lundi, mars 09, 2026

Qualité des prévisions météo à long-terme (Première partie)

Les prévisions de neige faites à l'automne 2025 pour l'ouest des États-Unis annonçaient des précipitations et des températures similaires à celles d'un hiver moyen dans l'Utah. En réalité, elles se sont avérées totalement erronées, voire opposées (pas de neige et températures très douces), car les signaux climatiques à grande échelle sur lesquels s'appuyaient la NOAA (l’agence météorologique américaine) et l'Almanach des fermiers ont complètement loupés le coche une fois la saison arrivée.

Bien que les sources mentionnées se soient concentrées sur des tendances hivernales généralisées, elles ont mis en évidence leur immense faiblesse qui est que les prévisions saisonnières sont probabilistes et fortement dépendantes des phénomènes ENSO (El Niño-Oscillation australe). Les cycles ENSO sont des variations climatiques naturelles et récurrentes, d'une durée de 2 à 7 ans, impliquant des changements de température dans l'océan Pacifique tropical et dans la circulation atmosphérique. 

Ces oscillations se composent de trois phases : El Niño (chaud), La Niña (froid) et une phase neutre. Toutes influencent le climat mondial, notamment les précipitations, les températures et l'activité cyclonique, particulièrement en hiver. Pour l'hiver 2025-2026, la NOAA anticipait une poursuite de La Niña, avec une transition vers une phase neutre début 2026. Or, l'intensité, le calendrier et les impacts régionaux de La Niña varient considérablement d'une année à l'autre. 

En 2025, le phénomène s'est affaibli plus tôt que prévu et a évolué de manière irrégulière, perturbant ainsi la trajectoire habituelle des tempêtes qui apportent les premières neiges de saison dans l'Ouest. Cela signifie que même en connaissant les grandes tendances climatiques, la répartition exacte des chutes de neige s'est avérée extrêmement difficile à prévoir plusieurs mois à l'avance. 

Nos scientifiques parlent peu du changement climatique et de la multiplication des rivières atmosphériques. C’est à croire que c’est mon imagination ! Il existe cependant d'autres raisons que nous aborderons demain …

dimanche, mars 08, 2026

Bon pied, bon œil …

Quand j’ai su qu’il était tombé vingt centimètres de neige pendant la nuit, je me suis dit « Sautons sur l’occasion pour aller faire quelques virages ! » Ne pouvant pas skier le matin, j’ai reporté ça à l’après-midi, persuadé qu’il resterait de la bonne poudreuse en altitude. 

Depuis le télésiège, tout semblait prometteur : traces croisées, certes, mais invitantes. Mais dès que mes skis ont touché la surface, ce fut tout autre chose. Ce qui ressemblait à de la poudreuse s’était transformé en véritable plâtre bien compact, du genre neige lourde qui s’agrippe aux skis et force à durement négocier chaque virage. 

J’ai quitté ce secteur et suis allé ailleurs, pour y retrouver le même genre de neige. Pourtant, quelque chose en moi a tourné ma déception en curiosité. Au lieu de lutter contre ces conditions défavorables, je les ai acceptées comme un problème à résoudre. Très vite, j’ai trouvé le moyen d’y prendre plaisir. Le défi s’est transformé en récompense.

C’est là que j’ai vraiment réalisé que toutes ces années passées à skier m’ont permis d’accumuler d’infinies sensations bien ancrées sous la plante de mes pieds – d’infimes variations de pression, d’angle de carres et d’équilibre, auxquels je ne pense pas consciemment, mais sur lesquelles je m’appuie constamment. 

Mes yeux, eux aussi, ont été entraînés par les milliers de descentes et de terrains variés qu’ils ont du décrypter en repérant opportunités et dangers bien avant qu’ils viennent à mon contact. Dans des conditions difficiles, ces deux systèmes – vue et sensations au niveau des pieds – se mettent à dialoguer. Mes pieds reconnaissent les échos de situations passées et proposent discrètement des solutions. 

