samedi, janvier 31, 2009

Le problème c’est Wall Street !

Si vous suivez tant soit peu ce qui se passe autour de vous, la crise financière actuelle nous sert une dose quotidienne d'éducation. Au fur et à mesure que le temps passe, que la situation continue à se dégrader et à force de baigner dans cet univers, nous en apprenons de plus en plus et commençons à saisir l’étendue du désastre. Nous savons tous que cette crise a été déclenchée par un le marché immobilier hors de contrôle vis-à-vis duquel les institutions financières et nos hommes politiques ont fermé les yeux. Pour les premiers, c’été une excellente occasion d'engranger encore plus d'argent et pour les seconds une distraction bien utile pour faire oublier l’imbécillité et le coût de la guerre en Irak ainsi qu’une économie qui continuait de délocaliser à tour de bras. Politiciens et financiers sont bien du même bord et il n'est pas surprenant que, lorsque les banques se sont misent à gémir, notre cher Congrès a suivit immédiatement avec un sauvetage des plus généreux démuni de contrôles et de conditions. Aujourd'hui, Wall Street et les banques n'ont rien à faire d’un taux de chômage élevé ou de tas emplois qui continuent de partir on ne sait trop où. Quand Microsoft ou Kodak licencient, la valeur de leur titre remonte. La souffrance du peuple n’est à peine qu’une petite poussière sur l'écran radar géant de Wall Street. Notre communauté financière n'est guère intéressée par le bien-être de la nation à long terme, mais plutôt par le moyen-terme assez proche qui lui permet de voir juste assez loin pour opérer des transactions bien juteuses. J'ai déjà suggéré que notre économie va devoir changer de façon bouleversante mais cela Wall Street n’en veut pas, comme elle ne tient pas du tout à se réinventer. Elle ne peut guère s'en tenir qu’aux anciennes théories de Ronald Reagan qui ont prouvé leur inefficacité après près de trente d’application pratique et n’ont servit qu’a remplir les poches de nos barons de la finance. Après avoir appris que Wall Street s’était offerte 18 milliard de dollars en bonus l’an passé et que nos banques sont potentiellement au bord d’un autre passif compris entre 3 et 4.000 milliard de dollars, cela ne vous laisse t-il pas déprimé ? C’est peut-être du reste pourquoi, nous entrons maintenant en pleine dépression …

vendredi, janvier 30, 2009

La saga Dynastar (3ème Partie)

Pour la saison 68-69, le modèle RG10 se voyait remplacé par le S430, et ce qui est notable est que le nom du modèle n’était autre que le numéro de téléphone de l’usine (le 430 à Sallanches, les centrales automatiques n'ayant pas encore atteint la Haute-Savoie). Plus tard, ce ski de slalom trouvait son nouvel homologue dans un ski slalom géant remplaçant le vénérable MV2, mis au goût du jour, mais conservant cependant la nervure métallique centrale en forme d’omega. Le début des années soixante-dix voyaient l’introduction fort réussie du modèle Omeglass, un ski de slalom très léger, utilisant tout comme le ski de slalom géant une stratification de fibre de verre en forme d’omega qui devenait ainsi l’ADN de l'entreprise et utilisait des éléments de mousse acrylique dans son noyau. Les skis légers allaient devenir en fait une spécialité de la marque, même si de nombreux experts n’étaient pas surs qu’une extrême légèreté soit souhaitable dans un ski alpin. Une telle fonctionnalité est sans doute plus approprié avec l’Altiplume, un ski léger d’alpinisme offert un peu plus tard par Dynastar. La fin des années soixante-dix allait inaugurer une longue période pendant laquelle Dynastar allait passer d'une succession de vraies innovations techniques à une série d’initiatives qui l'étaient beaucoup moins. » Sur les talons de l’Omeglass, l’Omesoft introduit en 78-79 allait populariser le concept de skis « souples et faciles » avec un protège-spatule proéminent et soit-disant destiné à réduire les vibrations. Cette particularité allait ouvrir la voie à l'introduction en 1984 du « Contact System, » un dispositif saillant, placé sur la spatule en forme de cœur rouge, lancé dans l’espoir de contrer le système VAS de Rossignol. Aux Etats-Unis, cet élément distinctif était vite baptisée « Jarvik 7 » par les esprits moqueurs qui y voyaient une copie du premier cœur artificiel développé à Salt Lake City. Vint alors le système « Airflow » qui consistait en un orifice surmoulé dans la spatule et qui était là pour stabiliser le ski à grande vitesse ; cette dernière nouveauté allait confirmer la réputation de Dynastar à introduire des nouveautés fantaisistes. Les lignes de carres « asymétrique » continuaient dans la foulée permettant aux utilisateurs d’avoir deux paires de skis pour le prix d'une seule et d’un simple transfer de skis, de gauche à droite. Il était alors devenu évident que cette recherche un peu désespérée en matière de différenciation était alimentée par la concurrence fratricide que se sont toujours livrés Rossignol et Dynastar. Cette dernière firme ne voulant pas jouer le rôle de petite sœur et perdre sa direction distincte, sa propre recherche et développement, sa propre distribution et, finalement, son indépendance. Depuis sa fondation, Dynastar a réussi à faire passer sa production annuelle de moins de 10.000 paires à un plus de 400.000 en 2003 avant de retomber aujourd'hui autour de 200.000 paires. Il reste à savoir si cette rivalité entre les deux divisions et les doubles infrastructures de Dynastar et Rossignol aient été bénéfiques pour l'ensemble du groupe par opposition à un système de gestion plus rationnel et mieux consolidé dans lequel direction, recherche et développement, fabrication, services de compétition et coûts de distribution auraient été partagés et auraient sans doute forcé un positionnement bien différencié des deux marques dès le départ, et ce, sur tous les marchés mondiaux. Cette dernière initiative a été lancé dans une certaine mesure il y a juste quelques années après que l'ensemble du marché du ski ait ammorcé son déclin. Comme les cartes seront bientôt re-distribuées, il reste à voir - le cas échéant – quel rôle « la marque à la moustache » sera en mesure de jouer ; restera-t’elle une « Legend » pour reprendre le nom son modèle phare, ou est-ce que cette belle saga arrivera-t’elle à sa conclusion ? Si vous avez suivi cette histoire et si vous voulez partagez vos idées ou tout autre détail s’y rapportant, faites-moi part de vos commentaires!

jeudi, janvier 29, 2009

Histoire de Dynastar (2ème Partie)

