dimanche, août 31, 2008

Foire aux skis

Quand je travaillais dans l’industrie du ski, la plaisanterie en cours consistait à dire que « pour faire une petite fortune dans la branche, il fallait commencer avec une grande ! » Je viens d'apprendre que Quiksilver à finalement reçu une offre d’achat pour le Groupe Rossignol se montant à environ 100 millions d’Euros ce qui représente presque un quart des 560 millions de dollars que Quiksilver avait payé quand il s’était porté acquéreur du groupe des sociétés de Laurent Boix-Vives. Ce dernier n’avait du reste pas très bien monnayé ses biens par rapport aux 1,6 milliards de dollars qu’avait reçu Georges Salomon lorsqu'il a vendu sa société à Adidas, mais il faut dire que « Jojo » avait construit son empire de toute pièce en travaillant à la fois très dur et très intelligemment, alors Boix-Vives avait été beaucoup plus calculé et opportuniste. C’est alors que tout comme Quiksilver, Adidas perdit près des deux tiers de son prix d'achat initial en revendant Salomon à Amer.
Quelle est la morale de cette histoire? Simplement qu’il ne pas espérer faire beaucoup d'argent en spéculant sur les sociétés de ski quel que soit leur prestige ou leur posture sur le marché. Bruno Cercley qui dirige le groupe "Chartreuse & Mont-Blanc" et vient d’acquérir Rossignol et ses marques ferait bien de s’en souvenir s’il veut faire exception à cette régle et, contrairement à ce qu’il déclare, devra commencer sans tarder par délocaliser toute la fabrication en Asie s'il est ne veut pas être dévoré vivant par sa concurrence !

samedi, août 30, 2008

McCain joue son va-tout...

Le choix de Sarah Palin comme vice-président du coté républicain montre que John McCain se trouve maintenant « coincé » et doit prendre un risque énorme en vue de sauver ses chances de succès lors de l'élection d’automne. Ce n'est pas que le choix d’un vice-président soit très important, mais avec une course déjà très serré et alors qu’il sent la force grandissante de son opposant, aucun éléments n’est à négliger. Quel est le problème avec son choix? D’abord, Palin semble être une copie conforme de McCain en matière de style ; la logique voudrait qu’il ait sélectionné une personnalité plus complémentaire afin d'enrichir sa candidature. Je pense aussi qu’il ne faille pas trop compter sur la « capture » des supporters mécontents d’Hillary Clinton avec une candidate en qui est contre l’avortement et dont l'inexpérience politique pourrait être un problème si McCain, qui vient de fêter ses 72 ans, devait disparaître prématurément. J’ajouterai que les grandes « réalisations » de Palin en tant que gouverneure d’Alaska n’ont guère de poids car elle se limitent à avoir stoppé quelques programmes incensés. Comme on dit, on verra en allant, mais je ne donne au compagnon électoral de McCaine qu’une note bien basse...

vendredi, août 29, 2008

Allez Obama !

Après avoir suivi la plus grande partie de la Convention du Parti Démocrate à Denver, je sais maintenant très clairement pour qui je vais voter en Novembre prochain. Barack Obama et son équipe ont fait un plaidoyer très convaincant en faveur du changement si nous voulons sincèrement rétablir le « rêve américain » et continuer à aller dans la direction du progrès et de jours bien meilleurs. Comme nous l'avons entendu maintes et maintes fois: « La définition de la folie est de continuer à faire la même chose en espérant des résultats différents. » Il est grand temps que nous effectuions un changement radical dans notre gouvernement et seul Obama peut nous protéger contre une « rechute » dans la folie dogmatique de Messieurs Bush et McCain. Même si je suis très cynique à l’égard de la politique et des politiciens, je suis réconforté qu’Obama saura tenir ses promesses et me sens désormais convaincus que la meilleure manière d’agir est de soutenir son programme et sa candidature. Lui seul peut nous faire passer de la peur à l'espoir, de la routine sclérosé au changement dont nous avons tous besoin et nous donner la forte dose d'élan positif qui nous fait si cruellement défaut. Je me sens inspiré, comblé d’espoir et prêt à accomplir ma part de travail afin que cet homme à la fois jeune et exceptionnel puisse, avec son équipe, commencer la revitalisation de notre pays. Joignez moi pour faire de même et nous serons tous récompensés!

jeudi, août 28, 2008

Monsieur « Je-Sais-Tout »

Auprès de nos amis Frank et Marianne, j’ai bâtis une solide réputation de Monsieur « Je-Sais-Tout. » Encore récemment, à chaque fois qu'ils se posaient une question, ils disaient toujours « demandons-lui s’il connaît la réponse. » Tout cela tenait encore jusqu'à hier soir à dîner, lorsque les vrais origines de mon « don » ont enfin été dévoilées et quand j’ai ainsi révélé que je n'étais pas si savant que ça. Nous étions tous en train de parler de certaines formes de salutations en général et de « toppe là clap » (High-Five) en particulier, lorsque quelqu'un a demandé les origines de cette dernière. Sans attendre une seconde, j'ai sauté de ma chaise, dégringolé les escaliers jusqu’à mon bureau et suis revenu, quelques seconde plus tard, avec d’impressionnantes réponses, tout en révélant dans le même temps que la source de mes connaissances impressionnantes n’était autre que Wikipedia. C’est vrai ; il ne se passe pas un jour sans que je consulte Google, Yahoo ou Wikipedia pour y trouver les réponses a mes incessantes questions. Je suis bien loin de tout connaître mais je sais où aller pour trouver la plupart des réponses à ce qui me préocuppe et c'est la leçon la plus précieuse que plus de trente ans d'immersion dans la culture américaine m'ont enseignés, et c'est là quelque chose que j’apprécie immensément…

mercredi, août 27, 2008

Ne me vendez rien !

