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jeudi, août 27, 2026

L'IA comme outil d'achat (Troisième partie)

Les informations sommaires recueillies auprès des artisans, conjuguées aux indications fournies par l'estimation générée par l'IA, m'ont incité à aller visiter le fabricant de clôtures situé à Provo, à une heure de route de Park City. 

J'ai enfin compris ce que les installateurs n'arrivaient pas à m'expliquer au sujet du produit ; ce n'était pas par manque de connaissances, mais parce que ce produit, fruit d'une ingénierie astucieuse, était commercialisé par des ingénieurs incapables de raconter toute l'histoire de leur création ou d'en expliquer clairement le potentiel.

J'ai alors pris conscience de ce qu'est la « malédiction de Park City » aux yeux de ceux qui ne vivent pas dans notre station mais y travaillent en permanence, au contact d'une clientèle plus que aisée qui semble se moquer des tarifs pratiqués. 

Notre environnement conditionne ces entrepreneurs à facturer systématiquement le prix maximal que le marché peut soutenir. Ce faisant, ils perdent de vue que tous leurs clients potentiels ne sont pas tous des millionnaires. 

Ils gagneraient à tenir compte de cette réalité — à savoir que des gens « ordinaires » peuvent aussi côtoyer les ultra-riches — et à laisser la porte entrouverte à une éventuelle demande de remise. 

Pour être précis, il leur suffirait de poser des questions telles que : « Qu'est-ce qui ne vous convient pas dans mon devis ? » ou « Est-ce le coût qui vous empêche de concrétiser le projet que je vous ai présenté ? ». 

S'ils parviennent aisément à tirer profit des ultra-riches, tant mieux pour eux ; mais ils finissent manifestement par perdre des occasions de travailler davantage en effrayant le commun des mortels, comme moi et beaucoup d'autres ...

mercredi, août 26, 2026

L'IA comme outil d'achat (Deuxième partie)

En effectuant des recherches en ligne, j'ai repéré trois ou quatre artisans qui semblaient capables de réaliser mes travaux et qui bénéficiaient d'une assez bonne réputation. J'avais ainsi rédigé une demande de devis et je la leur ai transmise. 

La première entreprise à répondre a envoyé un métreur ; celui-ci a pris les mesures rapidement et très approximatives, m'a montré quelques échantillons et m'a adressé son devis quelques jours plus tard. Le montant était aussi élevé que je le craignais, voire davantage — bon, une somme exorbitante, comme c'est souvent le cas pour les factures de travaux de nos jours. 

J'aurais pu acheter les matériaux et construire moi-même cette foutue clôture, mais j'estimais avoir passé l'âge de m'infliger une telle punition. 

Je me suis donc tourné vers mes outils d'IA favoris et j'ai demandé au robot d'analyser le devis en détail, en lui fournissant le fichier PDF contenant l'estimation et les conditions de l'entreprise. 

Il a généré une analyse décomposant le coût de ce type précis de clôture, soulignant les lacunes de l'offre et estimant le coût total de la main-d'œuvre en se basant sur les tarifs en vigueur dans une localité aussi chère que Park City. 

L'IA m'a indiqué la marche à suivre pour négocier étape par étape — en précisant ce qu'il fallait dire ou éviter de dire — et m'a suggéré de cibler une réduction de 25 %, tout en notant que je pourrais déjà m'estimer heureux d'obtenir une remise de 20 %. 

C'est ce que j'ai fait avec la meilleure offre reçue et, après quelques discussions, j'ai fini par atteindre mon objectif le plus bas. Merci l'IA ! Demain, je partagerai avec vous les enseignements tirés de cette première expérience approfondie de cette technologie impressionnante pour négocier ...

mardi, août 25, 2026

L'IA comme outil d'achat (Première partie)

Réaliser un achat d'envergure est complexe, cela implique une chaîne de composants et ce n'est jamais chose simple. Cela fait souvent intervenir diverses structures de prix indépendantes les unes des autres.

La construction, les grands projets ou les rénovations résidentielles en sont des exemples parfaits, tant ils intègrent une multitude d'éléments sujets à de nombreuses variations. S'ils ne sont pas bien gérés, ces projets peuvent voir leur coût final grimper en flèche, surtout compte tenu de leur caractère unique et occasionnel. 

Au début du mois, j'ai décidé de construire une clôture d’environ 80 mètres de long dans mon jardin. À l'extrémité sud de mon terrain se trouvait une vieille clôture en bois de 27 mètres de long et d’un mètre de hauteur. 

Vieille de 45 ans, elle était totalement pourrie et menaçait de s'effondrer, si bien qu'il me fallait impérativement intervenir. Bien que je n'ai jamais aimé cette clôture basse, elle avait le mérite de séparer commodément ma propriété de celle de mon voisin au sud. 

Comme toujours, une idée en entraînant une autre, je me suis dit : « Tant qu'à faire... » et j'ai décidé d'en faire une clôture plus haute d’un mètre quatre-vingt, capable de me protéger des chevreuils qui nous enquiquinent depuis 5 ou 6 ans. C'est ainsi qu'est né le projet. 

Demain, nous verrons comment j'ai fait appel à l'IA pour en estimer les coûts ...

jeudi, août 13, 2026

Jours d'Infantino comptés à FIFA ?

Je ne suis pas un grand amateur de foot professionnel et, par conséquent, je ne connais pas grand-chose à ce sport qui brasse des sommes colossales d’argent.

Pourtant, depuis que Gianni Infantino a imaginé un « Prix de la paix de la FIFA » pour Trump avant de prendre en compte et donner suite à la demande de ce dernier pendant la Coupe du monde de l'été dernier — jusqu'à l'utilisation de l'article 27 du code disciplinaire pour suspendre l'application de la sanction automatique d'un match de suspension (remplaçant la peine par une mise à l'épreuve d'un an pour Balogun, le joueur américain ayant reçu un carton rouge, le rendant immédiatement éligible pour affronter la Belgique), les décisions discutables se sont accumulées. 

