mercredi, décembre 31, 2008

Qu’ai-je à montrer ?

Une autre année se termine et je me demande où sont les résultats ? Je sais que j'ai réalisé un certain nombre de choses et de projets ; pour la plupart tous matériels, mais cela était-il à la hauteur de mon temps si précieux et de mon potentiel ? La réponse est un NON assez catégorique. Au fond de moi, je sais que j'aurais pu faire mieux, que j’aurait pu aller beaucoup plus loin et aurait pu vraiment me surprendre ainsi que tous ceux qui me connaissent bien. Alors que je vieillis et perds de la souplesse de tous cotés, ce serait bien de voir d’avantage d’efforts faits dans de nouvelles directions et capables de générer plus de beauté et de richesse. En ce dernier jour, je ne sais pas encore ce que seront tous ces efforts, mais je peux vous garantir qu'en ce dernier jour de 2009 ils auront été au rendez-vous ...

mardi, décembre 30, 2008

Âge et bonheur

Hier, alors que nous skiions avec un de nos amis, la question de savoir ce qu’a été la période la plus heureuse de nos vie arriva par hasard dans la conversation et ma réponse fut à la fois sincère et spontanée quand je criais « maintenant ! » En fait, j'étais plus interloqué par ma réaction que mes compagnons de télésiège et cela m'a fait sérieusement réfléchir, à commencer bien sûr par ce que veut dire le bonheur. Pour moi, celui-ci reste une valeur assez floue définissant la capacité ou la chance de se rapprocher le plus possible de ses rêves, de telle sorte que ma sincère déclaration signifierait que j'ai désormais tout ce que je pourrais souhaiter, et en fait j’y crois vraiment. Aujourd'hui, ma vie est sans tensions, je suis entouré par des gens que j'aime et apprécie, je vis dans un endroit parfait et je peux faire tout ce qui me plaît. Encore plus important peut-être est le fait que toutes les insécurité et les angoisses qui ont accompagné la plus grande partie de ma vie semblent avoir perdu une grande partie de leur influence et je me sens presque flotter sur un nuage. Oh là là ! Je vais tout arrêter et observer une longue pause afin de savourer cet instant ...

lundi, décembre 29, 2008

Un beau tour en douce

Il y a environ trois semaines, mon pote et colonel de l’armée de l’air, Lynn Carmichael m'a appelé pour venir essayer très discrètement le nouvel F/A-22 qui venait d’être livré à la base aérienne de Langley, en Virginie ; la première base opérationnelle à recevoir le tout nouveau chasseur « Raptor » destiné à remplacer les vieux F-15. Cet avion aura coûté une fortune à fabriquer puisque le prix de revient par appareil se monte en ce moment à 339 millions de dollars. Selon l'armée, cet avion surpasse tous les autres avions de combat en service à ce jour et est absolument imbattable ; ce qui m’a le plus impressionné c’est son cockpit qui ressemble à un iPhone géant. Quoi qu’il en soit, après avoir passé une matinée dans le simulateur de vol au cours de laquelle Lynn semblait un peu inquiet par mes réflexes quelque peu « émoussés, » celui-ci m’a passé tous les équipements spéciaux et m’a quand même laisser voler pendant vingt petites minutes, sous le nom de Paul Feldmann, un pilote de la base d'origine canadienne. Comme j’avais bien été avertit de ne pas faire l’idiot, je n'ai pas tenté d'exécuter de manoeuves exotiques comme le « Herbst » ou le « Cobra de Pugachev ; » je me suis contenté de décoller, de grimper jusqu'à 12.000 mètres, faire quelques virages à grande vitesse et poser l'avion sans rien casser sous l’oeil assez inquiet de Lynn qui me serrait de très près dans un F-15 biplace, accompagné du capitaine Bert Langford ...

dimanche, décembre 28, 2008

Le conflit israélo-palestinien

Israël a bien autant de tort que les Palestiniens, avec une grande différence ; ils ont l'argent (y compris celui de mes impôts !) et sont totalement soutenus par les États-Unis, l’Europe et dans le reste du monde industrialisé. Qui oserai offenser ces sionistes ? Si tout le monde se satisfait de cette situation, nous verrons la situation empirer et observerons d’avantage de désespoir et de terrorisme en provenance du monde arabe. En laissant Israël agir comme une puissance coloniale sur le dos des Palestiniens, nous ne faisons que tolérer le génocide dans un autre temps et dans un autre endroit, et nous sommes en train cultiver le terrorisme à très long terme. Si vous ne croyez pas que le 11 septembre a commencé par toutes les vexations infligées par Israël sur Gaza et la Cisjordanie, votre compréhension de la géopolitique a sans doute besoin d'une sérieuse révision...

samedi, décembre 27, 2008

Pourquoi nous avons changé ...

Pendant 23 hivers, nous avons toujours acheté nos forfait de ski à Park City Mountain Resort. L’avantage de skier là, est que des trois massifs que nous avons en ville, c’était le plus proche de la maison. Parce que c'est aussi le plus ancien (45 ans depuis sa mise en service), c’est également le plus encombré et, ces dernières années, son infrastructure de « parc » et ses multiples installations ( half-pipe, rails et énormes bosses) contribuent à en faire plus un « cirque » qu’un endroit où l’on skie. Deer Valley était une autre option, mais cela nous aurait prit encore plus de temps pour y aller, aussi cela sera peut-être pour plus tard dans notre carrière de skieurs ou, encore mieux, le jours ou nos trois massifs bien rétrogrades dans leur façon de voir les choses, penserons a relier leur remontées mécaniques (avec l'économie d'aujourd'hui, cela pourrait arriver plus vite que prévu !) Donc, pour cette année, nous avons décidé d'essayer autre chose et avons acheté nos forfaits de ski aux Canyons, la station la plus récente et aussi plus grande parmi les trois que compte notre petite communauté. L'étendue de terrain est très impressionnante, le ski y est beaucoup plus varié et les sections boisées offrent des tas d’options supplémentaires. De plus, les remontées mécaniques situées sur nos pistes préférées sont toutes très rapides ce qui signifie moins de temps passé sur la montagne pour le même nombre de virages et bine plus de plaisir. Cela prend un tout petit plus de temps pour s’y rendre, mais après tout, nous sommes en retraite!

vendredi, décembre 26, 2008

Tempête surdimensionnée

Hier, j'avais le privilège d’emmener ma fille Charlotte et son amie Kate faire un tour de ski à Park City dans une neige profonde comme on n’en expérience rarement. Le temps était affreux - une vraie tempête de neige - avec un vent tel que la neige tombait horizontalement. Le ski était surréel, avec de la neige bien au-dessus du milieu des cuisses et des jets ininterrompus en plein visage. Les seuls problèmes se trouvaient dans une visibilité quasi-nulle et la remontée en télésiège qui était une véritable torture car les vents élevés forçait un fonctionnement au ralenti et il fallait résister à ces bourasques froides et perçantes tout le long du chemin. Bien qu’un peu surprises au début, mes deux jeunes compagnes trouvaient très vite leurs voies respectives dans ce manteau fluide à la profondeur insondable. et après une paire de pistes sont restées collées à mes talons jusqu'à ce que leurs jambes se mettent à crier grâce ; c’est là que nous nous sommes arrêtés, juste avant qu’il soit nécessaire d’amputer ...

jeudi, décembre 25, 2008

Joyeux Noël !

Depuis plus de trente ans, nous avons célèbré Noël comme la toute petite famille que nous étions ; d'abord sans enfants, puis avec un petit et bien vite avec deux. Ce Noël a marqué une nouvelle étape importante dans nos vies, comme si nous étions maintenant un clan complété, avec trois générations de notre propre famille participant à cette fête de fin d’année. L'arrivée de Finn nous a permit de revendiquer ce statut bien spécial. Alors que nous avions toujours ressentit une certaine dépendance familiale par rapport à nos origines françaises alors que nos parents étaient encore en vie, nous nous sentons à présent affranchis de cette attache. Nous restons encore une bien petite famille, mais avec des racines plantées de plus en plus profondément dans cette grande terre d'amérique

mercredi, décembre 24, 2008

La neige n’est-elle que de la neige ?

Pour beaucoup de gens, la neige est la même partout; une matière blanche qui fait danser la voiture et qui encombre les alentours de la maison. Pour moi, c’est beaucoup plus et même tout un monde. Alors que j’attaque mon 62ème hiver et que j'ai déjà vu des tonnes de neige, je peux vous dire que celle-ci n’est jamais la même. J'ai vu ce manteau blanc sous plusieurs continents, sous différents climats et en toutes saisons ; je peux affirmer que - comme les 6,6 milliards de gens vivent sur cette terre - chaque cristal à ses particularités et se trouve doté d’un destin bien particulier. Chaque journée d’hiver m’apprends d’avantage de choses à propos de la neige. Lors de ma course à pied matinale, je m’amuse à déterminer la partie de route enneigée qui offre la meilleure traction et quand je skie, je sélectionne instinctivement la technique la plus appropriée à l’apparence que revêt le blanc manteau. Je n’aborderai pas ici le mythe selon lequel les Eskimos ont une multitude de mots pour la neige, ils n’en ont pas tant que ça – c’est nous qui en avons le plus que je ne citerai pas au grand complet, mais ne peux quand même pas m’empêcher de vous rappeler l’échantillonnage suivant...
Chute de neige: Blizzard, rafale, pluie verglaçante, grêlons, et « poudrerie » chez nos amis Québéquois ...
Neige sur le terrain: poudreuse, gros-sel, croûtee, glace, névé, neige fondante en laissant de coté la terminologie patoisanne encore plus riche...
Maintenant que vous en savez plus sur cette belle neige, profitez en pour déraper avec votre auto, schusser sur vos planches ou glisser sur vos chaussures avec reconnaissance, classe, et assurance !

