vendredi, juillet 31, 2015

La Comédie olympique

Ca y est !Pékin, dans toute sa puissance, son argent et son influence s'est finalement emparé des jeux d'hiver. Après que les vrais « pays de neige » soient tombés comme des mouches au cours du processus de sélection, démontrant ainsi que les Jeux olympiques sont désormais l'apanage des régimes totalitaires.

Est-ce le début de la fin du CIO ? On pourrait l'espérer. Peut-être que le Pape François devrait maintenant intervenir et faire le ménage dans ce système corrompu, ou bien le monde devrait simplement se faire à l’idée que l’idéal de Pierre de Coubertin est bel est bien dépassé ...

jeudi, juillet 30, 2015

Nouvelle marque pour Park City

Hier, avec beaucoup de fanfare, Vail a dévoilé la nouvelle marque marquant la fusion de Park City et de Canyons.

J'ai aimé sa simplicité: C'est juste « Park City », mais je n'aime pas tellement le logo, une autre forme tarabiscotée utilisée auparavant par Canyons et censée représenter la juxtaposition de nombreux canyons, mais qui suggère d'avantage à tout un chacun le symbole de l'infini.
Personnellement, je trouve le résultat décevant et je pense que les responsables ont fait preuve de paresse et de manque d'imagination.

Ne vous y méprenez pas ; le nom « Park City » est absolument parfait, mais le lettrage est bien ordinaire, et le logo ressemble à quelque chose de recyclé. Je ne crois pas qu'il durera longtemps!

mercredi, juillet 29, 2015

Docteur Vélo consulte à domicile!

Il y a quelques années, Troy Michaud a demarré « Flying Sprocket » un service de réparation et d'entretien de vélos à domicile. Voici deux ans que j'utilise ses services à ma plus grande satisfaction et je voulais présenter Troy à mes lecteurs ...

Go11: Troy, qu'est-ce qui t'a amené à Park City ?

Troy Michaud: Je suis de la côte Est ; je travaillais comme technicien dans un magasin de vélo, puis je suis allé faire du ski en Utah et j'ai décidé d'y rester. D'abord à Salt Lake et maintenant à Park City ; sept ans plus tard, j'y suis toujours ...

Go11: Quelle a été ton parcours professionnel ?

Troy Michaud: Je faisais des courses cyclistes, j’étais occupé à « faire des points » un peu partout à l'Est du Mississippi, j’étais titulaire d'une licence semi-professionnelle, je me suis fais plaisir et je suis allé le plus loin possible en combinant un travail à plein temps avec mon activité sportive, mais ça en a valu la peine!

Go11: Comment décrirais-tu ton service à domicile?

Troy Michaud: c'est un service d'entretien et de réparation de vélos chez l'habitant.

Go11: Comment en as-tu eu l'idée?

Troy Michaud: Quand j'habitais encore Salt Lake City, je me demandais toujours « que pourrais-je bien faire, à mon propre compte pour gagner ma vie et rester dans le cyclisme ? » J'avais un peu peur de monter un magasin, de prendre un bail et de subir la nature saisonnière de la vie en montagne, mais en même temps je voulais faire quelque chose d'assez unique. Après avoir vu les services de toilettage de chiens ambulants autour de Park City, je me suis dit pourquoi ne pas faire la même chose pour les vélos à domicile? Et me voici quatre ans plus tard, avec plus de travail que je peux faire ...

Go11: Quels services offre-tu ?

Troy Michaud: Les trois-quart de mon travail sont de l'entretien de de la mise au point. Cela signifie tous les ajustements de changement de vitesses, les réglage de freins, le nettoyage des vélos, la vérification de tous les écrous et boulons. Ensuite, s'il faut des pièces détachées, j'en ai un bon stock dans mon fourgon, comme des chaînes, des câbles, des plaquettes de freins, des pneus et des chambres. Pour les pièces un peu plus spéciales, je peux facilement les avoir sous 24 heures, tout comme la plupart des magasins de sports.

Go11: Es-tu plus cher qu'un magasin de sport ?

Troy Michaud: Mes prix sont assez comparables, peut-être 5 dollars de plus par intervention, mais je reste quand même bien concurrentiel.

Go11: Jusqu'où vas-tu pour faire ton travail ?

Troy Michaud: environ soixante-cinq pour cent de mes clients sont à Park City. Je vais de temps en temps jusqu'à Salt Lake ou ses environs...

Go11: Comment organises-tu ton travail ?

Troy Michaud: D'abord les clients prennent un rendez-vous. Je les rappelle pour bien m'assurer que tous leurs besoins sont couverts et qu'on est tous sur la même longueur d'onde. Je me rends ensuite chez le client à l'heure et au jour convenu et je travaille sur le vélo devant leur maison.

 Go11: Te rends-tu sur les routes ou sur le pistes de VTT ?

Troy Michaud: Pas vraiment, mon service n'est pas tout à fait comme le Touring Club ! Je l'ai fait dans certaines situations où je voulais vraiment dépanner quelqu'un, mais c'est seulement l'exception, pas la règle.

