Tout comme la plupart des oiseaux et beaucoup d'humains, les skis restent ensemble pour la vie. C'est un peu comme un mariage, mais une c'est en fait une union arrangée sans demander l'avis à chacune des deux planches. Bon, c'est quand même assez différent par rapport au mariage traditionnel car il n'y a pas vraiment de sexe, mais cependant beaucoup de plaisir, aussi que longtemps que les deux partenaires restent ensemble et soient bien dirigés.
Parfois, ils vont converger tout le temps, ce que certains appellent le temps du chasse neige. Une réunion bien spirituelle, car ce sont toujours que les spatules ou la partie supérieure du ski qui se concertent. Cependant, en général, les skis mènent d'avantage des vies parallèles et quand ils se mettent à diverger c'est toujours un mauvais signe.
Contrairement aux couples humains, les skis s'habillent toujours exactement de la même façon. Je dois aussi souligner que l’infidélité et le divorce n'existent pas entre skis. D'accord, j'ai vu des séparations temporaires qui durent tout au plus une heure ou deux ; à l'heure du déjeuner au restaurant d'altitude, par exemple, il arrive que le propriétaire d'une paire qui craint qu'on la lui vole, va la séparer et la disperser sur des râteliers éloignés.
C'est aussi vrai que la disparition d'un seul ski peut briser un couple. Je me souviens d'un jour de mai en 1995, quand l'un de mes skis s'est détaché en heurtant une pointe de sapin alors que je skiais en poudreuse sous le télésiège de Little Cloud à Snowbird. L'autre ski est resté veuf pour toujours et ne s'en est jamais remis (je crois que j'avais perdu la « femme » mais il se pourrait bien que les skis n'aient pas de sexe, ce qui m'est du reste parfaitement égal!).
Le mariage entre un ski droit et un ski gauche à beau être arrangé, il peut durer très, très longtemps. Bien sûr, au fil des années, les surfaces se rayent, tout comme nos visages se rident, il faut juste s'assurer que leurs bons cotés ne perdent jamais leur tranchant et leurs parties inférieures restent propres et lisses, mais vous saviez déjà que cela allait de soi !
samedi, novembre 07, 2015
vendredi, novembre 06, 2015
Une belle augmentation ...
Hier matin, j'ai eu une bonne surprise. Un mail m'invitant à vérifier le prochain montant qui sera viré sur mon compte par la caisse d'assurance vieillesse française. Je dois admettre que j’étais assez choqué d'apprendre que j'allais être augmenté !
Ici, aux États-Unis, avec l'indice des prix à plat, mon chèque mensuel n'a pas bougé, mais les français, qui sont aussi fauchés que nous, ont fait un bel effort et m'ont octroyé une augmentation de 0,1% à compter de ce mois (c'est ça, vous avez bien lu, un dixième de pour-cent). Je ne vais pas entrer dans le détail des montants, mais je veux juste dire que ce petit coup de pouce reste assez maigre.
Je comptais l'utiliser pour me payer une modeste Porsche Macan Turbo, histoire d'aider un peu le groupe Volkswagen qui en a bien besoin en ce moment, mais après avoir refais mes calculs deux ou trois fois, je n'ai pas réussi à déterminer quand je parviendrais à m'offrir ce petit bijou.
Bon, c'est pas grave, je boirais une bonne bière à la place !
Ici, aux États-Unis, avec l'indice des prix à plat, mon chèque mensuel n'a pas bougé, mais les français, qui sont aussi fauchés que nous, ont fait un bel effort et m'ont octroyé une augmentation de 0,1% à compter de ce mois (c'est ça, vous avez bien lu, un dixième de pour-cent). Je ne vais pas entrer dans le détail des montants, mais je veux juste dire que ce petit coup de pouce reste assez maigre.
Je comptais l'utiliser pour me payer une modeste Porsche Macan Turbo, histoire d'aider un peu le groupe Volkswagen qui en a bien besoin en ce moment, mais après avoir refais mes calculs deux ou trois fois, je n'ai pas réussi à déterminer quand je parviendrais à m'offrir ce petit bijou.
Bon, c'est pas grave, je boirais une bonne bière à la place !
jeudi, novembre 05, 2015
Les skis ont-ils une âme ?
Si vous posez cette question à un constructeur de ski français, vous entendrez un « oui ! » sans la moindre ambiguïté. Pendant des années, alors qu’américains ou allemands appelaient l’âme du ski « core » ou « kern », mes compatriotes préféraient utiliser le terme beaucoup plus spirituel d’âme.
Bien sûr, certaines personnes plus prosaïques dérapaient un peu et appelaient la partie centrale de leur skis « noyau » tout comme les étrangers, mais les vrais artistes, les constructeurs de ski sensibles et passionnés mettaient toujours une « âme » à l’intérieur des skis qu'ils fabriquaient.
C'est ainsi qu'on parlait d’âmes en frêne, en contreplaqué, en stratifié, et même parfois (au moment du casse-croûte) en sandwich. Pendant les années 70, les skis un peu moins nobles commençaient à recevoir des âmes en polyuréthane. Mais c'est Dynastar, qui a toujours eu le don de trouver une bonne raison « marketing » à tout ce qu'ils concoctaient, qui avait créé l’âme en Oméga, qui a parfois tournée acrylique quand la priorité était donnée à l'envol et la légèreté.
Dois-je oublier ces mystérieuses âmes vides ou creuses inventées par les frères Haldemann? Non, bien sûr. Ceci dit, je suis convaincu que les skis dotés d'une « âme » plutôt que d'un vulgaire noyau, ne meurent jamais. Ils se réincarnent en clôtures, en chaises rustiques ou en autres pièces de mobilier.
En dépit de toutes ces « âmes » délaissées qui errent un peu partout à Park City, je dois avouer qu'il me reste toujours à rencontrer des skis « zombies .. »
Bien sûr, certaines personnes plus prosaïques dérapaient un peu et appelaient la partie centrale de leur skis « noyau » tout comme les étrangers, mais les vrais artistes, les constructeurs de ski sensibles et passionnés mettaient toujours une « âme » à l’intérieur des skis qu'ils fabriquaient.
C'est ainsi qu'on parlait d’âmes en frêne, en contreplaqué, en stratifié, et même parfois (au moment du casse-croûte) en sandwich. Pendant les années 70, les skis un peu moins nobles commençaient à recevoir des âmes en polyuréthane. Mais c'est Dynastar, qui a toujours eu le don de trouver une bonne raison « marketing » à tout ce qu'ils concoctaient, qui avait créé l’âme en Oméga, qui a parfois tournée acrylique quand la priorité était donnée à l'envol et la légèreté.
Dois-je oublier ces mystérieuses âmes vides ou creuses inventées par les frères Haldemann? Non, bien sûr. Ceci dit, je suis convaincu que les skis dotés d'une « âme » plutôt que d'un vulgaire noyau, ne meurent jamais. Ils se réincarnent en clôtures, en chaises rustiques ou en autres pièces de mobilier.
En dépit de toutes ces « âmes » délaissées qui errent un peu partout à Park City, je dois avouer qu'il me reste toujours à rencontrer des skis « zombies .. »
mercredi, novembre 04, 2015
L'air pur de Chamonix ?
Quand j’étais un gamin en train de grandir dans les alpages Haut-Savoyards, je me rappelle entendre à tout bout de champs : « Tu en a de la chance de vivre à l'air pur ! »
Apparemment, les choses ont bien changé et aujourd'hui, la ville de montagne par excellence qu'est Chamonix est en train de tirer la sonnette d'alarme car toute sa vallée baigne désormais dans un nuage de pollution allant du violet, au jaune et au gris. Bien sûr, cela est dû en partie au passage annuel d'un demi-million de gros camions diesel à travers le tunnel du Mt. Blanc, mais aussi à toutes les cheminées à feu de bois qui continuent d'avoir la faveurs de la plus grande partie des chamoniards.
Ajoutez à cela le fait que Chamonix est l'antithèse d'une station « ski aux pieds » ; en effet, aller des Houches à Argentière, ou du Brévent à la Flégère, nécessite toujours l'utilisation d'une véhicule. En plus, il faut compter sur la pollution industrielle de la basse vallée de l'Arve qui trouve le moyen de remonter jusqu'au fond du bassin chamoniard pour tout réunir afin d'avoir un phénomène climatique pervers.
C'est bien ça ; le flancs abrupts des montagnes dans lesquelles Chamonix est encaissé favorise l'inversion de température en fond de vallée, qui piège les polluants dans un air stagnant, particulièrement pendant les journées ensoleillées d'hiver. Alors comment la capitale du ski et de l'alpinisme va-t-elle pouvoir s'en sortir ?
D'abord, comme avec toute forme de dépendance, il va falloir que Chamonix admettre qu'elle a un gros problème. C'est toujours l'étape la plus difficile à franchir avant d’entamer le processus de guérison. De là, rien n'est impossible!
