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jeudi, juin 04, 2026

Jésus et la vague de chaleur

Avant, je communiquais avec Jésus par Skype, mais comme ce service n'est plus disponible, nous sommes tous les deux passés à WhatsApp. La semaine dernière, alors que l'Europe subissait une vague de chaleur inhabituelle, nous avons parlé du réchauffement climatique. La conversation s'est déroulée comme ça : 

Go 11 : Salut Jésus ! Comment ça va là-haut ? 

Jésus : Pas trop mal, on essaie de rafraîchir la France et l'Angleterre en ce moment… 

Go 11 : Comme je le dis à mes compatriotes, cette canicule précoce est une bonne preparation pour leur séjour en enfer. 

Jésus : Tu plaisantes peut-être, mais nous avons le même problème de climatisation au Ciel. Construction vétuste, mauvaise isolation, fuites partout avec la chaleur qui s'infiltre d'en bas. Ça commence à devenir un problème ici aussi… 

Go 11 : Quels sont tes plans contre le réchauffement de la Terre à l'avenir ? 

Jésus : On va probablement reloger une partie de la population sur une autre planète. Je veux dire les évangélistes. Je pensais les aspirer avec un gros tuyau et les envoyer sur une autre planète … 

Go 11 : tu veux dire comme l’enlèvement au ciel ? 

Jésus : C’est exactement ça … 

Go 11 : Et que vas-tu faire du reste ? 

Jésus : Tu veux dire les autre sept milliards et demi ? 

Go 11 : Oui, si c’est ça que tu as en tête … 

Jésus : On les laissera rôtir et on les utilisera pour fertiliser la planète Terre 2.0. 

Go 11 : Alors ce sera reparti pour une autre création ? 

Jésus : Pas tout à fait comme la première fois, on le ferait à la façon de Charles Darwin, c’est plus crédible 

Go 11 : Et les évangélistes, alors ? 

Jésus : On les aspirera vers Mars et on les laissera se battre avec Elon Musk, ça pourrait être assez marrant !

lundi, avril 13, 2026

Théocratie et armes nucléaires (Troisième partie)

Tout comme je perçois la religion, je considère personnellement la théocratie comme profondément irrationnelle, et cela m'inquiète lorsqu'un tel régime se retrouve armé de l'arme nucléaire. Puisqu'une théocratie repose sur des croyances « irrationnelles », elle devient le sujet d'intenses débats philosophiques et politiques. 

Or, d'aucuns voient dans la foi religieuse une forme de connaissance légitime. Sur la base d'analyses issues de la philosophie politique et d'exemples historiques, la théocratie est généralement considérée comme bâtie sur des fondements métaphysiques, plutôt que empiriques ou rationnels. 

Pour certains, la croyance mystique n'est pas irrationnelle, mais plutôt « non rationnelle » ou « instinctive », car elle opère en dehors du champ de la logique empirique et de la vérification scientifique ; elle est souvent perçue comme une réalité expérientielle, interne ou subjective, plutôt que comme une contradiction directe à la réalité objective. 

Parlons de sémantique et du serpent qui se mord la queue ! On prétend qu'il s'agit d'une expérience instinctive, c'est-à-dire d'une chose qui ne saurait être validée ou réfutée par des preuves logiques. Je ne suis absolument pas convaincu par cet argument — et je ne suis pas le seul —, car de nombreux critiques soutiennent que la religion organisée instrumentalise les croyances mystiques pour asseoir un contrôle social, maintenir une hiérarchie et imposer la conformité. 

Les doctrines religieuses sont conçues pour préserver la solidarité sociale ou conforter le pouvoir des élites, plutôt que pour refléter une vérité objective. De surcroît, les croyances religieuses sont inculquées dès le plus jeune âge, avant même que l'esprit critique ne soit pleinement développé, créant ainsi un « angle mort » dans le processus de pensée de l'individu. 

Il existe également un autre « outil » : celui de la peur (celle de l'enfer, notamment) et le réconfort qu'elle procure — bien plus que les preuves tangibles —, faisant de la religion une « imposture » destinée à maintenir les fidèles sur le « droit chemin ». Enfin, la religion sert souvent à combler les lacunes de la connaissance en invoquant « Dieu » dès lors que la science ne dispose pas de réponse immédiate ; une approche illogique pour appréhender la réalité. 

Tandis que les critiques dénoncent comme hypocrites le fait qu'Israël ne soit pas signataire du TNP, qu'il détient l'arme nucléaire et qu'il formule des exigences à l'égard de l'Iran, ses défenseurs rétorquent que la sécurité d'Israël est menacée par une nation ayant appelé à sa destruction, faisant de cette question une affaire de survie plutôt qu'une simple hypocrisie juridique. 

Pourtant, la sinistre réputation d'Israël a été « acquise » au fil de près de huit décennies de mauvais traitements infligés au peuple palestinien. Je conclurai en disant que de voir des individus comme Bibi et l'Ayatollah armés de l'arme nucléaire ne me procure aucune tranquillité d'esprit. Je sais aussi que ce n'est guère mieux que les deux impies que sont Trump et Poutine !

dimanche, avril 12, 2026

Théocratie et armes nucléaires (Deuxième partie)

La question de savoir si une théocratie — ou une pseudo-théocratie — devrait avoir accès aux armes nucléaires fait l'objet d'un débat intense parmi les experts en sécurité internationale, les théologiens et les politologues. 

Le consensus au sein de la plupart des instances internationales et des États démocratiques est que la prolifération nucléaire, sous tout régime non démocratique ou fortement idéologique, présente des risques considérables ; certains soutiennent toutefois que la nature spécifique d'une théocratie soulève des défis singuliers. 

La politique d'« opacité nucléaire » (Amimut) d'Israël est généralement tolérée en raison de son alliance stratégique avec l'Occident, de sa non-adhésion au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et de sa perception en tant qu'acteur responsable et non agressif — à l'exception, bien entendu, de son actuel dirigeant déjanté, Bibi Netanyahu. 

