Affichage des articles dont le libellé est surpopulation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est surpopulation. Afficher tous les articles

mardi, novembre 15, 2022

Huit milliards, cela veut dire quoi ?

On nous a annoncé aujourd’hui que nous avions dépassé la barre des 8 milliards d'humains sur terre. L'année prochaine, l'Inde devrait dépasser la Chine en tant que pays le plus peuplé. 

Selon l'ONU, une grande partie de la croissance démographique attendue d'ici à 2050 proviendra de seulement huit pays - et la moitié d'entre eux se trouvent en Afrique subsaharienne, tandis que le reste se trouve en Asie. 

Andrea Wojnar, représentante de l'Inde pour le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), dit que ces huit milliards d'habitants sur la planète est aujourd'hui un grand succès. Ce grand chiffre semble l’enthousiasmer (pas moi!) et elle déclare que la majorité de la croissance démographique mondiale est concentrée dans les pays les plus pauvres avec des taux d'émissions nettement inférieurs aux nôtres. 

Ce ne sont pas eux qui créent tous ces gaz à effet de serre. Ça, nous le savions, mais ils en créeront certainement dès qu’il en auront les moyens, boiront l'eau et mangeront la nourriture que la planète ne saura pas leur fournir. 

Pour aggraver les choses, puisque l'Occident n'est pas prêt à payer pour améliorer l'éducation de ces pays gros-producteurs de bébés, devinez où les 4 milliards d'Africains prévus pour la fin du siècle seront obligés de migrer ?

jeudi, septembre 29, 2022

Déclin démographique? Soyons sérieux!

La surpopulation a toujours été ma crainte dominante, sauf peut-être quelque peu eclipsée aujourd’hui avec les 7 000 ogives nucléaires avec lesquelles Poutine menace le monde. 

 Cela dit, cet été, James Pomeroy, un jeune économiste britannique, a affirmé que les 8 milliards de personnes qui vont se trouver sur terre d'ici au 15 novembre, tomberont à 4 milliards en 2100 au lieu des plus de 10 milliards et demi prévus par les Nations Unies. 

Son affirmation est basée sur un taux de natalité en forte baisse (ce qui dans certains pays est une tendance indéniable) plus une population vieillissante, qui ferait croiser la courbe des naissances et la courbe des décès entre les années 2080 et 2090. 

Cela amènerait ainsi la population mondiale à la fin du siècle vers les 4 milliards plutôt que les 10,5 auxquels je m’attends toujours. 

Cette baisse de la fécondité s’expliquerait par de nombreux facteurs comme l’âge moyen de grossesse retardé dans les sociétés où les femmes entrent plus tardivement sur le marché du travail, mais aussi des loyers trop élevés dans la plupart des pays riches où les familles nombreuses sont en baisse considérable. 

Cela peut sembler rassurant, mais je ne pense pas que mon petit-fils, s'il vit jusqu'à 92 ans, le verra. À moins, bien sûr, que Poutine décide de jouer à l’apprenti sorcier avec son arsenal atomique (si celui-ci est en état de marche), et force les États-Unis à réagir en conséquence, ce que Pomeroy n'a pas pensé à inclure dans ses raisons d'un déclin démographique drastique. 

Adhérez-vous également à sa théorie magique qui sortira soudainement de nulle part et guérira la planète ?

 

lundi, août 08, 2022

Les « textuels » de la Bible sont-ils prêts à détruire la terre ?

Ceux qui prennent à la lettre tout ce qui est écrit dans la Bible, sont souvent les pires individus face à des problèmes comme la surpopulation et l'environnement, en se basant du récit de la création trouvé dans la Bible, et en particulier dans Genèse 1:28, qui dit : 

« Dieu les bénit en disant : Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre, rendez-vous en maîtres, et dominez les poissons des mers, les oiseaux du ciel et tous les reptiles et les insectes... » 

Pour certains , cette référencer aux sainte écritures religieuses pourrait sembler ridicule, mais dans un pays comme les États-Unis où la religiosité est la plus forte parmi les pays développes, cette précision donne a beaucoup trop de fidèles « carte blanche » pour détruire et tuer tout ce qui se trouve sur le passage. 

Heureusement, la récente encyclique du pape François, Laudato Si, s’attaque à l’interprétation selon laquelle la Genèse accorde aux humains le droit d'exploiter le monde naturel sans aucunes limites. 

Il dit que l'accent doit être mis sur la conservation et la compassion pour tout ce qui vit est agir comme un contrepoint important à la notion de domination et d’exploitation, en précisant qu’il est possible de prendre de la Terre que ce dont nous avons besoin pour subsister, mais que cela doit être fait en préservant celle-ci pour les générations futures. 

Pour moi, le problème semble être que les catholiques américains et leurs homologues évangélistes ne lisent pas les encycliques comme celle-là, mais préfèrent de loin écouter Fox News et d'autres harangues d'extrême dro

 

mercredi, novembre 17, 2021

Bilan décevant à Glasgow

Je suis sûr que tous les participants du COP26 ont apprécié leur beau voyage, les bons plats qui leurs étaient servis et des tas de moments inoubliables. C'est ce qui rend ces conventions mémorables et tous attendent avec impatience la prochaine édition.

Produire des résultats tangibles est une tout autre affaire ! Notre planète est dans une situation catastrophique, mais ne vous attendez pas à ce que les gouvernements qui sont les otages du lobby des énergies fossiles et ne travaillent que pour le court terme, agissent librement et de manière décisive ! 

