mercredi, septembre 28, 2016

Choisir le « bon » tas d'ordure ...

L’émission Frontline, sur la chaîne PBS, nous a montré un documentaire saisissant au sujet de nos deux candidats à la présidentielle.

Il y avait d'un côté, un sociopathe et un narcissique Donald Trump, et de l'autre une Hillary Clinton obsédée par un pouvoir à n'importe quel prix, le tout peint d'une manière autant sombre qu'alarmante.

Bien sûr, l'un d'entre eux est pire que l'autre, et nous autres électeurs américains, devons choisir entre les deux. Mon épouse et moi avons opté pour ce qui représente le moindre mal entre ces deux alternatives.

Un peu comme s'il fallait se décider entre deux tas d'ordure. Nous allons opter pour celui qui sent le moins mauvais et qui n'est pas radioactif.

mardi, septembre 27, 2016

L'homme blanc en colère ...

Comme des millions d'Américains, j’étais collé à mon écran de télévision pour regarder le premier débat présidentiel de cette saison électorale. J'ai bien dit « je regardais », et j'en ai pris plein les yeux en matière de langage corporel. Ce n'est pas une catégorie qui a été indulgente pour Trump tandis que Clinton s'en est tirée à perfection. 
Donald Trump personnifiait parfaitement bien cet « homme blanc en colère » typique, qu'il est si doué à éveiller parmi ses supporters. Il faut dire que son expérience en matière de débat était jusqu'alors limitée aux seize candidats minables qu'il avait écrasé pendant les primaires ; cette fois, il lui a fallu faire face à la forteresse Hillary et cela n'a pas marché comme prévu.

Sa grande gueule et sa stratégie d'intimidation habituelles n'ont pas eu beaucoup d'effet sur elle. Elle constituait en fait un mur beaucoup plus redoutable que celui qu'il a promis de construire le long de la frontière mexicaine ...

Jusqu'à la nuit dernière, il était tout à fait impossible d'imaginer comment ce premier face-à-face allait tourner, et il faut reconnaître que la différence entre les deux était indéniable. Alors que j'étais un supporter très réticents d'Hillary jusqu'à ce débat, je peux maintenant dire que mon choix est désormais conforté.

Je parie qu'en plus de Trump, tous les autres perdants pourraient bien être les candidats républicains du Congres qui pourrait bien souffrir d'une baisse de participation aux urnes ce 8 novembre ...

lundi, septembre 26, 2016

Mon « Un pour cent est plus riche que le tien ! »

Vous vous souvenez sans doute du mouvement « Occupy Wall Street », qui avait mis en avant l’extrême richesse de cet affluent « un pour cent » de la population.

Selon une étude récente de l'institut de politique économique, un ménage doit gagner un revenu annuel minimum de 389.436 dollars d'appartenir à ce club fermé alors que les gains moyens du un-pour-cent aux États-Unis est de 1.153.293 dollars, mais ce seuil varie énormément selon les régions comme le montre un récent article du New York Times.

C'est à Teton County, autour de Jackson Hole, dans le Wyoming où se cachent les plus riches de la catégorie. Ceux-ci gagnent plus de 2,2 millions de dollars. Comme on pourrait s'y attendre le comté de New York County ou Manhattan, occupe le deuxième place, à 1,44 million de dollars.

À l'opposé, si un ménage gagne 97,000 dollars par an, il rentre dans le club, que ce soit dans le comté de Holmes, au Mississippi, ou celui de Lamar en Alabama !

Les comtés où se cachent nos stations de ski s'en tirent tous assez bien, et celui de Summit, où est situé Park City arrive en 5e position avec un revenu annuel de 1.207.000 dollars par ménage. Nous semblons faire même mieux que le comté de San Mateo où se trouve Silicon Valley.

Allez, ça suffit, je dois aller maintenant aller bosser, si je veux avoir une chance d'y arriver !

dimanche, septembre 25, 2016

Mieux classer nos station de ski

J'ai récemment critiqué la façon dont Ski Magazine conduit ses classements des stations de ski en Amérique du nord selon l’expérience qu'en ont fait ses lecteurs lors de la saison d'hiver précédente.
D'abord, il est important que la publication sache de manière claire que sa méthode doit être changée.

Mais le plus important est que ces tests doivent être le reflet d'une communauté tout entière. Dans le cas de Park City, ses deux domaines skiables, Deer Valley et Park City Mountain doivent être regroupés pour éviter la confusion. Aspen, au Colorado, devrait suivre le même modèle et au moins inclure Aspen Mountain et Aspen Highlands.

North Lake Tahoe ferait de même en groupant Squaw Valley, Alpine Meadows et Northstar, tandis que Banff en Alberta, avec son énorme capacité de logement devrait être le point central reliée aux massifs de Mt. Norquay, Sunshine and Lake Louise.

Nous devrions également savoir comment cette enquête est menée. Comment la méthodologie fonctionne-telle ? Combien de questionnaires sont envoyés? Qui est qualifié pour y répondre? Quel est le taux de réponse et la répartition en pourcentage par stations, pour assurer un minimum de valeur statistique ...

Enfin, il devrait y avoir un système de surveillance indépendant pour garantir que les résultats ne sont pas manipulés en vue de seulement récompenser ceux qui passent des annonces dans la publication ...

samedi, septembre 24, 2016

Pèlerinage à l'ancienne demeure ...

Il a y a déjà quatorze ans que nous nous sommes séparés de notre grande maison perchée sur American Saddler drive, avec ses vues splendides sur les sommets de Park City, .

Aujourd'hui, j'ai eu la chance de me rendre compte du travail gigantesque de modernisation que notre ancienne maison a subi au cours des douze derniers mois. Elle est est encore plus grande avec 590 mètres carrés habitables, de superbes finitions, des améliorations à n'en plus finir et des vues encore beaucoup mieux mises en valeur qu'auparavant.
 
