mardi, novembre 10, 2009

Fiat & Chrysler: L'autre miracle italien?

Parmi tous les constructeurs automobiles, personne n'a voulu reprendre Chrysler sauf Fiat, la marque dont personne ne veut. Quand la marque italienne, un acronyme pour Fabbrica Italiana Automobili Torino, abandonnait le marché américain, tout le monde la surnommait « Fix It Again Tony » ce qui voulait dire « répare moi encore ça, Tonio. » La marque transalpine a donc du pain sur la planche pour réaliser les objectifs irréalistes quelle vient d'annoncer pour Chrysler. Malgré son image, Mercedes, qui venait juste de tenter un sauvetage similaire a lamentablement échoué et maintenant, Fiat aimerait utiliser la troisième marque américaine comme cheval de Troie pour vendre ses Fiat 500 aux Américains.

Suis-je le seul en train de délirer ou quoi? La seule observation intelligente faite par Sergio Marchionne, le PDG mégalomane de la fabrique italienne, est de reconnaître que la seule marque qui vaut quelque chose dans ce nouveau groupe est Jeep, mais celle-ci a de forte chances d'être revendue a un Tata par exemple, pour renflouer les finances de ce nouvel empire italien. En dehors de cela, et en tenant même compte d'un miracle italien typique, avec les saints, le Pape et les processions, je parie dix contre un que ce mariage est voué à l'échec. Je sais, je me suis déjà fourvoyé ...

lundi, novembre 09, 2009

Bienvenue à Crotte City!

Les propriétaires de chiens responsables devraient tous utiliser un petit sac pour ramasser les déjections de leurs chiens, n'est-ce pas? Cela semblerai être le minimum. Nous courons le matin le long de du ruisseau McLeod, un petit chemin immaculé, bien asphalté et bordé de saules. Comme cela fait déjà des années que nous avons entamé ce nouveau millénaire, on pourrait que penser que les habitants de Park City qui promènent leur meilleurs amis sur ce sentier piétonnier soient assez civilisés pour ramasser après ceux-ci. Pas du tout!

Beaucoup trop d'entre eux continuent de laisser leur cabots faire leurs besoins au beau milieu du chemin. Vous pourriez peut-être penser que ces imbéciles se sentiraient quelque peu gênés et pourraient pousser l'excrément sur le côté, hors de la vue du plus grand nombre. Vous voulez rire; il ne se baisseraient jamais pour ramasser une brindille et s'en servir de balai. Encore moins d'essayer d'envoyer la crotte en bordure d'un coup de chaussure, ils préfèrent sans doute que vous et moi marchiez en plein dedans!

Ce n'est pas tout; parmi ces gens exceptionnels qui se munissent d'un petit sac, certains mettent le petit paquet rempli « de côté » avec l'intention semble-t'il de le ramasser au retour, mais il arrive trop souvent qu'ils « oublient » le précieux emballage, mettant cela sur le compte de la distraction ... Certains ont des attitudes d'épargnants et semblent « stocker » tous ces sachets pleins dans un endroit bien déterminé, spéculant ainsi sur le prix des excréments canins contre notre dollar qui n'en fini pas de chuter.

Jour après jour, nous voyons grandir un tas de sacs derrière un gros caillou au croisement de notre rue qui doit être placé là pour égayer notre journée. Si vous ne le savez pas encore, maintenant quelle peut s'enorgueillir d'avoir son propre « parc à chiens, » Park City est irréversiblement devenue la capitale de la crotte canine!

dimanche, novembre 08, 2009

Descente en brouette à trois roues

Prendre des risque m'a toujours fasciné et la raison pour cette attraction remonte à ma tendre enfance. Une de mes premières occasions de tenter le diable m'est arrivée quand j'avais à peu près cinq ans et que jouait derrière la maison familiale à Montriond, en Haute-Savoie. Mon père possédait une brouette à trois roues, un véhicule unique comme j'imagine qu'il n'en existe que dans les vallées alpines. Cette espèce de charrette, qui servait essentiellement a transporter le fumier, était garée derrière la maison, juste à côté d'un « mollard, » une pente raide qui surplombait « La Dranse, » le torrent du coin, par plus de 75 mètres de dénivelé.

