jeudi, mai 28, 2026

Une 2CV ressuscitée ?

 

Après avoir évoqué avec un brin de nostalgie « Mes années 2CV », des amis m'ont taquiné en m’annonçant qu'une version électrique de cette auto pourrait faire son retour, du moins en Europe ! 

J'ai vérifié, et la rumeur semblait fondée : le PDG de Citroën, Thierry Koskas, a récemment parlé d’un retour de la 2CV, évoquant sa notoriété mondiale comme atout marketing incontournable. Ce revirement de situation pour Citroën semble être motivé par le succès de la Renault 5 électrique en style rétro. 

Celle-ci a conquis le marché français, avec près de 10 000 exemplaires vendus dès son premier mois de commercialisation, témoignant d'une forte demande pour des véhicules électriques abordables et un peu nostalgiques. 

Selon des sources automobiles, la 2CV électrique devrait s'inspirer davantage du design de son homologue classique, en reprenant plusieurs éléments du design de la vieille 2CV, notamment ses phares caractéristiques et ses ouïes latérales. 

Si la 2CV originale avait été conçue comme l’auto minimaliste assurant la mobilité de la France rurale d'après-guerre, cette philosophie de simplicité et d'accessibilité serait au cœur du développement du nouveau modèle, une réponse intelligente au prix croissant des véhicules électriques qui empêchent de nombreux acheteurs d’avoir accès à ces véhicules. 

Pour offrir un prix compétitif, la nouvelle 2CV utilisera probablement la plateforme Smart Car de Stellantis, permettant de réduire les coûts et qui sert actuellement de base à l'ë-C3, à la Fiat Grande Panda et au Vauxhall Frontera. Sa motorisation électrique devrait privilégier l'efficacité à la performance, permettant ainsi l'utilisation d'une batterie plus petite et plus abordable.  

Bien qu'aucune date de lancement officielle n'ait été annoncée, les analystes du secteur estiment qu'un cycle de développement classique de quatre ans permettrait à la 2CV électrique de faire ses débuts en 2028, coïncidant ainsi avec le 80e anniversaire de la présentation du modèle original au Mondial de l'Automobile de Paris. 

Affaire à suivre … 

mercredi, mai 27, 2026

L'IA à la rescousse

Récemment, mon système de panneaux solaires a cessé de produire. La panne venait de l'onduleur qui convertit le courant alternatif en courant continu. J'ai contacté l'installateur ; un technicien est venu chez moi, a constaté la panne de l'onduleur, mais celui-ci était encore sous garantie. 

J'ai donc demandé une appareil de substitution. Dix jours plus tard, un nouvel onduleur a été installé et tout est rentré dans l'ordre. Une semaine après, j'ai reçu une facture de 670 dollars. Au départ, seul le montant m'avait été communiqué. J’ai donc exigé une facture détaillée et, en la recevant, j'ai réalisé que des éléments qui auraient dû être couverts par la garantie m'avaient été facturés. 

Après avoir relu le contrat que j'avais signé six ans auparavant, j'ai compris que ces frais étaient contestables sous garantie. 

J'ai alors envoyé à l'IA une explication claire de la situation, accompagnée d'une copie PDF de mon contrat. 

En deux ou trois secondes, j'ai reçu une analyse complète et un plan d'action détaillé, incluant une lettre à l'installateur précisant que je demandais l'annulation de la facture. 

Il m'a fallu plusieurs échanges avec cette IA, puis avec une autre, surtout pour m'assurer d'être sûr de la validité de ma démarche, avant que l'installateur n'accepte d'annuler la facture. Si j'avais fait appel à un avocat, j'aurais reçu une aide de bien moindre qualité et sûrement payé 2 000 dollars. Merci l'IA !

mardi, mai 26, 2026

Mort accidentelle d'un « Potgut »

Pour ceux qui ne connaissent pas la région des Rocheuses, un Potgut, qui veut dire « Ventru » est un rongeur ainsi nommé en raison de son ventre apparemment bien dodu. Il s'agit en fait d’une espèce de mammifère rongeur de la famille des sciuridés vivant aux États-Unis.

Plus précisément, il est connu scientifiquement sous le nom francais de spermophile. Principalement herbivore, il se nourrit surtout d'herbe, de graines et de feuilles. Il disparaît de la vue en août et réapparaît en avril ou mai. 

Entre-temps, il est censé hiberner. Pas une mauvaise vie ! Son seul problème est sa petite taille : même s'il peut se dresser sur ses pattes arrière pour mieux voir, traverser une route peut s'avérer dangereux. Nombreux sont ceux qui se font écraser. Hier, en nous promenant, nous en avons vu un, complètement aplati, gisant dans le caniveau. 

Une triste histoire qui m'a fait réfléchir : « Les ‘Potguts’ ont-ils accès au paradis ? » J'ai alors imaginé notre petit gars tout aplati, arrivant au Paradis et accueilli par saint Pierre. 