Go11: Quelles sont les points de maintenance les plus négligés par les cyclistes?

Troy Michaud: Tout l'aspect usure et déréglage qui affecte le vélo. Plaquettes de freins, pédalier, chaîne, pinions, plateaux. Bien sûr, garder un vélo très propre est d'une importance capitale ...

Go11: Combien de fois par saison les gens devraient apporter leur vélo pour être révisés?

Troy Michaud: Tout dépend de la fréquence d'utilisation; si tu t'en sert un ou deux jours par semaine, ils est possible de ne faire qu'une révision par saison. Si c'est quatre fois par semaine, avec deux heures à chaque fois, il faudrait au moins le faire deux fois. Si tu en fait plus, il faut faire ça plus fréquemment encore, c'est un peu comme une coupe de cheveux. Les VTT nécessitent un entretien beaucoup plus fréquent que les vélos de route ...

Go11: De ton propre point de vue quels sont les avantages que tu offres à tes clients ?

Troy Michaud: La commodité est de loin le plus grand avantage. Ensuite, il n'y a pas de temps d'arrêt pour ton vélo. Tu n'as pas à l'emmener au magasin; je viens chez toi. Enfin, tous les magasins de sports ont généralement d'excellent techniciens; tu peux avoir un grand niveau de satisfaction avec Paul, mais le jour où tu ramène ton vélo, c'est peut-être Michel qui v'a s'en occuper, et ce dernier vient juste de commencer à bosser sur les vélos. Ce ne sera pas être la même personne qui va revenir sur ton matériel et te faire le même bon travail. Donc, avec moi, tu sais à qui tu as affaire ; c'est toujours la même personne, tout le temps qui va travailler dessus ...

Go11: C'est donc le plus gros avantage?

Troy Michaud: Tout à fait.

Moi ? Apprendre ? A mon âge ?

Pendant des années, je voulais apprendre l'espagnol, mais je n'ai jamais eu la volonté requise pour amener mon rêve à bon port.

Aujourd'hui, je recommence, et cette fois, j’espère que ca va marcher et que je pourrais enfin me débrouiller un peu avec la langue de Cervantes. J'ai découvert un outil remarquable qui s’appelle Duolingo. Il s'agit d'une plate-forme d’étude linguistique gratuite sous forme d'app, avec plate-forme de traduction et de correction.

Ce projet a été lancé à Pittsburgh, par Luis von Ahn à l'Université Carnegie Mellon. Le logiciel est sans publicité, couvre 23 langues, et est disponible sur le Web ou sur une application smart-phone. Essayez-le, vous allez adorer.
Quant à moi, si c'est si bon, je ne vais plus avoir aucune excuse si je n'y arrive pas ! Affaire à suivre …

mardi, juillet 28, 2015

La religion doit-elle tuer ?

À différents époques, certaines religions semblent plus dangereuses que d'autres. En ce moment même ce sont les extrémistes musulmans qui sont en train d'entacher la réputation de l'Islam. Cela dit, les cadres de cette religion semblent peu disposés à condamner ces fous qui disent se réclamer du Coran.

Ceci n’était pas tellement différent quand les colonialistes « convertissaient » les indigènes après avoir envahi leurs pays et les avoir forcés à se soumettre, ou encore lorsque les Croisés allaient chercher les Arabes sur leurs propres terres au Moyen Age.

Par opposition à ces belligérances, les religions ne devraient être qu'amour, compassion et miséricorde, mais c'est un terrain bien trop glissant sur lequel trop de fanatiques religieux continuent de fomenter division, discrimination et racisme.

Enfin, si la religion n'est pas toujours mortelle, elle fait souvent très mal. L'épidémie de la pédophilie au sein de l’église catholique est un triste exemple. De plus la religion prends aussi plaisir à contrôler les esprits, inculquer de grosses doses de culpabilité et de laver le cerveau des enfants!

Peut-être qu'Ennio Montesi, l'athée écrivain italien a suggéré la parfaite solution : « Tuez votre religion avant qu'elle ne vous tue ! »

lundi, juillet 27, 2015

Relier les points ...

Cette semaine, un puissant hélicoptère Kaman K-Max n'a pas cessé de faire des rotation pour transporter pylônes et autre matériaux là où la nouvelle télécabine reliant Park City à Canyons entrera bientôt en service.
Ceci n'est qu’une première étape concrète dans un effort de liaison attendu depuis des décennies entre les différentes stations de ski du nord de l'Utah.

Espérons que lorsque les skieurs vont découvrir toute le plaisir la liberté que pourrons leur procurer plus de 3000 hectares de terrain skiables, ils vont en redemander et d'autres stations de ski suivrons.

Après tout, n'est-il pas vrai, comme le disait Lao Tseu, qu'un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas ?

dimanche, juillet 26, 2015

Ian Ferguson, 1936 - 2015

Ce 14 Juillet dernier, Ian Ferguson, une icône de la branche du ski américain décédait. Ian avait grandi en Nouvelle Angleterre, avait skié pour l'Université du Vermont et avait par la suite enseigné le ski à Stowe, juste à coté.

