jeudi, novembre 30, 2023

J.O. de 2034 en Utah : où est le plan ?

Comme nous l'avons entendu hier, Salt Lake City vient d'être nommée « hôte privilégié » des Jeux d'hiver de 2034. Cette terminologie signifie que le Comité International Olympique (CIO) reconnaît que Salt Lake 2034 est sa ville hôte préférée pour ces J.O., sauf catastrophe. 

Le comité d'organisation peut donc finaliser les accords, s'assurer des soutiens gouvernementaux, et enfin signer formellement lors des Jeux de Paris cet été. Parfait. 

Maintenant, avons-nous besoin ou voulons-nous ces Jeux ? La réponse est probablement « on les veux », car personnellement, je n’aime pas trop le CIO et ne crois pas que nous ayons besoin d’encore plus de monde dans nos montagnes déjà surfréqentées et inaccessibles, y compris dans Park City où je réside.

La seule justification en faveur de ces Jeux, et pour Park City en particulier, serait d'obtenir des infrastructures financées par le gouvernement fédéral pour améliorer les transports en commun au sein de notre ville ainsi que pour s’y rendre et pour en sortir. 

Mais pour cela, il serait bien de concocter un plan, de le proposer à la population, accompagné d’un budget, incluant des alternatives si les choses ne vont pas comme prévu, y compris bien sûr une liste d’améliorations signifiantes en matière d’infrastructure qui laisseraient nos sites dans de bien meilleures conditions qu’elles ne le sont en ce moment. 

Logiquement, ce plan devrait être créé bien avant la signature officielle prévue a Paris cet été ! Allons-nous voir quelque chose comme cela ? Est-ce trop demander ? 

 

 

mercredi, novembre 29, 2023

Cette expérience si précieuse …

Le grand avantage de vieillir est la richesse de l’expérience que nous pouvons accumuler au fil du temps. C’est presque comme si ce que nous perdons en flexibilité et en force physique était transmué dans une proportion encore plus élevée sous forme d’expérience utile dont nous pouvons profiter au quotidien. 

Bien sûr, l’expérience, tout comme un morceau de métal brut, doit être transformée en quelque chose d’utile et d’indéfiniment réutilisable. J'ai lu quelque part que l'expérience est comme un passe-partout qui ouvre une multitude de qualités et d'idées.

Elle est façonnée par nos rencontres, les leçons que nous apprenons en faisant des erreurs et la sagesse que nous acquérons au fur et à mesure que le temps passe. 

Nous devons simplement nous assurer que nous nous souvenons de ces leçons apprises ! Avec l'expérience, la qualité de notre jugement se renforce, nous devenons beaucoup plus fort à résoudre nos problèmes tout en acquérant un savoir-faire dans un grand nombre de sujets. 

Au-delà de notre capacité à réfléchir et à apprendre de ces rencontres, nous renforçons également notre résilience, développons notre empathie et découvrons une compréhension plus profonde de nous-mêmes et des autres. Bien sûr, l’expérience n’est pas toujours synonyme de sagesse. 

Si nous n’y prêtons pas suffisamment attention, nous pouvons accumuler des expériences sans en tirer des enseignements significatifs et les leçons qui s’imposent. C'est la réflexion et l'introspection sur ces expériences qui leur confèrent vraiment leur pleine valeur.

mardi, novembre 28, 2023

Ni Gaza ni l’Ukraine !

Imaginez que vous êtes au lit au beau milieu de la nuit et que soudainement vous entendez un bip perçant qui se répète toutes les 30 secondes ? Vous vous levez à contrecœur, essayez de vous repérer et surtout, arrêter la source de ce bruit. 

Oui, c'était bien l'un de nos détecteurs combinés de monoxyde de carbone et de fumée qui se trouve perché à 4,25 mètres au sommet du plafond de la salle de séjour. Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive ! 

C’est là qu’il faut récupérer la plus grande échelle qui se trouve dans le garage, l’amener sur place, la déplier, grimper. étudier les causes possibles du problème et essayer au petit matin d'expérimenter avec les outils et les idées dont vous disposez. 

Une première solution a semblé fonctionner, et c’est alors que je suis retourné au lit pendant 15 minutes, avant que le détecteur se remette à biper. Je me relève et lutte pendant 30 minutes supplémentaires avant de trouver le moyen de déconnecter et de faire taire le tout afin qu’il nous soit possible de dormir encore quelques heures. 

Le lendemain, j’appelle le fabricant qui me signifie que l'appareil est mort et doit être remplacé. Bilan : Une assez mauvaise nuit, mais rien en comparaison avec celles que certains passent ces jours-ci à Gaza ou en Ukraine. Quand je suis arrivé à cette conclusion, je me suis dit que j’avais de la chance avec la nature de mes « problèmes… »

lundi, novembre 27, 2023

Retour en mode hivernale

Pour chaque nouvelle saison de neige, il est toujours difficile de se rappeler quand l’hiver commence vraiment, c’est-à-dire le moment précis où la neige colle au sol et reste avec nous pour de bon. 

Sur cette base, et pour nous, l’hiver a commencé le 24 novembre de cette année et nous sommes désormais passés en « mode hivernale ». Pneus à neige sur la voiture, chaussures offrant une meilleure traction, pelle à neige prête à l'action près de la porte d'entrée et fraise à neige dans le garage.

Nous entrons dans un état d’esprit totalement différent et changeons notre façon de faire. Gros changement vestimentaire également ! De gros anoraks bien chauds, des couches supplémentaires en dessous, des bonnets bien isolés et de bons gants retrouvent leur place dans nos placards pour un usage quotidien. 

Si nous avons un hiver normal, ce nouveau mode de vie devrait durer jusqu’en avril avec beaucoup plus de lumière la nuit et le matin, des soirées beaucoup plus longues et plus de temps passé à l’intérieur au fur et à mesure que nous nous habituons progressivement aux températures froides. 

C'est l'hiver en montagne, au cas où vous l'auriez oublié !

dimanche, novembre 26, 2023

Faut-il exorciser Trump ?

Cette très bonne question m'est venue à l'esprit après avoir regardé une émission d’actualité télévisée suisse, traitant de la possession démoniaque et de la manière dont les Églises catholique et évangélique semblent aborder cette condition. 

Comme je ne suis pas une personne religieuse, je rejette systématiquement la possibilité de possession satanique, mais dans le cas de Donald Trump, je m'accorde une exception. Si l’homme n’est pas totalement stupide, idiot ou malade mental, la seule condition qui peut causer sa pathologie pourrait être la possession démoniaque. 

Le problème est que l’exorcisme doit être souhaité par l’individu possédé, et la question qui en découle évidemment est de savoir si Trump souffre de son comportement bizarre, ce qui n’est probablement pas le cas.

À moins de kidnapper Trump, de l’attacher solidement sur une civière et de trouver un exorciste qualifié qui ne craint pas de perdre son travail, comme le font la plupart des politiciens qui sont du parti de Trump, nous ne parviendrons jamais à sortir l'énorme démon du ventre surdimensionné de l’ancien président.

Même si son énorme postérieur et son large anus devraient à la rigueur permettre un accouchement naturel, il se pourrait que l’exorciste n’ai aucun autre choix que de procéder à un extraction par césarienne pour ramener l'homme à la normale !

samedi, novembre 25, 2023

Une nouvelle chanson des Beatles ?

Après la séparation des Beatles, les quatre membres du groupe ont poursuivi des carrières individuelles assez différentes et après la mort tragique de John Lennon en 1980, tout espoir de réunifier le groupe s'est évanoui. Dès le début des années 1970, et jusqu’à ce jour, j’ai été un fervent fan du groupe britannique et, comme des millions de personnes, j’ai continué à regretter leur dissolution. 