Mes yeux scrutent l’horizon et choisissent la trajectoire qui offre les meilleures chances de réussite à ces solutions. Quand ces deux sens se mettent d’accord, même une neige épouvantable, le tout devient un jeu. La frustration se dissipe, remplacée par un sentiment d’adéquation, de présence et de fluidité. 

Et c’est là que je me suis souvenu, une fois de plus, qu’il n’existait pas de mauvais moment à ski, mais une myriade d'instants différents – chacun ajoutant une nouvelle dimension à la maîtrise du mouvement, aux souvenirs et à la joie qui me donnent envie d’y revenir.

samedi, mars 07, 2026

Démolisseurs professionnels !

Avec l'arrivée du printemps, nous avons tous des projets à entreprendre, que ce soit chez à la maison ou sur d'autres propriétés. Mais qui dit rénovation dit souvent démolition, et cette opération est parfois nécessaire. Pourtant, personne ne fait mieux que le duo « Bibi » et Donald pour tout casser.

Ils débarquent avec leurs plus gros engins et s'attaquent à tout ce qui est en travers de leur chemin sans se soucier des dégâts. De Gaza à Téhéran, on les voit détruire toutes les infrastructures et nous annoncer qu'ils remplaceront les ruines par un magnifique complexe hôtelier… 

Bien sûr, Bibi agit ainsi pour éviter de perdre son immunité politique et d'aller en prison, tandis que Donald le fait pour détourner l'attention d'Epstein, de sa chute de popularité et de nos problèmes de pouvoir d'achat. Par pure curiosité et pour ma propre sécurité, je me demande bien quel sera leur prochain chantier ?

vendredi, mars 06, 2026

Réflexions olympiques… (Cinquième partie)

Il est souvent surprenant de constater comment se prennent des décisions très importantes. La France a obtenu les Jeux olympiques d’hiver de 2030 en proposant au CIO un plan à faible risque, politiquement soutenu, géographiquement cohérent et axé sur l’héritage culturel, à travers les Alpes françaises. 

En réalité, après le retrait de la Suède, elle est devenue, le 29 novembre 2023, la seule candidate (alors qualifiée de « préférée ») du CIO. Face à une pénurie flagrante de candidats, le « nouveau système » du CIO privilégiait la stabilité, la faisabilité et les garanties politiques plutôt que la compétition. La délégation française était conduite par le président Emmanuel Macron, qui a personnellement exprimé l’engagement total de la France à organiser les Jeux. 

Le CIO a déclaré accorder une importance capitale aux garanties gouvernementales, notamment pour les Jeux d’hiver qui nécessitent des infrastructures complexes et une planification résiliente face au changement climatique. La France a rempli ces conditions dans les délais impartis par le CIO. 

Ce qui a convaincu le CIO d'accepter des Jeux répartis sur l'ensemble des Alpes françaises, c'est la volonté d'utiliser les sites existants et les domaines de sports d'hiver déjà établis, conformément à sa nouvelle stratégie, malgré son accent mis sur le développement durable face aux importants besoins en transport. Le CIO a également été séduit par l'idée que les Alpes françaises alliaient sites olympiques historiques et infrastructures modernes, créant ainsi un mélange harmonieux de patrimoine et de planification tournée vers l'avenir. 

Cette approche a été perçue comme un moyen de réduire les risques et de renforcer l'attrait des Jeux. La France a également dû fournir des engagements financiers concrets au CIO afin de répondre à ses inquiétudes concernant les dépassements de coûts et l'incertitude politique. 

Contrairement à d'autres candidatures récentes qui s'étendaient sur plusieurs pays ou villes éloignées, les Alpes françaises étaient considérées comme formant un corridor de sports d'hiver continu et bien connecté (260 kilomètres à vol d'oiseau). Enfin, le succès récent de la France avec les Jeux olympiques d'été de Paris 2024 a scellé l'accord. Dois-je répéter que le CIO n'avait pas d'autre choix ? 

