mercredi, avril 26, 2017

Une fixation de ski peut-elle protéger le genou?

Récemment, un document a été présenté lors du dernier congrès de la Société Internationale pour la Sécurité à Ski (ISSS) en Autriche. D'après ce que j'ai pu lire, le document annonçait que les ruptures de LCA étaient, de loin, la blessure numéro un en ski, alors que les ruptures de LMC arrivaient en deuxième position.
De plus, le même document affirmait que le système de dégagement latéral dans la région du talon tel qu'il est offert par la fixation « KneeBinding » n'a aucun effet réducteur sur les ruptures de LCA. Comme je l'ai toujours soupçonné, cette découverte est tout à fait logique.

À moins qu'il existe un capteur placé sur le ligament pour mesurer la tension appliquée sur celui-ci pendant la pratique du ski, il n'y a aucun moyen de transférer cette mesure à une fixation de ski et d'interpréter ce qui se passe entre la partie inférieure et la partie supérieure de la jambe.

Dans la plupart des cas, les fixations mécaniques traditionnelles fonctionnent assez bien pour lire ce qui se passe au niveau de la partie inférieure de la jambe, mais ne peuvent pas mesurer ce qui se passe au niveau du genou, juste à la jonction entre fémur et tibia-péroné.

La théorie du "pied fantôme" avancée par Robert Johnson et Carl Ettlinger m'a toujours paru comme un « conte de fée » et, à moins de pouvoir mesurer ce que ressent le genou du skieur lorsqu'il est sous tension, il n'est pas possible de le protéger.

Juste mon opinion de quatre-sous.

mardi, avril 25, 2017

Comment contrôler ses émotions

Souvent, répondre instinctivement à ses propres émotions peu avoir un effet catastrophique sur nos vies et les gens intelligents ou ceux qui réussissent semblent toujours capable de bien contrôler leurs propres émotions. Comme beaucoup, j'aimerais bien faire partie de ce groupe d'élite, mais j'ai encore du pain sur la planche. La marche à suivre semble pourtant assez simple ...

Prenez votre temps
Toujours s'abstenir de réagir au pied levé. Souvent, cela nous force à dire ou faire des choses que nous allons tres vite regretter. Avant de répondre à toute pulsion émotionnelle, respirer profondément pendant plusieurs minutes. Pas si facile que ca pourrait en avoir l'air !

Mettez la situation en perspective 
On dit que tout arrive pour une raison bien particulière ; essayez donc d'intégrer ce précepte dans votre situation. En même temps, efforcez-vous bien de mettre votre bouleversement émotionnel en contexte avec l’immensité de l'univers afin de toujours garder un bon ordre des choses.

Trouvez une soupape de dégagement
Après avoir géré l'impact initial de l'émotion, recyclez-le de manière productive et constructive. Ne laissez jamais les des pulsions désordonnées prendre le dessus. Quand cela est possible, contactez quelqu'un de confiance pour en parler et s'il le faut, demander conseil. Cela peut vous ouvrir les yeux sur des solutions auxquelles vous n'auriez peut-être pas pensé. Si vous aimez écrire pour y voir plus clair, couchez vos émotions sur le papier. Vous pouvez aussi donner un coup de pied au chat (si vous en avez un), casser un peu de vaisselle (si c'est le vôtre) ou méditer si vous êtes redevenu assez calme pour le faire.

Faites un bon ménage mental
Les pulsions négatives se nourrissent d'anciens sentiments déplaisants qui vous tirent immanquablement vers le bas. C'est la qu'il est temps d'être créatif et de remplacer ces pensées déprimantes par de bons souvenir ou de penser à ce que vous aimeriez faire et qui vous plairait.

Ne blâmez pas les causes de vos « sauts » émotionnels Celles-ci pourraient être vos collègues, vos amis, votre famille ou encore vous, tout simplement. Ne tombez pas dans le « j'aurai du, j'aurai pu » faire ceci ou cela. Soyez simplement courageux afin d'oublier et de pardonner. Larguez tout ressentiment, jalousie et colère. S'il le faut, mettez vous dans la peau d'un observateur passif totalement étranger au conflit.

Rappelez-vous que les émotions font partie du quotidien
Nous nous y prenons souvent assez mal pour gerer toutes ces émotions qui ne cessent de nous assaillir. Ces quelques petites solutions toutes simples, peuvent nous épargner beaucoup de temps perdu et de relations importantes en surmontant la tyrannie de nos émotions les plus débridées ...

lundi, avril 24, 2017

Retour à la maison

Nous avions totalement oublié que la route (Interstate 15) entre Cedar City à la maison était aussi belle.

La nature verdoyante, les prés, les montagnes et les troupeaux de vaches nous ont fournit une parfaite transition par rapport au monde essentiellement minéral de l'Arizona. La circulation était fluide, nous pouvions rouler vite encadrés par de fascinantes montagnes. 
Les monts Nebo et Timpanogos sont d'une beauté difficile à ne pas apprécier. C'est sur ce chemin du retour que nous avons écouté les résultats du premier tour de l’élection présidentielle française et n'avons pas manqué un seul élément de ce grand suspense.

Quoi que l'on puisse découvrir lors d'un voyage, rien ne vaut le chemin du retour !

dimanche, avril 23, 2017

Trempette au lac Powell

Nous n'avions jamais mis les pieds à Page et au fameux lac Powell qui se trouve juste à coté. Nous avons donc décidé d'explorer ce lac artificiel géant en faisant une petite excursion en bateau aux alentours d'Antelope Canyon.

Cela nous a permit de nous faire une excellente idée de ce grand barrage ... En quittant la ville de Page, nous avons visité le mur de retenue de Glen Canyon en bout de lac. Une sacrée réalisation technique !

Ensuite, nous avons mit le cap sur Cedar City, en passant par Kanab (non, je ne crois pas que c'est l'endroit où le Kanabis a été inventé !) et avons ensuite traversé Orderville ; là nous avons tenté de nous arrêter chez Forschers mais nous n'avons pu trouver ni même une petite glace ou un bon gâteau frais dans ce "Konditorei" allemand "...

Nous avons alors grimpé jusqu'à près de 3000 mètres d'altitude dans les champs de neige dominants Cedar City avant d'amorcer une descente autant pittoresque que spectaculaire sur la ville. C'était la bonne partie du voyage.

Le moins bon coté fut d'essayer de trouver un resto sympa ouvert en cette fin d'après-midi de samedi dans des rues désertées où nous avons eu encore plus de mal à trouver un établissement qui servait de l'alcool. Cedar City était une vraie ville morte en ce samedi soir !

Finalement, la chance nous a sourit et nous avons trouvé un merveilleux petit restaurant mexicain ruisselant de bière !

Toujours aussi Grand, Profond et Impressionnant !

Nous n'avions vu le Grand Canyon que de sa rive nord et cette fois-ci nous avions enfin l'occasion de découvrir cette merveille de la nature depuis le côté opposé.
La vue était différente et peut-être plus impressionnante, bien que la rivière du Colorado y était beaucoup moins visible.

Les touristes étaient présents en force; que ce soit d'Asie, d'Europe et bien sûr avec un contingent disproportioné de visiteurs français!