Au moment où mes « Duret Contreplaqués » bleus étaient devenus trop courts, je cassais ma tirelire et j’achetais ma première paire de Dynastar Compound RG5 en 1965 au moyen d’un « bon d’achat moniteur. » Je choisissais mes skis à l'usine et les avaient montés avec une butée à pivot unique Salomon et une simple plaque tournante Look, ce qui n'en faisait pas une fixation très sécuritaire, mais essayez donc d’expliquer ça à un garçon de dix-sept ans ! Dès les premiers virages, j'ai adoré mes skis, ils accrochaient sur la glace comme aucun autre auparavant, ils étaient magnifiques, ils glissaient bien et le seul inconvénient est que leurs spatules ne fussent pas suffisamment relevées pour ne pas aller se planter dans les bosses un peu trop prononcées... Cette même année, Les Ressorts du Nord, un industriel de la métallurgie, achetait la jeune marque et celle-ci équipait, en plus de Marielle Goitschel, des coureurs de haut niveau comme Guy Périllat (tous deux « amateurs ») ainsi que le Champion Olympique François Bonlieu, qui courrait désormais en tant que professionnel aux États-Unis. C'est précisément à ce moment qu’Aluflex, un autre fabricant de ski de Sallanches faisait son entrée indirecte dans l’histoire technique de Dynastar. L'entreprise, fondée en 1954 par Charles Dieupart, construit l'un des premiers skis métalliques disponible sur le marché français ; celui-ci utilisait une construction en sandwich d'aluminium (un fond plat riveté à une structure supérieure ayant une section de forme « omega » qui renfermait un noyau en bois.) Ce nouveau type de ski était adopté par les célèbres anciens champions français de l'époque tels qu’Émile Allais et James Couttet. Aluflex était également le fournisseur officiel des « Chasseurs Alpins » (la division de montagne de l’armée de terre française.) Comme Périllat était un skieur complet et qu’il participait à toutes les épreuves alpines du moment, Dynastar qui n’avait alors qu’un ski de slalom dut en développer d’autres pour la descente et le slalom géant. Jeannot Liard, son légendaire chef de course, trouvaient en Aluflex (son employeur précédent) l’inspiration la plus propice. La conception de ce ski original en aluminium avec sa plaque inférieure plate et son profil supérieur en forme d’omega était alors revue pour recevoir une plaque supérieure en aluminium soutenue par des champs en phénol et c’est ainsi qu’est né le MV2 (le nom était alors emprunté à la formule de physique multipliant la masse d’un objet par le carré de sa vitesse.) Dans le même temps, le ski de slalom en fibre de verre était quelque peu remanié et rebaptisé Compound RG10, recevant une nouvelle présentation bleue marine et des champs assortis. L’été 1966, l'équipe de France de ski effectuait la razzia sur les médailles aux Championnats du Monde de ski à Portillo au Chili, et scellait ainsi la notoriété de la marque. Son avenir allait également être assuré l’année suivante avec l'acquisition de Dynastar par les skis Rossignol.
(à suivre ...)

mercredi, janvier 28, 2009

L'histoire de Dynastar...

Juste au moment où Dynastar joue son va-tout pour survivre, je me souviens de l'importance que cette marque avait pour moi lorsque j’étais un jeune skieur, et c’est un peu pourquoi cela m’a amené à écrire son histoire, qui du reste n’est disponible nulle part et qui est probablement ignorée par tous les dirigeants actuels de Dynastar . À l'instar de son célèbre logo aux « moustaches » introduit en 1966 et emprunté au blason de la ville de Sallanches, là où l’usine est située depuis 1963 et qui représente le point de rencontre de deux petits ruisseaux locaux, Dynastar a été un produit de confluences avec d’autres marques, des tas idées techniques et des propriétaires très différents. J'ai remarqué la première paire de skis Dynastar en 1963 dans la vitrine d’Alson Sports à Morzine. Ils portaient alors la marque "Starflex" et le modèle s’appelait « Compound RG5, » la surface supérieure était en phénol noir et à travers les champs de résine claire, il était possible de voir le tissage de la fibre de verre. Les skis étaient alors produits par « Les Plastiques Synthétiques. » En dehors du modèle « Fiberglass Jean Vuarnet » de Rossignol, ces skis étaient les premiers produits non-traditionnels que je n'avais jamais vu. Dans le même temps, les skis Dynamic, qui ne fabriquaient que des skis en bois s’étaient tourné vers Les Plastiques Synthétiques afin de concevoir et développer leur premier modèle à boîte de torsion et fibre de verre pour les Jeux Olympiques d'hiver de 1964. Le produit issu de cette collaboration n'était autre que la désormais célèbre Dynamic VR7. Pour ceux qui veulent tout savoir, le nom de modèle « RG5 » signifiait « glass, resin, cinq ans de développement » alors que "VR7» signifiait à peu près la même chose en français avec « verre, résine... » mais cette fois le temps de développement avait été été amené à sept ans ... Le plus étonnant dans cette histoire est que le fabricant de Sallanches avait tenu à conserver un souvenir de son travail collaboratif avec Dynamic en changeant son nom de Starflex à Dynastar, une contraction entre Dynamic et Starflex, et pour couronner le tout, conservait un lettrage identique à celui de Dynamic, ce qui en dit long sur le suivi par l’avocat qui était responsable de la protection de la marque Dynamic ! Sallanches devait du reste être un foyer de créativité lorsqu'il s'agissait de nommer des produits (voir un peu plus loin ...) Claude Joseph, le distributeur des fixations Marker en France, qui à un moment était également impliqué dans Starflex, appela sa nouvelle gamme de bâtons de ski « Kerma, » juste en retournant le nom Mar-ker !
(à suivre ...)

mardi, janvier 27, 2009

L’art de diriger

Être un dirigeant efficace n'est jamais aussi simple qu'il n'y paraît. Tout comme pour celui ou celle qui géré des ressources humaines, il s'agit de parvenir à faire travailler ensemble un groupe de gens afin de réaliser certains objectifs bien spécifiques. En fait, très peu de dirigeants sont à même de mener à bien ce genre mission qui demande beaucoup de talent, d'intelligence, de doigté et de volonté pour que tout les éléments nécessaires s’assemblent en parfaite harmonie. J’écris cet article en pensant particulièrement à Obama, mais je pense que ces observations s'appliquent à n'importe quel domaine et à toute situation rencontrée dans notre vie de tous les jours. Faire en sorte que des personnes qui ne parviennent pas à s'entendre sur quoi que ce soit puissent mettre en places des éléments de législation, négocier des compromis et créer quelque chose qui soit beaucoup plus grand qu’eux-mêmes, exige de la part du meneur beaucoup de connaissances, de patience, de travail et de créativité en tirant toutes les ficelles qui peuvent se présenter. Cela peu parfois ressembler a un numéro de jongleur au bord du déséquilibre, mais c'est là que le terme de « manipulation » peut être utilisé dans son sens le plus positif. Le dirigeant exceptionnel sait rester humble, est capable de raser les murs quand cela est souhaitable et n’est jamais avare pour distribuer des compliments, des éloges et pour bien créditer ceux qui le méritent. C’est le grand chef d'orchestre symphonique qui ne vois pas la nécessité de se trouver en haut du podium et de jouer les « prima donnas. » Le dirigeant doué sens et capte l’espèce de réaction chimique qui se dégage de son équipe et de son organisation ; il fait alors en sorte d'utiliser toute cette énergie en synergie avec ses objectifs et atteindre le but fixé. Il ne confronte jamais ses adversaires brutalement mais sait voir au-delà des différences pour trouver cette amorce de terrain propice d'où des ponts peuvent être ancrés. Il garde constamment à l’esprit son plan en cours de développement qui parcours le long terme et exploite chaque moment comme s'il était unique, ainsi que tous les talents et toutes les énergies disponibles pour atteindre son objectif. Cette description correspond-elle avec votre propre concept de « meneur » d’individus ?

