dimanche, juin 21, 2026

Mieux comprendre la méditation (Quatrième partie)

Bien que les inconvénients de la méditation soient rares (je n'en ai personnellement jamais fait l'expérience), ils restent une possibilité. Paradoxalement, la méditation peut parfois, dans un premier temps, accroître l'anxiété. 

En cessant de se distraire, on peut devenir plus conscient de ses peurs, de ses soucis et de ses émotions refoulées. Si cet effet est temporaire pour certains, il peut être perturbant pour d'autres. La méditation peut aussi faire ressurgir du chagrin, des traumatismes, de la honte et des conflits non résolus. Ce n'est pas forcément néfaste, mais cela peut être accablant sans un accompagnement adapté. 

Les débutants pensent parfois méditer alors qu'ils s'inquiètent, ressassent des disputes ou ruminent leurs problèmes, ce qui peut renforcer leur mal-être au lieu de l'apaiser. 

Une petite minorité éprouve également un sentiment de détachement, une déconnexion avec la réalité, l'impression que le monde est irréel. Ces effets sont généralement temporaires, mais peuvent être effrayants. 

Les pratiquants peuvent aussi se désengager de leur famille, de leur travail et de leurs relations, la méditation étant parfois perçue comme un prétexte à la déconnexion. Il y a aussi le cas des pratiquants qui évitent les conversations difficiles, la thérapie, le travail émotionnel et qui utilisent « l'acceptation » comme excuse pour ignorer les problèmes. 

Plus inquiétant encore est l'égocentrisme excessif : certaines personnes deviennent trop préoccupées par leurs pensées, leurs émotions et leurs états intérieurs. Au lieu d'accroître la liberté, la pratique peut enfermer quelqu’un dans l'égocentrisme. Paradoxalement, il arrive que la méditation augmente l'autocritique si les attentes sont irréalistes. 

Curieusement, les pratiquants de longue date décrivent souvent un résultat différent : la méditation ne leur facilite pas nécessairement la vie, mais enrichit leurs expériences. Cette dimension accrue peut être agréable, neutre ou désagréable selon ce qui est observé. Je dois avouer que je n'ai jamais ressenti aucun de tous ces effets négatifs. Je dois être vraiment chanceux !

samedi, juin 20, 2026

Mieux comprendre la méditation (Troisième partie)

Sous ses diverses formes, les avantages et inconvénients de la méditation ne sont pas toujours clairement définis. Comme nous l'avons vu, le terme « méditation » englobe des centaines de pratiques. Si leurs effets se recoupent, ils ne sont pas identiques. 

On peut considérer la méditation comme une méthode d'entraînement mental qui peut produire des bienfaits, des effets neutres, voire beaucoup plus rarement des effets indésirables, selon l'individu, la technique, l'intensité et le contexte. 

Les preuves les plus convaincantes de ses bienfaits proviennent des interventions basées sur la pleine conscience et des pratiques apparentées étudiées en milieu clinique. De manière générale, les pratiquants rapportent se sentir moins submergés, récupérer plus rapidement des événements stressants, être moins réactifs émotionnellement et avoir une plus grande capacité à prendre du recul avant de répondre. 

Ensuite, s’observe une amélioration de l'attention et de la concentration, ainsi qu'une meilleure régulation émotionnelle, car les pratiquants expérimentés développent souvent une plus grande conscience de leurs émotions avant qu'elles ne deviennent envahissantes. 

Concrètement, cela se traduit par une diminution de la colère impulsive et des ruminations, une plus grande stabilité émotionnelle et une tolérance accrue aux émotions difficiles. Les symptômes d'anxiété sont également réduits, même si la méditation ne guérit pas toujours celle-ci. 

De nombreuses études montrent toutefois des réductions significatives de l'anxiété généralisée, des inquiétudes et des symptômes liés au stress. Dans un autre ordre d'idées, l'une des applications cliniques les plus probantes de la méditation est la prévention des rechutes dans la dépression récurrente. 

Les pratiquants apprennent souvent à mieux identifier les spirales de pensées négatives avant d'y être piégés. En matière de bienfaits pour la santé, si la méditation n'élimine généralement pas la douleur, elle modifie souvent la perception de celle-ci, la souffrance qui y est associée et atténue la réaction émotionnelle à la douleur chronique. 

On observe également de légères améliorations de la tension artérielle, des facteurs de risque cardiovasculaires et des réponses physiologiques liées au stress. Enfin, beaucoup constatent un sommeil plus rapide, moins de ruminations avant de s’endormir et en gros, une meilleure qualité de sommeil. 

Les enquêtes ont montré que les effets varient considérablement d'une personne à l'autre. Nombreux sont ceux qui rapportent remarquer leurs habitudes plus tôt, reconnaître les schémas émotionnels récurrents et mieux comprendre leurs motivations personnelles. On observe également une compassion et une empathie accrues, plus de patience et des relations interpersonnelles améliorées. 

Pour conclure cette série, nous poursuivrons demain en examinant les inconvénients et les risques potentiels de la méditation.

vendredi, juin 19, 2026

Mieux comprendre la méditation (deuxième partie)

Pas facile de définir ce qu'est la méditation. Pour commencer, il existe des centaines de techniques, mais la plupart des pratiquants se répartissent en quelques catégories. En tête de liste figure la méditation de pleine conscience (celle qui connaît aujourd’hui la croissance la plus rapide), suivie de la méditation par mantra (plus connue sous le nom de méditation transcendantale), de la méditation zen, de la méditation Vipassanā (vision pénétrante), de la méditation de bienveillance (Metta), de la méditation basée sur le yoga et de la prière contemplative chrétienne (voir tableau). 

À quel âge commence-t-on ? Cela varie selon les cultures. Dans celles qui sont traditionnellement fortement imprégnées de bouddhisme ou d’hindouisme, de nombreux enfants sont initiés avant l’âge de 10 ans, l’apprentissage formel débutant à l’adolescence. Dans les pays occidentaux modernes, les gens commencent beaucoup plus tard, généralement entre 20 et 50 ans. Souvent, l’entrée dans la pratique est motivée par le stress, la maladie, l’épuisement professionnel ou une étape charnière de la vie. 

