dimanche, septembre 13, 2015

Voyage au Pérou - Chivay

Tôt le matin, c'est César, notre guide, qui est venu nous chercher à l'hôtel pour nous emmener à Chivay, notre destination finale pour la journée. Tout d'abord, il nous a fait un speech complet sur les mérites de savoir bien mâcher les feuilles de coca afin de bien lutter contre le mal des montagnes.

Tout son discours sur le sujet a pris au moins une bonne heure. J'ai bien entendu essayé son truc avec peu d'enthousiasme, et comme je suis sceptique, j'ai eu l'effet placebo, donc ça n'a pas marché, comme j'allais du reste bientôt le découvrir.

Ce jour a impliqué beaucoup de montées dans notre minibus, là nous avons atteint une altitude de 4910 mètres. Nous avons vu des vigognes (lamas sauvages) en liberté à sur ces très hauts plateaux, nous nous sommes un peu gelé nos fesses et nous pouvions presque toucher les glaciers tellement nous étions près de ces sommets qui nous entouraient de leurs 6000 mètres.

Nous sommes passés par le village de Yura, la réserve nationale d'Aguada Blanca et avons parcouru la Pampa Cañahuas avant de le rendre sur la petite ville de Chivay. Ce jour-là, nous voyagions avec un groupe de touristes belges extrêmement sympathiques et nous n'avons jamais trouvé le temps long !

Cela nous a fait quelque peu oublier nos symptômes de nausées, de maux de tête et d'essoufflement qui étaient les signes avant-coureurs du mal des montagne. L'hôtel qui nous avait été attribué ce soir-là était l'Anrawa Colca et ma femme et moi furent frappé tous les deux par les premiers symptômes de ce mal des montagnes dont on nous avait tant parlé au cour de la journée.

En rétrospective, nous n'aurions pas du boire d'alcool les nuits précédentes et éviter toute consommation de café. Alors que mon épouse était capable de dormir un peu, je n'y arrivais pas du tout ; mon organisme semblait avoir perdu la capacité naturelle de s'endormir; dès que je commençait à m'assoupir, je devais instinctivement reprendre mon souffle et cela me réveillait ...

Un bel hôtel pourtant, mais une horrible nuit à cause du « soroche », le nom Quichua donné au mal des montagnes.

samedi, septembre 12, 2015

Voyage au Pérou - Arequipa

Notre journée a commencé tôt à 4h du matin quand tous nos réveille-matins réglés la veille, plus un appel téléphonique de la réception de l'hôtel se sont mis à sonner en même temps, nous rappelant ainsi que notre bagage manquant venait de nous etre retourné.

Nous étions très soulagé et descendirent à la réception de l’hôtel pour avaler une tasse de café et bavarder avec César Melendez, le réceptionniste, qui nous a dit qu'il avait appris l'anglais en travaillant pendant 4 saisons à la station de ski de Deer Valley ; que le monde est petit !

Notre voyagiste, Condor Travel est venu nous chercher à l'heure pile et nous a conduits à l'aéroport. Il était 5 heures du matin et bizarrement, la circulation battait son plein car c’était la fermetures des discothèques et des bars après une nuit agitée ...

Notre vol pour Arequipa, au sud de Lima, était avec la compagnie aérienne LAN que nous prenions pour la toute première fois. La ville d'Arequipa, fondée en 1540 compte environ 1 million d'habitants et se dresse en plein milieu du désert d'Atacama, le plus grand sur le continent, et le plus aride des déserts non polaires dans le monde.

La ville se situe juste en dessous de trois volcans qui sont à environ 6000 m. d'altitude. Là, nous avons visité la Ciudad Blanca (Ville Blanche, au centre-ville) qui est presque totalement construite en sillar, une pierre volcanique poreuse blanche, qui donne ainsi son nom à ce quartier de la ville.

Nous avons visité la place principale et ses bâtiments coloniaux, l'église des Jésuites avec son mélange d'art baroque et art churrigueresque baroque espagnol du XVIIe siècle, avec les fresques très colorées du dôme de San Ignacio, connu comme la Chapelle Sixtine d'Amérique.

Nous avons également visité le couvent de Santa Catalina, qui est d'avantage une citadelle du XVIe siècle qu'un couvent cloîtré. Le soir, nous avons eu un merveilleux dîner au Zig-Zag, un restaurant local, tenu par un chef suisse de Neuchâtel. Le cadre et le menu étaient sublimes.

L’hôtel où nous étions, le San Agustin Posada del Monasterio, était pittoresque mais très bruyant ; il se trouvait au beau milieu des des boîtes de nuit du coin et nous étions un samedi soir. J'ai pu dormir à peu près correctement, mais mon épouse n'a pas eu cette chance. Dommage que nous n'ayons plus vingt-ans, sinon nous serions partis danser jusqu'aux aurores !

vendredi, septembre 11, 2015

Voyage au Pérou - Lima

Nous avons passé la matinée à faire toutes les petites corvées nécessaires, comme changer de l'argent, acheter une carte SIM et un abonnement au système de téléphonie mobile locale tout en cherchant à nous orienter autour de l'hôtel.

Un des avantage de ce voyage, à l'exception d'arriver autour de minuit, aura été la quasi absence de décalage horaire. Juste une heure de différence avec la maison! Le quartier de Miraflores semble être le meilleur quartier de cette ville de 10 millions d'habitants qu'est Lima ; sa situation en bordure de la côte Pacifique en fait un coin des plus agréables.

L'après-midi, il était temps de suivre notre première visite guidée. Nous n'étions que nous deux avec notre guide, et avons visité les quartiers coloniaux de Lima, fait le tour de la place principale où se trouve le palais présidentiel et en avons profité pour visiter la cathédrale, le Palais de l’archevêché et la mairie, tous situés dans cette même zone.

Tous ces bâtiments historiques n'ont en quelque sorte jamais été totalement détruits par les multiples tremblements de terre qu'a subit la ville au cours des siècles. Comme le catholicisme a joué un rôle tres important dans l'imposition de cette culture coloniale espagnole, nous avons visité l'église de Saint-Domingue et son monastère, un joyau du XVIIe siècle, classés au patrimoine culturel de l'Unesco.

En route, nous avons vu des scènes assez singulières, comme des gens expulsés de leurs appartements, avec tous leurs biens jetés à la rue, nous avons aussi traversé certains quartiers populaires, spécialisée dans des activités bien précises comme par exemple les matériaux de construction.

Nous avons conclu notre journée en visitant le Musée Larco, une collection privée qui recèle un nombre impressionnant de trésors du Vieux-Pérou, et permet aux visiteurs de mieux comprendre et d'apprécier plus de cinq mille ans d'histoire ancienne grâce aux 45.000 pièces qui y sont exposées.

La nuit, fatigués et affamés, nous sommes retournés en bordure de l'océan pour y rejoindre les foules le week-end et dîner au bord du Pacifique ...

jeudi, septembre 10, 2015

Premier voyage en Amérique du Sud …

Bien que j'en avais envie depuis fort longtemps, je n’étais jamais allé sur ce continent. En partant, j’éprouvais une certaine anxiété bien normale, mais j’étais également très enthousiasmé en vu de ce voyage planifié depuis Juillet.

Nous sommes partis de Salt Lake City vers Lima via Houston et, fidèle à sa réputation (en tout cas en ce qui me concerne), la compagnie United Airlines a réussi à perdre un de nos sacs pendant le transfert au Texas. Cela validait donc bien mon appréhension !

En nous rendant de l'aéroport à l'hôtel, dans le quartier de Miraflores, la ville offrait des aspects assez inquiétants et cela nous rappelait à juste titre que nous étions dans un pays en voie développement, pas un petit paradis comme Park City.

La différence est bien sûr frappante ; le Pérou est deux fois plus grand que la France soit la même taille que le Tchad, le Niger ou l'Afrique du Sud, a un PIB par habitant d'environ 12 000 dollars, tout comme la Jordanie ou la Tunisie, et compte 30 millions d'habitants, dont 10 vivent à Lima, sa capitale.

mercredi, septembre 09, 2015

Peut-on gaspiller l'eau ?

Dans l'Ouest Américain, l'eau est très rare et pourtant, il est prévu que la population de l'Utah (et celle de Park City) devrait doubler au cours des deux prochaines décennies. En dépit de cela, l'eau est gaspillée jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Maintenir les pelouses bien vertes et irriguer les terrains de golf représentent le plus grand usage pour toute cette eau qui nous fait défaut. Tel est le cas avec le parcours de golf de Park Meadows, à coté de chez nous, où il y a plus de gens qui l’entretiennent que de joueurs.