Il y a également eu la proposition controversée — aujourd'hui abandonnée — de vendre une participation commerciale de 20 % dans la Coupe du monde à des investisseurs privés, parmi lesquels figurait le gendre de Trump, Jared Kushner. Toute cette série de décisions manquant de professionnalisme me porte à croire que les jours d'Infantino à la présidence de la FIFA pourraient être considérés comme « comptés », en raison d'une grave crise politique et de gouvernance déclenchée par des manœuvres manquant de transparence. 

Il ne fait aucun doute que le poste d'Infantino est très lucratif, sa rémunération annuelle totale s'élevant à environ 6 millions de dollars ! La position d'Infantino est aujourd'hui menacée, surtout à cause du projet à 20 milliards de dollars baptisé « FIFA Forward Enterprise » (FFE), qui visait à créer une filiale commerciale soutenue par des investisseurs privés (dont le fonds de Joshua Kushner). 

Cette initiative audacieuse s'accompagnait d'un ultimatum de 53 jours imposé aux 211 associations membres de la FIFA pour adhérer au projet via un système d'incitations financières ; une démarche qualifiée de coercitive et de « bradage » du sport par les confédérations et les critiques. L'UEFA (Europe) et ses 55 nations membres ont rejeté le plan à l'unanimité, menaçant de boycotter totalement tous les tournois de la FIFA — y compris les Coupes du monde — si le projet était maintenu. 

La CONCACAF et l'AFC se sont également opposées formellement à ce plan. Des alliés clés d'Infantino ainsi que des cadres supérieurs ont pris leurs distances ou démissionné, tandis que les avocats de l'UEFA ont exigé la conservation de documents tout en envisageant des poursuites judiciaires et des plaintes réglementaires. 

D'autres révélations compromettantes concernant la gouvernance passée (comme les indemnités de départ très élevées versées lors de son passage à l'UEFA) ont accru la pression, poussant des personnalités influentes et des confédérations à réclamer ouvertement un audit indépendant ainsi que sa démission avant l'élection présidentielle de mars 2027. L'avenir nous le dira...

vendredi, juillet 24, 2026

Devrions-nous rester membre d’Amazon Prime ?

Si vous n’êtes pas au courant, Amazon Prime vend un service donnant la gratuité aux livraisons rapides, au streaming vidéo et à d’autres offres exclusives. Ce service propose la livraison gratuite pour des millions d'articles, sans minimum de commande. Il donne également droit à la livraison gratuite pour les commandes d'Amazon Fresh et des magasins Whole Foods (US et Grande Bretagne).

De plus, il offre la gratuité à ses streamings de films, émissions de télé et événements sportifs en direct — services que nous avons peu utilisés. Une sélection de musique et de podcasts est également incluse, mais nous ne les avons jamais consultés. Le coût du service est de 6,99 € par mois et 69,90 € par an (beaucoup moins cher que 15 $ et 139 $ plus taxes, respectivement aux US). 

Toutefois, les personnes non abonnées à Prime peuvent bénéficier de la livraison Amazon standard gratuite pour toute commande au dessus de 35 € pour articles courants (les commande contenant des livres neufs sont soumises à une réglementation française spéciale imposant des frais de port minimaux de 3 € pour les commandes inférieures à 35 € et de 0,01 € pour celles de 35 € ou plus). 

Aujourd’hui — et comme je ne suis pas un fan de Jeff Bezos —, nous ré-évaluons notre abonnement à Amazon Prime en fonction de la fréquence de nos achats et du coût fixe qu’il représentent. Selon mes calculs, si je passe moins de 20 ou 30 commandes par an, l’abonnement Prime n’est probablement pas rentable, surtout si nous achetons souvent des articles dont la livraison est gratuite sans celui-ci, ou si nous regroupons plusieurs articles pour atteindre le seuil des 35 dollars. 

L’abonnement ne vaudrait peut-être la peine qu’au-delà de ce volume annuel de commandes, ou si nous achetions fréquemment de nombreux petits articles peu coûteux. Je dois aussi prendre en compte certains facteurs comme le fait que Prime nous incite à acheter plus souvent des articles plus petits, à choisir Amazon même quand des alternatives sont moins chères et à privilégier la facilité sans comparer les prix. 

Sans Prime, je dois atteindre un minimum de commande de plus de 35 dollars en articles éligibles (ceux « expédiés par Amazon ») ou en articles portant la mention « Livraison gratuite » sur leur page produit. Si je veux réduire ma dépendance à Amazon, résilier Prime est l’outil le plus efficace dont je dispose. 

Comme mon renouvellement approche, je vais tenter l’expérience en résiliant l’abonnement pour une durée indéterminée et suivre de près les frais de port réellement payés, les désagréments liés aux délais de livraison et les achats que je reporte pour atteindre le seuil de gratuité. 

Ainsi, je disposerai de données concrètes plutôt que de simples suppositions. De cette façon, je ne devrais pas avoir à renouveler mon abonnement, sauf si je commande très souvent sur Amazon ou si je suis sûr d'économiser plus de 139 dollars par an en port. Ceux qui passent peu de commandes constatent qu'ils peuvent éviter la plupart des frais de livraison en regroupant leurs achats pour atteindre le montant minimum requis pour la livraison gratuite. Je vous tiendrai au courant !

jeudi, juillet 16, 2026

Vivre en croisière (Deuxième partie)

Qu'est-ce qui pousse donc tant de personnes à passer presque autant de temps (voire plus) sur un bateau de croisière qu'à la maison ? De nombreux retraités évoquent les mêmes avantages : pas de cuisine, pas de ménage, un dépaysement total sans avoir à faire ni défaire ses valises, la sécurité et le confort, sans oublier d'excellentes occasions de rencontrer du monde. Comme vous pouvez le constater, un brin de paresse a ses avantages ! 

Pour nos voisins, visiter des dizaines de destinations ne semble pas poser de problème, et les allers-retours pour faire et défaire ses valises ne sont même pas un souci. Pour les couples, c'est un mode de vie particulièrement relaxant, car nul besoin de planifier les activités quotidiennes, comme « Qu'est-ce qu'on mange ce soir ? » ou nettoyer les gouttières. 