Apparemment, les choses ont bien changé et aujourd'hui, la ville de montagne par excellence qu'est Chamonix est en train de tirer la sonnette d'alarme car toute sa vallée baigne désormais dans un nuage de pollution allant du violet, au jaune et au gris. Bien sûr, cela est dû en partie au passage annuel d'un demi-million de gros camions diesel à travers le tunnel du Mt. Blanc, mais aussi à toutes les cheminées à feu de bois qui continuent d'avoir la faveurs de la plus grande partie des chamoniards.
Ajoutez à cela le fait que Chamonix est l'antithèse d'une station « ski aux pieds » ; en effet, aller des Houches à Argentière, ou du Brévent à la Flégère, nécessite toujours l'utilisation d'une véhicule. En plus, il faut compter sur la pollution industrielle de la basse vallée de l'Arve qui trouve le moyen de remonter jusqu'au fond du bassin chamoniard pour tout réunir afin d'avoir un phénomène climatique pervers.
C'est bien ça ; le flancs abrupts des montagnes dans lesquelles Chamonix est encaissé favorise l'inversion de température en fond de vallée, qui piège les polluants dans un air stagnant, particulièrement pendant les journées ensoleillées d'hiver. Alors comment la capitale du ski et de l'alpinisme va-t-elle pouvoir s'en sortir ?
D'abord, comme avec toute forme de dépendance, il va falloir que Chamonix admettre qu'elle a un gros problème. C'est toujours l'étape la plus difficile à franchir avant d’entamer le processus de guérison. De là, rien n'est impossible!
mardi, novembre 03, 2015
L'invasion britannique de la Haute-Savoie ...
Le sujet reste encore tabou et les Haut-Savoyards de souche préfèrent ne pas en parler trop ouvertement. La réalité est que tous les anglais qui viennent s'établir dans leurs stations de montagne sont bel et bien en train de transformer leur coin et leur culture de manière irréversible.
Je parle de ma vallée natale de Morzine, qui se situe à environ une heure de l'aéroport de Genève et de ses vols Easyjet bons marché en direction de Londres. Tout le monde sait que quelque chose de déplaisant est en train de mijoter, mais personne ne peut dire quand et à quel point la marmite va entrer en ébullition et se mettre à déborder.
Les britanniques ont découvert l'endroit dans les années 1990 et depuis, ont acheté tout ce qui était à vendre (pour être parfaitement honnête et transparent, j'ai participé à ce transfert de biens quand j'ai vendu ma maison à des anglais en 1989 ...).
Face à cet assaut « envahisseur », la population locale s'est sentie totalement impuissante et c'est trouvée dans une position assez ambiguë parce que d'un coté elle profitait de cette manne économique en ayant, en plus, le sentiment déplaisant de trahir son propre patrimoine … Ceci est bien ce qui explique en grande partie cette crise sous-jacente dont on ne parle guère ouvertement.
En raison d'un pouvoir d'achat supérieur à celui des français, les britanniques ont pu acheter tout l'immobilier mis en vente dans les stations de montagne Haut-Savoyardes, et ce faisant, ont tiré les prix vers le haut, bloquant ainsi tout espoir d’accession des jeunes du coin à la propriété, à moins bien entendu qu'ils puissent hériter des biens de leur propre famille.
Trop souvent, il leur a parfois fallu vendre ces mêmes biens pour satisfaire des frais de succession ou encore le payement de l’impôt sur la fortune, ou ISF. C'est un peu ce que l'on appelle dans les Rocheuses américaines le « syndrome d'Aspen » ; pour expliquer, c'est ce qui se passe aussi dans mon patelin de Park City où les habitants de longue date, et même les « petits » millionnaires, sont chassés par des milliardaires !
Si cela n'était pas assez mauvais, il y a plus grave ; les britanniques transplantés en Haute-Savoie ne semblent pas vouloir s'intégrer parmi les français qui les entourent. Ils restent au contraire bien entre eux, solidement groupé dans leurs cellules anglophones, ne cherchant surtout pas à apprendre le français, mais n’hésitant pas à envoyer leurs enfants à l'école du village et à bien profiter du système de soins de santé français gracieusement mis à leur disposition par les contribuables locaux. Seuls les ménages biculturels (avec un conjoint du coin, ou pour le moins français) s’intègrent à la communauté et cela s’arrête là.
Pour exacerber un peu plus la situation, les « rosbifs », comme mes amis morzinois appellent les anglais, ont la spécialité des « chalets-gîtes » qui sont leur formule hôtelière préférée. Ces établissements sont gérés à partir du Royaume-Uni et tout vient de là, du personnel jusqu'aux provisions qui transitent à travers le tunnel sous la Manche.
Bien entendu, le personnel qui fait fonctionner ces chalets n'est généralement pas soumis au droit français du travail et ce faisant, ces systèmes para-hôteliers jouissent d'un avantage totalement injuste par rapport à l’hôtellerie et aux loueurs locaux.
Quand je questionne mes amis et ma famille à propos de cette anomalie, ceux-ci lèvent les bras au ciel en me répondant qu'on ne peut rien faire contre cet état de fait, et que les britanniques profitent de certains passe-droits qui font partie de la législation de l'union européenne. En plus de ces « chalets-gîtes », il existe toute une infrastructure d'entreprises plus ou moins artisanales venant se greffer sur les activités des « colons » anglais.
D'abord il y a toutes les agences immobilières tenues par des anglais, et ensuite il y a ces navettes d'aéroport qui fournissent une liaison impeccable à leurs compatriotes, en contournant les transports publics français en place, tels que taxis et autobus réguliers. Même choses pour les travaux de construction ou d’aménagement ; la main-d’œuvre est importés directement d'outre-manche.
Des services additionnels et spécialisés (tels que la livraison de ski de location au chalet ou à l'appartement, et copiés sur ce qui se fait aux États-Unis) rentrent en concurrence directe avec les service offerts par la population locale, qui n'ont d'autre alternative que de s'acquitter de leurs impôts locaux !
Combien de temps ces injustices économiques vont-elles durer ? Difficile à dire. Dans l’intervalle, il faudra voir si ces « envahisseurs » seront en mesure de s'adapter avec la vie plutôt spartiate qui règne pendant la morte-saison dans des villages comme Morzine, où il n'y a pas grand-chose à faire. Une petite ville comme Chamonix offre d'avantage d’activité et d'animation à cause de sa plus grande taille, de sa notoriété et de ses entre-saisons beaucoup plus courtes.
La question est donc de savoir si tous ces londoniens comblés et gâtés, qui vivent en autarcie, pourront supporter l'ennui de la morte-saison en montagne et s'entendre sur le long terme avec leur voisins francophones ? De plus, il est fort probable que la période actuelle de « lune de miel » continuera tant qu'il y aura quelque chose à gagner pour les gens du terroir, mais celle-ci risque de passer assez vite une fois qu'il n'y aura plus grand-chose à engranger.
À moins, bien sûr, que tous ces gens finissent par fusionner et s'intégrer dans leur creuset commun et former un nouveau mélange ethnique harmonieux. Si cela n'est pas le cas, il est à craindre que des affrontements assez âpres pourraient se produire entre autochtones et envahisseurs.
Comme toujours, qui vivra verra, mais cela promets des moments pour le moins intéressants ; donc pour l'instant, affaire à suivre !
Je parle de ma vallée natale de Morzine, qui se situe à environ une heure de l'aéroport de Genève et de ses vols Easyjet bons marché en direction de Londres. Tout le monde sait que quelque chose de déplaisant est en train de mijoter, mais personne ne peut dire quand et à quel point la marmite va entrer en ébullition et se mettre à déborder.
Les britanniques ont découvert l'endroit dans les années 1990 et depuis, ont acheté tout ce qui était à vendre (pour être parfaitement honnête et transparent, j'ai participé à ce transfert de biens quand j'ai vendu ma maison à des anglais en 1989 ...).
Face à cet assaut « envahisseur », la population locale s'est sentie totalement impuissante et c'est trouvée dans une position assez ambiguë parce que d'un coté elle profitait de cette manne économique en ayant, en plus, le sentiment déplaisant de trahir son propre patrimoine … Ceci est bien ce qui explique en grande partie cette crise sous-jacente dont on ne parle guère ouvertement.
En raison d'un pouvoir d'achat supérieur à celui des français, les britanniques ont pu acheter tout l'immobilier mis en vente dans les stations de montagne Haut-Savoyardes, et ce faisant, ont tiré les prix vers le haut, bloquant ainsi tout espoir d’accession des jeunes du coin à la propriété, à moins bien entendu qu'ils puissent hériter des biens de leur propre famille.
Trop souvent, il leur a parfois fallu vendre ces mêmes biens pour satisfaire des frais de succession ou encore le payement de l’impôt sur la fortune, ou ISF. C'est un peu ce que l'on appelle dans les Rocheuses américaines le « syndrome d'Aspen » ; pour expliquer, c'est ce qui se passe aussi dans mon patelin de Park City où les habitants de longue date, et même les « petits » millionnaires, sont chassés par des milliardaires !