lundi, janvier 26, 2009

La crise Rossignol en chiffres

Suite à l'annonce de Dynastar de procéder au licenciement de son personnel pendant quelques semaines, Rossignol déclarait le 20 Janvier qu'il étendrait cet arrêt de travail aux 1600 employés de l'ensemble de son groupe, y compris l’usine de fixations de ski Look à Nevers, l’unité espagnole de production de ski d’Artès, les usines de chaussures de ski Lange et Rossignol de Montebelluna en Italie ainsi que de deux sites logistiques en France. Ces mises à pied dureront des 3 février au 31 mars 2009. Le groupe acquis par Macquarie le 12 Novembre 2008, a perdu 50 millions d'euros sur un chiffre d'affaires de 270 millions, au cours de son dernier exercice 2007-2008, alors qu’il était encore la propriété de Quiksilver. Au cours de cette année, Rossignol et Dynastar auraient produit 800.000 paires de skis et il leur resterait à ce jour 290.000 paires invendues. Pour cette nouvelle année fiscale, le groupe a déclaré avoir réduit ses prévisions de production de ski à seulement 650.000 pair, loin du million de paires revendiquées il y a juste une dizaine d’années. Face à ces chiffres et à un besoin crucial d'équilibrer son compte d’exploitation et de survivre, il parait assez clair que le nouveau propriétaire du groupe Rossignol n’aura pas d'autre choix que de consolider et transférer sa production vers des pays où les coûts de fabrication sont sensiblement inférieurs à ceux de l'Europe où tout est encore produit; finalement, il s'avère tout aussi évident que Bruno Cercley et son groupe Chartreuse & Mont-Blanc – même au prix « réduit » de 40 millions d’Euros - ont encore payé bien trop cher pour leur acquisition ...
NDLR: Cet article a été produit en partie grâce à un article de presse fournit par Jean Barbier de Voiron, et aux corrections d’un de mes blogs précédents par pistehors.com.

dimanche, janvier 25, 2009

Pourquoi tant de mauvais films?

Hier soir, nous sommes allés voir notre premier film du festival du film de Sundance. Comme toujours, nous en avons lu le sommaire auparavant et étions mis en garde qu’il s’agissait d’une œuvre expérimentale ; comme prévu, n'avons pas dut tout aimé ce que nous avions vu. Bon, une petite heure de notre temps perdue, où est vraiment le problème? Tout simplement, il me semble que le cinéma est une forme de récit qui s’appuie sur de multiples ressources (image, son, narration et dialogues) nécessaire à le rendre à la fois supérieur et plus complet que tout autre moyen de communication. Maintenant, il reste des réalisateurs qui n'ont pas encore compris qu’une forme de communication aussi simple que possible s’avère toujours plus efficace, que rien ne peut remplacer l’écriture de qualité et qu’au bout du compte, le travail doit être capable de toucher l’audience de manière enrichissante. Ces mêmes individus semblent tellement obsédés par le cote créatif de leur travail qu'ils oublient qu’il doivent apporter une forme de communication assez claire, artistique, chargée de rebondissements et de nuances, mais toujours compréhensible par le plus grand nombre. Tout comme cette production, trop de films continuent d’être de petites horreurs et franchement, je suis très déçu que l'équipe de sélection de Sundance ait retenu ce film. Ce genre d’expérience vous arrive-t’elle, et si c’est le cas, quel est le pire film que vous ayez vu récemment?

samedi, janvier 24, 2009

Neige dure et ski difficile ...

Rien ne varie autant que la qualité de neige et son impact sur la façon dont nous nous skions. Dans les Montagnes Rocheuses, quand la neige passe de poudreuse à damée avant de devenir très dure, cela nous amène à définir la notion de mauvaises conditions, là où la plupart d'entre nous sont habitués à glisser sur une surface bien soyeuse sans avoir jamais à trop travailler. La semaine dernière, nos conditions d’enneigement se sont ainsi détériorées après plus d’une quinzaine de jours sans précipitations. C’est là qu’à l’exception des pistes parfaitement damées, le terrain pentu et naturel devient à la fois bien moins accueillant et très délicat pour le skieur, que la surface devient beaucoup plus dure, plus rapide aussi et que ses imperfections en tout genre deviennent beaucoup plus difficile à négocier ne laissant absolument aucune place pour les « erreurs d'opérateur » telles que ce petit moment d’inattention qui entraîne la faute de carres et la chute sévère avec son cortège de mauvaises conséquences. C'est précisément le moment où le ski demande un dosage parfait entre légère finesse, constante attention, extrême précision et en même temps une certaine forme de relaxation. Ce judicieux mélange n’est pas simplement difficile à atteindre, mais reste presqu’impossible à maintenir longtemps. Si l’on se joue bien de tous les écueils et si tout se passe bien, c'est aussi la garantie de sensations très plaisantes donnant lieu à une immense satisfaction. Dites moi, quelles sont vos conditions de neige idéales ?

vendredi, janvier 23, 2009

Une citation qui me plaît

Hier, alors que j’explorais l’internet, je suis tombé sur une citation qui m’a fortement impressionné car elle correspondait parfaitement à ma façon de penser, et même si elle semblerai assez bien connue, je n'en n’avais jamais entendu auparavant. Voici donc ma traduction de cette locution qui je crois n’existe qu’en langue anglaise:

Hier, c'était de l'histoire
Demain reste un mystère
Aujourd'hui est un cadeau.
C'est pourquoi cela s’appelle PRÉSENT
Appréciez le bien.