Nous, Américains, commençons tout juste à réaliser que nous avons un « problème climatique » (sauf nos politiciens de droite, bien sûr). Pour nous, la nation « la plus avancée du monde » avec seulement 5% de sa population, parvenons toujours à afficher la seconde empreinte carbone planétaire, et nous continuons, avec seulement 330 millions d’habitants à dégager deux fois plus de gaz à effet de serre que l'Inde et ses 1,3 milliard d'habitants … 

Nous pensons qu’en mettant quelques panneaux solaires sur nos toits et au moins une Tesla dans le garage, cela contribuera largement à résoudre le problème. Comme d'habitude, nous croyons que nous pouvons nous en sortir sans faire de sacrifice ! Il faudra plus que réduire les gaz à effet de serre pour résoudre notre déclin planétaire. 

Certains scientifiques, comme le Dr David Keith, professeur de physique à Harvard, affirment que même si les pays atteignent tous leurs objectifs de réduction des gaz à effet de serre d'ici à 2050, la terre ne se refroidira pas à cause de tout le CO2 bloqué dans l'atmosphère depuis le début du révolution industrielle. 

Il leur faudra des siècles pour se dissiper lentement, après que les émissions aient été totalement éliminées, et ce, pendant que le niveau des mers continuera de monter. Certaines études montrent également que de nombreux endroits dans le monde ont déjà vu leurs températures augmenter de 2 degrés Celsius ou plus… 

Ces pourparlers de Glasgow ont été consumés par les questions de carbone et d'énergies renouvelables et édulcorés par un sursis du statut du charbon sur l'insistance de l'Inde. De toute évidence, les plus grands pollueurs du monde, qui sont la Chine, l'Inde et les États-Unis, ne sont pas encore disposés et prêts à prendre le taureau par les cornes, à montrer le bon exemple et à prendre les mesures drastiques qui s’imposent. 

Au milieu de cela, Kerry a fait bonne figure, mais reste bloqué par le puissant lobby du pétrole. Cet accord final n'est pas contraignant et il est très peu probable que l’engagement américain soit entériné par le Congrès. 

Cela dit, la hausse des températures planétaires est avant tout un symptôme de la surpopulation. La terre n'a pas été créée pour fonctionner durablement avec près de 8 milliards d'humains aujourd’hui et 11 en fin de siècle. 

Les causes et les effets se produisant rarement en même temps, nous ne savons toujours pas, et n'avons pas encore senti le dommage que 8 milliards d'humains auront causés sur la planète. Je ne parle même pas des 9 ou 10 milliards qui la peupleront entre-temps ! 

Ce qui est gros comme le nez sur le visage dans ces réunions de la COP et dont personne ne souffle mot, est la surpopulation, qui reste un sujet totalement tabou et pas seulement à cause du système capitaliste dans lequel nous vivons. Cette notion va à contre-courant de la croissance quantitative et de l'expansion religieuse. 

Réduire notre empreinte carbone à elle seule ne suffira pas et il semble désormais grand temps de mettre en œuvre des mesures supplémentaires visant à réduire, mieux encore arrêter, ou inverser complètement, une croissance démographique mondiale galopante !

mardi, novembre 16, 2021

Ces choses incroyables que je lis ...

Our World in Data (OWID) est une publication scientifique en ligne qui se concentre sur les grands problèmes mondiaux. Il s'agit d'un projet d'un organisme caritatif anglais fondé par Max Roser, historien social et économiste du développement, et qui tire ses données d'une équipe de recherche basée à l'Université d'Oxford. 

Récemment, je suis tombé sur une étude de cette organisation affirmant que deux siècles de croissance rapide de la population mondiale allaient bientôt prendre fin. Je cite l'article :

Les explosions démographiques sont temporaires. Avant 1700, la population mondiale n'augmentait que très lentement – ​​seulement 0,04 % par an. Cela s'expliquait par une mortalité infantile très élevée contrebalancée par une forte fécondité. 

Une fois que la santé a progressé et que la mortalité a diminué, les choses ont changé rapidement. Au cours des 100 dernières années, la population mondiale a plus que quadruplé. Cette augmentation a amplifié l’impact de l’humanité sur son environnement naturel. 

Trouver de l'espace, de la nourriture et des ressources à une population mondiale en expansion, de manière durable dans un avenir lointain, est et reste un des plus grands défis de notre génération. La croissance démographique reste toujours rapide : chaque année, 140 millions naissent et 58 millions meurent, et 82 millions s’ajoutent à la population mondiale. 

Le graphique ci-dessous suggère également une fin lente de la croissance démographique mondiale. À mesure qu'elle diminue, la courbe représentant la population mondiale n'est plus aussi raide. D'ici la fin du siècle - lorsque la croissance démographique mondiale sera tombée à 0,1% selon les projections de l'ONU, cela devrait aller mieux. 

Pourtant, il est difficile de connaître la dynamique des populations au-delà de 2100 ; cela dépendra d'une baisse du taux de fécondité qui ne dépassera pas 2 enfants par femme, à mesure que le développement augmentera. 

Dans cette projection, la population mondiale serai près des 11 milliards en 2100. 

Je pense qu’il s’agit là d’un paramètre trop isolé. Il ne prend pas en considération le réchauffement climatique (un symptôme de la surpopulation) et ses conséquences en termes de maintien d'une planète vivable au-delà de 2100. 

Il ignore également les tensions sociales planétaires résultant d'iniquités susceptibles de produire des révoltes, des invasions massives et autres. instabilités. Il est basé aussi sur les données et les projections des Nations Unies qui sont sans doute loin d’être correctes. 

C’est une projection tout à fait gratuite, un peu un vœu pieux si vous voulez. Mon sens me dit que tout doit être entrepris pour tout faire pour réduire voire arrêter ou mieux encore inverser la croissance démographique des à présent.