En 1961, il était devenu représentant pour les skis Head et avait été ensuite promut chef de produit et directeur des ventes pour le pays. En 1969, il s'installait au Colorado pour prendre le poste de directeur des ventes auprès des chaussures de ski Lange. Pendant une courte période, Ian était retourné chez Head avant de devenir représentant pour Ski Magazine en 1974.

J'ai connu Ian quand je suis arrivé aux États-Unis, et j'ai mis des pubs dans son magazine au cours des années 80 et 90 quand je me suis installé dans l'Ouest. Si il y a une chose qui était parfaitement claire chez Ian, c'était sa passion pour le ski. Je me souviens encore d'une journée fort enneigée de Mars, dans le milieu des années 90 quand nous avions skié Jupiter Peak à Park City et que nous avions déjeuné ensemble à la maison.

Plus la neige était profonde, plus la pente était raide, plus son sourire élargissait ! Il a pris sa retraite en 1999 et le 13 octobre 2009 fut la dernière fois que nous avons parlé au téléphone. Adieu l'ami ; je ne peux guère te souhaiter que des champs infinis de neige vierge, là où tu te trouves aujourd'hui !

samedi, juillet 25, 2015

Joyeux Anniversaire Loulou !

Mon pote Loulou Kneubuhler vit à Spokane dans l’état du Washington et souffle aujourd'hui ses 72 chandelles. Il est l'un de ces Français de légende qui, dans les années soixantes, a fait le tour du monde pour prêcher la technique du ski français après les premiers succès de l'équipe de France de ski. C’était le temps du fameux « Christiannia Léger » ou du « pur aval » comme on appelait ça à Chamonix.

Depuis St Jean de Maurienne, en Savoie (une partie des Alpes pas vraiment française), où il a couru avec Jean-Claude Killy quand il était encore écolier, Loulou a débarqué en 1966 à Spout Springs, une petite station de l'Oregon avant de coacher à White Pass, tout près de Yakima, et avant de poser ses valises à Spokane lors de l'hiver 1968-1969.

Entre temps, il a encore trouvé le temps d'explorer l'Australie et « vendre » quelques virage supplémentaires à Mt. Buffalo, pas loin de Melbourne. De retour à Spokane, il a finalement ouvert un atelier de réparation de ski en 1973 et le reste est entré dans les annales de l'histoire. « Loulou de Spokane Ltd » allait devenir ce beau magasin qui stockait les meilleures marques de mode et de matériel.

Bien sûr, Loulou était un de mes clients quand je travaillais encore dans la branche et que je luis vendais toute sortes de « matos. » Je n'oublierai du reste jamais son inventivité, lui qui véhiculait toute sa paperasse et ses catalogues dans une boîte à roulette pendant le ski show de Las Vegas, bien longtemps avant que les bagages à roulettes aient été inventés.

Il y a quelques années, après avoir vendu son magasin, Loulou a encore trouvé le moyen d'ouvrir un musée du ski la où se situait sa première boutique à Spokane. Maintenant vous savez tout ; Loulou a une passion irrépressible pour le ski, et 72 virages parfaits méritent au moins 28 christiannas de plus !

vendredi, juillet 24, 2015

Mountain Town Music

Park City a un programme musical des plus impressionnant, qui pourrait être en fait le plus grand au monde, en tout cas si on devait le calculer par tête d'habitant.

Voyez plutôt : En 2015, notre petite ville de montagne qui compte autour des 25 000 habitants, offre 197 spectacles musicaux à ses habitants et ses visiteurs tout au long de l'année. Le plus important, c'est que tous ces concerts sont gratuits.

Les spectacle offerts sont aussi très diversifiés. Ils vont du concert gratuit hebdomadaire à la station de ski de Deer Valley, qui peut accueillir jusqu'à 4.500 personnes, à d'autres concerts similaires dans les stations voisines, au marché dominical dans la grande rue de Park City, jusqu'au petit bled rural de Peoa, à 20 km du centre ville, parmi les vaches du coin et une cinquantaine d'amateurs de « country music ».

Il y a aussi aussi de la musique de chambre et des solistes en tous genres qui se produisent dans les petits squares pittoresques que compte notre vieille ville. Bien que la plupart des concerts soient donnés en été, ils s’étendent sur tout le reste de l'année ...

Si la musique fait partie de votre quotidien, ne manquez pas de faire l'expérience de l'univers musical de Park City. Après avoir vu la Nouvelle-Orléans et Nashville; vous ne manquerez pas d'être agréablement surpris !

jeudi, juillet 23, 2015

Êtes-vous « Frugeois » ?

Ce soir, en regardant le journal télévisé, je voyais un reportage consacré au tendances futures sur lesquelles se penchent tous nos sociologues et autres experts en marketing.

J'apprenais ainsi ce qu’était un « frugeois ». Eh bien non, il ne s'agit pas d'un natif ou habitant de Fruges dans le Pas-de-Calais, mais plutôt d'un mélange entre un radin (« frugal ») et un individu plutôt chic ou snob (« bourgeois »).

