle télécabine était prévue afin réduire la congestion au pied de Canyons Village, à Park City. 

D'énormes queues sont en effet fréquentes pendant les périodes de pointe car les utilisateurs n'ont que deux remontées mécaniques pour les emmener sur le haut du massif : la télécabine Red Pine et le télésiège Orange Bubble. Il semble donc que tout cela pourrait s’améliorer dans un avenir pas trop lointain, car une troisième option de remontée pourrait être disponible pour absorber les surcharges matinales. 

La semaine dernière, le conseil d'administration de la Canyons Village Management Association a voté un accord de financement conjoint avec Vail Resorts pour la construction d'une nouvelle télécabine de 10 passagers reliant l'extrémité sud de Canyons Village à Red Pine Lodge, au milieu du domaine skiable. 

Cette zone de Park City a connu une énorme croissance ces dernières années avec l'ouverture de nouveaux hôtels, d'espaces commerciaux et de logements pour employés, tandis que les les remontées mécaniques n’ont simplement pas suivit. 

Une fois le projet terminé, les skieurs de Park City pourront choisir entre cette nouvelle télécabine Sunrise 10 places, la télécabine existante Red Pine 8 places et le télésiège quatre place Orange Bubble Express pour se atteindre le haut du massif. 

Cette nouvelle télécabine aurait une capacité d’environ 3 000 skieurs à l’heure et créera une option supplémentaire pour descendre en fin de journée. La télécabine de 1985 mètres de long devrait remplacer le télésiège biplace Sunrise et passera au dessus du télésiège quatre places Over and Out

La télécabine emmènera les skieurs 340 mètres plus haut d’où partent la majorité des pistes. La station de départ sera située près du nouvel hôtel Pendry et celle d’arrivée se situera près des remontées mécaniques Saddleback Express et High Meadow Express

Bien qu'aucun fabricant n'ait encore été annoncé, cette nouvelle télécabine devrait coûter 18 millions de dollars avec 9 millions de dollars de coûts de construction supplémentaires. La copropriété de Canyons Village Management Association financera jusqu'à 9,24 millions de dollars sur les 27 millions budgétés et Vail Resorts deviendra propriétaire de la remontée et assurera son exploitation. 

L'accord entre les deux parties stipule que la télécabine devrait être construite au cours des 3 prochaines années. Pas pour demain, mais quand même un pas dans la bonne direction !

samedi, juin 24, 2023

Gadget pour chalets d’altitude ?

La plus grand partie de Park City est située à plus de 2 100 mètres d'altitude. Bien que cela soit plus bas que la plupart des stations de ski du Colorado, qui dans certains cas peuvent s'approcher de la cote 3 000, nombreux sont ceux qui ont des problèmes avec la haute altitude, tels qu’emphysème ou autres autres affections respiratoires. 

Cela s’ajoute aux problèmes liés au mal des montagne, qui se manifestent sous forme de fatigue, d’étourdissements et de maux de tête. Ainsi, il n'est pas rare d'avoir des touristes, des propriétaires de résidences secondaires ou même des gens vivant sur place à l’année, incapables de profiter pleinement des montagnes en raison du faible niveau d'oxygène dans l'air. 

S'acclimater lentement à la haute altitude est un moyen d'éviter ce genre de problème. Quand on loge autour de 2 500 mètres d’altitude, il faudrait atteindre cette altitude par paliers avant de s’adonner a son sport favori. 

En fait, les médecins recommandent d’effectuer cette transition sur deux et trois jours avant d’atteindre le lieu de destination, certains suggérant même de ne gagner que 300 mètres d’altitude par vingt-quatre heures. 

Ce genre d’ascension lente laisse mieux le corps s'adapter à une altitude plus élevée, permettant ainsi aux globules rouges d’acheminer plus d'oxygène partout dans le corps. Ce n'est cependant pas ce que font généralement les visiteurs. 

Comme les durées de séjour se raccourcissent de plus en plus, chaque heure de séjour compte, et dès qu'ils arrivent à leur lieu de villégiature, les touristes ont hâte de dévaler les pistes ou d’enfourcher leur VTT. C’est justement là qu’est né le précepte de « s’amuser au sommet et de dormir en bas ». 

Cela signifie que l'on peut skier ou faire de l’exercice à très haute altitude mais qu’il faudrait redescendre pour dormir, ce qui permettrai au corps de bien se rattraper en absorbant l'oxygène dont il manquait dans l'air raréfié des sommets. 

C'est là que des entrepreneurs ont eu l’idée d’offrir des nuits « oxygénées » grâce à des installations utilisant technologies et équipements de pointe capables d'oxygéner les chambres à coucher dans les résidences de vacances à haute altitude un peu partout dans les Montagnes Rocheuses.

Ces entreprises visent bien entendu des propriétaires âgés et aisés qui peuvent être persuadés de minimiser les effets débilitants de l'oxygène raréfié en altitude en équipant certaines de leurs pièces. 

L'apport en oxygène est ainsi contrôlé par un petit tableau de bord de la taille d'une tablette, fixée au mur de la chambre à coucher et disponible aussi sur une application pour smartphone. 

La pièce doit être étanche à l'air avec des dispositifs de sécurité stricts pour éviter les risques d'incendie ou d’explosion, de façon à ce que le système puisse amener et garder l'oxygène en toute sécurité à l’intérieur de la chambre. 

Ainsi, le raisonnement ou l’argumentaire de vente est qu'un corps fatigué va absorber un surplus d'oxygène pendant toute une nuit de sommeil dans un environnement parfaitement contrôlé, afin de se réveiller complètement requinqué, avec assez d'énergie pour profiter d'une nouvelle journée de ski. 

Comme vous pouvez l'imaginer, je trouve ces solutions assez extrêmes, voire fantaisistes, avec une installation très compliquée et pas du tout bon marché. L'installation seule peut coûter 300 000 dollars pour une maison de taille moyenne, ce qui n'est pas à la portée de tout le monde. 

A ce niveau, s'il m'arrive d'être essoufflé en fin de journée, je vais tout simplement skier un peu plus calmement le jour suivant !

vendredi, juin 23, 2023

Doit-on tous payer pour l’aventure extrême qui tourne mal ?