Nous avons parcouru une dizaine de kilomètres en bordure de la falaise et quand le soleil était déjà bien bas sur l'horizon, nous avons reprit la route et nous sommes dirigés vers le nord en direction du lac Powell ...

samedi, avril 22, 2017

Piège à touristes et ville fantôme ...

Cela fait longtemps que je voulais enfin découvrir Sedona, en Arizona. Bien sûr, lorsque nous sommes arrivés sur place, le cadre était tout simplement enchanteur, mais la rue principale était bien trop raffinée pour ne pas sonner faux et constituer un univers touristique digne de Las Vegas !

Dieu merci, nous avons eu la bonne idée d'explorer les alentours de cette Mecque de consommation et de découvrir de magnifiques demeures maisons ...

Après nous avons filés en direction de Jérôme, à quelques encablures de ces lieux et y avons découvert une ville (presque) fantôme perchée sur une colline et aussi charmante et peu prétentieuse que l’était Park City, avant sa transition et son entrée dans le club des grandes stations de ski, dans les années soixante.

À notre avis et par rapport à Sedona, Jerome est une communauté qui baigne dans l’authenticité. Une ancienne ville ou se minait le cuivre au sommet d'une montagne avec de magnifiques petites boutiques et des vues à vous couper le souffle.

Totalement inattendu !

Plus tard, nous nous sommes arrêtés à Prescott pour la nuit, une autre vieille ville dans la tradition de l'Ouest avec son « Whisky Row » flanqué de grands bâtiments anciens et à coté d'une place du Palais de Justice des plus pittoresques ...

vendredi, avril 21, 2017

Petrifié!

Depuis Chinle en Arizona ce fut direction plein sud en direction du Parc National de la Forêt Pétrifiée où en fait celle-ci ne se tient plus debout, mais est désormais couchée au le sol sous forme d’énormes troncs coupées en petits segments comme si une armée de bûcherons étaient passés là avec un tronçonneuse.

Nous avons ainsi apprit ce qui se passait lorsqu'une foret tout entière se trouvait enterrée au temps des dinosaures, et que toute la silice pénétrait au plus profond de chaque arbre avant de le transformer en minéral. Nous avons particulièrement bien apprécié l'endroit qui s'appelle « Blue Mesa » et son festival de couleurs.
Ensuite, nous avons roulé en direction de Flagstaff, ville de 70,000 habitants plantée au milieu d'une énorme forêt de pins jaunes (pinus ponderosa) juste en dessous des Monts San Francisco (volcan endormi).

Nous avons bien aimé cette ville et son caractère très « western ». Je pourrais y vivre sans parler du fait qu'on peut skier à seulement 30 minutes du centre ville !

jeudi, avril 20, 2017

De l'Utah à l'Arizona

J'adore la région de Four-Corners (point où se rencontrent les états de l'Arizona, le Colorado, le Nouveau-Mexique et l'Utah). C'est un itinéraire des plus pittoresques qui soient. 
Nous avons voyagé à travers le pays Navajo, nous sommes passés à Mexican Hat (Chapeau Mexicain) qui doit son nom à un rocher ressemblant à un sombrero, sommes ensuite allés à Monument Valley, qui ne cassait pas des barres (était-ce le sens de déjà-vu provenant des nombreux films western que nous avions vu dans notre jeunesse?)


Ceci dit, la meilleure visite de la journée devait avoir lieu au Canyon de Chelley, tout près de Chinle, en Arizona, qui nous a fortement impressionné ainsi que le Thunderbird Lodge, une auberge tenue par des Navajos dans un lieu magique!

mercredi, avril 19, 2017

Nos voyages au sud commencent souvent à Moab

Pour partir à la découverte de l'Arizona ensoleillée, nous avions décidé de faire étape à Moab, l'une de mes petites villes préférées en Utah.

À l'exception des mois d'hiver, ce lieu est toujours très occupé et la circulation y est tout simplement démente. Traverser la rue principale dans les endroits où il n'y a pas de feu relève du suicide ! J'ai déjà été une demi-douzaine de fois à Moab et y suis resté quatre fois dans divers hôtels et motels. 
Cette nuit, notre logement était parfait ; flambant neuf avec une chambre géante, mais notre dîner à la Brasserie Moab était plutôt dégoûtant. C'était beaucoup mieux les années précédentes. On fera mieux la prochaine fois ...

mardi, avril 18, 2017

Park City est fermé pour la saison!

Ce dimanche de Pâques j'ai skié avec « les amis d'un ami d'Europe » et c’était aussi la clôture de saison de ski à Park City, ma 32ème en fait, et en même temps la fin de la 64ème saison de ski depuis que je suis sur le planches.
Assez pour dire désormais que j'ai skié d'avantage à Park City que partout ailleurs dans le monde et je considère ce passage comme un seuil majeur dans ma carrière de skieur. Je peux maintenant affirmer que je suis devenu un « skieur américain ». Il est temps de célébrer cette promotion !

lundi, avril 17, 2017

Pas ce que mon docteur avait prescrit

Quand Emma Morano est morte samedi dernier à 117 ans, on nous a dit que le secret de sa longévité était d'avaler régulièrement 3 œufs par jour et de ne pas trop manger de fruits et de légumes.

En d'autres termes, tout le contraire de ce que mon médecin m'a ordonné ! Le mauvais cholestérol de cette brave dame a du rester turbo-chargé pendant plus d'un demi-siècle et elle aurait échoué tous ses bilans de santé si elle avait vu un toubib juste pour ça.

Mon médecin lui aurait dit :  « Emma, à ton âge, tes chances de mourir d'une crise cardiaque sont de 100% !, je vais te faire une ordonnance de statines ... » Si elle avait suivi son conseils, ses risques d'accident cardio-vasculaires auraient frisés les 150% et elle serait morte depuis belle lurette ...

Une bonne raison de dire que pour vivre heureux et longtemps, il ne faut pas trop fréquenter le corps médical !

dimanche, avril 16, 2017

La saison de ski américaine se raccourcit

Quand nous sommes arrivés à Park City, il n'était pas rare de voir nos stations de ski rester ouvertes jusqu'au début mai quand les conditions le permettaient, mais cela appartient désormais au passé.

En fait, notre vraie saison de ski s'étend entre le 20 décembre et le 31 mars. C'est cela, juste un peu plus de trois mois ! Pâques n'est pas non plus un facteur de ce côté de l'atlantique, sauf peut-être pour quelques visiteurs latino-américains.

Bien sûr, il y a toute l'excitation de l'avant-saison, mais celle-ci ne touche que la clientèle locale. Les hivernants ne viennent guère que pendant ces 100 jours cruciaux.

Dès qu'arrive d'avril, l'intérêt fond comme la neige au bas des pistes et chacun est prêt à se se remettre en selle sur son vélo, à taper à nouveau dans les balles de golf, monter sur son bateau ou se remettre au jardinage.

J'aurai skié à Park City jusqu'à la fermeture (ce week-end) et je peux attester qu'après mars, alors que le ski était encore très bon, les skieurs manquaient à l'appel.

samedi, avril 15, 2017

Trop de maisons trop chères ...

