dimanche, novembre 19, 2017

Park City devrait se relier à Big Cottonwood Canyon

Comme je l'ai déjà dit, chaque début de saison vient avec sa dose d'angoisse diffuse à propos de l'enneigement, pas seulement le jour de l'ouverture, mais tout au long de la saison de ski.

La semaine dernière, Park City a décidé de reporter son ouverture de six jours, car il n’était pas possible de fabriquer assez de neige, compte-tenu des températures trop douces qui régnaient. Il est un fait que Park City se trouve assez bas, à 2 103 mètres.

C'est assez faible comparé aux autres stations de l'Utah toutes proches, et c'est encore plus bas que la plupart des stations du Colorado qui sont sous la même latitude. En plus d'être à plus haute altitude, les canyons où se trouvent Alta, Brighton, Snowbird et Solitude, reçoivent d'avantage de neige que Park City car ils sont sur le passage de la plupart des précipitations qui vont vers l'est et en plus, celles-ci bénéficient de « l'effet lac » qui augmente souvent les chutes de neige dans ces canyons.

Pourtant, c'est à Park City que l'on trouve toute l'ambiance recherchée dans n'importe quelle bonne station, c'est le lieu où se trouvent les bons restaurants, où se trouve tout l'après-ski et où une capacité d'hébergement massive est prête à accueillir les hivernants.

L’opposé est tout aussi vrai pour ces mêmes stations d'Alta, Brighton, Snowbird et Solitude. Si on ajoute à cela le fait que notre climat est en train de devenir beaucoup plus chaud plus vite que quiconque n'aura pu le prédire, nous avons ici touts les éléments plaidant en faveur d'une liaison dans un futur proche entre Park City et son voisin au sud qu'est Big Cottonwood Canyon, où se trouvent Brighton et Solitude, pour profiter d'un meilleur enneigement pendant toute la saison.

Ce qui est déjà bien est que cette liaison serait facile à réaliser car Park City Mountain et Brighton sont, techniquement parlant voisins et qu'il ne faudrait que deux remontées mécaniques pour les relier. De plus, Brighton a déjà une liaison avec Solitude, sa voisine à l'Ouest et ces deux stations, en ouvrant leurs portes aux skieurs de Park City, atteindraient finalement leur potentiel de développement, chose qui est actuellement impossible, car elles n'auront jamais assez de lits pour cela.

La difficulté, ou plutôt le défi si on voit les choses positivement, c'est que Park City Mountain devrait conclure un accord avec au moins Brighton et idéalement avec Solitude aussi, pour effectuer cette liaison. Ce serait encore mieux s'il était possible pour Park City d'acheter ces deux entités. Quelle fabuleuse police d'assurance contre le changement climatique !

samedi, novembre 18, 2017

Suivez vos politiciens sur Facebook!

Je ne suis pas un fan de mes deux sénateurs de l'Utah et de mon Représentant, mais qu'ils me plaisent ou pas, ils sont censés "me représenter" à Washington. Bien sûr, j'aimerais qu'ils fassent vraiment leur boulot de représentation, mais ce n'est pas le cas.

La législation qu'il poussent va rarement dans le bon sens, mais je présume que ce que font ces politiciens et le bon sens sont diamétralement opposés, à travers ce courant rugissant et irrépressible qu'est l'hypocrisie.

Dites-moi pourquoi une personne dite « normale » accepterait-elle d'augmenter le déficit fédéral de 1,500 milliards de dollars pour en faire cadeau aux grandes entreprises qui n'en n'ont nul besoin, tout en prétendant que celles-ci vont créer des emplois et que tout cela va se payer au fil du temps ?

Si leur hypocrisie n'est pas totale, c'est de l'incompétence ou de la pure folie. Cela dit, je reçois désormais les « feeds » Facebook de Mike Lee, Orrin Hatch et Rob Bishop et sans trop me concentrer sur ce qu'ils racontent, je passe au peigne fin la la façon dont leurs électeurs réagissent.

Ce qui est remarquable, c'est la minorité de ceux-ci qui aiment ce que font leur politiciens, ce qui m'amène à dire que ces gens sont visiblement aux côtés des grandes sociétés et non de celui de leurs propres électeurs.

Si vous n’êtes pas concernés par la politique américaine, hâtez-vous de localiser vos propres députés et sénateurs sur Facebook et « suivez-les » pour vérifier ce qu'ils disent et surtout pour voir comment réagissent vos compatriotes. Dans le cas de mes sénateurs et de mon représentant, cette observation montre un réel décalage entre ce que ces politiciens font et ce que leurs électeurs aimeraient voir.

C'est là que l'on se rends compte que ces beaux parleurs ne sont pas du tout de notre côté et qu'il nous revient de leur dire de façon claire et énergique. Maintenant que je vous ai donné les outils, utilisez-les ! 

vendredi, novembre 17, 2017

Sécurité au rabais ?

La mort tragique du skieur français David Poisson nous rappelle que la descente est une discipline très dangereuse qui nécessite un ensemble de règles de sécurité bien précises pour minimiser les risques auxquels s'exposent les athlètes.

Au fil des ans, les compétitions ont gagné en sécurité, tirant les enseignements de tous les accidents tragiques qui ont pu se produire saison après saison. Le jour de la course et pendant les séances d'entraînement précédant une épreuve de descente, la station organisatrice consacre beaucoup de temps, d'attention et d'argent à s'assurer que les installations de sécurité répondent aux normes établies par la Fédération Internationale de Ski (FIS).

Que devrait-il se passer lorsque les coureurs s'entraînent en dehors des courses officiellement sanctionnées ? Comme l'entraînement est précisément le seul moment où l'athlète est mentalement assez libre pour « lâcher les chevaux » et tout donner, les accidents et blessures peuvent être assez nombreux. Il est donc logique d'assumer que la prise de risque sera importante, que les vitesses seront plus élevées et que la protection devrait être au moins la même qu'en compétition.

Est-ce toujours le cas? Probablement pas, car les conditions de piste lors d'un entraînement routinier ne sont jamais aussi parfaites que le jour d'une course, et cela était sans doute vrai dans le cas de cet accident. Selon certains témoignages, les skieurs passaient cette courbe à 100 km/h et, après avoir perdu son ski, Poisson a traversé deux filets hauts de 25 mètres avant de s'écraser contre un sapin.

Aurait-il du y avoir les plus grands filets de 40 mètres ancrés avec un câble à cet endroit particulier ? Qui a décidé de l'infrastructure de sécurité pour ces séances d’entraînement ? Les entraîneurs des équipes impliquées (français, italien ou suisse) ou bien Nakista, la station de ski accueillant ces équipes ?

Le type de prestations offertes par la station canadienne et les équipements de sécurité disponibles se heurtaient-ils à des contraintes budgétaires qui auraient pu influencer le choix final des infrastructures sécuritaires choisies par les entraîneurs ?

À ce stade, il semble qu'il n'existe pas de règles bien définies émanant de la FIS et régissant les mesures de sécurité utilisées pendant des entraînements en dehors des jours de course et des journées d'entraînement précédant une descente.

En l'absence de telles règles, il est évidemment trop facile d'attribuer la faute à qui que ce soit (directeurs d’équipes, entraîneurs, stations) ; en même temps une sécurité diminuée pour quelle raison que ce soit est totalement inacceptable, et c'est la raison pour laquelle la FIS doit mettre en place une réglementation concernant les séances d'entraînement d'une manière générale.
Ce n'est qu'à ce moment seulement, que la mort de David Poisson n'aura pas été en vain.

jeudi, novembre 16, 2017

Pistes VTT pour les moins jeunes

Cette bonne saison, j'ai été assez peu assidu avec mon vélo tout terrain. J'ai essayé de trouver des tas d'excuses pour cette participation décevante, mais la principale raison pour mon faible kilométrage est, disons-le franchement, beaucoup de paresse.

Bien sûr, quand on s'approche comme moi de sept décennies, il y a toujours un peu d'appréhension, une baisse de VO2Max, un tonus musculaire qui s’effrite ainsi que la peur de tomber lourdement et de se faire mal qui jouent un rôle énorme pour ralentir la verve du plus fervent des vététistes.

Même au cours de mes rares sorties (qui se montent quand même dans la vingtaine), j'ai découvert deux nouveaux parcours qui sont sur-mesure pour des personnes âgées dans ma catégorie. Elles sont situées juste derrière ma maison et s'appellent « Pork-U-Climb » et « Down Dog ».
Ce sont des pistes à une seule voie, quand même assez larges, bien recouvertes de terre avec très peu de cailloux et des virages en épingle à cheveux parfaitement relevés ; enfin leur pente moyenne est idéale à 7 pour cent.

En plus de ça, les deux pistes sont à sens unique, ce qui exclut tout risque de collision avec un autre vététiste et les vues sont tout simplement spectaculaires. Aujourd'hui, j'ai emmené mon épouse qui avait arrêté le VTT depuis deux ans et, à notre retour, elle était absolument ravie.

Si vous vivez à Park City, essayez-donc ces deux parcours avant que la neige les rende impraticables avec des pneus ordinaires, et si vous les aimez autant que nous, n'oubliez-pas de faire un dont en espèces à la Mountain Trail Foundation qui a effectué ce merveilleux travail !

mercredi, novembre 15, 2017

Angoisse dans la branche du ski

La neige est l’élément essentiel pour réussir une saison de ski ; beaucoup plus que la situation économique ou toute autre raison possible et imaginable.