mardi, décembre 23, 2008

Légion d'Honneur pour Anselme Baud

Ce 14 Décembre, Anselme Baud recevait la Légion d'honneur, une décoration fort convoitée que la France propose à des hommes et des femmes particulièrement méritants. Ce n’est autre qu’Emile Allais, la légende du ski français, qui a agrafée la médaille sur la poitrine d’Anselme. Je me souviens encore du jeune Anselme, lorsque nous étions ensemble au CEG de Saint Jean d’Aulps et, plus tard, à Avoriaz. Bientôt, il s’envolait pour devenir le skieur extrême que tout le monde connaît en compagnie de Patrick Vallençant, et pour se révéler un alpiniste hors-pair ainsi qu'un professeur à l'ENSA, la fameuse école de ski et d'alpinisme de Chamonix. La "Légion d'Honneur" est un ordre établi par Napoléon Bonaparte le 19 Mai 1802. C’était en fait le premier ordre moderne du mérite, qui auparavant se trouvait limité aux catholiques et aux nobles, les décorations militaires allant aux officiers. La Légion d’Honneur s’ouvrait alors aux individus de tous horizons et professions et pour lesquels seul le mérite ou la bravoure comptaient. C'est la grande différence avec l'Amérique où il faut aller en guerre afin d'obtenir ce genre de reconnaissance. Ah oui, j'oubliais, les membres sont encore payé une allocation annuelle qui n’est plus aujourd’hui que de 6,10 Euros. Quelque soit le montant de cet émolument, sincères félicitations, Anselme!

lundi, décembre 22, 2008

L’achat des fixations Look par Rossignol

Cet article fait suite à l’histoire publiée hier et apporte ma version sur ce qui a vraiment déclenché la vente de Look aux skis Rossignol en 1994. D’abord, un petit peu d’histoire ; Look a été fondé en 1951 à Nevers par Jean Beyl, lui-même un passionné de ski. Le premier produit consistait en une fixation à plaque pouvant pivoter sur 360 degrés, baptisée « Antifracture ; » celle-ci devait laisser place à la fameuse butée à double pivot « Nevada, » jumelée à une plaque tournante et équipant tous les célèbres coureurs à ski de l'époque. Ce produit devait être suivi par la combinaison butée Nevada II et talonnière à pivot N-17, qui allait s’imposer comme le meilleur système pendant de très nombreuses saisons d'hiver. Cet ensemble haute performance ne se vendait alors qu’à des skieurs confirmés et Look avait beaucoup de mal à offrir quelque chose de moins intimidant et meilleur marché pour les masses. Look essayait alors, sans succès de s’attaquer a ces segments de bas et milieu de gamme dans lesquels Salomon faisait un véritable « tabac. » Ce manque de produits adaptés à la grande distribution ainsi que des erreurs de gestion devaient éventuellement contribuer à la faillite de la marque nivernaise. Celle-ci fut récupérée en 1983 par Bernard Tapie, le « reprenneur » de l’époque ; Plus fort en « gueule » qu'en gestion, Tapie tentait d'ajouter Geze, un fabriquant allemand de fixations, à sa panoplie de produits de ski sans aucun succès et assez vite, tous ses actifs se retrouvaient dans les mains d’une filliale du Crédit Lyonnais, surnommé « Crazy Lyonnais » de ce coté de l’Atlantique, qui avait mis en place les financements de reprise de Look et d’Adidas. Plus tard, c’est Pierre-Alain Blum, un horloger propriétaire des montres Ebel qui avec les skis Authier rachetait la firme et ne réussissait toujours pas à la relancer. En 1993, alors que les conservateurs reprenaient le contrôle de l'assemblée nationale française, les amis de Laurent Boix-Vives avaient suggérés qu'il rachète ce bien dont Ebel ne savait que faire. La plupart des dettes ayant été épongées, tout était présenté comme une offre que Rossignol aurait été fou de refuser, sans parler qu’en 1998, la division « cycles » de l'entreprise était revendue à un certain Dominique Bergin. Connaissant M. Boix - Vives, il est très probable que Rossignol ait bel et bien récupéré plus que le prix d'achat initial de Look lors de cette vente. Là où Olle Larsson a sans doute raison est qu’au moment de la reprise de Look, Rossignol a bien étudié tous les produits disponibles et sans doute déterminé que la butée Geze (dont le système était utilisé sous licence pour la fabrication du modèle bon marché Salomon 222) n'était pas seulement une combinaison acceptable avec la fameuse talonnière à pivot, mais était surtout beaucoup moins cher à fabriquer. Le fameux « pivot » est aujourd’hui abandonnée en compétition, désormais remplacée par une talonnière simpliste qui rappelle la Look 27, un bas-de-gamme de 1980. En rétrospective, et je dois l’avouer à ma grande surprise, Rossignol a véritablement « ressuscité » Look en simplifiant la gamme et y en apportant toute sa puissance de distribution.

dimanche, décembre 21, 2008

Marker, Rossignol et Look

Olle Larsson est un entraîneur de ski originaire de Suède qui a couru dans l'équipe du GUC de Grenoble. Après avoir entraîné l'équipe nationale canadienne, il a fondé le « Rowmark Ski Academy, » à Salt Lake City, Utah, un des établissements « ski-école » les plus réputés des États-Unis. M. Larsson est reconnu parmi les meilleurs entraîneurs ayant existés, au même titre que Messieurs Honoré Bonnet et Hermann Noeckler. Parce qu'Olle est assez âgé et a vu des tas de choses pendant toute sa carrière, Olle sait presque tout et connaît tout le monde. Alors qu’il se trouvait à l'Université de Grenoble, il a même eu la chance de venir travailler à Avoriaz au Village d’Enfants d’Annie Famose. Je connais Olle depuis pas mal de temps, et aujourd'hui, comme je « lissais » la piste, il m'a raconté une histoire intéressante - pour laquelle je connais une autre version - mais que j’ai malgré tout écouté très attentivement ... Son frère Jan a été le directeur de course de Rossignol pendant de longues années. Il y a assez longtemps, alors qu’Hank Tauber, qui vit à Park City était le grand patron des fixations de ski Marker, celui-ci aurait aimé que la Fédération Internationale de Ski l’autorise à placer un autocollant portant sa marque sur les skis des coureurs. Au cours d'une course de Coupe du Monde à Park City, il avait fait pression sur Jan Larsson pour qu’il appuie son idée. Malheureusement, Jan lui avait fait comprendre que c'était une initiative qu’il ne pouvait pas soutenir. Quelque temps plus tard, et toujours selon Olle Larsson, Hank Tauber avait confronté Jan et lui aurait dit en termes très clairs qu'il était en colère contre son manque d’appui et qu'il allait intervenir auprès de Laurent Boix-Vives, le propriétaire de Rossignol, afin que celui-ci le mette à la porte. Tauber ne soupçonnais pas que Larsson avait une assez bonne relation avec Boix-Vives, de sorte que lorsque celui-ci avait dévoilé la menace qu'il avait reçue du patron de Marker en Utah, Rossignol avait décidé d'acheter les fixations Look. Comme il existe une autre version de la vraie raison de cet achat je ne manquerai pas de la révéler très prochainement ...

samedi, décembre 20, 2008

Planté dans la neige ...

Cette saison d'hiver, je suis retourné travailler en tant que bénévole au service de course de Park City. Ici, décembre est fameux pour ses température frigides et je n’y suis plus habitué ; les jours sont à la fois enneigés et sombres, et il faut soit beaucoup de courage, soit pas mal de démence pour faire ça! Comme ces quatre dernières années, je participe aux courses du « Trophée Eric Hays » une série de quatre jours de course réunissant environ 250 garçons et filles âgés de 13 à 21 ans, comprenant des slaloms et des slaloms géants. Pour le premier jour, je me retrouve « planté dans la neige, » équipé d’un casque et d’un micro et chargé de signaler le passage des coureurs à un certain point du tracé qui n'est visible ni du départ, ni de l'arrivée ; avec des températures maximum de 10 degrés centigrades la journée, c’était vraiment un véritable suplice, et après plus de 7 heures à tenir ce rôle, j'étais bien surpris d’être encore en vie ...

vendredi, décembre 19, 2008

Âge et sagesse

En parlant avec la plupart de mes contemporains, je détecte toujours Un effort délibéré de leur part pour « combattre » le vieillissement en restant très actif, en mangeant correctement et en prenant bien soin de son physique. Je dois avouer que, moi aussi, je souscris à ce mouvement et fais tout mon possible pour lutter contre le vieillissement et la décrépitude. Ce que nous avons cependant beaucoup de mal à comprendre, c'est qu’avec les vieux jours vient une bien plus grande sagesse. Cela, à mon avis, revêt une valeur inestimable. Ainsi, au lieu de voir en un nouvel anniversaire comme un pas supplémentaire vers la tombe, nous recevons beaucoup plus que ce coté négatif et étriqué. C’est un peu comme si, à l’image d’un reptile, nous étions en train de changer de peau et de passer de la force physique à un état de sagesse beaucoup plus intense. C’est une forme d’enrichissement beaucoup plus profonde et essentiellement spirituelle qui nous réconcilie avec nous-mêmes et nous apporte une réponse au sens que peut avoir notre vie. C’est pourquoi que désormais, je vais toujours m’efforcer de voir en chaque nouvel anniversaire une forme de renaissance et un changement de décor salutaire.

jeudi, décembre 18, 2008

Ferais-je un bon escroc ?

