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jeudi, mars 06, 2025

Politique américaine, chiffres et perspectives

En politique, les statistiques sont des éléments qui retiennent toujours toute mon attention. J’aimerais que les « Democrats » américains soient plus attachés à ces données et puissent les tourner à leur avantage, mais ils ne le font pas et laissent les « Republicans » s’en tirer avec toutes sortes de pirouettes faites de gros mensonges. 

Commençons d’abord par le pourcentage d’électeurs inscrits par parti. Personnellement, ma femme et moi sommes inscrits en tant qu’« Independents » alors qu’en fait nous finissons presque toujours par voter pour un candidat progressiste. 

Aux États-Unis, comme vous le savez, les chiffres se décomposent toujours en « Republicans, Independents & Democrats », à chaque fois personne ne sait quel pourcentage ces catégories représentent parmi ceux qui votent. 

Intuitivement, j’ai toujours pensé que leurs chiffres se répartissaient respectivement en 40 %, 20 % et 40 %. Comme vous le verrez sur le tableau, ce n’est pas du tout la réalité, car les « Independents » représentent plus de 50 % des deux principaux partis.

Cela signifie que lorsque l’on nous dit que 88 % des républicains approuvent Trump, cela représente en fait moins de 25 % de l’ensemble des électeurs potentiels ! Un autre gros mensonge est que Trump « aurait obtenu un mandat » en 2024. Faux ! L’homme n’a obtenu que 77 millions de voix alors que Joe Biden en avait obtenu 81 millions quatre ans auparavant ! 

En fait, en 2024, Harris a obtenu près d’un million de voix de plus que Trump en 2020. Enfin, la participation a été plus importante en 2020 qu’en 2024, avec 66 % des électeurs éligibles ayant voté contre seulement 64 % en 2024. 

Les démocrates qui ont soutenu Biden lors de l’élection de 2020 n’ont pas pris la peine d’aller voter ou d’envoyer leur bulletin par la poste car ils estimaient que leur candidat était tout simplement trop vieux et que sa remplaçante (Harris) n’était pas à la hauteur de la tâche et ne méritait pas leur vote. 

Tout cela pour dire que seulement 31,9 % des électeurs éligibles ont soutenu Trump en 2024, ce qui est loin d’être un « mandat écrasant » par rapport aux 33,9 % de Biden lors de l’élection de 2020, un mandat bien plus fort ! 

Oui, les chiffres, s’ils ne sont pas discutés et clairement expliqués, peuvent être extrêmement trompeurs !

dimanche, janvier 12, 2025

La puissance du sable dans les engrenages …

Une bonne façon intéressante de résister efficacement aux dirigeants autocratiques, ou à tout dictateur, est de penser petit, comme un grain de sable, dans ce qui serait une machine oppressive avec des engrenages un peu partout (pensez à une boîte de vitesses géante). 

Ces systèmes mécaniques n’aiment pas les particules étrangères dures et gênantes qui entravent leur bon fonctionnement et pourraient finir par les arrêter. Une bonne illustration de l’expression « Du sable dans les engrenages » qui veut dire causer des problèmes ou empêcher quelque chose de se produire comme prévu. Le sable peut causer des dommages irréparables aux roues dentées. 

Donc, pour ceux qui craignent l’arrivée d’un despote au pouvoir, voilà la solution parfaite pour résister au lieu de fuir son propre pays. Il suffit de se transformer en petit grain de sable qui va causer de profondes perturbations à un système géant et tout puissant. 

Le plus évident est l’abrasion, même avec des particules minérales minuscules mais infiniment dures qui s’écrasent entre les dents des roues dentées, et deviendront ainsi un puissant abrasif qui provoquera une usure rapide. 

Sous cette abrasion les dents s’arrondissent ou s’ébrèchent, ce qui réduit considérablement leur fonctionnalité. Les frottements augmentent et la surchauffe apparaît alors. À terme, des grains de sable vont fortement se coincer entre les dents de telle sorte que rien ne pourra plus tourner et le que mécanisme se bloquera. 

La vitesse et la gravité des dommages dépend de plusieurs facteurs, à commencer par la taille du sable. Un sable fin sera généralement plus abrasif et peut, avec le temps, provoquer plus d’usure qu’un calibre grossier, mieux capable de rapidement coincer tout le système. 