Je ne vais spéculer sur les détails qui ont pu être vécus par les passagers du submersible Titan disparu près de l’épave du Titanic, suite à l'implosion catastrophique qui a tué tout le monde à bord. Ce dont je veux simplement parler, c'est qui devrait être responsable des frais de recherche et de sauvetage gigantesques causés par de telles circonstances.
 
Devrait-il s'agir du contribuable comme vous et moi, ou plus justement de la société d'exploration et de ses passagers payants, idéalement sous forme d'une assurance qui augmenterait le « coût d’admission » dans le sous-marin, bien au-delà des 250 000 dollars payés par chacun des quatre riches aventuriers ?

Évidemment, la bonne réponse va bien au-delà de cet incident. Plus près de chez nous, il y a tous ceux qui, aux États-Unis du moins, font du ski ou de la motoneige en terrain exposé, se perdent ou sont emportés par une avalanche, et s'attendent à être recherchés et secourus aux frais des mêmes contribuables. 

Je dirais que cela suffit. Il doit y avoir une certaine responsabilité, encore une fois couverte par une formule d’assurance. En l’absence d’une telle couverture, il appartiendrait à la victime ou a ses proches de s’acquitter de l’intégralité des frais de sauvetage, et s’il n’y pas d’argent, ouvrir un compte GoFundMe pour payer la facture. 

C'est tout ce que j'ai à dire, car je trouve trop audacieux de compter sur les contribuables moins fortunés que ces quelques « chercheurs d'adrénaline » riches et improductifs, afin de financer les tentatives de localisation et le sauvetage. L'argent de mes impôts devrait être utilisé à bien meilleur escient et avec encore plus de compassion.

jeudi, juin 22, 2023

Aller ou revenir facilement de l'aéroport de Genève

J'ai utilisé l'aéroport de Genève des centaines de fois dans ma vie, principalement pour aller et revenir du village natal où j'ai grandi dans le Haut-Chablais, en Haute-Savoie. 

Il existe en gros deux options principales, suivre l'itinéraire le plus direct ou faire le tour de la ville car l'aéroport est situé de l'autre côté de mon lieu d'origine. Un énorme obstacle est bien évidemment le Rhône qui coupe la ville en deux et nécessite la traversée de ponts qui entraînent d’importants bouchons. 

Au fil des ans, comme partout ailleurs, les choses ont énormément changé sous l’effet d’une croissance inexorable, et le trafic est devenu très complexe pour évoluer dans cette grande agglomération. 

Avec un population en hausse continue, un important trafic transfrontalier avec la France et des routes de toutes parts, ce qui était autrefois l'itinéraire le plus direct est peu à peu devenu impossible, et l'avènement du GPS n'a pas tout à fait permis de résoudre ces problèmes de circulation tant les options sont nombreuses et complexes, comme un aéroport avec deux secteurs, l’un Suisse, l’autre français. 

De plus, les Helvètes exigent une vignette de 45 francs suisses pour avoir accès à leurs autoroutes, et dans de nombreux cas, ma voiture de location ne l'a pas, car je la loue ou la dépose dans le secteur français de l'aéroport (les tarifs de location de ce côté de l'aéroport étant beaucoup moins cher). 

Tellement de fois que je me suis souvent retrouvé coincé, et immanquablement cela qui m'a conduit à expérimenter de nouveaux itinéraires qui empirent la situation, ou à me précipiter pour attraper un vol au départ, que je voulais une fois pour toutes trouver le bon moyen pour en finir avec cet incessant « bricolage ». 

Pour ce faire, j'ai utilisé Google Maps et j'ai demandé à des amis qui, je pense, avaient beaucoup plus d'expérience que moi sur la navigation dans le grand Genève. Très peu ont répondu, car, comme moi, ils n'avaient probablement aucune idée de la solution la plus optimale. 

Il est également vrai que nous sommes tous des créatures d'habitude et que nous nous en tenons à des itinéraires qui nous deviennent de véritables réflexes alors qu'ils ne sont peut-être pas les meilleurs, mais auxquels nous sommes tellement attachés que nous choisissons d'ignorer qu'il pourrait y avoir une meilleure façon.

Oserais-je dire, qu'après tous mes effort ainis que les consignes toutes simple d'un vieux copain, j'ai enfin trouvé le meilleur itinéraire pour mon prochain voyage, et que même si ce genre de progrès m'est arrivé un peu tard dans la vie, il n'a pas de prix !

mercredi, juin 21, 2023

Joyeux solstice d'été !

Le solstice d'été est le jour que nous attendions avec impatience depuis la fin décembre dernier alors que nous étions fatigués des journées courtes et obscures. Aussi appelé « solstice d'été », il se produit lorsque l'un des pôles de la Terre atteint son inclinaison maximale d’environ 23,44° vers le Soleil. Cela est vrai pour pour l'hémisphère nord et l'hémisphère sud. 

À l’inverse aujourd’hui, c’est le solstice d'hiver partout dans l’hémisphère australe et en décembre ce sera leur tour pour la version estivale. Donc, aujourd'hui, profitez au maximum de la plus longue période de lumière le jour ainsi que de la nuit la plus courte de l'année ! 

En fait, la célébration des solstices est surtout fortement associée au paganisme. La fête de Litha est l'une des plus importantes de la religion païenne, commençant la veille du solstice d'été, elle célèbre le milieu de l'été et le pouvoir du dieu soleil.

Les pouvoirs magiques seraient les plus forts pendant le solstice d'été, et j’ai lu que c'est aussi l’époque où le voile est le plus mince entre ce monde et celui qui suit ! Selon le folklore païen, les mauvais esprits sont susceptible de marcher plus librement sur la terre pendant cette période, et c’est pourquoi les gens portent des guirlandes protectrices d'herbes et de fleurs pour les tenir à l’écart. 

D'autres traditions du solstice d'été entourent les cendres d'un feu de joie au milieu de l'été. Des « roues solaires » étaient également utilisées pour célébrer le solstice d'été dans certaines communautés, où une boule de paille en forme de roue était mise à feu avant de dévaler une pente pour finir sa course dans une rivière. 

On croyait que si le feu s'éteignait avant de toucher l'eau, une bonne récolte serait assurée. Comme vous pouvez le voir, depuis la préhistoire, le solstice d'été a été célébré par de nombreuses cultures. Les rites variant beaucoup dans leur nature et leur philosophie selon les périodes et les lieux. 