Si cela n'était pas assez mauvais, il y a plus grave ; les britanniques transplantés en Haute-Savoie ne semblent pas vouloir s'intégrer parmi les français qui les entourent. Ils restent au contraire bien entre eux, solidement groupé dans leurs cellules anglophones, ne cherchant surtout pas à apprendre le français, mais n’hésitant pas à envoyer leurs enfants à l'école du village et à bien profiter du système de soins de santé français gracieusement mis à leur disposition par les contribuables locaux. Seuls les ménages biculturels (avec un conjoint du coin, ou pour le moins français) s’intègrent à la communauté et cela s’arrête là.
Pour exacerber un peu plus la situation, les « rosbifs », comme mes amis morzinois appellent les anglais, ont la spécialité des « chalets-gîtes » qui sont leur formule hôtelière préférée. Ces établissements sont gérés à partir du Royaume-Uni et tout vient de là, du personnel jusqu'aux provisions qui transitent à travers le tunnel sous la Manche.
Bien entendu, le personnel qui fait fonctionner ces chalets n'est généralement pas soumis au droit français du travail et ce faisant, ces systèmes para-hôteliers jouissent d'un avantage totalement injuste par rapport à l’hôtellerie et aux loueurs locaux.
Quand je questionne mes amis et ma famille à propos de cette anomalie, ceux-ci lèvent les bras au ciel en me répondant qu'on ne peut rien faire contre cet état de fait, et que les britanniques profitent de certains passe-droits qui font partie de la législation de l'union européenne. En plus de ces « chalets-gîtes », il existe toute une infrastructure d'entreprises plus ou moins artisanales venant se greffer sur les activités des « colons » anglais.
D'abord il y a toutes les agences immobilières tenues par des anglais, et ensuite il y a ces navettes d'aéroport qui fournissent une liaison impeccable à leurs compatriotes, en contournant les transports publics français en place, tels que taxis et autobus réguliers. Même choses pour les travaux de construction ou d’aménagement ; la main-d’œuvre est importés directement d'outre-manche.
Des services additionnels et spécialisés (tels que la livraison de ski de location au chalet ou à l'appartement, et copiés sur ce qui se fait aux États-Unis) rentrent en concurrence directe avec les service offerts par la population locale, qui n'ont d'autre alternative que de s'acquitter de leurs impôts locaux !
Combien de temps ces injustices économiques vont-elles durer ? Difficile à dire. Dans l’intervalle, il faudra voir si ces « envahisseurs » seront en mesure de s'adapter avec la vie plutôt spartiate qui règne pendant la morte-saison dans des villages comme Morzine, où il n'y a pas grand-chose à faire. Une petite ville comme Chamonix offre d'avantage d’activité et d'animation à cause de sa plus grande taille, de sa notoriété et de ses entre-saisons beaucoup plus courtes.
La question est donc de savoir si tous ces londoniens comblés et gâtés, qui vivent en autarcie, pourront supporter l'ennui de la morte-saison en montagne et s'entendre sur le long terme avec leur voisins francophones ? De plus, il est fort probable que la période actuelle de « lune de miel » continuera tant qu'il y aura quelque chose à gagner pour les gens du terroir, mais celle-ci risque de passer assez vite une fois qu'il n'y aura plus grand-chose à engranger.
À moins, bien sûr, que tous ces gens finissent par fusionner et s'intégrer dans leur creuset commun et former un nouveau mélange ethnique harmonieux. Si cela n'est pas le cas, il est à craindre que des affrontements assez âpres pourraient se produire entre autochtones et envahisseurs.
Comme toujours, qui vivra verra, mais cela promets des moments pour le moins intéressants ; donc pour l'instant, affaire à suivre !
lundi, novembre 02, 2015
Une autre course de Formule 1 ...
Je n'avais pas regardé de course de Formule Un depuis ce dimanche après-midi quand j’étais coincé dans ma chambre d'hôtel à Zurich, il y a plus de 20 ans.
Aujourd'hui, je viens de refaire la même chose en restant scotché devant le Grand Prix du Mexique pendant toute l'épreuve, mais cette fois-ci, dans le confort de notre maison. Bon sang, les choses ont bien changé!
D'abord, la carrosserie des bolides, bien sûr, mais surtout le volant qui est maintenant tout raplapla et rempli de plus de gadgets qu'un pilote rapide devrait avoir le temps de se servir. Il n'y guère que les palettes de changement de vitesses qui se retrouvent sur le volant de nos autos qui semblent être une bonne idée, mais le reste me semble un peu poussé …
En plus de cela, il faut maintenant enlever ce sacré volant pour entrer et sortir de la voiture. Je trouve ça bien mais un peu trop compliqué pour moi ; enfin, qu'est ce que j'y connais ?
Aujourd'hui, je viens de refaire la même chose en restant scotché devant le Grand Prix du Mexique pendant toute l'épreuve, mais cette fois-ci, dans le confort de notre maison. Bon sang, les choses ont bien changé!
D'abord, la carrosserie des bolides, bien sûr, mais surtout le volant qui est maintenant tout raplapla et rempli de plus de gadgets qu'un pilote rapide devrait avoir le temps de se servir. Il n'y guère que les palettes de changement de vitesses qui se retrouvent sur le volant de nos autos qui semblent être une bonne idée, mais le reste me semble un peu poussé …
En plus de cela, il faut maintenant enlever ce sacré volant pour entrer et sortir de la voiture. Je trouve ça bien mais un peu trop compliqué pour moi ; enfin, qu'est ce que j'y connais ?
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dimanche, novembre 01, 2015
Halloween: Un résultat lamentable ...
Pour cette deuxième année dans notre nouvelle maison, notre côté optimiste s'attendait à un nombre de visiteurs en hausse pour Halloween. Tout au moins, nous espérions en voir au moins autant que l'année dernière, ce qui n'était déjà pas brillant.
Donc, avec les meilleures intentions, nous avions bien éclairé la maison, préparé les bonbons et attendu les visiteurs, mais ceux-ci n'ont pas vraiment fait l'effort de se manifester, même aux niveaux modestes que nous espérions.
Lorsque nous avons fermé la boutique, éteint les lumières et récupéré notre stock de friandises non-distribuées qui va nous durer dix ans, nous étions 40% en dessous du niveau de l'an dernier. Pas bon pour quelqu'un qui a travaillé toute sa vie dans les ventes et le commercial !
Dieu merci, notre gagne-pain ne dépend pas uniquement de cette piètre performance à Halloween. De toute évidence, notre nouvel emplacement est bien trop calme. Faut-il vendre la maison et déménager dans un coin plus animé ?
Peut-être bien, mais avant de faire cela, nous pensons faire le tour du voisinage nous-mêmes déguisés en retraités français pour nous mettre carrément à la place de notre audience. Ça pourrait être intéressant ...
Donc, avec les meilleures intentions, nous avions bien éclairé la maison, préparé les bonbons et attendu les visiteurs, mais ceux-ci n'ont pas vraiment fait l'effort de se manifester, même aux niveaux modestes que nous espérions.
Lorsque nous avons fermé la boutique, éteint les lumières et récupéré notre stock de friandises non-distribuées qui va nous durer dix ans, nous étions 40% en dessous du niveau de l'an dernier. Pas bon pour quelqu'un qui a travaillé toute sa vie dans les ventes et le commercial !
Dieu merci, notre gagne-pain ne dépend pas uniquement de cette piètre performance à Halloween. De toute évidence, notre nouvel emplacement est bien trop calme. Faut-il vendre la maison et déménager dans un coin plus animé ?
Peut-être bien, mais avant de faire cela, nous pensons faire le tour du voisinage nous-mêmes déguisés en retraités français pour nous mettre carrément à la place de notre audience. Ça pourrait être intéressant ...
samedi, octobre 31, 2015
Débat en Matinée ...
C'est hier soir que nous avons finalement pris le temps de regarder le débat en « matinée » mettant en lice les quatre candidats républicains qui se trouvaient en queue des sondages, et qui étaient ainsi relégués à un temps d’antenne avec une très faible audience.
Leur débat était civil, parfois intéressant, et - à mon avis – leur joute oratoire a été dominée par Lindsey Graham, qui mis à part son coté « guerrier », a fait quelques commentaires intéressants. Le quatuor s'est bien conduit et n'a surtout pas perdu son sang froid à l’égard du panel de journalistes qui les interrogeait.
Le plus important et que notre quatuor s'est retrouvé en moyenne avec plus de 20 minutes de temps d'intervention, contre seulement 8 minutes pour leurs 10 homologues qui se sont produits plus tard dans la soirée.