Au cours de ces 26 dernières années, cette maison aura abrité notre famille, des californiens pendant deux ans et une veuve du 11 Septembre et ses enfants pendant les onze autres années. Aujourd'hui, cette splendide habitation est à la recherche d'un nouveau foyer assorti, j'imagine, d'une famille nombreuse ...

Est-ce que retrouver notre ancienne demeure m'a rendu nostalgique ou remplit de regrets ? Pas vraiment, je me sens surtout soulagé de savoir que nous avons considérablement réduit notre espace logement ; nous serions totalement perdus dans cette maison monstrueuse si nous étions encore capable de nous l'offrir !

vendredi, septembre 23, 2016

Un motel comme à l'armée

Le motel « Japan House » à Coeur d’Alêne, en Idaho est tout à fait unique en matière de l'accueil qu'il offre au voyageur non averti.

J'ai réservé cet hôtel sur Expedia parce que la plupart des commentaires étaient élogieux, et en particulier ceux à propos de la qualité du petit déjeuner ; c'est donc avec une confiance absolue que j'ai tiré sur la gâchette et réservé l'hôtel.
Quand nous sommes arrivés, l'extérieur n’était pas vraiment attrayant, il s'agissait juste là du motel américain traditionnel. A la réception, le propriétaire m'a demandé de remplir un formulaire de commande très compliqué pour le petit déjeuner du lendemain matin. Il m'a fallu cinq bonnes minutes pour le comprendre, le remplir avec exactitude et sélectionner un temps très précis pour nous rendre à la salle à manger.

Ensuite, nous sommes montés dans la chambre. Le Wifi ne marchait pas bien, donc je suis descendu et j'ai commencé à râler. Nous avons réussi à mettre au point le signal. Dans la chambre, la télé était un vieux modèle à tube cathodique, basse définition que nous n'avons pas utilisé, mais qui n'a pas marqué des points avec nous. Toute possibilité de vue était bloquée par la cage d'escalier, mais le lit « king size » était très confortable.

Le lendemain matin, notre rendez-vous pour le petit-dej avait été fixé à 7h30 précises. Le problème est que nous sommes venus directement depuis le nord, de la Colombie-Britannique, et nous pensions qu'étant en Idaho (correct) nous étions encore dans la même zone horaire (faux), parce que Coeur d’Alêne bat à l'unisson avec le cœur de Spokane et son fuseau horaire de la zone Pacifique. Allez savoir !

Comme nous étions réveillés depuis 6h00, nous mourrions de faim et attendions impatiemment le temps alloué pour notre petit déjeuner, c'est pourquoi à 8h00, (zone Montagne), je suis descendu pour plaider un temps plus avancé comme 7h30, zone Pacifique. En attendant, ma femme se demandait si nous aurions au moins deux tranches de pain et me voulant toujours rassurant, je lui ai dit que « tout allait bien se passer. »

La dame de la maison qui préparait les petits déjeuners n'a pas été très enthousiaste à propos de mon désir de changer l'horaire et m'a simplement dit qu'avec des clients comme moi, il était dur de tenir son commerce. Magnanime, elle m'accordait cependant une dérogation et m'autorisait à dire à mon épouse qu'elle nous ferait le repas à 8h00.

Quand nous sommes arrivés, tout était mesuré au millimètre près. C'était en fait une version lilliputienne du petit-déjeuner. Les tasses à café étaient petites, les saucisses minuscules et nous avons eu deux tranches de pain chacun, faites avec le tiers d'une tranche normale. Certes, on nous offert un peu plus de café que nous accepté avec joie et ce n'est guère que lorsque nous avons prit congé de nos hôtes que ceux-ci sont devenus très agréable.

Les emmerdeurs étaient enfin partis !

jeudi, septembre 22, 2016

La pub finit toujours par payer !

C'est toujours avec beaucoup d'intérêt et d'anticipation que j'ouvre le numéro d'Octobre de Ski Magazine (américain) pour découvrir comment ses lecteurs ont classé les stations qu'ils ont visités l'année précédente.

Même si, au fond, je sais que ces résultats ont été fortement « bricolés », j'aime toujours mesurer l'éthique et la justesse d'une publication. Pendant des années, des stations comme Vail, Whistler et Deer Valley se sont battues successivement pour les meilleurs places, tandis que les autres représentaient généralement une image assez juste de ce que représente une station aux yeux de ses hivernants.

Pas cette année. Park City s'est vu reléguée en 13e position, alors qu'elle avait régulièrement progressé vers le haut. C'est d'autant plus choquant après que notre station revendique aujourd'hui le plus grand domaine skiable des États-Unis !

Non seulement notre ville a été classée lamentablement, mais l'article accompagnant sa position était tellement tendancieux et négatif qu'il manifestait un désir d’écraser d'avantage la station. Se faire dépasser par des « bleds » comme Whitefish et Winter Park en dit long sur le manque d'objectivité du magazine et montre bien que ses classements ne sont pas sérieux, pour ne pas dire « truqués » en faveur de certains.

C'est ce qui m'a amené à regarder quelles stations avaient fait de la pub dans la publication. Vail Resorts qui est propriétaire de Vail, Beaver Creek, Brekenridge, Keystone, Heavently, Northstar et Park City brille par son absence et a donc payé le prix pour ne pas avoir mis de pub. En tant que station individuelle, Park City a encore payé un prix beaucoup plus élevé.

Avec Ski Magazine, il n'y a donc plus de séparation entre la rédaction et la publicité ; il faut désormais « payer pour être bien traité. » Donc une bonne pub est la seule garantie d'avoir un bon article !