Aux États-Unis, les adeptes de la méditation sont, de manière disproportionnée, des adultes d’âge moyen. On peut se demander si la méditation devient généralement une pratique qui peut durer toute une vie ; la réponse est oui, du moins traditionnellement. Chez les bouddhistes, hindous, taoïstes et chrétiens contemplatifs, la méditation est généralement considérée comme une discipline à vie, comparable à l’exercice physique ou à la prière. 

Toutefois, la méditation laïque moderne diffère : beaucoup de pratiquants méditent pour réduire leur stress et l’abandonnent souvent dès que le problème immédiat est résolu, tandis que d’autres alternent périodes de pratique avec périodes d’arrêt. Les études sur les applications de méditation montrent systématiquement qu’il est difficile de maintenir la pratique sur le long terme. Il n’existe pas de chiffre global unique, mais les taux d’abandon sont élevés. 

Selon le programme, les formations courtes de pleine conscience perdent souvent entre 20 et 50 % de leurs participants avant leur terme. Les applications de méditation perdent fréquemment la majorité de leurs utilisateurs en quelques mois, et seule une minorité maintient une pratique quotidienne pendant des années.

 Aux États-Unis, une vaste étude a révélé qu’environ 79 % des personnes ayant déjà médité l’avaient également fait au cours de l’année écoulée, ce qui suggère que beaucoup poursuivent la pratique, au moins par intermittence ; la méditation n’est donc généralement pas totalement abandonnée, mais une pratique quotidienne régulière reste bien plus rare qu’une pratique occasionnelle ou intermittente.

Dans le prochain article, nous explorerons les aspects les plus connus et les inconvénients potentiels de la pratique …

jeudi, juin 18, 2026

Mieux comprendre la méditation (Première partie)

Cela fait près de six ans et demi que je médite sans manquer un seul jour. J'avais commencé en 1969, mais j'avais arrêté et repris par intermittence pendant de courtes périodes. Cela dit, ne concluez pas trop vite que la méditation crée une dépendance ; elle n'est généralement pas considérée comme pathologique, même si certains s'attachent aux états mentaux agréables qu'elle peut offrir. 

C'est simplement une pratique difficile à maintenir sur la durée, pour toutes sortes de raisons. Certes, des centaines de millions de personnes méditent à travers le monde et cette pratique gagne rapidement de nouveaux adeptes, en particulier dans le domaine de la pleine conscience. Contrairement à moi, la plupart des gens ne parviennent pas tous à maintenir une pratique quotidienne rigoureuse sur de longues périodes ; les taux d'abandon sont élevés, surtout pendant les premiers mois qui suivent les débuts. 

La méditation peut être pratiquée à tout âge, de l'enfance (dans les cultures traditionnelles) à l'âge mûr (dans des contextes laïcs comme le nôtre, en Occident). Il n'existe pas de statistiques fiables, pays par pays sur la participation ; les taux de participation les plus élevés s'observent là où la méditation est intégrée à la vie religieuse et culturelle (voir tableau). 

La plus grande incertitude concerne l'Asie où la méditation est souvent indissociable de la vie religieuse et n'est pas toujours comptabilisée hors prière, fréquentation des temples, yoga ou autres pratiques spirituelles. 

Pour des pays comme l'Inde, la Thaïlande, le Myanmar, le Sri Lanka, le Bhoutan, la Chine et le Japon, l'importance culturelle de la méditation est évidente, mais les données rigoureuses et représentatives à l'échelle nationale concernant sa prévalence sont étonnamment rares. 

Une conclusion intéressante se dégage des données disponibles : les pays laïcs modernes tels que l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada et les États-Unis affichent désormais des taux de participation à la méditation comparables — voire parfois supérieurs — à ceux observés dans de nombreux pays de tradition bouddhiste. 

Tout dépend toutefois de la définition retenue pour la « méditation », un aspect que nous aborderons dans le prochain article.

mercredi, juin 17, 2026

Barbecue : toilette de printemps

Il y a quelques jours, j'ai reçu une carte postale de Bar-B-Clean, une franchise locale, m'invitant à faire nettoyer notre barbecue à domicile. Plus besoin de me salir les mains ! Je l'avais fait moi-même l'an dernier et je dois avouer que ce n'est pas ma corvée préférée !

De plus, les Américains adorent faire inspecter, réparer et lubrifier leurs vélos avant la saison, ou encore faire un nettoyage à fond (intérieur et extérieur) de leur voiture à domicile. Alors pourquoi ne pas faire de même pour ce très précieux barbecue avant l'été ? 

J'ai consulté les tarifs et pour un barbecue de taille moyenne comme le nôtre, cela nous coûterait entre 200 et 300 euros. Le prix final peut varier en fonction de la taille de l'appareil. Par exemple, un grand barbecue ou un modèle encastré pourrait coûter plus de 700 euros. Si des prestations supplémentaires sont nécessaires, prévoyez un tarif de base de 110 euros de l'heure, pièces non comprises. 

L'entreprise utilise un nettoyage en profondeur à la vapeur, et un dégraissage pour que l'intérieur du barbecue soit impeccable, sans résidus et parfaitement propre au toucher. 

Avec environ 20 euros de fournitures, ma femme et moi avons (presque) obtenu un résultat aussi bon en moins de deux heures cet après-midi-là. 

Notre barbecue n'est pas complètement remis à neuf, mais est très propre et ce faisant, nous avons économisé la coquette somme d’au moins 200 euros !

Dernier névé à Park City

Chaque année, c'est la même chose. Le 16 juin a une signification particulière pour moi. Ce jour-là, en 1985, alors que je cherchais une maison, j'avais loué une grosse caméra pour filmer celle que nous avons finalement achetée à Park City, afin que ma femme puisse la voir et approuver ma sélection. 

