jeudi, juillet 25, 2019

Blâmons donc les baby-boomers !

Alors que le climat de notre planète semble se détériorer à vue d’œil et que notre dette nationale monte en à des niveaux tellement élevés que nous perdons le sens de leur disproportion, la question qui paraît évidente est de savoir qui nous a mis dans ce pétrin et la réponse facile, du moins pour les plus jeunes générations et d’accuser la génération née après la seconde guerre mondiale.

Il est vrai qu’à la fin des années 60 et au début des années 70, tous ces « baby boomers » avaient déclaré vouloir s’engager dans une croisade qui allait changer le monde pour le meilleur, mais cette résolution s'est vite évaporée en faisant place à une recherche de confort et de bien-être personnel. Ce qui comptait maintenant était de bien assurer l’avenir à court terme au prix d’oublier toutes ces nobles idées qui avait pu autrefois traverser leur esprit.

Il est tout aussi vrai qu’ils n’ont pas inventé les outils du capitalisme, ils étaient juste là, à leur disposition et, comme ils ont tout de suite apprit à s’en servir, ils les ont utilisés pour améliorer leur vie quotidienne.

Bien sûr, ils savaient qu’ils pourraient être accusés de s’acoquiner à un système qu’ils avaient jadis dénoncé, mais leur besoins pécuniaires, leurs carrières, leurs maisons, leurs enfants à élever et leur prochaine retraite, les ont convaincus que suivre un chemin un peu plus facile était tout à fait excusable, voire carrément acceptable.

À cette époque, personne n’avait envie de faire de gros sacrifices, tout comme aucun membres des générations qui sont maintenant rentrées dans le monde actif. En fait, le sacrifice volontaires n’est presque jamais un réflexe naturelle et pour que les sacrifices aient lieu, il faut souvent qu’ils soient imposés.

Cela dit, au départ, la plupart des baby-boomers, ont eu une vie beaucoup moins facile que les générations suivantes et, pour les générations d’aujourd’hui qui ont été particulièrement choyées, tout sacrifice sera profondément plus douloureux qu’il ne l’aurait été pour leurs aînés.

Ils ont probablement raison d’en vouloir aux baby boomers, mais à bien des égards, nous étions d’avantage spectateurs et instruments du système plutôt qu’acteurs malévolents et pour cela, nous devrions être en partie pardonnés!

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