L'essor de Park City a été continu depuis que nous y habitons, mais pas autant sans doute que ces dernières années, et surtout après que Vail Resorts ait acheté deux de nos trois domaines skiables.

Ces dernières semaines, j'ai été choqué par les niveaux de prix de notre immobilier qui continuent de grimper en flèche.

Si nous nous concentrons uniquement sur la ville de Park City (8 000 habitants) et examinons les maisons à vendre (à l'exception des appartements et maisons contiguës), nous trouvons 129 maisons, allant de moins d'un million de dollars à plus de 20, pour un total de 575 millions de dollars et un prix moyen de 4,44 millions de dollars ! 
Sur cette liste on ne trouve que 6 maisons offerte en dessous du million de dollars alors que 26 ont des prix compris entre 1 et 2 millions de dollars, 30 d'entre-elles tombent entre 2 et 3 millions de dollars et 97 sont reparties entre 3 et 20 millions ...

Résultat ? Nous nous trouvons en face d'une énorme quantité de maisons très chères dont le prix est distribué à l’opposé de ce que les gens sont prêts à payer.

Le marché va-t-il s'effondrer ? J'en ai bien peur et sans doute plus tôt que ce que l'on pourrait croire …

vendredi, avril 14, 2017

Quel avenir pour les stations de ski indépendantes ?

Il y a quelques jours, Aspen Skiing Company et KSL Capital Partners se sont offert Intrawest dans une transaction évaluée à 1,5 milliard de dollars. Nous parlons ici de Steamboat, Winter Park, Stratton, Snowshoe et deux stations canadiennes, Tremblant (Québec) et Blue Mountain (Ontario).

Le lendemain, ce même groupe a continué la razzia en ajoutant les stations californiennes de Mammoth, Snow Summit, Bear Mountain et June Mountain (toutes en Californie) à ce portefeuille élargi.

Bien que ne faisant pas partie officiellement de cette acquisition, les stations de Squaw Valley et d'Alpine Meadows (jusqu'alors propriété de KSL) s’ajouteront à cette grande famille.

Ce regroupement invite bien évidement la question de savoir à quelle sauce les petits indépendants qui restent vont être mangés, comme c'est le cas par exemple de Deer Valley, ici à Park City ?
Ces nouveaux méga-groupes dont fait désormais partie cette nouvelle entité, ainsi que Vail Resorts, Powdr Corp ou Boyne Resorts, vont-ils maintenant se précipiter sur ces quelques stations encore indépendantes et de les ajouter à leur portefeuille ?

Cela me semble être une forte possibilité car cette vague de consolidation semble loin d'être terminé ...

jeudi, avril 13, 2017

Fixations de ski stagnantes !

Depuis près de 30 ans, rien n'a changé dans la fonctionnalité des fixations de ski fonctionnent. Aucun nouveau concept n'a vu le jour et les fournisseurs qui étaient jadis de petites entreprises appartenant à leur fondateurs ont étés vendues à de grande sociétés qui ont regroupé les fixations avec skis et chaussures, faisant de ce produit technique qu’était la fixation un objet banalisé dont personne ne semble beaucoup s’inquiéter.

L’état de l'art dans ce domaine semblerai indiquer que la technologie a atteint sa finalité. Lorsque Rossignol a repris les fixations Look en 1994, le fabricant de ski s'en est sorti avec des conceptions rudimentaires basées sur l'ancienne buté avant Geze et la talonnière autant grossière que spartiate qu’était la Look 27.

En dehors de toutes les marques traditionnelles (Look, Marker, Salomon et Tyrolia) le seul produit un peu novateur qui soit sorti aura été le « KneeBinding » qui est censé protéger le genou. C'est ça, nous parlons des lésions affectant le LCA (ligament croisé antérieur) qui, mondialement, affecteraient entre 60 et 80 000 skieurs chaque saison.

Les promoteurs de KneeBinding affirment que leur fixation, avec son dégagement latéral au talon, protège le LCA. Toutefois, cette affirmation pourrait être mise en doute, car personne, parmi les fournisseurs établis, n'a encore cherché à traiter ce problème et, ce faisant, validé ce que prétend KneeBinding.

Tout cela pour dire que nous ne devrions pas attendre grand chose de ces grosses marques établies et ne pouvons guère compter que sur certains créateurs indépendants comme KneeBinding pour apporter finalement un peu d'innovation dans un marché qui semble désespérément en état d'hibernation.

mercredi, avril 12, 2017

Seul sur la planète Jupiter

Jupiter est le point culminant de Park City et l'un des massifs où j'aime venir jouer quand je suis sur mes skis.

L'endroit peut être envahit par des hordes de skieurs les jours de grosse poudreuse, c'est pourquoi vous ne m'y verrez jamais faire la queue dans l'espoir de faire quelques « premières traces ». Ce n'est tout simplement pas mon truc.  J'aime venir à cet endroit bien spécial quand les foules n'y sont plus, mais que le ski y est encore excellent.

Hier, les conditions sur la plupart des itinéraires de ce petit massif étaient vraiment exécrables et il n'y avait pas une seule âme en vue, à l'exception des employés du télésiège, des pisteurs secouristes et de certains skieurs autant rares que téméraires qui pointaient leur nez, en bavait pour descendre et disparaissaient aussi vite qu'ils étaient arrivés.

Après avoir découvert à quel point la combe principale (notre photo) était impraticable, j'ai tenté ma chance dans un petit couloir « Portuguese Gap » qui est aussi ma piste préférée sur cette zone, et le ski y était plutôt bon. J'ai fais trois pistes consécutives dans ce « châble » assez raide.

C'est ça, j'ai persisté et ne suis pas tombé comme une mouche à la manière de tous les autres skieurs, mais encore une fois dans le langage du ski, je dois appartenir à la race des cafards !

mardi, avril 11, 2017

Une façon de skier à part

Nous avons tous un approche différente des sports et des loisirs.

Par comparaison à la plupart de mes contemporains, ma façon de skier est bourrée de particularités qui la rendent radicalement différente de la plupart de ceux-ci. J'ai tendance à tourner le ski en une expérience particulièrement intense avec très peu de place pour la rêverie, sauf quand je monte en télésiège.

D'une part, quand je skie, je ne m'arrête jamais au milieu d'une piste; c'est toujours sans arrêt du haut en bas, quelque soit la longueur de celle-ci. Si je suis en famille, je risque de ralentir un peu, mais je n'arrête jamais arrivé au sommet d'une remontée pour admirer le paysage et décider où aller ; il y a suffisamment de temps pour prendre ce genre de décision pendant la montée ! 
Je skie généralement aussi vite que les conditions et mon corps me le permettent. Quand j'ai le choix entre une piste facile et un itinéraire plus corsé, je choisis toujours ce dernier ; je raffole des neiges difficiles, des terrains tarabiscotés et cela n'est pas du tout du masochisme. Contrairement aux personnes normales, je note tout ce que je fais, qu'il s'agisse du nombre de jours de ski, du dénivelé total, etc.