Ce gaspillage est dû en partie à des lois hydrologistes insensées qui répartissent l'eau de manière arbitraire et sans se soucier s'il en existe ou pas. Peut-être qu'un environnement en pleine transformation forcera un changement de ces lois ?

mardi, septembre 08, 2015

Entre-temps, au potager ...

C'est la deuxième saison de récolte dans notre petit jardin, et si l'an passé avait été une bonne surprise, cette année aura été un franc succès et un excellent indicateur pour nos futures récoltes.

Hier, j'ai cueilli ces fraises délicieuses de leur plant de haute altitude (2055 m) et c'était un vrai délice. Cet après-midi, je prenais une jeune pie en flagrant délit de dégustation dans ce même plan et j'ai bien peur qu'elle récidive.

Cela me fends le cœur, mais je crains qu'il soit temps que je m’achète une carabine à plombs !

lundi, septembre 07, 2015

Dernier concert de l'été ...

Un signe certain que l'été est bel et bien terminé est lorsque Deer Valley tient son dernier concert en plein air, ce qui se passait la nuit dernière, et il a fallu combattre le froid automnal pour rester au chaud en cette soirée glaciale de début septembre.

C’était Aloe Blacc qui se produisait sur le podium. Il était absolument excellent. Vivace, engageant et convaincant. Sans discussion le meilleur concert sur les neuf excellentes prestations auxquelles nous avons eu la chance d'assister depuis le mois de juin.

Les chaises pliantes sont maintenant suspendues dans garage dans la perspective d'une autre belle saison musicale en 2016 !

dimanche, septembre 06, 2015

Dépensons plus pour la maison !

Pour la troisième année consécutive, nous avons vraiment bien apprécié l'expo de maisons neuves à Park City. Allons-nous remettre ça l'an prochain ? Nous ne savons pas trop ; peut-être prendrons nous une petite pause ...
Ce que nous avons appris, après avoir vu 17 maisons proposées, c'est d'abord que la mode mène la danse dans la construction des maisons et de leur décoration. Par exempla, le thème de l'année était dans le design contemporain et les nuances de gris.

La moquette revient un peu après avoir été éclipsée pendant des années par le parquet, les rideaux sont en train de disparaître, la maison « branchée » devient une réalité et des efforts en matière de réduction des coûts dans les matériaux de construction font une entrée nécessaire pour contenir un peu une hausse des prix stratosphérique.

Qu'est-ce que cela veut dire pour le propriétaire et l'acheteur de maison ? Que ce qui est neuf est bien mieux, que la technologie est en train d'évoluer tres vite et qu'une concurrence accrues entre nouvelles idées, conceptions et matériaux va mettre une pression croissante sur les consommateurs pour modifier, mettre à jour et à dépenser beaucoup plus sur leur habitation. La maison devient le nouveau champ de bataille de la consommation !

samedi, septembre 05, 2015

D'avantage de ski dans votre vie ?

Entre la fin Août et le début Septembre, Park City ouvre les portes de certaines de ses maisons les plus innovantes et élégantes auprès du grand public. Pour environ une douzaine d'euros par personne, vous pouvez jeter un œil sur 18 maisons neuves, triées sur le volet, allant de la conception la plus originale, à la plus grande surface habitable en passant par la meilleure utilisation des vues.

Nous ne sommes pas particulièrement des voyeurs, mais sommes toujours à l'affût d'idées en matière d'habitat et parfois nous en trouvons d'assez bonnes. Ceci dit, nous dénichons aussi pas mal d'erreurs et de mauvais choix que les architectes ne devrait plus avoir le droit de faire au jour d'aujourd'hui. Les mauvais architectes et les promoteurs pourris ne sont pas encore tout à fait en voie d'extinction !

Une idée assez farfelue que j'ai découvert hier dans une de ces maison tirée par les cheveux était ce qui semblait paraître une chambre de fille décorée à saturation avec des objets apparentées au ski. La tête de lit sur la photo est particulièrement étonnante ; un peu comme s'il n'y avait pas assez de ski dans la vie quotidienne de cette jeune personne, il fallait encore lui en planter quelques pairs de plus pour enclore ses rêves ?

Personnellement j'aurai peur de rêver que je vais m’empaler sur ces spatules menaçantes, mais c'est juste ma petite phobie. Les coureurs, eux, pourraient compléter leur tête de lit en y mettant leur paires de skis de slalom, de géant et de descente de la saison précédente. Si le lit est assez large, ils pourraient également ajouter une paire de skis de Super G, ou tout simplement doubler la mise.

Même venant d'un skieur passionné comme moi, je pense que c'est un peu forcer la dose raisonnable de ski pour une seule personne !

vendredi, septembre 04, 2015

Une rencontre bien spéciale

Hier, alors que nous gravissions Mt. Timpanogos, nous sommes tombés sur un individu très spécial, connu sous le nom de « ce Mec ». Nous ne savions pas que c'était lui quand nous l'avons rencontré sur le chemin. Lui en train de descendre et nous en train de gravir la pente.

Nous nous sommes dit bonjour et avons échangé quelques mots ; très vite j'ai compris qu'il c'était « ce Mec » Je lui ai demandé combien de fois il avait gravi la montagne cette saison, et il m'a répondu « cinquante fois ! » Là, je me suis rendu compte qu'il s'agissait bel et bien de Ben Woolsey, un vieux postier retraité de 73 ans qui habite à Orem, en Utah et qui a déjà gravi la montagne près de 730 fois, et l'a fait 72 fois l'année de ses 72 ans !

Il nous a fait un « tope là » avant de continuer sa dégringolade, a eu toute mon admiration ainsi que mon envie (dans le sens positif) et a inspiré ma fille et moi pour le reste de l'ascension !

jeudi, septembre 03, 2015

Une autre façon de grimper Mt. Timpanogos

Chaque été, je fais de mon mieux pour atteindre le sommet du mont Timpanogos, soit en compagnie de mon épouse ou ma fille. C’était aujourd'hui l'occasion de répéter « l'exploit » et je gravissais le sommet de cette montagne impressionnante pour la huitième fois tandis que ma fille enregistrait sa troisième ascension.

Ce sommet est assez comparable au mont Buet, en Haute-Savoie. Cette fois, nous avons choisi le sentier Timpanooke au lieu d'Aspen Grove, car nous voulions éviter une marche épuisante sur les énormes cailloux de la moraine. Un manque de neige cet hiver et un été assez sec ont quasiment eu raison du «glacier», en tout cas du névé, qui est le seul lieu où se trouvent des neiges éternelles en Utah.

Le réchauffement climatique n'est pas du tout un mythe et notre mode de vie en montagne est en en effet en train de disparaître. Le dénivelé, à seulement 1325 mètres, n’était pas aussi important que l'an passé, mais le chemin était beaucoup moins pentu et plus facile, encore qu'un plus long. Cette année, j’étais en assez bonne forme, mais j’étais, une fois de plus, « sur les genoux » quand nous sommes arrivés à la voiture.

À refaire l'an prochain !

mercredi, septembre 02, 2015

Âme et émotions

Ais-je une âme ? Je n'en sais trop rien. Je ne sais du reste pas comment la différencier de mon esprit conscient, donc je regroupe bien commodément les deux ensemble et les considère comme étant une seule et même chose.

Suis-je capable de ressentir des émotions ? Tout à fait ; celles-ci peuvent soit être exaltantes, soi carrément misérables, mais elles sont toujours très puissantes.

Mes émotions sont-elles le miroir de mon âme ou un reflet des contradictions qui habitent mon esprit ? Je ne sais pas. Je les prends juste pour ce qu'elles sont, de simples émotions. Une expérience sensorielle indépendante qui peut enrichir ou empoisonner ma vie, en fonction de ce que ces émotions décident.

Maintenant, peut-on contrôler ces manifestations autant indisciplinées que bizarres ? Je ne crois pas vraiment. On peut soit les accepter, soit les repousser. C'est à peut près tout.

Maintenant, si vous me dites encore que je mon âme est la manifestation de mes émotions, je vous répondrai que mon âme et l’élément le plus indiscipliné et le plus incontrôlable que je possède et je ne compte faire aucun effort pour tenter de la contrôler !

mardi, septembre 01, 2015

Juste 40 ans aujourd'hui !

J'ai du mal de croire que nous sommes déjà mariés depuis quarante ans ... Le temps passe trop vite quand on ne fait que s'amuser.