Bien sûr, la vie en mer a aussi ses inconvénients. Même sur un immense navire, l'accès à Internet peut être lent ou coûteux (bien qu'il se soit considérablement amélioré grâce aux services par satellite). Les urgences médicales peuvent s'avérer onéreuses et, dans certains cas, nécessiter une évacuation sanitaire coûteuse. Les cabines sont relativement petites, le buffet est toujours le même, ce qui peut vite devenir lassant, et les animations finissent toujours par se répéter lors d'une longue croisière. Pour les plus curieux, les escales n'offrent qu'un bref aperçu de la destination. 

De plus, les longues croisières peuvent s'avérer étonnamment coûteuses, à moins de maîtriser parfaitement ses dépenses à bord, car tout est conçu pour inciter les passagers à dépenser. Ceci étant dit, le coût de ce mode de vie pourrait en surprendre plus d'un. 

Pour les retraités qui ont vendu leur maison ou louent un appartement modeste, une croisière n'est pas toujours aussi extravagante qu'on pourrait le croire. Par exemple, les croisières maritimes les moins chères aux États-Unis commencent autour de 50 à 80 dollars par personne et par nuit (hors taxes et frais portuaires) pour une cabine intérieure. 

Les tarifs les plus bas par personne et par jour se trouvent sur les croisières plus courtes (3 à 4 nuits), les croisières de repositionnement et sur les navires plus anciens des compagnies réputées comme Carnival Cruise Line, MSC Croisières et Royal Caribbean. Si l'on part d'une estimation prudente de 100 dollars par personne et par jour, on arrive à un coût annuel de 36 500 dollars comparée\ au prix de l'hébergement, tous les repas, les charges, le ménage, les transferts entre les ports, les divertissements, l'accès à la salle de sport et de nombreuses activités. 

Difficile de trouver mieux pour une personne seule louant un appartement aux États-Unis. Et même 73 000 dollars pour un couple pourrait sembler excessif, cela reste justifié par le prix abordable des services et des loisirs proposés. Comparé à l'entretien d'une maison, aux impôts fonciers, à l'assurance, aux charges, aux courses, aux sorties au restaurant et aux vacances occasionnelles, la différence est peut-être moins importante qu'on ne le pense. Plutôt étonnant, non ? 

Ce mode de vie est-il en train de se développer ? Il semblerait que oui, car le nombre de retraités en bonne santé a augmenté et les compagnies de croisière fidélisent désormais leur clientèle avec des programmes alléchants, des croisières prolongées et même des « tours du monde » de trois à six mois. Certains itinéraires récents sont spécialement conçus pour ceux qui souhaitent considérer le navire comme un véritable chez-soi, et non comme un simple lieu de vacances. 

Ce serait impensable pour nous, car la vie sur un bateau nous paraît étouffante. Pourtant, beaucoup de personnes qui aiment ne rien faire et n'auraient jamais imaginé passer des mois en mer découvrent que le confort, la variété et les échanges sociaux conviennent parfaitement à leur retraite. Et vous qu’en pensez-vous ? 

mercredi, juillet 15, 2026

Vivre en croisière (Première partie)

Il y a quelques jours, nous déposions à l'aéroport un couple de voisins retraités qui prenaient l'avion pour la côte Pacifique afin d'embarquer pour une croisière. Ils nous ont confié passer près de la moitié de leur temps à bord de grands paquebots équipés de murs d'escalade, de piscines et offrant toutes sortes de divertissements. Peu leur importe la destination ou les escales. 

L'essentiel pour eux est de trouver une bonne affaire ; du moment qu'ils sont logés et bien nourris, tout leur convient. Bien qu’ils soient très à l’aise, ils sont particulièrement radins. On pourrait se demander si cette pratique est répandue, mais après quelques recherches, j'ai découvert qu'elle l'est plus qu'on ne le pense.

Chez les retraités disposant de revenus suffisants, passer plusieurs mois par an en croisière est devenu un véritable mode de vie. Si le fait que nos voisins y passent « près de la moitié de l'année » peut paraître extraordinaire, c'est loin d'être un cas unique. Certaines personnes vivent même à bord de paquebots toute l'année. Plusieurs facteurs rendent cela possible, à commencer par le temps libre. 

Une fois à la retraite, il n’y a plus guère de contraintes au niveau du planning, et les croisières peuvent s'avérer particulièrement économiques. En réservant de longs voyages, en vivant dans une maison peu coûteuse et en profitant des réductions « fidélité, » le coût journalier peut être comparable à celui d'une maison individuelle avec les dépenses séparées pour l'hôtel, les restaurants, les loisirs et les transports. 

Tout est inclus : repas, ménage, spectacles, piscines, centres de remise en forme, activités organisées et transferts d'un port à l'autre. Les croisiéristes ont aussi l'occasion de rencontrer régulièrement les mêmes personnes. Nos voisins se font souvent des amis et organisent même leurs futurs voyages ensemble. Des services médicaux sont également disponibles. 

Les soins à bord répondent aux normes de base pour la stabilisation et les affections bénignes, mais ils ne sont ni gratuits, ni bon marché, et ne sont pas directement couverts par l'assurance maladie américaine (Medicare) en eaux internationales. Les patients doivent avancer les frais médicaux à bord, et l'assurance maladie ne rembourse que si le navire se trouve dans un port américain ou à moins de six heures d'un port américain. Bien que ces services ne remplacent pas les soins hospitaliers, ils rassurent les voyageurs âgés. 

Bien sûr, la grande majorité des retraités ne passent pas des mois en mer, mais il est assez fréquent que les croisiéristes passionnés passent entre 60 et 120 nuits par an à bord. Passer 150 à 200 nuits par an, comme nos voisins, est moins courant, mais certainement pas rare au sein des communautés de croisiéristes. 

Demain, nous aborderons d'autres aspects de ce mode de vie, ne quittez donc pas !

mardi, juin 23, 2026

Créativité, temps et argent …

C'est incroyable jusqu'où la créativité peut nous mener ! La bonne idée ne fait pas seulement la différence ; elle change la donne. À l'instar d'un potager, une idée s'épanouit lorsqu'elle dispose de temps, d'un environnement propice et d'un peu d'attention. Dans ces conditions, l'argent devient le dernier de ses soucis.