A Park City par exemple, on pense déjà à la neige et au ski, même s'il reste encore de nombreux névés sur les crêtes cette saison ! J’ai donc décidé cette année de profiter d'un été écourté par une pluie et un temps froid que nous n’avions jamais vu en Utah. 

Essayons donc de maintenir le pôle de la planète incliné vers le sud aussi longtemps que possible !

mardi, juin 20, 2023

On se sens bien quand on aide quelqu’un !

En début de soirée, l'autre jour, nous sommes passés devant la maison d'un couple de personnes âgées, Kurt et Noreen. Il a 88 ans et elle 84, et ils ont été récemment frappés par de nombreux problèmes médicaux à la fais chroniques et sérieux. 

Ils essayaient de planter une énorme platebande de capucines à l'entrée de leur maison et paraissaient totalement anéantis. Nous nous sommes arrêtés et avons commencé à bavarder, en les questionnant sur leur état de santé et leurs traitements les plus récents. 

Et puis, soudain, sans trop savoir pourquoi, je me suis agenouillé sur l'herbe et j'ai fini ce qu'ils avaient commencé. Il restait encore une trentaine de fleurs à planter. Je suis allé assez vite, en prenant pourtant bien mon temps, en faisant tout cela bien, et ce fut très vite terminé. 

Mon jean était boueux, mes mains sales, ils n’arrivaient pas à croire que qui leur arrivait et je ne me suis jamais sentis si heureux.

lundi, juin 19, 2023

C’est quoi Juneteenth ?

Je suis à peu près certain qu'un grand nombre d'Américains ne savent même pas ce qu'est « Juneteenth » ?, alors pour être sûr que nous sommes tous au courant, rappelez-vous simplement que Juneteenth est un jour férié fédéral aux États-Unis, officiellement appelé « Juneteenth Fête de l'Indépendance Nationale ». 

Les services, postaux, gouvernementaux et la bourse sont fermés ainsi que certaines grandes entreprises. La plupart des gens vont prebablement se rendre au travail. Ce jour férié, qui tombe aujourd'hui, commémore l'émancipation des esclaves venus d’Afrique.

Ce nom de fête plutôt insolite est la combinaison de « June » et de « nineteen » qui veulent dire « 19 juin », car c’est la date à laquelle l'ordre, délivré par l

e major général Gordon Granger le 19 juin 1865, avait ainsi proclamé la liberté des esclaves du Texas. Originaire de Galveston, dans ce même état, Juneteenth a depuis été observé chaque année dans diverses régions des États-Unis, célébrant ainsi la culture afro-américaine. 

La journée a été reconnue pour la première fois comme jour férié fédéral en 2021, lorsque le président Biden a promulgué la loi du 19 juin instituant cette fête nationale. C'est donc assez nouveau et cela explique pourquoi si peu d'entre nous sont capables d’expliquer son sens et son origine ...

dimanche, juin 18, 2023

Qui piétine notre potager ?

Nous avons tenu un potager depuis ma retraite en 2006. Pendant toutes ces années, nous avons cultivé des fines herbes, des laitues et des fraises avec pas mal de succès. 

C'était en fait jusqu'à ce que les arbres autour de notre maison continuent de pousser, invitant une faune toujours plus nombreuse (oiseaux, écureuils, lapins, chevreuils, cerfs et orignaux, entre autres créatures). Il y a trois ou quatre étés, nos fraises ont été nos premières récoltes ciblées. 

Nous avons essayé tout ce que nous avons pu trouver pour chasser pies et merles, mais sans trop de succès. Les chevreuils aiment aussi nos fraises, préférant leurs feuilles, mais tirant quand même sur nos laitues et en grignotent quelques unes. Nous aurions pu utiliser une mitrailleuse, mais ne sommes pas allés jusque là. 

Cette année nous avons enfin mis fin à la culture des fraise. Pour (presque) paraphraser les Beatles, « Our strawberry fields are no longer forever ». Pourtant, malgré ce genre d'adversité, nous avons préparé le potager et semé des laitues qui commencent tout juste à pousser. 

Sauf qu'il y a deux jours, j'ai découvert les grosses empreintes de sabots laissées par un orignal qui passait par là, et j'ai vu cela comme un terrible signe avant coureur que l’été serait chaud avec tous ces cervidés se servant de notre jardin comme d’un restaurant en libre-service.

Nous vous tiendrons informés de l'évolution de ce conflit potentiel et vous dirons qui, entre l'espèce humaine et l'espèce animale, est susceptible de gagner !

samedi, juin 17, 2023

Netflix: « Tour de France, au cœur du peloton »

Nous venons juste de finir de regarder les huit épisodes de la série Netflix « Tour de France, au cœur du peloton », et nous avons adoré (voir bande-annonce ci-dessous en anglais). 

Cette première saison réunissait sept équipes, dont l'équipe Jumbo-Visma de Jonas Vingaard, et a été filmée lors du Tour de France 2022. Ce documentaire est la version cycliste de « Drive to Survive » qui suivait un certain nombre de pilotes de Formule 1 pendant cinq saisons, à partir de 2018. 

Il a été produit par la même équipe qui avait réalisé Drive to Survive et présente de nombreuses séquences de course, ainsi que des moments dans les coulisses des équipes, dont la bataille entre Tadej Pogačar et Vingaard, l'éventuel vainqueur de l'édition 2022. (L'équipe des Émirats Arabes Unis de Pogačar, n'a pas voulu participer au tournage). 

Ce film montre aussi la façon de travailler et la philosophie d'entraînement des différents directeurs de course, y compris ceux de nos compatriotes français qui semblent avoir quelques progres à faire … 

Nous beaucoup aimé cette série et je suis certain qu’elle vous plaira si vous avez la chance de la regarder ! 

vendredi, juin 16, 2023

Ciao Berlusconi !

Le magnat des médias italien haut en couleurs, politicien et milliardaire qui a également été Premier Ministre à plusieurs reprises de 1994 à 2011, est décédé récemment, rejoignant quelque part, au-dessus ou en dessous de nous, son homologue français Bernard Tapie. 