Pour célébrer une étape aussi importante, nous sommes allés à Alta, avons traversé le bassin d'Albion et grimpé jusqu'au lac Cecret. Ce lac est vraiment un vrai « secret », car il est très bien caché et personne ne sait pourquoi son nom s'écrit avec un C à la place d'un S. Certains disent que c'est un mineur d'argent travaillant à Alta qui lui a donné son nom.

Quand nous sommes arrivés, un orignal faisait la sieste sur le rivage et l'autre but de notre ascension était tout simplement un exercice d'acclimatation à l'altitude en vue d'un prochain voyage. Notre verdict fut positif et nous pensons que notre performance en côte a été excellente quand nous avons atteint ce lac perché à plus de 3000 mètres pour célébrer quatre décennies ensemble.

Ce soir, nous allons ajouter un peu de champagne pour arrondir un peu tous ces chiffres étourdissants !

lundi, août 31, 2015

VTT et parcours d'obstacles

Aujourd'hui, alors que j’étais sur ma bécane, je pensais à mon itinéraire en VTT comme à un parcours d'obstacles et chaque fois que je franchissait une section connue du chemin, je venais de surmonter (et survivre!) une difficulté bien spécifique, tout comme si j'avais entrepris de sauter au dessus d'une série d'obstacles des plus variés.
Tout cet exercice mental pour atteindre l'objectif essentiel de ne pas me faire mal. Maintenant, quand je fais du vélo tout-terrain, je fais gaffe ! Je n'ai aucune envie de tomber en pratiquant une activité où la chute n'est pas tellement « si », que « quand », et représente quelque chose d’extrêmement désagréable dont je me passe volontiers.

Cette nouvelle perspective va-t-elle me permettre d'attendre le « sans faute » à vélo ou me porter la poisse ? Je ne sais pas vraiment et comme je suis un peu superstitieux, je ne veux pas le savoir. Pour le moment, je ne fais que franchir des obstacles !

dimanche, août 30, 2015

Intéressés par « L'homme qui brûle » ?

La célébration de « Burning Man » ou l'homme qui brûle, est une fête annuelle qui dure une semaine et qui a commencé à San Francisco en 1986. Depuis de nombreuses années maintenant, les festivités se déroulent en plein désert du nord du Nevada.

Elles commencent le dernier lundi d'Août, et se terminent le premier lundi de Septembre, qui correspond à la fête du travail américaine. Le point culminant de ce rituel consiste à embraser une énorme structure de bois qui est censé représenter cet homme incandescent. Cette cérémonie a lieu le dernier samedi de cette semaine épique.

Plus de 50.000 personnes assistent à l'événement et y amènent leurs propres véhicules décorés, leurs costumes et leurs numéros d’exhibition. Nos voisins d'à côté, qui sont à leur fin de leur trentaine s'y rendent chaque année et je me demande si nous ne devrions pas en faire autant l'an prochain, avant que nous soyons mentalement et physiquement beaucoup trop vieux pour y participer. Comme je dis toujours: Nous allons bien voir …

samedi, août 29, 2015

Dames Décideuses ?

S'il existe une dame, chef d’état, qui a toute mon admiration, c'est bien Angela Merkel. D'accord, nous avons déjà eu Indira Gandhi, Margaret Thatcher et Benazir Bhutto à la tête de gouvernements, mais aucune d'entre-elles ne s'est jamais hissée au niveau de la chancelière allemande.

Alors que l'attention du monde entier est désormais braquée sur Hillary Clinton, les Français commencent à parler - et sont même prêts à « nommer » - Christine Lagarde, la patronne du FMI, comme future candidate à la présidentielle de 2017.

Si jamais celle-ci était intéressée et se retrouvait élue, elle ferait probablement mieux que Messieurs Hollande et Sarkozy qui n'ont pas réalisé grand chose, mais une fois de plus, son défi resterait de réformer radicalement le pays et d'aller bien au-delà de son rôle honorifique au FMI, où faire de beaux discours et prêter l'argent des autres restent assez facile.

Pour réussir, il lui faudrait faire d'énormes efforts en matière d'humilité et de bon sens, afin de convaincre les Français à se serrer la ceinture et la législature à se mettre au boulot. La même chose s'appliquerait du reste à Mme Clinton, ici en Amérique.


Je ne vois ni l'une, ni l'autre, au niveau de Mme Merkel qui est parfaite pour ce genre de travail, a la personnalité idéale et a également su développer ses talents de dirigeante à un niveau des plus impressionnants. Je ne pense pas que les deux autres dames lui arrivent à la cheville.

vendredi, août 28, 2015

Nouveau drapeau pour la Nouvelle-Zélande ?

Pendant des années, la plupart des gens ont prit le drapeau kiwi pour son homologue australien et il est urgent de mettre fin à cette terrible confusion ! Cela semble être un problème assez simple à résoudre, mais la majorité des Néo-Zélandais sont pas tout à fait d'accord avec cette idée, compte tenu en particulier du fait que cela va leur coûter plus de 15 millions d'euros.

Les Russes et les autres anciennes républiques soviétiques n'ont pas fait tant de manières ; tous ont échangé leurs drapeaux rouges pour de nouveaux oriflammes et tout s'est bien passé. Comme tous ces vieux drapeaux communistes ont du être stockés quelque part en prévision d'une résurrection logique de l'URSS par M. Poutine, il doit exister un marché de l'occasion pour ceux-ci, et pourquoi ne pas tous les recycler en appliquant le sigle de la fougère d'argent en plein milieu comme mon image le suggère.

Je ne m’embêterai pas à vouloir ôter le marteau et la faucille, parce que cela donnerai un genre et offrirai un tantinet de nostalgie à l'ensemble. Le premier référendum au sujet du drapeau étant prévue pour Novembre prochain, mon plan et mon idée devraient être ajoutées aux quatre alternatives de drapeaux sur lesquels les électeurs auront à se prononcer. Une autre suggestion de quatre sous pour économiser des millions de dollars !

jeudi, août 27, 2015

Pourquoi remettons-nous toujours à demain ?

Je dois l'admettre; Je ne suis pas bon pour tergiverser et tout remettre à demain. La plupart du temps, je faire les choses tout de suite et je passe à autre chose.

Cela ne signifie pas cependant que je ne tergiverse JAMAIS. Si cela m'arrive à l'occasion c'est simplement parce que je ne me sens pas tout à fait prêt ou encore que je n'ai pas amassé suffisamment d'information pour asseoir ma décision et aller de l'avant. 
Aujourd'hui, alors que je mangeait un biscuit chinois, j'ai lu cette maxime: « Tergiverser, c'est avoir peur de réussir ». Je ne suis pas d'accord avec cette idée. Peut-être, que cela s'applique à certains individus et dans certaines situations extrêmes, mais certainement pas à moi.

Quand je remets quelque chose à demain c'est que j'ai trop peur de me planter si je devais le faire immédiatement. Point final !

mercredi, août 26, 2015

Trente ans et bien d'avantage ...

Ça y est ; voici aujourd'hui plus de trente que nous avons vécu à Park City. C'est de loin l'endroit où nous avons passé la plus grande partie de nos vies et aujourd'hui, si cela peut durer, nous avons nullement l'intention d'aller ailleurs.
Comme presque partout de par le monde, tout a beaucoup changé autour de nous, mais Park City reste une merveilleuse petite station de montagne et nous sommes heureux de l'avoir choisie et d'être venus nous y installer. Maintenant, on s'assoit, on se relaxe un peu plus et on apprécie pleinement le reste du voyage !

mardi, août 25, 2015

Après-midi au parc olympique de Park City

Si vous êtes fatigué du VTT, de la rando en montagne ou encore du golf, la meilleure façon de passer un bon après-midi est de vous rendre au parc olympique de l'Utah, à côté de l’échangeur d'autoroute à Kimball Junction et juste à quelques kilomètres de Park City.
Là, assis bien confortablement, à l'ombre ou en plein soleil, les spectateurs peuvent s'en mettre plein les yeux en regardant des athlètes de niveau mondial s’entraîner en sauts de freestyle, travaillant sur leurs multiples et complexes sauts périlleux en tous genres, avant d'atterrir dans la piscine en dessous.

Même les tous débutants qui font leurs premiers pas peuvent s'exhiber sur un « mini tremplin » et se bagarrer avec la peur et l'engagement qu'il faut pour sauter, avec autant d'efforts et de conviction que leurs voisins de classe olympique ! Il s'agit là d'une forme très simple de divertissement qui est facile d'accès, sportive en esprit et gratuite pendant les jours de semaine.