Je suis certain que les aventures de Bernard Madoff vont faire beaucoup d’émules en Amérique et partout dans le monde. De temps en temps, je me demande ce que je pourrais bien faire pour avoir une vie encore plus remplie? Il est évident qu'au fil des ans, je me suis construit une bonne réputation et que, de ce fait, nombreux sont ceux qui semblent me faire confiance. Je fais très sérieux et encore d’avantage maintenant que j’ai plus de 60 ans, le peu de cheveux qui me restent sont désormais tous blancs et je peux me targuer d’avoir une expérience impressionnante en matière de voyages et d’emplois, sans compter un vaste réseau de connaissances. En un mot, j'ai tout ce qu'il faut pour démarrer un fonds de placement bien rentable. Contrairement à Madoff, ce fond sera beaucoup plus démocratique et visera un plus grand nombre d’investisseurs potentiels. Je placerai la barre un peu plus bas, disons un minimum de 100,000 Euros. Tout comme Madoff, je compte économiser sur les frais administratifs et à la rigueur me limiterait à « e-mailer » le solde du compte si mon client devait insister sur ce détail futile. Mon temps serait bien mieux consacré à la recherche des paradis fiscaux ainsi qu’ à la meilleure façon de maximiser mes fonds de placement. Je planifierai aussi très soigneusement mon plan de sortie ainsi que mon prochain refuge dans quelque paradis fiscal, juste avant que la prochaine bulle financière n’éclate ; ainsi, je n’aurait pas même à entendre vos doléances et à observer votre profonde déception. Maintenant assez discuté ; qui veut être le premier à investir avec moi?

mercredi, décembre 17, 2008

L'éléphant dans la pièce

La surpopulation est comme cet éléphant qui se trouve au beau milieu de la pièce et que personne ne veux voir. Je suis en train de lire un livre traitant de vie durable sur la planète qui détaille les étapes nécessaires dans ce sens et qui fait l’inventaire de ce qui a été déjà mis en œuvre, mais à aucun moment, il ne s’y trouve la moindre mention de surpopulation. Si vous avez vu le film documentaire d’Al Gore dans lequel il expose les maux créés par le réchauffement climatique et la pollution, il n’aborde pas le fait que la population mondiale est totalement hors-contrôle. D’accord, j'ai presque oublié une exception, celle d’un homme intelligent qui tient une forte opinion sur le sujet ; il s’agit de Warren Buffet, le fameux investisseur qui est en train de passer sa fortune à la fondation Gates ... Mais, en face de cette évidence pourquoi un tel problème se trouve-t’il poussé sous le tapis? Cela ne peut pas être qu’une question de religion, et je suis venu à la conclusion que personne n'a vraiment bien abordé le problème et ne l’a pas suffisamment bien expliqué pour mettre en avant toute sa gravité. Qu’en pensez vous ?

mardi, décembre 16, 2008

Ce type « en a ! »

Beaucoup ont été très vocaux dans leur opposition à George Bush et Dick Cheney pour l’invasion et le carnage massif qu’ils ont causés en Irak, mais aucun, jusqu'à il y a deux jours, n’a eu le courage d'agir et dire ce qu'il pensait en face de l’intéressé en lançant une paire de chaussures dans sa direction. Aujourd'hui, l'homme est en garde à vue et son frère, Maythem, a déclaré qu’il n'avait pas prémédite son action, mais qu’il a tout simplement explosé au moment où Bush a déclaré que sa visite était « son cadeau d'adieu au peuple iraquien. » Bravo à Muntader al-Zaidi, le correspondant d'Al Baghdadia. Pour moi, il n’y a pas l’ombre d’un doute que ce garçon est le véritable "Homme de l'Année." Espérons que les Iraquiens mettent suffisamment de pression sur leur gouvernement pour obtenir rapidement sa libération !

lundi, décembre 15, 2008

Poupée vaudou?

Depuis la fin Juillet, j'éprouve une mystérieuse douleur, juste au niveau de mon cœur et celle-ci est bien particulière dans le sens où elle se manifeste vers 2 heures du matin, culmine à 4 heures et s'attarde tout au cours de la matinée avant de disparaître. Après avoir subi un CT-scan, une échographie et d’autres test médicaux à la fois complexes et coûteux, les docteurs ne sont pas parvenus à trouver quoi que ce soit, y compris mes clés d’auto perdues il y a presque dix ans. Cette l'absence de résultat définitif m’a laissé extrêmement frustré, jusqu'à ce que, la nuit dernière, j'ai finalement réalisé qu'un individu habitant probablement quelque part entre la Norvège et l'Afrique du Sud (s’il ne travaille que le jour) « pique » une statue vaudou me représentant à l'endroit où se trouve le cœur. Cette théorie me parait fort plausible et je me demande seulement pourquoi mon bourreau frappe le côté gauche de ma poitrine et jamais mon ventre, mon cou ou d’autres points très sensibles ; Dieu merci, la pointe de l’aiguille est suffisamment arrondie pour minimiser la douleur ! De plus, cet individu ne prend pas un seul jour de congé et est incroyablement régulier dans l’administration de son traitement. Alors qu’il est si difficile de nos jours de trouver de l'aide fiable, mon opérateur de poupée vaudou n'aurait aucun problème à obtenir un bon emploi à temps plein, mais pourrais-je jamais me re-habituer à une vie sans douleurs, coté cœur ?

dimanche, décembre 14, 2008

Retour à « l’avant bulle »

Vous allez penser que je suis obsédé par l'immobilier. Pourtant, il me semble que personne, nulle part dans tous les Etats-Unis d'Amérique, ait accepté le fait que ce marché n’a pas encore finit sa descente aux enfers. Pourquoi ? D’abord parce qu’il n'existe aucun moyen de sonder où se trouve le fond, à moins d’accepter que la réponse brutale à cette question est que ce plancher est retourné aujourd’hui - au mieux - à son niveau « pré-bulle » de 2002. Jusqu'à présent, chacun a espèrerait, souhaitait et se croisait les doigts pour que cette chute stoppe, mais comme tout investisseur avisé le sait, tous ces trucs, y compris la prière auprès d’une autorité supérieure, ne fonctionnent jamais. D'une part il y a les agents immobiliers qui cherchent à cacher la profondeur de l'abîme aux curieux qui voudraient y jeter un œil, et de l'autre côté, il y a toutes les banques, le gouvernement et tous les propriétaires fonciers qui continuent de pratiquer cette politique de l’autruche en refusant de regarder la réalité en face. Une fois de plus, il serait grand temps de redevenir un peu plus réaliste, d’ôter toutes ces œillères et d’accepter enfin que ce cher placement immobilier est bien loin de valoir ce que l’on croyait ...

samedi, décembre 13, 2008

L’ère de la transparence ...

Pour acheter une voiture, un livre, un nouvel ordinateur, pour voyager, vendre ou échanger des titres en bourse de manière efficace (avec un minimum de commission), il suffit désormais d’allez sur Internet. Ce lieu virtuel est devenu une boule de cristal parfaitement claire dans laquelle il est possible de voir instantanément les niveaux de prix réels. Maintenant, essayez de faire la même chose avec la vente ou l'achat de biens immobiliers, et vous découvrirez que cela ne fonctionne pas. Au mieux, vous n’obtiendrez qu’une image brouillée grâce aux efforts de dissimulations engagés par la « National Association of Realtors » qui est l’association professionnelle des agents immobiliers américains. Sous prétexte de préserver leur monopole d'activité et de continuer d’empocher de juteuses commissions, cette entité reste l'un des derniers bastions de l'opacité et parce qu'elle ne révèle qu’une fraction étroite de ses activités, ses membres ne se doutent même pas que leur organisme est de train de bloquer leurs revenus et de fortement contribuer à la récession qui sévit en ce moment. Il est temps de vous mettre au diapason mes chers « agents immobiliers, » temps d’abandonner votre isolationnisme, d'avoir l’audace de révéler d’avantage de vos données, de montrer que vous êtes « dans le coup » et que vous ne craignez pas la concurrence !

vendredi, décembre 12, 2008

Temps de (bien) taxer l'essence?

Hier, alors que je faisais le plein, j’étais choqué de découvrir que le prix du gallon était tombé à près de $1.50 (0.30 Euro le litre)! Il n' y a pas si longtemps, en Juin si je me souviens bien, nous payions encore $4.30 (0.86 Euro) pour la même quantité d'essence. Incroyable ! Cela signifie que nous nous trouvons maintenant presqu’à un tiers du niveau de prix de cet été ... Ceci m'amène à l'idée qu’il serait maintenant temps d’imposer une taxe supplémentaire sur les carburants, disons d'un dollar par gallon (0.20 Euro par litre). En un an, cela pourrait produire une assiette fiscale de mille milliards de dollars. Cela payerai pour le renflouement financier actuel et serait un moyen de commencer a éponger les dix milliards de dollars la dette que nous avons désormais accumulés. Je pense vraiment qu’Obama devrait sérieusement considérer une telle mesure, avant que nous commencions tout à croire – une fois de plus - que l'essence à un dollar le gallon est notre droit divin ...

jeudi, décembre 11, 2008

Écrire et courir

En course à pied, j'ai toujours penché en faveur du marathon, car c’est une épreuve longue, dure et qui représente véritablement la souffrance et la survie du plus fort ; cependant en comparant cette discipline au sprint, elle offre beaucoup plus de chances de rectifier une erreur, de rattraper le temps perdu ou de permettre un changement de stratégie pendant la course. À l’inverse, l’épreuve du cent mètres exige la perfection absolue du début à la fin. Le départ doit être sans faille et la concentration ainsi que la puissance doivent être présentes à cent pour cent. En y réfléchissant un peu, le sprint est beaucoup plus difficile. C’est la même chose pour l'écriture ; une longue histoire peut être bonne, avec ses hauts et ses bas et peut survivre avec une prose imparfaite. Le récit bref quand il est bon doit faire un travail énorme dans un espace étroit, être bien conçu et se raconter en très peu de mots particulièrement bien choisis. Il me semble que l’histoire brève a plus de chance de se graver dans l'esprit qu'une très longue histoire. J'aime ce genre de récits ...

mercredi, décembre 10, 2008

Écoutez bien : La fin de la corruption !

