samedi, février 25, 2017

Park City et Martini

Mis à part que ces deux noms riment, ils n'ont pas grand chose en commun.

L'un est celui d'une ville en Utah dans laquelle je vis depuis plus de trente ans, tandis que l'autre représente Martini & Rossi, la société italienne de vermouth et autres boissons alcoolisées, y compris le vin mousseux d'Asti. Le logo de Martini avait été enregistré pour la première fois en 1929.
L'autre logo est celui choisi par la municipalité de Park City. Ce dernier avait été créé en 1984 pour commémorer le centenaire de la fondation de notre entité municipale.

Les deux semblent étrangement semblables dans le sens que lorsque j'ai découvert « Park City 1884 » quand je suis arrivé en ville pour la première fois, j'ai cru qu'il s'agissait d'une copie conforme du logo de la célèbre marque de vermouth et pendant un cours instant, j'ai cru que le vermouth coulait abondamment de toutes les fontaines publiques.

Quand je suis revenu à la réalité, j'ai fait des recherches et quelqu'un m'a dit que le logo avait été crée par l'un des frères Fetzer qui avaient une agence de pub à Salt Lake City ; une autre personne m'a dit que l'auteur en était Tina Lewis, une ancienne conseillere municipale. Peut importe ; quoi qu'il en soit, aujourd'hui, il n'y a plus la moindre trace de Martini dans mon bar ...

vendredi, février 24, 2017

Ma vieille fraiseuse à neige Honda

Je me souviens avoir acheté notre fraiseuse à neige Honda en novembre 1990 pour l’équivalent de1 300 euros. C’était il y a vingt-sept ans, et je trouvais que c'était assez cher.

Aujourd'hui, la même machine me coûterait au moins 2 650 euros. Bien sûr, il y a des tas de fraiseuses moins chères en dessous de 1 000 euros, mais je ne pense pas qu'elles puisse durer aussi longtemps que ma vieille « bécane » rouge.

Quand je l'ai acheté, je voulais quelque chose qui démarrerait au quart de tour, et c'est exactement ce que cet outil n'a jamais cessé de faire pendant près de trois décennies, dans la mesure où il y avait de l'essence dans le réservoir.

Bien sûr, il y a eu des saisons pendant lesquelles il n'y avait pas grand chose à déblayer et des grosses années de neige comme c'est le cas en ce moment, mais la machine a toujours fonctionné à la perfection, sauf peut-être ce jour, avant l’ère d'Internet, quand elle avait avalé un énorme journal du dimanche, mais après avoir été traitée par le docteur des fraiseuses, elle est retombée sur ses pattes et depuis, n'a jamais cessé de tourner comme une montre …

jeudi, février 23, 2017

Épreuve de ski par équipe

Je ne sais pas si vous avez regardé l'épreuve de ski par l'équipe (slalom parallèle) lors des derniers championnats du monde à St. Moritz.

Nous l'avons fait, nous étions ravis que les Français aient remporté la compétition, mais n'avons quand même pas été trop impressionnés par ce genre d’épreuve. Franchement, je ne pense pas que cette compétition en tête-à-tête n'a pas sa place dans le calendrier de la FIS.

J’étais pourtant un supporter des épreuves de ski parallèle du temps du World Pro Tour, dans les années 70 et 80, mais je suis finalement arrivés à la conclusion que ce genre de course est une forme de « frime » et manque de substance.

Je ne serais pas désolé de la voir disparaître!

mercredi, février 22, 2017

Quand la faune est de sortie ...

L'excès de neige ne rend pas la vie facile à la faune locale. Cet hiver, Park City aura vu un véritable défilé d'animaux sauvages s'aventurer en ville à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent.

Juste hier, alors que nous marchions dans notre quartier, nous avons repéré un jeune orignal agenouillé en train de manger des écorces broyées qui se trouvait dans un parterre, juste devant une maison.

L'animal nous a vus, a continué son repas, et juste une maison plus loin, son immense maman s'est mise à déambuler dans notre direction, sans trop faire attention à nos attitudes un peu alarmées et tout tranquillement a rejoint sa progéniture.

 Eh oui, une autre matinée à Park City!

mardi, février 21, 2017

Quand 300 mètres font une sacrée différence !