Tout de suite, je peux vous garantir que je n'appartiens pas à cette catégorie de « frugeois ». Je me situe à l’opposé, mais j'ai bien du mal à trouver un nom qui décrirait correctement ma particularité dans ce monde en constante évolution qu'est le nôtre.

Quelqu'un a-t-il une suggestion ?

mercredi, juillet 22, 2015

Après 65 ans, l'enjeu, c'est de tout garder !

Quand nous grandissons et que nous devenons adultes, nous sommes impatients, curieux, preneurs de risques, aventureux et bâtisseurs..

Un peu plus tard, dès que nous avons dépassé la point culminant de nos vies, qui pour moi se trouve quelque part autour des 65 ans, nous commençons tout d'un coup à réaliser qu'il faut désormais sauver les meubles et conserver un maximum de tout ce que nous avons amassé, que ce soit notre forme physique, notre santé mentale, notre plaisir de vivre ou nos richesses matérielles, aussi longtemps que possible.

Soudain, notre but devient de faire durer tout ça au maximum. Une vérité bien difficile à accepter de prime-abord, dure à comprendre, mais extrêmement libératrice une fois que nous la comprenons !

mardi, juillet 21, 2015

Architecture de montagne

Après environ un quart de siècle de conception architecturale tout à fait fonctionnelle, les résidences de Park City sont en train de « rechuter » en territoire inconnu avec le retour du coup de crayon moderne ou « contemporain ».

C'est un peu comme si la forme précédait désormais la fonction au lieu que ce soit l'inverse. Toutes les mauvaises idées du passé sont en train d’être ressuscitées sous le couvert de l'art moderne. Prenez cette nouvelle maison en cours de construction dans notre quartier et observez la façon dont l'extérieur a été conçu :

Son balcon flottant (1) orienté vers l'ouest est totalement exposé aux éléments et pourrait sûrement utiliser un toit ou une espèce d'auvent. Comme la maison est plantée dans une pente nord, les deux parois vitrées (2) plein sud sud, prendront beaucoup trop de soleil en été, sans la moindre protection d'avant-toits, enfin les chevrons qui dépassent du toit (3) sont une idée affreuse qui n'a pas du tout sa place sur une résidence de montagne.

Je n'ai pas vu les plans d'étage, mais si ceux-ci reflètent l'extérieur de la maison, je n'ai aucune envie de les voir. Les voitures continuent de se perfectionner en raison de tous les bons changements progressifs et cumulatifs qui affectent leur conception, mais les maisons personnalisées sont trop souvent victimes des délires ou caprices de certains architectes, absolument déterminés à réinventer la roue et à tout faire pour que leurs réalisations trouvent leur place au musée des horreurs.

Le plus triste dans cette histoire est que je connais l'architecte qui a pondu cette maison. Il est français et c'est le neveu de l'ancien champion de ski Léo Lacroix. Peut-être aussi que rien de cela n'est sa faute si son client a demandé toutes ces particularités quand il a commandé le projet !

lundi, juillet 20, 2015

Quand nos rêves deviennent un peu trop réels !

En début de semaine dernière, je me suis fait opéré. Tout s'est bien passé, à part bien sûr douleur et fatigue qui sont partie intégrante de toutes procédures chirurgicales.

Ce matin, à trois heures, je me suis réveillé sans raisons apparentes, transpirant comme un bœuf, tout comme si j'avais une terrible crise qui soudain me saisissait, combinée à une sensation de douleur assez forte dans un de mes incisions chirurgicales.

Encore à moitié endormi, j'ai instantanément conclus que mon incision était gravement infectée et que j’étais en sérieux danger. Mis à part mon abondante transpiration, je n'avais pas de fièvre apparente, et bien que je sentais une douleur là où j'avais été opéré, elle n'était pas non plus insupportable.

Finalement, je me suis calmé, ma douleur a diminué et je me suis rendormis. J'avais du me faire mal à la cicatrice en me retournant trop brusquement dans le lit, et mon esprit s'est immédiatement emballé à 100 km/h pour concocter cette histoire invraisemblable qui m'a foutu une trouille d'enfer avant de me réveiller dans tous mes états.

Hollywood avait envahit ma tête!

dimanche, juillet 19, 2015

Aimer le conservatisme, c'est haïr le changement

D'une manière générale, la nature humaine n’apprécie pas trop le changement et je dois admettre que le plus souvent, elle le déteste. Pourtant, tout ce qui nous entoure est constamment en train de se transformer. Nous vieillissons, nous évoluons, nous inventons, démolissons, construisons et aujourd'hui n'est jamais plus comme hier et ne sera certainement pas comme demain.

Au milieu de tout cela, certains se débrouillent beaucoup mieux que d'autres. Ils se laissent emporter par la vague, ne résistent jamais trop, restent flexibles, ne se raccrochent pas à un passé éphémère et au bout du compte sont tous ces gens que nous connaissons tous, agiles, adaptables, qui gardent leurs grands yeux bien ouverts et que nous finissons toujours par envier.