La créativité trace le chemin, le temps le fait mûrir, et l'argent ne fait que suivre le mouvement si nécessaire. Difficile de contester cela. En effet, la créativité est un formidable multiplicateur de force. Lorsqu'elle est présente, le temps devient un allié, et l'argent, optionnel plutôt qu'essentiel. Les idées se développent comme le vivant : non par la force, mais grâce aux conditions. 

Les bonnes idées ne coûtent rien. Un environnement favorable est inestimable. En réalité, la créativité n'est pas seulement l'étincelle, elle est l'architecture. Certes, la plupart des gens pensent que la créativité est le « moment eurêka », mais la véritable magie réside dans le fait qu'elle trace le chemin de sorte que le temps et l'argent n'aient pas à travailler autant. 

Nous avons tous des niveaux de créativité différents, et le talent naturel pour cette ressource peut varier considérablement, mais chacun peut être créatif et trouver des idées simplement en évitant le gaspillage, en contournant les obstacles, en reformulant la plupart des problèmes quotidiens et en transformant les contraintes en atouts. Ce n'est pas seulement la graine, c'est le plan. Quant au temps, il n'est pas une entité passive, mais un ingrédient essentiel. 

Faites comme moi : considérez le temps comme de la terre, et vous aurez tout à fait raison. Le temps nous révèle l'essentiel, il filtre le superflu, fait mûrir la plupart des idées et finit par dévoiler des raccourcis invisibles au départ. Si l'argent peut accélérer le processus, le temps le transforme encore mieux. L'argent est la ressource la moins créative, et c'est un fait que l'on a rarement envie d'admettre. Il ne résout les problèmes qu'en ajoutant, tandis que la créativité les résout en soustrayant. 

Si l'argent achète le travail acharné et l'effort, la créativité achète l'élégance et finit toujours par triompher. Quand je parle d'« intention sincère », je veux dire que l'intention est le nutriment caché, le cœur même de l'idée. En effet, l'intention maintient l'idée cohérente, empêche l'ego de prendre le contrôle du processus et garantit un résultat significatif, et non mécanique. 

Une idée créative sans intention sincère n'est qu'une mauvaise herbe. Avec une intention sincère, elle se transforme en un jardin luxuriant !

samedi, avril 04, 2026

Voyage vers la Lune ou guerre en Iran ?

Alors que nous regardions le lancement d'Artemis II ce mercredi, ma femme m'a demandé combien cette balade autour de la Lune va coûter aux contribuables américains, alors même que nous avons tant d'autres priorités qui restent ignorées. 

Avant d'aller plus loin, gardez à l'esprit que nous parlons ici d'argent que les États-Unis n’ont pas et qui viendra s'empiler sur notre dette, qui atteindra bientôt les 40 000 milliards de dollars. 

Et bien la réponse est plus de 4 milliards de dollars par voyage. Si l'on considère les quatre missions Artemis I à IV, leur coût total s'élèvera à environ 16,4 milliards de dollars, selon les estimations de l'Inspecteur général de la NASA. 

Ce chiffre reflète les coûts opérationnels par mission (SLS + Orion + systèmes au sol) et n'inclut pas les coûts massifs de développement du programme Artemis dans son ensemble. Au total, le coût global — en incluant chaque mission — devrait avoisiner les 100 milliards de dollars, en esperant que le budget initial soit respecté. 

Le programme Artemis consiste essentiellement à reconstruire, en partant de zéro, l'intégralité de l'infrastructure américaine d'exploration spatiale; il comprend de nouveaux lanceurs lourds (SLS), un véhicule habité pour l'espace lointain (Orion), des infrastructures lunaires (Gateway, atterrisseurs), de nouveaux systèmes au sol ainsi que la planification des opérations lunaires à long terme. 

Comme c'est presque toujours le cas pour ces projets titanesques, il faut s'attendre à ce que les 93 milliards de dollars budgétés finissent par coûter aux Américains bien plus de 100 milliards… 

Nous pouvons désormais mettre cela en perspective avec la guerre en Iran — ou « l'excursion », comme Trump aime qualifier sa dernière entreprise belliqueuse — laquelle nous a déjà coûté entre 30 et 40 milliards de dollars selon les estimations (sans prendre en compte les lourdes conséquences économiques à l'échelle mondiale) ; ce bilan ne comptabilise ni les 2 000 morts et 25 000 blessés, ni les dégâts matériels du côté iranien, et l'affaire est loin d'être terminée. 

Ainsi, quand je compare ces deux dépenses, je choisis sans hésiter l'exploration spatiale s’il fallait trancher entre celle-ci et une guerre insensée et inutile.

samedi, novembre 15, 2025

La « magie » des cartes de crédit (Deuxième partie)

Je me suis longtemps demandé quel mécanisme finançait la « magie » des miles de fidélité ou les remboursements de 1, 2 voire 3 % offerts par tant de cartes de crédit aux Américains. J'ai toujours supposé que ce cadeau du ciel n'était pas payé par les mauvais payeurs comme moi qui remboursent intégralement leur carte chaque mois, mais par les « pigeons » qui ne peuvent jamais rembourser la totalité de leur solde (appelés titulaires d'un solde renouvelable). 

C'est tout à fait exact si l'on inclut également les commissions d'interchange facturées aux commerçants et parfois les frais annuels. En clair, cela signifie que les personnes endettées et les commerçants subventionnent indirectement les avantages dont bénéficient les mauvais payeurs qui remboursent intégralement. Certes, les récompenses des cartes de crédit, qu'il s'agisse de remises en argent, de points ou de miles de fidélité, ne sont pas magiques. 

Leur financement repose sur quelques sources de revenus clés, à commencer par les crédits renouvelables. Les titulaires de ces cartes reportent leur solde d'un mois à l'autre et paient des intérêts, souvent entre 15 et 25 %, générant ainsi des revenus considérables pour les émetteurs. En 2025, environ 45 % des détenteurs de cartes de crédit américains remboursaient intégralement leur solde chaque mois, tandis que 60 % reportaient leur solde et payaient des intérêts.