Enfin, toujours contrairement à la plupart des skieurs de tous âges, je suis parfaitement conscient que mes jours sur les planches sont comptés et c'est ce qui explique pourquoi j'en profite au maximum !

lundi, avril 10, 2017

Cinquante ans déjà : mon frère et moi

Pendant l'hiver 1966-1967, j'enseignais le ski aux petits parisiens en classe de neige et je travaillais en compagnie de mon frère qui était lui-même moniteur depuis une ou deux saisons.

Je n'avais encore aucun diplôme et j'apprenais aux petits citadins les secrets de la trace directe, du chasse-neige, des premiers virage et du dérapage. Si je faisais mon boulot correctement, mes élèves pourraient épingler leur 1ère étoile ou 2ème étoile sur leur pulls en laine.

À cette époque, j'avais moins de vingt-ans et j’étais sur le point de faire un séjour de 6 mois dans l'armée française en novembre suivant. Je ne savais toujours pas ce que j'allais faire de ma vie.

Bien sûr, mon grand rêve secret était déjà d'enseigner le ski en Amérique, par exemple à Aspen ou à Whistler. Je me souviens avoir écrit à Jim McConkey, le directeur de l’école de ski, tout là-bas en Colombie Britannique, et il m'avait même offert un job !

J'avais déjà de bons goûts ...

dimanche, avril 09, 2017

Une « excuse » du tonnerre ..."

Cela ne m'était jamais encore arrivé. Hier, alors que je me faisais grand plaisir à skier dans la pouf fraîche qui venait de tomber au sommet de Park City, toute la station de ski a été fermée vers 14 hr 30 en raison d'un danger de foudre imminent.

Je n'étais pas du tout content ; j'ai même pensé pendant un moment que cette menace météorologique était une bonne excuse pour fermer la station plus tôt, mais je n'aurai probablement guère apprécié recevoir une énorme décharge électrique pendant la montée en télésiège !

Trump travaille en famille

Aujourd'hui, la plupart d'entre nous ont vu que Trump avait l'intention de gérer son administration comme s'il s'agissait de sa propre affaire familiale.

Les conflits d'intérêts ne semblent pas le déranger et il a simplement élevé sa fille Ivanka et son gendre Jared dans les rôles de conseillers auxquels il semble faire le plus confiance (je dois dire que je ne suis pas du tout impressionné par ce couple).

Ensuite, comme dans toutes les grandes entreprises familiales, il y a les autres employés qui ne sont pas particulièrement heureux de voir toutes les opérations quotidiennes graviter autour de la « famille ».
C'est ainsi que les commentaires, les petites phrases et les « on-dit » germent, se multiplient et très vite, l'atmosphère de travail devient un véritable enfer. Ce que nous venons de voir avec Bannon n'est qu'un exemple dans ce début de processus destructeur.

Si vous connaissez bien une grande entreprise familiale, je laisse le reste de cette histoire à votre imagination!

samedi, avril 08, 2017

La bonne décision de Trump

J'ai été ravi de constater que nous avions finalement répondu aux actes barbares de Bashar al-Assad.

C'était en grande partie une surprise, car en 2013, Trump avait exhorté Obama à se tenir à l’écart d'une intervention en Syrie et, il y a encore quelques jours, son administration s’était engagée à ne pas s'impliquer dans ce conflit.

Cette action spectaculaire démontre donc que Donald Trump suit d'avantage ses instincts qu'un processus stratégique bien réfléchi et qu'il doit tirer une grande fierté à se sentir capable de prendre des décisions rapides et spectaculaires, ce qui n'est pas du tout un choc pour moi.

Quand l'argent pourrit ...

Lord Acton (1834-1902) disait : « Le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument. Les grands hommes sont presque toujours des hommes mauvais ».

Il me semble que le mot « pouvoir » pourrait souvent être échangé avec celui « d'argent » dans cette même citation, quand nous voyons au quotidien l'effet dévastateur qu'a l'argent sur les humains, depuis les nouveaux riches jusqu'à certains de nos politiciens, artistes entrepreneurs ou athlètes de haut niveau.

Trop souvent, être riche n'est pas suffisant; Il existe un besoin viscéral de maintenir un niveau de richesse élevé à tout prix et, bien vite, une véritable forme de dépendance s'installe qui amplifie l’appât du gain de manière illimitée.

Ce défaut dans la psyché humaine pousse ce qui serait normalement de bonnes gens à faire des choses simplement irrationnelles ou tout tout à fait horribles. Pensez à Lance Armstrong ou François Fillon et vous mesurerez le sens de ma pensée.

Nous devons nous souvenir en permanence de l'avertissement de Jésus « ne succombez pas à la tentation » en restant, bien sûr, assez perspicace et honnête pour voir de quelle tentation il s'agit.

vendredi, avril 07, 2017

Le débat présidentiel français s'enfonce ...

J'ai essayé de regarder cet autre marathon, qu’était le dernier débat, mettant en lice 11 candidats, et j'ai éprouvé beaucoup de peine pour mon pays d'origine.

Fillon, le seul candidat qui a un programme qui tienne un peu la route, s'est tiré une balle dans le pied et, à mon avis, n'y arrivera pas, la victoire allant probablement en faveur de LePen.
Avec des dépenses gouvernementales à 56,1% du PIB en France pour 2014, le fardeau fiscal correspondant grimpe à 44,2% ! De toute évidence, la priorité numéro un, qui est aussi celle de Fillon, serait de réduire cette énorme dépense publique.

Alors que les dépenses publiques des États-Unis (égales à celles du Canada) semblent énormes, elles contiennent des dépenses militaires considérables qui atteignent 4% de notre PIB.

Cela dit, la Suisse serait une bonne cible pour tous, mais en fin de compte, les Français seront-ils disposés à faire les sacrifices nécessaires qui accompagnent une réduction du service public ?

jeudi, avril 06, 2017

Le cinquième Beatle?

Je ne parle ni de Brian Epstein, ni de George Martin, mais d'un rêve que j'ai eu il y a deux nuits de cela.

Je me retrouvais en compagnie des Beatles (je me souviens bien que Paul était là, je ne suis pas trop certain si les trois autres étaient vraiment de la partie) et ceux-ci m'ont demandé de jouer avec eux. Je m’étais retrouvé avec une guitare pliable (dans mon rêve, ça fonctionnait un peu comme les téléphones à clapet des années 90) et il me paraissait assez clair que je devais en jouer.

Le problème est que je suis absolument incapable de jouer n'importe quel instrument de musique, même si ma survie en dépendait. C'est donc pourquoi j'ai décidé de faire semblant de jouer.

Mon stratagème a semblé fonctionner pendant une bonne période de temps, sauf qu'après chaque chanson, on m'a demandé de rester pour la suivante. Bientôt, le stress a commencé à monter, au point que je ne pouvais plus me contrôler.

Tout d'un coup j'ai perdu ma contenance et me suis finalement réveillé, mais la chose réconfortante est qu'aucun des membres du fameux quatuor n'a semblé remarquer que j'étais un imposteur ...

mercredi, avril 05, 2017

Les 100 meilleurs employeurs américains ...