À l'inverse, l'Iran se voit refuser l'accès aux armes nucléaires car, en tant que signataire du TNP, il est accusé de violer ses engagements, suscitant ainsi des contraintes internationales et des craintes quant à une prolifération régionale des armements.

Ainsi, lorsque l'on compare l'Iran à Israël, on constate que le premier a eu le tort de signer le TNP, tandis qu'Israël qui a hypocritement refusé de le faire, a accumulé un arsenal nucléaire et continue de jouir d'une image irréprochable aux yeux de la communauté judéo-chrétienne, laquelle feint d'ignorer son statut nucléaire. Il y a manifestement quelque chose qui cloche dans ce tableau ! 

Demain, nous approfondirons la question du prétexte religieux et de son interprétation abusive lorsque les circonstances l'exigent …

samedi, avril 11, 2026

Théocratie et armes nucléaires (Première partie)

La guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l'Iran soulève la question de savoir si une théocratie devrait avoir accès aux armes nucléaires. À mon sens, ce n'est pas une bonne idée. Il s'agit, bien entendu, d'un sujet de débat intense parmi les experts en sécurité internationale, les théologiens et les politologues. Mais avant même d'aborder ce débat, Israël et l'Iran ne sont-ils pas tous deux de véritables « théocraties » ? 

Comme l'Iran est un pays musulman jugé par des cultures judéo-chrétiennes, tout le monde en Occident semble d’accord de dire que c’est une théocratie. Depuis la révolution de 1979, le pays fonctionne comme une « République islamique » régie par une doctrine connue sous le nom de *Vilayat-e faqih* (la « Tutelle du juriste »), qui confie l'autorité politique et juridique suprême aux mains d'un haut dignitaire religieux chiite, le Guide suprême. 

À l'inverse, la civilisation occidentale détourne le regard, ne percevant Israël que comme une république parlementaire démocratique et non comme une théocratie. Bien qu'il se définisse comme un « État juif et démocratique » et qu'il intègre la loi religieuse (*Halakha*) dans les questions relatives au statut personnel — telles que le mariage et le divorce —, il ne possède pas de chef religieux suprême et est doté d'une Knesset élue démocratiquement. Toutefois, l'influence du Rabbinat orthodoxe sur la législation demeure un sujet de débat. Admettons donc qu’Israël soit juste un peu théocratique. C'est ici que réside le point délicat. 

On estime généralement qu'Israël posséderait environ 100 têtes nucléaires, bien que les estimations varient de 80 à plus de 300. Israël maintient une politique d'ambiguïté nucléaire, ne confirmant ni ne démentant ses capacités en la matière. On pense qu'il a produit suffisamment de plutonium pour fabriquer 100 à 200 armes, pouvant être acheminées par avions, missiles ou sous-marins. 

Dans ce contexte, Israël maintient une politique d'« opacité nucléaire » (ne confirmant ni ne démentant l'existence de son arsenal) principalement afin d'assurer une dissuasion stratégique sans déclencher de course régionale aux armements, sans s'exposer à des sanctions internationales et sans enfreindre les lois américaines sur la non-prolifération. 

Ce « secret de Polichinelle » permet à Israël de dissuader ses adversaires tout en s'affranchissant des obligations politiques inhérentes au statut d'État doté de l'arme nucléaire. Une forme de manœuvre sournoise et malhonnête, à mon avis. Demain, nous poursuivrons en nous penchant tout particulièrement sur l'Iran, sur le rapport entre la religion et les armes de destruction massive, et sur la question de savoir si ces deux pays devraient ou non être empêchés de posséder de telles armes ; restez donc à l'écoute ...

dimanche, mars 01, 2026

Gros avantage pour pas de vie après la mort

Y a-t-il des personnes décédées sur cette planète que vous ne pouviez absolument pas supporter ? Soit elles vous ont fait du mal, soit elles vous ont maltraité, soit elles ne supportaient tout simplement pas votre présence.

Je suis sûr que vous les trouveriez tous au paradis si vous cherchiez bien (l'enfer n'existe pas). Bien sûr, vous avez depuis longtemps pardonné tous ces tristes individus, mais vous êtes quand même heureux et soulagé de ne plus jamais voir leur frimousse. 

Imaginez maintenant qu'une vie après la mort soit possible et qu’à votre résurrection, tous ces imbéciles vous accueillent en ricanant. En seriez-vous ravi ? Croyez-vous qu’ils auraient fait amende honorable ? N’y comptez pas trop ! En bref, votre séjour au Paradis serait gâché et ruiné pour l’éternité par ces affreux jojos, pas vrai ? 

Alors, réjouissez-vous, comme je l’ai découvert, qu’il n’y a pas de vie après la mort !

mercredi, octobre 29, 2025

Amish en Amérique

Lors de notre récent passage en Pennsylvanie et en Ohio, nous avons croisé un nombre important d'Amish et de Mennonites dans les espaces publics et les magasins. Ce n'est d'ailleurs pas très différent des épouses de polygames fondamentalistes mormons habillées style XIXe siècle, que l'on croise souvent dans des magasins à Salt Lake City.

Je sais que les touristes européens qui voient ça n’en croient pas leurs yeux. En les observant, je me suis demandé pourquoi ils sont encore Amish et Mennonites en Amérique et non en Europe, leur pays d'origine, et ce que cela nous apprend sur une évolution sociale figée aux États-Unis. Il est vrai que de nombreux Amish et Mennonites ont fui l'Europe aux XVIIIe et XIXe siècles pour échapper aux persécutions religieuses. 

Les États-Unis, la Pennsylvanie et l'Ohio, ont offert des terres et des protections constitutionnelles pour leur expression religieuse. De plus, contrairement à l'Europe, qui a connu une modernisation et une sécularisation agressives après la Seconde Guerre mondiale, ces foyers d'autonomie culturelle ont pu préserver leurs traditions sans être absorbés ou fracturés par les politiques nationales américaines. Il est également vrai que le pluralisme américain, bien que loin d'être parfait, a historiquement été plus tolérant envers les modes de vie contre-culturels. 