En 1994, la sortie de « Beatles Anthology » avait permis l’accès aux archives personnelles des Beatles, y compris des enregistrements, des photographies et des séquences de films inédits. Cela a permis aux cinéastes de raconter l'histoire des Beatles de leur propre point de vue, plutôt que ceux des médias, et d'en extraire trois chansons créées par John Lennon à la fin des années 70, dont deux ont été remasterisées et ré-enregistrées avec les trois survivants du fameux groupe. 

Était-ce vraiment de la musique style Beatles ? Pas vraiment, à mon avis c’était d’avantage celui de John, très cohérent avec le style de sa carrière solo. De même, la sortie récente de « Now and Then » s’inscrit dans la même catégorie de musique pseudo-Beatles et constitue plus une opération commerciale qu’un moyen de ramener cette chanson dans la discographie et la cosmologie des Beatles. À mon point de vue, un exercice plutôt tiré par les cheveux … 

vendredi, novembre 24, 2023

Un début d’hiver laborieux ?

Jusqu’à présent, notre début d’hiver n’est rien en comparaison avec celui de l’année dernière. D’accord, nous avons eu un peu de neige hier, mais ce n’est pas beaucoup et nous avons été tellement gâtés fin 2022 que nous ne pouvons pas être pleinement satisfaits de ce que nous avons maintenant ! 

Maintenant que je suis à la retraite, je me sens moins anxieux face à une neige qui n’arrive pas à temps, mais je dois avouer que cela a été le cas pendant toute ma vie professionnelle dans la branche du ski. Être soumis aux caprices d’une météo que nous ne contrôlons pas est une recette garantie pour être continuellement stressé et cela m’a affecté presque chaque saison. 

Les hivers sans neige sont extrêmement rares, mais ce 60ème anniversaire commun à Avoriaz (mon ancien terrain de prédilection) et à Park City nous rappelle s’il le fallait que la saison 1963-64 avait été une catastrophe dans toutes les Alpes. Ceux d’entre nous qui sont assez vieux pour se souvenir de cette saison pourraient ajouter que les canons à neige n’étaient pas là pour sauver la situation. 

Espérons qu’un hiver exceptionnel comme celui-ci ne soit pas à l’horizon, mais avec le changement climatique, qui sait ?

jeudi, novembre 23, 2023

Le budget fédéral américain

S’il existe un composant crucial dans la vie économique américaine, c’est bien so budget fédéral. 

À ce jour, nous avons réussi à accumuler une dette de 33 700 milliards de dollars, due en partie aux réductions d’impôts de Reagan dans les années 80, à la guerre en Afghanistan et en Irak et à la crise financière de 2008 sous Bush, aux subventions liées au Covid-19, aux réductions d’impôts de Trump et aux récents investissement en infrastructure et environnement de Biden. 

Dans le même temps, le parti républicain a diabolisé le fait de devoir payer des impôts, éviscéré l’IRS, notre service de recouvrement d’impôts, et promis que le Republican Party serait un faucon budgétaire, mais a toujours agit dans le sens opposé. 

Avec un déficit budgétaire frisant les 2 000 milliards de dollars l’année dernière, nous sommes assurés de faire encore pire l’an prochain, alors que les taux d’intérêt destinés à financer notre énorme dette atteindront des montants faramineux. Ils s’élevaient à 749 milliards de dollars l’année dernière, ce qui les place presque au même niveau que notre budget de défense de 782 milliards de dollars. 

Pour l’année en cours, ils seront en passe de dépasser les 800 milliards de dollars, soit plus du double du chiffre de 352 milliards de dollars de 2021.

Face à cette perspective catastrophique, notre Congrès reste de marbre. Le Republican Party dit « Réduisons les dépenses » tandis que ses opposants du Democratic Party suggèrent « Augmentons les impôts ». 

La vérité et le remède se situent évidemment quelque part entre ces deux affirmations, mais plus nous attendons, plus nous allons trouver le remède intensément douloureux. Cela va faire vraiment, vraiment, très mal !

mercredi, novembre 22, 2023

Où en suis-je avec la religion ?

C’est un peu excessif de dire que je suis une personne très spirituelle, mais je ne fais sûrement pas partie d’une des religions organisées, créées par l’homme, telles que nous les connaissons. 

J'admire pourtant la nature et l'univers, que je considère comme une représentation de Dieu à ma manière. Je ne cesse d’admirer le miracle de la vie partout où il se trouve, et même si je ne comprends pas comment et pourquoi tout a commencé, j’accorde plus d’importance à l’astrophysique qu’à la Genèse. 

Petit à petit, la science se mettra à expliquer d’où vient l’univers et quelle est la force vitale qui se cache derrière tout ça. 

Et en parlant de force vitale, à moins de pouvoir m’accrocher à cette fabuleuse source d’énergie lorsque je quitterai cette vie, je ne sais pas où je pourrais bien aller. 

Mon idée de vie éternelle trouve déjà une réponse dans les fragments d'ADN que j'ai transmis à mes enfants et cela me satisfait parfaitement. Je considère que naître est en soi un immense privilège que j'ai reçu et je l’apprécie tous les jours. 

Mon paradis s’est fait sur cette terre et j'ai eu la chance de n’y connaître que très peu d'enfer. J’espère que cela durera encore et je resterai toujours reconnaissant pour toutes les merveilleuses expériences que j’ai vécues. Voila la définition de ma religion.

mardi, novembre 21, 2023

Doit-on donner 15 milliards de dollars de plus à Israël ?

Pas si je dois y participer en tant que contribuable. Israël, l’occupant de facto de la Palestine, a indirectement provoqué l’attaque du 7 octobre à force d’humilier et de soumettre les palestiniens. 

Comme les vies israéliennes semblent valoir 10 fois celles des Palestiniens, d’après les derniers chiffres des victimes, pourquoi les contribuables américains devraient-ils débourser presque 15 milliards de dollars en plus des 3 milliards de dollars qu’ils donnent déjà à l’État juif ? 

Apparemment, cette énorme somme d'argent est destinée à soutenir les capacités militaires, en particulier ses systèmes de défense aérienne et antimissile, comme le Dôme de Fer, ce système anti-roquettes et anti-artillerie qui a joué un rôle déterminant en protégeant Israël des attaques du Hamas et autres militants. Évidemment, cela s’ajoute à la longue histoire d’aide militaire des États-Unis à Israël. et c'est un moyen de réaffirmer l'engagement américain envers la sécurité de ce pays. 

Dans le passé, les États-Unis ont également fourni à Israël une aide économique, mais cette nouvelle aide est spécifiquement militaire. Cette somme énorme est toujours étudiée par le Congrès et il n’est pas certain qu’elle soit approuvée. J’espère simplement que ce ne sera pas le cas. 

D’après ce que je sais, voici un aperçu de la manière dont les 14,5 milliards de dollars d’aide supplémentaire devraient être en partie utilisés : 

4 milliards de dollars pour l'acquisition des systèmes de défense israéliens Iron Dome et David's Sling 

  • 1 milliard de dollars pour la coproduction du système de défense antimissile Arrow 3
  • 3 milliards de dollars pour la formation et les exercices 
  • 3 milliards de dollars pour la coopération en matière de renseignement 
  • 3 milliards de dollars pour d'autres aides militaires 

Comme vous pouvez le constater, cet argent n’est pas destiné à éduquer, guérir ou construire qui ou quoi que ce soit, mais simplement à tuer, mutiler et détruire encore plus. Cela va-t-il aider à construire une paix durable avec les Palestiniens ? Vous rigolez! 

Au vu de tout ce matériel meurtrier et destructeur, je me demande encore qui va payer pour reconstruire Gaza ? Les stupides donateurs américains, occidentaux ou l’État juif ?

lundi, novembre 20, 2023

Ce ma revue des religions m’a appris ?

Après avoir effectué ce petit examen assez humoristique mais pourtant complet des religions, de leurs origines, de ce qu’elles impliquent et de ce qu’elles promettent, je suis encore plus sceptique quant à toute ces balivernes et je ne suis pas surpris qu’elles perdent très rapidement du terrain dans la plupart des pays où les habitants sont largement éduqués. 