Il y avait une fenêtre en œil de bœuf, et à travers celle-ci, j'avais filmé Jupiter Peak avec son tout petit névé juste en dessous du sommet, de la même taille que sur la photo ci-dessous ! 

Le plus étonnant, c'est que cet hiver a été le pire que l’Utah n’ai jamais eu en matière d'enneigement, et pourtant, après l'excellente saison de neige que fut 1984-85, il reste autant de neige cette année, sans parler de la quantité encore plus importante autour de la combe principale et du couloir de Portuguese Gap, grâce à des mois d'avril, mai et juin très frais. 

Étonnant, n'est-ce pas ?


 

mardi, juin 16, 2026

Fréquentation décevante !

Les chiffres de fréquentation des stations de ski de l'Utah viennent enfin d’être publiés pour la saison d'hiver 2025-2026. Avec seulement 4,8 millions de visiteurs (un chiffre arrondi vers le haut, semble-t-il, pour arranger les choses), cela représente une baisse de 26,2 % pour nos 15 stations par rapport à la saison précédente. 

Un déclin significatif, même supérieur à celui du Colorado, qui n’a chuté que de 24 %. C'est également bien loin du record de 7,1 millions de journées-skieur enregistrées lors de la saison 2022-2023, marquée par des chutes de neige exceptionnelles. 

Un porte-parole de Ski Utah a déclaré : « … Le principal enseignement de cette année est qu'il s'agit d'une anomalie, et que l'industrie du ski en Utah est véritablement à la merci des caprices de la météo.» 

 J'aimerais pouvoir dire que ce n'est pas qu'une « anomalie », mais plutôt qu'il s'agit du début d'une tendance, démontrant que le réchauffement climatique est là pour durer, qu'il va falloir compter sur lui et qu'il ne disparaîtra pas de sitôt. 

Historiquement, l'Utah a connu son plus faible enneigement jamais enregistré, ce qui reflète la quantité d'eau contenue dans les chutes de neige reçues, mais de nombreuses stations ont également eu du mal à rester ouvertes en raison des températures record enregistrées pendant la majeure partie de l'hiver. De longues périodes douces entre les chutes de neige et des précipitations plus chaudes ont généré davantage de pluie que d’habitude à haute altitude, tout en rendant difficile la production de neige artificielle. 

Cette saison désastreuse est liée aussi à la politique. Les politiciens à courte vue sont désespérément incapables de répondre à long terme, comme le réchauffement climatique, et n'hésitent pas à sacrifier les solutions durables pour des gains à court terme. Non seulement aux États-Unis, où Trump et ses alliés républicains tournent carrément le dos à l'environnement, mais aussi en Europe, où les sacrifices nécessaires à une stratégie efficace de protection du climat semblent trop onéreuses dans leur vision à court terme.

lundi, juin 15, 2026

Comment mieux s’informer (Cinquième partie)

Nous souhaitons tous nous forger une opinion éclairée et nous allons aujourd'hui aborder une méthode qui nous permettra de dépasser les discours partisans. Nous partirons du problème, et non des positions, en nous posant les questions suivantes : 

  • « Quel est le problème sous-jacent ?» 
  • « Quels sont les intérêts des acteurs impliqués ?» 
  • « Quelles contraintes influencent leur comportement ?» 

Nous identifierons ensuite les compromis, et pas simplement la « bonne réponse ». Chaque problème réel comporte des prix à payer, des avantages, des gagnants et des perdants. Ainsi, une opinion éclairée repose sur l'analyse des compromis, et non sur la prise de parti. Rien n'est jamais tout noir ou tout blanc, et les erreurs sont inhérentes à la vie. 

Nous sommes alors prêts à distinguer les faits des interprétations, car les faits sont vérifiables, les interprétations sont des récits et les prédictions ne sont que des conjectures, alors que la plupart des médias ont tendance à mélanger les trois. En fin de compte, n'oublions pas que nous ne cherchons pas de « l’information », mais du sens, et le sens ne se mesure pas en quantité. 

Le sens découle plutôt du contexte, de la synthèse, de la réflexion, de la conversation et des cadres de référence. Si ce sujet de discussion nous intéresse, cela montre aussi que nous en avions déjà l'intuition. Ce qu'il nous faut construire et avec quoi nous sentir à l'aise, c'est une structure qui protège notre attention et canalise notre curiosité. 

Les ressources sont nombreuses ; choisissez-en quelques-unes où vous sentez à l’aise, que vous maîtrisez et tenez-vous-y. Bonne chance !

dimanche, juin 14, 2026

Comment mieux s’informer (Quatrième partie)

Dans cette section, nous verrons comment conserver un regard critique. Si nous cherchons une méthode pour y parvenir (sans devenir cynique), il faut savoir que la pensée critique n'est pas du scepticisme, mais une forme de curiosité structurée. Voici une méthode simple applicable à tout sujet : appelons-la « La méthode des 5 questions ». Face à une information, posons-nous les questions suivantes : 

  • « Est-ce important ou simplement urgent ?» 
  • « S'agit-il d'une information nouvelle ou de vieilles informations recyclées ?» 
  • « À quelle tendance de fond cela se rattache-t-il ?» 
  • « Quelles seraient les conséquences pour moi si j'ignorais cette information ?» 
  • « Quel est l'argument le plus convaincant contre la position présentée ?» 

Si une information ne répond pas aux trois premières questions, nous pouvons l'ignorer sans problème. Ensuite, pour tout sujet que nous souhaitons comprendre, nous appliquons la règle des « deux sources, deux perspectives » : 

Commençons par lire une source reconnue, puis une source externe ou contradictoire. 

Nous lisons une analyse de gauche, puis une analyse de droite. Ce n'est pas pour « équilibrer » les choses, mais pour les recouper. 

Enfin, nous apprenons le principe de la « prise de conscience progressive » : lorsqu'un sujet est émotionnellement chargé, nous attendons 48 heures avant de nous forger une opinion, car la plupart des premières impressions sont erronées, incomplètes ou manipulées. 