Plus encore que Tapie, Berlusconi a connu une longue et tumultueuse vie et a eu droit à de grandes funérailles nationales. Comme vous vous en doutez, j'ai très peu de sympathie pour cet individu, comme j’en ai peu du reste pour Tapie, et je crois profondément que le duo était fait de la même étoffe que notre Donald Trump qui traverse une mauvaise période en ces temps ci.

Ma seule question à ce stade est de savoir quand Trump décidera-t-il de rejoindre nos deux lascars et d’aller avec eux semer la zizanie au paradis ou en enfer selon la destination finale du trio réuni ?

jeudi, juin 15, 2023

Bravo à l’équipe technique de Best Buy !

Je n’arrête pas de me plaindre du déclin du service à la clientèle aux États-Unis, mais j'ai été agréablement surpris de faire l'expérience de la « Geek Squad » de Best Buy, un service technique auprès de la clientèle du grand détaillant d'électronique. 

Dans le passé, lorsque je rencontrais des problèmes informatiques que je ne pouvais pas résoudre, je me tournais vers des techniciens réparateurs locaux qui étaient tout sauf gentils, serviables ou abordables. 

Pour parler franchement, ils m'inspiraient tout, sauf la confiance. Lorsque j'ai eu ma dernière panne d'ordinateur, je n'ai réussi à joindre l’un des techniciens avec lequel je travaille habituellement, et c’est ainsi que je me suis tourné vers la Geek Squad

D'abord par téléphone, puis en personne dans leur magasin. Dans les deux cas, j’ai trouvé ces gens courtois, efficaces, agréables et pas insistants, c'est-à-dire qu'aucun d’entre eux (une fille et puis un gars) n'a essayé de me vendre quoi que ce soit comme un contrat de service par exemple, ou tenté de me dire que mon ordinateur était trop vieux et devait être remplacé. 

Cela a changé mon optique du magasin qui est vraiment la grande surface de l’électronique, et la prochaine fois, il sera sur ma liste quand j'aurai besoin de produits techniques ou d'une réparation !

mercredi, juin 14, 2023

L'univers dystopique de Trump

Alors que Trump cherche à naviguer à qui mieux mieux à travers sa dernière inculpation, il continue d’avoir recours à sa grande gueule, son réservoir débordant d'hypocrisie et semble toujours faire appel à ses partisans pour valider tout le mal qui sort de ses pores afin de rester à flot.

Ce qui m'est encore plus dur à supporter, ce sont ces politiciens républicains qui continuent de le soutenir malgré tout, et reflètent, au passage, une interprétation bien plus terrible du diable incarné qu’est leur chef de file. 

La foule à laquelle Trump avait demandé de venir en grand nombre le jour de son inculpation ne s'est pas matérialisée et certains républicains commencent à avoir des changements d’âme à propos du Donald. Je ne peux qu'espérer qu'en s’agrippant à un discours usé, 

Trump commence à éroder sa base et que celle-ci pourrait bien souffrir assez vite d’un cas de « fatigue » grave et terminale ...

mardi, juin 13, 2023

Ordis en panne, le cauchemar !

Au cours des 40 dernières années, j'ai eu ma part de problèmes avec les ordinateurs, étant donné que nous avons eu notre premier en 1983. 

Je devrais ajouter, des problèmes en tout genre qui m’ont presque toujours rendu complètement fou ou presque, voulant au moins donner un bon de coup de pied au chat de la maison, mordre le chien du voisin ou quelque chose du genre. 

Le désespoir etait souvent suivi d'exaltation si, et quand, la machine ressuscitait, mais la somme cumulée de tout le stress qui en résulte est sans aucun doute la cause de ma calvitie précoce. Du café renversé sur les claviers, au blocage total de la machine, ou encore au fichier irrécupérablement bloqué sur un disque dur défectueux, je les ais toutes vues, ou du moins jusqu'à hier, quand ma souris a commencé à clignoter comme si c'était Noël en juin. 

Je l'ai remplacé par une autre souris, mais la machine ne voulait rien savoir. Je ne savais plus quoi faire. Cliquer sur le curseur anémique et impotent ne me menait nulle part. Comme il s'agissait d'un ordinateur de bureau, il n’y avais pas le pavé tactile qu'on trouve sur les ordinateurs portables. 

J'ai appelé un service de dépannage qui n'a pas pu entrer à l’intérieur de mon appareil car la souris etait morte-vivante et ne me laissait pas faire ce qu'on lui demandait. Cela ne m'était jamais arrivé auparavant ! J’ai pourtant bien pris cette mauvaise expérience car j'étais sur le point d'apprendre quelque chose de nouveau et de remarquable ! 

Après avoir lutté pendant plusieurs heures, je me suis résigné à emmener mon PC dans chez un réparateur en me demandant comment il allait résoudre le problème. J'ai pris rendez-vous, je me suis présenté aujourd'hui, le technicien a allumé mon ordinateur, a essayé avec sa souris et tout allait bien. 

Nous avons alors vérifié avec ma souris et c'était parfait. Je me suis senti assez stupide, le gars ne m’a demandé un sou et je suis rentré chez moi avec ma machine transformée. Tout comme moi, l'ordinateur était peut-être fatigué et une bonne et longue nuit de sommeil a réglé sa crise passagère !

lundi, juin 12, 2023

L'art (perdu) de planifier les voyages

Lorsque je voyageais beaucoup, planifier nos vacances ou un voyage en famille était facile, indolore et rapide. J'étais parfaitement « rodé » et j'avais beaucoup d'entraînement. 

Depuis que je suis à la retraite et que j'ai arrêté de voyager comme un fou, en plus après avoir vécu le « gel des voyages » que nous a imposée Covid, je ne suis plus le planificateur d'aventures que j'étais et m’y remettre me sape toute mon énergie, me stresse énormément et devient plus une corvée qu'un pur plaisir.

Le projet sur lequel je planche en ce moment n’arrête pas de me rendre fou. Nous avions d'abord songé faire un voyage assez compliqué en Grèce et en sautant d’île en île, le tout combiné à une visite de famille et amis en France, mais j'ai dû revenir en arrière et tout recommencer à zéro, jetant tout mon précieux travail de planification par la fenêtre, car le premier projet s'est avéré beaucoup trop compliqué. 