Ce que les religions auraient dû faire dès le début du 20e siècle, c'était que les fois monothéistes se ressaisissent, adoptent davantage d'œcuménisme et brisent leurs traditions rigides et leurs immenses egos, pour au moins dire au monde que leur Dieu est le même, ce qui n’est toujours pas très clair à l’heure actuelle. Elles auraient dû aussi trouver manière élégante d’expliquer que les livres sacrés ne peuvent pas être trop interprétés textuellement. 

La partie sur la vie après la mort aurait été un autre défi de taille, mais il suffit de dire que lorsqu’on commence avec du matériel improbable et caricatural, il est difficile, voire impossible, d’unifier les points de vue. Donc, pour moi, cela renforce le fait que les religions organisées semblent de moins en moins crédibles au fil du temps, avec les progrès de la science et de l’élargissement de l’éducation. 

Afin de garder leur fidèles, les religions organisées ne peuvent agir que sur trois leviers : retourner aux temps arriérés, ignorer la science et étouffer l’éducation au moyen d’une variété d’outils, notamment les mensonges propagés par les médias sociaux. Ce n’est pas un beau tableau et un énorme œil au beurre noir pour toutes les religions organisées, le tout exacerbé par cette guerre israélo-palestinienne fait rage.

dimanche, novembre 19, 2023

Nos animaux vont-ils nous accompagner dans l’au-delà ?

Pour conclure ce tour d’horizon religieux, beaucoup de gens pensent que ressusciter ne vaut pas la peine s’ils ne sont pas en compagnie de leurs animaux de compagnie. La question est donc de savoir si ceux-ci peuvent être ressuscités avec leurs propriétaires ou s’ils peuvent les attendre au paradis ou en enfer ? 

Dans plusieurs cultures animistes et totémiques, les animaux sont considérés comme des êtres spirituels dotés de personnalités et de talents distincts. Ces cultures croient souvent que les animaux peuvent communiquer avec les humains et jouer un rôle important dans leur vie. Dans certains cas, ils croient même en la résurrection ou la réincarnation des animaux, alors explorons cela d’un peu plus près. 

Par exemple, dans certaines traditions inuites, l'esprit d'un chasseur accompagne son gibier, comme l'ours ou le phoque, dans l'au-delà. De même, dans certaines cultures amérindiennes, les animaux totems sont considérés comme des incarnations de guides ou de protecteurs spirituels, et il peut exister des croyances selon lesquelles l'esprit de l'animal totem renaît chez un autre animal ou même chez un humain. 

De l’autre côté du Pacifique, chez les hindouistes et jaïnistes, la notion de réincarnation, ou samsara, est centrale dans leur croyances. Selon ces traditions, tout être vivant, y compris les animaux, subit un cycle de naissance, de mort et de renaissance, déterminé par leur Karma, la loi de cause à effet. Dans l'hindouisme, la Bhagavad Gita dit que ceux qui ont fait de bonnes actions peuvent renaître sous forme de divinités, d'humains ou d'animaux, tandis que ceux qui ont commis des fautes graves peuvent renaître sous forme de plantes, d'insectes ou même d'objets inanimés. 

Le jaïnisme, quant à lui, met l'accent sur la non-violence et la compassion envers tous les êtres vivants, y compris les animaux. Les Jaïns croient que l'âme, ou jiva, peut renaître en humains, animaux, insectes et plantes, et que la libération du cycle de réincarnation se fait par la purification spirituelle et l'acceptation de principes moraux. 

Le bouddhisme, qui ne parle pas de réincarnation animale, voit également l'interdépendance de tous les êtres vivants en ce qui concerne le Karma. Ainsi, selon les enseignements bouddhistes, le cycle des renaissances s’applique à tous les êtres sensibles, y compris humains et animaux. Dans le Livre des Morts tibétain, différents niveaux d’existence sont mentionnés, y compris ceux habités par des animaux. Cela suggère que le type de renaissance est déterminé par le Karma d'un être et son état mental au moment de sa mort. 

Cela nous laisse avec les mouvements spirituels « New Age », où l’on croit que les âmes animales peuvent se réincarner ou communiquer avec les humains. Ces croyances mettent souvent l'accent sur l'interdépendance de tous les êtres vivants et sur l'importance de la compassion et du respect pour toutes les formes de vie. 

Alors, propriétaires d’animaux qui ne sont hors des religions d'Abraham, réjouissez-vous ! 

Bien que le concept de résurrection ou de réincarnation animale ne soit pas explicitement défini dans toutes les religions ou traditions spirituelles, la croyance selon laquelle tous les êtres vivants sont liés et que le pouvoir spirituel transcende les limitations physiques est courante dans de nombreuses religions, ne soyez pas surpris si Fido ou Félix vous attendra aux portes du paradis ou à toute autre entrée que avez vous mérité !

samedi, novembre 18, 2023

Où sont le paradis, l'enfer et comment se réincarner …

Dans ma quête religieuse, il est important de savoir où se situent le paradis et l’enfer dans les différents systèmes de croyance afin de pouvoir choisir au mieux sa résidence éternelle. 

Bien sûr, je connais le christianisme, où le ciel est décrit comme un lieu de bonheur et de joie éternels en présence de Dieu. Le paradis est souvent représenté comme une ville céleste avec des rues pavées d’or et de perles (je ne suis pas sûr que ce soit ma tasse de thé) et où il n’y a ni douleur, ni chagrin, ni mort. Certains pensent que c’est « au-dessus » de la Terre. 

L’enfer, en revanche, est considéré comme un lieu de châtiment et de tourment éternels, où vont les âmes des méchants après la mort. Il est souvent décrit comme un foyer ardent ou un endroit sombre et désolé. Comme vous pouvez le deviner, on pense souvent que l’Enfer se trouve dans les profondeurs de la Terre. 

Bien que les deux lieux soient situés à peu près de la même manière, les musulmans croient qu’il faut tout bien séparer ; on dit que leur Ciel a sept niveaux, chacun plus beau que le précédent, mais il faut être prophète ou martyr pour accéder à Jannat, le niveau le plus élevé. Dans l’Islam, l’enfer s’appelle Jahannam et est décrit comme un lieu de tourments et de souffrances éternelles. 

Il comporte également sept portes, et chacune mène à un niveau de punition différent. Le niveau le plus bas et le pire de tout Jahannam s'appelle Hawiyah, et on dit qu'il est la demeure de Satan alias Iblis. Si le judaïsme penche dans le sens du christianisme, les religions orientales adoptent un point de vue différent de leurs homologues abrahamiques dans la mesure où au lieu de désigner des lieux fixes, l'au-delà est exprimé en termes d'états d'âme. 

Dans l'hindouisme, le paradis, ou Svarga, est un état de bonheur et de paix parfait, tandis que l'enfer, ou Naraka, est un état de souffrance et de tourment. Le bouddhisme repose avant tout sur le Karma, le principe selon lequel chaque action entraîne une réaction égale et opposée. Cela signifie que nos pensées, nos paroles et nos actes ont des conséquences et que nous finirons par ressentir les résultats de nos actions. 

Le paradis, ou Devaloka, est un état de bonheur qui naît d’un Karma positif. Il offre la paix, la joie et l’abondance. On dit que les Devas, ou êtres célestes, vivent à Devaloka ; ils jouissent d'une longue vie, d’une grande beauté et de pouvoirs surnaturels, mais ne sont pas exempts de souffrance. Ils sont toujours soumis au cycle de réincarnations et n’échappent pas à leur Karma négatif. 

L’enfer, ou Naraka, est un état de souffrance déclenché par un Karma négatif. Elle se caractérise par la peur, la colère et la violence. Les Narakas, ou royaumes infernaux, seraient situés sur des plans d’existence inférieurs. Ils sont remplis de feu, de torture et de beaucoup de souffrance. La bonne nouvelle est que les séjours à Naraka ne durent pas éternellement. Les gens finissent par épuiser leur Karma négatif et renaissent dans un état d’existence supérieur. 