Seulement 9 % remboursaient « autant que possible », et 13 % ne faisaient que le paiement minimum. Cela signifie que moins de la moitié des Américains utilisent des cartes de crédit sans payer d'intérêts, alors que la majorité contribue aux revenus qui financent les programmes de fidélité, les bénéfices des banques et les avantages réservés aux titulaires de cartes. Mes cartes Visa et American Express affichent des taux d'intérêt de départ respectifs de 19 % et 20 %, avec un plafond de 27 % et 29 %. Comme je l'ai toujours pensé, ces taux usuraires constituent la principale source de revenus des banques. 

Il y a bien sûr la commission prélevée par le commerçant (de 1,5 % à 3 % par transaction) sur le réseau de cartes (Visa, Mastercard, etc.). Les cartes haut de gamme comme American Express, offrant des récompenses importantes, facturent souvent des frais annuels allant de 95 $ à 695 $, voire plus. À cela s'ajoutent les frais de retard, les frais de transaction à l'étranger et les frais de retrait d'espèces. Enfin, les programmes de fidélité aériens constituent un cas particulier : les compagnies aériennes vendent leurs miles en gros aux banques, généralement à 1 ou 2 centimes le mile. 

L'émetteur de la carte de crédit les propose ensuite comme récompenses, et les compagnies aériennes réalisent un profit immédiat, car les coûts d'échange varient et elles bénéficient des miles non utilisés et des dépenses liées à la fidélité. Il va sans dire que ces programmes de fidélité profitent de manière disproportionnée aux utilisateurs à hauts revenus, car ils faussent les prix et encouragent l'endettement des consommateurs les plus vulnérables. 

En conclusion, mon utilisation rigoureuse des cartes de crédit est récompensée, mais le système est financé de manière injuste par ceux qui paient des intérêts et par les commerçants qui répercutent les coûts sur tous les consommateurs. C'est un écosystème ingénieux, mais non sans ses paradoxes moraux et économiques.

vendredi, novembre 14, 2025

La « magie » des cartes de crédit (Première partie)

Les cartes de crédit qui remplissent nos portefeuilles modernes sont une autre invention américaine datant de 1950. Elles furent développées par Frank McNamara, qui avait imaginé la carte « Diners Club » après avoir oublié son portefeuille au restaurant. Cette première carte était en carton utilisable dans divers restaurants, et l'idée a fait son chemin à partir de là. 

American Express et Bank of America avec Visa (toutes deux en 1958) ont introduit leurs propres cartes, suivies par MasterCard en 1966 et la carte de crédit Carte Bleue introduite en France en 1967 par cinq grandes banques : BNP Paribas, Crédit Lyonnais, Société Générale, Crédit Commercial de France et CIC.  

Aux États-Unis, les opérations de cartes de crédit sont implantées dans le Dakota du Sud, car cet État ne plafonne pas les taux d'intérêt. De ce fait, l’administration des cartes de crédit se font dans cet État, où elles peuvent appliquer d’importants taux d'intérêt. Le terme « carte de crédit » englobe souvent à la fois les cartes de crédit et les cartes de débit. En réalité, ces dernières sont les plus utilisées en dehors de l’Amérique du nord. 

Pour ceux qui n'ont pas accès aux cartes de crédit, celles-ci permettent de payer les achats en plusieurs fois, mais à des taux d'intérêt très élevés. Aujourd'hui, environ les trois quarts des Nord Américains utilisent des cartes de crédit, et bien qu'ils possèdent également des cartes de débit, ils les utilisent plus rarement. À l'échelle mondiale, les cartes de débit dominent, notamment en Asie, en Europe et en Afrique, où le taux de pénétration des cartes de crédit est nettement plus faible. En Asie, les paiements par carte de débit et les paiements mobiles prédominent. 

En Afrique et en Amérique latine, c’est la même chose en raison d'un accès limité au crédit. En Europe, l'utilisation est mitigée ; les cartes de débit sont plus courantes dans des pays comme l'Allemagne et les Pays-Bas. De plus en plus, il existe des cartes de crédit proposant des options de paiement échelonné, similaires au « crédit renouvelable » américain. En France, les cartes de crédit incluent souvent des fonctionnalités de « crédit renouvelable », permettant aux utilisateurs de payer en plusieurs mensualités. Cependant, les taux d'intérêt sont plafonnés par la loi, et le taux d'usure actuel pour le crédit à la consommation dépasse les 21,5 %. 

En Allemagne, les cartes de crédit exigent généralement un remboursement mensuel intégral, mais certaines banques proposent des plans de paiement échelonnés. Les taux d'intérêt sont réglementés par la législation. En Espagne et en Italie, les options de paiement échelonné sont courantes, notamment pour les achats importants. De nombreuses banques proposent des plans de remboursement flexibles avec des mensualités fixes. Les taux d'intérêt varient, mais sont soumis à la législation du pays. 

Cependant, aux Pays-Bas, les cartes de crédit sont moins répandues et les paiements échelonnés sont rares. Les consommateurs néerlandais privilégient les cartes de débit et les virements bancaires, évitant ainsi les achats à crédit. La Suisse constitue un cas intéressant : bien qu'environ 76 % des adultes suisses possèdent une carte de crédit, ils préfèrent toujours utiliser les cartes de débit et les paiements en espèces en raison de leur forte préférence pour l'argent liquide et de son acceptation généralisée. 

Les Européens sont plus réticents à l'endettement que les Américains, notamment en Allemagne et aux Pays-Bas où les paiements échelonnés sont souvent liés à des achats spécifiques, et non à des soldes renouvelables généraux. Google Wallet (aujourd'hui Google Pay) a été lancé en 2011 et Apple Pay en octobre 2014, tous deux basés sur les cartes de crédit et permettant aux utilisateurs de payer avec leur smartphone. Plus récemment, les services « Achetez maintenant, payez plus tard » (BNPL) comme Klarna, gagnent en popularité et proposent des mensualités structurées et sans intérêts : une alternative moderne aux cartes de crédit traditionnelles. 