Chaque mars, le magazine Fortune nous offre le classement des 100 meilleurs employeurs des États-Unis. Google semble être une fois encore « abonné » en tête de ce classement suivit par 99 autres entreprises avec, en dernière place, la compagnie d'assurance-vie Allianz.

Le classement est basé sur les commentaires de plus de 232 000 employés dans chacune de ces entreprises de plus de 1 000 employés. Faire partie de cette liste montre qu'une entreprise a su créer un lieu de travail idéal pour ses employés.

La qualité de cette étude est excellente avec un taux de fiabilité de 95% et une marge d'erreur de 5% ou moins. Étant donné que j'ai un membre de ma famille qui a la chance de travailler une de ces entreprises, je ne manque jamais de vérifier le classement.

Bien sûr, après tout ce que j'ai entendu au cours de l'année 2016, j’étais curieux de voir si les qualités extraordinaires dont s'est targué M. Trump allaient avoir un impact sur ce prestigieux classement.

J'étais donc sûr de trouver son organisation au moins dans les dix premières de ces entreprises exemplaires, mais après avoir lu la liste trois fois, je n'ai rien trouvé, ni au début, ni à la fin.

Tout comme moi, M. Trump a du être très déçu mais a sans doute rejeté l’omission de son entreprise en disant tout simplement que Fortune n'était bon qu'à propager des histoire mensongères !

mardi, avril 04, 2017

Encore deux semaines de ski ...

Hier, le ski était absolument excellent ; une matinée froide et températures restant fraîches tout au cours de la journée.

Aujourd'hui, il ne nous reste plus que 14 jours de ski à Park City et en survolant les prévisions météorologiques à long terme, tout semble augurer pour une belle fin de saison de ski.

J'espère sortir encore une dizaine de fois et je serai content.

Peut-être une ou deux autres sorties à Snowbird, et je serai prêt à passer à d'autre choses encore plus excitantes ...

lundi, avril 03, 2017

En attendant quelque chose de « cool » ...

La réalité qui compte vraiment dans la vie est cette dualité continue entre maintenant et demain. « Maintenant », cela existe pour être apprécié au maximum, ou quand les choses ne sont pas à notre goût, pour en tirer pleinement tous les enseignements qui vont nous enrichir et étayer notre expérience future.

« Demain », comme certains l'ont dit, est un lieu mystérieux où 99% de toute la productivité, la motivation et les accomplissements humains sont stockés. Pour moi, Demain est là pour espérer, visionner, planifier et préparer, afin que je puisse avoir une chaîne ininterrompue de « Maintenants » plaisants ou stimulants.

C'est ainsi que je m'efforce d'organiser ma vie quotidienne. Parfois, il m'arrive d'oublier un peu la méthode, mais je ne ménage aucun effort pour toujours y revenir et de bien me rappeler que les choses les plus intéressantes, les plus agréables et les plus impressionnantes se trouvent dans les prochaines étapes qui m'attendent, si je reste simplement disposé à demeurer proactif!

dimanche, avril 02, 2017

Un drôle de poisson d'avril ...

Hier, j'étais impatient d'aller skier car il avait beaucoup neigé la veille et j'avais d'autres choses à faire que d'aller jouer. J'ai donc quitté la maison suffisamment tôt pour me rendre à Jupiter, ma cours de recréation préférée de Park City.

Quand je suis arrivé sur place, il y avait très peu de traces et les seules que je pouvais voir étaient en « coins de caisses » pour le moins qu'on puisse dire.

J'ai donc attaqué la combe avec une extrême prudence en utilisant un mélange de virages sautés, suffisamment de vitesse et un placement des skis extrêmement précis pour survivre à une neige extrêmement croûtée.

C’était en fait la neige la plus traîtresse que je n'avais jamais rencontré en 32 hivers passés à Park City. J'ai quand même fait quelques pistes et avant que je me ramasse une bonne gamelle et que je me casse quelque chose, j'ai fuis en directions de Canyons et me suis assez vite retrouvé à « 9990 », l'équivalent de Jupiter sur cet autre massif.

Là, j'ai trouvé une neige décente, ce qui veut dire que seule une grande diversité géographique peut offrir des micro-climats distincts qui réussissent à métamorphoser un mauvais poisson d'avril en une bonne journée de ski !

samedi, avril 01, 2017

Brexit ... Bon débarras ?

Jusqu'à présent, les anglais s’étaient assez bien habitués à Brexit. La livre a perdu un peu de sa valeur, mais ce n'était pas encore la fin du monde.

Cela dit, la part du PIB de l'Angleterre dans l'Union européenne en 2016 était de 17% (soient 2 800 milliards de dollars), ce qui signifie que le Royaume-Uni a le plus à perdre, car son accès au marché restant de 14 000 milliards de dollars, sera beaucoup moins facile après la sortie du pays dans deux ans.

Il y aura en effet beaucoup plus de mesures qui se feront alors sentir chez ce partenaire arrogant, difficile et toujours insatisfait qu’était le Royaume-Uni.

L'avenir de Londres en tant que capitale financière de l'Europe est sans doute le nuage le plus sombre qui plane sur les Îles Britanniques, l'avenir des compagnies aériennes « low-cost » anglaises deviendra aussi beaucoup plus difficile et la vie de ses consommateurs ainsi que celles de tous les expatriés, qu'ils soient des travailleurs de l'Union Européenne au Royaume-Uni ou qu'ils soient travailleurs britanniques ou retraités menant la belle vie sur le Continent.

Bien sûr, le tourisme au Royaume-Uni pourra prospérer et les exportateurs locaux vendront mieux pendant quelque temps, mais dans l'ensemble, le divorce est susceptible d'être dévastateur pour l'anglais moyen ...

vendredi, mars 31, 2017

Dix ans de blogs !

Il y a tout juste dix ans aujourd'hui, je commençais ce blog alors que j’étais sur le point de me faire opérer pour réparer mon tendon d'Achille.

J'avais longtemps eu envie d'écrire régulièrement, mais je ne m'y étais jamais attelé sérieusement. J'aime bien écrire et je voulais aussi maintenir mon français de cette manière.

J'ai donc simultanément lancé ce blog en anglais et en français. Au début, je n’écrivais pas tous les jours. Ce n'est qu'en Décembre 2007 que ce blog est paru au quotidien.

À date, vous trouverez 3 651 blogs en anglais et 3 639 en français. J'ai eu beaucoup de plaisir à écrire tout ça et j'espère que vous en avez également apprécié la lecture !

jeudi, mars 30, 2017

Skier solo

Il est assez juste de dire que je skie seul les trois quarts du temps. Ce n'est pas que je sois asocial, mais plutôt j'ai du mal à trouver un pote qui est disponible et prêt à chausser quand je le suis, sans même mentionner qu'avec l'âge, mes vieux copains skient bien moins souvent et préfèrent des terrain et des conditions plus faciles.

Mis à part les membres ma famille, avec lesquels je skie chaque fois que j'en ai l'occasion, je me suis habitué à skier seul et, ce faisant, j'en tire pas mal d'avantages. Je décide quand je vais skier, quand j’arrête et tout ce que je vais faire. Je n'ai personne à attendre – ou pire, je n'ai pas à m'accrocher derrière un skieur beaucoup plus fort que moi.

