samedi, janvier 24, 2026

Six ans de méditation… (Deuxième partie)

Méditer à long terme est également associée à une réduction physique de la taille de l'amygdale, région du cerveau responsable de nos instinct de survie. Cela entraîne une diminution permanente de l'anxiété de base. Au niveau cellulaire, la méditation prolongée semble ralentir le vieillissement de nos cellules. Les télomères sont les extrémités protectrices de nos chromosomes. Des télomères courts sont des marqueurs du vieillissement et des maladies.

À ce sujet, une étude publiée dans la revue médicale Psychoneuroendocrinology a montré que ceux qui méditent depuis longtemps (en moyenne plus de 5 ans) présentent une activité de la télomérase beaucoup plus élevée. Cette enzyme répare les télomères, indiquant ainsi que la méditation quotidienne pourrait ralentir le vieillissement cellulaire et augmenter la longévité. 

De plus, notre cerveau possède un « réseau du mode par défaut » (RMD) qui est actif lorsque nous ne faisons rien de précis, comme de laisser notre esprit vagabonder ou de nous inquiéter du passé ou du futur. Une étude de l'Université de Yale a révélé que chez les méditants expérimentés (plus de 10 ans de pratique), le RMD est transformé de façon permanente. 

L’esprit n’est pas juste calmé pendant la méditation, mais le cerveau trouve un nouvel équilibre où le vagabondage mental est réduit, ce qui conduit à un plus grand bien-être et à une meilleure présence à tout moment. Les résultats les plus remarquables proviennent de l'Université du Wisconsin-Madison, qui a étudié des méditants intensifs (ceux pratiquant de 10 000 à 50 000 heures). 

Ceux-ci ont montré une augmentation massive d'activité des ondes gamma, ces ondes cérébrales à haute fréquence, associées à une concentration maximale, à des états de « flow » et à un état de compassion universel. Fait crucial, ces niveaux élevés persistaient en dehors des séances de méditation, ce qui suggère qu'après 10 ans, l'état de méditation devient un trait permanent de la personnalité. 

Il est clair que plus nous consacrons d'années et de temps à la méditation, plus notre cerveau se transforme positivement. Impressionnant, n'est-ce pas ? Faut-il d'autres arguments pour vous convaincre ?

vendredi, janvier 23, 2026

Six ans de méditation… (Première partie)

Cela fait maintenant plus de six ans que je médite quotidiennement et, d'après ce que j'ai constaté, cette pratique a transformé ma vie et a été la meilleure chose qui me soit arrivée récemment. Cela m'a incité à approfondir mes recherches pour comprendre ce qu’ont révélé les études scientifiques sur ce sujet. 

J'ai découvert que les effets de la méditation sur une période de 5 à 10 ans dépassent les bienfaits temporaires et superficiels accordés à cette pratique et créent des changements structurels et biologiques permanents. 

Comme il est difficile de constituer un groupe témoin qui s'abstiendrait de méditer pendant une décennie, la plupart des recherches sur cette période sont transversales (comparant des méditants « experts » ayant 5 à 10 ans d'expérience aux « novices »). Cependant, les résultats sont remarquablement cohérents d'une étude à l'autre.

Concernant la neuroplasticité structurelle du cerveau, la découverte la plus importante est que la méditation « épaissit » le cerveau dans les zones de l'attention et du traitement sensoriel, tout en « réduisant » les du stress. 

Une étude marquante menée par le Dr Sara Lazar (Harvard/MIT) a révélé que les méditants de longue date (en moyenne 7 à 9 ans de pratique) présentaient une augmentation de l'épaisseur de matière grise dans le cortex préfrontal, la zone responsable de la prise de décision et des fonctions exécutives. 

Plus important encore, Lazar a constaté que les méditants de 50 ans ayant une pratique régulière présentaient la même épaisseur corticale que des non-méditants de 25 ans. La méditation semble compenser l'amincissement naturel du cerveau qui survient avec l'âge. 

Il y a encore beaucoup à dire à ce sujet et je vous en parlerai demain …

jeudi, janvier 22, 2026

Skier en famille ou avec des amis

Chaque fois que je skie en famille ou avec des amis, mon expérience et mes réflexes d'ancien moniteur de ski refont surface. Je « chausse » littéralement les skis de ceux qui skient avec moi, surtout s'ils sont un peu moins expérimentés que moi, ce qui, il me semble continue d’être le cas, en dépit de mes 78 ans.

Je choisis des pistes et des conditions que je juge les mieux adaptées à leur niveau et qui leur permettront de bien s'amuser en toute sécurité. Autant que possible, je reconnais toujours l'itinéraire à l'avance pour m'assurer qu'il est approprié. C'est ma priorité absolue. 