Ces jours-ci, la plupart des équipes de ventes sont formées pour convaincre les clients n'ont seulement d’acheter quelque chose dont ils n'ont pas vraiment besoin, mais aussi pour leur offrir des services annexes ou des options supplémentaire en recourant à des stratégies aussi diverses que douteuses. Tout est bon pour y parvenir, de la vente « à l’assommoir, » à la manipulation plus ou moins subtiles jusqu’ à la supercherie et autres formes de tricherie. Nous étions hier dans un endroit où l’on nous considère comme de très bons clients et il où n’existe aucune pression à l’achat sous quelque forme que ce soit. Nous sommes respectés en tant que clients et apprécions beaucoup cette délicatesse. La qualité des services fournis par cette institution ainsi que la confiance que nous éprouvons à l’égard de ses produits et de son personnel font que nous avons envie d’acheter. Depuis longtemps, les propriétaires ont bien compris qu’il était temps d’appliquer une nouvelle philosophie commerciale permettant à leurs clients de rester totalement en contrôle de leur décision d'achat, sans avoir à leur « vendre » quoi que ce soit. C’est donc les clients qui conservent l'entière maîtrise sur ce qu’ils achètent ; c'est pourquoi nous aimons cette société et sommes prêts à acheter les services mis à notre disposition. Tout irait beaucoup mieux si les autres prestataires de biens et de services formaient leurs vendeurs en leur apprenant ce qui motive les clients à acheter au lieu d'essayer de pratiquer une forme de vente « forcée. » Il est clair qu’un tel changement d’approche prend beaucoup de temps pour porter ses fruits, mais est devenu aujourd’hui un passage incontournable qui ne manquera pas de se révéler très bénéfique et capable de créer un environnement de vente beaucoup à la fois plus durable et plus rentable.

mardi, août 26, 2008

Fleurs de fin d’été

Cette année a été une année exceptionnelle pour tous les massifs de fleurs qui agrémentent notre jardin. Celles-ci ont fleurit de manière spectaculaire rendant ainsi hommage aux longues heures de travail fournies par Evelyne ( je n'ai jamais trop fait dans ce secteur lors des saisons précédentes.) Maintenant, alors que la plupart d'entre elles sont fanées c'est au maintenant au tour de nos belles roses trémières (Alcea) de s’imposer. Ces plantes qui appartiennent à la famille des malvacées proviennent du sud-ouest et de l'Asie centrale, d’où leur nom qui est simplement une contraction de « rose d’outre-mer. » Dans notre jardins ces fleurs fleurissent assez brièvement pour pousser à plus de deux mètre de hauteur, avec de large feuilles arrondies et de belles fleurs allant du rose au jaune ou même des couleurs très sombres. Nos roses trémières sont très résistantes au temps sec et s’épanouissent en plein soleil dans des emplacements bien trop chauds ou trop secs pour d’autres plantes. Nous ne les avons jamais arrosées malgré un été des plus secs avec seulement quatre à cinq heure de pluie depuis la dernière chute de neige survenue le 15 juin...

lundi, août 25, 2008

L’incubation d’idées

Depuis assez longtemps, je me creusais la tête en me demandant ce que je pourrais bien faire à cours-terme. La retraite est une fort belle chose, remplie d'amusements de toutes sortes, mais au-delà d'être actif intellectuellement et physiquement, j'ai fortement ressenti le besoin d’avoir une « mission » à accomplir dans cette nouvelle vie. Eh bien voilà, je suis très heureux d’annoncer qu’après deux ans et demi qui ont suivit ma « retraite » officielle, j'ai enfin trouvé une nouvelle voie. Je ne vais pas entrer dans les détails de ce dont il s’agit, mais voulais juste indiquer que celle-ci sera pleinement compatible avec mes objectifs ainsi que mon nouveau style de vie, et qu’il s’agit d’un rôle supplémentaire que je suis particulièrement heureux d'intégrer à mon existence. En d'autres termes, c’est une activité qui saura me passionner et redonnera un nouveau élan à ma vie quotidienne. L’idée principale que je tiens à souligner est que cette idée m'est venu directement à partir du processus créatif que j’avais évoqué dans ce blog il y a environ dix mois. Ce que j'ai écrit à ce moment-là a parfaitement fonctionné, et s’il le fallait, a fait de moi un adepte encore plus farouche de tous ces principes de créativité !

dimanche, août 24, 2008

Chaîne cassée !

À quand remonte la dernière fois que vous avez cassé la chaîne de votre vélo? Peut-être y-a t’il de grandes chance que cela ne se soit jamais produit ; en tout cas, c'est ce qui m'est arrivé hier alors que nous étions en train de nous faire plaisir en VTT le long de d’ « Old Prospector » l'un de nos itinéraires préférés à Park City. Ce sentier étroit surplombe la vieille ville, la quartier commercial et le lotissement de Prospector et la sortie de l’agglomération. Non, je n’ai pas cassé la chaîne parce que j’ai une force surhumaine mais malheureusement parce que je n'ai pas suffisamment lu-bri-fié ma chaîne, mes pignons et mes plateaux avec la régularité qu’on aurait du attendre de moi ! Je devrais pourtant savoir qu’avec toute la poussière que nous avons cette saison, toutes ces micro-particules de sable peuvent avoir un effet désastreux sur un système de transmission aussi exposé que celui d’un vélo. Cela me fait honte mais ne répare pas la chaîne... Nous avons donc du fait demi-tour et avons alternativement marché et enfourché nos vélos vers un lieu où il serait possible de trouver une solution technique à mon problème. C’est donc à "Destination Sports" le magasin de sport le plus proche que nous trouvions Eddie, un excellent technicien qui s’y connaissait beaucoup mieux que moi en matière de « deux-roues. » La chaîne changée, celui m’a rappelé d’être beaucoup plus attentif à l’égard de mon matériel et une heure plus tard, nous étions en selle et finissions une autre belle ballade en VTT.

samedi, août 23, 2008

Acheter pour démolir !