Il n'est donc pas étonnant que les opérateurs de stations de ski deviennent obsédés par la météo dès qu'arrive le début novembre.

Dans le passé, il faisait toujours un peu plus froid, donc si le manteau neigeux naturel faisait défaut, il était assez simple d'en fabriquer à coup de canons si on pouvait faire l'impasse sur les coûts de production.

Aujourd'hui c'est encore différent, car même novembre n'est plus aussi froid qu'autrefois, et les responsables des remontées mécaniques ne peuvent plus prendre de risques et compter sur la bénévolence céleste en attendant un très longue période de froid pour faire tourner les canons.
Désormais, il va falloir viser juste et choisir chaque nuit où les températures seront suffisamment basses pour faire de la neige. Park City doit ouvrir ses pistes ce 17 novembre et s'il y a un ruban blanc continu, il est risque d'être bien mince, très étroit et saturé d'usagers !

mardi, novembre 14, 2017

Des « Paradise & Panama Papers » bien coûteux

À moins que vous soyez tombés dans un profond coma entre le 5 mai 2016 et aujourd'hui, vous avez entendu parler des scandales liés aux « Panama et Paradise Papers », qui viennent d’être révélés par le Consortium International des Journalistes d'Investigation (CIJI) et nous montrent à quel point l'évasion fiscale est une pratique devenue courante partout dans le monde.

Notre système fiscal complexe, mais mal réglementé, permet aux multinationales et aux super-riches d'engranger leur fortune dans des paradis fiscaux, afin de ne pas payer d'impôts dans leur propre pays. Les perdants évidents sont les contribuables comme vous et moi.

Alors qu'il s'investit chaque année près de 600 milliards d'euros dans les paradis fiscaux, les ultra-riches et les grandes sociétés ne payent pas les impôts qu'ils devraient dans les pays où ils gagnent leur argent. Le gouvernement des États-Unis a perdu à lui seul près de 100 milliards d'euros en 2016 à cause de ces programmes (la France, en aurai perdu environ 20 milliards.

Ces montages financiers privent les gouvernements des ressources nécessaires pour délivrer les services publics vitaux et les infrastructures essentielles telles que les transport, la santé et l'éducation, ce qui signifie soit des réductions de revenus fiscaux, soit une flambée du déficit ou une augmentation des impôts.

Aujourd'hui, le gouvernement américain affirme que les impôts sur les sociétés sont trop élevés ; en fait, ceux-ci qui comptaient pour un tiers de nos dépenses fédérales en 1952 ne comptaient désormais que 10 pour cent en 2015 !

Ne me dites donc pas qu'il faut réduire les impôts sur les sociétés quand ce qui est nécessaire est une législation énergique bannissant l'utilisation des paradis fiscaux pour les multinationales et les individus très fortunés. Rien qu'avec ça, le gouvernement des États-Unis recouvrirait plus de 1 000 milliard d'euros en recettes supplémentaires sur 10 ans.

Une autre bonne raison d'appeler mon Représentant, mes Sénateurs et vous, vos députés …

Vendeur de chaussures de ski biaisé

Vendredi dernier, alors que je faisais des achats dans un grand magasin de sports à Salt Lake City, j'ai entendu une conversation entre un employé et un client en train d'essayer une paire de chaussures de ski.

Le vendeur se plaignait que les fabricants européens de chaussures de ski sont incapables d'offrir des coques très rigides et suffisamment volumineuses pour s'adapter à des pieds plus larges. Il disait : « Les pieds européens ont tendance à être plus étroits que ceux des Américains et c'est pourquoi nous ne parvenons pas à obtenir les produits dont nous avons besoin de ce côté de l'océan ».

Comment ais-je réagit à cette explication, moi qui ais commercialisé et vendu des chaussures de ski pendant une grande portion de ma carrière ? Pour moi, ce vendeur âgé d'environ 45 ans, avait des préjugés à revendre et ne savait pas trop de quoi il parlait.

Voyons ce qui se passe dans la réalité ; les chaussures de compétition très rigides sont utilisées par des skieurs de haut-niveau et sont souvent ajustées et reconfigurées par un technicien qui sait se qu'il fait, ou dans le cas des très bons skieurs, par une boutique spécialisée dans ce domaine.

Dans les deux cas, le technicien va modifier la coque, le chausson, ou les deux. Les bons skieurs recherchent généralement un contact aussi étroit que possible entre leur pied et la coque de leur chaussure et, le plus souvent, commencent cet ajustement à partir d'une coque étroite, créant le volume supplémentaire requit pour le pied, soit en meulant ou en chauffant celle-ci.

C'est pourquoi les chaussures de compétition sont avant tout disponibles dans des dimensions plus étroites. Cela dit, sur une population de skieurs américain à 85 pour cent de race blanche (étude de 2015), il y a de fortes chances pour que des skieurs britanniques, allemands, français et italiens aient tous à peu près les mêmes pieds et cela démystifie l'idée bien préconçue du vendeur en question.

dimanche, novembre 12, 2017

Pourquoi n'avez-vous pas de chien ?

Nous n'avons pas de chien, nous n'en avons jamais eu et n'en aurons probablement jamais un ; Pourtant, c'est devenu une habitude pour des tas de gens que nous connaissons de nous demander à chaque fois qu'ils nous voient: « Pourquoi n'avez-vous pas de chien ? »
Bien que nous ayons l'habitude d'entendre cette question à tout bout de champ, nous ne l’apprécions pas tellement. Souvent, nous la percevons comme une manière de dire : « Qu'est-ce qui ne va pas chez vous pour que vous n'ayez pas un chien ? »

Cette question tendancieuse semblerai indiquer que si nous n'avons même pas un chien, c'est que nous devons être de mauvaises gens parce que seules les méchantes créatures n'aiment pas les chiens ; en fait, plus j'y pense, plus je trouve que poser une telle question équivaut à demander : « Pourquoi n'avez-vous pas d'enfants ? » où la réponse inévitable serait : « De quoi je me mêle ! » n'est-ce pas ?

C'est ainsi que la prochaine fois que l'on nous posera cette horrible question, nous y répondrons par une autre question (stratégie qui a fait ses preuves) en confrontant nos interlocuteurs et en leur demandant s'ils oseraient demander à un couple sans enfants pourquoi ils n'ont pas de progéniture.

Cette forme de réponse peut sembler un peu dure, mais je promets de la tester et de vous faire part des résultats qu'elle devrait engendrer.

Une réponse alternative pourrait également prendre la forme suivante : « Nous aimerions avoir un chien, mais il y a tellement de propriétaires irresponsables qui laissent leur cabots errer sans laisse ou qui ne ramassent pas leurs crottes, que nous détesterions être perçu comme ce genre d'individus.
Nous savons du reste de quoi nous parlons, des chiens qui divaguaient au milieu de la route ont déjà endommagées nos autos à deux reprises et le ramassage des crottes est une corvée quasi-quotidienne tout autour de notre maison ... »

samedi, novembre 11, 2017

Les armes à feu et moi

La seule fois où j'ai manié des armes à feu, c'était quand je faisais « mes classes » dans l'armée de l'air et lors de nos entraînements au tir, il y a juste 50 ans ce mois-ci.

Nous avions appris à tirer au fusil et à la mitrailleuse (PM 49) pendant une douzaine de séances. Je m’en étais assez bien tiré, n'avait blessé aucun de mes compagnons d'armes, mais l'expérience ne m'avait pas particulièrement marqué.

C'était en fin d'automne, le temps était brumeux, humide et froid et mon esprit était complètement concentré sur toutes les autres choses que j'aurais pu faire si je n'avais pas été coincé au service militaire, comme rechausser les skis, par exemple.
C'est sans doute à cause de ce manque d’intérêt vieux d'un demi-siècle, que je n'ai toujours pas une armoire remplie d'armes à la maison ...

vendredi, novembre 10, 2017

La compagnie électrique du Montana

La plupart des Américains savent qu'à la suite du passage de l'ouragan Maria à Porto Rico, Whitefish Energy, un petite entreprise d’électricité comptant deux employés à Whitefish, au fin fond du Montana, a décroché un contrat de 300 millions de dollars, sans soumission, pour reconstruire le réseau électrique sur l’île de Puerto Rico.

Ce marché prodigieux cachait des taux horaires de plus de 300 euros et semblait avoir été arrangé de toute pièce par un autre résident de Whitefish qui se trouvait être aussi notre Ministre de l'Intérieur, Ryan Zinke. Quand tout le monde a vu un peu plus clair dans cette histoire, le contrat a finalement été annulé fin octobre.
Maintenant, il me semble qu'il pourrait y avoir moyen d'arranger les choses et d'aider les deux parties impliquées dans cette triste histoire en encourageant les Portoricains, qui n'ont de toute façon pas de travail sur leur île dévastée, à se rendre à Whitefish, pour y suivre une formation d'électricien, en espérant abaisser quelque peu le taux de facturation horaire de cette société en dessous des 100 euros, afin de renforcer les rangs et les qualifications de cette entreprise minuscule.