Si cela vous semble un luxe, sachez que je n'ai pas non plus vraiment le temps de m’y consacrer ! Dans le prochain article, nous découvrirons une méthode pour se forger des opinions éclairées. Ce n'est donc pas fini.

samedi, juin 13, 2026

Comment mieux s’informer (Troisième partie)

Face au déluge d'informations qui nous assaille, il est évident que nous devons construire une architecture d'information personnelle. Au lieu de dire « Quels sont les bons médias ? », nous devrions nous demander « De quelles informations ai-je besoin pour bien vivre, penser clairement et agir de manière pertinente ?» 

Partant de là, nous devrions structurer nos sources d'information autour de ces questions. Cela commence par trois niveaux d'information fonctionnant comme un filtre efficace : 

Niveau 1 — Informations structurelles (à forte valeur ajoutée, sans bruit de fond) Il s'agit des forces à long terme qui façonnent notre monde, telles que la démographie, l'économie, la technologie, le climat, la géopolitique et les institutions. J’ai appris que de bonnes sources pour ces informations sont The Economist (hebdomadaire), le Financial Times (édition du week-end), Foreign Affairs (magazine, 6 numéros par an), MIT Technology Review (magazine bimestriel) et les podcasts longs (Ezra Klein, Sean Carroll, Conversations with Tyler). Actuellement, je ne suis abonné à aucun de ces médias et je ne les lis jamais, à l'exception occasionnellement de l’Economist. Il faudrait que je m'y intéresse sérieusement mais mon temps pour cela à d’énormes limites ! 

Niveau 2 — Analyses ciblées (pertinence moyenne, bruit de fond moyen) Ces analyses sont conçues pour nous aider à interpréter les événements sans nous y noyer : il s'agit de newsletters rédigées par des experts du domaine, des auteurs de Substack de confiance (plateforme de publication en ligne permettant aux auteurs, podcasteurs et créateurs de vidéos de publier du contenu directement auprès de leur public via des newsletters et un site web dédié). On trouve également des analyses explicatives de think-tanks (Brookings, RAND, CSIS) qu'il convient de survoler. 

Niveau 3 — Actualités quotidiennes (faible pertinence, bruit de fond élevé) C'est ce que j'utilise et, d'après les experts, c'est là que l'on peut se perdre dans les méandres d'informations. Un environnement de recherche apparemment simple qui peut conduire à une chaîne complexe et chronophage de découvertes connexes, rendant difficile d'arrêter d'explorer ou de revenir à sa tâche initiale. Parmi ces sites d'actualités quotidiennes, on peut citer AP News, Reuters, la BBC et NPR Morning Briefing. 

Ce sont des informations factuelles, sans sensationnalisme ni manipulation, et AP News ainsi que NPR font partie de mon menu médiatique quotidien et vont sans doute y rester. Dans le prochain article, nous essaierons de privilégier une approche critique directe et simple …

vendredi, juin 12, 2026

Comment mieux s’informer (Deuxième partie)

Hier, nous nous sommes interrogés sur la manière de trouver une méthode structurée et pratique pour recueillir des informations de qualité. Il ne s'agit pas nécessairement d'une liste de « meilleurs médias », mais d'identifier un système qui nous permette de rester informés sans nous noyer sous un flot d'informations. 

Or, aujourd'hui, dans notre quête d'informations de qualité, trois forces nous freinent : A. Le problème du flux incessant d'informations De loin le pire de tous, il s'agit d'un excès d'informations, diffusées de manière trop intensive. 

L'actualité n'est plus un résumé quotidien, mais un flux continu 24h/24 et 7j/7, optimisé pour susciter l'engagement plutôt que pour stimuler la réflexion et approfondir la compréhension. 

Ce flux crée une nouveauté constante, un contexte superficiel, une surcharge émotionnelle et l'illusion que tout est urgent. Résultat : notre cerveau est constamment en train de trier les informations sans avoir le temps de les digérer. B. Le problème de la fragmentation Chaque sujet est décomposé en micro-controverses, chacune engendrant ses propres complications. 

C'est la recette idéale pour se retrouver avec encore plus d'informations, des données éparpillées, moins de sens, plus d'incertitude et beaucoup moins de confiance. C. Le manque d'applicabilité Par « applicable », j'entends fournir les informations, les outils ou les éléments nécessaires pour obtenir un résultat concret et immédiat. 

Ceci étant dit, il est vrai que la plupart des actualités ne sont ni exploitables, ni pertinentes pour notre vie, et totalement déconnectées des tendances à long terme. Résultat : une fois la lecture terminée, nous avons l'impression que rien n'a vraiment changé. 

Pour remédier à ces problèmes, nous verrons dans notre prochain article comment développer une méthode bien plus efficace pour produire une information qui nous soit utile. Restez connectés !

jeudi, juin 11, 2026

Comment mieux s’informer (Première partie)

Force est de constater qu'il est de plus en plus difficile de trouver une information suffisamment pertinente pour susciter notre réflexion et bien nous aider à nous forger une opinion éclairée sur les enjeux quotidiens, qu'ils soient politiques ou sociétaux. L'information est si abondante qu'il devient de plus en plus ardu de distinguer ce qui est important, utile et surtout exploitable. 

C'est pourquoi je me demande s'il existe une meilleure façon d'accéder à l'essentiel sans avoir l'impression de perdre mon temps à me perdre dans des digressions qui ne font qu'accroître mes incertitudes sans améliorer ma compréhension. Où trouver les bons médias ? Comment conserver un regard critique ? 

J'ai le sentiment de décrire un sentiment partagé par beaucoup d'entre nous : l'impression que l'information abonde, mais que la compréhension est rare. Non pas par manque de curiosité ou d'intelligence, mais parce que l'environnement informationnel moderne est conçu pour fragmenter l'attention, amplifier le bruit ambiant et privilégier la réaction émotionnelle au détriment du jugement réfléchi. 

Avant d'approfondir notre recherche de solutions, voici un bref résumé de ce qui serait possible pour y voir plus clair. Restreindre nos sources d'information, structurer notre consommation d'actualités et adopter une méthode réfléchie pour se forger une opinion, en s'affranchissant du flux incessant d'informations. 