Bien que les deux derniers vers sont, respectivement ringard et inutile, je vais adopter cette devise et m’en souviendrai à jamais car elle capture l'essence de la vie et représente un encouragement supplémentaire à bien « saisir le moment. » Jusqu'à présent, mes citations préférée étaient constituées par des aphorismes Tao tels que « celui qui parle ne sait pas et celui qui sait ne parle pas, » ainsi que le slogan Nike « just do it » (« allez, passez à l’action ») que j'ai beaucoup utilisé au cours de ma carrière professionnelle. Cette nouvelle devise reflète d’avantage ma position actuelle. Maintenant, dites-moi, quelle est votre citation préférée?

jeudi, janvier 22, 2009

Un état unique ou rien

Le 21 Janvier, Mouammar Kadhafi publiait un argument de poids dans le New York Times en faveur d’une solution visant à établir un état unique pour arrêter le massacre entre israéliens et palestiniens. Ses arguments sont solides et sa proposition durable. Bien sûr, un tel arrangement serait un peu moins confortable pour Israël, mais serait certainement mieux qu’une destruction mutuelle assurée des deux communautés à terme. C'est le genre de solution raisonnable que le Président Obama doit prendre sérieusement en considération. Tout le reste n'est que foutaise et continuera – sinon accélérera - le cercle vicieux de la violence. Comme nous sommes ceux qui finissent par payer la facture pour ce conflit schizophrènique et ce véritable « jeu de massacre, » il est temps que nous imposions une solution viable et envoyions un message ferme aux fanatiques religieux des deux côtés du conflit, de soit s’accommoder des un et des autres, soit d’aller se faire voir ailleurs.

mercredi, janvier 21, 2009

La fin de la peur

Maintenant que presque tout a été dit sur l'investiture historique d’Obama, que pourrais-je ajouter pour sceller l’ère nouvelle dans laquelle nous sommes entrés hier ? Je veux simplement dire qu’avec Bush et Cheney, l'influence néfaste de la peur nous a désormais quitté. Ce poison qui a été systématiquement et inlassablement servi au public américain depuis le 11 septembre 2001 a maintenant cessé de couler. Il semble que cette force négative ne soit arrivée sur la scène que pour donner un sens à une présidence qui n’en avait aucun. Oui, je suis convaincu que la peur constitue une entrave dans au moins quatre vingt dix pour cent des cas ; vivre avec la peur revient a s’enchaîner soi-même dès que nous quittons l'enfance et rejoignons la vie des « grands. » L'administration Bush, tous les dictateurs et la plupart des prédicateurs religieux sont des marchands de peur et il convient de tout faire pour les éviter. Sans peur, la vie peut recommencer avec d’avantage d'amour, d’élan créateur, de prise de risque et de générosité pour révéler toute notre vitalité !

mardi, janvier 20, 2009

Un travail « super-cool ! »

Une autre année, un autre Festival du Film de Sundance et une fois de plus l'occasion de faire du bénévolat, au profit de notre cinéma d’arts et d’essais de Park City ... Nous nous sommes engagés pour neuf jours d’affilée et travaillons de 7 à 10 heures sous une ... tente Avec des température frôlant les moins 15 degrés le matin, inutile de dire que l’endroit est extrêmement « frais » quand nous y arrivons à 6 heures 45 pour y prendre notre service. Heureusement, nous sommes des durs à cuire ou plutôt à réfrigérer, et avons survécu jusqu'à présent grâce à une généreuse surdose de caféine ! Avec la crise économique, les foules sont plus fines que l’an passé, ou bien il se peut que cette année, les visiteurs s’amusent tellement la nuit qu'ils ne peuvent pas se lever le matin pour visionner le premier film de la journée ; c’est peut-être aussi pourquoi nous n’avons pas encore vu une seule vedette d’Hollywood, mais il est vrai que cette faune n’est jamais trop matinale. En tout cas nous gardons un moral d’acier et faisons étalage d’une attitude enjouée. Ce festival reste du reste l'un des privilèges de vivre à Park City !

lundi, janvier 19, 2009

Économiser plus, consommer moins ...

Nous savons qu’en moyenne, les Américains ont - jusqu'à fin 2008 – dépensé beaucoup plus qu'ils ne gagnaient, créant ainsi un déficit budgétaire personnel, et produisant un taux d'épargne négatif. Depuis cet automne, les ventes d'automobiles ont chuté à soixante pour cent de ce qu'elles étaient auparavant et toute l'activité de ventes au détail a amorcé une chute dans la même direction. Le public américain serait-il désormais en train de s’auto-réformer et de s’engager sur le chemin de l’économie ? C’est possible, et franchement, ce serait formidable. Le problème avec ce schéma est que le PIB de notre pays se mette soudain à plonger si ses habitants ralentissent leur consommation effrénée. Bien sûr, notre économie est censée bénéficier des toutes les dépenses d'intérêt général, liées à l'entretien et la création de l'infrastructure nationale, mais comment le surplus d’argent épargné peut-il contribuer a financer cet effort d’investissement en ré-équilibrant notre produit intérieur brut ? Les Américains vont-ils indirectement rediriger leur épargne pour financer cette dette énorme sur laquelle notre pays est sur le point de s’engager ? Y a t-il un bon économiste qui tomberait sur ce blogue et qui pourrait confirmer que ce sera bien le cas et que tout s’équilibrera providentiellement en ce qui concerne notre PIB ?

dimanche, janvier 18, 2009

Quel avenir pour Dynastar ?

Il y a quelques jours, 187 personnes étaient mises à pied pour deux mois à l'usine des skis Dynastar de Sallanches. L'établissement qui compte 272 employés fait partie du Groupe Rossignol a récemment acheté pour 40 millions d'Euros à QuikSilver (qui l’avait initialement acquis pour 470 millions d'Euros !) par le groupe australien Macquarie, sous l’appellation « Chartreuse & Mont-Blanc. » Jean Cavallo, le nouveau directeur de l’usine a expliqué que Rossignol et Dynastar ont actuellement 290 000 paires de skis invendues et il fallait faire « quelque chose ... » Jarden, le propriétaire de K2, Marker, Marmot, et Völkl est un actionnaire minoritaire du groupe Macquarie, et il est assez facile de voir qu’avec la plupart des skis K2 et Völkl déjà produit en Chine, cela ne peut qu’ouvrir davantage la porte pour délocaliser la production française et espagnole du groupe vers l'Extrême-Orient et précipiter ainsi la disparition de Dynastar sous sa forme actuelle. Pendant des années, et en particulier sous la houlette de Jean-Yves Pachoud qui fut son directeur pendant de longues années, Dynastar a lutté farouchement pour rester indépendant de Rossignol, mais cette autonomie pourrait bien vite se terminer ...

samedi, janvier 17, 2009

Souffrir aujourd’hui ou plus tard ?