Cela laisse les conservateurs endurcis, ceux qui ne peuvent guère supporter tous ces changements excessifs qui les triturent au quotidien. Pensez bien à cela la prochaine fois que vous entendrez une voix conservatrice ou que vous verrez des idées progressistes bloquées sans raison valide.
Le conservatisme est le frein. Le changement est l'accélérateur. Je préfère ce dernier et compte toujours œuvrer dans sa direction en restant le plus adaptable possible jusqu'au bout ...

samedi, juillet 18, 2015

France, ventilateurs et canicule ...

Ma région d'origine, la vallée de Morzine, vient de subir une sévère vague de chaleur et a dû composer avec des températures tournant entre 30 et 35 degrés. Avec un bon pourcentage d'humidité, cela n'a pas été des plus agréables pour la population et chaque fois que j'avais l'occasion de parler à ma famille ou à des amis, je leur demandais : « Utilisez-vous des ventilateurs pour vous rafraîchir un peu ? »

Ils répondaient généralement par la négative, en disant que les magasins devaient être tous « hors-vente » (je doute qu'ils aient vérifié si c’était vraiment le cas) et que l'été dernier a été tellement pourrit et froid que rien qu'à cause de ça, un tel achat ne serait guère justifié pour avoir un ventilateur sous la main « juste au cas où ! »

De là, je peux tirer un parallèle intéressant entre mon patelin d'origine et Park City ; en arrivant en Utah, il y a trente ans, chacun s'accordait à dire qu'on avait pas du tout besoin de « clim » dans un coin si haut et si frais … En dépit de tout ça, en 2009, nous avons finalement installé cette sacrée clim lorsque nous avons rénové le chauffage dans notre maison précédente, et bien que nous n'avons guère utilisé la climatisation qu'entre une et deux semaines par saison, tous les jours où elle tournait représentait un moment de grand bonheur par rapport au petit montant supplémentaire investit.

C'est pourquoi la clim était devenue une priorité quand nous avons construit notre maison actuelle, et nous ne pourrions plus imaginer la vie sans elle. Donc, la morale de toute cette histoire est très simple. Si vous vivez dans les Alpes françaises, allez vite vous d'acheter quelques ventilateurs (j'ai vérifié en ligne et j'en ai trouvé plein entre 35 et 50 euros) et mettez les de côté pour la prochaine vague de chaleur !

vendredi, juillet 17, 2015

L'accord nucléaire iranien

Je ne pense pas que ce traité soit aussi mauvais que Benjamin Netanyahu ou les républicains du congres américains s'accordent à dire.

C'est accord est-il parfait ? Pas du tout, surtout compte-tenu du fait que beaucoup trop de dentifrice est déjà sorti du tube et ne peut plus etre remis dedans, que les Israéliens sont assis sur le plus gros arsenal d'armes de destruction massive (ADM) dans la région avec plus de 200 ogives nucléaires à leur disposition.

De leur coté, les Iraniens sont une bande de fanatiques, trempés dans la théocratie, tout comme leurs ennemis sionistes, d'ailleurs. Pourtant, les membres du parti républicains sont parfaitement incapables de proposer une bonne alternative à cet accord, à l'exception d'un intervention militaire massive - une option également favorisée par Bibi.

Que faire alors, face à tous ces obstacles? À mon avis, ne pas laisser les Iraniens opérer la moindre infraction par rapport à l'accord négocié, et si c’était le cas, les punir extrêmement sévèrement pour chacun de leur plus petits écart. Si nous sommes capables de faire cela, les mollahs et autres fanatiques responsables vont se mettre à faire attention et éviter ce genre de petits jeux.

Nous devons bien réaliser que nous avons affaire à des individus auxquels il n'est pas possible de faire confiance et des fanatiques religieux des deux côtés du conflit ; il convient alors de bien maintenir ces chiens enragés à une distance sécuritaire.

Ceci dit, je ne peux pas m’empêcher de penser que Dieu devait être complètement saoul le jour où il a inventé les religions !

jeudi, juillet 16, 2015

« Chamois » à la sauce américaine

Il y a juste vingt ans, pour la première fois, je montait jusqu'à Emerald Lake, un lac situé à mi-chemin du sommet de Mt. Timpanogos, une montagne emblématique du nord de l'Utah. Je l'ai depuis gravie de nombreuses fois.

Ce jour de Juillet, j’étais accompagné par Yannick Chauplannaz, un jeune morzinois de 18 ans, qui était venu passer un mois chez nous. C'est lui, du reste, qui avait prit la photo.

Il avait été fortement impressionné par notre version américaine du « Chamois » que sont ces chèvres toutes blanches des montagnes Rocheuses (oreamnos americanus).

Une dizaine de ces animaux avaient été réintroduits dans l'Utah en 1967, en provenance du massif des Cascades dans l’état du Washington. En 1981, le troupeau avait atteint 60 têtes. Combien il y en a-t-il aujourd'hui? Je n'en ai absolument aucune idée, et du reste, quand on aime, on ne compte pas!

mercredi, juillet 15, 2015

On fera pas de bruit !