De cette façon, dès que le prochain ouragan se manifestera, Whitefish Energy aura la taille et la main-d'œuvre suffisantes pour faire face à n'importe quel effort de reconstruction. Comme Whitefish est aussi une station de ski, il devrait y avoir suffisamment de lits disponibles pour accueillir plusieurs milliers de Portoricains pendant leur formation et apporter une plus grande diversité à cette région un peu isolée.

Si tout se passe comme je l’espère, et si l'influx de Portoricains est suffisant, l'endroit pourrait être très vite rebaptisé «Pez Blanco» et nous aurions là une combinaison gagnante pour ces deux communautés que rien n'avait pourtant destiné à réunir !

jeudi, novembre 09, 2017

Terrorisme et armes à feu

Si quelqu'un me demandait quelle est l'organisation terroriste légale et pourtant la plus meurtrière qui opère sur le sol américain, je n'aurais pas à chercher bien loin ; Je citerais immédiatement la NRA (L'association des Armes à Feu).

Pourquoi est-ce un groupe terroriste? Parce que cette association contribue à rendre notre environnement quotidien extrêmement dangereux en résistant toute approche rationnelle visant à réglementer l’accès aux armes à feu.

Comme par exemple accepter une législation qui forcerait les vendeurs d'armes à vérifier si l'arsenal offert en magasin, au détail, en ligne, à des foires aux armes à feu ou lors des ventes de particulier à particulier est fait dans des conditions de sécurité raisonnables.

Également, comme d'autoriser seulement des armes utilisées pour la chasse ou la protection personnelle, à l'exclusion de toutes armes d'assaut, de chargeurs multiples et d'un nombre incontrôlé de munitions.

Pourtant, ce qui fait du NRA une organisation terroriste encore plus dangereuse, est le fait qu'elle pressurise constamment nos membres du congrès qui, pour la plupart, n'osent pas dénoncer ce véritable cartel, qui se voile la face sous les termes du Second Amendement de la Constitution des États-Unis.

Chaque année, à l'intérieur même des États-Unis, la pression du NRA provoque la mort d'environ 35000 Américains tandis que des terroristes étrangers comme al-Nusra, Daech, al-Qaïda, HAMAS ou Hezbollah, parmi les quelques 61 organisations terroristes étrangères répertoriées par notre Département d'État, causent moins d'une centaine de victimes annuelles sur notre territoire national.

Qu'attends donc notre Congrès pour s'attaquer enfin à cette menace véritablement plus puissante et plus dangereuse ?

mercredi, novembre 08, 2017

Pourquoi Trump va se planter

En dépit des imbécillités qu'il raconte et d'un taux d'approbation abyssal, Trump semble toujours bénéficier du soutien de ses électeurs fidèles.

Le problème qui se pose est que l'homme manque une qualité essentielle commune aux vrais leaders: Son orgueil l'aveugle à tel point qu'il est incapable d'écouter.

Les gens qui n'écoutent pas voient le monde qui les entoure comme ils souhaiteraient qu'il soit, se font remarquer pendant quelque temps, mais finissent toujours par se planter de façon spectaculaire (Bernard Tapie en est un excellent exemple).

Ce n'est qu'une question de temps. Ce défaut caractéristique de Trump entraînera éventuellement sa chute en tant qu'homme d'État comme cela lui est arrivé auparavant quand il était promoteur immobilier. Affaire à suivre ...

mardi, novembre 07, 2017

Des « Paradise & Panama Papers » bien coûteux …

À moins que vous soyez tombés dans un profond coma le 5 mai 2016 et que vous venez juste de vous réveiller, vous avez entendu parler des scandales liés aux « Panama et Paradise Papers », qui viennent d’être révélés par le Consortium International des Journalistes d'Investigation (CIJI) et nous montrent à quel point l'évasion fiscale est une pratique devenue courante partout dans le monde.

Notre système fiscal complexe, mais mal réglementé, permet aux multinationales et aux super-riches d'engranger leur fortune dans des paradis fiscaux, afin de ne pas payer d'impôts dans leur propre pays. Les perdants évidents sont les contribuables comme vous et moi.

Alors qu'il s'investit chaque année près de 600 milliards d'euros dans les paradis fiscaux, les ultra-riches et les grandes sociétés ne payent pas les impôts qu'ils devraient dans les pays où ils gagnent leur argent. Le gouvernement des États-Unis a perdu à lui seul près de 100 milliards d'euros en 2016 à cause de ces programmes (la France, en aurai perdu environ 20 milliards).

Ces montages financiers privent les gouvernements des ressources nécessaires pour délivrer les services publics vitaux et les infrastructures essentielles telles que les transport, la santé et l'éducation, ce qui signifie soit des réductions de revenus fiscaux, soit une flambée du déficit ou une augmentation des impôts.

Aujourd'hui, le gouvernement américain affirme que les impôts sur les sociétés sont trop élevés ; en fait, ceux-ci qui comptaient pour un tiers de nos dépenses fédérales en 1952 ne comptaient désormais que 10 pour cent en 2015 !

Ne me dites donc pas qu'il faut réduire les impôts sur les sociétés quand ce qui est nécessaire est une législation énergique bannissant l'utilisation des paradis fiscaux pour les multinationales et les individus très fortunés. Rien qu'avec ça, le gouvernement des États-Unis recouvrirait plus de 1 000 milliard d'euros en recettes supplémentaires sur 10 ans.

Une autre bonne raison d'appeler mon Représentant, mes Sénateurs et vous, vos députés …

Un massacre de plus ...

Plus les choses changent, plus c'est la même chose.

Le massacre de dimanche dans cette église du Texas n'aura guère été différent, car il est apparemment l'oeuvre d'un jeune homme blanc, probablement déséquilibre et lourdement armé.

Est-il même nécessaire de se rappeler que ce massacre est le fruit d'efforts collaboratif et régulier entre le NRA (le lobby des armes à feu), une majorité de nos membres du Congrès et de Trump ?

Rappelez vous simplement, qu'en moyenne les armes à feu tuent environ 35 000 américains chaque année.

Tant que que le second amendement de la Constitution des États-Unis ne sera pas considéré sur un pied d’égalité avec l'esclavage, le racisme, le harcèlement sexuel et l'usage des combustibles fossiles, rien ne risque de changer.

lundi, novembre 06, 2017

Pas de baisse d'impôt pour les grandes entreprises !

Avec la bourse et le chômage à des niveaux records, l'accès aux soins de santé le pire dans le monde civilisé, le financement politique corrompu, une infrastructure qui s'effondre, un changement climatique qu'on ignore et une dette nationale qui avoisine 21 000 milliards de dollars, l’idée de réduire les impôts sur les sociétés, ou toute autre import du reste relève de la pure folie, ici aux États-Unis.
C'est plutôt une hausse de l'imposition qui serait de mise pour commencer à réparer tout ce qui nous afflige. Comme par exemple une taxe sur les combustibles fossiles, ou encore une application beaucoup sévère de notre fiscalité.

Les Républicains et tous les politiciens qui soutiennent cette baisse d'impôt insensée en prétendant que cela va stimuler l'économie, sont soit corrompus, soit totalement stupides. Ça n'a pas fonctionné sous Reagan et Bush-le-fils ; cela ne fonctionnera pas plus sous Trump.

Si vous êtes d'accord et vivez aux États-Unis, mettez ce message de cote et lisez-le bien à votre représentant républicain et sénateur (s) quand vous les appelez ce lundi matin.

dimanche, novembre 05, 2017

Cher, cher Emmi !

La nuit dernière, nous avions invité un ami à la maison pour une fondue. Je prépare habituellement ce plat en mélangeant moitié fromage comté, moitié gruyère et je me suis rendu compte au dernier moment qu'il nous manquait ce type de fromage.

J'ai sauté dans mon auto et suis allé à l'épicerie la plus proche où j'ai trouvé des petites portions de marque “Emmi” pour compléter ma mixture (en tout cas, c'est ce que je croyais). Ces portions étaient emballées sous plastique, marquées contenir exactement 240 grammes chacune et vendue pour 5,68 euro (ce qui revient à 23,67 euros le kilo).

Même si c'était beaucoup plus cher qu'au magasin de gros où nous nous rendons habituellement, j'ai acheté ce dont j'avais besoin, suis rentré à la maison.

La prochaine fois que j'irai dans le magasin de gros en question, je ramènerai les gros morceaux que nous achetons habituellement ; cela devrait m'économiser de nombreux dollars !

samedi, novembre 04, 2017

Auriez-vous loué la camionnette à ce type ?

La dernière attaque terroriste à New York soulève des tas de questions.

Sans parler du dilemme face auquel a du se trouver l’employée qui a loué la camionnette et l'importance de prévenir de tels futurs incidents sans diaboliser toute la communauté musulmane américaine, il est possible de discuter l'impact positif que peut avoir le bon sens par rapport à une adhésion rigide et aveugle à tout ce qui est politiquement correct.

Une autre façon d'aborder le problème est de le retourner carrément en se demandant « Si j'avais été derrière le comptoir, aurais-je loué le véhicule à cet homme ? » Il est certain que Sayfullo Saipov n'avait pas du tout l'air du bon Américain moi.