Bien sûr, cela m'amène à la réincarnation, la croyance qu'une âme renaît après la mort dans un nouveau corps. Cela fait partie de nombreuses religions, comme l’hindouisme, le jaïnisme et le bouddhisme, pour ne citer que les plus importantes. Dans certaines de ces religions, on peut se réincarner en animal, en oiseau, en insecte ou en objet inanimé. C'est ce qu'on appelle la métempsychose ou la transmigration. 

L'hindouisme croit que l'âme peut transmigrer à travers une vaste gamme de formes de vie, de dieux à humains jusqu'aux animaux et aux plantes, ou même sous forme de roches et de cailloux. Le jaïnisme limite les options aux créatures vivantes, notamment les humains, les animaux, les insectes et les plantes. Dans le bouddhisme tibétain, on croit que l’âme peut renaître dans les royaumes des dieux, des humains, des animaux, des asuras (démons) ou des pretas (fantômes affamés). 

Demain, nous parlerons de la vie après la mort telle qu'elle s'applique à nos amis, les animaux domestiques...

Que la saison de ski commence !

Ce vendredi 17 décembre était le premier jour de ma saison de ski à Park City Mountain, et comme je ne manque généralement aucune ouverture de saison, j'y étais. 

Cet hiver, Park City Mountain - tout comme Avoriaz - fête son 60e anniversaire (le jour d’ouverture était le 21 décembre 1963) et c’était le coup d’envoi de ma 71e saison de ski. J'ai été impressionné par toute la neige artificielle qui avait été produite pour l’occasion, au milieu de… rien du tout ! 

Pourtant, la neige était un peu soupe et glacée par endroits, et j'ai commis l'erreur de n’avoir pas pris mes meilleurs skis, donc ce premier jour n’avait rien d’exceptionnel. 

Cela dit, j’ai fait mes 10 descentes sur une piste étroite à Payday, cette première journée m’a coûté (comme toujours) le prix de mon abonnement de saison et en conclusion j’ai pensé que l’avenir du ski ne s’annonçait pas très bien avec des températures proches des 15 degres. 

Nous verrons bien comment l’hiver va se dérouler ... 

Vue du pied des piste peu de temps avant la fermeture


 

vendredi, novembre 17, 2023

Entassés et ennuyés pour l'éternité

Contrairement à ce que pourrait penser le croyant lambda, le concept d’une vie éternelle dans l’au-delà, en paradis ou en enfer, varie considérablement selon les différentes religions. 

Cela signifie que les conditions dans l’au-delà différent considérablement, et il serait bon pour tout croyant de « faire un peu de shopping » parmi les différentes religions pour trouver le « package » qui nous convient le mieux. De plus, certaines confessions prétendent que seuls les justes iront au paradis, tandis que d’autres croient en la possibilité de rédemption pour tous, sans passer par l’enfer. 

Les juifs, par exemple, ne croient pas au royaume de Satan et ont une vision nuancée de l’au-delà. Personnellement, je craindrais qu’au fil du temps le bonheur paradisiaque finisse par s’émousser et, après une courte éternité, devienne assez ennuyeux. Bien sûr, on me dit que le bonheur vécu dans l’au-delà dépasse la compréhension humaine et est illimité, donc je suppose que mes inquiétudes sont déplacées. 

Pourtant, l’éternité semble être une très longue période, mais certains me disent que cela m’offrirait des opportunités infinies de croissance personnelle et d’expériences nouvelles. Cependant, il est important de noter que la durée d'une étape, qu'elle soit éternelle ou limitée, est subjective et dépend des perspectives individuelles. Certains peuvent trouver un sens et un but dans une durée de quelques centaines d’années, tandis que d’autres n’en auront jamais assez et choisiront l’éternité. 

Tout comme ma mère, je m'inquiète de la surpopulation dans un endroit aussi populaire que le Paradis, mais on me dit que Dieu est si intelligent qu’il n’aura aucun problème pour suivre non seulement chaque personne, mais aussi leurs pensées, actions, et besoins sans le moindre effort et sur une base individuelle. Quel talent ! 

Enfin, j’aimerais savoir si je meurs aujourd’hui, vais-je me retrouver au Ciel âgé de 75 ou de 25 ans ? Serais-je aussi plus beau et beaucoup plus intelligent, avec de nouvelles dents pour remplacer mes implants et mes couronnes ? Là encore, la réponse dépendra de ma religion. De nombreuses traditions religieuses disent que l’au-delà sera différent de notre existence terrestre, certains individus ayant une conscience spirituelle séparée de leur corps physique et sans limitations liées à l’âge et au problèmes de santé. 

D’autres disent que l’au-delà offre une opportunité de rajeunissement et de restauration, où les individus peuvent expérimenter un état de plénitude et de vitalité. Cela pourrait signifier avoir un corps et un esprit libres des limitations et des maux qui auraient pu exister dans la vie antérieure. Y aura-t-il de bonnes choses à manger, du vin ou même du ski ? 

Quoi qu’il en soit, si nous croyons en une forme de vie après la mort, nous serions bien avisés d’étudier attentivement les différentes options qui s’offrent à nous dans diverses traditions religieuses et spirituelles. En fait, les religions ne sont pas très claires quand à ce qui se passe après la mort, et ce pour des raisons bien évidentes ; ils n’en savent rien ! 

Dans le prochain blog, nous parlerons des lieux où se trouvent ces prochaines résidences que l’on nous promet ainsi que de réincarnation ou de retrouvailles avec nos chiens et nos chats ...

jeudi, novembre 16, 2023

Pourquoi les religions promettent-elles la vie éternelle ?

La possibilité d’échapper à la mort est une autre théorie religieuse fascinante qui ne m’a jamais autant frappé qu’au moment où je me rapproche chaque jour un peu plus de la fin de mon existence. Si je peux dire une chose, c’est que je n’attends pas du tout ce moment avec impatience ! 

Mais pourquoi diable les humains et leurs religions ont-ils codé cette promesse dans leur dogme ? D’une part, je conviens que la mort ne m’attire absolument pas, même si elle fait naturellement partie de la vie, ou si vous préférez la date d’expiration du permis de séjour de chacun sur cette terre. Il se pourrait que la promesse d’une vie après la mort ait été conçue pour atténuer ces peurs et apporter un certain réconfort à ceux qui étaient en deuil du disparu. 

Une autre raison aurait pu être un outil visant à garantir l’ordre moral et une vie éthique en avertissant les gens qu’ils seraient jugés sur leurs actions au cours de leur vie terrestre, les bons étant récompensés par le paradis et les mauvais punis par l’enfer. 

J'aime penser que tous les bâtisseurs de cathédrales du Moyen Âge qui pouvaient être tués au travail ou qui n'étaient pas bien payés, voire pas du tout, étaient compensés par une promesse facile d'une vie éternelle au-delà, sous forme de reconnaissance de dette… Une proposition formidable et imbattable ! 

Ensuite, il y a la question du mal et de la souffrance. Beaucoup de gens ne comprennent pas pourquoi Dieu, qui est censé être bon et bienveillant, permettrait que de telles choses se produisent. La promesse d’une vie après la mort suggérerait donc une juste compensation pour toutes ces souffrances et ces injustices. 

Pour ceux d’entre nous qui se grattent la tête et se demandent quel est le but de leur existence sur cette planète, une vie après la mort répond aussi à cette question. Cette promesse suggère également que nos vies font partie d’une histoire plus vaste et plus significative. À mon avis, ce ne sont là que quelques explications possibles pour lesquelles les religions se sont vues obligées de promettre la vie éternelle pour une foule de raisons selon leur dogme. 

Cela dit, il me semble clair que le concept d’éternelle était une réponse à l'avidité humaine qui ne pouvait pas se satisfaire de cent ou cinq cents années supplémentaires au paradis, et ne laissait pas beaucoup de place pour réfléchir aux conséquences de l'éternité et du surpeuplement céleste. 