C'est exactement ce à quoi nous nous attendions quand nos voisines se sont mariées dimanche dernier. Elles avaient glissé une note dans la boîte aux lettres de tous leurs voisins pour annoncer cette célébration imminente.

Nous avions de la compagnie ce soir là pour dîner sur notre terrasse, et nous avons été abreuvés de musique et de bruit pendant tout le repas. C’était très fort, mais que voulez-vous, les gens en général ne se marient qu'une fois, n'est ce pas ? surtout quand ces deux dames étaient déjà septuagénaires !

Vers 22 heures nos hôtes nous ont quittés et nous sommes allés nous coucher tandis que la musique continuait à fond en dépit de la réglementation municipale stipulant que, cette heures passée, les choses doivent se calmer.

Eh bien non, le chahut a duré jusque vers minuit, et alors que nous devions entendre d'horribles interprétations du « Piano Man » et de « My Girl » le silence tombait finalement comme une guillotine. Quelqu'un avait probablement appelé les flics!

mardi, juillet 14, 2015

Quand nos objectifs à long terme gèrent nos peurs

La nuit dernière, j’étais encore éveillé dans mon lit, et il m'est venu à l'esprit que deux de mes types de craintes sont gérées mentalement par mes objectifs à long terme ; ce que je veux dire sont ces objectifs que je suis fixé d'ici à ce que je traverse l'ultime « ligne d'arrivée » de fin de vie.

D'abord, il y a cette absence totale de peur que je ressens quand mon subconscient me dit que ce que je veux entreprendre est faisable sans que j'ai trop à me soucier du résultat.

Ensuite, il y a le genre de peur vitale qui est la pour me préserver d'un vrai danger et qui me force, soit à faire très attention, soit à renoncer purement et simplement à un projet trop risqué.

Bon, la troisième catégorie de peur qui me concerne et que je ne suis pas bien capable de maîtriser, est de nature sociale, mais comme celle-ci est tout- à-fait irrationnelle et n'a rien à voir avec mes objectifs, je ne vais pas m'en préoccuper !

lundi, juillet 13, 2015

Quand rétrécir est un avantage !

La dernière fois que je suis allé chez le docteur, j'ai découvert que je ne mesurais plus que 1,75 mètre au lieu du 1,77 mètre que j'accusais auparavant. J'ai donc rétrécis comme on me l'avait si justement prédit. D’emblée, je vois deux avantages à ce rétrécissement massif :
  1. J'aurai plus de place quand je vais voyager en avion. 
  2. Quand je skierai, la neige sera relativement beaucoup plus profonde ! 
Si jamais vous pensez à d'autres avantages, s'il vous plaît, partagez-les …

dimanche, juillet 12, 2015

Le ski, sport télévisé ?

Hier, je tombait sur une colonne de Ski Racing Magazine dans laquelle l’éditeur en chef se lamentait en particulier sur la baisses des audiences télévisuelles des courses de ski.

Au fil des ans, afin de générer beaucoup d'argent, les sports professionnels sont devenus des spectacles. Ce faisant, ils sont devenus une forme de divertissement consommable qui doit maintenant se bagarrer pour rivaliser avec tous les autres sports afin de maintenir l'attention du public.

Pour y parvenir et conserver leur part de marché auprès des téléspectateurs, le spectacle doit être beaucoup plus élaboré, plus extrême et tous les moyens pourraient sembler bon si le résultat peut faire recette. Dans de nombreux cas, comme dans le cyclisme, il existe une ligne assez floue entre la diététique et de la dépendance chimique pour soutenir une demande croissante de performances surhumaines.

Il suffit du reste de regarder un ce qui se passe autour de nous. Les vidéos sur YouTube ou Facebook constituent une surenchère remplie de canulars, de films truqués dans lesquels on ne sait plus ce qui est vrai ou pas. La foule est désensibilisée par rapport aux exploits d'hier, il convient donc d'augmenter la dose !

Sauf si vous avez été élevé dans le milieu du ski des années soixante ou soixante-dix, vous ne trouverez rien de trop excitant en suivant Marcel Hirscher en train de dévaler une manche de slalom. La conclusion est autant simple que douloureuse. La FIS doit décider si elle veut offrir du spectacle avec ses produits et entrer dans le domaine du divertissement et du fric qui sont désormais l'apanage des sports professionnels.

Nous sommes tous garantis que cela ne sera pas beau, mais l'alternative est pour la FIS de continuer de se ratatiner et à terme, de disparaître.

samedi, juillet 11, 2015

Ce que cachent une marque et un logo ...

En 1996, la station de Park City était rebaptisée « Park City Mountain Resort » (PCMR) et recevait un nouveau logo pour marquer l'occasion. Je n'ai jamais aimé le choix des lettres utilisées pour la nouvelle marque, ni le sigle qui l'accompagnait et me rappelait une vulgaire crotte de chien.
Aujourd'hui, je viens d'apprendre que les deux massifs désormais fusionnés, PCMR et Canyons, vont s'appeler « Park City Mountain » et - je ne peux que l'espérer - devrait peut être voir l’éjection de cette petit pile de caca vers le tas d'ordures le plus proche. Me vœux seront-ils enfin exaucés ?