Bien que je fusse un petit bambin, je réussissais à monter dans la caisse de la brouette et me mettais aussitôt à faire tourner la roue avant avec mes deux mains. Lentement, je parvenais à manœuvrer le lourd chariot, me retrouvais assez vite face à la pente et partais comme une fusée vers le bas, seul passager de cet équipage bien spécial. La première partie de la pente était inclinée d'environ 20 degrés suivie par un très court replat avant de replonger dans une pente beaucoup plus forte à 30 degrés qui donnait au bolide improvisé une vitesse proche du décollage.

Alors que je parvenais à rester à l'intérieur du caisson pendant toute la descente, me grisant de toutes ces sensations fortes, la pente raide se terminait par un autre replat assez marqué, à proximité du lit du torrent. Au changement de pente, la brouette piquait du nez, m'éjectait et je m'envolais avant d'atterrir dans le pré, tandis que celle-ci s'immobilisait à quelques mètres de la berge.

J'essayai immédiatement de remonter la pente, en rampant, car un de mes genoux me faisait très mal. Mon frère alors âgé d'une douzaine d'années et qui le premier s'était rendu compte de la disparition simultanée du petit dernier et de la brouette, me récupérait à mi-pente et me portait comme il pouvait jusqu'à la maison où mes parents, alertés par l'incident, m'attendaient remplis d'anxiété. Il me restait cependant assez de force et d'à-propos pour leur imputer la responsabilité de l'incident et exiger d'eux qu'ils rangent désormais un peu mieux cette fichue brouette. J'ai évidemment survécu à cette épreuve pour pouvoir écrire ce blog, n'ai eu qu'une entorse au genou, mais gagnais une appréciation permanente pour la vitesse et toutes les sensations fortes. Encore aujourd'hui, je me demande pourquoi je n'ai jamais pensé à lister cet exploit sur mon C.V.!

samedi, novembre 07, 2009

La différence entre désir et besoin

Comme j'avais cassé la sonnette de mon VTT en tombant la veille, il fallait bien que je la remplace et hier matin, je suis allé en acheter une nouvelle avant notre sortie quotidienne. Je n'ai trouvé qu'une sonnette fantaisie jaune et rose qui n'aurait pas été mon premier choix, mais constituait tout ce qui restait dans le maigre stock de fin de saison. Quand je suis revenu et que j'ai fait miroiter ma nouvelle acquisition devant ses yeux, ma femme m'a demandé où était la sienne. Je lui ai répondu que je ne lui en avait pas acheté une car elle n'en avait pas vraiment BESOIN.

Comme c'est toujours moi le chef de file, je suis celui à qui il revient d'avertir cyclistes et randonneurs de notre arrivée imminente, particulièrement avant les virages sans visibilité ou lorsque nous sommes en forêt. Ma réponse ne fut pas du tout ce qu'elle attendait, et visiblement atterrée elle me dit qu'elle m'avait - juste la veille - demandé une sonnette pour son propre vélo. Elle a convenu qu'elle n'en avait pas particulièrement besoin, mais elle en VOULAIT une, tout simplement.

Moi - le mari macho et bien trop pragmatique - venait juste de lui refuser ce souhait tout simple sous prétexte qu'elle n'en n'avait pas BESOIN. Sans attendre, dans l'après-midi, je suis retourné au magasin de sport pour récupérer un autre avertisseur sonore. Maintenant, j'adore la couleur contrastante de cette sonnette et le son cristallin qu'elle produit. Chaque fois que je l'entendrai dans le futur, je me souviendrai à jamais de cette différence fondamentale qui existe entre besoin et ... désir!

vendredi, novembre 06, 2009

VTT: Défense de tomber!

Hier, je prenais ma première « gamelle » de l'année en VTT. Dieu Merci, je ne roulais pas trop vite, mais n'étais pas suffisamment concentré sur le virage que j'étais en train de négocier. Tout à coup, ma roue arrière a dérapé et je suis allé embrasser la garrigue bien garnie, qui par chance nous entourait de toutes parts. Quelques petites égratignures mineures et une sonnette de vélo hors d'usage furent les seules conséquences déplaisantes de ce plongeon par dessus le guidon dans la végétation locale. En rétrospective, j'ai eu beaucoup de chance de ne pas atterrir sur des rochers bien pointus qui auraient très bien pu être cachés dans la broussaille; si ça avait été le cas, le sang n'aurait sans doute pas manqué de jaillir abondamment pour colorer l'incident.