À mon avis, cela constitue un obstacle à l'évolution ou à la modernisation d’une société, dû à une homogénéisation technologique ou culturelle qui complexifie inutilement la vie pour s'adapter à la diversité extrême. Bien sûr, l'opinion inverse est que la persistance des communautés amish et mennonites pourrait plutôt refléter la résilience d'une société qui permet à chacun de refuser la modernité sans être anéanti. Enfin, je crois qu'un manque d'éducation et une religiosité excessive sont les ingrédients requis pour maintenir ces cultures singulières. 

Il est indéniable que certaines communautés traditionnelles, notamment les amish et les mennonites, limitent souvent l'éducation formelle à la quatrième, par choix délibéré pour préserver les valeurs communautaires et résister à l'assimilation. Leur éducation met l'accent sur les compétences pratiques, l'instruction morale et la responsabilité communautaire. 

Je crois également que des croyances religieuses profondes rendent les individus beaucoup plus crédules. Certains vont arguer que ces communautés ont des systèmes théologiques très structurés, des codes moraux rigoureux et une logique interne forte. 

Comme vous pouvez le constater, il y a là une abondance d’idées à débattre ...

mardi, octobre 21, 2025

Saint-Esprit, Prana, Chi et les autres ... (Deuxième partie)

Le Saint-Esprit (christianisme), le Prana (hindouisme) et le Chi/Qi (philosophie chinoise) sont des concepts distincts, mais étonnamment parallèles, qui reflètent le désir de l'humanité de comprendre et d'exploiter ces forces invisibles qui animent la vie. Bien qu'issus de cadres culturels et théologiques différents, ils partagent de profondes similitudes quant à leur origine, leur fonction et leur signification spirituelle. 

Comme nous l'avons vu dans le blog précédent, le Saint-Esprit apparaît dans la tradition grecque, les écritures juives et chrétiennes comme le souffle (ruach) de Dieu. Dans la théologie chrétienne, il devient la troisième personne de la Trinité, qui représente la présence active de Dieu dans le monde. Le Saint-Esprit, également appelé « donneur de vie », est au cœur du salut dans la foi chrétienne. 

Le Prana, quant à lui, ancré dans les textes védiques, représente le souffle de vie et l'énergie cosmique. Il circule dans les nadis (canaux énergétiques) et se cultive par des pratiques comme le pranayama (contrôle de la respiration). Le prana est également lié à la libération (moksha) et à l'évolution spirituelle. La Chine offre son Chi/Qi, qui, dans la pensée taoïste et confucéenne, est l'énergie vitale qui circule en toute chose. Elle est harmonisée par des pratiques comme le tai-chi, l'acupuncture et le qigong. 

Le chi est perçu comme guérisseur et libérateur, délivrant les individus des déséquilibres et de l'oppression. Tous trois sont perçus comme des forces transformatrices. Par exemple, le Saint-Esprit ouvre les cœurs, accorde des dons spirituels et relie les croyants à Dieu. Le prana dynamise le corps et l'esprit, favorisant l'éveil spirituel et la santé physique. Le chi maintient l'équilibre et la vitalité, et sa circulation est essentielle au bien-être.

Le tableau ci-dessus énumère huit autres concepts religieux issus d'autres régions du monde, qui ont sensiblement les mêmes vertus et effets esperés. Chaque tradition offre un aperçu du mystère de la vie, de la connexion et de l'harmonie spirituelle. 

Certains théologiens et penseurs spirituels suggèrent que ces concepts pourraient refléter une réalité spirituelle universelle issue de différentes expressions culturelles exprimant le même souffle divin ou la même force vitale. 

Cette idée est particulièrement explorée dans les dialogues interreligieux et la théologie mondiale, où le Saint-Esprit est parfois interprété comme analogue au Chi ou au Prana par son immanence et sa vitalité. Une bonne analogie illustre bien tout ça : « Si le Saint-Esprit est le vent qui gonfle les voiles de l’âme, alors le Prana est le souffle qui anime le corps, et le Chi est le courant qui traverse le fleuve de la vie.» 

Dans le prochain article, nous explorerons certaines formes de méditation, de cultures variées, qui visent à puiser dans les énergies cosmiques, divines ou universelles.

lundi, octobre 20, 2025

L’origine du Saint-Esprit (Première partie)

Quand j’étais enfant de chœur, je n'ai jamais compris ni soutenu ce que venait faire le Saint-Esprit dans la religion, et j'ai toujours considéré cela comme un « joker » inutile dans un partage de pouvoir déjà bien compliqué entre Dieu et son fils, Jésus. Je le vois comme un « bouche-trou » commode pour des besoins imprévus, quelque part, à un moment donné. 

Apparemment, le Saint-Esprit a des racines qui remontent aux premières pages de la Bible hébraïque, aux débats théologiques de l'Église primitive et à la pratique chrétienne moderne. On trouve certaines de ses origines dans l'Ancien Testament, où, dans Genèse 1:2, l'Esprit de Dieu (ruach elohim) est décrit comme « planant au-dessus des eaux » lors de la création. 

Il est également décrit comme une force divine qui donne du pouvoir à des gens comme Moïse, les juges et les prophètes. À cette époque, l'Esprit est davantage une manifestation de la puissance ou de la présence de Dieu qu'une personne distincte. Avec l'essor du christianisme, le Saint-Esprit se met à jouer un rôle central dans la vie de Jésus, présent à son baptême (sous la forme d'une colombe), guidant son ministère et promettant d'aider ses disciples.

Le Saint-Esprit descend alors sur les apôtres, leur donnant le pouvoir de parler des langues et de répandre l'Évangile. Quel changement massif pour les croyants ! Dans ses Épîtres, Paul met l'accent sur l'Esprit comme source de dons spirituels (charismes), de la transformation intérieure et de l'unité dans le corps du Christ. 

En 381, le Saint-Esprit devient la troisième personne de la Trinité, à la fois coégale et coéternelle avec le Père et le Fils. Cela donnera lieu à une énorme controverse théologique sur la question de savoir si l'Esprit procède du Père seul ou du Père et du Fils, contribuant ainsi au schisme d'Orient-Occident de 1054. 