L'arrestation de Rod Blagojevich, gouverneur de l’Illinois, est un autre bel exemple d'un homme politique devenu un monstre de corruption. Chargé de désigner un successeur pour de siège sénatorial libéré par Barack Obama, notre brave gouverneur a tenté de se faire quelques sous en monnayant cette nomination et c’est grâce à une enquête du FBI qui durait depuis assez longtemps et impliquait des écoutes téléphoniques qu’il s’est fait prendre. Ces derniers temps, et probablement depuis que de la politique existe, les hommes qui nous dirigent ont eu une relation plutôt intime avec la corruption sous toutes ses formes. Certains se sont fait prendre, mais la plupart d’entre eux sont bien passés entre les mailles du filet. Après ce dernier incident, je ne peux plus m’empêcher de voir tous ces hommes et femmes politiques en tant que suspects potentiels, et il m’est bien difficile de ne pas les imaginer en train de succomber à la tentation, que celle ci s’applique à des peccadilles ou à d’énormes cas de malversation, ou encore que l’écart soit involontaire ou tout à fait prémédité. Comme j’adore les solutions simples, je propose qu'on mette sous écoute tous nos politiciens, vingt-quatre heure sur vingt-quatre et sept jours sur sept, à commencer par nos maires et en remontant jusqu'à la Maison Blanche ou l'Élysée . Un groupe d’ « auditeurs » qui pourraient être des gens comme moi, à savoir des individus qui n'ont rien de mieux à faire et soient représentatifs de nos tendances politiques, travailleraient en qualité de volontaires et feraient part de leur « découvertes » une fois par mois en nous éclairant ainsi sur ce qui se dit derrières toutes ces portes closes et sur notre dos. Les histoires « croustillantes » pourraient être revendue aux chaînes de comédie comme « Saturday Night Live » afin de nous faire rire un peu et les revenus seraient alors utilisés pour réparer nos ponts et goudronner nos routes. Au bout du compte, nos politiciens se tiendraient bien, n’aurait plus à se soucier de la prison et nos impôts seraient vite en chute libre. Qui est contre ?

mardi, décembre 09, 2008

Êtes-vous vraiment « vert ? »

Je suis à peu près sur que vous recyclez religieusement et faites toutes vos courses avec un sac en toile, que vous conduisez une hybride ou une voiture économique à faibles émissions, que vous vous rendez au travail en vélo ou en utilisant les transports en commun, et oui - j'avais oublié - que vous avez remplacé toutes vos ampoules incandescentes par des lampes fluo-compactes. Vous vous sentez ainsi beaucoup mieux en faisant tout votre possible pour sauver la planète. Le problème est que vous ne faites que mettre votre doigt dans un trou de cette digue proverbiale en priant pour qu'elle résiste. Vous ne faites en somme que vous attaquer aux symptômes par des moyens dérisoires. Alors que c’est très bien de maintenir tous ces efforts, il convient d’agir surtout là où les résultats sont les plus spectaculaires. Il faut que vous vous convinquiez que la surpopulation mondiale est la cause essentielle de tout ce désastre écologique. Je crois que si d'avantage de gens parviennent à réaliser que nous sommes bien trop nombreux sur terre, le message s’amplifiera et s’étendra à nos voisins, nos politiciens, tous les philanthropes et toute personne remplie de bonnes intentions, mais sans idée bien précises sur la meilleure façon d’être efficace. Si cette forme de pensée prends suffisamment d’ampleur, elle créera un raz de marée capable d’influencer les dirigeants religieux qui croient encore que « se multiplier » est un objectif louable, et montrera au monde entier, qu’un effort d’éducation massive et ciblé finira par réduire le taux de natalité planétaire. Tout comme pour comme la lutte contre le tabac, il est impossible forcer les gens ; il faut au contraire que nous parvenions à leur faire voir la lumière et leur faire saisir la vérité. Nous pouvons tous jouer un rôle formidable dans ce sens en mettant le sujet sur la table auprès du plus grand nombre d’individus possible. Pour moi, c'est surtout ça d’être « vert », mais de cette manière, l’impact est garanti d’être énorme ...

lundi, décembre 08, 2008

Comment aider les propriétaires menacés de saisie

Une autre manière de résoudre la crise immobilière et financière consisterait à aider les propriétaires ayant des problèmes avec leurs prêts hypothécaires d'une façon à la fois juste et viable. L’idée dont je veux parler est très éloignée de celle récemment proposée par Sheila Bair qui dirige le FDIC.
Encore une fois, ce plan est fort simple ; lorsqu’un emprunteur se trouve en difficultés (sa maison valant désormais beaucoup moins que le montant du prêt, les taux d’intérêts étant sur le point d’être réajustés ou le propriétaire n’étant plus en mesure de faire face à ses paiements), l'institution financière qui détient l'hypothèque réduirait le montant de celle-ci afin de répondre à la situation ; par exemple, si la maison ne vaut plus que 300.000 dollars et l'hypothèque se monte encore à 450.000, celle-ci serait ramenée a 250.000, ce qui permettrait au propriétaire de conserver son bien ou de le liquider. Ce même propriétaire aurait cependant une dette sans intérêts auprès de la banque correspondant à la différence, soient 200.000 dollars, qui continuerait d’apparaître sur le titre de propriété et / ou dans les différents crédit affectés à son dossier, sous forme d'un débit variable qui « suivrait » toute transaction immobilière ou financière dans lesquelles celui-ci pourrait participer à l'avenir. Par exemple, si ce même individu conserve ainsi sa maison, et la vend dix ans plus tard, toute plus-value serait utilisée pour réduire ou satisfaire cette dette. Si le bien était vendu immédiatement, l'ex-propriétaire aurait toujours cette dette qui n’apparaîtrait pas dans son bilan personnel, mais resterait là pour satisfaire d'éventuelles futures plus-values immobilières ou financières. Il n'y aurait pas de garantie gouvernementale, le système serait particulièrement douloureux pour les banques et autres institutions financières, il resterait malgré tout très généreux pour tous ces propriétaires en difficultés, mais extrêmement juste pour ceux qui, comme vous et moi, vivent en dessous de leurs moyens ...

dimanche, décembre 07, 2008

Demi-tour

La crise actuelle est en train de forcer le peuple américain à « changer de religion » et de passer de grand dépensiers à épargnants modèles. Certains d'entre vous savent qu’en moyenne, le taux d’économie des Américains reste en « territoire négatif » par rapport à leur homologues des pays développés, qui eux bien sur restent dans le noir. Absorber le choc d’une telle métamorphose - si elle se produit – promet d’être extrêmement douloureux et prendra la forme d’une très longue « pause » dans l'économie qui va contribuer à nous faire serrer la ceinture comme jamais auparavant. Le seul espoir est, qu’une fois inversée, ce retour vers l'épargne devienne une habitude bien enracinée ... Nous verrons!

samedi, décembre 06, 2008

Voler moins cher

En ces temps de crise financière, si vous n'avez pas trop de problème à vous sentir un peu à l'étroit pendant des heures, si vous ne craignez pas le froid extrême, n’avez pas d'ennuis respiratoires, si vous possedez des vêtements chauds et un minimum de matérial spécial mais n'avez pas besoin d'emporter de bagages, peut-être seriez-vous prêt à effectuer votre prochain voyage aérien en tant que passager clandestin, bien caché dans l’espace du train d'atterrissage de l'avion qui vous emmènera de l’aéroport le plus proche de votre domicile jusqu’à votre destination finale. J'ai étudié ce mode de transport avec beaucoup de soin et suis arrivé à la conclusion que c'est de loin le meilleur rapport qualité prix disponible à ce jour. Bien sûr, vous devriez être au courant de la réglementation locale régissant ce mode de transport qui n’est pas légal partout dans le monde. Commencez par choisir un voyage qui ne soit pas trop long ; évitez par exemple les vols de plus quinze heures comme c’est le cas entre Londres et Singapour, car vous risqueriez d’avoir tellement froid que vous pourriez tomber comme un glaçon dans un verre de Scotch dès que l'avion serait sur son approche finale et sortirai son train d'atterrissage. Sélectionnez à la place des vols plus court et à moins que vous preniez des bouteilles d'oxygène avec vous, limitez-vous toujours à des vols de dix heures, maximum. C'est toujours une bonne idée de choisir un avion assez grand ; personnellement, je recommande le Boeing 777, il l'a le plus grand train d'atterrissage de tous les avions de ligne, avec un train principal de six-roues de chaque côté, permettant de s’installer a l’intérieur de la trappe de manière un peu plus confortable et beaucoup moins dangereuse lorsque le train se replie et que les portes se ferment. Il va sans dire qu’à moins d'obtenir un plan détaillé de l'espace intérieur de l’avionneur, c’est toujours une bonne idée de bien inspecter visuellement l'espace au préalable afin de visualer le volume restant une fois que le train est retracté juste après le décollage. Si vous voulez survivre votre voyage, il est absolument essentiel de vous habiller chaudement comme si vous alliez faire du ski aux Grands Montets sous des températures arctiques. Ne lésinez pas sur les couches de vêtements que vous pourriez porter sous votre tenue de ski, assurez vous de bien mettre vos chaussures d’après-ski, un bonnet très chaud, des lunettes de neige et des moufles. Ajoutez un reservoir « Camelback » rempli d’eau que vous porterez sous votre anorak et prenez un sachet de granola pour grignoter en route. Je sais, vous aurez l’air bizarre au départ et à l’arrivée, surtout si vous vous partez depuis Hong-Kong, mais c’est préférable à vous retrouver frigorifié à votre arrivée. Si vous n'y voyez pas trop d’inconvénient et pouvez tolérer le poids supplémentaire, je vous recommande d'emporter avec vous une ou deux bouteilles d'oxygène ainsi qu’un masque qui s’avéreront très utiles sur les vols les plus longs. Ne prenez pas de somnifères ; vous pourriez être encore endormi au moment de l'atterrissage, ce qui n'est jamais une bonne idée, car vous pourriez « sauter » involontairement avant que l'avion ne touche la piste. C'est toujours une bonne idée d'emporter quelques sangles de nylon et, si possible, un harnais afin de vous attacher à l’intérieur du compartiment en évitant surtout de vous ancrer au bras du train ou aux roues. Si vous suivez mes instructions, vous verrez que la partie la plus difficile du voyage est de parvenir sur l'aéroport après avoir franchi la clôture. Ah oui, j'allais oublier ; il faudra aussi vous munir une paire de pinces coupantes... Maintenant que vous savez tout, profitez au maximum de ce voyage à tarif réduit !

vendredi, décembre 05, 2008

Pas parfait pour tout!