Il ya quelques mois, une maison qui venait d’être refaite complètement (intérieur et extérieur) était achetée pour un peu moins d’un million de dollars dans notre rue. La maison avait été remise à neuf il y a environ deux ans. Depuis l'extérieur, le travail qui avait été fait paraissait d’excellente qualité et nous pouvions supposer que l'intérieur était tout aussi bien. Les nouveaux propriétaires devaient probablement penser différemment car ils se sont immédiatement mit à tout démolir, et pas seulement le bardage et la pierre de l’extérieur, mais aussi le contenu intégral de la maison. Aujourd'hui, la seule chose qui reste est une coquille vide d’habitation qui peut au mieux représenter un cinquième de la valeur d'origine. Pour nous, il aurait semblé beaucoup plus logique que l'acheteur trouve un nouveau terrain dans un meilleur emplacement et construise là. Il est également dommage - à la limite de l'obscène – que tant que des matériaux de qualité aient été détruits ou jetés juste pour un remplacement quasi-similaire. C'est bien pire que les démolitions qui laissent la place à une maison radicalement différente en architecture ou en superficie et qui de se fait arrivent à se justifier. La façon dont certaines personnes agissent est tout simplement au-delà de notre compréhension et symptomatique du gaspillage qui continue de faire partie de notre culture américaine. Il y avait dans toute cette maison beaucoup de richesse qui auraient pu bénéficier quelqu'un, mais qui s’est évaporée à la suite de ce qui semble être un caprice momentané. Nous n'avons pas rencontré les nouveaux propriétaires, et encore moins vu leurs visages, mais nous sommes un peu impatients de voir à quoi ils ressemblent...

vendredi, août 22, 2008

Gardez votre élan !

Il y a quelques jours, alors que nous passions en courant devant une maison dans notre rue, nous remarquions une plate-forme en béton fraîchement coulée à l’avant du jardin. Les nouveaux propriétaires de cette résidence ont déjà effectué beaucoup d’améliorations et continuent d’attaquer de nouveaux projets. Hier soir, en faisant notre promenade quotidienne, Evelyne attirait mon attention sur un élan mâle, grandeur-nature, qui venait juste d’être boulonné sur le socle de ciment. Nous avions vu ce genre de statues auparavant ; elles sont en fait constituées d’un alliage d'aluminium de faible épaisseur fini comme s’il s’agissait d’un véritable bronze. Assez bon marché, une « sculpture » de ce genre ne coûte que cinq à six cent Euros ; l'an passé, un marchand itinérant avait loué la pelouse du collège de Park City pour y étaler sa « ménagerie » complète avec buffles, cerfs, pumas, chevreuils et ces incontournables élans . Toutes ces statues semblent fabriquées en assez grande série, ont une apparence très « kitsch » et franchement, je préfère me procurer un nain de jardin avant de planter un de ces animaux grotesques devant la maison !

jeudi, août 21, 2008

La grande élection d’automne

Alors que nous rapprochons de cette prochaine élection présidentielle, l'écart entre Obama et McCain semble se combler et ce qui aurait dû être une grande occasion de victoire pour le parti démocrate n’est plus aussi évident qu’il y a encore quelques mois. Même si la plupart des Américains auraient tendance à rejeter cette idée, le résultat du vote se décidera d’avantage sur une question de race que sur l'espoir, le désir de changement et la maturité du peuple. McCain représente l'extension de huit ans de gouvernement catastrophique par l'administration Bush. Obama a maintenant besoin de développer très vite une stratégie à la fois astucieuse et intelligente pour ouvrir une voie capable de convaincre et d’attirer cette « vieille Amérique » et la tirer très loin de ses « démons » rétrogrades. Tous repose sur une communication absolument claire et convaincante. En est-il capable ? Je l'espère encore…

mercredi, août 20, 2008

À propos de Musharraf

Dans mon blog du premier avril, j'avais prédit que Pervez Musharraf aller trouver un emploi comme un employé des remontées mécaniques dans la station de ski de Deer Valley qui fait partie intégrante de notre petite ville de Park City en Utah. Lundi dernier, M. Musharraf démissionnait de ses fonctions de Président du Pakistan alors qu’il était à deux doigts d’être démis de ses fonction par le gouvernement de coalition. Le même jour, Shuja Navaz, un journaliste pakistanais et ancien fonctionnaire du FMI déclarait sur notre chaîne de télévision publique que « d’après des conversations qu’il avait eu avec des pakistanais, il était probable que Musharraf quitte son pays et que sa destination immédiate soit peut-être Dubaï, mais qu’il allait éventuellement se fixer dans l’état du Nouveau-Mexique aux États-Unis. » Le même jour, un porte-parole du département d’état américain a du reste déclaré que Musharraf n’avait pas encore fait une demande officielle d’asile politique aux États-Unis, mais a continué en disant que l’ancien président « a le droit de vivre où il veut. » Il est donc fort probable que si vous avez la chance d’aller aux sports d’hiver à Taos (une station toute proche de Santa Fe, la capitale) vous pourriez peut-être y voir l'ancien général. Je me souviens avoir dit qu'il aurait bien aimé faire du « surf », mais heureusement et contrairement à Deer Valley, la station de Taos vient d’autoriser la pratique de la « planche à neige » sur ses pistes. Maintenant nous ne pouvons que spéculer à propos de ce que fera Pervez ; travaillera t-il aux remontées mécaniques, sera-t’il moniteur our simple client - peut importe, ouvrez bien l’œil et vous le verrez sûrement !

mardi, août 19, 2008

Le vrai rêve américain

On a beaucoup dit et écrit sur l'idéal - sinon le mythe - que représente le « rêve américain. » Si aujourd’hui nous examinons ce qu’il contient, nous y trouverons les éléments précurseurs d’un déclin futur et de la détérioration actuelle de notre économie. Au cours des dernières années, notre vrai rêve était de pouvoir consommer « jusqu'à que mort s’en suive, » conduire des 4x4 de plus en plus énormes et vivre à crédit bien au delà de nos moyens. En créant une société de consommation qui fonctionne désormais 24 heures sur 24, nous avons demandé à nos fournisseurs d'aller produire leurs biens à moindre coût et en grandes quantités dans le tiers-monde, abandonnant ainsi progressivement notre savoir-faire industriel, nous avons financé certains de nos pires ennemis en leur achetant de plus en plus de pétrole bon marché, en s’assurant bien qu'il ne serait pas trop taxé (comme c'est le cas dans le reste du monde industrialisé) et notre système financier a fait de son crédit facile le nouvel « opium du peuple. » Tout cela a eu lieu avec la bénédiction et la complicité d’un gouvernement, qui savait que dans mesure où serions occupés à faire toutes nos courses, que nous ne mettrions jamais en question leur politique irresponsable ainsi que la poursuite de guerres inutiles comme celle d’Irak. Sans nous en rendre vraiment compte, nous sommes devenus les complices d'un congrès incompétent et d’une administration vicieuse en écoutant tous les publicitaires qui nous exhortaient d’acquérir les objets qui allaient enfin nous rendre heureux. Aujourd'hui, alors que ce « rêve américain » se transforme peu à peu en cauchemar aux proportions épiques, ne comptons surtout pas sur notre gouvernement pour réparer les dégâts ; il est temps de réaliser que nous nous sommes infligés ces souffrances et qu’il faut désormais que nous ayions le courage de nous regarder en face et de nous demander, « à quoi croyions nous lorsque nous faisions toutes ces folies ? »

lundi, août 18, 2008

À qui appartient la terre?