Je peux aussi explorer tous les passages scabreux qui m'attirent sans me gêner ou sans me sentir responsable d'une tierce personne. Skier en groupe est une affaire qui se défini souvent par le maillon le plus faible de la chaîne (ou le pire skieur de toute l’équipe).
Comme je suis un passionné du ski, je ne m'ennuie jamais et ne compte jamais sur quelqu'un d'autre pour me faire découvrir une nouvelle piste ou un passage inédit. De plus, quand je ski, je suis comme un gosse dans un magasin de jouets: J'ai toujours du mal à choisir ma prochaine descente ...

Je déborde aussi de curiosité pour explorer, revisiter des anciennes pistes et essayer de nouveaux itinéraires. Je n'ai pas l'impression de manquer quoi que ce soit quand je skie en solo, et cela fait tellement longtemps que je le fais que c'est devenu une forme d'automatisme pour moi !

mercredi, mars 29, 2017

Main-d'œuvre bon marché à tout prix ?

Le salaire horaire a une très forte influence dans les domaines à forte valeur ajoutée comme l’hôtellerie, la restauration ou l'agriculture et le programme de visa américains H-2B est bien commode pour les employeurs qui ne veulent pas casser leur tirelire et payer au ras des pâquerettes des travailleurs temporaires venus des Caraïbes ou du Mexique.

Hier matin, j’écoutais un reportage sur National Public Radio par Fred Bever, un journaliste et producteur pour la station de radio publique du Maine, qui disait que les employeurs des stations balnéaires de son état se plaignaient de la disponibilité de ces fameux visas pour travailleurs saisonniers.

J'ai immédiatement pensé que si les employeurs locaux payaient un peu mieux leur personnel, ils auraient suffisamment de gens qualifiés sans aller les chercher au diable vauvert. Je crois qu'en janvier dernier, le salaire minimum dans le Maine est passé de 7,25 à 9 dollars de l'heure, mais c'est 12, 13 ou même 15 dollars de l'heure qui feraient vraiment la différence et seraient à même d'attirer les gens du coin, ou mieux encore, des étudiants américains qui ont besoin de se faire un peu d'argent pendant les mois d'été.

Les vacanciers paieraient un peu plus pour leur logement, leur nourriture et leurs extras, les petites commerçants serreraient un peu plus leurs marges, mais au final, tout le monde y gagnerait. Alors, pourquoi pleurer à propos de la pénurie de ces visas H-2B, alors que la simple loi du marché et les américains peuvent remédier à cette situation ?

mardi, mars 28, 2017

Les Républicains et la Loi de Santé

Il me semble que depuis le temps que j'ai vécu aux États-Unis, les républicains se sont toujours moqué d'améliorer les soins de santé ou leur couverture afin d'aider la population active américaine.

Il aura fallu que le président Obama fasse aboutir son projet de loi sur les soins de santé (ACA) pour provoquer la colère du parti Républicain. Dès le premier jour, ceux-ci se sont promis d'abroger (mais surtout pas de remplacer) cette loi.

Donc, même avec sept ans pour trouver une meilleure solution, ils n'ont pas pu, car cela n'a jamais été leur intention. Il aura fallu que les promesses de campagne de Trump forcent le parti Républicain à concocter un plan de remplacement pour l'ACA.

Ce plan s'est révélé être une catastrophe parce ses auteurs n'y avaient jamais pensé auparavant et n'avait aucun intérêt pour cela. Ils étaient forcés par Donald Trump de faire quelque chose ; c'est tout.

À ce stade, seuls les Démocrates peuvent agir pour améliorer l'ACA et, pour ce faire, il leur faudra retrouver une forte majorité au Congrès ...

lundi, mars 27, 2017

Le premier livre de Trump

Je n'ai pas encore lu « The art of the deal » (l'art des affaires) que notre nouveau président-vendeur Donald Trump avait demandé à Tony Schwartz d'écrire pour son compte en 1987.

J'ai pourtant bien l'intention de le lire dès que possible, parce que je ne peux pas comprendre qu'un super vendeur ou gourou des affaires auto-proclamé comme M. Trump ne soit pas parvenu à abroger et à remplacer la loi de santé d'Obama comme cela s'est produit y a quelques jours.

Peut-être que quand je lirai enfin ce fameux bouquin si célèbre, je vais changer d'avis sur ce qu'est la vente en général.

C'est vrai, j'ai toujours pensé que la bonne vente (ou le génie des affaires) commençait d'abord par savoir écouter ses clients, toujours faire de son mieux pour être poli et attentionné avec eux, bien faire le maximum pur établir un rapport solide et durable tout en tentant, autant que possible, de dissimuler le mieux possible son propre ego et son arrogance.

Pour moi n'importe quel autre comportement serai celui d'un imbécile, mais encore une fois, comme je n'ai pas lu le chef-d'œuvre en question, je pourrais encore me tromper !

dimanche, mars 26, 2017

Les amis de Poutine

Au fil des ans, de nombreuses personnalités ont déclaré publiquement leur confiance, leur admiration et leur amitié pour Vladimir Poutine, ancien chef du KGB, devenu aujourd'hui dictateur de la Russie.

La liste est impressionnante, à commencer par des politiciens comme Donald Trump ou François Fillon, des acteurs comme Steven Seagal, Gérard Depardieu ou Pamela Anderson et des musiciens comme Steven Tyler d'Aerosmith.

Pire, même Jean-Claude Killy, le skieur que j'admire le plus, est tombé aussi pour le petit tyran. Un personnage que beaucoup de gens raisonnables voient comme un oppresseur impitoyable et un tueur quand il le faut.

Bon, je peux seulement espérer que chacun de ces fameux individus a reçu une contrepartie qui justifie parfaitement bien cette relation et que M. Poutine ne va jamais planter un couteau dans le dos à ses « amis » occidentaux !

samedi, mars 25, 2017

Le problème des États-Unis

Nous savons tous que notre pays a pas mal de problèmes.

En fait, notre problème principal n'est pas tellement avec les Mexicains, pas avec les musulmans non plus, mais c'est plutôt avec le Parti Républicain, qui est obsédé par la démolition de tout ce qui se trouve sur son chemin au lieu de réparer ou de construire ce dont nous avons besoin (pas de mur à la frontière mexicaine, s'il vous plaît!)

Les membres républicains de notre congres doivent finalement comprendre qu'ils travaillent pour nous et qu'il est temps pour eux soulever leur arrière-train et de se mettre à travailler d'une manière plus collaborative bien avec les Démocrates!

vendredi, mars 24, 2017

Dépenses militaires et éducation

Le programme PISA (acronyme pour « Program for International Student Assessment » en anglais (Programme international pour le suivi des acquis des élèves en français) est un ensemble d'études menées par l'OCDE visant à mesurer la performances des systèmes éducatifs dans la majorité des pays.

L'enquête de 2015 a été publiée le 6 décembre 2016 et montre que Singapour a surpassé le reste du monde. Les autres pays dans le peloton de tête sont le Japon, l'Estonie, la Finlande et le Canada.