Si j'avais été derrière le comptoir, en supposant que j'ai assez de bon sens et sachant tout ce que je savais sur les massacres similaires à Nice et en Europe, je me serai dit en voyant et en entendant Saipov: « Ce mec doit être du Moyen-Orient et doit être un musulman très pratiquant. »

Après avoir examiné son permis de conduire et son paiement de dépôt-location, je lui aurais sans doute demandé : « Qu'avez vous l'intention de faire avec cette camionnette ? » Il m'aurait probablement répondu « Je vais aider un de mes potes à déménager ».

Encore une fois, je me suis peut-être débattu entre mon bon sens et la facilité du profilage racial. L'essentiel est que, selon le comportement de Saipov, son ton de la voix et le langage corporel, j'aurais certainement loué le véhicule, mais j'aurai aussi appelé la police locale, expliqué mes craintes à son sujet et leur aurai demandé d'avoir cet individu à l'œil.

Qu'auriez-vous fait si vous aviez été derrière le comptoir ?

vendredi, novembre 03, 2017

Quand je suis devenu soldat

Il y a un demi-siècle aujourd'hui, je prenais le train pour l'Allier où j'allais « faire mes classes » dans l'armée de l'air française.

C'était le premier jour de 16 mois d'emprisonnement dans une institution que je détestais.

Comme la photo d’époque en témoigne, je n'étais pas heureux et n'attendais absolument rien de cette longue période de conscription.

L'un des moments les plus sombres de ma vie.

jeudi, novembre 02, 2017

Clément Braize, 1936-2017

Cette journée a commencé avec une bien triste nouvelle. J'ai appris que mon cousin Clément venait de décéder.

Il avait eu 81 ans en mars dernier. Je me souviens bien de lui parce que j'avais l'habitude de rester avec lui et ma tante pendant quelques mois chaque année, alors que j'étais au collège et que mes parents avaient besoin de quelqu'un pour s'occuper de moi.

Pendant tout ce temps, lui et sa mère étaient très gentils avec moi. Clément était toujours remplit d'entrain et aimait chanter; son air préféré était l'adaptation française de Venus par Les Compagnons de la Chanson.

Mes sincères condoléances à sa femme Yvonne et à sa fille Annette. Clément tiendra pour toujours une place bien spéciale dans mon cœur.

Berné par l'illusion d'optique

Il y a quelques jours, la station de Park City s'est mise à faire de la neige à canon; il faisait froid et les employés voulaient probablement tester leur équipement.
C'est là que j'ai pris mes jumelles pour voir ce qui avait été enneigé et que j'ai découvert deux éléments qui m'étaient parfaitement inconnus: Il y avait un pylône (A) et une station supérieure de télésiège (B) que je n'avais jamais vus auparavant.

En fait, j'ai immédiatement recherché le site internet de la station sans résultat ; de plus, il était absolument impossible que la station aie pu construire une nouvelle remontée pendant notre absence au début octobre, ou encore sans annoncer celle-ci au monde entier.

J'ai sauté dans mon auto et suis monté dans le massif pour avoir une vue plus complète et j'ai vite découvert que ce télésiège mystérieux était une pure illusion.

Pour ceux d'entre vous qui connaissaient Park City, le "Mystery Lift" était en fait celui de Lady Morgan, situé à plus d'un kilomètre de là sur la station Deer Valley, et qui semblait parfaitement aligné avec la pente de Park City.

Morale de l'histoire, tout ce que nous croyons voir ou comprendre dépend toujours du point de vue choisis!

mercredi, novembre 01, 2017

Trump anime notre fête d'Halloween !

Comme nous habitons un quartier très peu fréquenté, nous avons sollicité l'aide de quelqu'un de connu, pour augmenter le nombre de nos visiteurs pour Halloween.

Le Donald est bien arrivé à l'heure, et pendant un moment, aucun gamin ne s'est manifesté, ce qui était quand même gênant, car nous craignions d'avoir remué ciel et terre pour rien !

Finalement, des petits groupes se sont manifestés, battant par 23 pour cent les chiffres de l'an passé.

Le seul problème est que le Donald n'a pas fait rire les enfants ; en fait, il leur a fait franchement peur (les gamins sont loin d’être idiots), ce qui était une autre démonstration de la loi des conséquences imprévues.

Vers 21 heures, nous avons renvoyé le président à la Maison Blanche, non sans lui avoir bourré les poches avec les bonbons qui nous restaient, et il va falloir désormais nous pencher sur une bien meilleure stratégie pour l'an prochain !

Dilemme à Deer Valley

Il y a un éléphant géant en train de faire du snowboard sur les pistes de Deer Valley et celui-ci n'a jamais été aussi gros qu'en ce moment. 
La date limite pour acheter au meilleur prix les forfaits saison à Deer Valley était hier. Pour attirer les retardataires, la station avait posté sur Facebook un rappel des sept arguments en faveur de l'achat du forfait chez elle plutôt qu'à Park City.

Les voici listés sur son blog :
  1. Visite gratuite du massif 
  2. Déchargement des skis au pied de la station 
  3. Dépôt de skis gratuit (un service vraiment très pratique)
  4. Ventes de forfaits limitée (cela ne se produit qu'une fois l'an, souvent le 29 décembre) 
  5. Service de questions-réponses par SMS (nouveau cette saison) 
  6. Personnel sympa 
  7. Bonne cuisine 
 Les lecteurs ont réagit en mettant bien en avant ce qui pourrait être vu comme cet éléphant virtuel dont on parlait plus haut : Snowboard interdit sur les pistes, qui, de loin, l'emporte sur les sept raisons « officielles ».

L'acquisition récente de la station par KSL / Crown est en train d'ébranler cette espèce de garantie selon laquelle la fidèle clientèle de Deer Valley ne verrai jamais de snowboardeurs sur les pistes et cela crée la terreur parmi tous ses plus vieux clients pour qui cette discrimination contre le snowboard fait encore recette !

mardi, octobre 31, 2017

Coupe affouagère ?

Notre propriété est bordée d'arbres sur trois de ses côtés ; alors que ma femme tolère les conifères, elle n'aime pas du tout les trembles qu'elle considère comme de véritables « mauvaises herbes » envahissantes.

Cela ne me dérange pas et de plus, j'ai horreur de couper tout arbre quel qu’il soit. Cette différence d'opinion est exactement partagée sur les lignes féminines/masculines avec Michelle et Bret, nos voisins vers l'ouest.

C'est ainsi que dimanche dernier, nous avons eu une réunion informelle entre nos deux ménages et les deux hommes ont essentiellement pliés sous les demandes de leurs compagnes respectives, acceptant de couper un grand nombre de trembles qui essayaient de survivre entre nos deux maisons.

Après que cette condamnation à mort soit tombée sur des arbres qui n'avaient fait aucun mal, j'ai commencé à être saisit tas de remords, mais ceux-ci ne m'ont pourtant pas empêché d'aller m'acheter une nouvelle scie que j'ai testé illico-presto dans l'heure qui a suivit et pendant laquelles sept arbres se sont retrouvés étendus sur notre pelouse.

J'admets que ces arbres n'étaient pas énormes, mais leur avenir était brillant, surtout tous les mois d'octobre quand ils portent leur parure d'or ! Certain trembles assez costauds ont demandé grâce, chose que je leur ai immédiatement accordé, essentiellement parce que leur tronc était trop grand et que les couper m'aurait prit trop de temps.

Après avoir évalué l’étendue de mon travail de bûcheronnage, mon épouse a semblé heureuse, mes voisins étaient impressionnés et j'espère que ce sujet ne reviendra pas sur la tapis pour une autre année ...

lundi, octobre 30, 2017

Notes dissonantes à Sölden

Je n'ai pas regardé le slalom géant dames et je n'ai pas pu voir les hommes non plus car la course a été annulée. Cela dit, je parle de regarder tout cela en différé, car je ne me sens plus le courage de me lever au petit matin pour suivre une compétition de ski.

La course dame était bien et sans grande surprise. Comme d'habitude, Lindsey Vonn, a fait de son mieux pour se faire remarquer, d’abord en annonçant qu'elle allait enfin participer au géant, sans trop s'attendre cependant à manquer de se qualifier.

À peu près au même moment, dans une entrevue du 24 Octobre accordée au journal Aftonbladet en Suède, elle avait évoqué le circuit féminin et avait dit: « Je pense qu'il est important que les femmes aient les mêmes droits que les hommes, la vue générale dominante et que nous sommes des citoyennes de deuxième classe en Coupe du monde. Vous savez, nous sommes l’élément accessoire du spectacle tandis que les hommes restent le centre d'attention. »

Je suis assez d'accord avec son opinion mais je crains que le ski en tant que sport est tellement petit sur le plan planétaire, qu'il n'a ni assez d'argent, ni assez de media et de fans changer les choses, aussi tristes qu'elles puissent être.
Pour ce qui est de la course messieurs, c'est un excès de vent qui a malheureusement annulé l’épreuve dimanche, mais alors dites moi pourquoi les organisateurs n'ont-ils pas reporté la course au jour suivant (les prévisions météo étaient alors au grand beau) et faire perdre un temps précieux et subir des frais de déplacements obscènes aux athlètes et à leur équipes ?

Cela me semble inexcusable et montre, s'il le fallait encore, que la Fédération Internationale de Ski est dirigée par une bande de bureaucrates incompétents et dépourvus de tout bon sens.

dimanche, octobre 29, 2017

Temps de choisir un nouveau maire !