Ce temps bien trop court face à la camera est probablement ce qui a déchaîné la colère de Cruz et de Christie vis à vis de ce même panel de CNBC. Le parti républicain n'a pas été très malin (!!!) ; il aurait du diviser ses candidats en deux groupes égaux de sept, leur donnant ainsi plus de temps, d'espace, de visibilité et d'occasion de faire valoir leurs arguments.
Au lieu de cela, le manque d'imagination des dirigeant du parti a couvert ses meilleurs candidats de ridicule tandis que les quatre plus mauvais qui les précédaient on pu faire un bien meilleur numéro ; dommage qu'il n'y avait personne pour les voir ...
Leur débat était civil, parfois intéressant, et - à mon avis – leur joute oratoire a été dominée par Lindsey Graham, qui mis à part son coté « guerrier », a fait quelques commentaires intéressants. Le quatuor s'est bien conduit et n'a surtout pas perdu son sang froid à l’égard du panel de journalistes qui les interrogeait.
Le plus important et que notre quatuor s'est retrouvé en moyenne avec plus de 20 minutes de temps d'intervention, contre seulement 8 minutes pour leurs 10 homologues qui se sont produits plus tard dans la soirée.
Ce temps bien trop court face à la camera est probablement ce qui a déchaîné la colère de Cruz et de Christie vis à vis de ce même panel de CNBC. Le parti républicain n'a pas été très malin (!!!) ; il aurait du diviser ses candidats en deux groupes égaux de sept, leur donnant ainsi plus de temps, d'espace, de visibilité et d'occasion de faire valoir leurs arguments.
Au lieu de cela, le manque d'imagination des dirigeant du parti a couvert ses meilleurs candidats de ridicule tandis que les quatre plus mauvais qui les précédaient on pu faire un bien meilleur numéro ; dommage qu'il n'y avait personne pour les voir ...
vendredi, octobre 30, 2015
Capitalisme, croissance et population
Si il y a bien un message que le passage de la politique chinoise de un à deux enfants nous envoie, c'est que la croissance n'est pas compatible avec des mesures limitant la population et que cela ne fonctionne pas trop bien avec notre bon vieux capitalisme !
Toutes les nations recherchent la croissance, leurs politiciens la promettent, donc pour alimenter ce « monstre » il faut tout simplement plus de consommateurs, plus de participants, donc plus de gens. L'avènement de l'économie de marché, ou du capitalisme, a embrasé la croissance de la population planétaire.
Celle-ci a été fulgurante ; elle est passée d'environ 500 millions d'habitants en 1700 à 7,282 milliards aujourd'hui et tout cela va continuer, particulièrement en Afrique où la population devrait quadrupler d'ici à la fin du siècle ! De toute évidence, cette croissance continue de la populace est impossible sur une planète dont l'espace et les ressources sont limités, donc la question n'est plus de savoir si il faut stopper cette croissance, mais quand et comment le faire.
D’après ce que nous entendons à ce propos (je devrais plutôt dire, ce que nous n'entendons pas), personne ne veut aborder le sujet car nos dirigeant n'ont pas la moindre idée de ce qu'il convient de faire. Donc, si nous ne pouvons pas compter sur nos dirigeants de pacotille, il va bien falloir qu nous prenions cette question en mains, à moins que nous soyons convaincu que l'intelligence de l'homme nous sortira de cette impasse grâce à un peu plus de technologie ou en allant coloniser une planète toute proche !
Toutes les nations recherchent la croissance, leurs politiciens la promettent, donc pour alimenter ce « monstre » il faut tout simplement plus de consommateurs, plus de participants, donc plus de gens. L'avènement de l'économie de marché, ou du capitalisme, a embrasé la croissance de la population planétaire.
Celle-ci a été fulgurante ; elle est passée d'environ 500 millions d'habitants en 1700 à 7,282 milliards aujourd'hui et tout cela va continuer, particulièrement en Afrique où la population devrait quadrupler d'ici à la fin du siècle ! De toute évidence, cette croissance continue de la populace est impossible sur une planète dont l'espace et les ressources sont limités, donc la question n'est plus de savoir si il faut stopper cette croissance, mais quand et comment le faire.
D’après ce que nous entendons à ce propos (je devrais plutôt dire, ce que nous n'entendons pas), personne ne veut aborder le sujet car nos dirigeant n'ont pas la moindre idée de ce qu'il convient de faire. Donc, si nous ne pouvons pas compter sur nos dirigeants de pacotille, il va bien falloir qu nous prenions cette question en mains, à moins que nous soyons convaincu que l'intelligence de l'homme nous sortira de cette impasse grâce à un peu plus de technologie ou en allant coloniser une planète toute proche !
jeudi, octobre 29, 2015
Retrouver Patrick Vallençant ...
La nuit dernière, j'ai décidé de regarder - pour la première fois - quelques-uns des films de Patrick avait produit quand il était célèbre. Bien que l'audace de ses descentes m'ait toujours impressionné, je l’étais beaucoup moins par ses qualités de skieur. Il n'était après tout pas si bon que ça !
Pour moi, le ski doit se passer tout en douceur et en harmonie avec le cadre de la montagne. Surtout pas au coup-par-coup !Bien sûr, il faut quand même bien prendre son temps pour descendre, virage-par-virage, un couloir raide et meurtrier et d’être capable de voir ce que se passe plus bas sans flancher. Ceci dit, la qualité dominante de Patrick était bien son absence totale de peur.
Ce trait se retrouve chez la plupart des casses-cous. D'une certaine manière, leur instinct de survie, normalement stimulé par la peur est absent, bloqué, ou totalement neutralisé afin qu'ils puissent se lancer en dépit du pire danger.
Coté mécanique du ski, une fois que la peur a disparu, descendre une pente extrêmement pentue est une question de faire un seul virage à la fois (les enchaîner n'est pas du tout une option viable !), bien franchir la corniche supérieure (toujours très délicat), prendre tout son temps de préparer une solide plate-forme (appui sur le ski amont et le bâton), soulever suffisamment haut les talons des skis pour ne pas accrocher la pente et bien absorber l'accélération qui en découle afin de bien réceptionner et caler les skis en travers de la pente.
Après avoir bien repris souffle, répéter l’opération. Puis bas, toujours être prêts à franchir une crevasse ici et là, au dernier moment, et se faufiler entre les séracs ... Il est clair qu'il faut une foi aveugle et un courage bien assortit pour faire les premières de toutes ces descentes, mais aujourd'hui, il semble que la plupart des bons skieurs sont parfaitement capables de répéter tout ça. On n’arrête pas l'évolution !
Pour moi, le ski doit se passer tout en douceur et en harmonie avec le cadre de la montagne. Surtout pas au coup-par-coup !Bien sûr, il faut quand même bien prendre son temps pour descendre, virage-par-virage, un couloir raide et meurtrier et d’être capable de voir ce que se passe plus bas sans flancher. Ceci dit, la qualité dominante de Patrick était bien son absence totale de peur.
Ce trait se retrouve chez la plupart des casses-cous. D'une certaine manière, leur instinct de survie, normalement stimulé par la peur est absent, bloqué, ou totalement neutralisé afin qu'ils puissent se lancer en dépit du pire danger.
Coté mécanique du ski, une fois que la peur a disparu, descendre une pente extrêmement pentue est une question de faire un seul virage à la fois (les enchaîner n'est pas du tout une option viable !), bien franchir la corniche supérieure (toujours très délicat), prendre tout son temps de préparer une solide plate-forme (appui sur le ski amont et le bâton), soulever suffisamment haut les talons des skis pour ne pas accrocher la pente et bien absorber l'accélération qui en découle afin de bien réceptionner et caler les skis en travers de la pente.
Après avoir bien repris souffle, répéter l’opération. Puis bas, toujours être prêts à franchir une crevasse ici et là, au dernier moment, et se faufiler entre les séracs ... Il est clair qu'il faut une foi aveugle et un courage bien assortit pour faire les premières de toutes ces descentes, mais aujourd'hui, il semble que la plupart des bons skieurs sont parfaitement capables de répéter tout ça. On n’arrête pas l'évolution !
mercredi, octobre 28, 2015
Toutes les rencontres en valent la peine !
Récemment, ma nièce publiait sur sa page Facebook un texte fort intéressant à propos des gens que nous rencontrons au hasard de nos vies:
« Ne regrette jamais d'avoir connu une personne dans ta vie ! Car les bonnes personnes te donnent du bonheur. Les mauvaises personnes te donnent de l’expérience et les plus méchantes te donnent une lecon. Dans tous les cas, tu gagnes quelque chose, et tu n'est jamais perdant … L'important est de savoir reconnaître les bonnes personnes qui méritent de faire partie de ton univers ! »
Cela est tout à fait vrai et pourtant je n'y avais jamais pensé en ces termes. C'est pourquoi je vais désormais me souvenir d’accueillir sans la moindre appréhension bons, mauvais et méchants dans ma vie !