Croyez-vous que les « interventions gouvernementales » visant à renflouer l'économie marchent ? Pas moi ; je ne suis ni un capitaliste endurci, ni un inconditionnel du libre-marché, mais il me semble que les institutions qui ont des problèmes de liquidités lorsque l'économie ralentit ou qui sont incapable de survivre à un redressement judiciaire devraient disparaître . Nous ne devrions pas avoir sauvé AIG, les banques d’investissements et autres, auxquelles nous continuons de prêter des sommes colossales alors que ces entités ne peuvent blâmer que leur propre incompétence pour tous leurs problèmes. C'est ainsi que les choses se passeraient pour moi si j'échouais dans mes affaires et je ne vois pas pourquoi on devrait me traiter plus spécialement qu’un autre. Ni Kodak, ni l'industrie du disque n’ont demandé de l'argent à l’état lorsque leur environnement s’est trouvé torpillé par les nouvelles technologies numériques. Nous sommes bien évidemment devenu un pays qui ne tolère plus la douleur et tout comme pour l'utilisation des médicaments super-puissants, ces sauvetages financiers n’apporterons qu’un soulagement momentané mais laisseront de profondes et d’insondable souffrances pour les générations à venir. En voulant gagner sur tous les tableaux nous finissons par payer beaucoup plus pour résoudre ce genre de problèmes et toute résolution se trouvera prolongé sans qu’il soit possible d’y voir une fin. Bien entendu, les gouvernements n’ont pas les mêmes notions de temps que les gens normaux ; leur horizons se limitent en dessous de quelques années. Cela démontre simplement que nos dirigeants politiques devraient s’employer à mettre en place de bonne réglementations plutôt que tenter de stimuler l'activité l’activité économique de leur pays...

vendredi, janvier 16, 2009

Rêves vidéo (suite)

Il y a quelques jours, j'effectuais une visite éclair au Japon et passait 48 heures à Chiba, près de Tokyo, pour tester « le casque à rêves » du docteur Yatsuda. Au lieu d’aller à l’hôtel, j'ai passé la première nuit au laboratoire, dans une petite pièce climatisée, insonorisée et dans un lit bien confortable. Après un délicieux dîner de yakitori et de sushi, le tout arrosé d’une bouteille d’Asahi Super Dry, j'ai regardé un peu de télévision avant de me mettre en place sur mon lit et de me laisser harnacher d'un casque genre science-fiction relié à un impressionnant système d’enregistrement et de surveillance. Ce faisant, je me demandais bien pourquoi je me prêtais à un tel essai ; finalement, une fois que je me trouvais bien en place et totalement épuisé par le voyage et tous ces préparatifs, je m’endormais très vite. Je me réveillais plusieurs fois, sans doute à cause du décalage horaire mais aussi parce que le casque était à la fois lourd et gênant, mais dormais cependant assez bien. Vers cinq heures du matin, je me réveillais en forme et de bonne humeur. Après avoir bu un verre d'eau, je me mettais en route pour mon jogging matinal à proximité du magasin Ikea de Funabashi, là où s’élevait le fameux « Dôme du ski » il y a encore quelques années. Après cela, j’allais faire un tout à Ginza et je retournais au laboratoire du Docteur Yatsuda vers 16 heures. Lui et son équipe m'accueillaient dans leur petite salle de conférence et se mettaient aussitôt à me présenter les « trouvailles » récoltées la nuit grâce au fameux casque. Ils avaient en fait pu rassembler quatre de mes rêves d’une durée comprise entre entre 2 et 6 minutes et ce que je vis suffit suffit à me convaincre que je ne contrôlais pas du tout ce qui se passait dans ma tête lorsque je dormais. Les vidéo comportaient un un certain nombre d’espaces « vides » ainsi que quelques erreurs d'images, la qualité était moyenne et le le montage automatisé créait un sautillement agaçant de l’image lors des changements de plan, mais le résultat n'en était pas moins impressionnant. Ai-je besoin de dire que ces vidéo étaient toutes insensées ? Probablement pas, tous les rêves le sont et seul Carl Jung pourrait peut-être nous expliquer leur sens s’il en existait un ; moi, j'en suis incapable. Les quatre segments étaient une collection d’événement si invraisemblables que je ne pouvais guère croire qu'ils venaient de moi. Comme ce projet demeure « top-secret, » je n’ai pas pu obtenir une copie des enregistrements, ce qui explique pourquoi rien n’est affichée sur ce blogue. En tout cas, le test était fort intéressant, mais reste difficile à justifier pour un voyage si long et si fatiguant. D'ici à ce que le procédé s’améliore de façon significative, je promets de faire un gros effort pour me rappeler de mes propres rêves ...

jeudi, janvier 15, 2009

Rêves enregistrés sur vidéo

Je ne sais pas si vous pouvez vous souvenir de vos rêves, moi je ne peux pas. Ce n'est pas que mes rêves soient si bons que je tienne absolument à m’en rappeler, mais il m’arrive parfois d’en avoir d’agréables que j’aimerai bien revoir le lendemain, chose totalement impossible pour moi. On m'a dit que cela allait changer grâce au docteur Chiaki Yatsuda, un chercheur japonais qui a longtemps travaillé sur d’importants projets d’intelligence artificielle et maintient des liens étroits avec Marcel Just et Tom Mitchell de l’université de Canergie Mellon. Ces deux chercheurs sont en train de développer un projet visant à lire les pensées en observant le cerveau au moyen d'un appareil IRM. Les travaux plus récents de Yatsuda se sont axés sur la « traduction »de pensées en éléments visuels par un processus de transformation d’ondes cérébrales bien spécifiques en images réelles. Par exemple, si le cerveau voit une montre-bracelet, son logiciel est capable de traduire les impulsions collectées en une image de montre générique. S’il voit une montre « Movado », il affiche un objet représentatif de cette marque, et si l’on ajoute le nom du modèle, il est alors possible de voir le vrai produit, et ainsi de suite. Le véritable défi est bien sûr de construire une gigantesque base de données d’images pour chaque objet, chaque situation et chaque sentiment exprimé, sur quoi Yatsuda travaille depuis des années. Une autre condition est qu’il n’est guère pratique de faire rêver quelqu’un dans un appareil IRM. À la place, il est nécessaire de disposer d'un environnement silencieux et confortable pour récolter les rêves et les transformer en images. Cela nous amène au casque spécial mis au point par Yatsuda et son équipe. Cet objet, est un appareil IRM silencieux qui permet simultanément d’observer l'activité cérébrale et de capter les ondes qui s’y rapportent avant de les transmettre à la batterie d’ordinateurs qui transformera l’information recueillie en images vidéo et les intégrera dans une animation. Plutôt étonnant, n'est-ce pas? Dans un prochain blogue, je vous ferai partager « le ban d’essai » du casque ...

mercredi, janvier 14, 2009

Courir sur neige damée

Je sais, je me suis déjà plaint d'avoir à courir sur des routes enneigées en hiver et vous en ai décrit toutes les difficultés et tous les dangers. Bien que je n'ai pas changé d'avis sur l’aspect glissant de cette forme d’exercice, je veux aujourd’hui aborder la course à pied sur neige damée. Depuis à peu près un an, dès que la neige couvre le sol, la ville de Park City dame désormais la portion de notre parcours qui longe le ruisseau McLeod. Courir sur ce ruban blanc qui absorbe tout est simplement enchanteur. Alors que certains adorent courir sur des sentiers et d’autres sur le sable pour palier à la dureté de l'asphalte ou du béton, la neige me paraît être le luxe suprême. Parfois, nous arrivons juste après que la dameuse vienne de faire son travail et nous volons littéralement sur un tapis de « velours côtelé ! » La neige absorbe tous les impacts, ce qui est bon pour nos articulations, et pendant presque deux kilomètres nous nous sentons en pleine nature ; c’est le coté exquis de courir sur la neige. Si comme nous vous êtes accro de la course à pied ou de la marche, quel est votre terrain de prédilection ?

mardi, janvier 13, 2009

Remettons l’accent sur l’accent ...

