Comme beaucoup de passionnés de ski, j'ai suivi la course d'ouverture à Sölden.
Si certains considèrent la piste du Rettenbach comme l'une des plus exigeantes du circuit — avec des pentes atteignant 68 % (environ 34 degrés) dans sa section la plus abrupte —, elle s'avère particulièrement brutale et, à mon sens, manque du genre de variété qu'on trouve à Adelboden ou Alta Badia. Le départ à 3 040 mètres d'altitude, présente un dénivelé d'environ 370 mètres sur un tracé long de près de 1,2 kilomètre.
Ce passage, très long et très pentu, constitue le cœur du glacier du Rettenbach. Pour rompre la monotonie de la section finale, plus plate, le profil a été « enrichi » par l'ajout volontaire de trois bosses en forme de vagues.En l'absence de neige naturelle, la qualité de la neige était plutôt bonne grâce à un effort logistique colossal : 60 000 m³ de neige, stockés depuis le printemps précédent et préservés tout l'été a permit de conserver 70 à 80 % du volume initial.
Cette neige ancienne, combinée à des systèmes de production de neige de culture très performants activés lors de la vague de froid précédant les épreuves, a permis de créer une base compacte offrant une piste dure, glacée et homogène, telle que la Coupe du monde exige. Cela étant, il était difficile de ne pas remarquer l'aspect terreux du glacier du Rettenbach juste avant les courses, la piste préparée ressortant comme un étroit ruban blanc dans un paysage dénudé.
La neige présente a finalement été mise à rude épreuve par des conditions météorologiques difficiles et capricieuses le jour de la course — un élément qui a largement alimenté les commentaires, le slalom géant féminin ayant été retardé de 30 minutes en raison des chutes de neige et du vent sur le glacier, semant le chaotique en cette première journée.
La course s’est alors transformée en une lutte non seulement contre le chronomètre, mais aussi contre les éléments, les conditions météorologiques changeantes devenant un facteur décisif dans l’issue de l’épreuve. Mikaela Shiffrin, en tête après la première manche, a dû affronter du brouillard et un manque de visibilité grandissante lors de son second passage.
De son côté, Paula Moltzan — qui a fini par s’imposer — a bénéficié d’une éclaircie providentielle, lui permettant de réaliser une seconde manche impeccable et de rafler la victoire. Shiffrin a confié : « Difficile, c’est le moins qu’on puisse dire, cette seconde manche... la piste s’est totalement obscurcie. »
Pour ma part, je n’ai pas particulièrement aimé cette course, mais, à en juger par les articles de presse que j’ai lus, je devais être le seul !

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