« Ne regrette jamais d'avoir connu une personne dans ta vie ! Car les bonnes personnes te donnent du bonheur. Les mauvaises personnes te donnent de l’expérience et les plus méchantes te donnent une lecon. Dans tous les cas, tu gagnes quelque chose, et tu n'est jamais perdant … L'important est de savoir reconnaître les bonnes personnes qui méritent de faire partie de ton univers ! »
Cela est tout à fait vrai et pourtant je n'y avais jamais pensé en ces termes. C'est pourquoi je vais désormais me souvenir d’accueillir sans la moindre appréhension bons, mauvais et méchants dans ma vie !
mardi, octobre 27, 2015
Qui a inventé la position de l’œuf ?
En faisant quelques recherches pour préparer l'avis de décès d'Alain Lazard pour le magazine « Ski History Association » j'ai été rappelé que les vieilles rancunes ne meurent pas si vite que ça.
Par exemple, l'une des dernières missions d'Alain qu'il venait de faire par l’intermédiaire de mon bon ami Gérard Bouvier, fut d’interviewer Jean Vuarnet, le champion olympique français de descente en 1960. Dans celle-ci, il était question de l'invention de la position de recherche de vitesse à ski, ou « œuf » laquelle est largement attribuée à Vuarnet.
Ce point n'allait pas échapper à Jean-Claude Killy qui a rétorqué que c'est son autre célèbre voisin de Val d'Isère, Henri Oreiller, qui serait en fait l'auteur de cette position aérodynamique, selon quelques photos prises en 1948, qui serviraient donc de preuve.
Je signale juste cet incident pour tous les inventeurs. Restez toujours alertes, prudents et rappelez vous bien que si jamais vous croyez avoir inventer quelque chose de bien, il y a aura toujours un précédent qui somnole quelque part et restera prêt à vous bondir dessus !
Par exemple, l'une des dernières missions d'Alain qu'il venait de faire par l’intermédiaire de mon bon ami Gérard Bouvier, fut d’interviewer Jean Vuarnet, le champion olympique français de descente en 1960. Dans celle-ci, il était question de l'invention de la position de recherche de vitesse à ski, ou « œuf » laquelle est largement attribuée à Vuarnet.
Ce point n'allait pas échapper à Jean-Claude Killy qui a rétorqué que c'est son autre célèbre voisin de Val d'Isère, Henri Oreiller, qui serait en fait l'auteur de cette position aérodynamique, selon quelques photos prises en 1948, qui serviraient donc de preuve.
Je signale juste cet incident pour tous les inventeurs. Restez toujours alertes, prudents et rappelez vous bien que si jamais vous croyez avoir inventer quelque chose de bien, il y a aura toujours un précédent qui somnole quelque part et restera prêt à vous bondir dessus !
lundi, octobre 26, 2015
Alain Lazard, 1942 – 2015
C'est avec le plus grand choc que appris le décès d'Alain. Après avoir battu un cancer avec succès il y a juste quelques années, il a fallu qu'il tombe proie à une pneumonie samedi dernier.
Même si j'avais entendu parler de mon compatriote depuis mon arrivée en Amérique, ce n'est guère que ces 15 dernières années que j'ai eu la chance de bien le connaître et de l'apprécier. Alain était intelligent, intense, exigeant avec lui-même et doté d'un humour bien à lui.
Il avait des qualités intellectuelles qui malheureusement ne sont pas légion dans la branche du ski, où la plupart sont beaucoup trop épris par leur passion du ski pour pouvoir toujours voir les choses clairement. Au fil des ans, mon compatriote qui était arrive dans l'Ouest vers la fin des années soixante en tant qu'entraîneur de ski, avait construit sa carrière, d'abord dans le ski de compétition, avant de ses diriger vers équipement des stations de ski.
Quand il finalement pris sa retraite il y a quelques années, il a continué à travailler sur sa belle propriété située sur les flanc de la Sierra Californienne et s'est plongé dans l'écriture d'un morceau d'histoire moderne du ski. Parmi ses ouvrages, il a étudié et a rouvert le débat sur le limogeage de l'équipe de ski français dans les milieu des années soixante-dix.
Il a également publié plusieurs pièces uniques en leur genre sur les stations de ski françaises comparées à leur homologues américaines, ainsi qu'une comparaison des programmes de ski compétition à travers le monde et leurs résultats respectifs. Ses vues offraient une perspective très dégagée, étaient très bien écrites, documentées et toujours très conclusives.
Alain, tu nous a quittés bien trop tôt et tu vas tous nos manquer !
Même si j'avais entendu parler de mon compatriote depuis mon arrivée en Amérique, ce n'est guère que ces 15 dernières années que j'ai eu la chance de bien le connaître et de l'apprécier. Alain était intelligent, intense, exigeant avec lui-même et doté d'un humour bien à lui.
Il avait des qualités intellectuelles qui malheureusement ne sont pas légion dans la branche du ski, où la plupart sont beaucoup trop épris par leur passion du ski pour pouvoir toujours voir les choses clairement. Au fil des ans, mon compatriote qui était arrive dans l'Ouest vers la fin des années soixante en tant qu'entraîneur de ski, avait construit sa carrière, d'abord dans le ski de compétition, avant de ses diriger vers équipement des stations de ski.
Quand il finalement pris sa retraite il y a quelques années, il a continué à travailler sur sa belle propriété située sur les flanc de la Sierra Californienne et s'est plongé dans l'écriture d'un morceau d'histoire moderne du ski. Parmi ses ouvrages, il a étudié et a rouvert le débat sur le limogeage de l'équipe de ski français dans les milieu des années soixante-dix.
Il a également publié plusieurs pièces uniques en leur genre sur les stations de ski françaises comparées à leur homologues américaines, ainsi qu'une comparaison des programmes de ski compétition à travers le monde et leurs résultats respectifs. Ses vues offraient une perspective très dégagée, étaient très bien écrites, documentées et toujours très conclusives.
Alain, tu nous a quittés bien trop tôt et tu vas tous nos manquer !
Alain Lazard est décédé d'une pneumonie le samedi 24 Octobre, 2015. Né
à Aix-en-Provence, Alain avait fait des études de Chimie à
Marseille avant de devenir moniteur de ski diplômé. En 1969, Alain
arrive aux États-Unis, et de New York, en vrai pionnier,
littéralement traverse le continent à bord de sa 2cv Citroën
jusqu'à son poste d'entraîneur en Oregon avant de rejoindre la
Californie et le Club Med de Bear Valley.
De retour en France il
s'inscrit à . l'Université de Grenoble et passe son diplôme
d'entraîneur de ski. Georges Joubert lui offre alors un travail
d’entraîneur avec l’équipe de France de ski jusqu'en 1974.
L’année suivante il prends la direction du club des sports de La
Clusaz. En 1976, il s'installe à Squaw Valley, en Californie pour
s'occuper de l'association de ski du Far West.
Au début des années
quatre-vingt, il devient directeur du circuit de ski professionnel
« Peugeot Far West Tour». Cinq ans plus tard, il est nommé
représentant du consortium français "France Neige
International" où il sert d'agent de liaison officiel entre les
équipementiers de station français comme Poma et plus de 400
stations de ski américaines.
En 2005, Lazard prends sa retraite,
travaille sur ses propriétés sur le flanc des sierras
californiennes et se plonge à fond dans l'histoire du ski moderne.
Parmi ses publications, il a recherché et rouvert le débat sur le
limogeage de l'équipe de ski française en 1974.
Il a également
publié plusieurs essais comparant les stations françaises à leurs
homologues américaines ainsi qu'une étude sur les stratégies de
programmes de ski de compétition dans le monde et leurs résultats
respectifs. Son œuvre, écrite d'un point de vue très détachée du
détail sans importance est rigoureux, bien documenté, et toujours
intéressant avec une foule de faits révélateurs.
Alain Lazard qui
avait 73 ans, est survécu par son épouse Sarah et sa belle-fille
Lillie.
dimanche, octobre 25, 2015
Shiffrin et Ligety ...
S'il y a bien deux arbres qui cachent la forêt dans l'équipe américaine de ski alpin, c'est sûrement Mikaela Shiffrin et Ted Ligety. Vous pouvez quand même ajouter Lindsey Vonn si jamais elle arrive à surmonter ses soucis physiques du moment, mais franchement à côté de ces athlètes de haut niveau, il n'y a personne qui semble pointer son nez.
Cela dit, où se trouve la forêt? Je n'arrive pas à l'apercevoir. C'est là, qu'une fois de plus, je me permet de donner un de mes petits conseils à l'équipe américaine de ski : achetez l'équipe italienne féminine et l'équipe française masculine !
Cela dit, où se trouve la forêt? Je n'arrive pas à l'apercevoir. C'est là, qu'une fois de plus, je me permet de donner un de mes petits conseils à l'équipe américaine de ski : achetez l'équipe italienne féminine et l'équipe française masculine !
samedi, octobre 24, 2015
Mon cholestérol (élevé) va-t-il me tuer ?
