lundi, juillet 15, 2019

Look Sports 1979…

Le passage à l’année 1979 s’était fait sans grand changement pour Look, sauf que nos ventes n’allaient toujours pas mieux et que nos chefs des ventes Harrington et Pike accusaient Look, la société mère, et Beconta, l’entreprise qui nous fournissait la logistiques, pour être la cause de leurs médiocres résultats de ventes.

D’importantes rénovations avaient été faites dans nos bureaux pour les agrandir et pour nous isoler d’avantage de Beconta, notre prestataire de services, mais la relation entre nous se tendait de plus en plus.

Les choses n’allaient pas trop bien non plus pour le distributeur d’articles de sport ; il venait de perdre la représentation de Puma et avait décidé de construire une usine d’assemblage dans le Vermont pour y monter les chaussures de ski Dolomite vendues en Amérique du Nord, qui n’arrivaient encore pas à s’imposer.

Deux ou trois personnes avaient été ajoutées à nos bureaux plus spacieux, mais sans grande influence sur nos résultats globaux. Harrington et moi-même nous tolérions, pendant que Look France observait qui des deux survivrait ce genre de crise larvée, tout en multipliant les interviews des candidats pour ce poste de président qui ne semblait pas trouver chaussure à son pied.
Entre temps, l’organisation ainsi dépourvue de gouvernail n’arrivait pas à progresser comme elle aurait dû le faire. Ce n’était pas le cas pour Salomon qui venait d’introduire sa nouvelle fixation 727, qui désormais utilisait le brevet de Look en matiere d’interface sur le rayon supérieur de la chaussure, qui venait juste d’expirer.

Sur le plan de mes conditions d’emploi, la seule bonne nouvelle est que j’avais hérité de la voiture de fonction de Blime, cette fameuse AMC Pacer !

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