C'est ce que nous commencerons à explorer dans notre prochain article.

mercredi, juin 10, 2026

L'importance d'une bonne éducation parentale (Deuxième partie)

Dans mon blog précédent, j'ai clairement indiqué que les personnes les mieux placées pour élever des enfants sont celles qui en ont directement la responsabilité : parents, personnes seules s'occupant d'enfants, familles d'accueil ou, lorsque la vie l'exige, grands-parents. Cette responsabilité ne peut être déléguée aux écoles, aux lieux de culte, ni confiée aux écrans de tablettes et de smartphones. 

Élever un enfant n'est pas seulement un privilège, c'est un devoir. Et ce devoir implique une responsabilité. Trop souvent, lorsqu'un jeune cause un préjudice, le poids des conséquences repose entièrement sur lui, comme s'il avait été élevé en vase clos. Or, les enfants agissent dans le cadre que les adultes créent pour eux. 

Jusqu'à leur majorité légale, le parent et l'enfant forment une seule et même unité morale et éducative : le parent façonne, l'enfant agit, et tous deux partagent la responsabilité du résultat. 

Cela signifie que lorsqu'un mineur cause un préjudice, les conséquences – qu'il s'agisse de réparation financière, de travaux d'intérêt général ou d'autres sanctions – doivent être assumées conjointement. 

Non pas parce que les parents sont responsables de toutes les erreurs, mais parce que le partage des conséquences renforce la responsabilité partagée. Ils encouragent les parents à rester impliqués et à enseigner aux enfants que leurs actions ont des répercussions qui dépassent leur propre personne. Il agit aussi comme un élément critique décourageant l’abdication des devoirs parentaux. 

Bien sûr, la réalité est plus complexe que n'importe quel principe théorique. Nombreux sont les parents qui font face à des situations accablantes. Mais reconnaître cette complexité n'exonère pas les parents de leurs responsabilités ; cela signifie simplement que la société doit les soutenir afin qu'ils puissent les assumer. Sans un regain d'engagement parental, il y a peu de chances d'obtenir des résultats significatifs. 

La responsabilité commence à la maison, tout comme l'espoir.

mardi, juin 09, 2026

L'importance de l’éducation parentale (Première partie)

Des graves incidents récents en France, et même dans le monde entier, révèlent un désengagement inquiétant des parents vis-à-vis de leur rôle le plus crucial : l'éducation de leurs enfants. Cette responsabilité ne peut être déléguée aux écoles, ni aux écrans de tablettes et de smartphones. 

Les parents doivent prendre conscience qu'ils sont non seulement responsables légalement des actes de leurs enfants jusqu'à leur majorité, mais aussi moralement responsables de la construction de leurs valeurs, de leur résilience et de leur empathie. 

Les institutions – écoles, églises, synagogues, mosquées – peuvent apporter leur soutien, mais ne sauraient remplacer le rôle parental. Ce dont les enfants ont le plus besoin, c'est de présence : des parents attentifs, constants et engagés, qui choisissent d'écouter plutôt que de scroller, qui incarnent la responsabilité plutôt que la distraction. 

Être parent est un travail exigeant, mais c'est aussi l'investissement le plus irremplaçable pour l'avenir. La responsabilité n'est que la partie émergée de l'iceberg ; la vérité profonde est que les parents ont le privilège de façonner des vies comme aucune autre institution ne le peut, et s'ils abandonnent cette responsabilité, personne d'autre ne le fera.

 Il est désolant de constater que trop peu de voix, en politique comme dans la société plus large, partagent cette conviction ! Il est vrai que la vie moderne est très exigeante lorsque les deux parents doivent travailler pour maintenir le niveau de vie qu’ils désirent. Pourtant, il est essentiel de trouver du temps pour les jeunes qui ne peuvent compter que sur leur famille pour s'inspirer et acquérir des valeurs précieuses qui les accompagneront toute leur vie. 

Encore une fois, n’abandonnons pas ce rôle aux écrans de tablettes et de smartphones, afin que les parents puissent gaspiller un peu plus de temps dans des contenus futiles des réseaux sociaux et des écrans de télévision. Dans un prochain blog, nous verrons comment une société bien organisée et saine devrait gérer cette réalité préoccupante.

lundi, juin 08, 2026

Expérience vs. Ouverture d’esprit (Deuxième partie)

Aujourd’hui, nous allons esquisser un cadre simple – presque une liste de contrôle – afin de voir comment décider quand faire confiance à l’expérience et quand la remettre en question. Bien sûr, cela dépendra de notre propre seuil de tolérance au risque. Il s’agit néanmoins d’un processus rapide en trois étapes que nous pouvons suivre en temps réel. 

Étape 1 — Se demander : « Est-ce que cela me semble familier ?» Si la situation ressemble à une situation déjà rencontrée, l'expérience constitue un guide solide et fiable. En revanche, si elle nous semble nouvelle ou inédite, il convient de prendre le temps de la réflexion avant d'appliquer des solutions éprouvées. 

Étape 2 — Se demander : « Mon expérience passée est-elle pertinente aujourd'hui ?» Vérifier si le contexte a évolué (technologie, personnes, culture, calendrier). Si ce n'est pas le cas et que l'environnement est différent, l'expérience risque de nous inciter à privilégier des réponses obsolètes. 

Étape 3 — Se demander : « Quel est le prix à payer pour se tromper ?» Si les enjeux sont faibles, expérimenter cette option, tenter une nouvelle approche et observer où elle nous mène. Si les enjeux sont importants, il est toujours nécessaire d'approfondir nos connaissances sur les expériences éprouvées, tout en restant ouvert aux nouvelles idées. 