Les week-ends qui proposent une sélection de talents plus ordonnée exigent un modique ticket d’entrée, mais si vous ne savez pas quoi faire, avez quelques heures à occuper ou voulez montrer quelque chose de différent à vos amis, c'est l'endroit idéal. Essayez-le ; je vous garantis que vous aimerez !

lundi, août 24, 2015

La métamorphose de Park City

Le 9 Août, Mike Wright postait une photo sur Facebook prise en 1959, montrant à quoi Park City ressemblait depuis ses pistes de ski qui n'existaient pas encore.

Hier, j'ai tenté de reprendre le même cliché avec, cette fois ci, toute la construction et l'infrastructure qui sont venu se greffer afin de pouvoir comparer « avant et après. » Dommage que l'air était imprégné de cette fumée dense qui résulte des feux de forets géants qui ravagent en ce moment toute la Côte Pacifique, et que ma photo n'est pas des plus nettes !

Malgré cela, cette photo montre le rythme de changement effréné qui a affecté notre petite communauté. Heureusement qu'en grande partie ce changement aura été bénéfique, mais ne serait-il pas sage de s’arrêter bientôt ?

dimanche, août 23, 2015

Voyage inoubliable !

Il y a trente ans, ces jours-ci, avions nous chargé l'auto, bourré toute la famille à l’intérieur de notre petite Mazda 626, et avions parcouru les quelques 3 200 kms qui séparent New York de Park City en seulement cinq jours. Arrêt dans l'Ohio, l'Illinois, le Nebraska et le Colorado ; c'est tout.
Nous sommes arrivés sans accroc dans notre nouveau lieu de résidence, les yeux remplis de paysages contrastés, de champs de maïs sans fin et une bonne idée de la taille impressionnante de notre pays.

Si nous nous posons la question « le déplacement en valait-il la peine ? » La réponse est un oui sans aucune ambiguïté. Aurions-nous encore le courage de refaire ce déménagement assez dément aujourd'hui ? Probablement pas.

samedi, août 22, 2015

Prenez votre retraite pendant que vous pouvez !

Ces dix dernières années, je l'ai eu de la chance de ne plus avoir à travailler pour gagner ma vie. J'ai aussi eu la chance de skier énormément, de me mettre au VTT et d'avoir été le maître de mon destin.

Aujourd'hui, mon future en tant que skieur et vététiste va sans doute changer assez vite et risque d’être tout à fait différent dans les années à venir, tout simplement parce que mon esprit et mon corps ne seront plus en mesure de prendre autant de risque qu'ils l'ont fait jusqu'à présent.

C'est donc tout simplement pourquoi je vous recommande - si vous ne l'avez pas encore fait, et si vous en avez l'âge - de prendre votre retraite pendant que vous le pouvez le faire dans les meilleures conditions qui soient.

Si vous tardez trop, il sera peut-être trop tard et vous vous retrouviez avec plus rien d’intéressant à faire ...

vendredi, août 21, 2015

Aventures en irrigation

L'Utah est si sec qu'il faut compter avec un système d'irrigation, en particulier si vous avez un potager ou souhaitez faire pousser un peu de gazon, avoir quelques fleurs ou établir quelques arbustes. Lorsque nous avons construit notre maison en 2014, nous avons choisis d'avoir un système d'irrigation automatique pour démarrer notre jardin, même si nous avons vécu un tiers de notre temps à Park City sans avoir à compter sur cette infrastructure qui n'économise guère l'eau !

Le programmateur que nous avons est le modèle X-Core fabriqué par Hunter Industries. Il est très sophistiqué, permet une multitude de programmations, mais est particulièrement difficile à comprendre, mettre en œuvre et régler, au point que la société dispose d'une équipe de techniciens à temps plein à leur centre d'appel prêts à guider les utilisateurs dans leur produit bien trop compliqué. C'est, s'il le fallait, un exemple supplémentaire de produit conçu par des ingénieurs qui se foutent totalement de l'utilisateur final.

Comme j'ai contacté ce centre d'appel à maintes reprises depuis que notre système a été installé, je le connais désormais assez bien. Mais ce n'est pas tout ; cet été, le programmation s'est mis en route par inadvertance à maintes reprises, juste vers minuit, quand je dors profondément. Le bruit me réveille et me force à me lever pour tout arrêter. J'ai donc appelé le service technique de chez Hunter à plusieurs reprises pour voir comment stopper les démarrages imprévisibles de leur produit. Ils m'ont demandé d'effectuer un « soft reset », je l'ai fait, et j'ai aussi remis le système à zéro, mais rien n'a changé.

Ainsi, je me suis retrouvé hier encore au téléphone avec un technicien. Après avoir passé le panneau de commande au crible, le technicien m'a demandé de voir quelle était la date de montage imprimée dans un coin obscur de l'appareil. Je lui ai donné l'information et il m'a dit « Les unités fabriquées à cette époque ont toutes été rappelées et vous devez changer la vôtre. »

Comme il s'agit d'une pièce valant autour de cent euros, je dois maintenant me farcir une heure de route pour faire l'échange standard chez un de leurs revendeurs agréés. Je gaspille ainsi une demi-journée de mon temps si précieux et c'est mon seul choix raisonnable si je veux régler ce problème. Une autre aventure en consumérisme et une très, très mauvaise note pour Hunter Industries !

jeudi, août 20, 2015

Salomon, saloperie ?

L'autre jour, je me suis acheté une nouvelle paire de chaussures pour le trekking. Il s'agissait d'une paire faite par Salomon au Vietnam, la PRO XA ou quelque chose comme ça. C’était la première fois que j'achetais une paire de chaussures Salomon, mais elle avaient l'air costaud, leur système de laçage rapide m'avait séduit et elles ne m'ont pas fait mal quand je les ai essayée à l'intérieur du magasin.

Comme je compte faire pas mal de rando sous peu, je décidai de « roder » cette nouvelle paire et je découvrais tout de suite que le talon droit me faisait très mal et que j'avais une énorme ampoule à cet endroit, créée par la dureté du rembourrage et une couture irrégulière à l'intérieur de la cavité ; un designer qui connaît un tant sois peu la chaussure ne mettrait jamais une couture dans l'axe longitudinal du talon ! De plus, le système de laçage rapide n'allait pas du tout car il appliquait une pression excessive sur mes deux coups de pied, de par sa conception erronée (la base du laçage et les clips de blocage étant les deux seuls points de contact sur tout l'avant du pied).

Comme je n'aime pas souffrir, je suis redescendu dare-dare ce matin au magasin REI à Salt Lake City pour leur rendre cette marchandise inutilisable. Dans l’intervalle, je me suis promis de me méfier de la « haute-technologie » française et de me rappeler le slogan célèbre qu'utilisait autrefois Michel Arpin : « Salomon, saloperie ! »

mercredi, août 19, 2015

Mais où sont les enseignants ?

Cette semaine est la rentrée des classes un peu partout aux États-Unis. Ce matin, j'écoutais une émission à la radio faisant état de la pénurie d'enseignants dans tout le pays. Si les raisons ne semblaient pas très claire pour le journaliste qui avait préparé le reportage, elles étaient assez évidentes pour moi.

D'abord, le travail est difficile. Ensuite, le laxisme dont font preuve la grande majorité des parents dans la façon dont ils élèvent leurs enfants, produit des élèves qui n'ont plus aucun respect pour leurs enseignants ; de plus, les parents ne se sentent pas concernés quand il s'agit d'encadrer leurs enfants dans les devoirs à la maison et ces mêmes parents sont également les premiers à blâmer écoles et enseignants quand il progéniture ne performe pas.

Pour empirer la situation, la profession est constamment la cible des politiciens, l'institution de l'école publique est aussi l'objet d'attaques systématiques de toutes parts et les salaires des enseignants sont assez lamentables, par rapport à la plupart des autres emplois respectables, pour ne pas mentionner ceux des athlètes de haut niveau, des artistes et des chefs d'entreprise.

Lorsque ces problèmes seront réglés, nous aurons moins de mal à recruter des enseignants.

mardi, août 18, 2015

L'athéisme ? Paraitement inoffensif !

Un autre jour, un autre attentat terroriste perpétré par quelques fanatiques religieux ... Je l'ai déjà dit à maintes reprises : La religion tue. D'accord, mais qu'est ce qui ne tue pas ? Le seul groupe qui me vienne à l'esprit sont les athées ! Une belle vérité qui mérite d'être méditée ...

lundi, août 17, 2015

El Niño : La grande illusion ?