Hier, je partageais mes expériences en matière d'accent étranger auprès d’Hélène et de Maxence Hernu, leur expliquant mes théories sur le sujet, déjà abordé l'an dernier sur ce blog. Le même jour, en fin d'après-midi, alors que je reprenais un dernier télésiège pour rentrer à la maison après ma demie-journée de ski je me trouvais assis à côté d'un couple qui entama immédiatement la conversation en remarquant mes vieux skis Dynastar orange vif. Le gars assis à mon coté commença: « vous ne risquez pas de les perdre ceux-là ... » je répondais en disant quelque chose du genre « ... en fait, je trouve ça pratique, je skie beaucoup la nuit. » Presqu’aussitôt, mes compagnons ne purent s’empêcher de demander d’où je venais. J'ai répondu comme d’habitude « vous allez le trouver vous-même ; je vous donner trois essais, allez-y ! » Mon interlocuteur s'élançait : « Allemagne? Scandinavie? » A chaque fois je secouais la tête lui indiquant que c’était faux. Sa compagne prit le relais et proposa : « Afrique du Sud ? » Je les ménageait un peu en leur annonçant qu'ils avaient échoué lamentablement tout en leur révélant mes origines gauloises. D'accord, mes deux compagnons étaient d'un endroit appelé West Jordan, tout près de Salt Lake City, mais cela n’était quand même pas une excuse valable pour ne pas déceler mes racines françaises. La prochaine fois que je skie je vais désormais porter mon béret et fumer une Gitane, mais dites-moi, rencontrez-vous ces même problèmes à propos de votre accent ?

lundi, janvier 12, 2009

Peut-on être « pas grand chose ? »

À chaque fois que nous rencontrons des gens lors de réceptions, de manifestations, en affaires ou tout simplement au ski, sur le télésiège, ceux-ci veulent se faire une idée rapide du genre d’individu que nous sommes vraiment. Quel genre de travail fait-on, où avons-nous grandi, fait nos études et des tas d'autres attributs bien particuliers qui peuvent les aider à nous situer parmi 6,7 milliards d'autres terriens. Face à ce déluge de questions, nos choix en matière de réponses sont assez bien définis. Certains d'entre nous adorent en « rajouter » et amplifient volontiers nombre de détails les concernant en brodant çà et là sur la réalité. D'autres, qui nous l'espérons sont très bien organisés, n’y vont pas par quatre chemins et se contentent de mentir en bâtissant des histoire fascinantes, bourrées de fantaisie à leur sujet et sur leur parcours. Il existe bien sûr une alternative que très peu de personnes choisissent et qui consiste tout simplement à dire les choses telles qu’elles sont ; ce comportement assez rare de nos jours, s’appelle dire la vérité, même si cela ne nous « vend » pas aussi bien ou nous marque peut-être comme des individus ordinaires , médiocres ou carrément en dessous de la moyenne. Le but de cet article n’est de ne pas vous dire dans lequel de ces trois groupes je me situe, mais de vous demander comment vous réagissez à ce mode d'interaction assez pathétique. Faites-moi part de vos commentaires, s’il vous plaît !

dimanche, janvier 11, 2009

Plus de ski en moins de temps

Si vous êtes un bon skieur et ne pouvez pas vous permettre l’hélicoptère, vous savez que la plupart du temps passé à pratiquer votre sport est à la... montée ! Si on chiffre tout ça, et en supposant un skis non-stop, le ratio entre le temps passé sur les remontées mécaniques et celui passé sur la neige varie généralement entre 80 et 60 pour cent selon le degré de la pente et la vitesse de la remontée. Cela signifie que pour une demi-journée de ski - disons quatre heures - il est normal de passer trois heures assis sur une chaise, dans une télécabine ou debout dans un téléphérique. Comme le ski est un dévoreur de temps, cela devient une considération importante si vous faites beaucoup de ski et voulez quand même faire un certain nombre de choses autour de la maison, surtout si comme moi, vous êtes « retraité. » Comme je l'ai dit auparavant, cette saison nous avons quittés Park City Mountain Resort pour Les Canyons où les pistes raides sont équipées de remontées très rapides (à Park City les meilleures pistes sont encore équipées de vieux télésièges des années 70) et après une vingtaine de journées, je peux témoigner que j'ai skié plus de 50 pour cent dans un même laps de temps ; le but de la manœuvre ! Donc, si le ski est pour vous aussi un passe-temps très fréquent, et si vous souhaitez passer moins de temps sur les pistes et vous occuper quand même de vos affaires pressantes, prenez bien le temps d'examiner l'infrastructure de remontées mécaniques avant d'acheter un forfait de ski sur un domaine plutôt que sur un autre ...

samedi, janvier 10, 2009

Économie : Repartir à zéro ?

Plus je réfléchis aux questions économiques, plus j’en arrive à la conclusion que notre système est en panne et que nos soi-disant experts en économie sont totalement ignorants. C’est vrai, très peu d'entre eux, y compris les lauréats du prix Nobel dans la spécialité, ont vu venir la catastrophe dans laquelle nous nous trouvons, en partie parce qu'ils ont souscrit aux théories populaires en pensant qu’elles fonctionnaient, et leur piètre performance est maintenant exposée au grand jour. Que pouvons-nous alors faire ? Nous n’avons que quelques options ; la première serait d'espérer que nos gouvernements vont mettre en place des programmes au coup-par-coup afin de résoudre la « crise du moment » mais nous savons par expérience que cela n’apportera jamais rien de bien durable, les hommes politiques étant préoccupés avant tout par leur propre réélection. L'option suivante - appelons cela un « miracle » - serait d'attendre l’avènement d’un génie économiste qui proposerait une théorie alternative prenant en compte la diminution des ressources planétaires, l'explosion de la population mondiale et toutes les inégalités, en offrant un système économique durable avec lequel nous pourrions tous vivre. La solution restante et préférable serait, à mon avis celle qui résulterait d’un travail de collaboration faisant intervenir toutes les esprits pratiques et visionnaires prêts à s’investir en redéfinissant un monde raisonnable et juste pour tous. Une démarche inspirée de Wikipedia, sans frontières, où l'humanité tout entière se trouverait libérée de l’étroitesse d'esprit et des vue à court terme de nos gouvernements. Avant que vous m’annonciez votre participation dans un ce groupe, dites-moi si cela vous parait une approche raisonnable ...