Mon toubib me dit que mon cholestérol est à la limite et depuis une décennie, n'a pas cessé de me harceler pour que j'avale des satines. Assez intuitivement, j'ai obstinément refusé de suivre ses recommandations et plus je lis ou vois d'informations sur ces éléments, plus ceux-ci me font peur.
Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais le cholestérol est un produit naturel que l'on trouve dans le corps et qui est fabriquée par le foie. Il est essentiel pour la fonction des cellules et c'est aussi la molécule souche pour toutes ces hormones telles que l’œstrogène, la progestérone et la testostérone. Il est essentiel pour le système immunitaire et le cerveau.
Ensuite, il n'y a pas de lien avéré entre le cholestérol alimentaire et les maladies coronariennes. La plus grande fourberie en matière d'études scientifiques est cette « Étude des Sept Pays » publiée en 1953 par le Dr Ancel Keys, dont les données qui n'allaient pas tout à fait dans le sens de ce que voulait prouver ce brave docteur avaient été éliminées.
En fait, il avait commencé avec 22 pays, mais en seulement gardé les 7 qui arrangeait ce qu'il voulait démontrer. Aussi incroyable que cela puisse paraître, toute l’affabulation à propos du cholestérol est basée sur cette étude truquée. Une autre étude, celle de Framington, montre à l'inverse que chez les personnes qui avaient une très longue vie, leur taux de cholestérol était très élevé.
Enfin, le plus grand poison de tous n'est pas tant le taux de cholestérol, mais les statines qui sont censés l'abaisser. Dans ce domaine, les recherches ne montrent aucune différence de taux de mortalité entre les patients qui prennent des statines et ceux qui n'en prennent pas. En fait, les statines sont responsables pour un tres grand nombre d'effets secondaires très sérieux, dont la perte de mémoire, la perte de libido, les douleurs musculaires et la fatigue généralisée.
C'est donc désormais pourquoi la prochaine fois que mon docteur osera aborder le sujet, je luis répondrais : « Toi et tes laboratoires pharmaceutiques peuvent se les mettre quelque part, vos sacrées statines ! »
Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais le cholestérol est un produit naturel que l'on trouve dans le corps et qui est fabriquée par le foie. Il est essentiel pour la fonction des cellules et c'est aussi la molécule souche pour toutes ces hormones telles que l’œstrogène, la progestérone et la testostérone. Il est essentiel pour le système immunitaire et le cerveau.
Ensuite, il n'y a pas de lien avéré entre le cholestérol alimentaire et les maladies coronariennes. La plus grande fourberie en matière d'études scientifiques est cette « Étude des Sept Pays » publiée en 1953 par le Dr Ancel Keys, dont les données qui n'allaient pas tout à fait dans le sens de ce que voulait prouver ce brave docteur avaient été éliminées.
En fait, il avait commencé avec 22 pays, mais en seulement gardé les 7 qui arrangeait ce qu'il voulait démontrer. Aussi incroyable que cela puisse paraître, toute l’affabulation à propos du cholestérol est basée sur cette étude truquée. Une autre étude, celle de Framington, montre à l'inverse que chez les personnes qui avaient une très longue vie, leur taux de cholestérol était très élevé.
Enfin, le plus grand poison de tous n'est pas tant le taux de cholestérol, mais les statines qui sont censés l'abaisser. Dans ce domaine, les recherches ne montrent aucune différence de taux de mortalité entre les patients qui prennent des statines et ceux qui n'en prennent pas. En fait, les statines sont responsables pour un tres grand nombre d'effets secondaires très sérieux, dont la perte de mémoire, la perte de libido, les douleurs musculaires et la fatigue généralisée.
C'est donc désormais pourquoi la prochaine fois que mon docteur osera aborder le sujet, je luis répondrais : « Toi et tes laboratoires pharmaceutiques peuvent se les mettre quelque part, vos sacrées statines ! »
vendredi, octobre 23, 2015
Mon point de vue sur « One Wasatch »
Laissez-moi tout d'abord vous rappeler que « One Wasatch » est le nom donné au projet de liaison entre six stations de ski du massif du Wasatch en Utah.
Cela fait depuis que j'habite à Park City, en Utah, c'est a dire, il y a plus de 30 ans que j'attends que se fasse cette liaison à ski.
Tout ça, parce que j'ai deja assisté à la naissance d'un tel projet dans mon patelin des Portes du Soleil en France, et je peux témoigner de la joie et du plaisir que cette expérience m'a donné, a donné à mes amis, tous les usagers et les petites communes qui faisaient partie du projet et ont pu ainsi profiter de tous les avantages que ce projet a pu offrir.
À l'époque, j'enseignais le ski et j'avais un grand plaisir à emmener mes clients pour leur faire découvrir « l'autres coté de la montagne » et, croyez-moi, avec une liaison importante, il y a en a une multitude de « cotés »! La façon dont un groupe de montagne est stratifié n'en fini pas de combler les yeux des visiteurs. Tout est continuellement en train de changer et le chemin de retour est toujours aussi riche en images absolument inédites …
Quand j’étais moniteur de ski, j'ai fais découvrir à mes élèves une multitude de trésors cachés, illuminant ainsi leurs visages, tout comme le mien d'ailleurs. Cette satisfaction aurait suffi à me garder pour toujours dans ce milieu si je n'avais pas eu la bougeotte et decider de partir pour l'Amérique. Aujourd'hui, la plupart de mes amis et anciens collègues continuent à faire explorer leur beau domaine skiable à leurs clients aux « Portes du Soleil » cette liaison de plus de 200 remontées mécaniques qui s’étendent entre les montagnes Franco-Suisses ...
Nous sommes tous curieux, nous aimons tous explorer, chercher l'aventure et nous émerveiller devant nos merveilleuses découvertes. Voilà ce qu'un réseau de stations de ski reliés entre elles apporte à ceux qui savent apprécier la nature. Des paysages qui ne cessent de changer, les surprises qui guettent le visiteur au virage et cette expérience vivifiante que représente la randonnée en montagne.
Qui serait assez égoïste pour empêcher l'infirmière de 55 ans de Floride, l'enfant de 10 ans de Boston ou l'enseignant de 62 ans de Chicago de venir profiter de ce monde merveilleux ? Quelques individus qui disent adorer la nature parce qu'ils ont tout simplement la chance de vivre en montagne et sont persuadés que chaque virages doit être « gagné » ?
Personnellement, je ne le pense pas. En tant que montagnard qui suis né dans l'univers alpin et qui y a été élevé, je comprends et j’apprécie leur beauté et je crois que - lorsque cela est possible, ils devraient être ouverts à tous et partagées avec beaucoup de générosité. Dans le massif du Wasatch, il suffirait d'un minimum d'infrastructure pour permettre enfin d'offrir cette riche expérience au plus grand nombre. Juste 3 ou 4 remontées mécaniques suffiraient, pour permettre ce bond en avant. L'impact écologique serait minime, voire nul, car il pourrait supprimer un fort kilométrage parcouru aujourd'hui par les skieurs qui passent d'un canyon à l'autre.
De plus, l'expérience pratique des liaisons alpines montre en fait que les hivernants profitent rarement de toutes les possibilités offertes par le réseau pendant leur semaine de séjour. Mais le simple de savoir que ces options existent et qu'elles sont à leur portée suffira à les satisfaire pleinement. En fin de compte, c'est la population locale qui sera la grande bénéficiaire de ce que va apporter la liaison, et cela pendant des hivers entiers au cours desquels il leur sera possible de tout découvrir et d'explorer ...
C'est ainsi qu'il faut être assez bornés pour nier cette expérience exceptionnelle aux hivernants qui dépensent leur argent pour nous rendre visite et nous permettre de vivre ? Le massif du Wasatch est après tout le seul endroit où un tel domaine skiable relié pourrait être facilement créé en Amérique du Nord ... Ceux qui s'opposent au « One Wasatch » seraient-ils assez élitistes et égoïstes au point de vouloir fermer le portail derrière eux et savourer à eux seuls une expérience qui pourrait être appréciée par tous ?
Tout le monde n'est pas adepte de la randonnée à peau de phoque ni ne possède les compétences nécessaires pour évoluer sur tous les type de neiges et la pentes qui se trouvent sur les domaines hors-piste. Peu d'hivernants ont le temps d'apprendre comment utiliser des peaux et apprendre à naviguer parmi tous les écueils qui existent hors des pistes officielles. Pas plus du reste que chacun est physiquement prêt à « gagner » ses propres virages s'il leur est impossible d'avoir 3 ou 4 remontées à leur disposition pour amplifier considérablement leur expérience montagnarde.
S'opposer ainsi au libre passage de skieurs, ressemble d'avantage à un mouvement égoïste qu'a un acte généreux en vue de protéger la nature comme il prétend l'être. Plus de 40 ans après que les premières liaisons entre stations aient été établies dans les alpes, ces conflits entre « purs du skis » et le reste de la population n'ont jamais eu vraiment cours.