Lors de nos pauses, je leur demande comment ils vont, s'ils ont trop chaud ou trop froid, s'ils sont fatigués ou ont un problème quel qu’il soit, si leur équipement leur convient et si tout va bien. Lorsque je les précède et descends les pistes, je me retourne régulièrement pour vérifier qu'ils me suivent et voir comment ils se comportent. 

Ainsi, mon plaisir personnel se transforme en un plaisir bien plus grand et plus riche, car leur bien-être, leur sécurité et leur appréciation passent avant le mien. C'est le plaisir de partager ma passion, de faire plaisir à ceux que j'aime, la véritable joie de donner !

mercredi, janvier 21, 2026

Survivre le bas d’un cycle ? (Deuxième partie)

Ceux qui mènent des projets à long terme ne peuvent pas rester motivés en permanence. Ils restent tout simplement liés à leur objectif, quand leur enthousiasme se ralenti temporairement. Parfois, il est bon de mettre par écrit la raison de notre engagement et de la relire pendant ces périodes de désenchantement, pour nous rappeler que notre travail reste important même si l'étincelle s'estompe. 

Durant ces moments, il est également utile de diviser la mission en petites étapes plus faciles à réaliser au coup par coup. 

C'est compréhensible, car lorsque nous traversons une période difficile, la vision globale peut nous paniquer et réduire celle-ci en petits éléments nous aide à rester actifs sans nous affoler. 

Cela peut se traduire par de petites actions comme : 

  • « Je vais passer un coup de fil » 
  • « Je vais écrire pendant dix minutes » 
  • « Je vais réparer ce petit truc dans la salle de bains » 

Ces petites victoires faciles permettent de retrouver son élan plutôt que d'attendre que l'inspiration revienne et nous remettrons sur les rails. De plus, n'oublions jamais de renouer avec les personnes qui partagent nos valeurs, car l'isolement amplifie le découragement, tandis que les liens sociaux dissipent tout. Même une courte conversation avec quelqu'un qui sait naviguer les hauts et les bas peut nous remettre sur pied. 

Nous n'avons pas besoin d'un discours d'encouragement, un simple rappel que nous ne portons pas le poids du monde sur nos épaules suffit ! En conclusion, nous devons toujours garder une perspective à long terme, car tout effort significatif, qu'il soit personnel, politique, créatif ou social, traverse des « saisons » comme la croissance, le passage à vide, le doute et, heureusement, le renouveau.

 Une période de baisse est souvent le prélude à une nouvelle prise de conscience ou à une percée, comme le compost qui nourrit la prochaine saison de croissance. Avec du recul, cette baisse n'est qu'une partie de l'histoire, pas la fin. Enfin, parfois, la chose la plus courageuse que nous puissions faire est de faire une pause. Se reposer n'est pas abandonner, c'est simplement prendre soin de la partie de nous-mêmes qui continue d'avancer. 

On ne perd pas son élan en se reposant, on le perd si on ne prend pas le temps de marquer un temps d’arrêt !

mardi, janvier 20, 2026

Survivre le bas d’un cycle ? (Première partie)

Parfois, il est difficile de rester optimiste et motivé, quoi qu'il arrive. Tout est cyclique et quand on se retrouve au bas du cycle, comment reste-t-on confiant sans se décourager ? Je sais qu'il est tout à fait humain de ressentir un passage à vide – ce moment où l'énergie s'évanouit et où l'objectif qui semblait si clair la veille devient soudainement flou.

Cela arrive aux meilleurs d'entre nous sans que nous recherchions cette punition. Nous sommes simplement confrontés au cycle naturel qui touche ceux qui s'investissent totalement et qui se donnent à fond. Alors, comment rester serein face à ces cycles ? 

D'abord, nous devons nous rappeler que le point d’inflexion vers le bas d’un cycle ne veut pas dire que nous sommes sur la mauvaise voie. Cela fait tout simplement partie de notre chemin. Nous devrions considérer ce point bas dans le cycle comme une information, mais pas un verdict, et éviter de penser à des choses du genre « Qu’est ce qui ne va pas avec moi», « Peut-être que je ne suis pas faits pour ça » ou « Pourquoi n'arrivons-nous pas à rester motivés ? » En réalité, ce passage à vide veut tout simplement dire : 

  • « J'ai besoin de repos » 
  • « J'ai besoin de prendre du recul » 
  • « J'ai besoin de renouer avec la raison pour laquelle je fais des efforts » 

Tout cela signifie que nous devons considérer ce passage à vide comme un signal, plutôt qu’un échec. Par-dessus tout, nous devons nous rappeler que si la motivation est cyclique, l'engagement, lui, doit rester constant. Un bon exemple est de voir la relation entre les deux éléments de la façon suivante : La motivation est comme la météo : elle change, parfois de façon spectaculaire. L'engagement est comme le climat : il évolue lentement, au fil de nos intentions. 

Dans le prochain article, nous verrons comment gérer ces passages à vide afin d'en ressortir beaucoup plus forts. Restez donc à l’écoute !

dimanche, janvier 18, 2026

Je déteste Trump, que faire ?