Si personne ne voit le grain de sable entrer dans la machine, tant mieux, et tôt ou tard, l’horrible appareil s’arrêtera brutalement. Mettez-vous bien cela dans la tête !

lundi, août 26, 2024

Observez Trump en action !

Le 23 août, Trump s'exprimait lors de son premier meeting dans la banlieue de Phoenix, en Arizona, juste après la convention démocrate. Cela lui donnait l'occasion d'ajuster son message maintenant que Harris est la candidate officielle. 

Nous avons décidé de regarder ça, pour voir comment Trump, âgé de 78 ans, se comportait maintenant que Biden ait été « malicieusement » échangé en faveur de Harris. Il a passé beaucoup de temps à se pencher sur un nouveau surnom pour Kamala Harris, « La camarade Kamala », tout en prononçant son prénom de travers, comme il sait si bien le faire.

Trump a quand même commencé son discours en faisant des ouvertures aux électeurs indépendants et aux démocrates mécontents, affirmant qu'ils étaient en train de le rejoindre comme une traînée de poudre. 

Pour étayer cette affirmation, Trump a donné la parole à Robert F. Kennedy Jr. qui, quelques heures avant ce rassemblement, avait annoncé qu'il suspendait sa campagne et soutenait Trump. Eh bien, pour faire court, Trump a toujours le même discours, reste aussi mauvais que jamais et radote sur les mêmes sujets négatifs et dystopiques. 

Je sais qu’on ne peut pas apprendre aux vieux singes à faire la grimace, mais je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi des millions d’Américains paraissent assez idiots pour croire à son message autant insensé qu’usé. 

Vous pouvez regarder la vidéo entière ici si vous n’avez rien de mieux à faire.

vendredi, juin 28, 2024

Un horrible spectacle

Ma femme et moi sommes restés désemparés et horrifiés, en regardant la descente aux enfers de Joe Biden, hier soir, lors du premier débat présidentiel. 

Biden nous avait refait « le coup de Ruth Bader-Ginsburg » cette juge de la Cour Suprême qui, trop vieille et malade, ne voulait pas lâcher son job et a contribué à la domination de cette institution par des Trumpistes. 

Cet acharnement à ne pas vouloir céder sa place à un jeune a fini comme il se devait, en fiasco total. Le seul bénéficiaire de cet horrible débat serait Kennedy, le candidat tiers. Pendant l'échange, nous pouvions observer l’esprit de Biden « vouloir » en quelque sorte contrôler son langage corporel et dire des choses cohérentes, mais il n'y parvenait plus du tout. 

Son corps semblait clairement usé par toute une vie, quatre ans de présidence, ses récents problèmes avec son fils Hunter, et sa prise de conscience qu'en se représentant il avait poussé le cochonnet trop loin. 

Il lui faut abandonner la course immédiatement, y compris Harris, laisser au « Democratic Party » la tâche de choisir entre Whitmer et Newsom, en tant que candidats individuels, peut-être les associer (président/vice-président) ou peut-être mieux encore - associer Cheney et Newsom, comme ticket bipartisan afin recoller les morceaux de la division du pays.

vendredi, mai 24, 2024

Quand la dette l’emporte sur la défense

La dernière chose qui devrait nous surprendre est que des taux d’intérêts plus élevés augmentent le coût de la vie, des dettes accumulées sur nos cartes de crédit jusqu’à l’achat d’une maison ou d’une voiture. Cela affecte également encore plus notre gouvernement fédéral, qui est confronté à d’énormes paiements d’intérêts sur une dette qui continue d’exploser, passant de 17 000 milliards de dollars en 2014 à 33 000 milliards de dollars l’année dernière. 

Les intérêts sur cette dette sont désormais l’élément du budget qui connaît la croissance la plus forte et dépassera nos coûts de défense cette année en atteignant 870 milliards de dollars contre les 822 milliards de dollars pour ce que nous coûte notre armée, soit une augmentation de 32 % par rapport aux 659 milliards d'intérêts l'an passé. 

