C’est toujours avec un grand intérêt que je passe en revue mes expériences passées, dans l’espoir de découvrir une petite pépite que je n’avais pas su reconnaître ou apprécier au moment où les événements se déroulaient. Le plus souvent, j’en retire une mine d’enseignements révélateurs que je trouve extrêmement bénéfique.
Une tendance particulière a attiré mon attention : mon manque de patience, mon indécision et mon incapacité à rester concentré, des traits qui m’ont caractérisé durant de longues périodes de ma jeunesse et au début de ma vie adulte.En rétrospective j’abandonnais souvent mes plans, mes projets et mes orientations dès que douleur, difficulté ou découragement venaient obscurcir mon jugement.
Mes objectifs étaient pourtant là, mais souvent trop mal définis ; je n’étais pas préparé aux obstacles qui se dressaient entre moi et leur réalisation. Avec le recul, je réalise que j’ai passé beaucoup trop de temps à évoluer dans un univers de doutes, de peurs et souvent de manque de confiance en moi. Je souhaitais avancer, mais je n’avais ni la patience, la détermination ou la confiance nécessaires pour surmonter les inévitables embûches rencontrées en chemin.
Je me suis alors interrogé : qu’est-ce qui me faisait agir ainsi ? Était-ce inné ou acquis ? Étais-je simplement « programmé » ainsi, ou bien mon éducation, mon environnement et mes premières expériences avaient-ils contribué à façonner ces tendances ? J’ai souvent penché pour la seconde explication, sans pour en être totalement convaincu.
Peut-être la réponse est-elle plus complexe qu’il n’y paraît. Il s’agissait peut-être d’une combinaison de tempérament, de circonstances, d’attentes et, surtout, d’un manque d’expérience face à l’adversité. Je soupçonne que l’une de mes plus grandes lacunes était de m’éprendre de la destination sans comprendre la nature du voyage. Je visualisais ce que je souhaitais accomplir, mais je ne mesurais pas la dose de patience, de frustration, de sacrifices et de persévérance qu’il faudrait déployer pour y parvenir.
N’est-ce pas là l’un des pièges dans lesquels nous tombons souvent ? Nous interprétons la difficulté du parcours comme la preuve que nous avons choisi la mauvaise destination. Dès que les choses deviennent inconfortables, nous commençons à remettre en question nos capacités, nos décisions et, parfois, même nos aspirations initiales.
Pourtant, la difficulté n’est pas nécessairement le signe que quelque chose ne va pas. Elle fait parfois simplement partie du « prix à payer » pour atteindre un objectif qui en vaut la peine. Une dernière question mérite d’être posée : avec le temps, l’âge et l’expérience, notre façon de réagir face à des défis similaires évolue-t-elle ?
Si le sujet vous intrigue, découvrez le dans mon prochain blog …

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