Posez cette simple question à n’importe qui et la réponse sera probablement « à chacun d’entre nous. » Pourtant, nous créons des frontières, nous construisons des clôtures ou des murs afin empêcher la libre circulation des personnes. Le fameux Chef Indien Seattle aurait dit: « Nous faisons partie de la terre tout comme la terre fait partie de nous. » J'ai lu également des citations qui lui étaient attribuées et qui proclamaient « la terre ne nous appartient pas, nous appartenons à la terre . » Dans ces conditions, pourquoi tout ces débats au sujet de l'immigration en Amérique du Nord, en l'Europe ou même en Asie ? Ne tombent-ils pas en contradiction totale avec cette vue plus noble et plus globale? De nos jours, les états et leurs frontières arbitraires n’ont plus beaucoup de raison d’être, sauf sans doute pour les politiciens qui s'accrochent au pouvoir et préfèrent rester le plus gros poisson dans un petit étang, plutôt que de devenir un plus petit poisson dans un grand monde unifié, nageant dans les mers de notre planète bleue. On retrouve là l'ancienne doctrine qui consiste à « diviser pour régner. » Si nous options tous pour la supranationalité, nous serions alors débarrassés de toutes les guerres, de tous les gaspillages, de l’exploitation des personnes et cela nous permettrait enfin de gérer nos ressources communes de manière beaucoup plus efficace. Parfait, tout cela me va très bien ; maintenant, qui appelle-t’on pour tout cela en place ?

dimanche, août 17, 2008

L’éclosion du super-champion

J’admets que j'ai déjà regardé beaucoup plus des compétitions olympiques que promis. . La nuit dernière était chargée avec tant d’épreuves décisives qu’il nous aurait été difficile d’ignorer le programme télévisé en direct de Pékin. Mon épreuve préférée fut celle du marathon féminin gagné par la Roumaine Constantina Tomescu avec son style puissant et son avance impressionnante sur ses autre concurrentes. Le clou de la soirée était bien évidemment la victoire de Michael Phelps dans le relais quatre nages qui lui donnait ainsi l’occasion de battre le record de sept médailles d'or remportées par Mark Spitz en 1972. Il est incontestable qu’il s’agit là d’un talentueux athlète, avec un corps fait sur mesure pour la natation et qui a tout – ou presque - pour devenir un super-héros. Maintenant que ce record historique est tombé, la question qui se pose est de savoir s’il pourra s’épanouir en « super-champion? » En d'autres termes, a-t-il tout ce dont il a besoin pour transformer son énorme accomplissement physique en une image personnelle durable, capable d’inspirer et de séduire des milliards de personnes. Une autre façon d’exprimer cette idée est de voir si en plus de sa capacité physique surhumaine, Phelps est suffisamment charismatique et adaptable pour pouvoir capturer le coeur de tous ses supporters après avoir conquis leur admiration et leur esprit logique. Un fort charisme est donc l’ingrédient magique indispensable pour transformer un formidable athlète en champion légendaire. La supériorité physique dont à fait preuve Phelps demande d'énormes quantités de discipline et de concentration qui vont souvent à l’encontre d’une personnalité avenante et attirante. Trouver le bon équilibre entre l’exploit incroyable et le contact humain chaleureux est souvent assez rare et très difficile pour beaucoup d’athlètes. Une forte personnalité, un style particulier et un opportunisme inné constituent « la cerise sur le gâteau » qui permettent de transcender une victoire à peine croyable en exploit légendaire. Michael Phelps a fourni la performance dont beaucoup révaient, mais saura-t’il trouver la substance magique qui permettra de la transmuter en acte héroïque inoubliable ?

samedi, août 16, 2008

Poutine 1 – Bush 0

Le conflit entre la Russie et la Géorgie a donné l’occasion à Vladimir Putin de prendre sa revanche sur George Bush. Après avoir été humilié et ridiculisé ainsi qu’après avoir reçu de nombreuses leçons de Etats-Unis pendant pas mal d’années, le petit chef Russe a démontré que les États-Unis sont bel et bien devenu un « tigre de papier, » avec son armée prise dans le bourbier de deux guerres inextricables et son économie en déclin. Bien sûr, Mikheil Saakashvili n'a pas été des plus intelligents quand il a provoqué « l’ours Russe » et aurait dû se douter des conséquences désastreuse que son geste allait entraîner, mais dès qu’il eut été trop tard, Poutine a sauté sur l'occasion pour se venger avec l'Occident, d’abord de l'indépendance du Kosovo et ensuite de l'installation de missiles américains en Pologne, entre autres points litigieux. Pour reprendre le language sportif, la Russie a dominé la rencontre et le match Poutine-Bush a éclipsé la plupart des compétitions olympiques…

vendredi, août 15, 2008

Mauvaise grippe ou allergies massives ?