La solution est en gros d’augmenter les impôts. Mais cela est un anathème pour les Américains, le Président et le Congrès, et probablement dans l’ordre inverse. Nous préférons financer Netanyahu pour qu’il puisse détruire Gaza, puis ensuite aux Gazaouis pour qu’ils puissent, espérons-le, reconstruire leur enclave, ou encore pour annuler les prêts étudiants et financer l’exploration humaine vers Mars, entre autres choses non-essentielles. 

Cela ne me dérange pas de payer plus d’impôts s’ils sont bien dépensés et toute ma vie, en bon Haut-Savoyard, j’ai vécu bien en dessous de mes moyens, donc j’en attends pas moins de mon gouvernement. Tout comme avec le réchauffement climatique, nous nous fonçons de manière inéluctable dans le mur proverbial et il va falloir que nous soyons tous anéantis pour finalement réaliser tout ce qui aurait dû être fait pour empêcher la catastrophe !

samedi, mars 09, 2024

Bon travail, Pépé Biden !

Jeudi soir, Joe Biden n’a pas fait d’énormes erreurs et a réussi à transformer son discours sur l’État de l’Union en un beau lancement de campagne en attaquant durement Trump et son parti en raison de leurs politiques ratées et de leurs refus d’élections. Il a aussi engagé des chahuteurs de l’opposition et a bien réussi dans cet exercice.

Pour moi, c'était rassurant et il a eu l'intelligence de conclure son discours en abordant de front sa vieillesse : « Je sais que je n'en ai peut-être pas l'air, mais je suis là depuis un moment… » 

Il est vrai que le pauvre Mike Johhson, Président de la Chambre, n’a pas semblé apprécier sa soirée en compagnie de Biden et Harris ; il avait vraiment l’air indisposé, voire constipé tout au long du discours. Dommage pour lui !

Maintenant, Biden devra continuer à faire campagne sur ce ton et avec cette même énergie pour vaincre le sale bonhomme jaune et dément en novembre. J'espère que sa nouvelle force durera au moins jusque là ...

mercredi, février 28, 2024

Le Trumpisme est-il comme une secte ?

Parfois, je me dis qu’il doit y avoir plus que du charisme et de l’admiration pour Trump quand ses partisans inconditionnels continuent de rester fidèles en dépit de ses horribles agissements. Je me dis « C’est comme une secte », d’accord ? 

Tout comme Trump, les sectes utilisent la peur pour contrôler leurs membres. Cela peut impliquer des menaces de punition, des blessures physiques ou émotionnelles, de l'ostracisme et bien d'autres tactiques. Ensuite, il y a le contrôle de l’information au moyen de certains médias sociaux comme Truth Social, Newsmax et Fox News, limitant l’exposition à tout autres sources d’information ou aux points de vue alternatifs. 

Cela permet aux membres de garder le contrôle et de renforcer leur croyance dans l’idéologie du mouvement. Bien évidemment, Trump n’arrête pas de demander à ses partisans pour aider à payer ses frais juridiques et financer ses campagnes en créant un sentiment de contrôle sur la vie de ses fans. De la même façon, Trump a besoin d’un environnement de « pensée de groupe », où la pensée critique est découragée et la conformité aux convictions du trumpisme domine.

Cela rend les individus moins susceptibles de remettre en question le leadership de Trump. Il est également clair que cet homme sait exploiter les vulnérabilités de ses partisans, comme la jalousie, le racisme, les solutions faciles à des problèmes complexes et leur manque général d’éducation. 

Trump est considéré par ceux qui l’aiment comme une figure charismatique, inspirant confiance, autorité et une croyance inébranlable en son idéologie politique. Cela aussi attire des adeptes qui recherchent une direction et un but dans leur vie. Dans des circonstances normales, même des gens sensés, rationnels et bien adaptés peuvent être convaincus par des idées absolument insensées. 

Si les partisans de Trump sont en fait les membres d’une secte, nous verrons dans un prochain blog comment les déprogrammer …

vendredi, novembre 03, 2023

Comment Trump a exploité la peur du changement

Pour beaucoup, tout changement est dur à avaler et cela s’est intensifié ces dernières années et continuera de s’accélérer avec le temps, rendant tout besoin d’adaptation de plus en plus insupportable pour un grand nombre d’individus qui ne peuvent plus absorber et accepter de nouvelles idées ou concepts. 