Samedi était un journée assez horrible pour un jour de Février ; il pleuvait presque à Park City et aller skier ne semblait absolument pas faire partie des options raisonnables. Pourtant, mon épouse m'a poussé hors de mon cocon et m'a littéralement ordonné d'aller faire du ski.

Après avoir bravé le mélange humide et glacé de neige lourde qui tombait à la base de Park City, je fus tres vite transporté dans les hauteurs et au dessus de 2300 mètres la neige poudreuse était la seule valeur négociée et offerte au visiteurs audacieux.

Je me suis donc amusé toute la matinée et juste avant de redescendre vers le parking, j'ai du skié dans de la neige vierge qui avait la consistance de vrai « plâtre » et qui n'était pas tout à fait du gâteau.
Je suis retourné au ski hier et il restait pas mal de « peuf » en altitude et de nouveau des trace entrecroisée et glacées sur le chemin du retour. Tout cela m'a donné à réfléchir « Si seulement Park City était à 2400 mètres d'altitude au lieu d’être pile à la cote 2100 ! »

lundi, février 20, 2017

Quand skier semble si facile ...

Marcel Hirscher et Mikaela Shiffrin sont tellement doués que leur prestations dans les courses de haut niveau semblent presque faciles.

C'est un excellente raison pour que nous nous sentions forcés d’émuler leur technique à chaque fois que nous chaussons les skis. 
En restant léger comme plume sur la neige, en nous limitant aux seuls gestes essentiels, en restant bien centrés, en anticipant tous les virages avant qu'ils n'arrivent, en absorber le terrain au bon moment et en travaillant beaucoup moins, notre parcours à skis sera beaucoup plus long et beaucoup plus facile.

Merci pour la leçon que vous nous avez donné toute cette semaine dernière à St. Moritz !

dimanche, février 19, 2017

Assimilation culturelle ...

Vendredi soir, alors que nous regardions une émission télévisée à propos d'une comédienne récemment décédée, nous avons évoqué l'influence culturelle qu'a la comédie sur nos vies, et en même temps, nous avons mesuré combien celle-ci va bien au-delà des barrières linguistiques et que toute cette culture représente un obstacle très difficile à franchir pour tout immigrant.

À partir de là, j'ai pensé à toutes ces étapes que nous avons dû grimper avant que nous puissions enfin saisir toutes les subtilités et habitudes de notre nouvelle vie américaine ...
  • Déchiffrer : Une première étape pour le nouveau venu dans un pays étranger; La compréhension de la langue, de ses nuances, des accents, du sens général de la conversation, la maîtrise de la communications élémentaire ... 
  • Découvrir : Explorer et réaliser comment différentes idées, attitudes ou réactions trouvent leur place au sein d'une nouvelle culture. C'est là encore juste à un stade d'observation. 
  • Comprendre : Repérer instantanément tout ce qui est différent entre sa propre culture et celle du pays d'accueil. Commencer à tirer des conclusions, à mesurer les écarts. 
  • Assimiler : Parvenir à un niveau de compréhension complet de ce qui se passe autour de soi. Adopter certains traits culturels qui nous paraissent désirables ou compatibles avec qui nous sommes, tout en rejetant d'autres aspects. Naviguer avec une plus grande sérenité en jouant sur un registre biculturel. 

D'un point de vue chronologique, ces étapes peuvent etre distribuées également dans le temps. En ce qui nous concerne, elle nous paraissent bien étalées sur les 40 ans que nous avons passé aux États-Unis.

samedi, février 18, 2017

Numéros atomiques ...

Non, je ne parle pas du nombre de protons contenu dans le noyau d'un atome et qui définit un élément chimique dans la table périodique, mais je veux simplement évoquer l'arsenal nucléaire dans le monde. Neuf pays sont censés posséder des armes nucléaires, y compris la Corée du Nord, le nouveau membre du club.
Alors que les États-Unis et la Russie ont considérablement réduit leurs arsenal (ce qui suffirait amplement pour détruire plusieurs fois la planète), l'Amérique a stocké plus de 30 000 ogive nucléaires vers le milieu des années 60 et l'ex-Union Soviétique avait dépassé les 40 000 à la fin des années 80.