Dans un peu plus d'une semaine, les citoyens de Park City vont voter pour un nouveau maire et deux nouveaux conseillers municipaux. Le plus gros suspens est de savoir qui deviendra le maire de notre petite ville (8 000 habitants) pendant les 4 ans qui viennent.

Il s'agit principalement d'un poste honorifique où il est d'avantage question d'établir des directions générales, car la gestion quotidienne de la ville est confiée à un professionnel. Dana Williams, 62 ans, l'un des deux candidats, qui a été maire pendant trois termes ou 12 années, et après une pause de 4 ans, veut maintenant revenir, pensant qu'il est toujours le meilleur et que la ville a vraiment besoin de lui.

Andy Beerman, son adversaire, est actuellement membre du conseil municipal et n'offre pas un programme radicalement différent de celui de Williams, mais ses plus grands atouts par rapport à l'ancien maire sont son âge (48 ans) et sa réussite dans la gestion de petits commerces locaux qui à le mérite de contraster avantageusement avec le bilan professionnel plutôt médiocre de Williams.

J'ai travaillé aux côtés de Williams pendant une brève période et il ne m'avais pas du tout impressionné. Il adore s'attarder sur tout ce qu'il dit avoir fait dans le passé, parle comme un livre mais à du mal à traduire son beau discours en réalisations concrètes et, comme il l'a dit quand il s'est présenté il y a quelque mois, reprends du service essentiellement parce que le boulot paie mieux qu'auparavant (3 600 euros par mois).

Je pense que les bons jours de Dana Williams sont désormais largement derrière lui et que Park City est maintenant prêt pour de nouvelles idées, une direction innovante et un plein d'énergie !

samedi, octobre 28, 2017

Forfaits chers, salaires de misère

Au printemps dernier, j'ai été assez choqué de voir comment nos stations locales de Park City et de Deer Valley, avaient augmenté leurs tarifs de forfait saison par comparaison à l'indice des prix à la consommation.

Au cours de ces deux dernières saisons, ceux-ci ont augmenté de plus de 5 pour cent par an, soit 10 fois plus que les prix à la consommation.

Ce matin, j'entendais à la radio que ces mêmes stations de ski ont un mal fou à trouver des saisonniers, chose qu'ils pouvaient satisfaire autrefois en comptant sur une main-d’œuvre étrangère qui venait aux États-Unis grâce à des visas spéciaux « J-1 » et « H-2B ».

Aujourd'hui, ce programme est menacé par Trump et par de nombreux membres du Congrès qui critiquent ces visas, en argumentant que les stations devraient embaucher en priorité des travailleurs américains.

Bien sûr, ces emplois sont saisonniers et ne payent guère que le salaire minimum, donc il n'y pas beaucoup de locaux ou même d'autres américains qui sont intéressés.

Tout cela m'amène à calculer que cette augmentation de 5 à 6 pour cent sur les forfaits doit dégager, rien que sur Park City, un chiffre d'affaire compris entre 100 et 120 millions d'euros, dans lequel la seule hausse annuelle du prix des forfaits s'élève entre 5 et 6 millions d'euros.

Au lieu de récupérer cette augmentation sous forme de bénéfices supplémentaires, nos deux stations devraient avoir de quoi attirer beaucoup plus de travailleurs locaux et américains, en les payant mieux, en recrutant chez nous, et en comptant beaucoup moins sur une main-d'œuvre étrangère bon marché ...

vendredi, octobre 27, 2017

En quête d'une parcelle spéciale ...

Hier, je suis allé me renseigner sur un type de terrain assez unique. Comme Park City semble être devenu l'endroit que nous préférons, nous aimerions faire durer ce plaisir le plus longtemps possible, en souhaitant que cela aille même au delà de notre dernier souffle.

Maintenant, vous avez sans doute comprit de quoi il s'agit ! Ce n'est pas que je sois particulièrement pressé de rendre l’âme, mais un peu de planification n'est jamais une mauvaise idée, surtout en raison de la croissance qui continue d'affecter Park City ; acheter une parcelle au cimetière en ce moment pourrait bien être l'affaire de la semaine.
Comparé au reste de notre marché immobilier local, ce genre de terrain est encore assez bon marché, alors pourquoi ne pas sauter sur l'occasion tant qu'elle disponible et qu'elle est encore abordable !

jeudi, octobre 26, 2017

Quand il s'agit d'impressionner …

S'il existe un forum où les gens s'en donnent à cœur joie pour impressionner, c'est bien sur les médias sociaux en général et sur Facebook en particulier.

Chacun peut montrer qu'il est beau, intelligent, bien éduqué, affluent, célèbre, qu'il voyage aux quatre coins de la planète, et ainsi de suite. Évidemment, toute l’anxiété qui transpire de notre nature humaine trouve un exutoire merveilleux et facile à mettre en œuvre dans les médias sociaux pour impressionner un maximum d'individus.

Peut-on ainsi parvenir à impressionner tout ce public ? Partiellement, je pense. Est-ce que cela marche à tous les coups ? Pas si sûr ; le plus souvent cela déchaîne beaucoup d'envie, de jalousie et une foule d'autres sentiments peu recommandables.

En fait, épater atteint rarement sa cible. Toute l’énergie s'éclabousse sous forme de ressentiment et d'autres réactions négatives.

Au bout du compte, il n'y a guère que nous-mêmes qui puissions vraiment nous impressionner et ce qui est posté sur Facebook pour étonner est souvent tellement perverti que cela ne nous toucherait guère si nous étions vraiment objectifs quant à son contenu.

Un bon point de départ serait donc de commencer par nous impressionner en oubliant la galerie de « voyeurs » qui habitent Facebook. C'est seulement à ce moment que nous risquons enfin de vraiment faire « bonne impression » …

mercredi, octobre 25, 2017

Stations de ski en chiffres ...

Pas plus tard qu'hier, nous discutions les prix d'achat des stations de ski basées sur les journées-skieur. Le concept peut paraître nouveau, mais je le trouve particulièrement utile pour mesurer certains éléments qui nous aident à mieux comprendre la réalité économique de la branche du ski.

Si nous restons avec Vail Resorts, comme dans notre illustration d'hier, il est facile de mieux comprendre les finances internes de ce regroupement de stations. Pour 2017, Vail Resorts a annoncé 12 millions de journées-skieur pour un chiffre d'affaires de plus de 1,6 milliards d'euros.

Bien que son bénéfice avant impôts et amortissement s’élevait à plus de 500 millions d'euros, son bénéfice net s'établissait à 179 millions d'euros. Si nous nous basons sur les journées-skieur, ces chiffres se traduisent par chiffre d'affaires de 134 euros pour un bénéfice net de plus de 15 euros.

Un autre élément, le prix effectif du billet qui représente le revenu des remontées mécaniques divisé par le nombre total de journées-skieur, s'élevait autour de 58 euros, soit environ la moitié du forfait journalier haute-saison.

Ce que mes lecteurs Européens doivent savoir sont que les revenus des écoles de ski font partie intégrante de ceux de la station, de même que les revenus de restauration, d’hébergement et de location de matériel, ce qui n'est pratiquement jamais le cas en France ou ailleurs dans les Alpes.

Maintenant, vous pouvez comparer ces chiffres avec le coût d'acquisition de Whistler par Vail à 450 euro la journée-skieur dont nous parlions hier, pour arriver à un ratio rapport bénéfice-prix de 30, qui comprend également l'immobilier, l'équipement divers et d'autres actifs non liés au ski. Ce rapport bénéfice-prix est exactement celui du titre de Vail Resorts en bourse (MTN) qui est a 30.92 en 2017 et projeté à 28.73 pour 2018 ...

mardi, octobre 24, 2017

L'épidémie d'achat de stations de ski

En ces temps de réchauffement climatique, on pourrait penser que seul Trump serait assez fou pour acheter une station de ski, lui qui refuse d'accepter la réalité du changement climatique causé par l'homme, mais ce n'est pas tout à fait le cas.

Au cours de ces dernières années, certains grands groupes financiers ou regroupements de stations existantes se sont lancés dans l'achat de stations de ski sans trop se préoccuper de températures planétaires à la hausse et d'un marché du ski dont le volume refuse obstinément de croître.

Le prix d'achat de Deer Valley Resort par KSL / Crown n'a pas été divulgué, mais il a du falloir sortir les gros dollars pour convaincre ses anciens propriétaires de vendre.

Si on devait établir un barème des prix d'achats de stations de ski et s'appuyer sur le récent achat de Whistler pour près d'un milliard d'euros par Vail Resorts, sur une base de 2.100.000 journées-skieur pendant la saison 2015-2016, cela équivaudrait à environ 450 euros par journée-skieur.

S'il fallait appliquer le même barème pour Deer Valley, cela donnerai plus de 300 millions d'euros, mais j'ai l'impression que la transaction a du largement dépasser la barre des 400 millions d'euros, car Vail Resorts devait etre en lice pour faire monter les enchères, faire « fondre » les vendeurs et choquer le monde du ski.

La planète n'est pas le seul élément en surchauffe ces jours-ci !

lundi, octobre 23, 2017

Skis trop longs ? Pliez-les !

Depuis que les skis glissent sur la neige, ils ont largement démontré leurs avantages et leurs inconvénients.