Depuis notre retour d'Europe en juin, nous avons du nous battre contre des allergies, c’est du moins ce que nous croyons. Nous avons passé beaucoup de temps dans le jardin alors que l'air est resté extrêmement sec et poussiéreux (nous n’avons reçu que 6 heures de pluie en deux mois !) et nous avons subi les attaques de ce qui ressemble à une grippe très sévère ou à de fortes allergies qui s’en vont et reviennent avec une régularité alarmante. À part les anti-histamines que nous prenons, nous n'avons pas encore trouvé une solution bien efficace contre cette affliction. Hier, le taux de pollen pour dans la catégorie des plantes « chénopodes » battait tous les records pour la saison et pour tout aggraver, j’avais, le jour précédent, déplacé quelques mètres cubes d'écorces broyées extrèmement sèches ainsi qu’un gros tas de terre, provoquant ainsi un nuage de poussière qui m’a presque étouffé. Le résultat de tous ces efforts mal placés m’a forcé à prendre le lit hier, pendant une heure ou deux et pour le reste de la journée j’avais des douleurs un peu partout et me suis sentis vidé de toute énergie. Comme nous ne sommes pas allé voir un médecin pour déterminer s'il s'agissait bien d'allergies et que les symptômes sont quand même assez différent de ceux de la grippe, nous continuons de croire qu’il s'agit là d'une réaction excessive de notre système immunitaire. Espérons que le médicament sera capable de faire effet et qu’assez vite une amélioration se manifestera !

jeudi, août 14, 2008

Temps agressé

Il me semble que par le passé nous avions d’avantage de temps disponible et qu'il y avait beaucoup moins d'agressions perpétrées contre nos moments de liberté. De nos jours, chaque heure et chaque minute semblent se remplir automatiquement par quelque d'activité ; peu importe la raison, que cela en vaille la peine, que cela soit obligatoire ou encore purement optionnel. Comme notre vie devient plus complexe et remplie d’un nombre grandissant de « choses » à faire et d’options à envisager, il semble qu'il y a toujours quelque chose qui tombe toujours à point pour oblitérer nos rares moments de temps libre. Nous savons que nous vivons dans un environnement très compliqué, avec bien trop d’éléments en mouvement continu et d’incessantes distractions. Peut-être est-ce là un signe qu’il est grand temps de commencer à tout « simplifier… »

mercredi, août 13, 2008

Bien gérer les souvenirs

J'ai déjà abordé le sujet et fais quelques suggestions sur la meilleure façon de « gérer » nos souvenirs ; c’était à propos de quelqu’un que je connais qui ne cesse pas de se plaindre. J’admire cette fonction cérébrale et j’aime la comparer à l’utilisation d’un réfrigérateur où l’on garderait « au frais » une énorme variété d'images passées, de sentiments n’ayant plus court ou encore de pensées dépassées. Là, peuvent être rangés le bon et le mauvais, le notable et le médiocre, tout ce que fait mal et tout ce qui nous fait un immense bien. C'est sur ces deux dernières catégories que j'aimerais porter la réflexion d’aujourd'hui. Au fil des ans, j'ai « dressé » ma mémoire pour qu’elle ne conserve que mes souvenirs positifs car j’avais déjà conclus que ce lieu de préservation était à la fois trop limité et trop précieux pour y mettre n’importe quoi. J'ai donc fait un effort très conscient pour ne pas y ranger un seul événement négatif, mes souvenirs douloureux et toutes autres éléments pouvant nuire à l’harmonie de ce précieux entrepôt. Ceci dit, je ne parviens toujours pas à comprendre pourquoi tant de gens ne semblent pas parvenir à se séparer de leurs souvenirs rétrogrades et sont toujours prêts à les « réchauffer » pour les servir à la première occasion. En écartant délibérément tout les éléments négatifs de ma vie j’ai réussi à garder une vision des choses beaucoup plus positives et à rester – je pense – assez sain d’esprit. Si tous les gens qui semblent aimer « brasser » cet horrible chaudron de négativité se mettaient à faire un effort conscient en vue d’arracher toutes ces « mauvaises herbes » de leur esprit, leur vie deviendrait soudainement beaucoup plus agréable…

mardi, août 12, 2008

Vols transatlantiques en classe économique

Les voyages en classe économique peuvent être soit décent, soit tout simplement horribles. L'année dernière, j'ai fait quelques voyages vers Europe. L'un d'eux était sur Lufthansa, entre Denver et Francfort. C’était plutôt confortable et la nourriture ainsi que le service étaient excellents. Ce vol était opéré en commun par la société allemande et United. Au retour, j'étais sur le même vol, toujours opéré en commun, mais cette fois sur un Boeing 747-400 d’United où la cabine était très sale et où service et nourriture étaient carrément infectes. Quelques mois plus tard, j'effectuais un autre aller-retour en France sur Delta, une déception supplémentaire qui devait confirmer le triste état de notre « classe touriste américaine. » En Juin nous reprenions l'avion pour nous rendre en vacances mais cette fois-ci sur des appareils d'Air France et bénéficions d’un excellent service et d’une nourriture plus que décente. Alors que nos compagnies aériennes américaines sont en train de réduire un service qui n’existe même plus, de perdre des sommes folles d’argent et d’être à deux pas de la liquidation, les transporteurs européens semblent encore capable de survivre, même s’ils ont des charges sociales et des frais de personnel bien autant élevées que leurs homologues américains ; je suis bien conscient que le prix du baril de pétrole à plus de cent dollars rend l’exploitation très difficile d’un point de vue économique, mais dans l'ensemble, il semblerait que ces mêmes compagnies étrangères font bien mieux face à la situation et sont en mesure de maintenir un minimum de confort pour ceux d'entre nous qui doivent voyager « au fond du bus. » Comment alors expliquer cette différence de traitement des passagers ? Les dirigeants de ces compagnies aériennes américaines arrivent-ils à siphonner la différence et a se la mettre dans leurs propres poches ?