Aujourd'hui, la Russie et les États-Unis disposeraient encore d'environ 7000 armes chacune, avec environ un quart de celles-ci déployées, et le reste en réserve ou mis de côté en vue d’être détruites. Ce qui m'a inspiré à dénicher des statistiques aussi terrifiante est tout simplement la présence de Messieurs Trump et Poutine, autant malades qu'imprévisibles ...

vendredi, février 17, 2017

Cette fois ci, histoire dans la télécabine ...

Récemment, mon épouse et moi étions de nouveau assis à l'intérieur de la nouvelle télécabine de Park City, bien gentiment sans nous mêler de rien, quand soudain, un des autres passagers s'est carrément énervé au sujet d'un gant qu'il venait de perdre sur un télésiège en tripatouillant son téléphone.

Il hurlait: « Je peux bien comprendre pourquoi quelqu'un qui trouverai une paire de gants complète les garderait, mais un seul ? Bon sang de bonsoir, qu'est-ce qu'on peu bien foutre avec un seul gant ? »

C'est là que je n'ai pas pu m’empêcher d'intervenir et de prendre la conversation en marche en disant : « Je suis entièrement d'accord avec vous, mais permettez-moi de vous dire que dans un cas comme ça, il faut d'abord orienter vos recherches sur les skieurs manchots ... »

En d'autre termes, j’étendais la recherche à qui pouvait bien profiter le crime. Tout les autres passager dans la cabine se sont mis alors à rigoler aux éclats et je suis sûr que chacun s'est rappelé l'image de Richard Kimble dan la série télévisée « Le Fugitif » ...

jeudi, février 16, 2017

Une autre histoire sur le télésiège ...

Il semble que cela arrive toujours quand on monte en télésiège. Hier, ma femme et moi étions assis avec un couple à notre gauche et un homme juste à droite.

Nous tenions une conversation en français, et soudain, notre voisin à droite nous demande : « D'où êtes-vous ? » Je réponds comme si cela était parfaitement évident : « De Park City ... » Notre interlocuteur ricane « Park City … d'accord ! ».

C'est là que je poursuis : « Nous faisons partie d'une longue lignée de trappeurs français, 'coureurs des bois' comme on dit, qui vivons à l'est de la ville ... » J'ai continué en ajoutant : «  De temps à autre nous chaussons les skis, comme aujourd'hui, pour relever nos pièges et récolter nos peaux ! »

Tout le monde s'est mit à rire, j'allais continuer sur ma lancée, mais hélas, nous étions déjà arrivés au sommet ...

mercredi, février 15, 2017

Marine Le Pen à la télévision française

Il y a quelques jours, nous sommes restés en haleine tout en observant Marine Le Pen se bagarrer dans un débat politique surchauffée avec entre autres David Pujadas et nous avons été franchement impressionnés par la candidate de l’extrême droite à la présidence, pendant ce marathon impitoyable de plus de deux heures.

D'accord, ses idées économiques sont absolument catastrophiques, mais elle parle de la manière et dans un style qui évoquent parfaitement ceux de Trump, et sa performance lors de cette soirée me rend de plus en plus convaincu qu'elle a une vraie chance de gagner l'élection!

mardi, février 14, 2017

Une vie et un fleuve de regrets ?

À côté de la plupart des craintes que nous ressentons et des soucis que nous pouvons avoir, tous les regrets que nous semblons abriter à un moment ou un autre nous pourrissent souvent la vie.

Si certaines formes de peur peuvent être salutaires et si l'inquiétude peut parfois être utile pour nous protéger, les regrets constituent une perte totale de temps.

Les regrets se rapportent presque toujours à des événements passés sur lesquels il n'est pas possible de revenir en arrière et d'effectuer aucun changement ; c'est du passé pur et simple qui ne peu ni être changé, corrigé ou éliminé.

Tout regret doit être confronté immédiatement après sa manifestation et l'erreur ou l’élément négatif qui en est la cause doit être transmuté en expérience et qui quitter à tout jamais le registre des regrets.

Comment fais-je pour gérer les regrets qu'il m'arrive d'avoir ? En travaillant constamment à en limiter leur nombre afin de les anéantir tous.

Chaque fois que j'en élimine un seul, je le transforme vite en expérience qui trouve sa place dans toute la sagesse pratique que je continue d'accumuler jour après jour !

lundi, février 13, 2017

Une vie et l'influence de la chance

Hier, je parlais de la vie, des choix, des joies et des peines, mais s'il existe un élément omnipotent qui influe toujours sur nos destinées, quel que soit la qualité de notre jugement, c'est bien la chance. Nous en recevons tous des doses variables et je dois avouer que la chance m'a beaucoup aidé.