Edgar Grospiron a été choisi pour diriger le Comité d'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2030 par un vote de l'Assemblée générale du comité, le 18 février 2025. Je connais Edgar quand c’était un bambin au moment où ses parents se sont installés à Avoriaz pour gérer Vuarnet Sports au début des années 1970. 

L'Assemblée générale a justifié son choix par la solide expérience olympique et sportive de M. Grospiron, qui comprend notamment un titre de champion olympique de ski de bosses à Albertville en 1992, son rôle de chef de la candidature d'Annecy pour les Jeux olympiques d'hiver de 2018 et son engagement de longue date dans la gouvernance des sports d'hiver français.

Ces atouts ont été explicitement cités comme raisons de sa nomination. Grospiron, qui aura 57 ans en mars, est d'un tempérament extraverti était sûrement fort en « bosses » mais n'a peut-être pas les compétences diplomatiques ni l'expérience managériale de grand « boss » requises pour le poste. Il n’est pas le seul dans cette situation, j’en sais quelque chose !

Travail très visible et bien rémunéré (probablement entre 25 000 et 35 000 dollars par mois), un détail tenu secret, conformément à la tradition française. Il convient de noter que Giovanni Malagò président de Milan 2026 n’a pris aucun salaire. 

Plus récemment, le comité a connu d'importantes tensions internes, notamment la démission du PDG, du directeur général des opérations, du directeur de la communication et du responsable de la commission des rémunérations. Ces événements qui n'ont aucune incidence sur sa sélection expliquent en partie les critiques dont son leadership fait l'objet. 

L'avenir nous dira comment ce projet complexe évoluera au cours des moins de quatre ans qui nous séparent des Jeux…

jeudi, mars 05, 2026

Réflexions olympiques… (Quatrième partie)

Sans se soucier de transparence, Alberville 1992, Lillehammer 1994, Nagano 1998 et même Salt Lake City 2002 n'ont jamais fourni de budget final détaillé, de comptes de résultats, ni même de chiffres concernant les dépassements de coûts. 

Pourtant, il est évident que ces Jeux ont nécessité d'importants investissements dans les infrastructures, avec la construction de sites majeurs, la modernisation des transports régionaux et des aménagements sur de multiples sites.

Chacune de ces villes prétend avoir équilibré leur budget, mais je n’y crois pas trop. Turin 2006 et Sotchi 2014 sont des cas qui sortent du lot. 


Turin a enregistré un résultat financier désastreux et les Jeux ont laissé un fardeau durable sur la ville et sa région. La source la plus fiable indique que les Jeux de Turin 2006 « ont laissé un lourd héritage de dettes et d'infrastructures inutilisées », qualifiant l'événement d'avertissement pour les futures villes organisatrices. 

Les Jeux n'ont pas été rentables, la ville et la région se sont retrouvées avec une dette considérable. Le bilan financier est négatif, point final. Sotchi a clairement été orchestré par Poutine qui, grâce à ses amis oligarques et à l'argent de ses sujets, s'est offert les Jeux olympiques les plus coûteux de l'histoire, et les conséquences financières sont exceptionnellement bien documentées. 

Les sources disponibles dressent un tableau cohérent de dépassements de coûts massifs, de dépenses totales extrêmement élevées et d'un fardeau économique à long terme, pour des retombées économiques limitées. Des analyses indépendantes montrent que le coût total a atteint 55 milliards de dollars, contre une estimation initiale de $12 milliards. 

Cela représente un dépassement de 4,5 fois le budget initial, l'un des plus importants jamais enregistrés pour des Jeux olympiques. Sur ce montant, $16 milliards étaient liés aux coûts sportifs (infrastructures, opérations), tandis que les $39 milliards restants ont été consacrés aux infrastructures non sportives telles que les routes, les voies ferrées, l'énergie et les hôtels. Ce dépassement de coûts de 51 milliards de dollars constitue manifestement un record ! 