Pour le savoir, il va falloir que j'attende jusqu'au 29 Juillet quand la grande nouvelle sera enfin annoncée !

vendredi, juillet 10, 2015

Il y a 40 ans au Plateau Rosa ...

En Juillet 1975, certains skieurs allaient déjà plus vite que d'autres sur le Plateau Rosa, au-dessus de Cervinia, le versant italien du Cervin, pendant les épreuves de vitesse à ski du « Kilometro lanciato » ou Kilomètre Lancé.

Pino Meynet, le Valdotain du coin avait remporté la course, en battant un nouveau record de 194,384 kilomètres à l'heure, à un poil d'avance sur l'americain Steve McKinney et juste en dessous de la barre mythique des 200 km/h.

Quatre décennies plus tard, un autre Italien, Simone Origone, allait pulvériser ce vieux record en l'amenant à 252,632 km/h ! À l’époque, je travaillais pour les fixations Look et j’étais là pour m'occuper des coureurs équipés de notre produit. Une mission absolument idéale ! Ma future femme était m'accompagnait, ainsi que Joël et Jane Gros de Vail au Colorado.

Nous prenions tous au bon bain de soleil et en essayant de suivre du regard ces casse-cous en train de dévaler le glacier à grande vitesse et en ayant l'air très confiant dans notre avenir. Je pense que nous étions dans le vrai !

jeudi, juillet 09, 2015

Souvent, ça aide de porter une cravate !

J'ai vu venir le coup. Depuis que M. Tsipras a présidé à la victoire de Syriza en Janvier dernier, je n'ai jamais cet homme porter une cravate un seul instant.
D'accord, je n'en porte plus souvent ces jours, mais quand je travaillais dans la vente et que j'essayais de décrocher un gros contrat, je ne prendrais aucun risque et j'avais toujours tendance à me mettre sur mon trente-et-un plutôt que de m'habiller « relax » quand je rencontrais un client dans des circonstances spéciales ou chaque fois que je devais devoir demander de l'argent à mon banquier.

Les chances étaient que mon interlocuteur allait être très bien habillé, lui aussi. En laissant sa cravate au vestiaire, Tsipras a tout simplement dit aux gens à qui il demandait des sous ou un allégement de sa dette : « je ne vous respecte pas, je suis mieux que vous ... »

En bref, si ce choix délibéré de tenue vestimentaire n'a pas directement coulé le navire grec, il n'aura pas contribué à le maintenir à flot.

mercredi, juillet 08, 2015

... Et vous pensiez que j’étais Français !

Je suis en fait un « Savoisien », mais on connais mieux ça en tant que « savoyard », et suis né sur la rive sud du lac Léman vers le milieu du 20ème siècle.

Ce qui que nous connaissons aujourd'hui en tant que « Savoie », fut annexée par les Français en 1860, seulement 30 ans après qu'ils aient eu fait la même chose avec l'Algérie. Cette annexion fut le résultat d'un plébiscite truqué dans laquelle il n'y avait pas d'isoloir et seuls les bulletins « Oui » était à disposition des électeurs car il n'y avait pas un seul « Non » qu'ils auraient put glisser dans l'urne.

L'occupation française battait son plein pendant le vote et tout récalcitrant était jeté en prison sur le champ. C'est ainsi que si ce plébiscite avait été conduit dans le respect de la loi, j'aurai toujours été « savoyard » et pas du tout français.

Aujourd'hui, il reste encore un mouvement indépendantiste en faveur d'une Savoie autonome alors que le reste du monde se précipite à fond dans la mondialisation. Eh bien voilà ; pour le moment, je reste un vrai « savoyard américain », mais je suis le seul à le savoir !

mardi, juillet 07, 2015

Bon sens et théorie économique

Alors que la crise grecque réussit à bouleverser l'économie mondiale, les experts en la matière nous disent à quel point certains gouvernements (qui sont fiscalement responsables) sont en train de torturer les grecs et tirer leur pays dans l’abîme.

Je ne suis pas très sophistiqué, mais j'ai toujours géré notre budget ménager en recourant parfois à l'austérité, en investissant à l'occasion et en faisant aussi quelques erreurs de parcours, mais dans l'ensemble notre style de gestion a quand même bien fonctionne pendant un quarantaine d’années ...

Notre approche était assez saine, notre comportement est resté cohérent et notre culture économique (radinerie ?) s'est avéré être particulièrement productive. Je souhaite tout simplement que le Grecs changent la leurs pour la nôtre ...

lundi, juillet 06, 2015

Et si la Grèce était vendu et privatisée ?

Ce ne serait peut-être pas une si bonne idée, parce que cela coûterait bien trop cher et le rendement resterait probablement négatif.

Eh ! Attendez, j'ai une bien meilleure idée. Il suffirait de vendre cette civilisation et ce pays antique à la Chine. Après tout, ce pays émergeant a suffisamment d'argent pour racheter toute la dette grecque et pourrait utiliser une tête de pont européenne.