Des mystiques médiévaux au pentecôtisme moderne, le Saint-Esprit a joué un rôle central dans les mouvements mettant l'accent sur l'expérience directe de Dieu par la prophétie, la guérison et le culte extatique. Ce concept parait se justifier par un besoin d’extraire quelque chose de l’énergie universelle et toutes les croyances semblent s’y être intéressées. 

Du point de vue catholique, le rôle de l'Esprit se retrouve dans les sacrements, l'enseignement de l'Église et la sanctification personnelle, tandis que les protestants le voient principalement dans l'interprétation des Écritures et la conviction personnelle. 

Enfin, les pentecôtistes mettent l'accent sur les dons spirituels et le baptême dans l'Esprit, tandis que mes voisins mormons et les Témoins de Jéhovah voient souvent l'Esprit davantage comme une influence ou une force divine que comme une personne. 

Demain, nous explorerons sa relation avec le Prana, le Chi et d'autres approches cosmiques spirituelles …

samedi, juillet 19, 2025

Mon plus grand regret ?

Quand je me pose cette question, ou quand on me la pose, je réponds généralement : « Je n’ai aucun regret », ce qui, avouons-le, n’est pas tout à fait vrai. Pourtant, je ne vais pas m’étendre sur ce que je regrette pour l’instant, préférant minimiser tout ça. 

Ceci dit, dimanche dernier, alors que nous passions devant l’église mormone, j’ai eu un pincement au cœur pour tous ces gens qui gâchent leur temps libre à adorer une divinité inventée par l’homme, hautement douteuse et irrationnelle. Je pensais qu’ils auraient meilleur temps pour faire du VTT, de la pêche, du golf ou du ski en hiver. 

Puis, j’ai repensé à ma vie et c’est là que j’ai réalisé tous les plaisirs du ski et autres activités que j’avais manqué à cause de ma présence à l’église quand j’étais enfant. J'aurais été un bien meilleur skieur dans ma jeunesse si je n'avais pas été si souvent à l'église, sans compter la possibilité d’avoir fait peut-être partie de l'équipe de France de ski et de ne pas avoir eu à effectuer mes horribles 16 mois de service militaire obligatoire. 

Mon éducation catholique a été une perte de temps précieuse, et je regrette sincèrement d'avoir été contraint par mes parents, ma culture et les traditions locales à aller au catéchisme, à l'église, à servir comme enfant de chœur, à faire ma confirmation, ma communion, etc., au lieu d'aller skier ou de gambader dans les montagnes à pied, hors saison ! 

Dois-je mentionner toute la peur que mon expérience religieuse m'a apportée et toute la culpabilité qu'elle a insufflée à mon esprit, bouleversant une grande partie de ma vie, car ce n'est qu'aujourd'hui, à la fin de celle-ci, que je commence à y voir plus clair. Oui, pour moi perte de temps tragique et regret profond !

jeudi, juillet 10, 2025

Notre nouveau pape américain

Après que le pape François ait snobé cet avantage en nature durant son pontificat, Léon XIV est à Castel Gandolfo afin de se ressourcer « corps et esprit », comme il l'a récemment déclaré. C'est un retour à une tradition séculaire qui amène le nouveau pape dans sa résidence d'été perchée à 425 mètres, au-dessus du lac d'Albano, offrant un air plus frais et une atmosphère plus saine que la chaleur Romaine.

Outre cette bonne nouvelle, le nouveau pape s'est montré clair dans son intervention sur les conflits en Ukraine, à Gaza et en Iran depuis le début de son pontificat. Concernant la guerre en Ukraine, il l'a condamnée comme « absurde ». Il a également exprimé sa solidarité avec les gréco-catholiques ukrainiens lors d'un pèlerinage jubilaire, reconnaissant leurs souffrances et les exhortant à la foi dans l'adversité. Dans son tout premier discours dominical en tant que pape, 

Léon a appelé à un cessez-le-feu à Gaza, à la libération des otages et à une aide humanitaire sans restriction. Suite aux frappes aériennes américaines sur les sites nucléaires iraniens en juin, le pape Léon XIV a lancé un appel à la paix, avertissant que la guerre ne faisait qu'« amplifier les problèmes » et causer de « profondes blessures ». Il a également condamné « l'intimidation et la vengeance », exhortant toutes les parties – y compris Israël, l'Iran et les États-Unis – à poursuivre le dialogue et la diplomatie. Les interventions papales ont été peu relayées par des médias largement obsédés par Trump. 

Outre ces prises de position, le pape Léon XIV pourrait considérablement renforcer son influence en s'appuyant sur le rôle unique du Vatican en tant qu'organisme neutre et autorité spirituelle. Il pourrait par exemple convoquer un sommet interreligieux pour la paix réunissant de hauts responsables du christianisme, de l'islam et du judaïsme – en particulier ceux influents au Moyen-Orient et en Europe de l'Est – et en profiter pour condamner la violence et appeler à des cessez-le-feu, à des couloirs humanitaires et à des négociations. 

Il pourrait également lancer une campagne mondiale de « pèlerinage pour la paix » avec des partenaires interconfessionnels afin d'organiser des événements synchronisés – prières, jeûnes et forums publics – axés sur la paix en Ukraine, à Gaza et en Iran. Il pourrait aussi s'engager plus activement et plus directement auprès des dirigeants politiques pour contester l'accumulation d'armes et l'érosion du droit international. 

D'un point de vue religieux, il devrait soutenir évêques, imams et rabbins dans les zones de conflit en leur fournissant des ressources et des plateformes pour lutter contre les discours de haine et promouvoir la réconciliation et protéger les civils. 

De même, il pourrait encourager les conseils interreligieux d'Ukraine, de Gaza et d'Iran à publier des déclarations communes et à apaiser les tensions locales. Fort de sa clarté morale et de son rayonnement international, je suis convaincu que le pape Léonard de Vinci a le pouvoir de traduire ses paroles en actions coordonnées, notamment avec d'autres chefs religieux, et de contribuer à faire passer le discours de la vengeance à la réconciliation. 