Un de leurs principaux avantages est bien entendu de permettre au skieur de ne pas s'enfoncer dans la neige.

Parmi les inconvénients, il y a leur longueur qui les rend difficiles à manœuvrer et peu commode à transporter. Restons pour l'instant sur cette dernière idée : la facilité de transport.

Pendant des années, des inventeurs ont essayé de nous proposer des skis pliants que l'on pouvait jeter dans le sac à dos afin de gravir des sommets escarpées sans être gêné ou déséquilibré par une longue paire de planches encombrantes.

Des fabricants suisses comme Attenhoffer en 1925 et Shraner en 1934 se sont attaqués à cette idée qui n'a cependant pas réussit à s'imposer sur le marché. Plus récemment, le modeler Approche de MTN s'est attaqué à l'idée sans toutefois y trouver l’écho espéré.

C'était jusqu'à ce qu'Elan, l'inventeur du ski de carving moderne, ait décidé, lui aussi, de s'attaquer à sa propre version de ski pliant. Cela a attiré toute mon attention, mais comme je suis d'un naturel plutôt sceptique j'aurai aimé voir le produit pour y croire ; c'est pourquoi j'ai cherché un peu partout une vidéo de ce ski pliant, malheureusement sans résultat !
Pour me consoler, je me suis laissé dire qu'Elan équipe Davo Karničar, un fameux alpiniste, et qu'il est descendu de Everest avec ces fameux skis pliants, apparemment, sans se retrouver plié en deux au camp de base !

dimanche, octobre 22, 2017

Vos roues de secours sont-elles gonflées?

Ma récente crevaison et l’expérience d'une roue de secours en mauvais état m'ont conduit à vérifier la pression de la roue de secours dans Mini de mon épouse.

Il s'agissait là d'une mauvaise et d'une bonne idée. Mauvaise idée d'abord, parce que j'ai découvert que pour trouver où cette roue de secours se cachait et comment la sortir exigeait au moins un bon diplôme d'ingénieur, et bon ensuite, parce que cette sacrée roue de secours dont j'avais ignoré l'existence pendant tant d'années, était aussi plate qu'une limande.

Mon conseil à tous les lecteurs de ce blog: N'attendez pas demain, inspectez vos autos et essayez de trouver d'abord où se cachent vos roues de secours, comment les démonter et si vous y parvenez, vérifier s'il restent assez d'air à l’intérieur du pneu. 

Faites-cela plus tôt que plus tard, parce que plus tard, cela pourrait se trouver en pleine la nuit, sous une pluie battante et bien entendu du mauvais côté d'une chaussée très encombrée (ne riez pas, ça m'est déjà arrivé)!


samedi, octobre 21, 2017

Un autre pneu crevé !

Dans la vie, il existe certaines situations pour lesquelles nous ne sommes jamais bien préparés ; comme gagner au loto, mourir ou avoir une crevaison.

Hier, à moins de 300 mètres après avoir quitté la maison, j'ai ressenti que quelque chose n'allait pas bien avec mon auto et j'ai très vite compris que je venais de crever.

Comme j'étais en plein virage, j'ai du m’arrêter un peu plus loin, là où je pourrais réparer en toute sécurité ; j'ai donc procédé au changement de la roue qui avait une superbe vis à bois incrustée au beau milieu de sa bande de roulement.

Au même moment, deux jeunes latinos se sont arrêtés, sans doute alarmés par ma vieillesse et ma fragilité, et m'ont très gentiment demandé si nous avions besoin d'aide. J'ai refusé poliment, mais bon dieu, je ne parvenais pas à trouver tous les accessoires nécessaires pour changer la roue.

C'est la deuxième fois que cela se produit avec cette voiture et même si je savais que la manivelle du cric manquante (numéro 3 sur le dessin) était cachée quelque part, je ne pouvais plus me souvenir de l'endroit exact.

J'ai même ouvert le capot avant (?) pour la chercher en vain et alors que je feuilletais frénétiquement le manuel, je me suis tout d'un coup rappelé que l'outil en question était logé sous un panneau situé à gauche de la roue de secours.

Quand j'ai finalement enlevé la roue endommagée et installé la roue de secours, j'ai réalisée que celle ci était complètement dégonflée et il m'a alors fallu retourner à la maison, la regonfler presque entièrement avant de filer vers la station service.

C'est à ce moment-là que j'ai commencé à penser qu'une répétition régulière des procédures de changement de roue, ainsi qu'une vérification de la pression d'air de la roue de secours, ne serait peut-être pas une si mauvaise idée ...

vendredi, octobre 20, 2017

Neige ou pas ?

Hier, le centre de prédiction climatique de l'Amérique du Nord, NOAA, nous a annoncé la couleur de l'hiver prochain. D’après ce qu'il nous raconte, la Niña devrait être de retour cette saison et jouer un rôle important sur ce qui doit nous tomber sur la tête pendant la saison blanche.

Bien entendu, ma première réaction a été de chercher à quantifier le manteau neigeux prévu pour l'Utah et ce que j'ai découvert, c'est que nos températures moyennes allaient être plus élevées (je m'y attendais et ce n'est pas bon signe) mais nos précipitations seraient plus abondantes (parfait, dans la mesure où elles seront « solides »).

Cela dit, je compte revenir à ce blog vers la mi-avril, l'an prochain, pour vérifier si ces prévision valent la peine d'être prises en considération ou si c'est de la pure foutaise. Affaire à suivre !

jeudi, octobre 19, 2017

Que fera KSL & Co de Deer Valley ?

Hier, je bavardais avec un de mes potes sur la façon dont la station de ski de Deer Valley Resort risquait de changer maintenant qu'elle est sous le contrôle d'un nouveau propriétaire. Il était persuadée que que la marque Deer Valley était si forte que personne n'oserait y toucher.

Ce n'est pas du tout mon avis. En dépit de ce qu'il annonce pour rassurer les habitués des stations qui viennent d’être regroupées, le groupe financier KSL Capital Partners and Henry Crown and Company (KSL & Co) ne va pas se casser la tête à faire un tel travail de consolidation sans en attendre d'importantes économies d'échelle, sans établir de « meilleures pratiques » à travers ce nouveau réseau et sans se battre efficacement contre Vail Resorts.
Alors que Deer Valley peut-être fier de ses galons acquis grâce au classement, au demeurant douteux et peu représentatif que lui a donné Ski Magazine, la station a quand même pas mal de progrès a faire dans de nombreux domaines, ce qui est sans doute est vu comme autant d'opportunités de croissance et de progrès par son nouveaux propriétaires. Comme par exemple, d'attirer un public plus jeune, en élargissant son offre de produits et encore en innovant, chose qui n'a carrément jamais existé depuis la création de la station.

Si KSL & Co exige le succès qu'il en droit d'obtenir, attendez-vous à découvrir des changements importants affectant l'ensemble de son réseau de nouvelles stations, y compris bien sûr, Deer Valley.

mercredi, octobre 18, 2017

Avantages fiscaux surévaluées ?

Amazon est à la recherche d'une ville pour établir ses deuxièmes quartiers généraux, en plus de Seattle, et sollicite en ce moment des centres urbain à travers l'Amérique du Nord dans ce but bien précis.

L'entreprise a promit d'investir 5 milliards de dollars et de créer 50 000 emplois.

Idéalement, ces nouvelles facilités devraient être établies dans une ville d'au moins 1 million d'habitants, offrant un aéroport international et un « environnement stable et favorable aux entreprises ».

Pour attirer le champion de la vente au détail en ligne, les villes candidates déroulent un tapis rouge bourré d'avantages fiscaux en tous genres. La question, bien sûr, est de savoir si ces trucs vont marcher, ou vont même s’avérer rentables à long-terme, car les entreprises intelligentes et visionnaires voient bien au-delà de quelques avantages fiscaux pour y asseoir leurs stratégies.

C'était le sujet de conversation ce matin, sur NPR, notre radio nationale, à savoir si les incitations fiscales motivent vraiment les entreprises. La journaliste, Alina Selyukh, a cadré la réponse à cette question en citant Paul O'Neill, ancien PDG d'Alcoa, le géant de l'aluminium, qui avait déclaré au Congrès lors de sa confirmation en tant que ministre du commerce en 2001 :

« Je n'ai jamais pris de décision d'investissement basée sur les avantages fiscaux ; si vous me donnez de l'argent, je le prends. Si vous voulez me donnez d'autres avantages pour prendre une décision, j'en profiterai, mais les bons hommes d'affaires n'agissent jamais sur des des incitations de ce genre. »

Pour moi, cela a beaucoup de sens et confirme bien s'il le fallait, que les réduction de l'impôt sur les sociétés n'ont jamais réussi à stimuler l'économie. Les objectifs commerciaux et les opportunités économiques sont les vrai moteurs qui font que les BONNES entreprises vont de l'avant, pas les abattement fiscaux.

mardi, octobre 17, 2017

Vieux os et décalage horaire

J'ai voyagé énormément au court de ma carrière professionnelle et à travers les années, j'avais développé ma propre technique pour minimiser les effets du décalage horaire.