lundi, août 11, 2008

Faire son pain sans le pétrir

La technique de fabrication du pain doit être vieille d'au moins 5000 ans et les innovations dans ce domaine sont très rares. Il y a plusieurs années, nous avions essayé de faire notre propre pain au moyen d’une machine spéciale mais le produit final était toujours assez médiocre et bien vite nous abandonnions et continuions à acheter notre baguette au magasin. Il y a quelques jours, notre belle-fille Juliette insistait auprès d’Evelyne pour qu’elle essaye une recette de pain tout à fait minimaliste, inventée par Jim Lahey, un boulanger de New York. Sa méthode ne nécessite ni pétrissage, ni ingrédients supplémentaires et ni équipements spéciaux ; de plus, elle est si facile à réaliser que, pour reprendre les termes de Monsieur Lahey, « un gamin de six ans peut tout faire. » Sans entrer dans les détails de cette recette remarquable (malheureusement en anglais seulement), tout à si bien marché à notre premier essai que nous sommes désormais conquis et bien décidés à continuer. Le résultat final est une « boule » de pain de première qualité, avec une croûte bien croustillante et une mie des plus moelleuses. La recette recommande une farine à pain, mais nous comptons essayer une farine ordinaire une prochaine fois et vous tiendrons au courant des résultats. C’est tout simplement un triomphe du temps sur la technique (il est nécessaire de se mettre au travail une vingtaine d'heures avant de pouvoir déguster la première tranche de pain!) Nous sommes conquis et c’est maintenant notre tour de vous inciter à en faire autant !
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dimanche, août 10, 2008

Le Caire-Park City

Quand nous sommes arrivés en Amérique, nous vivions dans un petit appartement situé dans une maison individuelle dont la principale particularité était que les trois ménages qui y vivaient pouvaient converser en français aussi bien qu’en anglais. Notre propriétaire qui occupait le second étage venait de l'ex-Yougoslavie et avait passé quelque temps en France avant de se fixer aux États-Unis. Liz et Nagui Khalifa qui occupaient le rez-de-chaussée s’étaient rencontrés à Paris alors qu’il étudiaient à la Sorbonne ; ils venaient juste de se marier et avaient choisi White Plains, près de New York pour s’y installer. Dans les années quatre-vingt, les Khalifa et leur petit garçon repartaient en Egypte pour habiter au Caire. En 1989, nous sommes allés leur rendre visite au Moyen-Orient en compagnie de nos enfants. Entre-temps, le frère de Liz qui faisait ses études en médecine à l'Université de l'Utah décidait de rester à Salt Lake City pour y travailler. Il fut bientôt rejoint par son père, qui comme son fils était un skieur passionné et un grand sportif. En 1991, toute la famille Khalifa venait d'Egypte pour passer un mois de vacances à Park City. Par la suite nous avons eu des contacts plus espacés mais retrouvions à nouveau Liz en 1999 et en 2002 à Park City. Au début du mois, Liz est revenue à Park City pour accompagner son jeune fils Timmy qui participait à un stage de natation dans notre petite ville et avions une autre rare occasion de passer quelques moments ensemble… À près de 11.300 kilomètres de distance, le monde reste encore bien petit !

samedi, août 09, 2008

Intéressés par les J.O. ?

Chaque vendredi soir, la télévision publique américaine nous offre quelques-unes des meilleures émissions d'information récapitulant l'ensemble de la semaine. La nuit dernière, pour des raisons techniques, la réception était si sporadique que nous avons du regarder la chaîne NBC où se déroulait en différé la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques de Pékin. Celle-ci était retransmise en « haute définition » et nous étions très impressionnés par le niveau de sophistication de cette dernière « mouture » des J.O. Il apparaît clairement que chaque édition se doit de surpasser la précédente, ce qui explique entre autre l'escalade des coûts de production. Il s’agit donc là d’une recette parfaite pour exacerber le coté « mercantile » et tous les excès que ces jeux désormais représentent. Avant de tomber de sommeil, nous avons aussi regardé ce qui semblait être un interminable défilé de nations sans aucun ordre alphabétique et avec rien de vraiment nouveau à offrir, si ce n’est à l'occasion quelques costumes un peu plus créatifs que d’autres, mais dans l’ensemble toujours à peu près la même chose, année après année. Ce matin, tous ces costumes étaient parfaitement mélangés dans mon esprit et je ne me souvient plus que de la seule iraniene porte-drapeau attifée de son costume du genre « je-cache-tout-de-la-tête-aux-pieds. » Pour moi, et je l'ai dit auparavant, ces jeux sont devenus si compliqués et si commerciaux qu'ils auront bientôt complètement réussit à étouffer le peu d'humanité qui s’y trouvait encore. Je suis très désolé pour tous les athlètes qui devront endurer une chaleur torride et un air des plus sales lors de cette manifestation. Mon espoir le plus sincère est que très bientôt, les techniciens vont restaurer notre réception de la chaîne PBS et qu'au lieu de regarder des pubs interminables pour Nike, Adidas ou General Motors, noyées dans une programmation « traitée » par NBC, nous passerons le reste du mois d'août à faire encore plus de course à pied, de marche et de VTT au lieu de rester scotchés devant un écran olympique…

vendredi, août 08, 2008

Bandits modernes

Dans notre culture commerciale, il est devenu naturel de pousser le client à acheter toujours plus ; chaque fois que nous désirons quelque chose, la plupart des vendeurs sont formés à nous demander d’opter pour un « meilleur » article, d'ajouter « l’accessoire » ou « l’élement complémentaire » qui devrait améliorer l'objet dont nous avons besoin ou encore nous faire acheter une garantie à « rallonge. » Pour beaucoup d’entre nous la réponse naturelle à ces tentatives de plongée dans notre portefeuille est devenu un « non merci » systématique et automatique. Il arrive cependant que l'agression aille un peu plus loin. Vous devez connaître les abonnements qui se « renouvellent automatiquement » parce que nous les avons payé par carte bancaire et comme la publication a toujours nos informations sur fichier, il ne lui reste qu’à nous a envoyer un avis de renouvellement un peu ambigu pour que nous soyons « repartis » pour une année de plus. Il y a quelques jours, alors que nous rentrions de voyage, nous trouvions un préavis de la part de Dish Network - notre fournisseur de télévision par satellite – annonçant qu’il nous fallait changer de parabole ; en réalité, l’antenne devait être réorientée de l'Ouest vers le Sud afin de viser un nouveau satellite et, par la même occasion, la parabole allait être changée pour recevoir des récepteurs plus puissants. Nous programmions aussitôt l'installation (gratuite) effectuée par un sous-traitant. Ceux-ci arrivaient à la maison hier matin, et après avoir fait un travail assez marginal, quittaient le chantier alors que le nouvel équipement était à peine mis en place et que la réception n’était même pas testée, juste assez pour nous rappeler par téléphone quelques instant plus tard et nous informer que, dans le processus, ils avaient « ajouté » quelques chaînes supplémentaires et notre prochaine facture refléterait ce changement par un montant mensuel « légèrement plus élevé. » J'étais furieux et répondais que je n'avais jamais rien demandé, ce à quoi l'installateur répondit que celui-ci avait été ordonne par le fournisseur de service et non pas par lui. Me doutant qu’il devait y avoir une connivence évidente entre installateur et compagnie, j'appelais sans attendre Dish Network, parlais à un de ses agent et lui ordonnais d’ôter la programmation supplémentaire en exigeant que mon compte soit ramené à sa configuration d'origine. L’employée s’excusait sur le champ et soulignait que tout frais supplémentaires encourus seraient bien crédités. Tout cela s'est produit parce que j'avais beaucoup de temps à perdre pour appeler l'entreprise et corriger la situation, mais la plupart des gens sont tellement occupés par leur travail, leur famille et leur vie trépidante qu’ils vont maugréer pendant trente secondes, mais préfèrent souvent tout « laisser tomber » car ils n’ont simplement pas le temps nécessaire pour se battre et se retrouvent avec une facture récurrente alourdie par des services qu'ils ne voulaient pas ou dont ils n’avaient pas besoin. Ces « brigands modernes » vous attaquent t-ils aussi?