En attendant qu’il se mette vraiment au travail, je lui souhaite un bon séjour à Castel Gandolfo !

mardi, juin 17, 2025

Deux missionnaires mormones …

Le week-end dernier, deux missionnaires mormones ont sonné à notre porte. Ma femme a ouvert et je me suis joint à la conversation avec ces deux jeunes femmes. C'était la deuxième fois en près de 40 ans à Park City que nous recevions la visite de missionnaires mormons. L'une venait de l'est de l'État de Washington et l'autre d'Alaska. 

Elles se sont présentées et nous ont demandé si nous étions croyants. J'ai commencé par dire : « Absolument !» et en pointant ma main vers l'extérieur, je leur ai dit : « Voici notre Église, les grands espaces, la nature avec tous ses mystères et ses beautés infinies… » 

J'ai continué : « Nous n'avons pas besoin d'une religion organisée et nous n'avons pas besoin d'une vie après la mort. C'est trop compliqué, pourquoi Dieu se donnerait-il la peine de nous faire vivre deux fois, de nous suivre dans deux lieux différents, de nous divertir et d’organiser ainsi nos existences ? De plus, je m'ennuie très vite dans un environnement parfait, et j’aime trop le ski de qualité à volonté, le terrain difficile, les pentes de poudreuse et les dénivelés vertigineux pour devoir m’en passer pour l’éternité. » 

J’ai à peine repris mon souffle et j’ai poursuivi : « Nous avons aussi réalisé qu'avant notre naissance, nous n'existions pas, que nous n'étions rien, et qu'à notre mort, nous cesserons d'exister, et cette idée nous convient parfaitement. La croyance en l'au-delà est l'expression de la peur de mourir. Comme l'a si bien dit le président Franklin D. Roosevelt : 'La seule chose que nous ayons à craindre, c'est la peur elle-même', et cela s'applique bien évidemment à la mort. Pourquoi devrions-nous vivre une vie médiocre sur terre, en souhaitant ou en espérant une autre bien meilleure ailleurs, sans aucune garantie. Une seule vie bien vécue suffit largement. » 

Je voyais bien que j'éveillais leur intérêt, car elles me regardaient un peu fascinées. Ma femme avait juste peur que je hausse le ton et parle trop rudement à ces deux jeunes missionnaires à l'air innocent. Je ne parvenais plus à m'arrêter : 

« Écoutez, un type comme Trump qui se prétend religieux, se comporte comme l'Antéchrist et est pourtant soutenu par certaines grandes religions organisées, n'est-ce pas de l'hypocrisie et de la mauvaise foi ? Je ne sais pas pour vous, mais je crois qu'on attrape plus de mouches avec du miel qu'avec du vinaigre ! » Tous deux ont acquiescé et ont dit : « C'est vrai ! » J'ai ajouté sans relâche : 

« Lundi, je dois payer mon impôt de tiers provisionnel et ça me fend le cœur de savoir qu'une partie de mon argent servira à tuer des femmes et des enfants innocents à Gaza ! Pourquoi diable nos religions organisées partout aux États-Unis ne dénoncent-elles pas ce génocide et la complicité du gouvernement américain ? Je pourrais continuer encore et encore, mais rappelez-vous qu'il n'est pas nécessaire d’être religieux pour avoir de la moralité comme beaucoup qui prétendent croire en Dieu mais font les pires choses. Dans notre famille, nous ne sommes pas parfaits, mais nous sommes sans aucun doute beaucoup plus moraux que des tas de gens qui passent tout leur temps à l'église. Bonne journée, mesdemoiselles, souvenez-vous bien de ce que je vous ai dit aujourd’hui et bonne chance ! »

mercredi, mai 14, 2025

Où trouve-t-on la foi ?

Constamment, je me demande si la foi religieuse est innée, ancrée en nous, ou façonnée par des facteurs externes comme la culture et l’environnement. Si l’on examine les arguments en faveur d’une religiosité innée, nous pourrions avoir évolué et développé une tendance à attribuer les événements naturels à des forces surnaturelles, comme des dieux ou des esprits, tout comme nos ancêtres expliquaient les orages comme la manifestation de dieux en colère. 

Certaines théories affirment également que notre cerveau est programmé pour lire les pensées d’autrui, rendant intuitive la croyance en des divinités invisibles et conscientes. Certaines études suggèrent également que la spiritualité peut être héréditaire, tandis que les neurosciences montrent que la stimulation du lobe temporal peut déclencher des expériences mystiques. Néanmoins, je pense que la religion est davantage influencée par l’apprentissage culturel et social.

Le meilleur exemple est que les enfants adoptent généralement la religion et la culture générale de leurs parents. Un enfant né en Arabie saoudite sera probablement musulman, tandis que celui né près de chez nous à Provo, dans l’Utah, sera immanquablement mormon ! Même chose pour moi quand j'ai grandi en France et que je n’ai pas eu d'autre choix que d'être enrôlé dans la foi catholique. 

Il y a aussi l'aspect social de la religion organisée, avec ses rites et ses traditions qui crée une certaine cohésion au sein des communautés. L'attrait principal de la religion est qu'elle répond à l'angoisse existentielle en atténuant la peur de la mort, à tel point, me dit-on, que dans les sociétés à forte mortalité, les gens ont tendance à être plus religieux. L'inverse est vrai dans les pays bien gouvernés, plus avancés et très stables comme la Scandinavie. 

Entre ces deux forces, certains chercheurs s'accordent à dire que la religiosité découle à la fois de tendances innées et d'un façonnement culturel, et affirment que notre structure cérébrale et nos biais cognitifs nous rendent enclins aux croyances surnaturelles. Je suis un peu sceptique à ce sujet et je crois que c'est la culture et les pressions sociales qui déterminent quels dieux, quels rituels ou quels systèmes moraux dominent. 