Si vous lisez ce blog assez régulièrement, vous aurez appris que mon héros numéro un s’appelle Léonard de Vinci. En plus d'être gaucher comme moi, Léonard pouvait pratiquement tout faire et était un génie débordant de créativité. C'est la raison pour laquelle cet homme est mon exemple de vie et justifie tous les efforts que je fais pour me convaincre et persuader mon entourage que je suis presque à son niveau. Ce genre d'attitude s’assortit cependant de fortes exigences qui font que pour maintenir une telle réputation, il faut vraiment être bon à tout, et cela tout le temps. Hier, comme j'avais laissé une fois de trop la machine à café allumée, ce qui dans notre foyer revient à commettre un crime, j'ai reconnu ma faute en déclarant: « Je ne peux pas être parfait pour tout » et me surprenais ainsi en découvrant tout le pouvoir exonérant contenu cette courte phrase. C'est vrai, laisser la cafetière branchée ne représentait à mon avis qu’une transgression mineure qui ne pouvait qu’à peine effleurer l’image quasi-parfaite que je m’était construite. J'ai tellement aimé l'efficacité de ces quelques mots que j'ai l'intention de les réutiliser à la prochaine occasion. Promis !

jeudi, décembre 04, 2008

Comment résoudre la crise immobilière

Il semble que la solution à notre crise financière et économique consiste à « briser » la paralysie dans laquelle se trouve le marché immobilier. C'est n’est pas seulement vrai en Floride ou au Nevada, mais dans des stations de vacances les plus huppées ou encore dans des pays comme l'Angleterre ou sur toute l'Europe continentale, l’immobilier ne se vend pas. Les investisseurs restent à l’écart et semblent attendent un coup de baguette magique donnant le signal que le fond a été atteint et qu'il est maintenant temps de revenir sur le marché. Le seul problème qui se pose avec cette façon de penser est que tous les experts prédisent que la crise immobilière peut durer encore pendant une ou deux années, et ceci représente un énorme problème risquant de prolonger cette paralysie indéfiniment. De toute évidence, on pourrait s'attendre à ce que les prix continuent leur baisse, mais ce processus serait alors trop lent pour maintenir un intérêt suffisant de la part des acheteurs. Dans l'intervalle, un mince filet de transactions peut être observé, tout simplement parce que quelques acheteurs avertis restent en mesure d'acheter des biens à des niveaux bien en dessous des prix annoncés, et de ce fait, le véritable niveau de prix du marché total reste invisible au public. Nous nous trouvons donc confrontés d’une part à un stock sans cesse croissant de propriétés à vendre à des prix tellement élevés que cela n’intéresse personne et, d'autre part, à un nombre très limité de ventes qui se produisent pour des raisons très diverses, qui échappent à la plupart des gens, et pour lesquelles il n’existe ni analyse, ni décompte précis. Pour ces raisons, toutes ces transactions restent en grande partie cachées du marché tout entier. Nous pouvons assez facilement essayer d'imaginer pourquoi ces quelques biens arrivent à se vendre. D'abord, il y a toujours une poignée d'individus qui achètent sans trop négocier, soit parce qu'ils sont stupides, soit qu’ils sont totalement épris par leur achat, ou tout simplement qu’ils sont tellement riches qu’il se moquent éperdument du prix. Ensuite, il y a tous les « petits malins » qui étudient bien la situation, sont extrêmement bien préparés et connaissent en particulier la marge de manœuvre (lisez la plus-value) que possède le vendeur et qui très patiemment attendent que ce dernier arrive au bout de sa patience et de sa tolérance psychologique d’attente pour récupérer la propriété à un niveau de prix le plus bas possible et qui est peut-être le plus représentatif des niveaux antérieurs à cette « bulle » foncière. Ce que le marché est précisément incapable de fournir est une image transparente de toutes ces transactions étant donné tout le « secret » dont s’entoure la profession et son système de données du « Multiple Listing Service » (MLS). Cette situation contribue à cacher la réalité du marché, en continuant ainsi le « gel » de l'activité et en torturant sans fin apparente les vendeurs, les agents immobiliers, les institutions financières, les acheteurs potentiels et toute l'économie. La situation actuelle montre la généralisation de la « politique de l’autruche » de la part des principaux protagonistes que sont ces mêmes agents immobiliers et autres institutions financières et de ses effets dévastateurs sur les affaires du pays. Au lieu d'accepter de voir la situation sous son vrai jour, tous ces gens semblent continuer d’espérer que tout reviendra « comme avant ; » qu’il est doux de rêver...
Pour remédier à cette inaction qui perdure, je propose que la profession immobilière apporte d’avantage de transparence à son système d’information MLS et commence de manière très visible et très ouverte la publication des prix de vente réels. Cela contribuerait à la définition d’un seuil « plancher » dans les gammes de prix au lieu de ne montrer que des prix artificiellement « gonflés, » qui correspondent à l’ère « pre-bulle. » Cela encouragerait alors la publication de prix de vente bien plus réalistes au lieu d’afficher des montants de nature à décourager les acheteurs et à stopper toute activité. Certes, ce véritable « plancher » continuera peut-être de décliner au fur et à mesure que cette crise suit son cours, mais au moins il serait alors possible de savoir où se trouve cette base de référence dont les acheteurs ont besoin et encourager ainsi un retour à une participation élargie au marché. Ma solution est simple, indispensable et garantie de fonctionner.

mercredi, décembre 03, 2008

Le ministère de "la joie de vivre"

Jusqu'à l'élection, j'ai activement soutenu Obama en plantant un panneau électoral dans mon jardin, en plaçant des autocollants sur nos autos et en prenant part à ses séminaires. Pendant tout ce temps, je nourrissait secrètement l'espoir d'obtenir un poste dans sa nouvelle administration. Mon plan était simple, je voulais devenir le sous-secrétaire d'état à « la joie de vivre » travaillant pour Tom Daschle, lui-même chargé du ministère de la Santé et des Services sociaux. Ma plate-forme et mon programme auraient changés l'amérique ; voyez un peu, j'aurais construit une voie spéciale pour les skateboarders d’est en ouest le long de la fameuse route 66, j'aurais offert gratuitement du Botox, des implants mammaires et chevelus aux personnes âgées de plus de 55 ans, j’aurais offert des sodas, des boissons énergétiques et des pommes chips pour encourager le public à participer aux réunions de conseil municipaux afin de stimuler la vie civique du pays, et j’aurai forcé les sociétés de télévision par câble ou par satellite à offrir au moins un canal de films et de sport à titre gratuit. J'aurais aussi invité Hugo Chavez pour parler de la télévision en temps qu'outil d’auto-promotion, Fidel Castro pour discuter de l'entretien et du soin apporté aux tenues de combats et aux survêtements de sport, et enfin Martine Aubry, la politicienne de gauche, pour initier notre pays au concept du travail de 35 heures par semaine, quelque chose qu'elle a inventé et introduit avec succès en France il y a déjà plusieurs années. Tous ces programmes aurait étés payés par une petite taxe sur les produits alimentaires que personne n'aurait même remarqué. Eh bien, il semble que Barack Obama n'ait pas particulièrement apprécié mon plan et l’a rejeté ainsi que ma candidature. Suis-je en choc ? Absolument. Vais-j’envisager le suicide ? Probablement par car j'ai bien trop peur de la mort. Aurai-je du voter pour McCain ? Certainement, mais il est sans doute trop tard maintenant ...

mardi, décembre 02, 2008

Comment gérer ses soucis

Ce qui nous préoccupe généralement le plus sont des choses que nous ne contrôlons pas, comme par exemple la mort et le marché boursier. Que pouvons nous faire alors si nous ne voulons pas nous laisser terroriser par nos soucis pendant toute une vie ? J'ai déjà tenté de répondre à cette question l'été dernier, mais j’y reviens aujourd'hui en insistant sur le rôle important que revêt une thérapeutie préventive. C'est bien simple, pour faire face aux effets dévastateurs et inutiles des préoccupations, il convient d’agir sur les éléments qui peuvent être changés et ignorer ceux qui sont immuables ; ceci, bien sûr, n'est pas une solution miracle, mais un travail à assez long terme. Prenons par exemple la santé où l'on peut faire une habitude de ne pas fumer, de bien manger et de pratiquer régulièrement une forme d'exercice physique. Nous pouvons adopter la même approche avec notre santé mentale en nourrissant notre esprit avec toutes les ressources disponibles, comme la bonne lecture, l'informations de qualité, les activités culturelles et un engagement à continuer d’apprendre tout au long de notre vie. Nous pourrions ajouter à cette liste l’activité politique et la participation civique qui ne manquerons pas d’influencer la façon dont nous sommes gouvernés ou dont nous vivons, et la liste pourrait se poursuivre indéfiniment. Le résultat étant qu'il nous est possible de contrôler notre horizon à long terme et d’éradiquer la plupart des inquiétudes qui peuvent en découler. Comme vous le voyez, une vie bien gérée verra sa part de soucis largement réduite, laissant ainsi le champs libre pour apprécier une vie remplie de plaisirs sains et agréables. Bien sûr, n’en profitez pas pour courir au beau milieu d'un champ exposé en plein orage ou pour faire de l’acrobatie la prochaine fois que vous prendrez le manche de votre petit avion, mais je vous entends déjà dire qu’il existe une marge énorme entre un petit coup d'adrénaline et les tous gros soucis !

lundi, décembre 01, 2008

Sommes nous bien réalistes ?