jeudi, août 07, 2008

Pilotes et chauffeurs, attention !

Cet avertissement ne s’applique qu’à ceux qui conduisent les limousines ou pilotent les avions utilisés par Messieurs Bush ou Cheney lors de leur mandats présidentiels et vice-présidentiels. Si c’est en effet le cas, vous pourriez bien vous trouver dans une situation assez scabreuse d’ici à quelques mois. S’il fallait vous rassurer, sachez que cela ne se produira que si vos « patrons » devaient être poursuivis et reconnus coupables de crimes de guerre liés à l'invasion de l'Irak et la guerre sanglante qui a suivit. Pas plus tard qu'hier, six officiers de l'armée américaine trouvaient l’ancien chauffeur d’Ousama bin Laden coupable d'un crime de guerre, pour avoir fournit un soutien matériel au terrorisme. Cette décision établit un précédent bien malencontreux pour vous si un ou deux de vos chefs étaient traduits en justice juste après la fin de leur mandats gouvernementaux. Bien sûr, il faudrait que vous soyiez jugés par la même commission militaire pour encourir une peine similaire à celle qui va tomber. Je doute toutefois que, même dans le pire des cas, nos deux dirigeants reçoivent un traitement semblable à celui des « prisonniers combattants » de la Baie de Guantanamo, ce qui se traduirait de toute évidence par un verdict plus clément. La bonne nouvelle demeure que Salim Ahmed Hamdan a été acquitté de complot, la plus grave des deux accusations qui pesaient sur lui. Si vous avez donc à vous défendre sur le banc des accusés, voyez donc le bon côté des choses : Vous ne risquez pas la peine de mort et de plus vous devriez avoir accumulé suffisamment d’information bien croustillante pour écrire un grand best-seller que chacun s’arrachera pendant que les principaux protagonistes de cette histoire passeront un peu de temps « à l’ombre. » Cette histoire est-elle « tirée par les cheveux ? » Peut-être, mais elle illustre fidèlement la décision prononcée par ce tribunal de pacotille à l’encontre de Monsieur Hamdan.

mercredi, août 06, 2008

Ville, campagne, côte ?

Alors que nous rentrons en voiture de notre séjour dans une Californie baignant dans le soleil mais toujours trop encombrée, nous nous demandons toujours pourquoi ne pas y avoir une résidence secondaire. Une fois de plus, nous ne sommes pas vraiment conquis par le rythme de vie assez fou, la circulation très dense et les embouteillages à chaque coin de rue. Avons-nous vraiment besoin de ce style de vie accéléré à cette époque de notre vie où nous serions probablement beaucoup mieux lotis en « gardant tous nos œufs » dans le panier de Park City, qui demeure pour nous un endroit fantastique et reste le parfait compromis entre les avantages de vie en zone urbaine et dans une petite enclave rurale. Bien sûr, se trouver a proximité de l'océan aurait ses avantages, mais franchement nous n'aimons pas trop nous mouiller, et après avoir contemplé l'eau et ses vagues pendant quelques heures ou peut-être un jour, nous en avons plus que notre dose pour les quelques mois qui suivent… Devons-nous alors compliquer d’avantage notre vie juste pour avoir un pied-à-terre sur l’océan, que ce soit dans une ville côtière ou à proximité d’une plage? Nous n’en sommes pas si sûrs et restons encore songeurs...

mardi, août 05, 2008

Musée de l’auto à Reno

Je me suis rendu à Reno près de vingt fois déjà, mais je n'avais jamais pris le temps de visiter son célèbre musée national de l'automobile. Depuis hier après-midi, c'est désormais chose faite. Élu parmi les dix meilleurs musées dans la catégorie en amérique du nord et comptant parmi les seize meilleurs du monde, ce lieu propose plus de 220 véhicules antiques, millésimés, classiques ou offrant un intérêt particulier. Ce qui fait la force de cette collection est sa forte concentration en modèles précurseurs ainsi qu’en production américaine, mais l’amateur trouvera aussi d’intéressantes productions européennes, comme de nombreuses Porsches, les premières VW « coccinelles », de multiples Rolls-Royce, les plus belles Mercedes, certaines Fiat, des Renault, Peugeot et même une Panhard-Levassor. J’ai simplement un peu regretté de ne pas y trouver des voitures de l'ère moderne, comme un échantillonnage de Citroëns, de NSU, les premières « Mini, » de même que la Studebaker Avanti de Raymond Loewy, certaines Fiat ainsi que les toutes premières automobiles japonaises couvrant les années 50 et 60 et qui ont beaucoup apporté en matière d’innovation et demeurent inoubliables pour de nombreux enthousiastes de la voiture. Cela dit, l'arrêt et la visite valaient bien l’heure et demie prise à parcourir l'exposition…

lundi, août 04, 2008

Kmart peut-il survivre?