vendredi, janvier 09, 2009

Les mesures économiques nécéssaires

Alors que les sénateurs démocrates se mettent à passer au crible le plan de stimulation d’Obama, gardons à l'esprit ce qui est réellement nécessaire. Nous devons effectuer un changement radical en passant d'une économie fondée sur la dépense excessive et la consommation à outrance, vers un système qui repose sur l'épargne et sur un mode de vie beaucoup plus durable. Pour cela, il n'y a guère d'autre choix que d'endurer une longue récession, des taux de chômage en forte hausse et un profond malaise de société pendant que l'ensemble de notre société découvre, et de mette à s'adapter à ce nouveau mode de vie. Il se peut que ce processus n'ait pas été expliqué bien clairement au public américain ou - pire encore – qu’il n'ait pas été compris par nos dirigeants politiques. Des investissements massifs dans notre infrastructure publique font assurément partie du plan et doivent inclure la réparation des routes, l'amélioration des communications et une réforme en profondeur de notre système de santé publique, mais il faudra aussi réinventer de manière totale la façon dont nous sommes vivons. Il sera sans doute encore nécessaire d’expliquer plus honnêtement aux américains que notre consommation effrénée du passé est maintenant bien finie ...

jeudi, janvier 08, 2009

Georges Gaillard, 1945 - 2009

Hier, je recevais un appel téléphonique m’apprenant que mon cousin venait de décéder d'un arrêt cardiaque au petit matin. Il avait juste reçu un bilan de santé favorable et n’a pas eu le temps de faire ses adieux. Alors qu'il n’avait pas encore 64 ans, Georges a eu une vie bien remplie, à commencer par un séjour de coopération de deux ans en Afrique, avant de reprendre le bar et l’épicerie familiale à Montriond, de lancer une crêperie sur les pistes de ski, et de s’impliquer à fond dans la vie locale en dirigeant notamment la fanfare et la chorale. Nos sincères condoléances vont à sa femme Gisèle, ses enfants, Fabrice, Frédéric et Corinne, leur conjoints ainsi que tous ses petits-enfants.

mercredi, janvier 07, 2009

Comment se faire des ennemis

Ceci est l’opposé du titre du fameux livre sur les rapports humains « Comment se faire des amis » par Dale Carnegie. C'est précisément ce qu'Israël fait en ce moment avec ses bombardements et son invasion meurtrière de la bande de Gaza. Alors que notre gouvernement actuel (Bush et Cheney) approuve le massacre, il est choquant de voir les autres gouvernements ménager la chèvre et le choux sans avoir le courage d’ordonner à l'État juif l’arrêt pur et simple de toute cette violence. Ce qui m’attriste tout autant est de voir qu’un journal comme le New York Times qui se dit défenseur de la justice et de la démocratie, empêcher tout commentaire de la part de ses lecteurs sur ce grave sujet. Un lecteur de la chaîne des journaux McClatchy, sous le nom de «Bergamo,» l’a dit mieux que personne: « Il est temps de se demander si Israël est encore un pays civilisé. Il traite sa minorité arabe (20% de la population) comme des citoyens de seconde classe. Il empêche les journalistes tout accès à la bande de Gaza. Il empêche la Croix-Rouge d'y entrer également. L’état hébreux nie avoir causé une catastrophe humanitaire tout comme il a continuellement refusé d’appliquer les innombrables résolutions de l'ONU alors qu’il est lui-même un membre de l’organisation. Il a constamment recours à une force brutale chaque fois qu’il perçoit que ses intérêts pourraient être menacés. Enfin, nombre de ses dirigeants politiques rejettent l'idée d'une société moderne, multiculturelle et multi-religieuse, au profit d'une communauté entièrement juive, chose que les iraniens ne considèrent même pas. Peut-être devrions nous commencer à traiter Israël comme nous avons traité l'Afrique du Sud. Quand les Américains vont-ils se réveiller ? »Je ne peut voir qu’une forme suicidaire dans tout ce que fait Israël ; la brutalité de ses actions va continuer d’amplifier un désir de vengeance parmi toute la jeunesse palestinienne, renforcer le terrorisme et ne peut apporter à ceux qui soutiennent Israël de manière si lâche et si raciste un autre 11 Septembre ...

mardi, janvier 06, 2009

Que faire pour gagner à ski ?

Une autre journée de bénévolat et d’autres observations à propos du ski de compétition ... Avant de plonger dans la technique et l’équipement, il existe deux éléments primordiaux pour qu’un coureur puisse gagner: l'anticipation et la vitesse (laisser aller les skis.) Si les entraîneurs passaient d’avantage de temps à observer leurs coureurs ils arriveraient à cette même conclusion et faisaient de ces deux points leurs objectif principaux. Ces deux éléments tout simples sont essentiels mais sont trop souvent noyés dans une mare de charabia technique où chacun s’égare ....

lundi, janvier 05, 2009

Mon ami Dirk Beal a cinquante ans

Depuis longtemps, Dirk Beal, directeur des ventes à la station de Deer Valley voulait fêter ses cinquante ans en skiant plus de 15.000 mètres de dénivelé en une seule journée. Pour que ce projet se déroule dans les meilleures conditions possibles, il s'est tourné vers moi comme j’avait fait quelque chose de semblable en Mars dernier. À 8 heures 30, nous nous sommes donc retrouvés au pied des pistes à Snow Park et nous nous sommes mis au travail. Le temps était froid, il neigeait et je me suis demandé pourquoi Dirk avait choisi de naître précisément ce jour-là, mais il était évidemment un peu tard pour refaire l’histoire. Au moment où nous sommes arrivés au télésiège « Sultan, » nos jambes étaient encore en flanelle et la première descente laissait un peu à désirer, mais très vite nous nous mettions au bon rythme. Après un bref « arrêt-pipi » derrière les sapins, nous prenions à peine le temps de manger et de boire le contenu de nos bouteilles thermos tout en montant en télésiège. Comme le temps passait et que nous dépassions les 15.000 puis les 20.000 mètres, mon ami Dirk devenait soudainement « accro » à ce genre d’exercice et voulait continuer... À 16 heures 25, nous nous sommes finalement arrêtés et réalisions alors que mon record établit l’an passé venait de tomber avec 26.088 mètres de dénivelé. En déchaussant, mon pote s’écriait, un peu nonchalamment : « C'est ce que j'appelle une journée de ski bien remplie... » Joyeux anniversaire, Dirk !