En fait, je considère que jusqu'à présent, j'ai reçu beaucoup, beaucoup plus que ma juste part de chance. D'abord, en naissant dans une famille décente dans laquelle je me sentais aimé, en ayant la chance d’être assez talentueux (qu'ai-je fait de cette richesse, je me le demande?), j'ai eu une énorme de chance tout le long de mon parcours personnel.

Dans ma vie professionnelle grâce à des choix fortuits qui se sont souvent avérés bons, dans ma vie personnelle avec mon épouse avec laquelle je partage tout depuis plus de 40 ans, avec mes deux enfants et mon petit-fils.

J'ai aussi eu beaucoup de chance avec ma santé en évitant la maladie, en guérissant vite et bien à chaque fois qu'il m'arrivait un petit accident.

J'ai été également chanceux en poursuivant une vie très active, dans laquelle je me suis mis en danger à d'innombrable reprises, mais où je m'en suis toujours tiré avec un minimum d’égratignures et ou j'ai toujours survécu, montrant que contrairement aux chats, j'avais plus de neuf vies.

Sans la grosse part de chance qui m'a toujours suivi, je n'en serais jamais où j'en suis aujourd'hui ; merci !

dimanche, février 12, 2017

Une vie, beaucoup de choix, joies et douleurs

C'est bien vrai, nous n'avons qu'une seule vie et dès le moment où il faut que nous prenions des décisions, chacun d'elles mènera invariablement à des joies ou à des douleurs.

Si nous sommes moins chanceux et avons peu de choix dans nos vies, nous pouvons nous sentir pris au piège ou tout simplement content parce que les choses sont ce qu'elles sont et nous croyons alors qu'il n'y a rien à faire pour changer celles-ci.

C'est vrai, en l'absence de choix, l'ignorance simplifie les choses. À l'opposé, trop de choix conduisent au pire à une « paralysie décisionnelle » ou dans la plupart des cas à faire de bons et de mauvais choix. Puisque nous semblons apprendre d'avantage de nos mauvaises que de nos bonnes décisions, nous devrions nous efforcer de faire les meilleurs choix possibles afin de nous faire la main dans ce domaine si important.

Le problème est que nous sommes souvent démoralisés par la première décision que nous prenons et qui tourne mal ; à partir de cet échec, nous n'osons plus bouger. Je suis absolument en faveur de cultiver cet art qui consiste à prendre un maximum de décisions pour qu'elles deviennent une habitude de vie ainsi qu'un réflexe automatique.

Que le les résultats soient bons ou mauvais acceptez les, corrigez le tir et vous ferez des progrès qui prouveront que plus vous décidez, mieux vous y arrivez et votre qualité de vie s'en ressentira très vite !

samedi, février 11, 2017

L'Église du Bon Sens

Si je devais fonder une Eglise, ce serait celle du Bon Sens. Une congrégation basée sur des vérités solides, une expérience éprouvée et un raisonnement logique.

Nous ne parlerions pas de signes astrologiques, du Père Noël, du Père Fouettard, de Jésus, de Mohamed ou de tout autre divinité. L'adhésion serait ouverte à tous sans le moindre prosélytisme, sans pression excessive ou autres fausses promesses.

Les membres s'entraideraient, apporteraient leur sagesse, leur savoir, augmenteraient les connaissances déjà existantes et n'apporteraient que leurs valeurs positives, leurs contributions personnelles et leur pensée critique.

Il n'y aurait aucun signe extérieur d'appartenance à cette Église et nul besoin de prière ou d'assister à des offices réguliers. Un sourire, une bonne ouverture d'esprit et une excellente disposition suffiraient.

Amen.

vendredi, février 10, 2017

Ça va chauffer !

S'il fallait encore en douter, ce n'est plus la peine ; le réchauffement climatique est bien là pour rester, s'aggraver et détruire les activités économiques liées au ski.

Contrairement à la plupart des gens, j'observe à la fois ce qui se passe dans les Montagnes Rocheuses et dans les Alpes, et chaque indicateur montre clairement que la pluie est devenue monnaie courante pendant ce qui étaient normalement des mois d'hiver froids et enneigés.