Dans la mesure du possible, je m'attachais à suivre la procédure suivante : 
  • Je faisais de mon mieux pour dormir autant que possible pendant le vol. 
  • J'allais courir ou je faisais de l'exercice dès que j'arrivais à destination. 
  • Je me persuadais que la nouvelle heure locale était la vraie et je ne cherchais jamais à « traduire » celle-ci dans l'heure qu'il pouvait être à la maison. 
 Le résultat est que cette technique a assez bien fonctionné car, par la force des choses, j'avais un sacré entraînement et aussi parce que j’étais beaucoup plus jeune. J'ai toujours trouvé que les voyages vers l'est étaient beaucoup plus difficile à supporter, car on perds un temps de sommeil très précieux et que les rythmes circadiens sont encore plus perturbés.
Bien évidemment, les vols vers l'ouest étaient un peu moins stressants, pour ces mêmes raisons. Assis sans bouger pendant des heures en respirant de l'air vicié, recirculé, n'arrangeait rien non plus.

Aujourd'hui, alors que je m'approche des 70 balais, la plupart de ces éléments négatifs semblent s’être amplifiés et souffrir d'un grand décalage horaire ne m'amuse plus beaucoup.

La morale de toute cette histoire: N'attendez surtout pas d’être octogénaires pour voyager !

lundi, octobre 16, 2017

Corvée d’après-vacances

Quel plaisir de retrouver sa maison après les vacances ! Il n'y a rien de mieux que de revoir son logement et retrouver son lit.

D'accord, il y a alors beaucoup à faire, comme trier le courrier, payer les factures et régler les urgences. En plus, il y aussi ce qui résulte de tout ce temps libre, comme les photos et les films vidéos, entre autres choses.

C'est du reste ce qui me rend un peu fou car aujourd'hui, nous semblons accumuler toutes ces données en très grande quantités, surtout à l'âge du « smart-phone », où notre caméra, pire encore, notre petit caméscope, est toujours à portée de main, au fond de la poche.

Comment alors traiter cette avalanche de souvenirs ? Moi, je laisse habituellement tout cela pour la fin. Je mets d'abord mon blog quotidien à jour, et puis quand tout est publié, je m'attaque aux images. C'est justement ce que je viens de commencer aujourd'hui.

C'est un sacré boulot car il faut faire le tri, c'est-à-dire choisir et se casser la tête pour y arriver.

Encouragez-moi !

dimanche, octobre 15, 2017

Visite d'un ancien collègue ...

Mon compatriote Patrick et moi avons travaillé pendant quelques saisons à la même école de ski, à Avoriaz, au dessus de Morzine, avant d’éventuellement nous installer, lui au Canada et moi aux États-Unis.
Hier, nous avons enfin eu l'occasion de nous revoir quand, avec sa femme Vicky, il est venu nous rendre visite ici, à Park City. Comme l’école de ski d'Avoriaz avait « oublié » de nous convier à fêter son 50ème anniversaire, nous avons décidé de marquer à notre tour ce cinquantenaire en bonne et due forme, ici même à Park City !

Nous avons eu alors de nombreuses choses à nous rappeler et des tas de vieux souvenirs à dépoussiérer.

Une superbe journée pour nous quatre !

samedi, octobre 14, 2017

Malbouffe chez KLM

Au cas où vous ne le sauriez pas, l'acronyme « KLM » signifie Koninklijke Luchtvaart Maatschappij, qui se traduit par « Lignes aériennes royales hollandaises ». Parfait, sauf que la nourriture qu'ils servent sur certains de leurs vols peut-être carrément toxique.

Quand nous avons volé KLM de Nice à Amsterdam pour rentrer en Amérique, la compagnie aérienne des Pays-Bas nous a servi des sandwichs pour le petit déjeuner qui n'étaient pas des plus attirants. Méfiante, mon femme en a pris une bouchée et a arrêté sur le champ.

Comme j'avais assez faim, j'ai tout mangé, sans me douter qu'un peu plus tard, cette friandise hollandaise allait me torturer. On pourrait penser que la fusion de KLM avec Air France aurait pu avoir une influence positive sur la qualité culinaire de la compagnie, mais apparemment pas.

De retour à la maison, j'ai eu une intoxication alimentaire si grave que j'ai vraiment cru que j'allais y passer. Comme j'écris tout cela, j'ai donc survécu, mais assez pour bien me rappeler d’éviter de voler sur KLM et manger leur nourriture avariée.

Mieux encore, lors de notre prochain vol, et quelle que soit la compagnie aérienne, nous allons embarquer notre propre nourriture avant de monter à bord. Encore une fois, on apprends quelque chose de nouveau tous les jours !

vendredi, octobre 13, 2017

Qu'améliorer à Deer Valley?

Être la « première station d'Amérique du Nord » pourrait suggérer une perfection évidente, mais nous savons tous que cette qualité n'est pas de ce monde ; en tout cas, pour ceux qui connaissent bien la station de Deer Valley, il y a beaucoup de choses qui pourraient encore être améliorées.

Les suggestions personnelles qui suivent sont le fruit de saisons d'expérience et d'observations. Commençons au début, avec le parc à voiture. En ce moment, les skieurs peuvent décharger leur matériel au pied de la station et ensuite le chauffeur, ou tous les skieurs, s'ils ne veulent pas attendre le service de déchargement vont devoir retourner au pied des pistes à pied, ou attendre et sauter dans le petit train-navette.

Pourquoi n'aurait-on pas une série de tapis roulants couverts, tout comme les escalators à Beaver Creek, près de Vail ? Ensuite, il y a les forfaits en papier antiques qu'il faut encore attacher à l'anorak ou le forfait saison qui doit être placé en bonne vue. Il est grand temps de passer de passer à un système électronique et de savoir enfin combien de skieurs se baladent sur les pistes.

Sur celles-ci, et particulièrement au sommet de Bald Mountain, les skieurs n'ont le choix qu'entre les pistes super raides et gelées du sommet et la serpentine raplapla pour débutants de Homeward Bound.

Il faudrait aussi élargir tous les goulots d’étranglement comme l'Ontario par exemple; juste un peu de créativite devrait avoir raison de ces gros problèmes ! De plus, la station devrait penser un peu plus à ses clients et retarder les heures de fermeture d'Empire et Lady Morgan, sans oublier de faire démarrer Carpenter un peu plus tôt le matin pour dégorger la foule de skieurs qui attendent à Snow Park.

Exiger que tous les moniteurs de ski portent un casque signalerait que la sécurité des skieurs est d'avantage prise au sérieux, et enfin ne serait-il pas enfin temps de laisser tous les usager (skieurs et snowboardeurs) profiter de la montagne ensemble?

Bien sûr, Deer Valley ne rajeunit pas et attirer d'avantage de jeunes ne serait pas une si mauvaise idée en apportant des activités reflétant d'avantage les goûts de leur génération.

En désignant une zone où pourrait être construits des « snow parks » pour ces tous ces jeunes et pendant qu'on y est, se débarrasser des Cadillacs qui sont les voitures officielles de la station et qui font vraiment gériatriques ?

Enfin, les goûts changent et évoluent tout le temps et il me semble aussi que les services de restauration de la station sont un peu trop figés dans le passé et devraient maintenir leur leadership en innovant leur menus, leur service et leurs prestations.

Dois-je mentionner aussi la création d'un bon site web et d'une appli qui sert à quelque chose, mais maintenant vous voyez où je veux en venir …

jeudi, octobre 12, 2017

Jean Ferrat, la montagne, l'artiste

Quand nous nous sommes passés en Ardèche, j'ai voulu absolument visiter le village que le chanteur français Jean Ferrat avait littéralement « adopté » en abandonnant délibérément Paris, ses strass et ses paillettes.

Après avoir pris le temps d'en prendre la mesure, le village d'Antraigue sur Volane va donc comme un gant à mon chanteur français préféré et bien que je n'aie jamais aimé les opinions politiques de Ferrat, j'ai toujours été un fan inconditionnel de toutes ses autres chansons.

En découvrant le genre de lieu et le style de vie qu'il avait choisi en Ardèche, tout cela m'a bien semblé logique et parfaitement à l'image que j'avais de l'homme et du poète.

mercredi, octobre 11, 2017

La grosse question : Morzine ou Park City ?

Comme c'est toujours le cas à chaque retour de France, mon épouse me demande quels sont mes sentiments à propos de mon village natal de Haute-Savoie et comment je le compare à notre Park City quotidien.

Ma réponse reste à peu près toujours la même. Le style de vie à la française est amusant mais aussi assez compliqué. La vie à Park City's est beaucoup plus simple et facile. La météo à Morzine c'est 250 jours de précipitations par an contre 250 jours de soleil en Utah. À Park City le temps est toujours sec et au grand beau.
Le ski y est incroyablement bon alors que la neige n'est pas si bonne et qu'il y a beaucoup plus de monde sur les pistes françaises.

Bien évidement, il reste la nourriture. Nous mangeons comme des rois en France, alors qu'en Amérique, les gens ont plutôt tendance à manger comme ... Trump !

Heureusement - et cela fait déjà 40 ans que la tendance est en place – le fossé se comble dans ce domaine, et ma femme et moi sommes restés plutôt sveltes !

mardi, octobre 10, 2017

Où est le vol supersonique ?

Des qu'elle est apparue, j'ai tout de suite adoré l'information GPS désormais devenue omniprésente sur tous les vols long-courriers.