Cette fois c'est certain ; nous attendons "El Niño" de pied ferme pour cet hiver, et déjà, tout le monde salive en imaginant que la neige sera d'une profondeur insondable, que ce sera un autre hiver sans fin et débordant de « Pouf » ...

Je dois admettre que les enjeux sont de taille, avec les stations qui investissent des fortunes dans leurs infrastructures, les commerçants qui s'attendent à un remplissage record et le reste de la population en train de compter tous ses sous à l'avance, nous devrions tous avoir un sacré paquet de neige, d'accord ?

Bien sûr que non, nos désirs les plus fous, nos prières les plus ardentes et nos meilleurs espoirs auront peu d'effet sur la quantité de neige que la nature décidera de saupoudrer sur nos montagnes à partir de Novembre. Donc, si vous ne voulez pas être déçu, adoptez ma maxime toute simple: Attendez-vous au pire et se préparez pour les meilleures conditions.

Croyez-moi, c'est beaucoup mieux que les toutes les promesses d'El Niño, et c'est la seule formule qui ne m'a jamais déçu!

dimanche, août 16, 2015

Où étais-je quand c'est arrivé ?

La nuit dernière, alors que je regardais le concert d'Elvis Presley à Hawaï, en 1973, je me suis soudainement rappelé que j'avais appris son decès le 16 Août, 1977, alors que je rentrais à mon bureau d'Elmsford à New York, en roulant le long du cimetière de Kensico. C'est alors que toutes ces grandes dates dans la vie de tout un chacun ont commencé à défiler dans mon esprit ...
  • Assassinat du président Kennedy : Salle de télévision du foyer de l'ENH à Cluses en Haute-Savoie 
  • Quatrième alunissage des astronautes : 30 Juillet 1971 à Mt. Buller, en Australie 
  • Assassinat de John Lennon: Tôt le matin, au bureau Look à Elmsford, près de New York 
  • Explosion de la navette Challenger: Pendant une réunion de vente chez Lange, à Oakland, au New Jersey. 
  • Attentats du 11Septembre: Pendant le petit déjeuner à Vail, au Colorado 
  • Explosion de la navette Columbia : Pendant le petit déjeuner à Vail, au Colorado 
Et vous, où étiez-vous quand tous ces événements se sont produits ?

samedi, août 15, 2015

Hillary et Bernie

Il y a encore six mois, Hillary Clinton était à peu près garantie d’être le choix présidentiel démocrate pour 2016. Depuis, Bernie Sanders a réussi à s'attirer le soutien de milliers de personnes à gauche de ce même parti, relançant d'une certaine manière le mouvement « Occupy Wall-Street », et devenant ainsi une menace pour Mme Clinton.

Ceci montre, s'il le fallait, que les politiciens n'ont clairement aucune idée de ce que veut le public. D'un autre coté, on nous dit qu'environ 0.1 pour cent de la population, soient 350 000 américains, contrôlent 90 pour cent de la richesse du pays, alors que le revenu réel de ce même 90 pour cent a pratiquement stagné depuis 1980.
 
Alors dites-moi, qu'est ce que cet électorat américain attend-il pour réagir et exiger ce qui est lui est dû ? On pourrait en déduire que les 10 pour cent les mieux lotis devraient tous voter républicain, mais ce n'est même pas le cas ; en tout cas, ces 90 pour cent devraient voter pour ce qui est susceptible de les aider le mieux, à savoir le Parti Démocrate, mais ce n'est pas non plus le cas.

La moitié de la nation américaine a des œillères, soit par le travail d'endoctrinement de la chaîne Fox News, soit à travers certaines idéologies religieuses comme la droite chrétienne, et n'a aucun désir de s'en sortir en votant à gauche. C'est pourtant bien ce que je ferai si j’étais à la place de ces gens !

En conclusion, pour en revenir à Hillary et Bernie, ma dernière pensée de la journée est que le vieux gars du Vermont est en train de réaliser quelque chose d'énorme, mais il ne s'en rends pas encore compte !

vendredi, août 14, 2015

L'art de garder le contact ...

Je ne sais pas ce qui me possède, mais je tiens absolument à rester en contact avec les gens que je connais et que j’apprécie. Le problème est que ces mêmes personnes ne semblent pas aussi impatientes que moi à rendre la pareille.

Pourquoi ? Mes interlocuteurs sont peut-être trop occupés, n’ont pas le temps, sont un peu trop radins, ou y pensent parfois, mais oublient aussitôt dès que l'idée s'efface de leur esprit. On me dit souvent que je suis bien bête de persister, mais cela ne m'empêche pas de continuer.

Il se pourrait que je suis trop têtu ou que les spots télévisés d'AT&T, vieux de trente ans, continuent de résonner dans mes oreilles ...

jeudi, août 13, 2015

Traduction Google et voyance par pierres

Récemment, l'Église mormone a publié la photo de la pierre voyante, avec laquelle en 1823, Joseph Smith aurait sois-disant traduit les tables d'or dont un ange lui avait révélé la présence.

M. Smith a affirmé avoir utilisé l'une des deux pierres que l'ange lui avait donné à l'occasion, pour traduire le livre de Mormon écrit en charabia, dans la langue anglaise. Bien que cette histoire soit particulièrement difficile à avaler, il est intéressant de comparer ce caillou inerte et incapable de quoi que ce soit avec l'app de traduction de Google.

L’expérience serait sans doute instantanée, le logiciel interactif nous demandant s'il nous manque un ou deux boulons en le forçant de traduire une histoire à dormir debout écrite en « égyptien réformé » !

mercredi, août 12, 2015

Une chute miraculeuse !

Samedi dernier, lors de la 6ème étape du Tour de l'Utah, Matt Brammeier, un cycliste irlandais, a eu beaucoup de chance de s'en tirer vivant et de se retrouver à l’hôpital après avoir heurté une voiture de course tout en essayant de rattraper le peloton, en descendant le col de Guardsman sur Big Cottonwood Canyon, de l'autre côté de Park City.

Il a été transporté par ambulance à l'hôpital universitaire de Salt Lake City, où il s'est retrouvé dans un état stable, mais avec de graves blessures au bassin, aux côtes et au poumon. Un type qui a effectué une analyse de la vitesse du coureur, a conclu qu'il allait à près de 75 kilomètres par heure et qu'il lui était absolument impossible de freiner pour éviter l'auto. Regardez la vidéo et vous conclurez que ce coureur a vraiment eu de la chance !

mardi, août 11, 2015

Pourquoi tant de gens vivent à Park City ?

La plupart des personnes se retrouvent dans certains endroits parce que c'est là où ils sont nés, c'est là qu'ils sont allés à l'école, ont trouvés un emploi, rencontrés leur partenaire, ou pour une foule d'autres raisons, mais très peu d'individus choisissent de vivre dans un lieu juste à cause de sa situation géographique.

Pour ceux-ci, l'endroit où ils tiennent à vivre l'emporte sur toutes les autres considérations, comme le coût plus élevé du logement et souvent le genre travail qui doit être trouvé à force d'imagination, de créativité ou en acceptant un salaire inférieur et un poste à l'avenant.

Ce choix du lieu en priorité sur toute autre considérations est ce qui unit plus de vingt-mille nouveaux « parkites » (habitants de Park City) qui ont choisis Park City et ses environs pour s'y établir en raison de la qualité de vie extraordinaire qu'on y trouve et qui sont tous prêts à payer le prix pour ce mode de vie unique !

lundi, août 10, 2015

Un autre Tour d'Utah

Même si je ne fais que du VTT, j'aime bien regarder une bonne course cycliste traditionnelle.

Tout comme le Tour de France, nous avons chaque année un événement similaire à Park City, avec le Tour d'Utah, et je fais tout pour ne pas manquer cette fête du vélo à Park City, précisément le jour où cette manifestation de plus en plus populaire choisit notre petite ville pour y commencer et y terminer son ultime étape.

De plus, tout comme le Tour de France finit à Paris sur les Champs-Élysées, notre Tour d'Utah fait la même chose dans la capitale des montagnes du Wasatch qu'est Park City, en terminant avec pompe et panache sur notre rue principale !

dimanche, août 09, 2015

L'art de laver les fenêtres ...

Depuis peu, j'ai totalement changé la façon dont je vois le lavage des fenêtres et j'ai transformé cette corvée atroce en défi passionnant:

D'abord, transformer un sale boulot en challenge et un merveilleux procédé pour amener d'avantage de plaisir dans la vie et, ensuite, j'ai découvert que le lavage des vitres et plus un art qu'une tâche parmi tant d'autres et j'ai réalisé que j'avais encore un sacré chemin à parcourir avant d'atteindre la « perfection cristalline » dans ce domaine.