Venmo, qui ne repose pas sur les cartes de crédit mais prélève directement sur les comptes bancaires, est apparu en 2009 comme service de paiement entre particuliers. Dans de nombreuses régions du monde, les cartes de débit et les paiements mobiles restent privilégiés en raison des mentalités craignant l'endettement, l'infrastructure bancaire et les efforts d'inclusion financière. 

Demain, nous verrons le coté beaucoup plus sombre de ces instruments de paiement avec leurs dangereux taux d'intérêt financier ou ces programmes addictifs que sont l'accumulation des miles et autres points pour obtenir des voyages gratuits et des surclassements dans les transports aériens ...

samedi, août 23, 2025

Une vague inflationniste encore pus forte …

Il y a quelques jours, en regardant mon chèque de retraite français, j'ai été impressionné de constater qu'il augmente chaque mois en 2025, malgré son montant relativement faible en euros. C’est pourtant vrai, je reçois désormais 13 % de plus depuis que Trump est au pouvoir ! 

Ça veut dire quoi ? Tout simplement que le dollar américain a perdu de sa valeur, et avec elle la richesse de notre pays est en baisse, depuis que Donald Trump a commencé à tripoter les droits de douane de manière incontrôlable. 

Car un affaiblissement subtil mais significatif du dollar va venir rapidement s’ajouter à l'inflation causée par des droits de douane comme les 15 % prélevés sur les importations de produits de la Communauté européenne, ainsi que sur la monnaie de tout autre pays dont la valeur a augmenté de manière similaire par rapport au billet vert. 

Ce que nous n’avons pas encore entendu de la part de nos soi-disant économistes, c’est que ces fluctuations des taux de change ne se feront pas sentir immédiatement, car la plupart des importateurs se protègent contre de telles fluctuations monétaires pendant quelques mois, mais cela viendra vite s’ajouter à notre vague inflationiste déjà malmenée par des droits de douane injustifiés !

mercredi, juillet 30, 2025

Réponse à « Surfer sur la dette »

Un vieux copain a parfaitement répondu à mon blog précédent, en expliquant que pour lui, investir consistait davantage à suivre un processus qu'à utiliser une stratégie. La stratégie implique souvent de prévoir et de réagir aux forces externes (marchés, politiques des banques centrales, tendances macroéconomiques), tandis que le processus repose sur la discipline, la cohérence et la concentration sur ce qui est contrôlable, comme la répartition des actifs, la tolérance au risque et le rééquilibrage. 

Cela fait écho à ce que pensent de nombreux investisseurs expérimentés et économistes : on ne peut pas contrôler le vent, mais on peut ajuster ses voiles. Il a ensuite fait la distinction entre « richesse en plus » et épargne. La richesse en plus est en fait un excédent : elle n'est pas destinée aux urgences ou aux besoins liés au mode de vie, mais ce capital peut être investi et exposé au risque de marché sans compromettre notre bien-être. L'épargne, quant à elle, constitue un filet de sécurité essentiel. 

C'est là que les liquidités, les obligations, les actions et l'immobilier – tous générateurs de liquidités – entrent en ligne de compte et constituent le revenu dont nous avons besoin. Il évite les actifs spéculatifs et privilégie la prévisibilité, la liquidité et les rendements tangibles, reflétant la philosophie qui sous-tend de nombreux portefeuilles de retraite et autres fonds, en d'autres termes, que le cash-flow soit roi. 

Dans son plan, il n'y a pas de place pour la spéculation et il évite les actifs comme l'or, les cryptomonnaies, le pétrole et les devises, un choix délibéré pour éviter tout ce qui ne produit pas de revenus. Enfin, une activité de rééquilibrage constant qui consiste à maintenir l'objectif stratégique entre liquidités, obligations, actions et immobilier après les hausses (vente) et les baisses (achat) des marchés est indispensable. 

Ce faisant, mon ami réduit la prise de décision émotionnelle, évite la surexposition à une classe d'actifs en particulier et pratique une forme de contrarianisme systématique. Une façon conservatrice et émotionnellement intelligente de contrôler ses propres finances.

mardi, juillet 29, 2025

Surfer sur la dette américaine ?

C'est avec appréhension que je me demande ce que les investisseurs doivent faire face à l'endettement insoutenable du gouvernement américain récemment approuvé par le Congrès Trump, et quelles stratégies restent disponibles. Face au « trou noir » d’une dette publique américaine insoutenable, je me rappelle qu'il faut savoir soigneusement s'adapter plutôt que de paniquer. 

D'abord, je devrais mieux diversifier mes placements au-delà des actifs traditionnels en me concentrant sur les métaux précieux, les matières premières et en surveillant attentivement le marché des changes. Les crypto-monnaies n'étant pas ma tasse de thé, je les laisse de côté. 

Concernant les actions, je préférerais mondialiser et réduire mon exposition au risque américain en investissant plutôt sur les marchés internationaux dont la situation budgétaire est plus solide. 

Sur ces marchés, tout comme aux États-Unis, je privilégierais les secteurs qui profitent des dépenses budgétaires (Défense et IA) tout en évitant tout ce qui est sensible aux hausses de taux d'intérêt. 

Pour les liquidités, je devrais privilégier les obligations à court terme et abandonner celles qui sont à long terme, car elles pourraient être plus vulnérables à la hausse des taux. Un autre ajustement judicieux serait d’envisager une exposition aux devises de pays ayant un ratio dette/PIB plus faible (Europe du Nord, Suisse, Australie). 

Mon portefeuille devrait être suffisamment flexible et aller au-delà des répartitions classiques recommandées. Des investissements en immobilier et de placements alternatifs pourraient me protéger des aléas budgétaires. En résumé, je devrais penser à long terme, agir pro-activement et privilégier des placements fiscalement avantageux.

 Enfin, il est essentiel de se tenir informé en suivant l'évolution du ratio dette/PIB, du marché des changes, des taux d'intérêt et les changements politiques. Le point de basculement peut être progressif, mais la préparation reste essentielle ! 