Hier, je parlais avec mon ami John Evans de Vail, qui me disait que l’entreprise pour laquelle il travaille et les stations de sport d’hiver du Colorado s’attendent à une chute de volume d’affaires d'environ vingt pour cent et ont revus tous leurs budgets en conséquence ( pas de nouvelle embauches, gel des salaires, budgets réduits, etc.) La station de Vail pour sa part offre des forfaits à prix réduit et du tout-compris attrayant. Leur seule crainte est justement que le chiffre d’affaire tombe en dessous de ce seuil, ce qui rendrait beaucoup plus difficile le contrôle des coûts et le maintient de la rentabilité. Aspen offre déjà une promotion avec le transporteur UPS pour minimiser les surcharges de bagages perçues par les compagnies aériennes, donnant ainsi aux visiteurs une raison supplémentaire de visiter « Ute City » qui est le nom d’origine de cette ville pittoresque du Colorado. Comparez cela avec les lunettes roses que portent l’office du tourisme de Park City et tous ses « leaders d’opinion. » C'est une façon de se voiler la face tout en restant arrogant, un petit jeu qui finit souvent par faire très mal. Il y a quelques semaines, je me demandais s'il existait un « Plan B, » juste au cas où, mais apparemment en Utah, qui est justement bénit des dieux, la providence prendra soin de tout...

dimanche, novembre 30, 2008

Parlez en à un ami ...

Aujourd’hui les discussions vont bon train à propos des crises financières, économiques et écologiques. D’accord, on parle aussi de terrorisme (Bombay) et de l'immigration clandestine, mais la vraie raison de tous ces maux est la surpopulation mondiale. L'humanité sur terre est comparable à 150 personnes qui trouvent le moyen de monter dans un bus fait pour en transporter 35 au maximum, y compris le conducteur. Il y a des passagers partout ; certains s’accrochent désespérément aux côtés, d’autres sont entasses sur la galerie du toit, et le reste est compressé dans l’allée et l’espace destiné au conducteur. Si Dieu était un meilleur gestionnaire, il y a longtemps qu’il aurait apporté un peu d'ordre à cette pagaille. En effet, lorsqu’on lutte contre le réchauffement de la planète, l'immigration sauvage et la pollution des eaux, on ne s’attaque guère qu’aux symptômes sans pour autant aborder la cause réelle de tous ces maux qui est la surpopulation de la terre. Si nous voulons sauver la planète, nous devons comprendre cette vérité fondamentale qui nous provoque pourtant et que personne ne veut voir. Commençons par éduquer chacun de nos amis en leur faisant comprendre que leur qualité de vie et la survie de leur progéniture commence là. Ce sujet m’est très cher, et je vais continuer de l’approfondir d’avantage mais pour aujourd'hui, parlez en à un ami ou deux...

samedi, novembre 29, 2008

Étourdis par les gros chiffres...

L'autre soir, Christopher Dodd, président du comité sénatorial de l’industrie bancaire déclarait que l'ensemble du « sauvetage financier » offert par le gouvernement des États-Unis est maintenant estimé à 5.000 milliards de dollars pour prévenir l'effondrement du système financier. Cette information vient en fait de CreditSights, une firme de recherche basée à New York et à Londres; C’est bien ça, ce ne sont pas seulement les 700 milliards qui avaient été débloqués en Octobre, ou les 800 milliards ajoutés la semaine dernière, ou même encore les deux mille milliards qu’avait garantis la réserve fédérale. Bien compté, c'est une obligation supplémentaire d’environ 16.350 dollars pour chaque homme, femme et enfant vivant aux États-Unis. Une autre façon de voir les choses serait d'assimiler le PIB du pays ( 13.780 milliards de dollars) au revenu annuel médian des ménages américains qui se monte a 48.000 dollars ; ce ménage dépenserai alors 50.000 par an – ce qui représente déjà un déficit de près de 2.000 - et aurait entassés une dette se montant à près de 43.000 sous forme d’achats par cartes de crédit et devrait en plus faire face à 17.000 de dette supplémentaire due à ce « sauvetage. » Si tout ça n'est pas de la folie pure et simple, dites-moi ce que c'est ! Lorsque ces énormes chiffres sont mis en perspective, leur énormité montre clairement que notre gouvernement est désormais « assommé » par ceux-ci et ne parviens plus à penser clairement ; après tout, que représentent mille milliards ? Tout cela sous prétexte qu'AIG, Fanny Mae, Citigroup et l'industrie de l'automobile sont tous « trop gros pour faire faillite... »

vendredi, novembre 28, 2008

Vu d’en haut...

Pour bien évaluer tout sujet lié à la situation économique ou financière, et global pas sa nature, il est important d’observer tout cela de très haut pour ne pas être aveuglé par tous les petits reliefs immédiats, les problèmes à très court terme et les irritations du moment. Cela veut dire, regarder plus loin que le bout de son nez et loin dans le futur afin d’obtenir une meilleure perspective. Le coté instantané des nouvelles télévisées, de la radio et de la presse ne permet jamais une réflexion approfondie et empêche souvent d’apprécier quelles peuvent être les conséquences dans le temps. Le plus souvent, tout nous ramène à l’instant présent, au « raz des pâquerettes, » et pourtant, rien de bien intelligent ne peut être envisagé sans être considéré avec le recul nécessaire et sans une vision à long terme. Pendant la trentaine d’années aux cours desquelles j'ai vécu en Amérique, nous avons traversé bon nombres d’important ralentissements économiques et autre crises ; nous avons subit leur aspects déprimants abondamment distillés sur les ondes et dans la presse, mais nous avons cependant bien survécu à tous ces malheurs. Je sais que l'Amérique est particulièrement résiliente, remplie d’un très fort optimisme et toujours là quand elle doit se relever et repartir du bon pied. C’est pourquoi avec la nouvelle équipe politique qu’Obama est en train de mettre en place, il est désormais temps que nous prenions de la hauteur pour envisager l'avenir et ses promesses, plutôt que de subir passivement toute cette avalanche de nouvelles négatives...

jeudi, novembre 27, 2008

Une autre fête de l’Action de Grâce ...

Aujourd'hui, je me sens tout jeune alors que nous nous apprêtons à célébrer notre 32ème fête de l’Action de Grâce, même si certaines mauvaises langues aimeraient bien dire que j’ai presque deux fois cet âge ... C'est pourtant vrai, depuis que nous nous sommes installés aux États-Unis, nous avons célébré avec grande régularité cette fête des plus américaines. D’abord, nous étions invités chez des amis pour partager le menu traditionnel, qui compte la dinde, les patates douces et autres tartes à la citrouille ... Depuis, nous avons adopté cette tradition mais en y apportant cependant quelques améliorations gustatives indispensables. Aujourd'hui ne fera pas exception car pour la première fois, nous réunirons trois générations en accueillant cet après-midi fils, belle-fille et petit-fils autour d'une délicieuse... Raclette ! Une fois de plus, nous avons en effet décidé de laisser s’envoler l’oiseau...

mercredi, novembre 26, 2008

Devis express

Depuis que avons vécu dans notre petite maison, nous n’avons cessé d’y faire des travaux d’amélioration. Cela continuera en avril ou en mai prochains car nous comptons refaire notre chaufferie et notre système d'eau chaude à neuf et profiter de l’occasion pour que tout soit aussi beaucoup plus « écologique. » Cette semaine, nous avons donc lancé le processus d'appel d'offres et, depuis hier, avons déjà vu quatre entrepreneurs. C'est intéressant de voir comment chacun s’y prends ; certains se donnent des airs de grands experts et pontifient certains aspects bien particuliers de la tâche, alors que d'autres prennent des tas de photos et voudraient commencer le travail immédiatement. Seul un des trois premiers entrepreneurs qui est venu s’est distingué par sa réflexion et son attitude très posée, les autres ayant vite manifestés des traits assez « suspects. » C’était jusqu'à ce qu’un quatrième vienne en fin d'après-midi et prenne à peine cinq minutes pour saisir la portée du projet et déclarer dans la foulée : « Cela vous coûtera 8970 Euros ; appelez-moi quand vous voudrez commencer. » Aucune calculatrice, pas de papier, juste ces quelques chiffres très précis... Nous avons de véritables génies à Park City !

mardi, novembre 25, 2008

Confiance en miettes ...

En plus de faire porter les pertes et les actifs « toxiques » par les contribuable, le récent «sauvetage» de Citigroup soulève des tas de questions. Tout d'abord, pourquoi Vikram Pandit, son nouveau président directeur général n’a-t’il pas vu venir c'est catastrophe il y a un mois ? Je me fiche de ce que peuvent dire les experts, mais ce dirigeant devrait être viré. Ces mêmes individus proclament aussi que « Citigroup était trop grand pour ne pas être secouru », mais cela amène une autre question, à savoir pourquoi les Feds ont pu permettre à cette banque de grandir autant en avalant ses concurrents plus petits et en récupérant tant d’entreprises disparates ? Il est également évident que le géant financier a désormais un bel avantage sur ses concurrents qui ne manqueront pas de tous se tourner vers nous, les contribuables, dès que leurs propres problèmes vont commencer à faire surface (et ça je peux vous le garantir ...) Enfin, n'est-il pas ironique que notre Congrès qui passe son temps à questionner les trois dirigeants de la branche automobile, donne à nos chefs financiers un chèque en blanc sans discuter. Comme je l'ai déjà dit, ma confiance en Hank Paulson ainsi qu’a ses ex-collègues, chefs de banques, a encore baissé d’un sacré cran, et ce qui est pire, est que l'Américain moyen n'a toujours pas la moindre idée de la profondeur le l’abysse au bord de laquelle il se trouve. Encore une fois, c’est un autre passif de quelque milliers de milliards de dollars en préparation ... Amérique, prépares-toi à serrer encore un peu plus ta ceinture !

lundi, novembre 24, 2008

Passer de quantité à qualité?