Donc, ce jeudi et vendredi passés, nous avons lavé nos fenêtres et ceci avec d'assez bons résultats. Par la même occasion, j'ai aussi aussi fais de la recherche visant à améliorer ma technique en regardant d'innombrables vidéos sur Youtube. Maintenant, je ronge mon frein pour mettre mes connaissance en pratique dès que le prochain nettoyage de carreaux apparaîtra sur mon agenda !

samedi, août 08, 2015

Comment va mon Espagnol ?

Il y a environ 10 jours, je me mettais à apprendre l'espagnol. À quelques exceptions près, j'ai fais ça tous les jours, généralement pendant au moins une bonne heure.

Ai-je progressé ? Je n'en ai pas vraiment l'impression, du moins à mon humble avis. Il semble qu'apprendre n'est plus aussi facile pour moi aujourd'hui que par le passé.

Bien sûr, je connais quelques mots, je peux faire quelques phrases, mais la plus grande partie de mes propos est encore bourrée d'erreurs et interrompue par mes trous de mémoire.

Mon objectif est d'arriver à un niveau potable dans un mois. Nous ferons le point à ce moment !

vendredi, août 07, 2015

Premier débat des candidats républicains

Je m'attendais à une soirée très divertissante avec M. Trump en qualité d'animateur en chef, parmi les dix bonshommes alignés pour nous séduire hier soir, mais notre magnat de l'immobilier m'a un peu déçu par son incapacité de dérailler le débat, comme je le souhaitais.

D'abord, je suis bien évidemment choqué par le bas niveau d'intellect manifesté par l'électorat républicain qui voit en Trump de grandes qualités, alors que l'homme est un véritable idiot qui n'est là que pour chercher la publicité à n'importe quel prix, et justement à cause de l'imbécillité de tous ces républicains, parvient à éclipser le reste du champ. Cela en dit long sur la qualité de nos politiciens et la superficialité de leur programme ou plutôt, de leur légèreté.
Cela dit, je pense que parmi cette horrible sélection, Jeb Bush a réussi à bien s'en tirer en régurgitant tout ce qu'il avait été dressé à raconter pendant la soirée et en livrant ainsi un message assez centriste. Il a été à mon avis suivi par John Kasich qui a également offert une version non-extrémiste de sa vision du monde.

Trump, le New-Yorkais hors-contrôle, a fait le clown comme je l'anticipais, mais était malheureusement contraint par les règles du débat et n'a pas pu livrer le numéro auquel je m'attendais. Scott Walker de son coté, a été une déception ; il est en effet difficile d'être un extrémiste et d'en appeler à des électeurs composés largement de gens raisonnables.

Le reste de l'équipe était tout simplement sans saveur et sans intérêt. Je m'attendais à ce que Rand Paul nous sorte quelque chose d’intéressant, mais il s'est dégonflé. Christie était pathétique, Rubio faible, Cruz est resté le fanatique que nous connaissions déjà.

Ma prédiction initiale: La nomination ira soit à Bush, soit à Kasich.

jeudi, août 06, 2015

Une séparation difficile

Près de trois mois après en avoir fait la demande, mon compte en banque au Crédit Agricole est définitivement fermé.

Je viens de recevoir un chèque et une confirmation.

Ce fut un long processus, qui fut aussi ardu et douloureux.

Somme toute, cela est assez illustratif de la manière dont certaines sociétés de services travaillent encore dans mon pays d'origine ...

mercredi, août 05, 2015

La musique pop est comme la cuisine ...

La nuit dernière, nous sommes allés voir Grace Potter en concert à Deer Valley. Miss Potter a commencé sa carrière en 2002, avec un groupe de rock de Waitsfield, dans le Vermont.

Certains disent que son style et son énergie rappellent ceux de Janis Joplin et je serais assez d'accord avec cette vue. Même si sur scène c'est une vraie dynamo, nous ne connaissions pas son répertoire et faisions tout notre possible pour suivre, comme c'est toujours le cas avec une entité inconnue.
Oui, elle était bonne, remplie d’énergie, mais elle et son orchestre étaient aussi très, très bruyants. Il me semble que pour la musique pop, le volume sonore marche comme l'assaisonnement avec les aliments fades.

Si les ingrédients sont discutables, on rajoute du poivre, du sel, des épices et des corps gras, en espérant que les gens vont en redemander. C'est vrai que trop de bruit a un peu gâché le spectacle pour nous, mais nous étions sans doute dans la minorité.

Nous ne sommes plus des grands danseurs, nous avions du mal à comprendre les paroles de ses chansons et nous étions un peu trop sobre. La prochaine fois, nous essayerons quelque chose d'un peu plus calme !

mardi, août 04, 2015

J'arrête de me plaindre !

Aujourd'hui, je suis tombé sur un de ces messages que l'on trouve sur Facebook, et qui exhortait les gens réceptifs à arrêter de se plaindre rien que pendant 24 heures et de voir comment cela allait transformer leur vies.

Je suis cent-pour-cent d'accord avec cette idée, parce que si nous parvenons à chasser toutes nos réclamations de l'esprit, il ne nous reste guère que des alternatives positives à poursuivre, c'est à dire des projets, des solutions et des tas d'autres idées qui rendront toute récrimination parfaitement inutile et en ferons une superbe perte de temps.

Même si je ne suis pas un gros râleur, je vais incorporer ce précepte dans mon quotidien et en faire une habitude de vie !

lundi, août 03, 2015

Regarder loin ? Pas facile !

Hier, je suis remonté sur mon VTT pour la deuxième fois après une récente opération. Comme je ne me sentais pas encore à cent-pour cent de ma forme, j'avais décidé de me concentrer sur cet excellent concept qui consiste à regarder le plus loin possible, là où on se dirige, plutôt que de se fixer sur son pneu avant, tout comme cela est recommandé en skiant !

En réalité, ce beau principe est beaucoup plus difficile à appliquer sur un vélo tout-terrain que sur une paire de ski, juste parce que cela nécessite un acte de foi extraordinaire, compte-tenu de tous les obstacles et autres pièges qui défilent sous les roues. Il est en effet beaucoup plus dur de rester serein et détendu tout en regardant le plus loin possible, au lieu de vérifier que tout se passe à peu près bien entre les roues et le fond du chemin.
La morale de cette histoire est qu'il s'agit là d'un autre processus éducatif nécessitant beaucoup de pratique, une patience infinie et une forte dose de persévérance. Du boulot en perspective !

dimanche, août 02, 2015

Sundance, l'anti-Park City ...

Aujourd'hui, nous sommes allés jusqu'à la petite station de montagne de Sundance; à moins de 45 minute de Park City, pour nous détendre un peu dans ce lieu autant rustique qu'authentique, qui a enchanté Robert Redford à la fin des années 50, le poussant d'abord à depenser 500 dollars en 1961 pour une parcelle de 8000 m2 afin d'y construire un chalet, avant d'acheter le station et les 2000 hectares restants aux Stewarts, une famille d’éleveurs de moutons qui s'occupait aussi de la petite station de ski de Timphaven.

Rien n'a beaucoup changé depuis cette époque. Ce genre de visite nous ramène quarante ans en arrière, loin du bling-bling et du snobisme dans lesquels trempe aujourd'hui Park City, dans un monde qui n'existe plus. Nous aimons faire ce pèlerinage nostalgique et nous trouvons cela bien apaisant. Nous prions seulement que ce petit coin précieux ne changera pas de sitôt !

samedi, août 01, 2015

Un autre festival artistique

Chaque été, quand Juillet devient Août, les habitants de Park City ont la chance d'avoir chez un un grand festival artistique qui transforme la grand rue en galerie d'art très animée pendant deux jours et demi. Nous y sommes allés épisodiquement au cours des trente ans que nous avons passé à Park City.

La nuit dernière était une autre occasion d'aller voir en avant-première ce qui nous était offert pour cette édition. Nous n'avons pas été trop impressionnés. Nous n'avons pas pu trouver la diversité artistique espérée, sous forme de tableaux, illustrations et autre photographies qui ne n'avaient pas réussit à attirer notre attention.

Il y avait quelques sculptures, mais rien de trop créatif par rapport à tout ce que nous avions vu dans le passé. Au fil des ans, nous avons acheté quelques pièces qui nous avaient tapé à l’œil et qui continuent de garder leur place à la maison. Peut-être sommes-nous devenu un peu trop blasés et avons d'avantage besoin de stimulation pour nous exciter, mais franchement, c’était beaucoup mieux avant.