Nous en parlerons dans un prochain blog …

mercredi, novembre 15, 2023

L'humanité a-t-elle encore besoin de Dieu ?

À mon avis, Dieu a été inventé pour résoudre un certain nombre de problèmes auxquels l’être humain en évolution avait du mal à faire face. 

D’abord, la présence de dieu(x) servait à élucider les mystères du monde naturel. Avant l’apparition de la science, les humains n’avaient aucun moyen d’expliquer tous les phénomènes naturels qu’ils observaient, comme le tonnerre, les éclairs ou les tremblements de terre. Inventer une variété de dieux était un moyen de donner un sens à ces choses et de ressentir un peu de contrôle sur celles-ci. 

Il y avait également un besoin d’être rassuré et réconforté dans les moments difficiles et face à l’inconnu. Inventer un dieu aurait également pu contribuer à créer un sentiment de communauté, ou d’appartenance en vue d’unifier les premiers groupes ou tribus.

Mais la raison la plus importante, à mon avis, était de contrôler les gens et la société. En imposant un ordre moral et en l’absence de gouvernance, la religion a joué un rôle important en imposant et en maintenant l'ordre social. Cela avait également pour but de donner à nos ancêtres un sens plus clair du bien et du mal et a tenté de dissuader le crime et toutes autres formes de comportements antisociaux. 

Depuis lors, la science et l’éducation ont en très grande partie résolus toutes ces questions et semblent montrer que sans un Dieu ou des dieux fabriqués par l’homme, l’humanité se porterait très bien, ou tout au moins, beaucoup mieux que l’horreur qui se déroule en ce moment dans un Moyen-Orient bien trop religieux. C'est en tout cas mon humble avis. 

Dans un prochain blog, nous parlerons du besoin d’une vie après la mort !

mardi, novembre 14, 2023

Une porte se ferme, une autre s’ouvre …

C’est apparemment Miguel de Cervantes, l’auteur de Don Quichotte, qui en 1605 avait écrit : « Quand une porte est fermée, une autre s’ouvre. » 

Cette expression est souvent utilisée pour exprimer l’idée que le changement, bien que difficile, peut également conduire à des opportunités nouvelles et inattendues. Cela nous rappelle que même lorsque les choses ne se passent pas comme prévu, il y a toujours de l’espoir pour l’avenir.

J'en ai fait l'expérience à maintes reprises au cours de ma vie, même si je m'attendais rarement à ce qu'une meilleure solution surgisse et remplace avantageusement ma situation antérieure, toujours plus confortable. Ce message d’espoir et d’encouragement suggère que même lorsque les choses tournent mal de manière inattendue, il reste toujours des chemins alternatifs. 

Il peut s’agir d’une perte d’emploi, d’une rupture personnelle ou de la fin d’un chapitre important de la vie. L'ouverture d'une porte signifie de nouvelles possibilités, de nouveaux chemins à découvrir et de nouvelles expériences à explorer. 

C'est aussi une invitation à sortir de notre zone de confort et à nous aventurer dans l'inconnu, où nous pourrons découvrir que nous avons des talents cachés, poursuivre des passions inexploitées et forger de toutes nouvelles relations. Cela souligne également l’importance de maintenir une attitude positive et de garder l’esprit ouvert face au changement. 

Au lieu de nous attarder sur la porte fermée, nous devons nous concentrer sur les portes qui sont susceptibles de s’ouvrir, en appréciant la bonne surprise qu’elle nous offrent et en acceptant tout ce qui peut apporter un nouveau départ. 

Même si je suis désormais plus âgée et que le nombre de portes qu’on peut me fermer au nez diminue, j’ai tendance à oublier cette vérité et ferais bien de l’ancrer dans mon esprit !

lundi, novembre 13, 2023

L’ultime revange d’Ullr

Ce week-end dernier, à Zermatt, sur la piste « Gran Becca », la FIS s'est encore fait punir par Ullr ou Ull, le dieu du ski issu de la mythologie nordique. 

Une fois de plus, la descente de la Coupe du monde masculine de Zermatt-Cervinia a été annulée dimanche en raison de fortes chutes de neige survenues tôt le matin, de vents violents et de prévisions défavorables tout au cours de la journée. 

Ainsi s’est clôturé un week-end de conditions météorologiques difficiles, obligeant l’annulation des descentes d'ouverture de la saison, les premières à franchir une frontière internationale. Organiser une course de descente début novembre sur un glacier était un défi, je dirais même assez insensé, mais les organisateurs obstinés ont repoussé tous ceux qui critiquaient cette épreuve de ski hors saison. 

J'ai demandé à Ullr ce qu'il pensait de la situation et voila ce qu'il m’a répondu : 

« Avant, bien sûr, nous n'avions même pas de remontées mécaniques pour atteindre le sommet des cimes, donc skier était encore un vrai sport. Aujourd’hui, plus de la moitié du travail est déjà fait lorsqu’il est temps de pointer les spatules vers le bas. Nous ne skiions aussi que lorsqu'il y avait suffisamment de neige au sol pour pratiquer notre sport. 

Nous ne parcourions pas le monde pour trouver de la neige en été, et n’aurions jamais consentis à creuser des glaciers centenaires pour y créer une piste de ski et accélérer leur fonte ! Mais qu’est-ce qui pousse donc l’homme à vouloir contrôler la nature ? D’après ce que j’ai entendu, l’homme a déjà causé des dommages irrémédiables à sa planète ; comprendra-t-il enfin un jour ? » 

Merci Ullr pour votre sagesse continue et vos commentaires bien pesés. Je vous souhaite une bonne saison de ski et un bon hiver la où vous vous pouvez bien vous trouver par les temps qui courent !

dimanche, novembre 12, 2023

Navigation difficile pour Biden

La guerre entre Israël et Gaza aura créé un terrible conflit pour Biden. Notre président n’a sans soude aucun atome crochu pour Netanyahu mais est obligé de soutenir le génocide palestinien perpétré par Israël s’il veut empêcher Trump de revenir à la Maison Blanche. 

Certes, la position des États-Unis apparaît très défavorablement sur la scène internationale, mais Joe Biden n’a pas vraiment le choix ; Si sa conduite contredit ses principes, elle empêchera un retour de Trump au pouvoir en dictateur vengeur pur et dur. 

Progressivement, Netanyahu deviendra un paria international au fur et à mesure qu’il solidifie son statut de criminel de guerre à part entière.

Mais comme on le dit aux États-Unis, « The tail wags the dog » (la queue fait branler le chien), avec moins de 2,5 % de la population juive en Amérique ayant une influence disproportionnée sur la politique mondiale. 

Pourtant, cette forte minorité devra peut-être baisser d’un ton et stopper son influence destructrice plus tôt que trop tard, à la lumière de sa tentative d’anéantir le peuple palestinien et de lui voler le reste de son territoire…

samedi, novembre 11, 2023

C’est quoi la décroissance ?

Nous n’entendons pas beaucoup le mot « décroissance » en Amérique. C’est de moins en moins le en Europe de nos jours, où cette mouvance semble gagner du terrain, mais que signifie-t-elle ? Bon, la décroissance est une réduction planifiée de la consommation d’énergie et de ressources visant à rétablir l’équilibre entre l’économie et le monde vivant, de manière à réduire les inégalités et à améliorer le bien-être humain. 

Pas vraiment un mouvement pro-capitaliste tel qu'on le connaît, mais c'était pourtant le thème d'un débat organisé par Le Figaro, et animé par la journaliste Eugénie Bastié, entre Bernard Piccard, le fameux psychiatre, explorateur et écologiste suisse et Jean-Marc Jancovici, tout aussi connu, ingénieur et professeur d'université français. 

Tous deux se demandaient si notre civilisation thermo-industrielle était vouée à disparaître et si, dans un effort de sauver la planète, nous devrions sacrifier nos libertés ? Les deux ont également tenté de répondre si la démocratie était un obstacle à la lutte contre le changement climatique. Je dois dire que j’ai vu plusieurs conférences et présentations de Jancovici. 