Cette crise économico-financière va-t’elle contribuer à changer dramatiquement notre approche générale comme je l'ai suggéré fin Octobre? Se pourrait-il que l’Amérique et les autres pays occidentaux bien connus jusqu'à présent pour cultiver tout ce qui est « grand, », « haut, » « fort, » ou encore « plus rapide, » puissent évoluer vers une culture qui serait capable de privilégier tout ce qui serait de « meilleure qualité, » « plus durable » ou simplement « plus sur ? » Au cours des années qui ont conduit à l’horrible situation dans laquelle nous nous trouvons en ce moment, tout se devait d’être impressionnant, fait rapidement et sur une grande échelle. La vitesse, la productivité et le panache ont toujours êtes sacro-saints, avec des considérations quantitatives permettant une production à grande échelle, mais le plus souvent au détriment de la qualité, de l'environnement et en appauvrissant des populations entières, si l'on considère la production de biens ou la prestation de services. Les gros chiffres et les exploits les plus impressionnants ont constamment été portés aux nues, et l'ensemble de notre économie construite sur les économies d'échelle et les « valeurs-choc. » L'un des combustibles derrière cette frénésie a été l’explosion de la population mondiale qui continue du reste d’augmenter, garantissant ainsi que Coca-Cola, Nestlé et GE puissent bien vendre toute leur marchandise à un marché qui ne cesse de croître. Vous connaissez ma position sur la population planétaire et sur mon espoir qu’un jour celle-ci se stabilisera avant d’amorcer un retrait bénéfique. If faut absolument que nous nous dirigions dans cette direction, et le jour ou cette étape sera franchie, il nous faudra alors avoir modifié notre modèle économique avoir fait la transition d’une vue quantitative à une vision qualitative de notre environnement et de notre culture mondiale. Étant donne qu’une guerre de « haute qualité » ne ferait alors que très peu de sens, cette option décadente pourrait être alors retirée de notre boite à outils économique, mais tout le reste fonctionnerait à merveille si nous étions alors capables de réduire la taille des assiettes et d’augmenter la valeur nutritive de chaque portion ...

dimanche, novembre 23, 2008

Pratiquer la divination ...

Il y a des événements bien difficiles à prévoir, comme les catastrophes naturelles, les coïncidences fâcheuses,de nombreux accidents ainsi que certains décès. Alors qu’avec un peu de recul, tout peut toujours être assez bien expliqué, les situations les plus faciles à prédire sont celles liées au comportement humain, à ce que l’homme crée de toute pièce et à l'évolution économique. Aujourd'hui, nous nous pencherons sur ce qu’il convient de faire pour effectuer des prévisions autant exactes qu’intelligentes. D'abord, tout comme pour la voyante locale, une grande pratique aide considérablement. C'est quelque chose que j'essaye de faire au quotidien lorsque je me penche sur les marchés boursiers et tente de prévoir leur évolution pour la journée. Parfois, j’invite Evelyne à me joindre dans l'exercice, et assez souvent, nos prévisions combinées sont incroyablement près de la vérité. J’ai également appris qu’à moins qu’un événement catastrophique intervienne, la qualité de mes prévisions est un résultat subtil entre l'écoute de mon intuition et son intégration avec toute l’information que je possède, mais cette synthèse demande une forte capacité d’écoute intérieure accompagnée d’une grande relaxation. Cela signifie que pour bien prédire il faut lire beaucoup, écouter attentivement et observer continuellement tout en restant profondément en prise avec soi-même. Cela veut dire aussi qu’il ne faut pas trop prêter attention à ce que disent tous ces « gourous » et autres « experts » à la télévision ou ailleurs, car tous ces gens sont là d’avantage pour le spectacle que pour parler du fond du cœur et sans préjugés . Tenez également compte du fait que les gens les mieux informes n’iront jamais claironner des vérités qui pourraient profondément perturber la population et créer une panique auprès des banques, ce qui veut dire qu’au bout du compte, vous seuls, mieux que quiconque, êtes en mesure d’arriver à la bonne conclusion. En conclusion, il parait donc bien évident que le pronostic est d’avantage un art qu'une science, mais je pense que nous le savions déjà ...

samedi, novembre 22, 2008

Méfiez-vous des panneaux...

Certains peuvent être intimidants, repoussants ou truffés de fautes d’orthographe ...! Je suis sûr que, malgré la langue anglaise, vous avez noté le « suspisious » au bas du texte et déduit que les capacités linguistiques de son auteur sont effectivement très suspectes, même si ces panneaux sont répandus tout autour de Park City. Ce n'est du reste pas unique à notre petite ville d'Utah. Au début des années 2000, alors que je travaillais à Vail, dans le Colorado, mon bureau était situé dans un complexe où un avocat local utilisait un très beau panneau peint à la main pour indiquer là où on pouvait le trouver. En dépit de son érudition, il avait interprété attorney dans un style qu'il croyait être très « british » en l'écrivant « Attourney ». Alors que ça faisait peut-être « classe » c’était néanmoins faux. Je sais que toutes les langues sont en constante évolution, mais la capacité qu’ont certains graphistes à maîtriser celles-ci doit être carrément en chute libre !

vendredi, novembre 21, 2008

Lier soins de santé au contrôle d'immigration

Au beau milieu de nos crises financières et économiques, les réformes des soins de santé et de l'immigration sont passées au second plan, mais toutes deux pourraient être traitées efficacement en les liant intelligemment. Commençons d'abord par la réforme de la santé publique; aujourd’hui, la plupart des parties semblent s'entendre pour dire que celle-ci doit inclure une couverture universelle. En d'autres termes, tout le monde devra être assuré de façon à ce qu'aucun individu ne puisse passer « à travers les mailles du filet, » ce qui signifie que chacun devra payer une prime d’assurance et il n'y aurait plus de « passe-droit » à travers les services d’urgences. Dès lors, imaginons que chaque américain et résident légal reçoit une carte à puce, comme son homologue française « Vitale » ). Lorsque quelqu'un se présente pour n’importe quel traitement ou visite sans cette carte, cela signalerai immédiatement que cette personne est soit un touriste ou un étranger en situation irrégulière. C’est là que les autorités médicales ou sanitaires devront informer les services d'immigration de son statut. Deux choses vont alors se produire, l’individu sera tenu financièrement responsable pour les soins reçus et s’il n’a pas l’argent devra alors garantir ou régler ceux-ci par ses biens détenus aux États-Unis, à son domicile étranger, ou par l'intermédiaire de l'ambassade de son pays. S’il se trouve en situation irrégulière, un un délai de grâce de six mois serait alors offert pour légaliser son statut d'immigration - si cela est possible - tout en restant aux États-Unis. Si le permis de séjour devait être refusé, le départ volontaire ou l'expulsion suivraient immédiatement. Sans exception, cette carte de santé ainsi qu’un permis de conduire ou carte d’identité seraient délivrés uniquement aux citoyens et aux résidents légaux. À moins que cette idée se révèle inconstitutionnelle (il y a-t’il des légistes qui peuvent nous éclairer sur le sujet ?), cette formule contribuerait énormément à résoudre notre problème d'immigration illégale...

jeudi, novembre 20, 2008

Boue et VTT

Il y a juste deux jours, alors que nous croyions que ce bon soleil de novembre aurait finalement séché toutes les pistes de VTT avoisinantes, nous avons « décroché » nos vélos de leur entrepôt hivernal pour faire une sortie d’environ une heure. Hélas, tout était encore bien humide et n'importe quel niveau « d'humidité » l’est toujours beaucoup trop sur des sentiers étroits et ombragés. Les pneus accumulent cette boue sur leur périphérie et la recrachent presqu'aussitôt sur le visage et dans le dos, ce qui ne manque pas de rendre l’expérience collante, déplaisante et salissante. De plus, c’est à ce moment que le vélo commence à contrôler le cycliste, ce qui n'est jamais agréable. Peu de temps après notre départ, nous avons modifié quelque peu l'itinéraire pour nous en tenir aux tronçons les plus secs possibles, mais tout restait bien « mou » pour notre goût personnel, transformant ainsi notre sortie en séance d'entraînement particulièrement athlétique. N’exagérons rien, nous nous sommes malgré tout bien amusés et pensons déjà à remettre cela le week-end prochain si le temps reste au beau comme prévu. C'est juste qu'une fois de plus, cette expérience de VTT en fin de saison m'a fait réaliser que ce sport ne peut que être apprécié à sa vrai valeur que sur les pistes super sèches des montagnes rocheuses et de la Californie ; pas là où la boue fait partie du décors habituel !

mercredi, novembre 19, 2008

De quoi faire réfléchir les pirates

En parlant d’idées novatrices, en voici une bonne ; bien se servir pour une fois de nos institutions internationales et de nos forces armées... Commencer par Monsieur Ban Ki-moon aux Nations-Unies et lui faire passer une résolution assurant une présence navale permanente le long des côtes de Somalie, ou de tout autre « point chaud » sur notre planète en proie au piratage maritime. Faire en sorte ensuite qu’un porte-avion y croise en permanence. Il en existe une flotte impressionnante qui pourraient enfin être utilisés intelligemment ; aussi incroyable que cela puisse paraître, il en existe vingt-deux en service entre les marines des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, Russie, Italie, Inde, Espagne, Brésil et Thaïlande. Un système d'alerte et d’interception serait mise en place et lorsqu’un pétrolier, cargo ou tout autre type de navire devrait se sentir menacé, des intercepteurs armés de façon appropriée décolleraient aussitôt. Après confirmation visuelle et identification, un protocole de sommations suivrait et s'il n'est pas immédiatement respecté, les bâtiments de l'agresseur seraient coulés sur le champ et les équipages survivants n’auraient plus qu’à négocier avec les requins du coin. Une solution rapide, simple et dissuasive qui pour une fois ferait un bon usage de nos ressources militaires si chères et rien n'empêcherait ces dernières de facturer l'intervention auprès de l'assureur du bateau secouru...

mardi, novembre 18, 2008

Ceux que j'admire ...