 

vendredi, août 30, 2024

Négocier le prix des meubles

Il y a douze ans, nous avions acheté deux fauteuils inclinables pour notre salon. Nous les avons bien utilisés, si bien en fait, que je devrais dire qu’ils ont maintenant amorcé leur déclin, alors en début de semaine, nous sommes allés dans notre magasin de meubles local pour voir les nouveautés. 

Comme tout le monde, nous avons vu des pièces qui ont retenu notre attention et d’autres qui nous ont laissés froids, mais je dois dire que nous avons tous été choqués par les prix qui semblaient avoir augmenté bien au-dessus des 37 % du coût de la vie pendant la même période, avec des augmentations qui allaient de 50 à 100 % !

Alors, que faire ? Les nouveaux fauteuils, fabriqués en Suède, étaient très élégants, très confortables et beaucoup plus pratiques que ceux que nous avions et nous avons donc conclus que nous en avions besoin. Ce que nous n’avons pas aimé, c’est le prix qu’en voulait le marchand et qui, malgré ma demande insistante, n’a pas voulu baisser d’un centime. 

J’ai donc commencé à chercher sur Internet et, après deux jours de recherche et de négociations, j’ai pu trouver des prix beaucoup plus intéressant, d’abord dans un magasin de Denver à 22 % moins cher, puis chez un revendeur californien à 32 % de moins, dans les deux cas rendus à Park City ! Ne pensant pas pouvoir faire beaucoup mieux, nous avons donc décidé d’acheter ces fauteuils. 

Presque immédiatement, je me suis demandé si j’aurais pu encore faire mieux. C’est alors que j’ai passé en revue les éléments que j’aurais pu oublier ou négliger dans ma recherche. Je pensais avoir fait un travail approfondi, comme comparer les prix de ce modèle et de ce type de chaise, vérifier les prix en ligne par rapport aux magasins locaux et même les discounteurs. 

J’avais également une assez bonne compréhension du marché, des ventes et des promotions. Puis, j’ai appris que, comme toujours, le timing est primordial, car lors des soldes de fin de mois ou de trimestre, les détaillants offrent souvent des rabais pour atteindre les objectifs de vente. Cela s’applique également aux jours fériés comme notre prochaine fête du Travail (le 2 septembre). Les articles en exposition dans le magasin peuvent également être de bonnes affaires, mais dans notre cas, le besoin d’une paire complète éliminait cette possibilité. 

Savoir bien négocier est toujours essentiel. Après m’avoir demandé le prix que j’avais payé, la détaillante de Denver m’a félicité pour mon excellente négociation validant ainsi ma transaction. Il eut été très difficile de faire mieux et j’étais satisfait de notre nouvelle acquisition !

mardi, août 06, 2024

Beau travail Jerome Powell !

Depuis très longtemps, et je dois avouer sans preuves, je soupçonnais que Jerome Powell, le président de la Réserve Fédérale, avait joué un sale jeu politique en refusant de baisser les taux d’intérêt alors que l’inflation était déjà bien partie à la baisse, d’autant plus que 1) Il est de conviction Républicaine et 2) Nous sommes à la veille d’une élection présidentielle que les républicains ne veulent pas perdre. 

Alors que notre pays pourrait maintenant basculer dans une récession généralisée, mes soupçons ont été confirmés puisque Powell est maintenant sous le feu des critiques qui l’accusent de faire de la politique avec l’économie en maintenant des taux d’intérêt élevés malgré des signes depuis longtemps évidents que l’inflation est en baisse. 

Les économistes, les membres Démocrates du Congrès et divers spécialistes pensent ouvertement que l’inaction de la Fed est davantage orientée à influencer l’élection présidentielle de 2024 qu’à soutenir l’économie américaine.

Le 2 novembre 2017, sachant qu’il n’est pas bon d’avoir un renard dans le poulailler, le président Donald Trump s’était dépêché de remplacer la Démocrate Janet Yellen par le Républicain Jerome Powell, pour diriger la Fed. Pas aussi intelligent et voulant se faire passer pour un « bon gars », Biden annonçait le 22 novembre 2021 son intention de maintenir Jerome Powell pour un second mandat à la tête de la Réserve fédérale. 

Vous pouvez maintenant comprendre pourquoi Powell a « joué le temps » pour aider autant qu’il le pouvait ses collègues Républicains, faisant ainsi passer Biden pour un bon à rien en lui faisant porter la responsabilité d’une mauvaise économie. J’espère seulement que, si elle est élue, Kamala dira à Jeremy de dégager et de profiter de sa retraite !

vendredi, mai 24, 2024

Quand la dette l’emporte sur la défense

La dernière chose qui devrait nous surprendre est que des taux d’intérêts plus élevés augmentent le coût de la vie, des dettes accumulées sur nos cartes de crédit jusqu’à l’achat d’une maison ou d’une voiture. Cela affecte également encore plus notre gouvernement fédéral, qui est confronté à d’énormes paiements d’intérêts sur une dette qui continue d’exploser, passant de 17 000 milliards de dollars en 2014 à 33 000 milliards de dollars l’année dernière. 

Les intérêts sur cette dette sont désormais l’élément du budget qui connaît la croissance la plus forte et dépassera nos coûts de défense cette année en atteignant 870 milliards de dollars contre les 822 milliards de dollars pour ce que nous coûte notre armée, soit une augmentation de 32 % par rapport aux 659 milliards d'intérêts l'an passé. 

La solution est en gros d’augmenter les impôts. Mais cela est un anathème pour les Américains, le Président et le Congrès, et probablement dans l’ordre inverse. Nous préférons financer Netanyahu pour qu’il puisse détruire Gaza, puis ensuite aux Gazaouis pour qu’ils puissent, espérons-le, reconstruire leur enclave, ou encore pour annuler les prêts étudiants et financer l’exploration humaine vers Mars, entre autres choses non-essentielles. 