Comme je ne supporte pas Trump et son régime, que puis-je faire pour rendre la situation plus supportable, et mieux encore, que puis-je faire pour lutter efficacement contre ce connard ? Je sais que je ne suis pas le seul à penser comme cela, et il est normal de rechercher à la fois résilience émotionnelle et action efficace quand le leader d’un pays est parfaitement incompétent, cruel, dangereux et en conflit avec mes valeurs. Voici mes pistes pour trancher cette situation. 

Mes approches constructives et concrètes que nous pouvons tous adopter quand nous nous sentons découragés politiquement ou que nous désirons un changement. La première chose à faire est d’améliorer une situation insupportable. Le stress politique est réel et peut nous épuiser si nous ne le prenons pas par les cornes. 

Voici donc des idées qui devraient nous être utiles, à commencer par la protection de notre espace mental en limitant le temps passé à consulter compulsivement les réseaux sociaux sur nos smartphones et à la place privilégier des sources d'information sérieuses. Nous devons également fixer des limites aux conversations politiques qui nous épuisent et nous démoralisent. Il ne s'agit pas d'éviter le sujet, mais simplement de préserver notre capacité d'agir. 

Nous devons aussi veiller à rester en contact avec des personnes qui partagent nos valeurs, car la communauté est un puissant antidote à la frustration politique. Avant tout, concentrons-nous sur ce que nous pouvons changer ou influencer. Ainsi, quand la politique nationale nous semble trop accablante, tournons nous vers le « local » qui offre souvent un impact plus immédiat et reste plus rassurant sur le plan émotionnel. 

Cela dit, je vote à chaque élection et j'encourage les autres à s'inscrire sur les listes électorales et à participer. Je communique également régulièrement avec mes sénateurs et mon représentant au congrès (qui sont des des partisans de Trump, car nous vivons en Utah, un État républicain et fasciste). Je le fais de manière concise, mais aussi suffisamment percutante et originale pour que mon message ne soit pas ignoré. 

Si vous vivez en dehors des Etats-Unis, c'est facile de boycotter tout ce qui est américain depuis Amazon jusqu'à X (ex Tweeter) en passant par Apple, Boeing, Google, Meta, Microsoft, etc. Vous verrez, il y a de quoi faire si vous en avez le courage !

En fin de compte, je ne manque jamais une occasion d'exprimer mon opinion et de dire les choses telles que je les vois. La liberté et la démocratie sont trop importantes pour moi !

samedi, janvier 17, 2026

IA pour diriger le monde ? (Troisième partie)

Vous avez maintenant découvert la plupart des réponses à ma question. Toutes ces réponses sont, pour la plupart, hypothétiques. Cela dit, et malgré ses défauts, je crois toujours qu'une gestion par l'IA serait de loin préférable au style de leadership désastreux de Trump, Poutine ou Netanyahou. De plus, l'IA auto-apprend et, tant qu'elle est programmée pour bien se comporter et respecter une constitution mondiale, il y a de très bonnes raisons de penser qu'elle peut continuer à aller indéfiniment dans la bonne direction. 

Encore une fois, je crois que, compte tenu de l'état lamentable de notre leadership politique, nous devons nous inquiéter de la capacité de l'humanité à se gouverner sagement à une époque d'instabilité climatique, de pressions sur les ressources, de changements technologiques rapides, de polarisation idéologique, de points de vue et de programmes politiques à court terme, de corruption généralisée, et nous demander si un système fondé sur des principes mondiaux partagés pourrait nous aider à éviter des catastrophes auto-infligées. 

C'est une préoccupation urgente, sérieuse et profondément humaine. Si la question est de savoir à quoi ressemblerait une « IA guidée par une éthique mondiale », cela ne sera pas un président robot ni un dictateur numérique. C'est plutôt un système d'exploitation planétaire qui aide l'humanité à faire des choix plus judicieux tout en restant ancrée dans des engagements moraux partagés. 

Imaginez un système qui combine l'intelligence technique avec des garde-fous éthiques issus de cadres mondiaux tels que la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l'homme et les principes de protection climatique. 

Un système qui pourrait être tenu responsable, qu'il s'agisse d'aider à résoudre les problèmes climatiques, les conflits ou les inégalités, et ce, malgré les nombreuses fois où le leadership humain a échoué en raison de préjugés ou d'approches à court terme. 

En conclusion, ma vision de la gestion de la planète par l'IA est une vision de la perfection, mais à bien y réfléchir, il n'y a peut-être rien d'aussi ennuyeux et démotivant que la perfection. Bien sûr, le jour où nous changerons d'avis, nous regretterons vite le bon vieux temps où Trump, Poutine ou Netanyahou n'existaient pas en tant qu'hommes politiques ! Pourrions-nous tous vivre avec ce concept et qui parmi nous est totalement allergique à la perfection ?