Cela dit, nous nous sommes bien amusés, surtout dans le bus, en allant et en revenant du festival. L'ambiance était à la fête, les gens tous très agréables, et sur le chemin du retour, ils avaient tous un peu bu plus que d'habitude et là nous nous sommes vraiment bien marrés. Voila pour nos observations et bien sûr, il y a toujours l'an prochain !

vendredi, juillet 31, 2015

La Comédie olympique

Ca y est !Pékin, dans toute sa puissance, son argent et son influence s'est finalement emparé des jeux d'hiver. Après que les vrais « pays de neige » soient tombés comme des mouches au cours du processus de sélection, démontrant ainsi que les Jeux olympiques sont désormais l'apanage des régimes totalitaires.

Est-ce le début de la fin du CIO ? On pourrait l'espérer. Peut-être que le Pape François devrait maintenant intervenir et faire le ménage dans ce système corrompu, ou bien le monde devrait simplement se faire à l’idée que l’idéal de Pierre de Coubertin est bel est bien dépassé ...

jeudi, juillet 30, 2015

Nouvelle marque pour Park City

Hier, avec beaucoup de fanfare, Vail a dévoilé la nouvelle marque marquant la fusion de Park City et de Canyons.

J'ai aimé sa simplicité: C'est juste « Park City », mais je n'aime pas tellement le logo, une autre forme tarabiscotée utilisée auparavant par Canyons et censée représenter la juxtaposition de nombreux canyons, mais qui suggère d'avantage à tout un chacun le symbole de l'infini.
Personnellement, je trouve le résultat décevant et je pense que les responsables ont fait preuve de paresse et de manque d'imagination.

Ne vous y méprenez pas ; le nom « Park City » est absolument parfait, mais le lettrage est bien ordinaire, et le logo ressemble à quelque chose de recyclé. Je ne crois pas qu'il durera longtemps!

mercredi, juillet 29, 2015

Docteur Vélo consulte à domicile!

Il y a quelques années, Troy Michaud a demarré « Flying Sprocket » un service de réparation et d'entretien de vélos à domicile. Voici deux ans que j'utilise ses services à ma plus grande satisfaction et je voulais présenter Troy à mes lecteurs ...

Go11: Troy, qu'est-ce qui t'a amené à Park City ?

Troy Michaud: Je suis de la côte Est ; je travaillais comme technicien dans un magasin de vélo, puis je suis allé faire du ski en Utah et j'ai décidé d'y rester. D'abord à Salt Lake et maintenant à Park City ; sept ans plus tard, j'y suis toujours ...

Go11: Quelle a été ton parcours professionnel ?

Troy Michaud: Je faisais des courses cyclistes, j’étais occupé à « faire des points » un peu partout à l'Est du Mississippi, j’étais titulaire d'une licence semi-professionnelle, je me suis fais plaisir et je suis allé le plus loin possible en combinant un travail à plein temps avec mon activité sportive, mais ça en a valu la peine!

Go11: Comment décrirais-tu ton service à domicile?

Troy Michaud: c'est un service d'entretien et de réparation de vélos chez l'habitant.

Go11: Comment en as-tu eu l'idée?

Troy Michaud: Quand j'habitais encore Salt Lake City, je me demandais toujours « que pourrais-je bien faire, à mon propre compte pour gagner ma vie et rester dans le cyclisme ? » J'avais un peu peur de monter un magasin, de prendre un bail et de subir la nature saisonnière de la vie en montagne, mais en même temps je voulais faire quelque chose d'assez unique. Après avoir vu les services de toilettage de chiens ambulants autour de Park City, je me suis dit pourquoi ne pas faire la même chose pour les vélos à domicile? Et me voici quatre ans plus tard, avec plus de travail que je peux faire ...

Go11: Quels services offre-tu ?

Troy Michaud: Les trois-quart de mon travail sont de l'entretien de de la mise au point. Cela signifie tous les ajustements de changement de vitesses, les réglage de freins, le nettoyage des vélos, la vérification de tous les écrous et boulons. Ensuite, s'il faut des pièces détachées, j'en ai un bon stock dans mon fourgon, comme des chaînes, des câbles, des plaquettes de freins, des pneus et des chambres. Pour les pièces un peu plus spéciales, je peux facilement les avoir sous 24 heures, tout comme la plupart des magasins de sports.

Go11: Es-tu plus cher qu'un magasin de sport ?

Troy Michaud: Mes prix sont assez comparables, peut-être 5 dollars de plus par intervention, mais je reste quand même bien concurrentiel.

Go11: Jusqu'où vas-tu pour faire ton travail ?

Troy Michaud: environ soixante-cinq pour cent de mes clients sont à Park City. Je vais de temps en temps jusqu'à Salt Lake ou ses environs...

Go11: Comment organises-tu ton travail ?

Troy Michaud: D'abord les clients prennent un rendez-vous. Je les rappelle pour bien m'assurer que tous leurs besoins sont couverts et qu'on est tous sur la même longueur d'onde. Je me rends ensuite chez le client à l'heure et au jour convenu et je travaille sur le vélo devant leur maison.

 Go11: Te rends-tu sur les routes ou sur le pistes de VTT ?

Troy Michaud: Pas vraiment, mon service n'est pas tout à fait comme le Touring Club ! Je l'ai fait dans certaines situations où je voulais vraiment dépanner quelqu'un, mais c'est seulement l'exception, pas la règle.

Go11: Quelles sont les points de maintenance les plus négligés par les cyclistes?

Troy Michaud: Tout l'aspect usure et déréglage qui affecte le vélo. Plaquettes de freins, pédalier, chaîne, pinions, plateaux. Bien sûr, garder un vélo très propre est d'une importance capitale ...

Go11: Combien de fois par saison les gens devraient apporter leur vélo pour être révisés?

Troy Michaud: Tout dépend de la fréquence d'utilisation; si tu t'en sert un ou deux jours par semaine, ils est possible de ne faire qu'une révision par saison. Si c'est quatre fois par semaine, avec deux heures à chaque fois, il faudrait au moins le faire deux fois. Si tu en fait plus, il faut faire ça plus fréquemment encore, c'est un peu comme une coupe de cheveux. Les VTT nécessitent un entretien beaucoup plus fréquent que les vélos de route ...

Go11: De ton propre point de vue quels sont les avantages que tu offres à tes clients ?

Troy Michaud: La commodité est de loin le plus grand avantage. Ensuite, il n'y a pas de temps d'arrêt pour ton vélo. Tu n'as pas à l'emmener au magasin; je viens chez toi. Enfin, tous les magasins de sports ont généralement d'excellent techniciens; tu peux avoir un grand niveau de satisfaction avec Paul, mais le jour où tu ramène ton vélo, c'est peut-être Michel qui v'a s'en occuper, et ce dernier vient juste de commencer à bosser sur les vélos. Ce ne sera pas être la même personne qui va revenir sur ton matériel et te faire le même bon travail. Donc, avec moi, tu sais à qui tu as affaire ; c'est toujours la même personne, tout le temps qui va travailler dessus ...

Go11: C'est donc le plus gros avantage?

Troy Michaud: Tout à fait.

Moi ? Apprendre ? A mon âge ?

Pendant des années, je voulais apprendre l'espagnol, mais je n'ai jamais eu la volonté requise pour amener mon rêve à bon port.

Aujourd'hui, je recommence, et cette fois, j’espère que ca va marcher et que je pourrais enfin me débrouiller un peu avec la langue de Cervantes. J'ai découvert un outil remarquable qui s’appelle Duolingo. Il s'agit d'une plate-forme d’étude linguistique gratuite sous forme d'app, avec plate-forme de traduction et de correction.

Ce projet a été lancé à Pittsburgh, par Luis von Ahn à l'Université Carnegie Mellon. Le logiciel est sans publicité, couvre 23 langues, et est disponible sur le Web ou sur une application smart-phone. Essayez-le, vous allez adorer.
Quant à moi, si c'est si bon, je ne vais plus avoir aucune excuse si je n'y arrive pas ! Affaire à suivre …

mardi, juillet 28, 2015

La religion doit-elle tuer ?

À différents époques, certaines religions semblent plus dangereuses que d'autres. En ce moment même ce sont les extrémistes musulmans qui sont en train d'entacher la réputation de l'Islam. Cela dit, les cadres de cette religion semblent peu disposés à condamner ces fous qui disent se réclamer du Coran.

