mardi, juillet 23, 2019

Ma sortie de chez Look, 1982 (suite et fin)…

Au début de 1982, ma femme attendait un bébé en mars ou en avril. Look avait juste quitté New York et s'installait dans le nouveau centre de distribution Nordica à Essex-Junction, dans le Vermont. La compagnie italienne qui avait encore le vent en poupe venait de quitter RNC, une société qui avait été crée par Rossignol et Nordica.

Mon travail consistait à effectuer la transition marketing et ventes pendant les quatre premiers mois de 1982. Je conduisais chaque semaine de mon domicile de New York, jusqu’à Burlington dans le Vermont, et je restais au Ramada Inn local. Je travaillais avec Rief, alors directeur du marketing de Nordica, ainsi qu’avec ses directeurs des ventes, Petrich à l’est et Brammer à l’ouest. Ce dernier était un brave garçon de Provo, en Utah, alors que Rief était plus instable et difficile à côtoyer. Quand à Petrich était plutôt difficile à lire et pas forcément bien disposé à collaborer.

Je me suis débattu du mieux que j’ai pu pour reclasser nos anciens représentants Look au sein de la force de vente Nordica. J’y suis parvenu pour deux d’entre eux. J'ai simultanément commencé à chercher un emploi et j'ai eu une interview plutôt positive avec Volvo, dans le New Jersey, qui distribuait aussi de produits de hockey et les chaussures de ski Koflach. La définition du poste n’était pas très claire et la paye peu mirobolante, si bien que j’avais décidé de temporiser.

Quelques semaines plus tard, alors que je me rendais au salon international des sports d’hiver, connu sous le nom d’Ispo à Munich, à la fin février, je me trouvais dans le même vol que Lumet, le nouveau président de Lange USA. Il m'avait invité à le rejoindre dans la section de l'avion où il était assis en compagnie de DeLotto, son directeur financier.

Ils m’avaient alors demandé ce que je faisais et m'avaient proposé un travail sur le champ. Ils recherchaient un directeur du marketing pour soutenir leurs efforts de vente qui se trouvaient sous la houlette d’un certain Colley. Nous avions discuté du salaire, des avantages offerts et des autres détails, et j’avais accepté, sous réserve de ne commencer qu’en juin, après avoir passé un mois tranquille avec ma famille.

Aller travailler avec un concurrent direct n’avait pas forcément plu à Garland, le nouveau président de Nordica, mais chacun a fini par faire contre mauvaise fortune bon cœur. Pourtant, lors du salon de Las Vegas, en mars, nous avions eu une conférence de presse pour présenter notre nouveau système chaussure-fixation qui s’appelait « Integral » et Garland n’était pas particulièrement heureux de m’avoir à ses cotés.
Ce qui est notable est que Convert, qui m’avait remplacé à Nevers, n’avait pas trouvé mieux que de continuer en reprenant mon poste de liaison avec Look à Essex-Junction ! Pour amener une grande dose de joie dans ma vie un peu mouvementée, quelques semaines plus tard, au début avril, notre fille Charlotte naissait dans une tempête de neige !

Après encore quelques semaines de présence à Burlington, j'encaissais enfin mon bonus de fin de contrat, je recevais un énorme trophée en argent de la part de Nordica et diplômé de « l’université des coups tordus », je disais enfin « adieu » à Look avec une bonne dose d’amertume, car si j’y avais beaucoup appris, cela m’avait énormément coûté.

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