Le bilan des Jeux de Milan-Cortina 2026 qui viennent de se dérouler est encore incertain, mais le budget, les dépassements et les résultats financiers probables sont déjà bien documentés. Le budget de fonctionnement initial s'élevait à 1,77 milliard de dollars et a été officiellement révisé à $2 milliards. Cependant, le budget initial des infrastructures, estimé à $4,5 milliards, pourrait atteindre $4,75 milliards. 

Des estimations plus larges évaluent le coût total entre 6 et $7 milliards en combinant les opérations, les sites et les projets d'héritage. Certaines analyses incluent tous les travaux connexes (routes, transports, améliorations régionales) et atteignent un total de $9,15 milliards, dont seulement $1,9 milliard sont strictement liés aux Jeux. 

Attendons de voir à quel niveau le coût final se situera. Selon certaines sources, le Comité d'organisation de Milan-Cortina 2026 serait en bonne voie de dégager un excédent de $59 à 95 millions. Ceci serait principalement dû aux recettes record du sponsoring national, qui ont dépassé $825 millions. Affaire à suivre ! 

Demain, nous plongerons au cœur des prochains Jeux olympiques, ambitieux et extrêmement complexes : Alpes 2030 !

mercredi, mars 04, 2026

Réflexions olympique… (Troisième partie)

Si l’on examine les Jeux olympiques d’hiver les plus récents, de 1992 à nos jours, on constate des aventures très diverses et, du meilleur au pire, on peut être surpris, mais pas choqué. De manière générale, la transparence totale n’est pas la norme dans ce milieu et cela reflète peut-être la culture du secret qui règne au sein du CIO.

Parmi les sites olympiques d’hiver les plus exemplaires et responsables, un trio sort du lot : Vancouver 2010, PyeongChang (Corée du Sud) 2018 et Pékin 2022. Ces trois villes, à l’instar des plus performantes, se démarquent par leur comportement et leurs résultats. PyeongChang est sans doute le meilleure exemple et l’un des rares Jeux d’hiver à avoir dégagé un excédent financier confirmé, étayé par des chiffres parfaitement clairs. 

Le tableau devient encore plus intéressant lorsqu’on compare le budget de fonctionnement, les dépenses d’infrastructure et les retombées économiques. Sur le plan opérationnel, les Jeux ont généré un excédent confirmé de 55 millions de dollars, pour des recettes de 2,245 milliards de dollars et des dépenses de 2,190 milliards de dollars. 

Si l'on en croit les Chinois, les Jeux olympiques de Pékin 2022 présentent l'un des profils financiers les plus clairs et les plus inhabituels de ces manifestations sportives. Le comité d'organisation a dégagé un nouvel excédent, alors que le coût total des Jeux a largement dépassé les prévisions initiales. Les sources disponibles fournissent des chiffres solides, avec un excédent de 52 millions de dollars sur des recettes de 2,3 milliards. Le CIO a également annoncé qu'il verserait 10,4 millions de dollars de sa part de cet excédent au Comité olympique chinois. 

Vancouver, elle aussi, a affiché un bilan financier impeccable et documenté, offrant une image sans controverse. Les Jeux furent généralement considérés comme bien gérés financièrement, même si le constat varie selon que l'on considère les coûts opérationnels ou les dépenses d'infrastructure. Si le budget de fonctionnement a été équilibré, le budget d'infrastructure – qui comprenait les sites, les routes, les transports en commun et les améliorations urbaines – constitue un cas à part. 

Deux chiffres majeurs se distinguent : 603 millions de dollars pour le développement des sites, un montant conforme au budget, mais 554,3 millions de dollars dépensés par la seule Ville de Vancouver pour les infrastructures et les opérations liées aux Jeux. Mais comme pour la plupart des Jeux olympiques, les coûts d'infrastructure ont été pris en charge par le secteur public et ne sont donc pas inclus dans le calcul du seuil de rentabilité. 