La Chine est également familière avec les civilisations établies de depuis la nuit des temps, l'histoire d'un pays en dents de scie pimenté avec une bonne dose de tyrannie, une vue unique sur la démocratie, et personne ne serait mieux qualifié que les chinois pour enfin mettre les grecs au boulot !

En obtenant ainsi une base en Europe, ils pourraient s'en servir pour mieux pénétrer le Moyen-Orient et l'Afrique ce qui faciliterait énormément leur commerce d'armes et leur espionnage industriel. Cela éviterait aussi aux grecs les coûts et tout le travail de réimprimer des Drachmes et les pensions des vieux pourraient aussi bien être versées en Yuan Renminbi.

Mais qu'est-ce qu'on attend ?

dimanche, juillet 05, 2015

Fête de quartier sympa

Le lendemain de notre fête nationale constituait un très bon choix pour continuer les festivités et organiser notre fête de quartier.

Avec autant de ménages qui sont partis et qui viennent juste d’être remplacés, c’était l’occasion parfaite pour rencontrer tous les nouveaux venus, faire connaissance avec leur nombreux cabots, essayer de se rappeler du nom de chacun et de bavarder jusqu'à la tombée de la nuit.

Nous sommes ravis de nous être installés dans un quartier aussi sympathique !

samedi, juillet 04, 2015

Un jour de plus, un anniversaire de plus !

Depuis que nous avons vécu de ce coté de l'atlantique, c'est la 39e fois que nous célébrons la fête de indépendance américaine ...
Ici, à Park City, nos comptes sont un petit peu différents car alors que mon épouse fête son 31e Quatre Juillet sur place, je n'en suis encore qu'au numéro 30.

Je suis toujours un peu à la traîne ; allez donc savoir pourquoi ? En attendant, joyeux anniversaire, Amérique !

vendredi, juillet 03, 2015

Fin de vague de chaleur ?

On n'aura jamais vu une fin Juin aussi torride que celle-ci et finalement l'enfer s'essouffle après plus de deux semaines d’activité. Est-ce un signe du réchauffement de la planète en régime « turbo » ou d'une bizarrerie extrême de la nature ?

J'aurai tendance à dire que c'est plutôt l'influence humaine que le hasard, mais je n'en suis pas tout à fait sûr. Cela pourrait bien être un signe avant-coureur que notre climat montagnard d'ordinaire si frais est en train de se transformer en rôtissoire, mais pour le moment, j’apprécie ce répit et je me sens tout soulagé. 
Je vais enfin pouvoir garder la tête froide !

jeudi, juillet 02, 2015

Ciao, Crédit Agricole ...

Il y a plus de deux semaines, je piquais ma crise quand ma banque française ne voulait pas me rendre les quelques euros qui étaient encore coincés à sa succursale de Morzine.

Mes réclamations à répétition sont finalement montées jusqu'à la direction générale de l’établissement et il a fallu 10 jours supplémentaires pour le subordonné immédiat du grand directeur se manifeste, propose une solution et présente ses excuses pour le service minable rendu par sa banque auprès de ses clients.

À un jour près, c’était trop tard ; j'en avais assez et je venais d’émettre un chèque en euros qui était encore attaché à mon bon vieux carnet de chèques français et venais juste de le déposer auprès de ma banque, à Park City. Aujourd'hui, quand je suis allé en ligne pour vérifier le solde restant sur mon compte, j'ai vu que le montant en question venait d'être débité et qu'il ne restait plus grand chose.

Dans le même temps, Pierre Fort, le bras droit de Jean-Yves Barnavon, le PDG, avait quand même trouvé une autre excuse pour le mauvais service rendu à ses clients par le Crédit Agricole des Savoies, en écrivant dans un courriel: « Sans que cela constitue une excuse, nos collaborateurs doivent respecter des procédure contraignantes lorsque des demandes de virements à distance sont demandées par les clients, a fortiori lorsque c'est en lien avec les USA. Cela explique en partie les délais. »

Bien que j'aimerai donner le bénéfice du doute à M. Fort, je trouve cette excuse bien vaseuse et reste sur mon impression que son personnel morzinois est une bande de bureaucrates bien trop paresseux et dogmatiques, qui je l'espère pour la banque, sont tous en voie d'extinction ... "Arvi, Crédit Agricole!"

mercredi, juillet 01, 2015

L'expérience est-elle la somme de nos peines?

Je crois profondément que nos expériences les plus profondes sont toujours le produit d'échecs, d'erreurs et de situations douloureuses.

Certes, il y a des moments agréables dans la vie comme l'amour, la victoire, le succès et tout autres plaisir qui restent merveilleux, mais à mon avis ceux-ci ont du mal à faire une empreinte durable sur l'expérience globale qu'un individu accumule.

Est-ce à dire que ceux qui ont une vie empreinte de facilité ne peuvent guère prétendre à acquérir une expérience qui se mesure à celle de ceux qui ont, en quelque sorte, « payé le prix fort » pour arriver là ? J'aurai tendance à répondre par l'affirmative.

Qu'en pensez-vous ?