Cet exercice devrait nous démontrer qu'en définitive, si l'expérience nous sert de garde-fou, elle nous assure sécurité, efficacité et résilience. Par ailleurs, l'ouverture d'esprit représente une opportunité de développement qui nous permet de rester adaptables, curieux et innovants. La conclusion la moins évidente (ou « l'art » de cet exercice) est de savoir quand laisser l'une guider et l'autre soutenir. On pourrait comparer cela à une marche avec deux outils : l'expérience comme boussole et l'ouverture d'esprit comme carte. La boussole permet de s'orienter, tandis que la carte révèle de nouveaux horizons.

dimanche, juin 07, 2026

Expérience vs. Ouverture d’esprit (Première partie)

Tout au long de mon parcours de vie, l'outil le plus précieux que je ne peux ignorer est l'expérience accumulée au fil des ans. Elle me guide, m'inspire, me sert de garde-fou et constitue une ressource sans cesse enrichie qui me protège, me permet d'agir efficacement et dans mon propre intérêt. 

Je serais tenté de croire que je ne pourrais jamais faire aussi bien sans une expérience aussi riche. Tout cela est important car des décennies d'expériences vécues constituent une véritable bibliothèque mentale. Nous pouvons ainsi repérer les risques et les opportunités beaucoup plus rapidement que quelqu'un qui n'a pas ce bagage. 

De plus, cela nous évite de gaspiller notre énergie à réinventer la roue, car nous savons déjà ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Il est également vrai que les défis passés nous rappellent que les échecs sont surmontables, ce qui nous rassure dans la plupart des situations présentes. En résumé, l'expérience allie les faits au contexte. Il ne s'agit pas seulement de savoir quoi faire, mais aussi quand et pourquoi. 

Cela ne signifie pas pour autant que l'expérience est un maître parfait. Il faut rester vigilant, car elle peut aussi nous ramener à d'anciennes solutions. Quand cela semble se produire, la meilleure chose à faire est de se demander : mon passé est-il vraiment adapté à cette nouvelle situation, ou ai-je besoin d’un regard neuf ? 

En réalité, pour être pleinement efficace, l’expérience doit servir de garde-fou, comme je l’ai mentionné précédemment, et non de prison ; elle doit nous protéger de la répétition des mêmes erreurs, tout en laissant place à la curiosité et à l’adaptation.

Cela dit, nous ne pourrions pas naviguer dans la vie aussi efficacement sans notre expérience accumulée (la boussole). Mais la véritable force ne réside pas seulement dans le fait de la posséder ; c’est de savoir quand s’en servir et quand laisser l’ouverture d’esprit (la carte) la compléter. Demain, nous verrons comment faire.

samedi, juin 06, 2026

FIS Johan Eliash sur la sellette ?

C’est en 1996 que j’ai rencontré M. Eliash en personne, pour la seule fois. Le milliardaire autoproclamé venait d’acquérir Head Skis en 1995 et allait en être le PDG pendant plus de 25 ans, jusqu’en 2021. Il a quitté son poste de PDG après son élection à la présidence de la Fédération Internationale de Ski (FIS) en juin 2021. Depuis, il a conservé son rôle de président du conseil d’administration de Head, et sa famille reste l’actionnaire majoritaire de l’entreprise. 

J’avais pris l’avion pour New York afin de passer un entretien pour le poste de président de sa filiale américaine. Je pensais avoir fait une excellente présentation, mais Eliash m’a préféré Carl Helmetag de Dynastar, me jugeant trop agressif pour son propre style, et m’évitant ainsi un déménagement dans le Maryland. Helmetag, résident du Vermont, un peu coincé, n’est resté que trois ans à son poste, probablement parce que son grand patron était un tyran. 

Aujourd'hui, Johan Eliasch brigue un nouveau mandat à la présidence de la FIS, mais sa campagne de réélection a provoqué de profondes divisions. Il fait face à une forte opposition de la part des principales nations de ski, notamment concernant sa gestion financière et son pouvoir centralisé sans citer sa nomination atypique par la Géorgie. Eliasch souhaite prolonger son mandat à la tête de la FIS, mais sa campagne est enlisée dans des luttes politiques et des réticences internes. 

Comme ni la Suède ni la Grande-Bretagne, ses pays d'origine, ne le soutiennent, Eliasch a acquis la nationalité géorgienne et a été désigné par la Fédération géorgienne de ski. Les influentes fédérations nationales de ski – dont la Norvège, les États-Unis, l'Autriche, l'Allemagne, l'Espagne, la Suisse et le Canada – ont adressé une lettre commune s'opposant fermement à son maintien à la tête de la FIS. Du fait du poste de secrétaire général occupé par Vion à la FIS à Berne, les fédérations françaises sont restées silencieuses. 

Les critiques et les fédérations d'opposition pointent du doigt deux principaux points de tension. D’abord, ces fédérations affirment que les réserves financières et la stabilité de l’organisation se sont considérablement détériorées depuis l'entrée en fonction d'Eliasch en 2021. 

Ce dernier a imposé une centralisation agressive des droits médiatiques et marketing, allant à l'encontre des souhaits des fédérations européennes traditionnelles qui veulent conserver leur autonomie et leurs revenus, ce qui lui vaut d'être accusé de diriger la FIS de manière autocratique. Eliasch fait face à quatre autres candidats pour la présidence. L'élection et le contrôle de l'instance dirigeante de la FIS se joueront dans cinq jours lors de son prochain congrès à Belgrade, en Serbie. 

Qui trop embrasse souvent mal étreint !

vendredi, juin 05, 2026

Regarde ce que j'ai trouvé !

Ma femme et moi trouvons plein de choses à chaque fois que nous sortons. Aujourd'hui, c'était cette plume et je me demandais à quel oiseau elle appartenait. Au départ, j'ai cru qu'elle était assez grande pour être celle d'un rapace, mais après avoir interrogé Gemini (IA), j'ai appris que cette plume de 31,5 cm de long était une rémige primaire de Bernache du Canada (Branta canadensis).

Voici les principales caractéristiques visibles sur l'image qui confirment cette identification : 

Coloration : Le vexille est uniforme, d'un brun grisâtre foncé à anthracite, et se fond à la base dans un calamus (le rachis) translucide, d'un blanc pâle presque pur. 