Il y a aussi ceux qui évoquent les expériences de mort imminente, expliquées par un phénomène biologique lié au manque d'oxygène et conduisant aux histoires de « tunnel de lumière » dont nous avons tous entendu parler, comme étant la porte d'entrée vers le « paradis » chrétien ou le « bardo » bouddhiste. Dans le même ordre d'idées, il existe bien sûr les effets de la prière et de la méditation, dont les effets neurologiques sont mesurables, mais ces pratiques ne sont pas instinctives et doivent être enseignées. 

S'il est certain que la foi religieuse n'est ni purement innée (comme la faim), ni purement acquise (comme l'algèbre), certains facteurs rendent les humains sensibles aux croyances surnaturelles, et notre environnement détermine la forme spécifique que prennent ces croyances. Qu'en pensez-vous ?

dimanche, mai 11, 2025

« Hola ! » Pape Léon XIV !

C'est avec soulagement que j'ai vue la fumée blanche monter dans le ciel au dessus du Vatican, annonçant l'élection du nouveau pape. Léon XIV ne me paraît pas trop conservateur et a déclaré qu'il poursuivrait les efforts de son prédécesseur en faveur de la paix et de la justice sociale.

Américain, mais parlant parfaitement l'italien et encore mieux l'espagnol, il représente l'antidote à Trump et à ses complices. C'est un bien bon signe pour l'Église catholique et pour le monde entier. Fera-t-il tout ce qu'il dit et œuvrera-t-il effectivement pour la paix ? 

L'avenir nous le dira et ce ne sera sûrement pas facile. Je préfère donc minimiser mes attentes, mais en dans l’intervalle, je ressens l’événement comme un soulagement dans le chaos américain où nous nous trouvons …

mardi, mai 06, 2025

Pape Donald J. Trump ?

Trump a sombré dans la mégalomanie et la sénilité des plus profondes avec sa dernière photo générée par intelligence artificielle de lui-même déguisé en pape, quelques jours seulement après avoir déclaré aux journalistes qu'il « aimerait être pape ». 

S’il fallait le prouver, cela montre bien qu’il est en train de devenir fou, qu’il n’a aucune intelligence émotionnelle (je le savait déjà) et commet une grave erreur stratégique aliénant sa base la plus solide, les catholiques américains, y compris tous les juges conservateurs de la Cour suprême au moment où il en a le plus besoin ! 

L’idée est du plus mauvais goût, alors que le monde pleure celui qui semble être le meilleur pape qu'il ait jamais eu, et que des cardinaux du monde entier se réunissent au Vatican pour choisir son successeur à la tête de l'Église catholique. 

Trump, qui n'est pas catholique, plaisantait devant les journalistes à la Maison Blanche la semaine dernière en affirmant qu'il aimerait succéder à François : « J'aimerais être pape. Ce serait mon premier choix », a-t-il déclaré. 

L'image générée par l'IA a suscité un tollé général, tandis que certains de ses partisans parmi les plus idiots et les plus terrorisés l'ont défendue comme une blague ...

jeudi, mai 01, 2025

Religions « sans vie éternelle » (3e Partie)

Il est fort probable que nombre d'entre nous soient trop fatigués pour envisager de continuer à vivre après la mort. Pour cela, existe-t-il des formes de croyances, philosophies ou religions qui promettent ni vie éternelle, ni enfer, ni paradis, après la mort ? Après avoir recherché le sujet, la réponse est positive. 

Si l'on commence par le bouddhisme, on ne trouve ni âme éternelle, ni paradis, ni enfer au sens abrahamique du terme : le bouddhisme enseigne l'anatta (absence de soi ni d'âme permanents). La renaissance (samsara) se produit en fonction du karma, mais le but ultime est le nirvana – la libération du cycle des renaissances, et non la vie éternelle au paradis. Il existe peut-être des exceptions, mais elles sont temporaires, car certaines traditions bouddhistes reconnaissent des royaumes célestes et infernaux, mais il s'agit d'états impermanents au sein du samsara, et non de destinations éternelles. 

Il y a aussi le jaïnisme, l'une des trois plus anciennes religions de l'Inde, que je ne connaissais pas. Elle enseigne que la voie vers l'illumination (moksha) passe par la non-violence et la minimisation du mal fait à tout être vivant. Elle se concentre sur la libération du cycle des renaissances par une vie éthique et par l'ascèse. Elle n'offre pas de paradis éternel ; l'âme libérée (siddha) existe dans un état de pure conscience, et non dans un paradis physique. 

Mon préféré est le taoïsme, qui met l'accent sur l'harmonie dans cette vie et se préoccupe davantage de vivre en harmonie avec le Dao (la Voie) que de l'au-delà, de ses récompenses et de ses châtiments. Le confucianisme souligne le comportement moral et l'harmonie sociale dans cette vie. La vénération des ancêtres est pratiquée, mais il n'existe pas de théologie détaillée traitant du paradis, de l'enfer ou de la vie éternelle. 

J'ai été surpris par l'Église unitarienne universaliste moderne, ancrée dans la pensée chrétienne libérale et que nous ne trouvons guère qu’aux États-Unis. Elle ne prône aucune croyance dogmatique en l'au-delà. Certains membres peuvent rejeter totalement le concept de paradis et d'enfer. 

Dans la Grèce et la Rome antique, les stoïciens mettaient en avant la vertu, tandis que les épicuriens voyaient la mort comme la fin de la conscience. Aucun des deux ne promettait de récompenses ou de châtiments éternels. 

Enfin, nous connaissons tous l'humanisme, l'athéisme et l'agnosticisme, qui ne sont pas des religions à proprement parler, mais rejettent les affirmations d'une vie après la mort surnaturelle, se concentrant plutôt sur une vie éthique dans le présent. 

En conclusion, de nombreuses traditions orientales (bouddhisme, jaïnisme, taoïsme) et certains courants philosophiques modernes s'éloignent de la dualité paradis-enfer, se concentrant plutôt sur la libération, sur une vie éthique ou l'acceptation de l'impermanence. De leur côté, les approches laïques rejettent catégoriquement les promesses d'un quelconque au-delà. 