Ceci n’était pas tellement différent quand les colonialistes « convertissaient » les indigènes après avoir envahi leurs pays et les avoir forcés à se soumettre, ou encore lorsque les Croisés allaient chercher les Arabes sur leurs propres terres au Moyen Age.

Par opposition à ces belligérances, les religions ne devraient être qu'amour, compassion et miséricorde, mais c'est un terrain bien trop glissant sur lequel trop de fanatiques religieux continuent de fomenter division, discrimination et racisme.

Enfin, si la religion n'est pas toujours mortelle, elle fait souvent très mal. L'épidémie de la pédophilie au sein de l’église catholique est un triste exemple. De plus la religion prends aussi plaisir à contrôler les esprits, inculquer de grosses doses de culpabilité et de laver le cerveau des enfants!

Peut-être qu'Ennio Montesi, l'athée écrivain italien a suggéré la parfaite solution : « Tuez votre religion avant qu'elle ne vous tue ! »

lundi, juillet 27, 2015

Relier les points ...

Cette semaine, un puissant hélicoptère Kaman K-Max n'a pas cessé de faire des rotation pour transporter pylônes et autre matériaux là où la nouvelle télécabine reliant Park City à Canyons entrera bientôt en service.
Ceci n'est qu’une première étape concrète dans un effort de liaison attendu depuis des décennies entre les différentes stations de ski du nord de l'Utah.

Espérons que lorsque les skieurs vont découvrir toute le plaisir la liberté que pourrons leur procurer plus de 3000 hectares de terrain skiables, ils vont en redemander et d'autres stations de ski suivrons.

Après tout, n'est-il pas vrai, comme le disait Lao Tseu, qu'un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas ?

dimanche, juillet 26, 2015

Ian Ferguson, 1936 - 2015

Ce 14 Juillet dernier, Ian Ferguson, une icône de la branche du ski américain décédait. Ian avait grandi en Nouvelle Angleterre, avait skié pour l'Université du Vermont et avait par la suite enseigné le ski à Stowe, juste à coté.

En 1961, il était devenu représentant pour les skis Head et avait été ensuite promut chef de produit et directeur des ventes pour le pays. En 1969, il s'installait au Colorado pour prendre le poste de directeur des ventes auprès des chaussures de ski Lange. Pendant une courte période, Ian était retourné chez Head avant de devenir représentant pour Ski Magazine en 1974.

J'ai connu Ian quand je suis arrivé aux États-Unis, et j'ai mis des pubs dans son magazine au cours des années 80 et 90 quand je me suis installé dans l'Ouest. Si il y a une chose qui était parfaitement claire chez Ian, c'était sa passion pour le ski. Je me souviens encore d'une journée fort enneigée de Mars, dans le milieu des années 90 quand nous avions skié Jupiter Peak à Park City et que nous avions déjeuné ensemble à la maison.

Plus la neige était profonde, plus la pente était raide, plus son sourire élargissait ! Il a pris sa retraite en 1999 et le 13 octobre 2009 fut la dernière fois que nous avons parlé au téléphone. Adieu l'ami ; je ne peux guère te souhaiter que des champs infinis de neige vierge, là où tu te trouves aujourd'hui !

samedi, juillet 25, 2015

Joyeux Anniversaire Loulou !

Mon pote Loulou Kneubuhler vit à Spokane dans l’état du Washington et souffle aujourd'hui ses 72 chandelles. Il est l'un de ces Français de légende qui, dans les années soixantes, a fait le tour du monde pour prêcher la technique du ski français après les premiers succès de l'équipe de France de ski. C’était le temps du fameux « Christiannia Léger » ou du « pur aval » comme on appelait ça à Chamonix.

Depuis St Jean de Maurienne, en Savoie (une partie des Alpes pas vraiment française), où il a couru avec Jean-Claude Killy quand il était encore écolier, Loulou a débarqué en 1966 à Spout Springs, une petite station de l'Oregon avant de coacher à White Pass, tout près de Yakima, et de poser ses valises pour de bon à Spokane lors de l'hiver 1968-1969.

Entre temps, il a encore trouvé le temps d'explorer l'Australie et « vendre » quelques virage supplémentaires à Mt. Buffalo, pas loin de Melbourne. De retour à Spokane, il a finalement ouvert un atelier de réparation de ski en 1973 et le reste est entré dans les annales de l'histoire. « Loulou de Spokane Ltd » allait devenir ce beau magasin qui stockait les meilleures marques de mode et de matériel.

L'expertise de Loulou en matière de matériel de ski était parfaitement contrebalancée par les talents d'Arlette Mohr avec les vêtements de sport. Dans le passé, c’est elle qui dirigeait les défilés de mode au Crescent Hotel à Spokane, avant de travailler en étroite collaboration avec LouLou, tout en dirigeant aussi le magasin de vêtements BooBoo. 

Bien sûr, Loulou était un de mes clients quand je travaillais encore dans la branche et que je luis vendais toute sortes de « matos. » Je n'oublierai du reste jamais son inventivité, lui qui véhiculait toute sa paperasse et ses catalogues dans une boîte à roulette pendant le ski show de Las Vegas, bien longtemps avant que les bagages à roulettes aient été inventés.

Il y a quelques années, après avoir vendu son magasin, Loulou a encore trouvé le moyen d'ouvrir un musée du ski la où se situait sa première boutique à Spokane. Maintenant vous savez tout ; Loulou a une passion irrépressible pour le ski, et 72 virages parfaits méritent au moins 28 christiannas de plus !

vendredi, juillet 24, 2015

Mountain Town Music

Park City a un programme musical des plus impressionnant, qui pourrait être en fait le plus grand au monde, en tout cas si on devait le calculer par tête d'habitant.

Voyez plutôt : En 2015, notre petite ville de montagne qui compte autour des 25 000 habitants, offre 197 spectacles musicaux à ses habitants et ses visiteurs tout au long de l'année. Le plus important, c'est que tous ces concerts sont gratuits.

Les spectacle offerts sont aussi très diversifiés. Ils vont du concert gratuit hebdomadaire à la station de ski de Deer Valley, qui peut accueillir jusqu'à 4.500 personnes, à d'autres concerts similaires dans les stations voisines, au marché dominical dans la grande rue de Park City, jusqu'au petit bled rural de Peoa, à 20 km du centre ville, parmi les vaches du coin et une cinquantaine d'amateurs de « country music ».

Il y a aussi aussi de la musique de chambre et des solistes en tous genres qui se produisent dans les petits squares pittoresques que compte notre vieille ville. Bien que la plupart des concerts soient donnés en été, ils s’étendent sur tout le reste de l'année ...

Si la musique fait partie de votre quotidien, ne manquez pas de faire l'expérience de l'univers musical de Park City. Après avoir vu la Nouvelle-Orléans et Nashville; vous ne manquerez pas d'être agréablement surpris !

jeudi, juillet 23, 2015

Êtes-vous « Frugeois » ?

Ce soir, en regardant le journal télévisé, je voyais un reportage consacré au tendances futures sur lesquelles se penchent tous nos sociologues et autres experts en marketing.

J'apprenais ainsi ce qu’était un « frugeois ». Eh bien non, il ne s'agit pas d'un natif ou habitant de Fruges dans le Pas-de-Calais, mais plutôt d'un mélange entre un radin (« frugal ») et un individu plutôt chic ou snob (« bourgeois »).

Tout de suite, je peux vous garantir que je n'appartiens pas à cette catégorie de « frugeois ». Je me situe à l’opposé, mais j'ai bien du mal à trouver un nom qui décrirait correctement ma particularité dans ce monde en constante évolution qu'est le nôtre.

Quelqu'un a-t-il une suggestion ?

mercredi, juillet 22, 2015

Après 65 ans, l'enjeu, c'est de tout garder !

Quand nous grandissons et que nous devenons adultes, nous sommes impatients, curieux, preneurs de risques, aventureux et bâtisseurs..

Un peu plus tard, dès que nous avons dépassé la point culminant de nos vies, qui pour moi se trouve quelque part autour des 65 ans, nous commençons tout d'un coup à réaliser qu'il faut désormais sauver les meubles et conserver un maximum de tout ce que nous avons amassé, que ce soit notre forme physique, notre santé mentale, notre plaisir de vivre ou nos richesses matérielles, aussi longtemps que possible.

Soudain, notre but devient de faire durer tout ça au maximum. Une vérité bien difficile à accepter de prime-abord, dure à comprendre, mais extrêmement libératrice une fois que nous la comprenons !