Il a de puissants arguments à propos de l'environnement, mais ceux-ci sont généralement inquiétants, suscitent la peur et ne sont pas vraiment chaleureux et douillets. Autrement dit, il sait de quoi il parle mais a tendance à montrer le verre davantage à moitié vide qu’à moitié plein. 

Piccard, à l’opposé est le Suisse Romand chaleureux qui respire la positivité et ne voit absolument qu’un verre à moitié plein. Il ne néglige aucun effort, rend des sujets indigestes parfaitement assimilables et transmet un message très optimiste et débordant d'espoir. 

Ces deux individus ont leur place dans un même débat, mais Piccard est de loin un raconteur beaucoup plus agréable et bien plus optimiste que l’austère Jancovici. 

Maintenant, regardez cette vidéo d’un peu moins d’une heure et jugez pour vous-mêmes ! 

vendredi, novembre 10, 2023

Les opposants à Trump patinent ...

Une fois de plus, j’ai sacrifié mon temps précieux sur l’autel du troisième débat de la primaire entre les cinq débatteurs restants et je n’ai pas été impressionné. Bien sûr, Trump était toujours l’absent le plus en vue, mais de nos jours, c’est devant les tribunaux que l’ancien new-yorkais passe le plus clair de son temps avant de purger les peines de prison qu’il mérite.

Parmi les cinq candidats en lice, celui que j’ai le plus détesté était Ramaswamy qui a pratiquement scellé son sort en attaquant les talons hauts de Haley. Je n'ai pas non plus compris Scott, dont le seul programme était un réveil chrétien. 

De Santis semblait perdu et incapable de trouver une plateforme confortable parmi ses opposants, tandis que Haley était la seule à pouvoir parler avec éloquence (pour une républicaine) de l’avortement et des problèmes féminins. 

Finalement, Christie est resté le mieux ancré des cinq, mais parmi les républicains extrémistes, il n’a aucune chance de gagner du terrain. Puisqu’aucun de ces cinq n’a eu le courage de s’attaquer à Trump, ils n’ont fait que légitimer le dictateur frustré, qui du reste doit être ravi de leur médiocrité collective. 

Ce qui manquait, c'était l'un des cinq qui aurait dû déclarer : « Hier, notre Parti a encore perdu du terrain lors des différentes élections qui ont eu lieu à travers le pays. Cette tendance à la baisse que nous observons depuis les élections de mi-mandat va se poursuivre et s’amplifier jusqu’en 2024 si nous n’effectuons pas un demi-tour sérieux. Nous perdrons gros si nous ne sortons pas du Trumpisme, du MAGA et de l’impasse dans laquelle ces idéologies nous entraînent ! » 

Mais non, la peur de Trump restait trop forte pour permettre ce genre de commentaire …

jeudi, novembre 09, 2023

Des limites à la peur et à l'audace ?

Récemment, je chantais les louanges de l’audace sur la peur, mais je n’ai pas laissé suffisamment de place pour souligner l’importance de la peur dans certaines circonstances ni les pièges d’une audace sans limites. 

Il est certain que lorsque nous sommes dans des situations de survie, certaines des peurs que nous ressentons ne peuvent être totalement ignorées car elles sont souvent salutaires. C’est vrai, la peur vient parfois à notre secours pour notre propre bien et nous devons l’écouter si nous valorisons notre vie, notre santé ou notre confort. 

Si nous prenons quelques instants pour réfléchir, il est assez facile de voir quand la peur est totalement justifiée et c’est là qu’elle mérite notre attention et notre plus grand respect. Il en va de même avec l’audace. Ce trait va en sens inverse, se nourrit d’adrénaline et peut très vite prendre un caractère addictif qui va nous faire croire en notre propre invulnérabilité voire même à notre éternité. 

Cette déviance est beaucoup plus difficile à saisir et à contrôler que la peur, car les humains ont tendance à facilement croire en leur propre supériorité s’ils n’y prêtent pas attention. Nous devons donc toujours nous rappeler qu’une bonne dose d’humilité personnelle contribuera toujours à nous ramener les pieds sur terre.

Je crois que conserver en permanence ces gardes-fous à l’esprit peut nous épargner de gros et sales ennuis !

mercredi, novembre 08, 2023

Viré de l'école de ski d’Avoriaz !

La lettre concise illustrant ce blog a été écrite il y a juste 50 ans et m'avait été envoyée le lendemain par courrier recommandé. Par pure malchance, je n'avais pas eu l'occasion de l'ouvrir car j'étais déjà parti pour Tübingen, en Allemagne, au sud de Stuttgart, où j’allais suivre un cours intensif d'allemand du 5 novembre à la mi-décembre 1973. 

C’était donc officiellement l'annonce de mon licenciement de l'Ecole de ski d'Avoriaz, en compagnie de deux amis et collègues, Henri Marullaz et Xavier Guiot. Je ne me souviens pas qui m'a appris la nouvelle en Allemagne, car les contacts téléphoniques n'étaient guère faciles dans l'école où je me trouvais à l'époque. 

Je ne sais pas non plus ce qui a passé par la tête de Pernet pour qu’il prenne cette décision, mais il n’avait pas l’habitude de tergiverser. En effet, son travail hors-saison consistant à tailler les pistes de ski avec un énorme bulldozer, il avait donc l’habitude d’aller droit dans le mur. Ses goûts étaient aussi plutôt teutoniques puisque ses voitures préférées étaient les BMW, ses skis Fischer et ses chaussures de ski Humanic. 

Je ne me souviens pas comment j’ai pris cette nouvelle assez choquante. Étais-je en colère contre Claude Pernet pour nous avoir limogés sans autre forme de procès ? Je n'arrive pas à m'en souvenir. Ce qui est sûr c'est que, pendant quelques années, j’ai eu du mal à digérer sa décision arbitraire, mais depuis, j'ai pardonné, sans toutefois oublier son style un peu trop direct. 

Cela dit, la décision de Pernet fut annulée par un vote de l’assemblée générale de l’école de ski peu avant mon retour d’Allemagne. Cet épisode a été le premier coup dur dans ma jeune carrière de moniteur de ski. Mon militantisme ne valait pas les problèmes qu’il me créait, et j’ai commencé à envisager une activité alternative à la « vente de virages ». 

Rétrospectivement, ce licenciement m'avait donné « un coup de pied au cul qui m’apporta de l’or » pour paraphraser la « Vente aux Enchères », la fameuse chanson de Gilbert Bécaud !

mardi, novembre 07, 2023

Une bonne définition du bonheur

Je viens de finir de lire un livre de Paul Zane Pilzer, qui a écrit de nombreux livres sur le succès en affaires avant celui-là et qui semble avoir eu une carrière assez fascinante ainsi qu'un parcours de vie plutôt unique. Il se trouve aussi qu’il vit à Park City. 

Dans son livre « Becoming an entrepreneur » (Devenir entrepreneur), il introduit à un certain moment une notion que je trouve être très astucieuse et bien observée, qui est une équation sur le bonheur. La voilà : « Bonheur = Réalité moins les attentes. » Bien qu’elle puisse paraître simpliste, voire un peu réductrice, cette équation suggère que le bonheur est déterminé par la mesure dans laquelle notre situation à un moment donné se compare à nos propres attentes. 

En d’autres termes, si nous n’atteignons pas nos objectifs, notre bonheur ne sera pas aussi complet. Cette équation reflète l’idée selon laquelle avoir des attentes réalistes peut contribuer au bonheur général d’un individu. Des attentes irréalistes ou excessivement élevées peuvent conduire à la déception et à l’insatisfaction lorsque la réalité n’est pas en mesure d’y répondre.

D’un autre côté, avoir des attentes plus faibles ou plus réalisables peut faciliter la recherche du bonheur dans les expériences quotidiennes. Il est vrai que la plupart de nos attentes sont parfois un peu utopiques, qu’il s’agisse de ce que nous pouvons réaliser ou de ce que devrait être notre vie. Lorsque nos attentes ne sont pas réalistes, nous risquons davantage d’être déçus et mécontents. 