Le niveau de neige hivernal continue de grimper un peu partout et ce n'est pas bon signe. Je suis de nombreux webcams, j'observe la nature attentivement, prends des notes, me rends compte que notre couverture de neige est en péril et par conséquent mon sport préféré qu'est le ski.

Dans le même temps, il reste encore des idiots qui prétendent que le réchauffement planétaire causé par l'homme est un canular. Quand j'entends cela je souhaite à tous ces hérétiques de brûler en enfer !

jeudi, février 09, 2017

Une merveilleuse surprise ...

Il y a deux ou trois jours, j'ai reçu un petit livre que m'avait envoyé un de mes amis et ancien collègue de travail en France.

« Les avant-gardistes » raconte l'histoire de l'école de ski d'Avoriaz, là où j'ai fais mes premiers pas dans la branche du ski et où j'ai travaillé entre 1969 et 1977.

J'ai été à la fois ravi et profondément ému en ouvrant cette publication et en retrouvant de vieilles photos tout en lisant la saga de ce qui aura sans aucun doute été l'une de mes expériences professionnelles les plus heureuses.

L'ouvrage était bien composé, contenait de superbes photos, hélas un peu trop petites ainsi qu'une collection d'anecdotes colorées, bien que certaines d'entre elles fussent des demi-vérités, mais après un demi-siècle, un petit peu de « flou » est parfaitement acceptable.

Le seul autre petit défaut était une traduction anglaise particulièrement atroce, mais la perfection n'est pas non plus de ce monde !

mercredi, février 08, 2017

Ce que doivent faire les Démocrates, maintenant.

En plus de manifester dans les rues, la meilleure chose à faire est d'agir aujourd'hui afin de changer le Congrès dès 2018.

S'assurer que sur les 435 Représentants à renouveler, la majorité d'entre eux soient Démocrates et que les 33 sénateurs en lice pour leur réélection fasse également basculer la majorité en faveur du Parti Démocrate.

Même chose - si possible - pour les 36 gouverneurs à élire.

Ces élections de 2018 sont d'avantage qu'une la priorité, elles constituent une urgence, et dès à present le Parti Démocrate doit rechercher, sélectionner, présenter et promouvoir tous ces candidats.

Cela veut dire en 2017, et sûrement pas juste quatre mois avant Novembre 2018 !

mardi, février 07, 2017

Indifférence au Super Bowl

Ce n'est pas nouveau chez nous. Ma femme et moi n'avons jamais été fans des sports d'équipe et encore moins du football américain, donc cela ne devrait surprendre personne si nous avons troqué le point d'orgue de l’après-midi de dimanche dernier pour une belle journée de ski à Park City.

Nous n'avons presque pas remarqué la présence du 51e Super Bowl, sauf quand nous sommes tombés par hasard sur la fin du concert de Lady Gaga à la mi-temps.

Nous avons également snobé toute les fameuses annonces publicitaires qui foisonnent pour l'occasion. En quarante ans, l'Amérique aura été incapable de nous convertir et de nous entraîner dans les rangs des passionnés du football américain et ce n'est pas demain que ça n'arrivera.

Nous préférons aller skier !

lundi, février 06, 2017

Retour à Condor Woods

Il y a six ans que je n'avais pas remis mes skis dans Condor Woods. Si vous ne connaissez pas ce coin sur le secteur des Canyons à Park City, c'est le genre de piste qui tombe dans la catégorie des itinéraires « schizophréniques », un parcours en foret assez dense dans lesquels les virages ne sont pas facultatifs, ils doivent simplement se produire.

Cela pourrait rappeler le couloir du « Président » à Avoriaz (qui aujourd'hui a disparu, je crois), mais en beaucoup plus long. Ces couloirs boisés, accessibles au travers de trois entrées, sont longs, techniquement difficiles, quasiment impossibles à mémoriser et finissent dans un « half-pipe », ou demie-lune naturelle, qui n'est rien d'autre qu'un lit de ruisseau couvert de neige offrant aucune sortie et forçant l'usager à aller de l'avant sans se planter.