D'abord, je suis une personne qui réagit parfaitement bien à toute forme d'information graphique, j'aime ensuite la géographie et je ne peux pas supporter d’être incapable de voir où je me trouve quand je me balade, surtout quand je suis prisonnier d'une carlingue volante.

C'est pourquoi, au lieu de regarder des films et des séries télévisées abêtissants, je laisse le relevé GPS en permanence sur mon écran et, tout en lisant, de temps à autre, je peux lever le nez et faire le point sur nos progrès.
Ma femme est à mes cotés pour me rappeler que « ça n'avance pas vite » et je suis tout à fait d'accord avec elle, mais regrette simplement qu'elle me le rappelle à haute voix. En fait, je regrette surtout la mort des vols aériens supersoniques !

lundi, octobre 09, 2017

Je n'ai plus faim ; ciao Club Med!

Le Club Med souffre du problème qu'ont tous les systèmes de restauration où le client se sert à volonté.

Même si la qualité de la nourriture est très au-dessus de celle servie par les restaurants typiques américains, et est, tout au contraire, absolument délicieuse, le convive fini toujours par trop manger et va ajouter des centimètres à son tour de taille.

Après quatre jours de « remplissage » nos corps qui ne sont plus tout jeunes en ont vite assez et se mettent à nous signaler qu'il est temps de quitter les lieu est de retourner à une alimentation plus mesurée.
Nous ne pouvons pas attendre pour faire fondre ces puces supplémentaires!

dimanche, octobre 08, 2017

Le principe pernicieux du Club Med

Le Club Med compte énormément sur ses jeunes GO (gentil organisateurs) pour divertir, amuser et guider ses clients dans ses nombreuses activités.

Ils ne sont pas très bien payés, mais l'organisation couvre tous leurs frais, les emmène dans des lieux lointains et exotiques, et tous savent trop bien que cette prise en charge totale est très difficile à quitter.

Le Club Med dit aussi à ses GO qu'ils peuvent économiser la majeure partie de leur revenus puisqu'ils ne paient que 20% de ceux-ci pour leur logement et leur nourriture, qu'ils apprennent beaucoup aux contact des Gentils Membres et que leur travail est un tremplin vers de bonnes carrières éventuelles. Leur formation semble être minimale et limitée à ce qu'ils doivent savoir.

De plus, les employés n'ont pas de latitude décisionnelle au Club Med. Pour moi, le système engendre la dépendance et rend encore plus difficile la séparation entre cet organisme paternaliste et les aspirations normales que jeune pourrait avoir.

samedi, octobre 07, 2017

Internet, style Club Med

La connexion Internet c'est comme la liberté; c'est pour moi un droit inaliénable; point barre.

Eh bien, pas si vite; lorsque nous sommes arrivés au Club Med, comme nous l'avons fait dans n'importe quel hôtel ou complexe, nous nous sommes immédiatement connecté au système Wifi avec de mauvais résultats.

Mon épouse a eu du mal à utiliser son iPad (l'image sautait, le chargement prenait une éternité) et je ne suis pas parvenu à faire fonctionner mon ordinateur portable ainsi que mon « smartphone » avec ce qui devait s'avérer être un Internet inutilisable (style 1995).

Au début, j'ai d'abord mis cela sur le compte de mon ordinateur portable et et des navigateurs que j'utilise habituellement. Il m'a fallu 2 jours pour réaliser que le problème venait du Club Med, pas de mon matériel.

Le Club Med d'Opio sachant pertinemment que son Wifi ordinaire est parfaitement inutilisable, avait quand même le culot de proposer un soit-disant « haut débit » pour un prix supplémentaire ; pourquoi n'avons-nous pas étés alertés de ce problème à l'enregistrement ?

Certains « GO » se sont permit de me dire que « au Club Med il faut déconnecter » ou encore « Vous êtes à la retraite, vous n'avez pas besoin d'Internet », ce qui est totalement inacceptable. Nous avons voyagé extensivement dans le sud-est de la France avant notre séjour à Opio et partout où nous sommes restés nous avons reçu un excellent signal internet dans des hôtels qui coûtaient moins que 100 euros la nuit.

Comment alors ne pas recevoir la même prestation au Club Med qui coûte deux à quatre fois plus que ça ? De plus nous n'aurions jamais décidé de venir au Club Med si nous avions su que le service Wifi ne fonctionnait pas. Enfin, les GO que nous avons contacté à ce sujet ont tous avoué que tous les GM se plaignaient du mauvais Internet.

Après avoir lutté pendant une journée et avoir dû être méchant et menaçant, j'ai finalement obtenu accès à un Wifi utilisable que l’établissement à les nerfs de vendre en supplément. Oh oui, juste pour notre dernier jour de séjour!

vendredi, octobre 06, 2017

Un hôtel par jour ...

Pendant ces cinq dernières nuits, nous sommes passés d'un hôtel à un autre sans avoir le temps de crier ouf !

D'accord nos yeux ont fait le plein de beaux villages, de superbes panoramas et d'un ciel d'azur et d'une mer calme, mais tout ça, au prix de défaire et de refaire sa valise au quotidien.

Quand ce genre de routine dure trop longtemps, cela cesse vite d’être amusant et nous sommes maintenant prêts à poser nos sacs dans un endroit où nous n'aurons plus à les toucher pendant au moins quatre jours !

jeudi, octobre 05, 2017

Le prix de la beauté méditerranéenne


J'ai toujours pensé que la Côte d'Azur était un peu comme la Côte Californienne: Beau temps, merveilleux littoral, superbe reliefs et magnifiques demeures. La végétation luxuriante est bien entendu aussi de la partie.

Dans les deux cas, un paradis convoité par tous et du même coup, trop de monde, trop de voitures et de trop petites routes pour écouler tous ces véhicules et leurs passagers. Ai-je mentionné le coût exorbitant de l'immobilier ?

Eh oui, la beauté coûte cher, et même si nous avons souvent pensé à nous acheter un pied-à-terre dans l'un de ces deux endroits, nous avons décidé qu'en fin de compte il était beaucoup plus sage de se contenter de simplement visiter ces endroits de rêve ...

mercredi, octobre 04, 2017

Marseille et ses Calanques

En arrivant sur Marseille depuis le nord, l'autoroute offre une vue panoramique et assez spectaculaire sur la seconde ville de France, et de là, il est assez facile d'arriver sur la Canebière et de se faire une bonne idée de ce que représente ce complexe urbain et portuaire.

Pourtant, à seulement quelques minutes, en bord de mer se trouvent ces fameuses « calanques », ces formations géologique assez uniques qui s’étendent sur sur 20 km de long et sur une largeur de 4 km le long de la côte entre Marseille et Cassis, avec comme points culminants Marseilleveyre (432 m) et le Mont Puget (565 m).

Ces sites exceptionnels attirent autant les touristes que les locaux, offrant des vues spectaculaires et des paysages vraiment sauvages. Un grand nombre de randonneurs fréquentent la région, en suivant les nombreux sentiers balisés qui la parcourent.

Les falaises sont également populaires pour la pratique de la varappe. La plupart des criques sont fermées au public pendant l'été (généralement de Juillet à Septembre) du au danger d'incendie qui augmente pendant la saison sèche.

Nous sommes passés là juste à temps !

mardi, octobre 03, 2017

Authentique Ardèche

J'avais toujours voulu visiter l'Ardèche, ce département français à la foi pauvre et rural, qui est aussi truffé de magnifiques villages en pierre, encadrés dans de superbes paysages qui regorgent caractère tant ils sont si peu développés.

Tout comme en Corse, cet endroit n'est pas le lieu préféré des promoteurs immobiliers et a échappé à la commercialisation excessive que l'on retrouve désormais un pue partout de par le monde.

Cependant, contrairement à la Corse, où la dynamite chasse les promoteurs, c'est plutôt la pauvreté qui les éloignent de l'Ardèche.

Alors que les trois-quarts de la population française est désormais devenue urbaine, ce petit département de 325 000 habitants a encore la moitié de sa population dispersée dans ses campagnes.

C'est authentique, simple et beau. Venez visiter l’Ardèche avant que la commercialisation gâte tout cela.

lundi, octobre 02, 2017

Le temps nous transforme ...

Je n'avais pas revu mon frère, ma sœur et leurs familles depuis quatre ans et pendant que nous sommes souvent au téléphone, se voir en personne est une experience complètement différente.

Nous sommes alors forcés de réaliser le passage du temps et le fait que nous ne devenons pas plus jeunes. Cela va bien sûr dans les deux sens, de moi à eux et de retour à moi.
Dieu merci, je suis très content d'avoir passé de bons moments avec eux !

dimanche, octobre 01, 2017

Se souvenir de la route

Notre mémoire est assez incroyable.

Chaque fois que je me retrouve dans ma Haute-Savoie natale, cela me prend très peu de temps pour se souvenir de tout, y compris de chaque virage et de chaque particularité des routes de montagne que j'empruntais quand j'étais jeune, il y a déjà plus de quarante ans.

Si rien n'a changé de façon importante sur mon itinéraire, tout revient si naturellement que je me demande souvent si j'ai jamais quitté cet endroit.

Eh bien, c'est sûrement encourageant quand je dois me bagarrer pour me souvenir d'un nom ou d'un événement au jour le jour ...