dimanche, janvier 04, 2009

Observer les coureurs

Ce dimanche, j'ai travaillé comme bénévole au service de course de Park City et l’on m’a demandé d’être « juge de portes, » un travail que je n’avais encore jamais fait localement. Pour ceux d’entre-vous qui ne sont pas au courant, un juge de portes doit simplement s'assurer que les deux pieds du coureur passent entre chaque porte. Cela exige une observation attentive, et ce faisant, j'ai éprouvé beaucoup de plaisir à regarder d’excellents coureurs masculins qui participaient à ce slalom géant FIS. Je dois également ajouter que le slalom géant est ma discipline alpine préférée car elle offre une synthèse du meilleur ski qui puisse exister, combinant des virages purs à grands rayons exécutés très vite sur un terrain le plus souvent assez raide. Ma meilleure inspiration à ski m’est toujours venue lorsque j’observais de très bons skieurs et aujourd'hui fut un vrai régal visuel. Certains de ces jeunes étaient si bons que je j’aurai donné gros pour être à leur place et imiter leur perfection sur ce parcours extrêmement relevé ; la supériorité de certains était en fait beaucoup plus marquante après avoir vu les trentre premiers « meilleurs » athlètes. En fait, mon travail pour la journée était beaucoup plus plaisant que tout ce que j’ai pu faire précédemment comme lisser la piste ou travailler au départ ou bien avec le chronométrage ; du pur plaisir !

samedi, janvier 03, 2009

Comment fut inventé le télésiège triplace

En 1971, alors que j'étais encore moniteur de ski à Avoriaz, mes collègues et moi étions déjà à la recherche d'une productivité maximum et il ne se passait jamais une journée sans que nous réfléchissions à faire de cette planète un monde meilleur. À cette époque, en dehors de son téléphérique qui n’a pas changé, la nouvelle station de ski d'Avoriaz était équipé d'un réseau de remontées mécaniques fait de téléskis et de télésièges biplaces ; ce dernier type de remontée existait depuis environ 1958. Un jour, Bruno Richard, Jean-François Rosset et moi décidions de nous serrer un peu les coudes et de monter à trois sur ce petit siège juste fait pour un couple. En fait nous ne voulions pas qu'un d'entre-nous soit obligé de monter seul. Deveau, l'employé de l'époque nous avait quelque peu à regrets embarqués en nous disant « faites gaffe » et tout s'était bien alors passé. La semaine suivante, je récidivais en compagnie de Jean-Claude Page et François Chauplannaz . Tout se passa parfaitement bien ; une fois de plus, le siège résista au poids supplémentaire et ni les câbles, ni les pylônes ne furent endommagés. Quand nous sommes rentrés à l'école de ski, on nous apprenait que Michel Muffat, le directeur technique des remontées mécaniques de la station, nous avait repéré d’en bas et avait annoncé que nous allions être interdit d’accès à tous les télésièges d'Avoriaz pendant une semaine complète. À cette époque nous avions beaucoup de chance car chaque télésiège se trouvait pratiquement doublé d’un téléski à perches, il nous fallait donc être beaucoup plus créatifs pour donner nos leçons ; nous gardions un oeil sur nos clients remontant en télésiège pendant que nous glissions au dessous et sur le coté, sur la piste de montée. Notre seule crainte était que le téléski s’arrête et que nos élèves soient obligés de nous attendre dans le froid, au sommet. Comme vous pouvez le constater, l'innovation ne se fait jamais sans douleur, et grâce à notre dur travail de pionnier et notre désintéressement total, nous brisions le blocage du « deux-places, » et deux ans plus tard, Pomagalski installait son premier télésiège triplace à Val Cenis ; bien vite nous allions voir quatre, six et aujourd'hui huit personnes partageant le même siège à la montée ...

vendredi, janvier 02, 2009

Le puzzle économique

Tout comme la finance, l'économie est un domaine peuplé par une pléthore de soi-disant « experts » et par d'innombrables lieux où des éléments d'information peuvent être glanés. Je n'ai pas encore trouvé un un sommaire holistique montrant la manière dont les choses fonctionnent vraiment. Même le fameux magazine Economist n’offre qu’une vue toute à fait fractionnée de ce qui est nécessaire pour comprendre les tenants et aboutissants du sujet global qu’est l’économie. Par conséquent, tout ce qui est de nature « économique » se trouve divisé en une multitude de petits compartiments disjoints que les gens se doivent d’étudier avec une minutie incroyable, mais « l’animal » est si vaste qu'il semble toujours impossible de le reconstituer afin de le voir tel qu’il est – tout comme les astronautes sont en mesure de saisir l'intégralité de la terre depuis l'espace - et que pour que cette vue d’ensemble soit utile à nous, les simples mortels. Il ne semble pas exister d’endroit où il est possible d'obtenir l’image d'une économie mondiale recomposée à partir de tous ces différents morceaux disparates de façon claire et complète que vous et moi pourrions facilement observer et comprendre. Alors que nous sommes inondés de données économiques au quotidien, il est beaucoup plus difficile de voir - en général - où l'économie se dirige et pourquoi ; c'est précisément là où nous semblons toujours être chroniquement en retard et à cours de ressources comme la crise actuelle vient de nous le démontrer. Nous sommes tous inondés d’éléments d'informations incompatibles pour l’assemblage et cela nous empêche d’en tirer un enseignement utile. Quelqu'un connaîtrait-il un « tableau de bord » assez simple et précis qui offrirait cette information sous forme concentrée et conclusive ?

jeudi, janvier 01, 2009

Nouvel An, bon vaudou et mauvaise médecine

Une résolution de Nouvel An ne consiste-t’elle pas a résoudre quelquechose ? Pas vraiment, mais rappelez-vous de ma douleur à la poitrine, quand je blâmais ce manipulateur vaudou qui me torturait ? Eh bien, après une nuit blanche et une réflexion approfondie, je crois avoir enfin résolu le mystère. En fait, on arrive à tout en posant les bonnes questions. Comme ce blog n'est pas fait pour vous ennuyer avec des tas de détails techniques, je vais simplement vous dire que ma situation est en voie d’amélioration et que ce maniaque qui passait son temps à piquer ma poupée vaudou pendant mon sommeil est en train de perdre son pouvoir ; c'est en fait moi qui semble responsable de ces douleurs ressenties près du cœur. À partir de la nuit dernière, j'ai adopté une autre position au lit afin que mon « piqueur » de poupée vaudou se trouve bientôt au chômage. Ce matin j'ai ressentis moins de douleur et me sens désormais beaucoup plus intelligent que les pulmonologues et cardiologues qui m’ont facturé 350 dollars de l’heure pour ne rien trouver. Ceux-ci sont tellement obnubilés par les organes qu'ils traitent, qu'ils ont perdu de vue l'ensemble du corps humain et sont incapable de poser les questions toutes bêtes qui s’imposent ...