Ces gens rechignent à avancer, se sentent anxieux, voire craintifs face au changement et au progrès, et semblent seulement réceptifs à revenir en arrière vers le « bon vieux temps » ou, pour le moins, à rester immobiles et à refuser d’avancer. 

En outre, les recherches suggèrent que les individus ayant une plus grande peur du changement sont plus susceptibles d’avoir des positions conservatrices et d’afficher un comportement conservateur. Ceci peut s'expliquer par le concept psychologique d'« ouverture à l'expérience », un trait de personnalité largement reconnu. 

Les personnes dont l’ouverture à l’expérience est faible ont tendance à être plus résistantes au changement et aux nouvelles expériences et peuvent donc être attirées par des idéologies conservatrices qui mettent l’accent sur la tradition, la stabilité et la résistance au changement. 

Cette profonde aversion au changement se retrouve dans la réticence des gens à adopter les voitures électriques et à s'adapter à leurs particularités, les difficultés à accepter le changement sociétal, les problèmes d'identité de genre, l'immigration, les différents ensembles de croyances religieuses ou leur absence, les différentes idéologies, l'intelligence artificielle et la mondialisation, entre autres autres sujets d’actualité. 

Accablés par cet environnement en évolution rapide et désireux de ne rien avoir à changer, ces personnes qui se sentent oppressées par le changement sont la proie de messages visant à « simplifier » leur vie et à retourner vers le passé ou des valeurs qui leur sont plus familières et avec lesquelles elles se sentent beaucoup plus à l'aise. 

C’est une réalité que Trump et ses conseillers on très vite reconnu et saisi et ont exploité avec un maximum de succès.

Pour ses partisans et tout groupe de personnes qui trouvent un écho dans ce que dit Trump, la meilleure façon de contrecarrer la « peur du changement » est de rejeter totalement toute forme d’évolution vers l’avant et de se réfugier dans les valeurs et les modes du passé promis par la mouvance MAGA.

dimanche, juillet 30, 2023

Ma rupture avec Twitter, désolé, X

Hier, j'ai violemment tiré sur la prise et débranché ma relation avec Twitter, récemment rebaptisé "X" par son propriétaire. 

X me rappelle un peu « X-rated », nom qui a été généreusement appliqué à l'industrie du divertissement porno, et en fait c'est une façon juste de catégoriser ce média social en particulier après qu'ils soient devenus le tas de fumier officiel du Parti Républicain où Kevin McCarthy, Marjorie Taylor Greene et leurs complices peuvent répandre désinformation et autres mensonges à la grande satisfaction de leurs partisans aveuglés. 

Je me suis inquiété pour Twitter dès qu’Elon Musk l'a acheté et cette plateforme sociale s’est vraiment détériorés à partir de là. D'abord, quand Musk a dit à tout le monde qu'il fallait voter républicain aux dernières élections, puis quand il s'est débarrassé du mignon petit oiseau pour ce « X » tellement négatif. 

Aujourd'hui, je me sens tout aussi bien que le jour où j'ai quitté Facebook, il y a 5 ans, déjà.

jeudi, novembre 10, 2022

Les tweets délirants d'Elon Musk

Pour commencer la semaine avec panache, à la veille de nos élections nationales, Elon Musk, le nouveau propriétaire de Twitter, a expliqué à ses compatriotes comment voter.

Ce faisant, il a oublié certaines choses essentielles : d'abord, en tant que propriétaire d'une plateforme publique qui sert de tribune à tout le pays et qui, selon lui, est un temple de la liberté d'expression, il n'avait pas le droit d'intervenir dans le débat en tentant d’influencer ses membres. 

Ensuite, bon nombre de ces mêmes membres sont, ou pourraient devenir, ses clients pour certains des produits qu'il vend à toutes et à tous. Si mon vendeur d’auto avait le culot de me dire comment voter, je lui dirais à juste titre d'aller se faire foutre, ce qui, soit dit en passant, est précisément ce que j'ai posté sur Twitter. 

À trop passer de temps à « twitter » avec son nouveau jouet, l'homme le plus riche du monde pourrait faire saliver ses concurrents qui le voient déjà disperser ses talents et perdre à la fois son emprise et sa concentration sur ce qui payait jusqu'alors les factures de ses entreprises automobiles et spatiales ...