Cela ne me dérange pas de payer plus d’impôts s’ils sont bien dépensés et toute ma vie, en bon Haut-Savoyard, j’ai vécu bien en dessous de mes moyens, donc j’en attends pas moins de mon gouvernement. Tout comme avec le réchauffement climatique, nous nous fonçons de manière inéluctable dans le mur proverbial et il va falloir que nous soyons tous anéantis pour finalement réaliser tout ce qui aurait dû être fait pour empêcher la catastrophe !

vendredi, décembre 15, 2023

Américains, retraites, santé et impôts

Avec notre déficit budgétaire actuel approchant les 34 000 milliards de dollars, en 2022, la sécurité sociale et l'assurance-maladie représentaient plus de 45 % du budget fédéral total, et ce pourcentage est susceptible de continuer à augmenter à mesure que davantage de personnes deviendront éligibles à ces programmes. 

Pourtant, dans le même temps, un sondage réalisé en avril par l’Associated Press-NORC Center for Public Affairs Research révèle que les Américains sont clairement opposés aux changements négatifs qui pourraient être apportés aux retraites et à l’assurance-maladie vieillesse, comme la réduction des prestations ou le relèvement de l’âge d’éligibilité à ces programmes. Voici les chiffres : 

79 % des Américains sont opposés à la réduction des prestations de retraite. Même chose pour le relèvement de l’âge d’éligibilité à celle-ci de 67 à 70 ans, auquel 75 % des Américains s’opposent. En ce qui concerne l’assurance médicale vieillesse, 67 % sont opposés à l’augmentation des primes et concernant le relèvement de l’âge d’éligibilité de 65 à 67 ans, 70 % des Américains y étaient opposés. Cela signifie que la seule façon de satisfaire ces attentes est d’augmenter les impôts. 

Pas facile non plus, car les impôts ont été constamment diabolisés dans la culture américaine, principalement par la droite politique, de sorte que le dilemme qui en résulte demanderait un véritable miracle venant de Dieu lui-même. 

Attendez-vous donc à ce que, en fin de compte, il faudra (comme toujours) une crise épouvantable pour que nos incompétents aux Congrès fasse enfin ce qui est nécessaire !

jeudi, décembre 14, 2023

Le Fed maîtrise-t-il l'inflation ?

Mardi dernier, nous recevions une nouvelle mesure de l’inflation aux États-Unis pour novembre 2023. Je n’ai pas été impressionné par les progrès faits, surtout au vu d’une baisse spectaculaire du prix de l’essence le mois dernier. 

La question est donc de savoir quand notre économie pourra-t-elle enfin atteindre l’objectif d’inflation de 2 % fixé par la Réserve fédérale ? 

De la même manière, quand les taux d’intérêt vont-ils passer de leur niveau actuel de 5,4 % à un niveau plus favorable pour les consommateurs et qui ne coûtera pas non plus 800 milliards de dollars par an au pays pour financer sa dette ? 

Peut-être avons-nous atteint le niveau des rendements décroissants ? Personnellement, je pense qu’il sera difficile de revenir à ce seuil magique de 2 % ou moins. D’une part, avec la guerre en Ukraine et à Gaza, les marchés mondiaux de l’énergie continueront d’être perturbés et leurs prix resteront volatiles. 

Même si certains goulots d'étranglement dans la chaîne d'approvisionnement se sont atténués, les tensions géopolitiques, telles que les confinements en cours et la crise immobilière en Chine, pourraient créer de nouvelles perturbations, susceptibles de faire monter les prix de certains produits et services, ainsi que des guerres commerciales ou des mesures protectionnistes qui pourraient perturber davantage le commerce mondial et pousser l’inflation vers le haut. 

Aux États-Unis, notre marché du travail reste solide, avec un faible taux de chômage et des salaires en hausse, et cela maintient également une pression sur les prix vers la hausse. D’un autre côté, les optimistes pensent que l’inflation va poursuivre sa baisse progressive vers l’objectif de 2 %, dans l’espoir d’une croissance économique continue et d’un ralentissement des perturbations géopolitiques, une vision optimiste dont je ne suis pas convaincu. 

Au lieu de cela, je crois que l’inflation restera obstinément au-dessus de l’objectif fixé en raison d’un monde chaotique qu’il nous faudra subir encore pendant longtemps. Je n’ai pas inclus dans ce scénario les coûts croissants de toutes sortes apporté par toutes ces catastrophes provoquées par le changement climatique, mais encore une fois, je suis un skieur, pas un économiste !

jeudi, novembre 23, 2023

Le budget fédéral américain

S’il existe un composant crucial dans la vie économique américaine, c’est bien so budget fédéral. 

À ce jour, nous avons réussi à accumuler une dette de 33 700 milliards de dollars, due en partie aux réductions d’impôts de Reagan dans les années 80, à la guerre en Afghanistan et en Irak et à la crise financière de 2008 sous Bush, aux subventions liées au Covid-19, aux réductions d’impôts de Trump et aux récents investissement en infrastructure et environnement de Biden. 

Dans le même temps, le parti républicain a diabolisé le fait de devoir payer des impôts, éviscéré l’IRS, notre service de recouvrement d’impôts, et promis que le Republican Party serait un faucon budgétaire, mais a toujours agit dans le sens opposé. 

Avec un déficit budgétaire frisant les 2 000 milliards de dollars l’année dernière, nous sommes assurés de faire encore pire l’an prochain, alors que les taux d’intérêt destinés à financer notre énorme dette atteindront des montants faramineux. Ils s’élevaient à 749 milliards de dollars l’année dernière, ce qui les place presque au même niveau que notre budget de défense de 782 milliards de dollars. 

Pour l’année en cours, ils seront en passe de dépasser les 800 milliards de dollars, soit plus du double du chiffre de 352 milliards de dollars de 2021.

Face à cette perspective catastrophique, notre Congrès reste de marbre. Le Republican Party dit « Réduisons les dépenses » tandis que ses opposants du Democratic Party suggèrent « Augmentons les impôts ». 

La vérité et le remède se situent évidemment quelque part entre ces deux affirmations, mais plus nous attendons, plus nous allons trouver le remède intensément douloureux. Cela va faire vraiment, vraiment, très mal !