Vous disposez désormais de toutes les informations nécessaires pour affiner, modifier ou adopter votre système de croyances préféré !

mercredi, avril 30, 2025

Qui a inventé la vie éternelle ? (2e partie)

 

Suite au blog d'hier, j’ai pensé qu’il serait intéressant de découvrir qui a eu cette bonne idée. Je comprends parfaitement qu'elle soit née du déni dans lequel l'humanité se trouvait, face à une fin imparable. Une alternative offrait donc un soulagement temporaire pour rendre l'inévitable plus acceptable. 

Il est vrai que ces créateurs ne datent pas d'hier, car il faut remonter à d'anciennes religions comme l'Égypte antique et le zoroastrisme. Ces concepts initiaux ont été affinés par le judaïsme, le christianisme et l'islam.

Tout a commencé en Égypte, il y a plus de 4 400 ans, comme en témoignent les Textes des Pyramides qui décrivent l'ascension de l'âme du pharaon pour rejoindre les dieux dans un au-delà éternel. Cette forme d'immortalité (réservée aux élites) permettait à l'âme de survivre à la mort si elle était préservée par la momification et des rituels, ouvrant ainsi la voie à la carrière de croque-mort. 

Il y a 2 600 à 3 200 ans, le zoroastrisme a repris les enseignements de l'Égypte, inspirés par Zarathoustra (Zoroastre), premier prophète à prêcher une vie éternelle moralisée (avec paradis et l'enfer comme lieux de résidence). À la mort, on ressuscite. Arrivées au pont de Chinvat, les âmes étaient jugées et allaient soit à la Maison du Chant (paradis), soit à la Maison du Mensonge (enfer). 

Le judaïsme a peaufiné ce concept il y a 2 500 ans en commençant par le Shéol (un monde souterrain ténébreux, sans récompense, ni châtiment). Puis, juste avant notre ère, les pharisiens ont enseigné la résurrection corporelle avant l'ère messianique, reliant la vie éternelle au royaume de Dieu sur Terre. 

Cela ouvrit la voie au christianisme moderne, avec Jésus prêchant la résurrection personnelle et l'éternité céleste. L'idée principale était celle du salut par le Christ, avec la récompense d’une vie éternelle en présence de Dieu. 

L'Islam a apporté sa touche personnelle en décrivant le Jannah (paradis) et le Jahannam (enfer) et en affirmant que les deux options duraient éternellement, mais que l'avantage résidait dans les plaisirs physiques et spirituels offerts aux paradis. Il évoquait probablement les 72 vierges, mais ne mentionnait pas la possibilité de skier, de jouer au golf, de faire de la plongée ou du VTT. 

Je pourrais citer d'autres versions plus diverses ou compliquées en provenance des Babyloniens, des Grecs et des Hindous mais je suis sûr que vous avez déjà compris le concept … Demain nous tenterons de trouver des religions ou des philosophies de vie qui nous épargnent une vie supplémentaire après la mort !

mardi, avril 29, 2025

Le désir de survie après la mort est-il instinctif ?

Tout petit, d'aussi loin que je me souvienne, on m'a dit qu'il y avait le paradis et l'enfer. C'était une réalité indiscutable qu'on m'avait présentée là. Il n'y avait aucun doute. C'était tout. Cela s'est renforcé tout au long de ma jeunesse et, dans mon esprit, cela s'est ancré parmi mes réalités, comme, par exemple, la loi de gravité. 

Bien sûr, on peut soutenir que les humains ont un instinct de survie inné (l'instinct de conservation), mais pourquoi cela se traduirait-il par un désir conscient d'une vie après la mort ? L'évolution privilégie des comportements qui évitent la mort, pas des croyances en l'au-delà. 

Si notre conscience de mortalité engendre l'anxiété, cela entrouvre la porte aux croyances en l'au-delà, si celles-ci sont systématiquement implantées quand l'esprit est jeune et malléable, ou quand nous sommes confrontés à des choix désespérés. D'où l'importance accordée par la plupart des religions organisées à une éducation religieuse systématique et intensive, pour tous les enfants, et cela le plus tôt possible, ou pour les individus peu instruits, voire sans aucune instruction. 

Il est vrai que l'idée de cesser d'exister est psychologiquement difficile à accepter, c'est pourquoi les plus créatifs d'entre nous ont construit des récits de paradis ou de réincarnation pour apaiser cette peur existentielle. De plus, comme nous aspirons à la permanence et repoussons le changement brutal que représente la mort, l'idée d'un au-delà satisfait ce besoin. 

Des philosophes existentiels comme Sartre ou Camus soutiennent depuis longtemps que la vie n'a pas de sens intrinsèque et que le désir d'un au-delà est une croyance inventée par l'homme pour éviter d'affronter la pensée de sa mortalité. 

Rapidement, les sociétés ont découvert que la croyance en l'au-delà était un outil pratique pour imposer des règles sociales, la morale, l’esclavagisme et même pour faire rentrer de l’argent, ou encore de payer en une vie hypothétique les bâtisseurs de cathédrales, leur faisant miroiter une récompense céleste ou une punition infernale. 

En conclusion, nous n'avons peut-être pas de véritable instinct pour l'au-delà, mais si celui-ci est placé au cœur de nos vies, il peuplera notre conscience et atténuera d'une certaine manière notre peur de la mort. Cette croyance en l'au-delà convient à la plupart des gens, mais pas à tous. 

Certains, comme les athées, les matérialistes ou ceux qui acceptent la mortalité, n'en ressentent peut-être pas le désir, mais acceptent volontiers que la fin de vie est tout à fait réelle. 

Dans le blog suivant, nous essayerons d’explorer les origine de cette croyance en l'au-delà

jeudi, avril 24, 2025

Un bon Pape nous quitte

De tous ceux que j’ai connus, le Pape François a été mon favoris et son départ m’attriste, même si je ne suis pas catholique pratiquant. Je sais néanmoins que je fais partie des 1,3milliard de catholiques dans le monde et cela ne me dérange pas. 