Maintenant, comparez cela les dépenses militaires mondiales. Près de 1.700 billions de dollars sont dépensés chaque année dans le monde pour les dépenses de défense nationales ; En termes plus prosaïques, pour tuer des gens.

Il s'agit d'une catégorie où les États-Unis sont de très loin en tête. En fait, nous dépensons pour notre défense plus que la somme totale des 7 autres pays suivants (soit près de 600 milliards de dollars, soit environ 5% de notre PIB).

Par contraste, nous n'arrivons pas du tout à ce niveau de performance avec nos scores PISA, domaine dans lequel nous sommes en retard sur tous les points.

Ne serait-ce pas bien que nous dépensions un peu moins avec nos militaires et d'avantage avec nos étudiants? Si nous jamais nous parvenions à faire un demi-tour dans ce domaine, nous pourrions soudain renverser notre déclin et revenir à l'excellence ?

Quelque chose à méditer ...

jeudi, mars 23, 2017

Coiffures bizarres et maladies mentales

Je me demande s'il existe des études sérieuses à propos d'individus portant des coupes de cheveux anormales et les conséquences désastreuses que celles-ci peuvent avoir sur leur santé mentale.

Étant donné que la chevelure humaine est située extrêmement près du cerveau, la fonction mentale de l'individu en question se trouve affectée chaque fois que sa coiffure s'éloigne de la norme établie. Elle crée une confusion à la fois profonde et irréversible parmis les synapses, provoquant des comportements erratiques sur le sujet arborant la coiffure hors-norme.

Pour ceux qui l'ignorerait, une synapse est une structure qui permet à une neurone (ou cellule nerveuse) de transmettre un signal électrique ou chimique à une autre neurone. Il est donc facile d'imaginer le désordre qui résulte lorsqu'un réseau tout entier de synapses est martelé par des pannes électro-chimiques continues, causée par des coiffures désordonnées.
Aussi, la prochaine fois que vous vous trouvez à proximité d'une personne comme celles illustrées sur ce blog, changez de trottoir immédiatement.

mercredi, mars 22, 2017

Premier débat présidentiel français

Avant-hier soir, nous avons courageusement investi trois heures de notre temps si précieux pour regarder le premier débat présidentiel français de 2017.

Les Français doivent avoir des qualités de concentration extraordinaires, car nous étions sur les rotules à la fin de ce marathon intellectuel. Ce qui suit sont mes réactions :

J'ai trouvé que Mélanchon et LePen étaient les meilleurs raconteurs et communicateurs du quintette. Ils semblent savoir ce que c'est qu’être populiste.

Pour moi, le candidat que je veux oublier est Hanon, le socialiste, qui comme Mélanchon, est un utopiste de première et probablement un peu trop en avance sur son temps. Son programme est aussi mauvais que ses compétences en matière de persuasion. 
Macron représente à merveille le Technocrate français. Il empile des tas de mots les uns sur les autres pour ne rien dire au bout du compte. Comme il n'a pas de programme en soi, il est quand même assez malin pour approuver presque tout ce que dit Fillon, et comme ce dernier est le seul qui a une plate-forme qui tient la route, Macron fait preuve de clarté intellectuelle.

De toute évidence, l'attitude passive de Fillon lors du débat montrait qu'il était sérieusement blessé et n'avait plus le mordant dont il avait fait preuve tout au long des primaires.

Alors, compte-tenu de tout ça, que devraient faire les Français ? 

Tout comme nous l'avons fait pour Clinton, ils devraient se pincer le nez et voter quand même pour Fillon, en priant qu'il arrive au second tour pour bloquer LePen.

Cela dit, quel est le résultat probable ? 

À ce stade, je prédis que LePen et Macron survivront le premier tour. Pendant les débats précédents le vote final, LePen écrasera Macron, des tas de Français s'abstiendront, beaucoup de gens de la droite voteront LePen et elle sortira vainqueur.

mardi, mars 21, 2017

Finale de la Coupe du Monde de ski

Comme beaucoup de téléspectateurs, j'ai apprécié les dernières courses de ski à Aspen, et bien que je n'arrive pas à savoir qui avait réglé le thermostat si haut, je ne suis pas près d'oublier la qualité du spectacle sous l'ardent soleil du Colorado ...

Qu'en ai-je retenu ? Pas mal de choses, en fait :
D'abord, j'ai beaucoup apprécié toutes les victoires surprises qui ont quelque peu bouleversé l’ordre établi et je n'oublierai surtout pas la formidable performance de l'équipe féminine italienne, la qualité de l’équipe autrichienne masculine, l'ascension de certains skieurs slovènes et slovaques et la force des techniciens suédois.

Ensuite, bravo pour les nouveaux venus prometteurs en provenance de Suisse et les vainqueurs des différents globes de cristal. Enfin, je me désole un peu à propos de la faiblesse d'ensemble de l'équipe américaine (sauf Shiffrin, naturellement) ainsi que celle des françaises (sauf Worley, bien entendu) ...

Cela dit, il reste du sacré boulot sur la planche cet été pour de nombreux athlètes !

lundi, mars 20, 2017

Un miracle de plus ...

Le 26 décembre dernier, mon ligament collatéral du genou gauche s'est mis à me faire mal alors que je skiais avec ma fille qui était à la maison pendant les vacances de Noël.

Je ne sais guère ce qui pu causer cette douleur, mais après avoir fait un peu de recherche sur internet, le Docteur Go11 a déterminé qu'il s'agissait d'une inflammation du ligament nécessitant assez de repos pour pouvoir guérir. Pas de visite chez le médecin, ni à la clinique orthopédique et pas non plus de rééducation.

J'en suis simplement venu à conclure que patience, modération et temps de repos résoudraient le problème. C'est ainsi qu'en Janvier, alors que nous avions ces quantités phénomenales de neige poudreuse, j'ai volontairement manqué 17 jours de pur plaisir.

J'ai repris le ski en février, d'abord en douceur et toujours avec une genouillère. Bien vite j'ai retrouvé mes pentes et mes conditions de neige de prédilection. Peu à peu la douleur a diminué et finalement, depuis d'hier, je ne sens plus rien, ce qui prouve qu'il est toujours possible de guérir soi-même !

dimanche, mars 19, 2017

Déjà soixante-dix jours de ski ...

Samedi, c’était ma 70e journée de ski de la saison. Si je me base sur mon expérience récente, ce n'est guère brillant et cette contre-performance est entièrement attribuable à un problème avec mon genou gauche.

Il est désormais très probable que je ne pourrais plus atteindre les cents journées quand l'hiver touchera à sa fin, mais j'aurai quand même eu la satisfaction de skier plus que mon âge pour un dénivelé total excédant 300.000 mètres. Combien de temps pourrais-je faire durer ce petit manège ?

J'espère bien aller dans mes années 80, mais rien n'est garantit, et au fil du temps, skier mon âge quand je suis nonagénaire me semble de plus en plus incertain, mais je ne baisse pas les bras !

samedi, mars 18, 2017

Pas fan du slalom parallèle ...

Hier, alors que je regardais l'épreuve en ski parallèle par équipe à Aspen, je me suis rendu compte qu'il m’était de plus en plus difficile d'aimer cette forme compétition à ski qui selon la FIS apporte un élément divertissant appréciable.