Jusqu'en 2011, j'avais exploré cet univers à partir de chacun des trois accès, et descendu à 4 ou 5 reprises seulement. Avant-hier, j'ai testé les trois parcours à partir des entrées A, B et C (voir carte). Le parcours A est relativement court et laisse une assez longue portion de la demie-lune (appelée Canis Lupus) à parcourir, augmentant considérablement les risques d'incidents.

Le parcours B semble être le plus parcouru et assez ouvert pour de très bons skieurs, quand au parcours C, il est plus éloigné, encore plus long, et réduit considérablement la portion dangereuse de la demie-lune tout en offrant une bien meilleure neige car le trafic y est moins dense.

Je n'ai pas skié aussi vite qu'en 2011, mais j'ai quand même fait chaque parcours sans m’arrêter et sans me casser la figure. Au final, c’était comme si j'avais gagné un million de dollars. C'est donc un moyen facile d’avoir l'impression de faire un tas de sous ; Essayez !

dimanche, février 05, 2017

Les doigts crochus de Fillon

J'ai regardé tout les débats de la primaire du centre-droit ainsi qu'un seul débat de la gauche et j'ai très vite conclus que Fillon était, de loin, le meilleur candidat à la présidence.

Cela dit, je pense que Fillon n'a aucune excuse avec l'emploi fictif de son épouse. Ce n'est pas parce que « tout les autres font ça » que la pratique est morale. Point barre. Aujourd'hui, Fillon est sérieusement mal en point.
Je pense qu'il aurait du avoir l’honnêteté de monter au créneau et de dénoncer la pratique des emplois fictifs et s'engager à reverser tout, ou partie, des émoluments reçus par sa femme au gouvernement ou à une œuvre caritative.

Je ne peux pas m’empêcher de tirer un parallèle entre François Fillon et Hillary Clinton. Cette dernière a reçu de l'argent de Goldman Sachs (675 000 dollars) « parce que c’était ce qu'il payait et que tout le monde faisait cela ».

Elle aurait du rendre l'argent sur le champ quand elle s'est vue confrontée par Bernie Sanders sur ce sujet gênant. Elle a choisi de ne rien faire, de garder cet argent sale, et ce faisant, elle a creusé le trou qui allait l'enterrer.

Face à Fillon, ni Macron, ni Hamon ne font le poids, mais Fillon a perdu toute crédibilité morale face à la mère Le Pen qui va continuer de le démolir, et à mon avis, finir par gagner l’élection.

Comment j'utilise mon temps ...

Plus nous vieillissons, moins nous avons de temps et donc le peu qui nous reste devient de plus en plus précieux.

Je ne sais pas où vous en êtes dans votre vie, mais si vous êtes vieux, il vous sera très facile de saisir la cruauté de cette situation. C'est pourquoi, en règle générale, j'essaie de ne perdre aucun temps et d'accomplir tout ce que je dois faire de manière extrêmement efficace.

En fait, je m'efforce d’améliorer cette performance au fil du temps. M'arrive-t-il parfois de gaspiller une partie de ce précieux temps restant ? Absolument ; Facebook étant la principale de mes activités triviales, qui à elle seule représente une grosse perte de temps.

Éliminer cette habitude désastreuse devrait être facile, mais bien que j'ai essayé plusieurs fois, je n'ai pas été capable d’éradiquer cette dépendance improductive. Il me reste donc du pain sur la planche.

Skier seul (comme je le fais souvent) pourrait également être vu comme une activité superflue, mais je pense que cela m'offre une évasion au quotidien, un moyen de me détendre mentalement et d'exercer la passion qui définit ma vie, donc je ne vais surtout pas y toucher tant que je pourrai le pratiquer en me faisant plaisir.

Tout le reste de mon temps est très bien géré, est c'est là une habitude de vie dont je suis extrêmement fier ...

samedi, février 04, 2017

Mes meilleures chaussures de ski

Au fil des ans, ma vie de skieur aura été marquée par une dose autant importante que variable de mal de pieds.

Tout a commencé quand j'ai commencé à skier avec mes brodequins en cuir ordinaires que je mettais pour aller à l’école le jour où j'ai chaussé des skis fait par mon père à l'âge de 7 ans.

Ensuite, j'ai eu une vraie paire de chaussures de ski à lacets quand j'avais à peu près 12 ans pour accompagner ma première paire de skis Duret.

Mon prochain pas dans l'univers des chaussures de ski est arrivé quand mon frère Gaston et moi avions acheté chacun une paire de chaussures Molitor à lacets que nous avions ramenées en contrebande depuis la Suisse voisine.