Forme : Le vexille asymétrique (dont un côté est beaucoup plus étroit que l'autre) est caractéristique des rémiges primaires, conçu pour assurer la portance et l'aérodynamisme en vol. 

Texture et taille : La structure robuste et rigide du rachis (tige centrale) et les barbes denses et imbriquées sont typiques des grands et puissants oiseaux aquatiques. 

L'IA m'a également rappelé qu'une plume perdue comme celle-ci, trouvée aux États-Unis relève de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs (LCOM). Par conséquent, il est techniquement illégal de conserver, de posséder ou de ramasser des plumes d'oiseaux migrateurs protégés (notamment les bernaches du Canada, les aigles, les faucons et les passereaux), même si elles sont simplement tombées au sol. 

Vous voilà prévenus !

jeudi, juin 04, 2026

Jésus et la vague de chaleur

Avant, je communiquais avec Jésus par Skype, mais comme ce service n'est plus disponible, nous sommes tous les deux passés à WhatsApp. La semaine dernière, alors que l'Europe subissait une vague de chaleur inhabituelle, nous avons parlé du réchauffement climatique. La conversation s'est déroulée comme ça : 

Go 11 : Salut Jésus ! Comment ça va là-haut ? 

Jésus : Pas trop mal, on essaie de rafraîchir la France et l'Angleterre en ce moment… 

Go 11 : Comme je le dis à mes compatriotes, cette canicule précoce est une bonne preparation pour leur séjour en enfer. 

Jésus : Tu plaisantes peut-être, mais nous avons le même problème de climatisation au Ciel. Construction vétuste, mauvaise isolation, fuites partout avec la chaleur qui s'infiltre d'en bas. Ça commence à devenir un problème ici aussi… 

Go 11 : Quels sont tes plans contre le réchauffement de la Terre à l'avenir ? 

Jésus : On va probablement reloger une partie de la population sur une autre planète. Je veux dire les évangélistes. Je pensais les aspirer avec un gros tuyau et les envoyer sur une autre planète … 

Go 11 : tu veux dire comme l’enlèvement au ciel ? 

Jésus : C’est exactement ça … 

Go 11 : Et que vas-tu faire du reste ? 

Jésus : Tu veux dire les autre sept milliards et demi ? 

Go 11 : Oui, si c’est ça que tu as en tête … 

Jésus : On les laissera rôtir et on les utilisera pour fertiliser la planète Terre 2.0. 

Go 11 : Alors ce sera reparti pour une autre création ? 

Jésus : Pas tout à fait comme la première fois, on le ferait à la façon de Charles Darwin, c’est plus crédible 

Go 11 : Et les évangélistes, alors ? 

Jésus : On les aspirera vers Mars et on les laissera se battre avec Elon Musk, ça pourrait être assez marrant !

Michel Rudigoz, 1944-2026

L’entraîneur de ski et restaurateur Michel Rudigoz s'est éteint le vendredi 29 mai, des suites de la maladie d'Alzheimer, à son domicile de Ketchum, en Idaho. Il avait 81 ans. Né près de Lyon le 29 juillet 1944, Michel est devenu l'un des entraîneurs de ski alpin américains les plus titrés de l'histoire olympique, dirigeant les équipes nationales masculine et féminine entre la fin des années 1970 et le début des années 1980. 

En 1982, il a mené l'équipe féminine américaine à la victoire en Coupe des Nations de la Coupe du monde de ski alpin FIS, une compétition s'étalant sur toute la saison et où les points sont comptabilisés par nation. Aux Jeux olympiques d'hiver de 1984 à Sarajevo, en Yougoslavie, il a guidé les skieuses Debbie Armstrong et Christin Cooper vers les médailles d'or et d'argent, respectivement, en slalom géant et slalom. 

Il a débuté sa carrière d'entraîneur de ski à Tignes et m’avait précédé à Mt. Buller, en Australie en 1967 et 1968. Cela dit, je n’ai jamais eu beaucoup de contact avec lui depuis que je vis aux Etats-Unis. C’est en 1972, que Lane Monroe, entraîneur de ski à Sun Valley, rencontra Rudigoz dans les Alpes et lui proposa de venir entraîner aux États-Unis. 

Rudigoz s'installa à Sun Valley et s’occupa de l'équipe masculine américaine de ski alpin en 1978, dirigeant des skieurs comme Phil Mahre, Steve Mahre et Andy Mill. Il prit ensuite les rênes de l'équipe féminine, se forgeant une réputation de maître motivateur qui, tout en reconnaissant le talent de ses skieuses et en les encourageant à skier toujours plus vite. 

Au milieu des années 1980, Rudigoz reprit « La Provence » à Ketchum, que tenait nos amis les Dussers, avant d’ouvrir un autre restaurant français « Chez Michel » au centre ville, et continua à entraîner le ski club de Sun Valley pendant quelques années.

mercredi, juin 03, 2026

Un bel outil de communication (Deuxième partie)

Voici une série de questions pratiques pour clarifier les choses quand une conversation s'envenime. 

Courtes et neutres, elles sont conçues pour apaiser les tensions, inviter à la réflexion et maintenir un dialogue courtois et constructif : 

  • « Que voulez-vous dire par là ?» Cette question témoigne de curiosité, et non de confrontation. Elle aide l'autre personne à développer ses idées. 
  • « Peux-tu clarifier ton point de vue ?» Elle ouvre la porte à l'explication et montre que nous sommes à l'écoute. 
  • « Pourquoi est-ce important pour toi ?» Elle déplace le débat de l'argument vers les valeurs ou les préoccupations sous-jacentes. 
  • « Je ne suis pas sûr(e) de comprendre — pourriez-vous reformuler ?» Cette question permet de gagner du temps, de réduire la tension et d'inviter à reformuler. 
  • « Quel résultat te semblerait juste ?» Cette réponse permet de passer du conflit à la résolution de problèmes. 
  • « Comment cette situation va t’affecter personnellement ?» On humanise le problème, le rendant moins abstrait et plus empathique. Recommandations importantes : Le ton est primordial : posons la question calmement, sans sarcasme. 