Demain, nous nous pencherons sur les autres Jeux, notamment sur un aperçu de Milan 2026.

mardi, mars 03, 2026

Réflexions olympiques… (Deuxième partie)

 Aujourd'hui, nous allons examiner les résultats financiers des Jeux olympiques (principalement d'été). Nous commencerons par les Jeux olympiques de Los Angeles en 1984, un exemple de réussite frappant. Organisés sans fonds publics, ils allaient dégager un excédent de plus de 200 millions de dollars. Sans surprise, ils sont devenus le modèle d'organisation de Jeux à budget serré et financés par le secteur privé. 

Bien évidemment, cet exemple n'a pas été trop bien suivi. D'autres Jeux ont parfois atteint l'équilibre budgétaire ou s'en sont approchés, mais 1984 reste les seuls J.O. incontestablement rentables. Il y a donc eu de nombreux échecs. La plupart des Jeux depuis les années 1960 ont accusé des déficits considérables. Voici quelques exemples notoires, à commencer par Montréal 1976, dont le budget avait tellement explosé que la ville a mis 30 ans à rembourser sa dette. 

Cela aurait dû servir d'avertissement aux futurs hôtes, mais Athènes est également tombée dans le même piège, avec des dépassements de budget de plusieurs milliards et de nombreux sites abandonnés par la suite. Dans le cas de la Grèce, ces dépassements de coûts ont été le coup de grâce, aggravant les difficultés financières du pays. 

Au Brésil, les Jeux de Rio 2016 ont également connu d'importants dépassements de coûts, de nombreux sites étant tombés en désuétude quelques mois après la fin des Jeux et les retombées économiques à long terme ne s’étant pas concrétisées. Même les Jeux japonais de Tokyo 2020 (organisés en 2021), pourtant préparés avec soin, ont vu leurs coûts exploser en raison des retards liés à la COVID-19, sans parler de l'annulation des retombées touristiques attendues suite à l'interdiction d'accès au public. 

Concernant Paris 2024, les résultats sont encore en cours d'évaluation, mais les premières analyses montrent que l'organisation des Jeux a été « loin d'être bon marché », avec des coûts avoisinant les 8,7 milliards de dollars. Ce bilan plutôt négatif explique pourquoi de moins en moins de villes souhaitent se porter candidates pour les Jeux olympiques. 

Les dépassements de coûts massifs en sont la principale raison, les Jeux olympiques dépassant systématiquement leurs budgets de manière significative. Par conséquent, les villes savent qu'elles prennent un risque financier considérable avec peu de chances de profit. Il y a ensuite la dette à long terme et les coûts d'entretien des infrastructures. Après les Jeux, les villes doivent entretenir les stades, les arènes, les réseaux de transport, les villages des athlètes et les infrastructures spéciales comme les pistes de bobsleigh, qui deviennent souvent des gouffres financiers. 

On observe également une résistance publique croissante, les habitants votant de plus en plus contre l'organisation des Jeux lors des référendums, car ils ne souhaitent pas de hausse d'impôts, de déplacements de population, de perturbations liées aux travaux et d'endettement à long terme. La population du Colorado, qui avait rejeté en masse les Jeux olympiques d'hiver de 1976 à Denver, en est un bon exemple. 

Enfin, le CIO s'est forgé une très mauvaise réputation en raison de ses exigences élevées concernant de nouveaux sites coûteux, du respect onéreux des nouvelles spécifications, de règles strictes en matière de marque, d’une sécurité omniprésente, de sa faible contribution financière et sa fâcheuse habitude de s'accaparer la majeure partie des recettes. Nous allons maintenant nous intéresser à certains des sites olympiques d'hiver les plus réussis de l'histoire récente et analyser leurs performances respectives...