Hier, nous sommes allés faire des courses à Kmart, un magasin « discount » concurrent de Walmart. Charlotte y avait un crédit d’achat à utiliser et s’était fixée sur une télévision à écran plat. Un modèle Sony lui plaisait particulièrement mais n'était pas en stock et comme le modèle exposé semblait disponible, nous avons naturellement demandé si nous pouvions l'acheter, peut-être même avec un rabais, mais la réponse fut « non, » sans négociation possible, montrant la rigidité de l’établissement et par là sa sclérose. Vendre les articles exposés était contre « le règlement » et il n’était donc pas question de les écouler de cette façon. À la place, Charlotte portait son dévolu sur une marque et un modèle différent, ajoutait à son acquisition un lecteur DVD et comme il lui restait encore environ 15 dollars à dépenser, écoulait ceux-ci sur divers articles. Alors que je n’avais que très peu d'espoir de trouver ce dont nous avions besoin lorsque nous sommes entrés dans l’établissement, surtout après avoir visité le site internet de Kmart dont le contenu était fort limité, nous repartions finalement avec tout ce dont nous avions besoin. Ceci dit, je doute fortement que Kmart et Sears (son frère d’infortune auquel il s’est associé voila déjà quelques années) seront en mesure de « tenir le coup » dans l'avenir. Ces magasins semblent désormais « figés dans le temps » et leur clientèle parait tout autant en voie de disparition. Au fil des ans, j'ai appris ce genre « d’agonies » peuvent être très longues mais je pense que d'ici à 2012 ou au plus à 2015, tous deux auront probablement fermé leur portes...

dimanche, août 03, 2008

Point bas dans l’immobilier

Quel thème fascinant que celui-là ; à quel moment le marché immobilier américain va-t’il atteindre son point le plus bas et quand sera-t’il temps d'acheter au meilleur prix ? Entre autres, la bonne réponse suggère que ce moment interviendra quand chacun d’entre-nous sera convaincu que le ciel est sur le point de tomber et qu’il est temps de déménager au Canada, en Nouvelle-Zélande où peut être entre les deux dans la mesure où il se trouve une île vacante quelque part au milieu du Pacifique. Notre crise immobilière actuelle n’est en effet va prête de se régler dans l’immédiat et il faudra pour cela beaucoup de temps ; peut-être dans les prochains trois à quatre ans. C’est en tout cas l’avis de certains analystes financiers qui font valoir qu’à ce jour, il existe un excédent de quelque 3,5 millions de logements à vendre. Cela signifie que le nombre de logements construits annuellement qui se situe encore juste en dessous du million devra se réduire aux environs de 400 000 unités. Au bout du compte, il faudra un temps considérable pour écouler tout ce surplus et pour que le prix de l’habitation chute suffisamment pour qu’il soit possible à d’avantage de gens de s’en rendre acquéreur ou de pouvoir louer. C'est pourquoi nous devrons probablement attendre jusqu’en 2011 avant que le marché ait absorbé tout cet excédent et que nous retournions à des conditions proches de la normale où le logement contribue à nouveau de manière considérable au produit intérieur brut du pays. Au vu de tout cela, quand se situera alors le moment optimum pour l’achat de biens immobiliers ? Tout dépend bien évidemment des différents marchés régionaux, du cours du dollar, du taux d'inflation et de l’état de notre économie, mais probablement pas avant une période située au plus tôt entre 2009 et 2010 ; une fois de plus, les investisseurs les mieux avisés devrons alors faire preuve d’une extrême prudence et d’une grande patience…

samedi, août 02, 2008

Heureux les doux !

Certains réussissent leur vie en sachant être agréables et faciles à vivre, ce qui ne veut cependant pas dire qu’ils vont passer sur tout. Ils peuvent être en désaccord avec leur interlocuteurs et savent dire « non » quand ils pensent que c’est la bonne réponse, mais ils le font toujours avec classe et d'une manière respectueuse sans besoin de confrontation ou de négativité. Ces individus savent bien prendre les autres sans pour cela être « collants » ou obséquieux. Ils sont parfaitement en phase avec leur environnement, capables de bien « sentir » leur public et excellent à leur art comme des virtuoses. Ils ont bien habitués leurs instincts à rester tout près leur environnement et peuvent ensuite transcender cette information et aller de l'avant avec succès. Ces personnes n'ont généralement pas « d'idées derrière la tête » et ne sont pas calculatrices. Elles sont naturellement fortes, croient en elles-mêmes à un point tel qu'elle n’ont aucune place pour la manipulation, mais ont confiance que leurs actions les mettront toujours sur le côté gagnant de l'équation ; pour cela, elles sont parfois prêtes à perdre gros dans le cours-terme, pour récupérer encore plus juste après. Ces personnes n’ont pas toujours une éducation impressionnante mais ont beaucoup appris et comprennent presque tout !

vendredi, août 01, 2008

Hier et aujourd’hui à Haight-Ashbury

Hier, nous avons visité le quartier légendaire d’Haight-Ashbury à San Francisco juste pour voir un peu ce que deviennent les hippies d'aujourd'hui. Même si j’ai probablement visité ce célèbre coin de rue lors de mon premier voyage à San Francisco en 1971, je n'ai vraiment aucun souvenir bien concret de cet endroit. Comme beaucoup d'autres choses, ce petit coin de paradis n'a pas trop bien vieillit et mis à part peut-être le magasin « Amoeba » avec ses vieux disques en vinyle et ses posters de concerts d’époque, peu de choses dans cette rue sortent du lot parce qu’elle sont uniques ou intéressantes. Tout est assez sale, désordonné et semble vraiment figé dans une époque révolue et dépourvue d’intérêt. Je suis certain que j’aurai probablement adoré cet endroit du temps de mes vingt-ans, mais je dois avoir changé énormément dans l’intervalle. Cela en dit long sur le passage du temps, et sur l’esprit « libre » qui m'a habité quelque temps entre les années soixante et le début des années soixante-dix, mais s’est graduellement estompé pour faire place à un tempérament beaucoup plus conservateur, même si je m’efforce toujours d’en repousser l’idée…