Le timing est crucial : utilisons cette technique de questionnement dès qu’on sent que la conversation s’envenime. Le suivi est essentiel : après avoir posé la question, écoutons activement et ne nous précipitons jamais pour répondre. 

Ces conseils sont de simples soupapes de sécurité conversationnelles. Ils ne solutionnent pas les désaccords, mais les empêchent de dégénérer. Pour conclure, voici une méthode simple, étape par étape, à appliquer en temps réel dès qu’une conversation commence à se tendre. Utilisons la comme une formule de désescalade : 

  1. Faire une pause et respirer. Avant de répondre, prendre son temps. Même juste 2 secondes apaiserons les tensions. 
  2. Clarifier en douceur. Poser une question neutre : « Que veux-tu dire par là ?» Cela ralentit le rythme et manifeste de la curiosité plutôt qu’une confrontation. 
  3. Explorer les sentiments et inviter l’interlocuteur à les partager : « Pourquoi est-ce important pour vous ?» Cela déplace l’attention du conflit vers des valeurs sous-jacentes. 
  4. Reformuler ce que nous avons entendu : « Vous avez donc le sentiment d’être ignoré(e) ?» Reformuler montre que nous écoutons activement, même si nous ne sommes pas d’accord. 
  5. Orienter vers les solutions Demandons : « Quelle solution te semblerait équitable ?» Cela fait passer la conversation du conflit à la résolution de problèmes. 
  6. Conclure avec respect en terminant calmement : « J’apprécie ton explication ; voyons comment nous pouvons trouver une solution.» 

Cela nous montre une excellente alternative à la technique colérique et insultante qu’utilise Trump, car elle renforce la dignité tout en maintenant le dialogue ouvert. Nous avons maintenant de tous les outils nécessaires pour essayer cette méthode. Bonne chance !

mardi, juin 02, 2026

Un bel outil de communication (Première partie)

 Voici une excellente stratégie pour désamorcer la plupart des conflits : poser des questions simples comme : « Que veux-tu dire ? », « Pourquoi penses-tu ainsi ? », « Je ne comprends pas bien ?», etc. 

Lorsqu’une tension s’installe, qu’elle soit réelle ou perçue, il est facile de faire dégénérer une conversation en un échange déplaisant et conflictuel. Certaines questions sont posées dans le but de provoquer, que ce soit involontairement, sous l’effet du stress ou par pure méchanceté. 

Il me semble bon de répondre par une question visant à clarifier la situation ou à gagner du temps. En effet, ces questions de clarification peuvent se révéler étonnamment efficaces dans les conversations tendues, et voici pourquoi : elles ralentissent le rythme lorsque les émotions sont fortes, car on a souvent tendance à parler plus vite et plus fort.

Un simple « Que voulez-vous dire ?» crée une pause, offrant à chacun un moment de répit. Cela recentre aussi la conversation : au lieu de contre-attaquer ou de se défendre, on invite l’autre personne à s’expliquer. Cela transforme la dynamique de la confrontation en exploration. De plus, ces questions permettent de valider un point de vue sans pour autant l'approuver. 

En effet, demander « Pourquoi penses-tu de cette manière ? » montre qu'on écoute, même si on ne partage pas cet avis. Cette simple reconnaissance contribue à apaiser les tensions. Comme mentionné plus haut, ces questions peuvent nous faire gagner du temps. Par exemple, dire « Je ne comprends pas bien » est une façon délicate de dire : « J'ai besoin d'un moment avant de répondre. » 

Cela évite les réactions impulsives qui dégénèrent souvent en conflit. Enfin, elles révèlent les intentions de provocation, car la question de clarification va montrer que nous avons décelé cette intention et que nous l'avons désamorcée avec tact. En théorie de communication, cette approche est appelée écoute active ou questionnement défensif. 

C'est une façon de transformer des désaccords potentiels en dialogue. Le ton est essentiel : les mêmes mots peuvent paraître curieux ou sarcastiques selon la façon dont ils sont énoncés. Bien que cette stratégie astucieuse ne garantisse pas l'accord, elle permet souvent d'éviter que les conversations ne dégénèrent et de un climat de respect mutuel. 

Dans le prochain article, nous passerons en revue une série de questions pour des situations spécifiques, alors restez connectés …

lundi, juin 01, 2026

Quel est ce nuage ?

C’est à deux reprises, que j'ai pu voir ce nuage insolite : une première fois lors de notre voyage en Californie fin avril, au pied de la Sierra, et ce matin pendant notre promenade. 

J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'un cirrus, mais les cirrus sont des nuages détachés, composés de filaments blancs et délicats, généralement disposés en taches ou en bandes étroites. Ils peuvent avoir un aspect fibreux, filiforme, parfois même soyeux. 

N'y connaissant pas grand-chose en nuages, j'ai fait quelques recherches et j'ai découvert que, d'après la forme lisse, lenticulaire et quelque peu aérodynamique de ce nuage, il s'agissait d'un nuage lenticulaire (du nom latin d’Altocumulus lenticularis). Ces nuages sont connus pour ressembler à des soucoupes volantes, des crêpes ou des lentilles. 

Celui que j'ai photographié a des contours incroyablement nets et lisses, ce qui se produit lorsque l'air circule en un flux stable et régulier (il y avait beaucoup de vent). Les nuages lenticulaires se forment généralement lorsque de l'air humide est forcé de s'élever au-dessus d'une chaîne montagneuse. 

Lorsque l'air redescend, une onde stationnaire se forme du côté sous le vent de la montagne (semblable aux ondulations de l'eau sur un caillou dans un ruisseau). Si la température au sommet de l'onde atteint le point de rosée, l'humidité se condense en ce magnifique nuage stationnaire. 

Bien que le nuage paraisse parfaitement immobile, l'air y circule en permanence, se condensant lorsqu'il atteint le sommet de l'onde et s'évaporant en redescendant de l'autre côté. Ces nuages ​​sont très appréciés des photographes, mais les pilotes les évitent soigneusement car ils signalent de fortes turbulences dans la haute atmosphère.