Cela ne signifie pas non plus que le plan B sera facile et compliqué, mais il y aura moins d’éléments « incontrôlables » et j’arriverais peut-être mieux à les démêler. Je suis également assez confiant que j'apprendrai beaucoup en assemblant tout cela. 

C’est du moins le genre de contrepartie tangible que j'attends de la part de tout combat auquel je me trouve confronté !

dimanche, juin 11, 2023

Fisc américain au banc d’essai

Fin avril, j'ai reçu une lettre du fisc me demandant quelque chose incompréhensible (je crois qu'ils voulaient que je paie quelque centaines de dollars pour une erreur que j'avais commise). J’ai donc transmis le document à ma comptable, qui à son tour a découvert qu’elle avait fait une bourde encore plus grosse à mon désavantage pour l’année 2020, et a remplit un amendement qui allait me rapporter bien plus que l'administration fiscale me demandait, donc une agréable surprise rare de la part d’une administration détestée de tous ! 

Fin mai le fisc m'envoyait une lettre me demandant de vérifier que j'étais bien celui qui avait initié cette révision, afin de débloquer le remboursement qui m’était dû (l'état de l'Utah m'avait déjà envoyé sa part). Pour cela, je devais appeler un certain numéro, ce que j'ai fait immédiatement, mais chaque fois que j'appelais, on me disait que les agents étaient trop occupés et qu’il fallait rappeler plus tard.

J'ai persisté du mieux que j'ai pu et il y a une dizaine j'ai eu plus de chance et j’ai enfin pu parler à un agent, mais, patatras, il manquait des documents et je n'ai pas pu terminer la procédure. J'ai rappelé sans succès, faute d’agents pour prendre mon appel. 

Un jour je suis resté 50 minutes en attente pour rien et finalement vendredi dernier, après avoir attendu 2 heures et 32 minutes j'ai pu miraculeusement parler à un être humain, qui m'a posé des tas de questions stupides, avant de me dire que tout était en ordre et que je recevrais mon chèque entre 3 et 9 semaines à partir de là. 

Au total, après avoir vérifié sur mon téléphone, j'ai appelé plus de quinze fois, j'ai passé environ 5 heures à le faire, me laissant très insatisfait de mon autorité fiscale fédérale. Non seulement celle-ci semble manquer d’effectifs, mais je soupçonne que de nombreux agents travaillent à domicile, ne sont pas du tout efficaces et passent plus de temps à promener leur chien et à s'occuper de leurs enfants, alors que nous, les contribuables, souffrons énormément. 

Il est également vrai que le fisc manque de personnel depuis des années. Il n'est donc pas rare que les contribuables qui appellent l'agence, comme moi, connaissent des temps d'attente fous. L’an passé, 80 milliards de dollars en nouveaux financements (sur 10 ans) étaient accordés au fisc américain pour ajouter du personnel et s'attaquer à la fraude fiscale (ce qui aurait plus que compensé cet investissement), mais le le récent accord bipartite visant à relever le plafond de la dette vient d’en éliminer une grosse portion. 

De ce montant, 10 milliards de dollars seront « réaffectés » au cours de l'exercice 2024, et 10 milliards de dollars iront sur 2025 pour allouer davantage de ressources aux priorités autres que la défense. En fin de compte, environ 29 milliards de dollars pourraient maintenant être dépensés pour du personnel supplémentaires au cours des 10 prochaines années, contre les 45 milliards de dollars initialement prévus pour cela. 

C'est pourquoi je ne m'attends pas à une amélioration dans un future proche dans notre service des impôts !

samedi, juin 10, 2023

Attaque d'enfants en France

Je n'entrerai pas dans les détails de l'attaque au couteau dont quatre jeunes enfants et deux adultes on ete victimes à Annecy, jeudi dernier, et qui a laissé la plupart des victimes grièvement blessées. 

Bien qu'il s'agisse clairement d'un « crime d'imitation » inspiré par les récentes fusillades d'étudiants en Amérique, je voudrais seulement souligner qu’une telle attaque aurait pu être tellement plus meurtrière s'il s'était produite aux États-Unis.

Grâce à des lois raisonnables sur le port d'armes, l'agresseur armé d'un couteau n'avait pas les moyens de faire plus de carnage. En France, il est beaucoup plus difficile de trouver une Kalashnikov, un AR-15 ou même une arme de poing pour mener un massacre comme celui dont mes compatriotes sont témoins presque au quotidien. 

Cela montre bien que la vente libre d'armes à feu, sans parler celle d’armes de guerre, est ce qui fait la différence entre une Amérique sortie de ses gongs et des pays civilisés comme ceux qui composent la Communauté européenne. 

Il est devenu évident que la liberté de posséder des armes à feu à la maison, dans la voiture, la poche du pantalon ou le sac à main, est beaucoup plus importante que la sécurité du peuple américain et de ses enfants qui de plus en plus sont visés. 

Nos membres du Congrès Américain devraient faire une pause et réfléchir à leur opposition d'offrir à leurs électeurs la sécurité de base dont ils ont droit, même si cela pourrait nécessiter d'affronter le lobby des armes à feu en instaurant une vérification efficace et complète des antécédents des demandeurs de port d’arme, en interdisant les armes d'assaut, les magazines surdimensionnés et même aller jusqu’à pousser vers une révision constitutionnelle du deuxième amendement.

vendredi, juin 09, 2023

Moins chaud sur la télécabine Alta-Snowbird !

Longtemps, j'ai soutenu la télécabine 3S qui avait été proposée par le département des transports d'Utah pour remédier aux difficultés d'accès des stations de montagne d’Alta et de Snowbird. 

Avec une remontée qui coûterai 550 millions de dollars, plus 7 millions de dollars supplémentaires par an en frais d'exploitation et de maintenance, le coût total final pourrait bien dépasser un milliard de dollars si, et quand le projet sera réalisé. 

Alors que le coût d'exploitation et d'entretien de la télécabine serait payé par les usagers, celui de la construction sera partagé par tous les contribuables d'Utah. Il y a une semaine, le conseil régional responsable pour les lieux en question a approuvé un plan de transit pour les 30 prochaines années. 

Bien que le conseil ait adopté l'étude d'impact environnemental des ponts et chaussées dans son intégralité, il l'a fait en incluant une importante clause visant à soutient en priorité les phases 1 et 2 pour Little Cottonwood Canyon (la vallée d’accès à Alta et Snowbird). 