De plus, il est possible que si je n'avais pas utilisé des pédale à clips, j'aurais peut-être totalement évité la chute; une importante mesure de sécurité aurait-elle été sacrifiée sur l'autel de la performance? Un élément à méditer sérieusement, car à mon âge, tomber d'un VTT n'est jamais une bonne option ...

jeudi, novembre 05, 2009

Extrémisme à la française

La plupart des français que je connais ne sont pas tellement versés sur l'Internet. Ils n'y créent pas grand chose, et se contentent de faire suivre des blagues, des diaporamas ou des vidéos par courrier électronique, souvent accompagnées par peu ou pas de commentaires. Beaucoup de ces messages sont carrément racistes et leurs attaques visent le plus souvent la communauté musulmane française et les sans-papiers qui ont fini par vivre en France.

Toutes ces attaques pourraient-être vues comme une forme de liberté d'expression si elles ne se cachaient pas le plus souvent sous le manteau de plaisanteries douteuses, d'allusions qui en disent long, d'informations infondées et autres préjugés. Ce genre de démarches ne peut en aucun cas aider la France à faire face aux problèmes liés à cette situation et ne peu que déchirer d'avantage le tissu social du pays. C'est une pratique toxique et je n'ai pas encore eu le courage de demander à ces gens - dont certains sont mes amis - de cesser ces envois et de trouver des moyens plus constructif pour affronter leurs frustrations et leurs peurs ...

mercredi, novembre 04, 2009

Park City a voté avec le cœur ...

... Surement pas avec la tête, comme notre petite ville aurait dû, en ces temps d'incertitude économique, mais le peuple s'est exprimé et tout ce que nous pouvons faire maintenant est d'espérer que notre maire actuel présidera un terme qui sera positif pour l'ensemble de notre communauté et que les deux conseillers élus puissent nous montrer ce qu'ils ont vraiment « sous le capot. » Tout cela pose une fois de plus la question de savoir si le gouvernement est en mesure ou non d'affecter l'économie, qu'il s'agisse au niveau local ou au niveau national? Cette fois ci, ma réponse est bien claire: J'espère que non!

Démarrer une nouvelle entreprise

Ces derniers jours, j'ai réfléchi à propos d'une idée qu'un de mes amis m'a soumis afin de démarrer une affaire ensemble. Comme tout nouveau germe d'entreprise celui-ci mérite d'être soigneusement examiné, il est original, a un certain potentiel et pourrait être particulièrement attrayant. En recherchant un peu ce projet, je me suis rappelé que démarrer quelque chose est une démarche qui tout au long de ma vie m'a toujours tenu à cœur mais que je n'ai jamais vraiment pu lancer. Sans l'ombre d'un doute parce que je n'avais pas la bonne idée ou que j'étais un peu trop en avance sur mon temps.

Cela m'amène à dire qu'il faut vraiment avoir une très grande foi dans ce que l'on va entreprendre pour y investir son temps, son énergie et son propre argent. Le concept doit être en mesure de résoudre ou d'améliorer quelque chose d'une manière appréciable. Il doit aussi être unique, nouveau, original et doit avoir de vraies chances de succès, même si celles-ci ne représentent qu'une chance sur deux. Le projet doit aussi être suffisamment attrayant pour soutenir tous le travail, les doutes, des désillusions et tous ces autres obstacles agaçants qui ne manqueront pas de surgir en cours de route.

Ce qui reste cependant essentiel est que le premier résultat ou la réponse initiale, lorsque l'idée est introduite, se traduisent par un succès retentissant. Les nouvelles idées supportent en effet tout aussi mal les échecs de lancement que les tentatives répétées de « résurrections. » Enfin, et cela est extrêmement important, le concept doit arriver au bon moment, comme du reste cette phrase attribuée à Jean-Claude Killy dans une pub Rolex où il disait « en sports, comme en affaires, tout est une question de timing ... » Si tous ces ingrédients sont présents, la nature du climat économique n'importe pas vraiment et cela devrait être un signal suffisant qu'il est opportun d'aller de l'avant!