Tout au contraire, une bonne cohabitation a donné plus de plaisir à tous en rendant ski et snowboard beaucoup plus inclusifs, et en particulier ont donnés aux habitants locaux qui ont une multitude de saisons d'hiver à leur disposition, l'occasion d'explorer et de découvrir tous les trésors cachés parmi leurs montagnes et celles des autres.
Ces liaisons ont également favorisé une saine émulation entre stations, ont uni des communautés de montagne normalement éloignés, optimisé les investissements des stations de ski en apportant d'avantage de circulation vers les petites stations peu fréquentées et a exposé plus de skieurs aux joies du ski de rando et hors-piste grâce à un accès bien amélioré. Quelles personnes qui aiment l'aventure, l'exploration, et ont une bonne dose de curiosité naturelle ne souhaiteraient pas cela !
Tout ça, parce que j'ai deja assisté à la naissance d'un tel projet dans mon patelin des Portes du Soleil en France, et je peux témoigner de la joie et du plaisir que cette expérience m'a donné, a donné à mes amis, tous les usagers et les petites communes qui faisaient partie du projet et ont pu ainsi profiter de tous les avantages que ce projet a pu offrir.
À l'époque, j'enseignais le ski et j'avais un grand plaisir à emmener mes clients pour leur faire découvrir « l'autres coté de la montagne » et, croyez-moi, avec une liaison importante, il y a en a une multitude de « cotés »! La façon dont un groupe de montagne est stratifié n'en fini pas de combler les yeux des visiteurs. Tout est continuellement en train de changer et le chemin de retour est toujours aussi riche en images absolument inédites …
Quand j’étais moniteur de ski, j'ai fais découvrir à mes élèves une multitude de trésors cachés, illuminant ainsi leurs visages, tout comme le mien d'ailleurs. Cette satisfaction aurait suffi à me garder pour toujours dans ce milieu si je n'avais pas eu la bougeotte et decider de partir pour l'Amérique. Aujourd'hui, la plupart de mes amis et anciens collègues continuent à faire explorer leur beau domaine skiable à leurs clients aux « Portes du Soleil » cette liaison de plus de 200 remontées mécaniques qui s’étendent entre les montagnes Franco-Suisses ...
Nous sommes tous curieux, nous aimons tous explorer, chercher l'aventure et nous émerveiller devant nos merveilleuses découvertes. Voilà ce qu'un réseau de stations de ski reliés entre elles apporte à ceux qui savent apprécier la nature. Des paysages qui ne cessent de changer, les surprises qui guettent le visiteur au virage et cette expérience vivifiante que représente la randonnée en montagne.
Qui serait assez égoïste pour empêcher l'infirmière de 55 ans de Floride, l'enfant de 10 ans de Boston ou l'enseignant de 62 ans de Chicago de venir profiter de ce monde merveilleux ? Quelques individus qui disent adorer la nature parce qu'ils ont tout simplement la chance de vivre en montagne et sont persuadés que chaque virages doit être « gagné » ?
Personnellement, je ne le pense pas. En tant que montagnard qui suis né dans l'univers alpin et qui y a été élevé, je comprends et j’apprécie leur beauté et je crois que - lorsque cela est possible, ils devraient être ouverts à tous et partagées avec beaucoup de générosité. Dans le massif du Wasatch, il suffirait d'un minimum d'infrastructure pour permettre enfin d'offrir cette riche expérience au plus grand nombre. Juste 3 ou 4 remontées mécaniques suffiraient, pour permettre ce bond en avant. L'impact écologique serait minime, voire nul, car il pourrait supprimer un fort kilométrage parcouru aujourd'hui par les skieurs qui passent d'un canyon à l'autre.
De plus, l'expérience pratique des liaisons alpines montre en fait que les hivernants profitent rarement de toutes les possibilités offertes par le réseau pendant leur semaine de séjour. Mais le simple de savoir que ces options existent et qu'elles sont à leur portée suffira à les satisfaire pleinement. En fin de compte, c'est la population locale qui sera la grande bénéficiaire de ce que va apporter la liaison, et cela pendant des hivers entiers au cours desquels il leur sera possible de tout découvrir et d'explorer ...
C'est ainsi qu'il faut être assez bornés pour nier cette expérience exceptionnelle aux hivernants qui dépensent leur argent pour nous rendre visite et nous permettre de vivre ? Le massif du Wasatch est après tout le seul endroit où un tel domaine skiable relié pourrait être facilement créé en Amérique du Nord ... Ceux qui s'opposent au « One Wasatch » seraient-ils assez élitistes et égoïstes au point de vouloir fermer le portail derrière eux et savourer à eux seuls une expérience qui pourrait être appréciée par tous ?
Tout le monde n'est pas adepte de la randonnée à peau de phoque ni ne possède les compétences nécessaires pour évoluer sur tous les type de neiges et la pentes qui se trouvent sur les domaines hors-piste. Peu d'hivernants ont le temps d'apprendre comment utiliser des peaux et apprendre à naviguer parmi tous les écueils qui existent hors des pistes officielles. Pas plus du reste que chacun est physiquement prêt à « gagner » ses propres virages s'il leur est impossible d'avoir 3 ou 4 remontées à leur disposition pour amplifier considérablement leur expérience montagnarde.
S'opposer ainsi au libre passage de skieurs, ressemble d'avantage à un mouvement égoïste qu'a un acte généreux en vue de protéger la nature comme il prétend l'être. Plus de 40 ans après que les premières liaisons entre stations aient été établies dans les alpes, ces conflits entre « purs du skis » et le reste de la population n'ont jamais eu vraiment cours.
Tout au contraire, une bonne cohabitation a donné plus de plaisir à tous en rendant ski et snowboard beaucoup plus inclusifs, et en particulier ont donnés aux habitants locaux qui ont une multitude de saisons d'hiver à leur disposition, l'occasion d'explorer et de découvrir tous les trésors cachés parmi leurs montagnes et celles des autres.
Ces liaisons ont également favorisé une saine émulation entre stations, ont uni des communautés de montagne normalement éloignés, optimisé les investissements des stations de ski en apportant d'avantage de circulation vers les petites stations peu fréquentées et a exposé plus de skieurs aux joies du ski de rando et hors-piste grâce à un accès bien amélioré. Quelles personnes qui aiment l'aventure, l'exploration, et ont une bonne dose de curiosité naturelle ne souhaiteraient pas cela !
Libellés :
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ski biz
jeudi, octobre 22, 2015
Meilleur système de santé au monde ?
En Amérique, nous entendons souvent, surtout de la bouche nos politiciens, que nous avons le « meilleurs système de soins de santé dans le monde entier ». Cela fait plaisir à entendre, mais ne se vérifie pas lorsque nous regardons l'espérance de vie par pays.
Le Japon reste très largement en tête, avec un tas de nations minuscules et de principautés, suivi par la plupart des nations européennes. Nos bons vieux États-Unis doivent se contenter de la 35e place, juste en dessous d'une moyenne de 80 ans.
Le reste du classement est assez évident. J'ai énuméré de façon arbitraire les pays qui m'ont le plus intéressé, mais le classement complet peut être vu ici. Alors, comment se fait-il que le pays se vantant d’être le meilleur en matière de santé n'est pas numéro un? Où est « l'exceptionnalisme américain? » dont on aime tant parler ?
C'est assez simple, ce mauvais classement est lié à deux éléments. D'abord, les inégalités sociales qui sont plus élevés aux États-Unis que dans les autres pays développés, empêchant un accès facile aux soins de santé et un taux assez élevé de mortalité infantile. Ajoutez à cela des habitudes alimentaires désastreuses liées à des réglementations alimentaires assez douteuses, et vous avez les raison de notre piètre performance.
À bien des égards, ces raisons sont le résultat d'un capitalisme débridé où le profit à tout prix reste roi. La qualité de certains de nos hôpitaux peut être au « top » mondial, mais cela ne suffit pas à tirer notre nation tout entière vers une meilleure santé; nous avons encore du pain sur la planche avant d'y arriver !
Le Japon reste très largement en tête, avec un tas de nations minuscules et de principautés, suivi par la plupart des nations européennes. Nos bons vieux États-Unis doivent se contenter de la 35e place, juste en dessous d'une moyenne de 80 ans.
Le reste du classement est assez évident. J'ai énuméré de façon arbitraire les pays qui m'ont le plus intéressé, mais le classement complet peut être vu ici. Alors, comment se fait-il que le pays se vantant d’être le meilleur en matière de santé n'est pas numéro un? Où est « l'exceptionnalisme américain? » dont on aime tant parler ?
À bien des égards, ces raisons sont le résultat d'un capitalisme débridé où le profit à tout prix reste roi. La qualité de certains de nos hôpitaux peut être au « top » mondial, mais cela ne suffit pas à tirer notre nation tout entière vers une meilleure santé; nous avons encore du pain sur la planche avant d'y arriver !
mercredi, octobre 21, 2015
Ma solution aux problèmes d'immigration US ...