Certains d’entre nous ont des modèles, ce sont généralement des gens tellement bien que nous sommes en extase devant eux et parfois leur influence nous pousse à aller bien au-delà de ce que nous ferions normalement et à nous hisser au niveau de notre véritable potentiel ... Il n'y a pas trop de monde sur ma liste. Je pourrais commencer par Léonard de Vinci qui incarne la force créatrice et la vision sous toutes ses formes, suivi de Jean-Claude Killy qui m'a véritablement inspiré à rentrer dans le monde du ski. Bien sur, il y a la Mère Teresa cette « géante » du minimalisme et de la spiritualité, Mozart l’incontournable, et enfin les Beatles, mon groupe préféré. Coté travail, c’était le désert, et il n’y avait ni collègues, ni chefs qui sont sortis du rang pour me fournir cette inspiration, sauf peut-être un concurrent, Georges Salomon. Il m’a donc fallu trouver cette étincelle ailleurs. Bien sûr j’ai rencontré des tas d’individus que j’ai envié et admiré pour telle et telle raison, mais jamais au point de calquer ma vie après la leurs. La médiocrité des personnes côtoyées a plus souvent été la règle que l'exception. Je sais que ne devrais pas aller me frotter au monde de la politique car il déborde du pire que peut produire la société, sauf que je veux simplement évoquer quelqu'un qui vient très récemment d’y faire une entrée tonitruante. Il est bien plus jeune que moi ; son nom est Barack Obama et ce dernier promet d’être une inspiration et un modèle exceptionnel pour moi et une foule d’autre gens...

lundi, novembre 17, 2008

Une belle cible

Le Major Snelson du 4ème Escadron de Chasse était sur le point de terminer sa mission sur le comté de Duschene et était désormais de retour vers la base aérienne d’Hill. Alors qu’il survolait la route 40 en ce dimanche après-midi, il remarquait qu’il y avait bien peu de circulation et qu’au sol tout ne semblait qu’une palette de bruns allant du très clair au plus foncé avec la route qui dessinait un ruban gris ondulant disparaissant dans le soleil couchant. D’abord il n’y avait rien de visible sur cette route, mais maintenant, il réussissait à discerner une voiture grise, bien solitaire qui se dirigeait vers l’ouest sur la bande d'asphalte gris. Pour s’amuser, il cadra le véhicule, bloqua la cible avec son laser et pourrait avoir tiré un de ses missiles « Maverick » en direction de l’auto. Bien évidemment ces roquettes valent une fortune, l’impact aurait creusé un énorme cratère dans la route sans même parler du véhicule détruit et de toutes les explications qu’il aurait fallu fournir. Si cela s'était passé en l'Irak ou même au Koweït, cela aurait été jouable, mais quand même pas ici en Utah.
Je rentrais à la maison en cette fin d'après-midi. Le temps était parfait et la nature désormais prête à endosser son manteau hivernal pour de bon. Je voulais absolument rentrer avant la tombée de la nuit. Le grand danger sur ces routes rurales est la présence d’une faune abondante qui vient à la rencontre des voitures. J'ai déjà eu trois collisions avec des chevreuils et je ne n'aime pas ça du tout. Pour des raisons inexpliquées, j’éprouvais juste une légère appréhension à ce moment. Une fraction de seconde plus tard, j'entendais un énorme grondement et apercevais deux chasseurs F-16 qui me passaient par dessus la tête et viraient immédiatement sur la droite et en deça de la colline. Mon dieu, que j’adore ces machines volantes!

dimanche, novembre 16, 2008

Par quel bout attaque-t’on la crise financière ?


Après une autre réunion bien impressionnante à Washington, vingt représentants des pays ayant le plus d’influence sur l'économie mondiale n'ont pas apporté grand chose de nouveau. Bien sûr, avec Bush sur le départ et Obama pas encore prêt à participer pleinement au débat, personne ne s'attendait à une décision historique. Moi qui crois à des solutions simples à la plupart de nos problèmes, je pense seulement qu’un commandement tout simple, dans le genre « tu ne joueras pas avec les systèmes financiers » aurait facilement put être énoncé. À mon sens, tout investissement financier devrait être fondamentalement positif et de nature à décourager les formes de spéculation comme la vente à découvert, les produits dérivés, les paris sur les déboires d'autrui (CDS) quand il n’existe pas d'intérêt sous-jacent, et tout autres « produits financiers » qui ne sont pas positifs ou entièrement transparents. Cette boîte à outils remplie de « passe-droits » constitue un énorme parasite sur notre société et ne contribue pas à créer cette richesse dont elle a besoin. Si cette vingtaine de participants avait seulement proférés cet engagement, ils auraient contribué au nettoyage de 90% de ce qui a causé cette catastrophe financière, mais qui a jamais dit que le « courage » était un attribut propre aux politiciens ?

samedi, novembre 15, 2008

Temps de rechausser !

Hier, je reprennais le ski, moins de six mois après avoir arrêté, et ça toujours au même endroit, à Snowbird en Utah. La station avait reçut plus d’un mètre de neige début novembre ce qui lui a permit d'ouvrir ses remontées depuis déjà plus de dix jours. Je dois dire que les conditions étaient assez bonnes ; en effet, depuis le début du mois, la neige a continué de s'accumuler au fil des jours, et la nuit dernière il avait plu avant geler fortement sur le tiers inférieur du massif, ce qui consolidera la couche de fond en ce début de saison. Les deux-tiers supérieurs étaient parfait, et j'ai skié dans de la « bonne » neige croûtée par le vent avec beaucoup de plaisir. Je n’ai pratiquement utilisé que le téléphérique (dix descentes non-stop) remplit de ses 125 passagers en écoutant les vantards, jeunes et vieux, qui déballaient à qui voulait bien entendre leurs exploits estivaux. Juste avant 15 heures, quand je suis revenu à ma voiture, j’avais accumulé 9396 mètres de dénivelé. Jamais je n'avais skié autant une première journée de saison, et ce matin, mes jambes étaient là pour me le rappeler ...

vendredi, novembre 14, 2008

Salt Lake City n’est plus si enclavée...

Il y a deux jours, la compagnie aérienne Delta annonçait qu'elle commencerai des vols directs de Salt Lake à Tokyo au début juin de l'année prochaine. Après le service Salt Lake - Paris qui rencontre semble-t’il beaucoup de succès, nous allons maintenant être en mesure de nous balader au beau milieu de Ginza quelques heures seulement après avoir décollé de l'Utah. Je me souviens du temps où je travaillais dans la branche du ski et où il me fallait voyager sans cesse à l’étranger. J’achetais alors des billets « tour du monde » qui étaient des vols combinés Delta-Swissair avec pas mal d’autre companies qui comblaient les « trous » là où il le fallait. Je partais alors souvent de Salt Lake vers Portland, puis en direction de Tokyo-Narita, puis sur Zurich, parfois après avoir visité Seoul. Je m’arrêtais alors fréquemment à Genève pour voir ma famille, mais continuais le plus souvent sur Munich ou Londres avant de rentrer à la maison aux États-Unis via New York, Cincinnati, Chicago ou Atlanta; toutes ces multiples escales ne manquaient jamais de rendre ces voyages particulièrement épuisants. Un « arc » direct entre deux points est toujours beaucoup plus rapide et facile et Delta qui vient de devenir la plus grande compagnie aérienne au monde évoque déjà l'addition prochaine d'un vol direct entre l'Utah et Amsterdam, grâce à son partenariat Air France - KLM. En cette période de mutation et de progrès continus je devrais peut-être se remettre au travail et reprendre tous ces grands voyages ...

jeudi, novembre 13, 2008

Prévisions boursières

Comme j’adore jouer les devins, voici mes prédictions en matière de marchés boursiers. Si nous n’avons pas encore atteint le fond, nous n’en sommes plus très loin, mais une baisse supplémentaire de 15% n’est toujours pas hors de question. Concentrons-nous sur un seul indice, le Dow Jones, et faisons nos calculs: après avoir clôturé hier à 8283 points, celui-ci pourrait alors atteindre 7040. Est-ce impossible ? Rien ne l’est plus par les temps qui courent... Sur un plan pratique, il est évidemment extrêmement difficile de tomber sur ce chiffre magique, mais disons que si un investisseur achetait aujourd’hui, il lui faudrait se préparer à souffrir de nombreux maux de ventre d’ici à ce que « l'ascenseur » commence sa remontée vers les étages du haut. Maintenant quand va-t’on toucher ce fond ? Je dirais courant Janvier, peut-être même quelques jours avant l'investiture Obama. Alors disons le 15 janvier ; nous verrons bien ...

mercredi, novembre 12, 2008

Où est le « Plan B ?»

Le 29 Octobre 29, j'assistais au forum de pré-saison présente par notre chambre de commerce et office du tourisme au cours duquel chacun s'auto-félicite à profusion. Avec Deer Valley, Park City et les Canyons, nos trois massifs locaux , Arnie Weissmann, rédacteur en chef à l'hebdomadaire « Travel Weekly » prenait la parole pour proférer ses avertissements à propos de la « saison blanche » toute proche. Entre autres prédictions, il a bien entendu déclaré que la crise économique et des tarifs aériens plus élevés ne manqueraient pas d’affecter tout le tourisme, et que les compagnies de croisières, Las Vegas ainsi que les stations de ski de l’est des Etats-Unis allaient fortement concurrencer Park City et toutes les autres stations des montagnes rocheuses. En dépit d'une baisse des réservations de 15 à 20% à fin Septembre, nos trois stations et les dirigeants de la chambre de commerce ne semblent pas trop s’inquiéter, et ce qui est pire, il n’y a apparemment aucun « Plan B » si ces mêmes réservations devaient continuer à se détériorer dans les semaines qui viennent. Ces responsables ne semblent pas vraiment avoir les pieds sur terre ; bien sur, sommes en concurrence avec les croisières, Las Vegas et toutes les autres destinations « soleil, » mais également avec Vail, Whistler, Lake Tahoe et toutes les autres stations de sports d’hiver voisines. Pourquoi n’y a t-il pas de mécanisme en place qui permettraient d’annoncer et de promouvoir une baisses des prix et des tarifs, des promotion attirantes sur les billets de remontées mécaniques et toutes sortes de forfaits créatifs « tout-compris » de produits et services dans le cas où la situation continuerait de se détériorer ? Ne serait-il pas judicieux d’essayer de « voler » la clientèle des stations du Colorado et autres états voisins ? Bien sûr, nous croyons peut-être que notre produit « Park City » est tellement bon qu’il n’est même pas nécessaire de prendre au sérieux une liaison entre nos trois massifs et de donner ainsi à nos visiteurs une raison incontournable de nous choisir en premier... Est-ce que je n’y comprends plus rien ou est ce que la « concurrence » est devenue tellement sacrée qu’on n’ose plus y toucher ?