Ces phases n'incluent pas la télécabine. La phase 1 du projet, qui doit être achevée entre 2023 et 2032, verrait un service de navette amélioré, des péages, des améliorations routières et un centre de mobilité. 

La phase 2 construirait paravalanches et aménagements aux départ des sentiers pédestres entre 2033 et 2042. Ce n'est que la phase 3 du projet, dont la réalisation est programmée entre 2043 et 2050, qui inclurait la télécabine. 

C'est aussi là que se trouve le problème : comment pouvons-nous demander aux contribuables qui vivent en dehors des retombées économique des activités touristiques d’Alta et de Snowbird, de payer pour une télécabine qui ne profitera qu'à ces deux stations de ski privées au lieu d’allouer cet argent pour résoudre d'autres problèmes profitant à tous les habitants d'Utah ? 

Alors que Snowbird appartient à John et David Cumming, Alta appartient à quelques investisseurs qui détiennent près de 90% des actions, comme les familles Laughlin, Quinney et Bass. Ce sont ces individus doivent payer pour la télécabine, et non pas le contribuable vivant à Moab, St. George ou encore moi à Park City ! 

Opposants à la télécabine de Little Cottonwood Canyon lors de la réunion du jeudi 25 mai 2023

jeudi, juin 08, 2023

Commentaires vertueux

L'autre jour, j’ai lu un article sur Karin Harjo, (cliquer ici, c’est très bien fait, mais c'est en anglais) une entraîneuse de ski, qui mettait l’accent sur le fait qu’avoir été exposée à un grand nombre de cultures différentes (japonaise, norvégienne, américaine et canadienne avec ses conflits anglophones et francophones) et d’expériences uniques et que tout cela l’avait rendue beaucoup plus adaptable et performante dans sa vie professionnelle. 

Surtout dans son approche auprès des autres sachant bien communiquer, en accumulant une expérience impressionnante et, finalement, en obtenant d’excellents résultats au niveau humain. 

Une de mes connaissances, ancien entraîneur de ski, qui je pensais pourrait apprécier cet excellent article, m'a répondu qu’après une lecture rapide de celui-ci, il s’était rendu compte à quel point le ski de compétition était insignifiant, et tout ce qui pouvait s’y passer ne représentait que des sujets triviaux qui ne préoccupait guère qu’un univers restreint de privilégiés auxquels lui-même appartenait. 

Il a continué en disant que son esprit était davantage préoccupé par l'absurdité de la guerre en Ukraine que par les progrès fait par une femme entraîneur de ski, dans un combat pour l'égalité des sexes, ce qui n'était pas la raison essentielle pour laquelle cet article m'avais plu et que je l’avais ensuite partagé. 

Tout comme cet individu, je suis moi aussi horrifié par ce qui se passe en Ukraine et à part « neutraliser » Poutine et son entourage, je ne vois pas comment ce conflit pourra être rapidement résolu. 

Ce que je veux dire, c'est que chaque sujet a sa place dans toute discussion et qu’il n’est pas nécessaire de sermonner la personne qui l'aborde, qui, dans ce cas, était mézigue. Bon, je prends cela comme un petit « dos d’âne » sur la grande chaussée de l’existence et j’absorbe en gardant le sourire !

mercredi, juin 07, 2023

Serveur à Grainau, Bavière

Il y a tout juste cinquante ans ce mois-ci, j'avais décidé de me mettre sérieusement à l'allemand. J'avais caressé l'idée de retourner à Mt. Buller, en Australie et, pour changer d'atmosphère, enseigner à l'école de ski autrichienne comme mon ami JP Chatellard l'avait fait en 1972. Je pensais aussi que connaître l'allemand élargirait ma clientèle à Avoriaz, la jeune station ayant su attirer un bon nombre de visiteurs européens. 

Toujours quelqu'un qui croit en l'immersion totale et prêt à franchir les obstacles, j'ai sauté dans mon break Renault 12 et en quittant mon domicile en Haute-Savoie, me suis dirigé à travers la Suisse, jusqu'au lac de Constance, puis j'ai viré en direction du Voralberg autrichien, traversant les merveilleux paysages que ce pays offre jusqu'au Tyrol et j’ai poursuivi jusqu'à Garmish-Partenkirschen en Bavière. Huit heures au volant pour parcourir près de 600 kilomètres !

Là, je suis immédiatement allé au bureau local de l'emploi, j'ai acheté des journaux afin de trouver un emploi qui pourrait me soutenir pendant que j'améliore mon allemand (j'avais étudié en autodidacte pendant environ un an et je pouvais exprimer mes joies, mes peines et satisfaire mes besoins les plus élémentaires, mais je ne parlais pas encore assez bien). 

J’ai aussitôt trouvé un emploi de serveur (une de mes compétences, en plus d’être un moniteur de ski) dans un restaurant touristique à Grainau, à seulement 10 minutes de là. Je me suis présenté et j'ai dû faire une assez bonne impression car j'ai obtenu le poste sur-le-champ. Le salaire était correct et comprenait la chambre et la pension, ce qui était parfait. 

La propriétaire du restaurant, une matrone impressionnante, m'a immédiatement emmenée dans un grand magasin de Garmish où elle m'a fait acheter un uniforme composé d'un pantalon noir, de chaussures noires assorties et d'une chemise blanche (elle avait quand même eu l’amabilité de me prêter le tablier de serveur). 

Sans perdre une minute de plus, j'ai commencé à servir les clients. Un véritable baptême par le feu ! Je ne comprenais pas très bien les clients qui parlaient avec divers accents et dialectes. Le premier plat que j'ai appris et que je n'oublie jamais sur ce sacré menu était le « Blaue Forelle » , la truite au bleu. Pendant une semaine, j'ai lutté comme un beau diable et, le septième jour, j'ai tout abandonné, jeté l'éponge, rendu le tablier et suis rentré en France. 

Mon geste audacieux et ambitieux n'était pas à la hauteur de ma faible patience et de mon manque de confiance en moi. J'ai presque tout de suite regretté d'avoir abandonné ce projet, et c'est ainsi que j'ai appris que la patience vaut de l'or, et qu'à partir de ce moment-là, il me faudrait augmenter considérablement le dosage si je voulais vraiment réussir !

mardi, juin 06, 2023

Jésus rencontre Jean-Claude Killy


La scène s'est produite il y a quelques jours, à Cologny, une commune très huppée, à coté de Genève. 