La nuit dernière, j'ai regardé « Frontline », une de mes émissions télévisées préférées, sur l'immigration. Après m’être forcé à tout regarder, j’étais profondément déçu par sa structure, son approches, son manque d'idées constructives et l'absence de conclusion. Ce qui suit est ma réaction:
D'abord, les « clandestins » sont des gens qui ont enfreint la loi. En conséquence, ils doivent être sanctionnés ; je ne vois pas pourquoi il faudrait compatir avec eux. Bien sûr, avant de faire quoi que ce soit, il faut d'abord stopper la « fuite. »
Les visiteurs avec visas de travail ou de tourisme doivent être suivis pour vérifier qu'ils quittent bien le pays dans les délais impartis ; nous avons des ordinateurs pour ça, d'accord ? S'ils se font pincer, ils perdent à jamais le droit de retourner aux États-Unis.
Les clandestins de « fraîche date » (moins de 6 mois dans le pays) sont déportés sine die et ne sont plus jamais autorisés à retourner au pays. Bien sûr, chaque clandestin devra être filtré. Tout individu avec un casier judiciaire sera déporté sur place.
Tous les autres peuvent demander un statut permanent à condition qu'ils s'acquitent d'une amende, disons de 10 000 dollars par personne ou plus, pour chaque individu, y compris tous les membres de la famille se trouvant dans le pays. S'il « n'y a que 11 millions » de clandestins, cela amènerait 110 milliards de dollars dans les caisses de l’état. De quoi remettre toute notre infrastructure à neuf !
Ces contrevenants devraient sans doute avoir à prendre des prêts, travailler d'avantage, gagner ainsi leur retour dans la légalité. Les gens en demande comme les ingénieurs, les prestataires de soins de santé, les éducateurs, les chercheurs ou les créateurs d'emplois n'auraient rien à payer et leur statut de résidents permanents serait prioritaire.
Oh, oui, j'avais presque oublié. Pour toute personne entrant aux États-Unis, l'anglais serait la langue officielle et tout nouvel entrant s'engagerait à respecter les coutumes sociales nord-américaines.
Les travailleurs peu ou moins qualifiés auraient toujours visas de travail saisonniers ou à temps défini en fonction de la demande. Enfin, seuls les enfants nés de résidents permanents ou de citoyens obtiendraient la citoyenneté américaine.
D'abord, les « clandestins » sont des gens qui ont enfreint la loi. En conséquence, ils doivent être sanctionnés ; je ne vois pas pourquoi il faudrait compatir avec eux. Bien sûr, avant de faire quoi que ce soit, il faut d'abord stopper la « fuite. »
Les visiteurs avec visas de travail ou de tourisme doivent être suivis pour vérifier qu'ils quittent bien le pays dans les délais impartis ; nous avons des ordinateurs pour ça, d'accord ? S'ils se font pincer, ils perdent à jamais le droit de retourner aux États-Unis.
Les clandestins de « fraîche date » (moins de 6 mois dans le pays) sont déportés sine die et ne sont plus jamais autorisés à retourner au pays. Bien sûr, chaque clandestin devra être filtré. Tout individu avec un casier judiciaire sera déporté sur place.
Tous les autres peuvent demander un statut permanent à condition qu'ils s'acquitent d'une amende, disons de 10 000 dollars par personne ou plus, pour chaque individu, y compris tous les membres de la famille se trouvant dans le pays. S'il « n'y a que 11 millions » de clandestins, cela amènerait 110 milliards de dollars dans les caisses de l’état. De quoi remettre toute notre infrastructure à neuf !
Ces contrevenants devraient sans doute avoir à prendre des prêts, travailler d'avantage, gagner ainsi leur retour dans la légalité. Les gens en demande comme les ingénieurs, les prestataires de soins de santé, les éducateurs, les chercheurs ou les créateurs d'emplois n'auraient rien à payer et leur statut de résidents permanents serait prioritaire.
Oh, oui, j'avais presque oublié. Pour toute personne entrant aux États-Unis, l'anglais serait la langue officielle et tout nouvel entrant s'engagerait à respecter les coutumes sociales nord-américaines.
Les travailleurs peu ou moins qualifiés auraient toujours visas de travail saisonniers ou à temps défini en fonction de la demande. Enfin, seuls les enfants nés de résidents permanents ou de citoyens obtiendraient la citoyenneté américaine.
mardi, octobre 20, 2015
Une vraie « fixation » ...
Récemment, alors que je regardais des vidéos relatant les exploits des premiers skieurs de l’extrême comme Anselme Baud et Patrick Patrick Vallençant, je remarquai leur fixations de skis qui, assez curieusement, étaient en tous points semblables à celles que j'ai utilisés quelques saisons vers la fin des années soixante et le début des années soixante-dix.
Le système consistait en une butée Look Nevada II jumelée avec un pivot Compétition Look, sans aucune plaque de frottement en Téflon ou même juste en plastique sous l'avant du pied. Le frottement était donc roi avec un tel système et la butée choisie n’était pas la bonne pour fonctionner correctement avec sa talonnière rudimentaire.
La retenue parfaite du pied était totalement garantie sans aucun espoir de « dégagement », ce qui n’était pas du reste le but recherché par Baud et Vallençant ! Une butée à double pivot Look Nevada eut été préférable avec ses encoches à l'avant de la semelle de la chaussure. Mais qui suis-je pour dire des choses pareilles quand j'ai skié pendant trois ou quatre saisons, sans me blesser, avec tel système !
Serge Cachat-Rosset, un autre skieur « extrême » utilisait l'ensemble plus moderne Look Nevada II avec des inserts en Téflon et le Pivot N17, mais n'a jamais atteint la notoriété de ses deux principaux concurrents en dépit de quelques premières assez audacieuses à son propre actif.
Ce qui est marrant, cependant, c'est que Serge ait été embauchée par Look à peu près en même temps que moi, et c'est enfin à ce moment que j'ai appris à appairer le fixations de skis correctement !
Le système consistait en une butée Look Nevada II jumelée avec un pivot Compétition Look, sans aucune plaque de frottement en Téflon ou même juste en plastique sous l'avant du pied. Le frottement était donc roi avec un tel système et la butée choisie n’était pas la bonne pour fonctionner correctement avec sa talonnière rudimentaire.
La retenue parfaite du pied était totalement garantie sans aucun espoir de « dégagement », ce qui n’était pas du reste le but recherché par Baud et Vallençant ! Une butée à double pivot Look Nevada eut été préférable avec ses encoches à l'avant de la semelle de la chaussure. Mais qui suis-je pour dire des choses pareilles quand j'ai skié pendant trois ou quatre saisons, sans me blesser, avec tel système !
Serge Cachat-Rosset, un autre skieur « extrême » utilisait l'ensemble plus moderne Look Nevada II avec des inserts en Téflon et le Pivot N17, mais n'a jamais atteint la notoriété de ses deux principaux concurrents en dépit de quelques premières assez audacieuses à son propre actif.
Ce qui est marrant, cependant, c'est que Serge ait été embauchée par Look à peu près en même temps que moi, et c'est enfin à ce moment que j'ai appris à appairer le fixations de skis correctement !
lundi, octobre 19, 2015
Devrait-on « doser » l'extrême ?
Cela fait désormais longtemps que les sports extrêmes ont la vedette. Du ski extrême (Patrick Vallençant et compagnie) au numéros de VTT, au base-jumping ou encore à l'escalade de pointe, la barre continue de monter.
Il ne se passe pas un mois sans qu'un athlète « extrême » d'une quelconque catégorie se tue, victime d'une marge de sécurité rétrécie par les niveaux impressionnants auxquels se hissent les athlètes.
Ce week-end dernier, les projecteurs étaient braqués sur les épreuves de VTT Red Bull à St. George, dans le sud de l'Utah, où l'on nous a régalés avec de belles images et quelques chutes spectaculaires de vététistes d'une témérité de premier ordre.
Je me demande si ces casse-cou pensent parfois à leur famille (parents, compagnons, enfants) avant de se lâcher ? Quelle innovation ce serait, si c’était le cas !
Il ne se passe pas un mois sans qu'un athlète « extrême » d'une quelconque catégorie se tue, victime d'une marge de sécurité rétrécie par les niveaux impressionnants auxquels se hissent les athlètes.
Ce week-end dernier, les projecteurs étaient braqués sur les épreuves de VTT Red Bull à St. George, dans le sud de l'Utah, où l'on nous a régalés avec de belles images et quelques chutes spectaculaires de vététistes d'une témérité de premier ordre.
Je me demande si ces casse-cou pensent parfois à leur famille (parents, compagnons, enfants) avant de se lâcher ? Quelle innovation ce serait, si c’était le cas !
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