Assez vite est venue ma première de Lange, suivie de paires de Trappeur en plastique, avant de passer du coté transalpin, d'abord avec Nordica et ensuite avec Dolomite. Je suis revenu dans des Lange quand j'ai commencé à travailler pour cette marque.

Quand je suis devenu distributeur de Koflach pour les États-Unis, il a bien fallu que je skie sur le produit et peu de temps après ça, j'ai renoué avec Lange, jusqu'à ce que je déchire mon tendon d'Achille il y a déjà une décennie.

J'ai alors choisis une coque trois-pièces faite par DalBello. Je suis resté fidèle à ces chaussures bon marché jusqu'à cet automne quand j'ai glissé mon pied dans une paire de Nordica NXT qui m'est allée vraiment comme un gant et m'a offert le meilleur confort que j'avais jamais ressentis en plus de 60 de ski.

D'accord, ces chaussures sont assez souples, mais me maintiennent parfaitement. Ce fut tout à fait le coup de foudre avec pourtant un seul problème: Rentrer dans la chaussure est tellement difficile que cela relève du miracle et en sortir doit être comme un accouchement.

Je sais, chaque rose a ses épines!

vendredi, février 03, 2017

Capitalisme, affaires et Suède

Pour moi, c'est plutôt choquant que la Suède se retrouve numéro un dans le classement qu'à fait le magazine Forbes, des meilleurs pays où il le plus facile de faire des affaires.

J'aurai cru que la Suède était numéro un en matière de socialisme, et pourtant au cours des deux dernières décennies, le pays a subi une véritable métamorphose basée sur la déréglementation et la discipline budgétaire limitant en particulier sa générosité en tant qu’État Providence.

Cette année, les États-Unis se retrouvent à la 23ème place, poursuivant une dégringolade sur dix ans par rapport au premier rang qu'ils occupaient encore en 2006.

La chute des notes obtenues dans les catégories de liberté commerciale et monétaire, ainsi que dans les domaines de bureaucratie et paperasserie sont à l'origine de notre déclin.

Forbes a évalué 139 pays sur 11 paramètres, dont les droits de propriété, l'innovation, l’imposition, la technologie, la corruption, la liberté (personnelle, commerciale et monétaire), la protection des investisseurs et les performances boursières.

La politique annoncée par Trump visant à imposer d'avantage de barrières douanières sur les importations étrangères n'est sûrement pas de nature à améliorer notre classement. Où en est la France dans tout ça ? Juste un peu en arrière, à la 26e place.

jeudi, février 02, 2017

Skier avec modération ?

Je dois dire que c'est là un bien nouveau concept pour moi, mais grâce à un genou gauche un peu malade, je découvre aujourd'hui les avantages du ski avec modération, c'est à dire une forme de ski dans laquelle je m’efforce de rester léger sur mes planches et où je n'essaye pas de démolir la montagne ou encore d'accumuler du dénivelé à tout prix.

Cette approche représente un tournant dans ma façon de skier par rapport à cette dernière décennie. Mes efforts en vue de modérer mes envies insatiables de performance vont-ils devenir la nouvelle norme à long terme? Nous verrons ; pour l'instant, c'est juste un test !

mercredi, février 01, 2017

S'approfondir sur l’épaisseur de neige ...

Aux quatre coins de la planète les skieurs ont toujours été obsédés par l’épaisseur du manteau neigeux et il semblerait que plus celui-ci est profond, mieux c'est. Les gens adorent se vanter avec des chiffres autant pour le ski que pour le sexe.

C'est ainsi que la conversation la plus intéressante que j'ai jamais eu sur le sujet soit arrivée pendant la saison dernière, alors que je me plaignais à haute voix à propos de notre manque de neige naturelle en évoquant les épaisseurs profondes des neiges d'antan.

Un moniteur de ski assis à mes côtés, sur le télésiège, m'a alors remis les pieds sur terre en disant : «Plains-toi tant que tu voudra, mais ne conviens-tu pas que ce qui compte, au final, sont les cinq centimètres de neige qui à chaque instant se trouvent sous tes skis ? »

J'ai tout de suite compris et me suis dis: « mince alors, ce gars a des pensée plutôt profondes ! »