Le fameux skieur Jean-Claude Killy était en train de faire du shopping lorsqu'il a été abordé par ce qui m’avait semblé être un jeune maghrébin qui lui a tapé sur l'épaule en disant : « Me reconnais-tu ? » 

Surpris, Killy répondit : « Pas vraiment, mais tu ne m’est pas inconnu, je t'ai peut-être rencontré quelque part… » L'homme se présenta : « Je suis Jésus ». Encore plus abasourdi, Killy s'est contenté de répondre : « Wow ! Celui de Nazareth » ? 

« Lui-même, en chair et en os. » lui dit l'intrus en souriant. De fil en aiguille assez rapidement, les deux se sont retrouvés assis sur la terrasse du café le plus proche et se sont lancés dans une discussion animée. 

Jésus : « Comment vas ta vie, Jean-Claude ? » 

Killy : « À vrai dire calmement, je suis à la retraite maintenant et je ne fais guère que me battre au quotidien avec ceux qui semblent jalouser l’amitié que j’ai pour Vladimir Poutine. » 

Jésus: « C'est pourtant logique, un salopard pareil ! » 

Killy : « Pas vraiment, si on fait un effort pour écouter ce qu'il a à dire… » 

Jésus : « La plupart des gens qu’on trouve sympa ont des histoires fascinantes à partager, mais elles ne sont pas toujours vraies, Jean-Claude ! » 

Killy : « Seriez-vous en train d'insinuer que je suis juste un mec crédule incapable de penser de manière critique ? » 

Jésus : « C'est tout à fait plausible, et cela fait de toi une anomalie, alors que toute personne raisonnable qui a observé les manœuvres de Poutine pense que l'homme est un criminel de guerre. Comment peux-tu composer avec cela ? » 

Killy : « Parmi une majorité de moutons de Panurge qui suivent sans réfléchir les tendances et les opinions à la mode, je suis toujours resté une personne extrêmement loyale et mon jugement ne m'a presque jamais, ou rarement fait défaut. Contrairement à beaucoup d'autres, je suis fier de mon solide bon sens dans ce domaine … » 

Jésus : « Est-ce que je vois qu'il y a eu une des choses que Poutine a fait pour toi qui auraient pu adoucir ton jugement à son égard ? 

Killy : « Que voulez-vous dire ? J’ai toujours agi de manière éthique. Avant tout, c'est mon ami et je pense qu'il a parfaitement raison. » 

Jésus : « Les gens que tu connais t’ont-ils dit que ce genre d’amitié était terriblement mal placée ? » 

Killy : « Oui, beaucoup ont essayé de me faire changer d'avis, certains se sont même moqués de moi, il y a même un Français qui vit en Amérique qui m'a envoyé une lettre me demandant d'intervenir auprès de Poutine pour faire cesser l'invasion de l'Ukraine... » 

Jésus: « Qu'as-tu fait de tout ça ? » 

Killy : « Je n’ai pas changé d’un iota. » 

Jésus: « Bon, comme je ne vais pas y arriver aujourd’hui avec toi Jean-Claude, je pense que nous allons en rester là. Je rentre au paradis ! » 

Killy : « À la prochaine … » 

Jésus : « Ça, on verra ... »

lundi, juin 05, 2023

Un orignal dans mon bureau

La nuit dernière, un c’est encore un rêve tarabiscoté qui m'a réveillé car il m'a tellement impressionné que c’est probablement pourquoi je m'en souviens si vivement. 

Je ne pas trop comment il y est parvenu, mais un grand orignal mâle s'est introduit à l'intérieur de ce qui semblait être notre maison de Park City. Par précaution, j'avais réussi à parquer l'animal à l'intérieur de mon bureau qui est relativement petit et j'avais soigneusement fermé la porte. 

Ensuite, je suis sorti et j’ai demandé à des gens qui passaient dans ma rue une question stupide du genre : « Avez-vous déjà eu à faire à un orignal coincé dans votre bureau et comment avez-vous réussi à le faire sortir de la pièce sans vous faire tuer à coup de sabots ? » 

Comme vous pouvez l'imaginer, des étrangers pris au hasard comme ceux-ci n'ont pas été d'une grande aide pour me guider et ma seule solution fut de me réveiller. Sans faire un trop mauvais jeu de mot, ce maudit orignal ne manquait pas d’élan ! 



dimanche, juin 04, 2023

Utiliser des euphémismes ou appeler un chat un chat ?

Ces jours-ci, « Changement Climatique » est devenu un refrain entendu à tout bout de champ. En fait, on entend beaucoup parler du symptôme, mais pas tellement de sa cause qui est « l'utilisation d'énergies fossiles ». 

Je pense qu'il faudrait préférer utiliser ce dernier qualificatif, bien s'habituer à sa sonorité et s'y référer plutôt que de se contenter de rabâcher « changement climatique », sa conséquence indiscutable. Le simple fait d'appeler ça émissions de C02 ne suffira pas non plus. 

If suffirait simplemet de visualiser les pleins d’essence constamment renouvelés, les avions qui sillonnent nos cieux, les centrales électriques à charbon ou au gaz, les cimenteries ou encore la montée en télésiège. Les combustibles fossiles sont en train de détruire notre planete, c'est ça.  

Bien sûr, Exxon-Mobil ou Total n’apprécieront pas pas cette appellation et pourront s'énerver, tant pis, mais je pense qu'il est préférable d'appeler un chat un chat plutôt que de se cacher derrière de vagues symptômes à la place de ce qui les crée, ou de suivre le troupeau du « politiquement correct ». 

Êtes-vous d'accord et prêts à changer cette expression chaque fois que le « changement climatique » vous vient à l'esprit ou sur le bout de la langue ?

 

samedi, juin 03, 2023

Apprivoiser notre « côté progressiste »

Ce blog fait suite à celui d'hier. De toute évidence, nous sommes tous plus ou moins ambivalents quant à savoir si nous sommes conservateurs ou progressistes. Selon chacun, les deux traits se présentent dans des proportions différentes. 