Il est également vrai que nos attentes peuvent changer constamment car elles sont influencées par nos expériences, nos valeurs et notre environnement social. À mesure que nous grandissons et changeons, nos attentes peuvent également changer. Pourtant, nous pouvons dans une certaine mesure les contrôler. Dans l’ensemble, je considère l’équation « Bonheur = Réalité moins attentes » comme un rappel utile que nous sommes les maîtres de notre bonheur, à moins de tomber victime d’énormes séries de malchance. 

En conclusion, le bonheur tel qu’il est défini par cette équation dépend de la manière dont nous définissons nos attentes ; encore une fois, elles doivent rester réalistes, se concentrer sur des éléments que nous pouvons contrôler et doivent également être flexibles, adaptables et ouvertes à de nouvelles expériences. En suivant ces conseils, nous nous rapprocherons un peu plus du bonheur en créant pour nous une vie plus équilibrée et épanouissante.

lundi, novembre 06, 2023

Réduire la circulation dans Park City (suite)

Hier, j'ai soumis une idée visant à réduire la circulation dans ma petite municipalité de Park City, mais cela s'appliquerait en réalité à toutes les grandes stations de ski (aux États-Unis, au Canada, en Europe, en France comme à Morzine, et en fait partout ailleurs). 

L’objectif est de diminuer la congestion automobile, d’améliorer la qualité de l’air, de réduire les embouteillages et de faciliter le stationnement. Un sous-ensemble d’incitations serait d’encourager les gens à faire du covoiturage, à prendre les transports en commun, à marcher au lieu de conduire (le vélo est un peu plus incertain sur la neige et une fois la nuit tombée) et à venir en dehors des heures de pointe.

Pour cela, je propose un système RFID très simple qui pourrait être collé sur le pare-brise, ainsi qu'une application pour smartphone permettant de savoir comment les conditions de circulation varient et affectent le besoin et le montant du paiement, si nécessaire. 

Oui, j’envisagerais un péage variable de zéro à un niveau à déterminer qui varierait selon un algorithme lié aux embouteillages à un moment donné. Il n’y aurait aucun frais pour les résidents locaux à temps plein, les travailleurs essentiels, les élèves des écoles locales et les enseignants. Les résidents du comté pourraient accéder à des tarifs réduits lorsque l’entrée est payante. 

Il y aurait plusieurs laissez-passer pour les entrepreneurs, les artisans, les employés non essentiels, une entrée gratuite pour les propriétaires de résidences secondaires et les hivernants séjournant au moins une nuit, mais les visiteurs journaliers devraient payer. 

Si les visiteurs ne sont pas en mesure de payer ou refusent de le faire, l’option de se garer sur des parkings gratuits à l’entrée de la ville leur sera offerte avec l’utilisation de navettes gratuites leur permettant d’effectuer un aller et retour en ville. 

Voici donc mon concept encore assez approximatif à ce stade. Inutile de dire que ce plan serait vivement débattu car il serait moins pratique, moins flexible et moins surtout moins libre. Il nécessiterait donc des sacrifices, mais je suis absolument convaincu que si on lui en donnait la chance, il fonctionnerait. 

Qu'en pensez-vous ?

dimanche, novembre 05, 2023

Solution pour réduire la circulation dans Park City

Alors que nous nous préparons à voter pour trois nouveaux conseillers municipaux, à Park City, fin novembre et que nous étudions leur programme, chaque candidat reconnaît que nous avons un problème à résoudre en matière de circulation, mais personne n'est en mesure d'articuler une stratégie qui serait de nature à concrètement régler cette situation qui paralyse Park City pendant ses périodes de forte fréquentation.

 Cela m’a immédiatement fait penser à la tarification de la congestion. Si vous n’en avez pas entendu parler, ce système consiste à facturer l’accès aux biens et services publics soumis à une congestion due à une forte demande. Cela peut s’appliquer, entre autres, aux transports en commun, à l’électricité, au téléphone et bien sûr à l’accès routier. 

Puisque nous cherchons à réduire les embouteillages à Park City, cette stratégie pourrait tout solutionner en régulant la demande sans augmenter l’offre (routes ou places de stationnement supplémentaires). L’idée n’est pas nouvelle. 

En 1975, Singapour a été le premier pays à introduire un péage urbain sur ses routes. Depuis, la pratique s'est répandue dans des villes du monde entier, notamment à Londres, Stockholm, Milan et Göteborg, en Suède, et même dans des villes plus petites, comme Durham, en Angleterre ; Znojmo, en République tchèque et La Valette à Malte. 

Cela a également été proposé à New York et à San Francisco. Quatre systèmes sont disponibles : un cordon autour d'un centre-ville, avec péage pour franchir le le cordon ; une tarification pour ceux qui sont à l'intérieur de cette zone ; un anneau de péage pour le centre-ville, avec péage autour de celle-ci  et la tarification par couloir de circulation ou accès à une voie spécifique. La tarification de la congestion peut être fixe (la même à tout moment de la journée et tous les jours de la semaine), variable (fixée à l'avance pour être plus élevée aux heures de pointe) ou dynamique (variant en fonction des conditions en temps réel). 

Étant donné que les limites municipales de Park City définissent où se déroule la majeure partie des activités (accès et sortie à la grande rue, stations de Deer Valley et Park City), il n'y aurait que deux entrées nécessaires en hiver, sur les deux routes 224 et 248. Un montant et des modalités de péage devraient bien entendu être établies avec certaines règles en fonction des usagers et des différentes périodes de la saison. 

On peut penser en particulier aux résidents, au personnel clé (enseignants, policiers, pompiers, personnel médical), aux commerçants et leurs employés, à tout le personnel de service et de soutien, aux visiteurs du week-end, aux touristes, etc. Dans un prochain blog, j'essaierai d'aborder les détails de ce plan. Affaire à suivre …

samedi, novembre 04, 2023

Passer de la peur à l'audace

En tant qu’individu, je suis très conscient du pouvoir de la peur et de son impact dévastateur sur nos vies. Quand j'étais petit, mon quotidien gravitait autour de la peur, pour des tas de raisons. 

D’abord mes parents, probablement en raison de la manière dont ils avaient été élevés. Ils m’avaient inculqué une forte crainte de l’autorité, à commencer bien sûr par eux. Je n’ai jamais osé les défier et cette peur de leur autorité a duré jusqu’au début de mes vingt ans. 

En plus de cette peur, il y avait l'oppression insidieuse que m’apportait la doctrine catholique dans laquelle j'avais été élevé, transformant tout ce qui était bon et agréable en quelque chose d'indésirable, avec en plus la solide assurance de finir en enfer. Même si je ne croyais pas nécessairement à l’existence d’un Dieu, j’étais presque convaincu de l’existence d’une force obscure permanente qui avait l’intention de me coincer par tous les moyens possibles et imaginables. 

Pour ajouter à ce tableau sombre, mes parents se plaisaient à me raconter des histoires de sorcellerie qui faisaient partie de la culture populaire dans nos villages isolés de montagne. En conséquence, ma vie était saturée de peur quand j'étais enfant, en particulier la nuit, lorsque j'entendais des voix ou toutes sortes de bruits rythmiques qui se trouvaient souvent étrangement amplifiés et beaucoup de mes nuits se transformaient en un moment toujours plus cauchemardesque que paisible. 

Je dois admettre que je ne suis pas sorti de cette ornière de la peur par moi-même grâce à la lecture et à l'éducation, mais bien d’avantage en me retrouvant entouré d'individus audacieux qui m'ont progressivement montré que la vie n'était pas seulement possible, mais pouvait être vécue passionnément, hors des mâchoires la de peur et, principalement par imitation, je suis sorti du monde de la peur pour me plonger dans celui des possibilités illimitées. 