Il est difficile pour moi d'exprimer pourquoi j'ai du mal à m'enthousiasmer par cette discipline, mais je vais malgré tout essayer d'expliquer pourquoi.
  • Trop facile: Comparé aux autres épreuves alpines, celle-ci semble un peu trop facile en raison de sa longueur limitée, de la régularité du tracé et de l'uniformité de la pente; c'est assez décevant par rapport aux courses de coupe du monde de ski auxquelles nous sommes habitués. 
  • Trop court: Cette forme de sprint en matière de course de ski alpine ne dure pas assez longtemps pour permettre de bien d'apprécier la technique et le potentiel d'un skieur. 
  • Jeu de chance : La chance joue un rôle plus important ; sous la pression directe de leurs adversaires, les coureurs sont d'avantage susceptibles d’être disqualifiés ou de manquer leur départ. 
  • Bouche-trou: Cette épreuve reste marginale et n'est guère utilisée que pour boucher certains trous dans le programme ; c'est donc fondamentalement superflu ; de plus, peu ou peut-être aucun athlète ne s'y entraîne sérieusement et cela se voit ...
  • Mauvaise couverture télévisuelle: Les angles de tournage doivent être retravaillés, avec par exemple des prises de vue aériennes qui permettraient de mieux voir les différences entre skieurs. Les prises de vue de coté et les plans rapprochés ne s’avèrent pas télégéniques.
  • Conclusion: Après plusieurs décennies d’expérience, le World Pro Tour a échoué en utilisant ce format et a fini par jeter l’éponge. Peut-être il y a-t-il là une leçon pour la FIS à considérer …

vendredi, mars 17, 2017

L’évolution des skis monocoques ...

Il y a 27 ans, Salomon lançait un pavé dans la mare du marché mondial du ski en introduisant le premier ski avec une surface supérieure formée en relief. Fondamentalement, le changement était purement cosmétique, mais avait été commercialisé de manière magistrale.

En fait, il ne s'agissait rien de plus qu'un ski avec un partie supérieure plastique formée d'une seule pièce, remplaçant les champs verticaux et la surface plates des skis tels qu'ils étaient connus jusqu'alors. En même temps, un peu comme par télépathie, le fabricant slovène Elan lançait sa propre version du même ski appelé le MBX « Monobloc » (les skis de Salomon étaient appelés « Monocoque », pour rappeler les châssis des voitures de course ...)

Le reste des fabricants se mirent alors à s'affoler pour répondre à cette nouvelle coqueluche, beaucoup en y laissant des plumes et en lançant des copies assez pathétiques du produit original afin de sauvegarder la part de marché qu'ils leur restait encore ...
De nos jours, quand je regarde les courses de ski, tous les skis Salomon ou Rossignol, quelques Atomic et bien d'autres, ont retrouvé leur section rectangulaire d'antan et même les produits de ces marques destinés aux consommateurs y sont revenus. Tout cela montre encore une fois que plus les choses changent, plus elles restent les mêmes ...

jeudi, mars 16, 2017

L'avantage des skis légers

Il m'a fallu plus de soixante saisons de ski pour enfin découvrir les avantages qu'offrent les skis légers.

J'aime skier en mauvaise neige, en traces poudreuses croisées et me promener dans les arbres. Il me faut donc avoir quelque chose à la fois de facile a manœuvrer, sensible et agile sous le pied.

Trop souvent et trop longtemps, j'ai utilisé des skis métalliques, ou un mélange de skis métal et fibre de verre, et tout le travail supplémentaire que leur poids excessif m'a imposé m'a fait vieillir prématurément.

C'est pourquoi aujourd'hui je redécouvre ce qui me convient le mieux et me fiche pas mal si mes planches vont dans toutes les directions et sont parfois difficiles à contrôler quand il m'arrive de skier vite.

Je sais par expérience que les vitesses les plus excessives se terminent toujours par l’arrêt complet du skieur !

mercredi, mars 15, 2017

Toutes les remontées en une journée

Pour des raisons que je n'arrive même pas à comprendre, je me suis mis dans ma tête de skier toutes les remontées mécaniques que compte Park City en une seule journée.

Notre station dit avoir 41 remontées mécaniques, mais cela inclus une demi-douzaine de tire-fesses et autres tapis roulants pour enfants, mais je ne peux comptabiliser que 32 télésièges, 3 télécabines, 1 fil-neige et avec un télésiège à l’arrêt aujourd'hui (Eaglet), il ne me restait que 35 remontées à me mettre sous mes dents.

J'ai d'abord bien étudié la carte et j'ai préparé un itinéraire me permettant de faire mon tour dans la limite des heures d'ouverture (de 9 h à 16 h) et au bout du compte, je me suis retrouvé avec une demi-heure en plus.

J'ai réussi à accumuler 11,490 mètres de dénivelé, je ne me suis pas fais mal, j'ai pris deux remontées qui m’étaient totalement inconnues et j'ai eu une merveilleuse journée.

Essayez donc de faire pareil chez vous !

mardi, mars 14, 2017

Skieurs âgés : Restez concentré !

Plus on vieillit et moins la chute devient une une option attrayante, surtout quand on est sur les skis. La priorité Numéro Un est tout simplement de rester debout sur ses planches quoi qu'il arrive, en faisant d'avantage attention, en ouvrant toujours l’œil et surtout en se concentrant au maximum.

Tout comme le font nos amis Mikaela Shiffrin et Marcel Hirscher quand ils gagnent des courses. Simple, facile et efficace. Si vous avez l'âge requit, bienvenue donc dans le club de la concentration !

lundi, mars 13, 2017

La fameuse « moustache » Dynastar

Si vous êtes un skieur aguerrit, vous connaissez sans doute les skis Dynastar et peut-être avez vous remarqué la célèbre moustache qui sert de logo à la marque. De plus, si vous êtes un peu curieux, vous avez pu vous demander pourquoi une moustache avait été choisie pour l'occasion ?

La réponse est compliquée et se trouve liée à l'endroit où cette fabrique de ski a été fondée et maintient toujours son siège. Il s'agit de la ville est Sallanches, en Haute-Savoie, une petite bourgade de 16.000 habitants, faisant face au Mont Blanc et avec un blason qui représente la réunion de deux de ses ruisseaux, l'un appelé la Frasse et l'autre la Sallanche, tous deux formant un «V» au point de confluence.

Ce blason est aussi interprété comme le «V» de la victoire ou encore une représentation du Mont-Blanc (à l'envers) qui sert de toile de fond à la vallée.  En fait, le terme « moustache » a été remplacé par « cime » au début du siècle. Ce terme est une évocation des montagnes qui entourent Sallanches et encore une fois, du fameux Mont Blanc.
Cela peut paraître « tiré par les cheveux », mais je soupçonne tout simplement que M. Claude Joseph, l'un des fondateurs de l'entreprise qui était par ailleurs très créatif en matière de marques (comme Dynastar = Dynamic + Starflex), avait retourné ce «V » pour en faire la célèbre moustache Dynastar que beaucoup d'entre nous reconnaissent !