Ce chiffre est basé sur le nombre de personnes baptisées dans la foi catholique. Cela dit, il semble que les catholique ne soit pas très pointilleux en matière de statistiques, simplement en raison de leur nombre, puisque l’Église compte plus de 250 millions de paroisses.

Le calcul du nombre de fidèles n’est pas basé sur une méthodologie stricte ; les curés sont censés estimer le nombre de leurs fidèles. Cela tient compte du nombre de ceux qui assistent à la messe, mais aussi une estimation du nombre de fidèles qui assistent aux rites de passage comme baptêmes, premières communions, mariages, funérailles, etc. 

Cela peut facilement conduire à une sous-estimation considérable du nombre de ceux qui ont abandonné l'Église, voire qui sont décédés, un problème auquel toutes les religions sont confrontées, sans parler de la tendance humaine à la surenchère dont la plupart des religions sont coupables.

Mais pour en revenir au pape François, rempli d’humilité, de compassion et de bonté, j'espère seulement que son successeur sera tout autant déterminé à changer les traditions catholique et la Curie, tout en poursuivant de profondes réformes,choses pour lesquelles je m’attends toujours à être déçu … 

D’accord, le Pape François s’est un peu mélangé les pinceaux avec l’Ukraine, mais même quand on les croit « infaillibles » tous le humains se trompent.  En attendant, alors que le pape François découvre qu'il y a une vie après la mort ou peut-être rien du tout, je lui souhaite un repos bien mérité !

jeudi, février 27, 2025

La foi et la peur de la mort

Comme je ne suis plus religieux, je me demande souvent pourquoi tous ceux qui croient encore en une vie merveilleuse après la mort ont toujours peur de mourir alors que leur foi leur promet qu’après leur mort, tout sera beaucoup plus facile, parfait et, en prime, durera pour toujours. 

Par exemple, les fidèles de Rome ont l’air désemparés alors que le pape François approche la fin de sa vie terrestre. Tout le monde devrait plutôt être excité de le voir prêt à partir pour une nouvelle destination merveilleuse et passionnante, d’où une contradiction flagrante.

Mon observation met en évidence cette tension entre croyance spirituelle et expérience émotionnelle. J’ai trouvé qu’il existait encore des raisons pour lesquelles les croyants peuvent craindre le trépas, même avec une forte croyance en une forme de vie après la mort, toujours entravée par une quantité écrasante de doutes qui limitent leur certitude. 

Bien sûr, même avec une foi forte, une vie après la mort n’est pas guaranie. Les croyances aident certainement, mais elles ne peuvent pas éliminer les doutes, l’anxiété et la peur de ce trou noir que représente la mort. En mourant, nous savons ce que nous perdons, mais la foi religieuse n’est jamais assez forte pour renverser la situation. 

En fait, dans la plupart des cas, la foi passe au second plan par rapport à notre instinct de survie et aux liens affectifs qui nous unissent à nos proches, notre famille et nos amis, même si nous essayons d’imaginer des retrouvailles futures. Pour tous ces nombreux sceptiques, même la croyance en l’au-delà ne peut rivaliser avec la valeur et l’importance de notre vie actuelle. 

Ai-je même mentionné le jugement divin négatif qui pourrait nous attendre à notre disparition ? Non, car je considère ça comme un chantage transactionnel et une contradiction avec la bonté d’un dieu aimant. 

En conclusion, si les croyances religieuses peuvent apporter un peu de réconfort et d’espoir à ceux qui pleurent un défunt, elles ne parviennent pas à éliminer cette peur que nous avons tous de l’inconnu et de la perte de ce qui nous est familier.

mardi, janvier 07, 2025

Pourquoi a-t-on inventé la vie après la mort ?

Bien que je ne croie pas à l’au-delà, je me suis toujours demandé quelles étaient les origines de la croyance en une vie après la mort et ce qui en a fait un principe central utilisé par la plupart des religions. De toute évidence, la croyance en une vie après la mort a des racines profondes dans l’histoire humaine et dans de nombreuses cultures. 

Elle trouve son origine principale dans la « bonne vieille peur de la mort », cette expérience humaine incontournable. La vie après la mort offre une bonne assurance que tout n’est pas perdu face à la mortalité. Elle offre une prolongation bienvenue de l’existence et une possible réunion avec ses proches. Ce qu’elle omet de mentionner, c’est qu’elle laisse également ouverte la possibilité de se heurter à de nombreux ennemis et agents de recouvrement ! 

Il se pourrait que les rêves, les expériences de mort imminente et d’autres coïncidences bizarres aient alimenté les premières croyances en une âme ou un esprit qui survit à la mort. Cela a été commodément repris par les civilisations anciennes, depuis les Égyptiens, jusqu’aux Grecs ou aux Romains qui ont commencé à développer des croyances élaborées sur la vie après la mort, souvent entrelacées avec leurs systèmes religieux et mythologiques. 

Il ne restait plus qu’un court chemin à parcourir avant que ces croyances puissent être transformées en reconnaissances de dettes spirituelles promises aux guerriers, aux bâtisseurs de cathédrales ou à toute personne travaillant dangereusement sans salaire, très souvent contre son gré. 

Cette croyance a été également largement utilisée comme outil de maintien de l’ordre et de contrôle, avec la promesse de l’enfer comme prison de sécurité maximale pour des gens commettant des crimes contre la société ou ne se conformant pas à des règles culturelles strictes. 

Comme vous le voyez, la croyance en une vie après la mort était une espèce de couteau suisse qui permettait de contrôler fermement les sociétés primitives à moindre coût et qui a fonctionné à merveille jusqu’au jour où la pensée critique a tout fichu en l’air. 

Bien sûr, ceux qui ne sont pas d’accord diront que le concept d’une vie après la mort est une question de foi et de croyance personnelle, et qu’il n’existe aucune preuve scientifique pour la réfuter. 

Moi je leur dis : « Profitez en bien ! »