Rétrospectivement, j’ai souvent été en colère contre toutes ces années perdues dans l’oppression et l’obscurité. Ce temps perdu, s'il n'avait pas existé, aurait fait une énorme différence pendant mes années de formation, mais je me console en ayant vécu depuis une vie suffisamment passionnante pour avoir rattrapé toutes ces années perdues. 

En tant que trait de caractère que nous côtoyons en permanence, la peur est une réponse naturelle à l’inconnu et une protection contre de nombreux dangers, mais elle ne devrait jamais submerger nos vies au point de dicter chacune de nos actions. 

En plus d'ouvrir la porte à la prise de risque, l'audace nous permet d'affronter nos peurs en nous poussant à nous démarquer de notre zone de confort, à dépasser nos attentes et à défier les obstacles qui se dressent sur notre chemin. Une vie bien vécue se situe de l’autre côté de la peur.

vendredi, novembre 03, 2023

Comment Trump a exploité la peur du changement

Pour beaucoup, tout changement est dur à avaler et cela s’est intensifié ces dernières années et continuera de s’accélérer avec le temps, rendant tout besoin d’adaptation de plus en plus insupportable pour un grand nombre d’individus qui ne peuvent plus absorber et accepter de nouvelles idées ou concepts. 

Ces gens rechignent à avancer, se sentent anxieux, voire craintifs face au changement et au progrès, et semblent seulement réceptifs à revenir en arrière vers le « bon vieux temps » ou, pour le moins, à rester immobiles et à refuser d’avancer. 

En outre, les recherches suggèrent que les individus ayant une plus grande peur du changement sont plus susceptibles d’avoir des positions conservatrices et d’afficher un comportement conservateur. Ceci peut s'expliquer par le concept psychologique d'« ouverture à l'expérience », un trait de personnalité largement reconnu. 

Les personnes dont l’ouverture à l’expérience est faible ont tendance à être plus résistantes au changement et aux nouvelles expériences et peuvent donc être attirées par des idéologies conservatrices qui mettent l’accent sur la tradition, la stabilité et la résistance au changement. 

Cette profonde aversion au changement se retrouve dans la réticence des gens à adopter les voitures électriques et à s'adapter à leurs particularités, les difficultés à accepter le changement sociétal, les problèmes d'identité de genre, l'immigration, les différents ensembles de croyances religieuses ou leur absence, les différentes idéologies, l'intelligence artificielle et la mondialisation, entre autres autres sujets d’actualité. 

Accablés par cet environnement en évolution rapide et désireux de ne rien avoir à changer, ces personnes qui se sentent oppressées par le changement sont la proie de messages visant à « simplifier » leur vie et à retourner vers le passé ou des valeurs qui leur sont plus familières et avec lesquelles elles se sentent beaucoup plus à l'aise. 

C’est une réalité que Trump et ses conseillers on très vite reconnu et saisi et ont exploité avec un maximum de succès.

Pour ses partisans et tout groupe de personnes qui trouvent un écho dans ce que dit Trump, la meilleure façon de contrecarrer la « peur du changement » est de rejeter totalement toute forme d’évolution vers l’avant et de se réfugier dans les valeurs et les modes du passé promis par la mouvance MAGA.

jeudi, novembre 02, 2023

Rebond inattendu d’Halloween

Ces dernières années et principalement à cause de la pandémie, notre fréquentation de petits visiteurs le soir d’Halloween avait été lamentable, voire en chute libre et surtout après avoir emménagé dans notre nouvelle maison, était loin d’attendre les niveaux atteints jusqu'en 2013 (voir tableau ). 

C’est donc avec une énorme surprise qu’il y a deux nuits, nous avons assisté à un énorme rebond du nombre d’enfants venus chez nous pour récolter leur part de friandises le soir d’Halloween. En fait, nous avons battu le record pour notre nouvelle maison avec une augmentation de plus de 140 % par rapport à l’an passé ! 

Nous étions ravis et avons attribué ce succès à des facteurs qui n'avaient absolument rien à voir avec mon génie marketing d'antan. D’abord, il faut du temps pour qu'un nouvel emplacement (en l’occurrence notre maison finie en 2014), tout comme pour un restaurant ou un lieu d'affaires naissant, gagne du terrain et attire un flux constant d’habitués. 

Ensuite, avec autant de nouveaux arrivés à Park City, il y a plus d'enfants et la ville retrouve un second souffle bienvenu avec une nouvelle génération d'enfants remplis de vie. De bien bonnes nouvelles dans un monde triste qui ne semble plus savoir nous faire sourire ...

mercredi, novembre 01, 2023

L’impact de la neige artificielle

Alors que nos stations locales profitent désormais d’un temps très froid pour fabriquer de la neige, cela nous donne l’occasion de réfléchir à l’impact écologique de l’enneigement sur notre environnement. Comme les canons à neige fonctionnent principalement la nuit, les personnes vivant à proximité des pistes doivent composer avec un bruit incessant qui a également un impact négatif sur la faune ! 

Se pose ensuite la question de la disponibilité de l’eau, particulièrement en hiver, lorsque les cours d’eau de montagne sont très réduits, ce qui rend souvent nécessaire le transport d’eau ou son stockage sur place dans des étangs artificiels. Même si les adjuvants (protéines bactériennes actives dans la nucléation de la glace) ne sont plus ajoutés en Europe, ils le sont toujours en Amérique. 

Ceux-ci servent de noyaux pour induire la formation de cristaux de glace à des températures relativement élevées. Une fois produite, la neige artificielle est 50 fois plus dure et 4 fois plus dense que sa version naturelle ; elle a également tendance à imperméabiliser le sol qu'elle recouvre et contribue au ravinement et à l'érosion. Plus lente à disparaître, la neige de culture tend à prolonger la saison de fonte. 

Les canons à neige nécessitent généralement entre 3 000 et 4 000 mètres cubes d'eau par hectare de pente couverte, ce qui suggère une épaisseur de 30 cm. En conséquence, il faut environ 400 litres d’eau pour produire un mètre cube de neige car une quantité importante de cette eau est perdue par évaporation sans être renvoyée dans la nappe phréatique. 

De plus, comme il faut environ 3,5 à 4,3 kWh d'énergie pour produire un mètre cube de neige, cela représenterait environ 17 500 kWh d'électricité par hectare couvert. Les coûts de l’électricité varient énormément et représentent en Amérique du Nord la moitie des tarifs européens. En France, produire un mètre cube de neige coûte entre 2 et 3 euros, prix qui comprend eau, électricité, amortissement des investissements et coûts de main d'œuvre mais pas les frais de damage. 

En tant que pays, la France utilise également environ quinze millions de mètres cubes d'eau par saison pour fabriquer sa neige, et cette activité coûte aux plus grands domaines skiables d'Amérique et d'Europe environ 1 à 2 millions de dollars par saison selon leurs installations, sans compter les frais de main d'œuvre, d’infrastructures ainsi que les coûts de damage. 

Bien entendu, le coût élevé de la neige artificielle est répercuté sur l'usager sous forme de cartes de remontée plus chers. Sans production de neige, les stations de ski américaines perdraient plus d’un milliard de dollars par an et le ski perdrait rapidement de son attrait, surtout au vu d’un changement climatique qui s’accélère !

Souvenir d'un ancien collègue

Lors de mon dernier séjour en France, je suis allée visiter le cimetière de Montriond où sont enterrés mes parents ainsi que la section spéciale où ont été déposées les cendres de mon frère et de ma belle-sœur. 

Quelques jours plus tard, nous nous sommes arrêtés au cimetière de Morzine où je voulais voir l'endroit où mon ancien collègue Dominique Mollaret avait été enterré suite à sa mort tragique dans le massif du Mont-Blanc. 

Je me souviens qu'avec mon ami Henri Marullaz, aujourd’hui disparu lui aussi, nous étions allés en jeep jusqu'à Taninges, pour ramener les éléments de pierre qui allaient servir à construire la tombe de Dominique. 

C'était en octobre 1972, il y a déjà 51 ans …