Certains d'entre nous sont plus audacieux, d'autres moins. Ceci est basé sur notre génétique, la façon dont nous avons été élevés, nos expériences de vie, notre degré de confiance en soi et si nous sommes naturellement introvertis ou extravertis. 

Plus généralement, nous avons tendance à être moins aventureux au fur et à mesure que nous vieillissons, de la même manière si nous avons eu de mauvaise expériences ou souffert un traumatisme quand nous nous sommes écartés du chemin sûr et familier ou si nous nous sommes jetés sans réfléchir dans l'inconnu. 

Comme pour toutes décisions, l'aventure nécessite à la fois pratique et fréquence. J’ajouterai aussi que pour être plus progressistes, nous devons être plus curieux et si nous ne le sommes pas, nous devons également développer ce trait. 

Ensuite, bien sûr, nous devons d'abord avancer à petits pas et laisser les exploits audacieux pour les jours où nous serons devenus de vrais « Indiana Jones ». 

Quoi qu'il en soit, et peu importe à quel niveau nous somme prêts à nous aventurer dans l'expérimentation de nouvelles sensations, nous sommes susceptibles d'apprendre énormément, d’avoir de belles surprises et de découvrir que le changement n'est jamais complètement mauvais !

vendredi, juin 02, 2023

Les conservateurs « désinventent-ils » la roue ?

La raison d’être du conservatisme en politique m’a toujours beaucoup étonné. Au lieu de suggérer un mouvement vers l'avant, être conservateur ramène tout vers l'arrière et le passé, veut retourner l'ordre établi vers le passé et tourner le dos à la modernité. 

À mon avis c'est là une réaction liée à la peur du changement et à la réticence à s'adapter. La plupart des êtres humains sont opposés à toute transformation dans leur vie et s'ils avaient le choix, ceux-ci préféreraient rester là où ils sont, à la fois physiquement et intellectuellement, en évitant l'angoisse mentale qu’apporte tout changement. 

Pour certains, cela va plus loin quand ils choisissent de s’enfuir dans le passé, plutôt que de se contenter de ne pas progresser. Ceux-là semblent aspirer à un retour vers les « années 50 » et parfois même aux siècles précédents ou à l'époque médiévale avec une emprise religieuse terrorisant les fidèles en les dominant sans merci. 

Quand on voit le conservatisme sous cet angle, il est difficile de voir comment le mouvement politique peut être capable de créativité positive ou même d’innover dans quelque domaine que ce soit. 

Le mouvement conservateur est un monolithe immobile qui fait l'autruche, n'aime pas les vérités scientifiques, préfère la nostalgie et l'irrationalité religieuse. 

En même temps, il refuse de réparer ce qui doit l’être, veut maintenir des privilèges et des protections souvent injustes et refuse de voir les vrais besoins présents, saisir les tendances et continuer à construire un nouveau monde tout en améliorant celui qui existe. 

Tout cela explique pourquoi je ne suis pas un « conservateur ».


jeudi, juin 01, 2023

Mes débuts en vente dans l'industrie du ski

Il y a cinquante ans, alors que ma saison de moniteur de ski se terminait, mon bon ami Michel Duret m'avait demandé si je serais intéressé à visiter les différents magasins de ski de Paris et de sa région pendant le mois de mai. J'ai probablement répondu « Pourquoi pas? » comme je n'avais rien à faire pendant cette période. 

Les skis Duret avaient un représentant multicarte bien établi et assez âgé couvrant les Alpes et les villes voisines comme Lyon, Marseille, etc., mais personne à Paris à cette époque. Je me souviens que je venais d'acheter un break Renault 12 et que j'avais un peu hâte de le tester sur route. 

Cette voiture a remplacé la Citroën 2cv que je conduisais depuis que j'avais le permis. Je me souviens avoir acheté et installé une radio-cassette qui me permettait d'écouter de la musique pendant mes futurs trajets. 

J'étais allé plusieurs fois brièvement à Paris, mais je n'avais aucune idée de la conduite dans cette grande ville, juste une carte routière grossière à portée de main, et aucune expérience pour naviguer cette impressionnante métropole, sans parler de trimbaler mes échantillons de ski dans le métro quand je visitait les magasins du centre ville. 

Je me souviens que Michel avait préparé une demi-douzaine d'échantillons de skis en petites longueurs qui étaient protégés à l'intérieur d'une élégante et longue pochette de velours noir. Je ne connaissais vraiment pas grand-chose sur ces ski sauf quelques rudiments de construction que m’avait transmis mon ami, bien sûr le fait que je skiais sur ceux-ci toute la saison, mais je n'avais pas vraiment d'information solide sur les produits concurrents, leur prix et leur positionnement sur le marché (ce dernier critère n'existant pas encore à cette époque). 

Je n'avais aucune idée non plus de ce que les skis Duret représentaient dans l'esprit des détaillants de ski et quelles places ils pourraient tenir sur leurs rayons. Inutile de dire que j'étais terriblement mal préparé. 

Pendant tout ce temps, j'avais séjourné dans un modeste hôtel du 12e arrondissement, et je me déplaçais parfois en voiture, mais la plupart du temps, en trimballant mes échantillons encombrants dans le métro, je me présentais à l’improviste dans les magasins de ski avec un taux de réussite extrêmement variable. 

Par là, je veux dire que certains me claquaient carrément la porte au nez, tandis que d'autres n’osaient quand même pas me refuser la chance de défendre le produit que je vendais, mais je n'ai jamais, jamais, pris une seule commande de ski. Le week-end, j’allais rendre visite à mes clients et clientes d’Avoriaz pour me remonter le moral. 

Ce que j'ai appris, ce sont des tonnes de raisons pour lesquelles les commerçants n'étaient pas intéressés ou n'avaient pas besoin de mes skis. Je pense que je suis resté dans la Capitale au moins quatre semaines et que j’ai dû rentrer avec soulagement juste avant le jour de l'Ascension qui tombait le 31 mai cette année-là. 

Cela dit, j'ai passé un bon moment, Paris était magnifique et comme toujours, j'aimerais dire que j'ai beaucoup appris pendant ce mois et j’avais peut-être réalisé que cette expérience pourrait faire partie de mon avenir proche, sans en être trop sûr ...