  • Saint Pierre : Salut, qui es-tu ? 
  • Potgut : Je suis ce qu'on appelle un Potgut en Utah. 
  • Saint Pierre : Jamais entendu parler de ça … 
  • Potgut : Tu parles latin ? 
  • Saint Pierre : Oui, j'habitais à Rome… 
  • Potgut : Je suis un Urocitellus armatus
  • Saint Pierre : Que t'est-il arrivé ? 
  • Potgut : Je me suis fait écraser par une Tesla qui roulait bien au-dessus de la vitesse limite ! 
  • Saint Pierre : C’est vraiment bête, il faut faire attention ! Attends une seconde, laisse-moi voir ce que je peux faire pour toi… Je pourrais te mettre à l'étage, c'est la version confortable de l'Éternité… Tiens, voilà un petit coin libre pour toi. 
  • Potgut : J'ai besoin de beaucoup dormir, il y a un bon lit là-bas ? 
  • Saint Pierre : Tu sais, la compagnie qui y habite est plutôt très ennuyeuse, alors dormir est une excellente option ! 
  • Potgut : Moi je peux roupiller éternellement. 
  • Saint Pierre : Dis-le simplement à la femme de chambre à ton arrivée, elle s'occupera de tout ! Laisses-moi te donner ta clé …

lundi, mai 25, 2026

De septuagénaire à octogénaire (Deuxième partie)

Bien que je partage la plupart des points généraux abordés dans mon blog précédent, ma perspective sur la transition des années septuagénaires aux années octogénaires diffère par la manière dont ces étapes s’enrichissent. 

D'abord, je reste bien conscient que le temps qu'il me reste s'égrène rapidement et devient de plus en plus précieux. Par conséquent, je ne peux pas le gaspiller de manière improductive. Cela ne signifie pas que j'envisage de reprendre le travail ; toutefois, chacune de mes actions — même celles qui semblent a priori improductives, comme la méditation, un sommeil réparateur ou la réflexion profonde — revêt à mes yeux une valeur inestimable. 

Cette prise de conscience m'incite à accomplir de nombreuses choses ; en traitant l'emploi de mon temps avec un grand soin, je transforme sa gestion en un jeu d'adresse dont je tire une gratification intellectuelle, à l'instar de tout joueur passionné. 

Ensuite, il y a ma perception de l'inéluctable déclin physique — un phénomène échappant à mon contrôle et qui n'est autre que la conséquence naturelle du vieillissement. Bien que cette évolution ne m'enchante guère, j'apprends à l'accepter et à la transmuer en une force positive. 

C'est ainsi que j'ai récemment décidé de renverser la vapeur : je m'efforce désormais d'inscrire le reste de mon existence dans une trajectoire en « crescendo », jusqu'au moment où tout s'arrêtera. Mon but est de ne pas m'éteindre en vaincu, mais plutôt de m'élever vers une forme de finalité gratifiante. Pourquoi ? Parce que je perçois ce temps restant comme une opportunité de réparer tout ce qui cloche ou pourrait s’améliorer en moi. 

Qu'il s'agisse de transformer la peur en amour, d'acquérir des savoir-faire encore utiles, ou de me montrer une personne bien meilleure envers ceux que je côtoie, qu'ils soient présents dans mon quotidien ou rencontrés occasionnellement. Je m'emploie activement à combler les lacunes négatives de ma vie par des qualités positives, tout en cherchant sans relâche à me perfectionner dans les nombreux domaines qui laissent encore une marge de progression. 

Fournir un tel effort n'a rien de pénible, car j'ai depuis longtemps appris à considérer chaque obstacle comme un défi à relever — une occasion, par ce dépassement, de grandir et de tirer des enseignements de ces efforts, qui s'inscrivent dans la continuité de ma nature profondément compétitive. Tout cela me maintient dans une activité intense et me met constamment, de façon stimulante, face à de nouveaux défis à surmonter. 

En conclusion, cette perspective — acquise au fil des années grâce à la pleine conscience et à une méditation disciplinée — me permet de tenir le cap, me faisant souhaiter de mourir un jour comblé de bonheur et en aussi bonne santé que possible pour mon âge : physiquement, mentalement et cognitivement. Voilà, vous avez désormais le programme complet !

dimanche, mai 24, 2026

De septuagénaire à octogénaire (Première partie)

Dans quelques jours, mes amis de mon âge (mes « conscrits » comme on dit) se réuniront pour déjeuner ensemble au restaurant du bout du lac à Montriond, afin de méditer sur leurs soixante-dix ans qui sont en train de disparaître (tous sont nés en 1947 — un millésime inégalé ! — mais beaucoup ont déjà fêté leurs soixante-dix-neuf ans). Cela signifie qu'il ne reste plus qu'une année avant de franchir le cap des quatre-vingts. 

Waouh ! Bien que la plupart d'entre nous n'aient jamais cru que cela arriverait, cette transition de septuagénaire à octogénaire constitue un jalon incontournable. Elle marque l'entrée officielle dans le grand âge, une période où les changements physiologiques croisent des évolutions sociales notables et une profonde résilience émotionnelle, offrant un mélange unique de sagesse, d'un rythme de vie ralenti et de libération personnelle — à condition de ne se concentrer que sur les aspects positifs de cette étape de la vie. 

Certes, il est difficile d'accepter et d'observer le déclin progressif que subit notre corps, notamment la perte de masse musculaire et de densité osseuse, qui nous entraîne à prévenir les chutes, à bouger le plus possible et à bien s’alimenter. Qui plus est, notre métabolisme ralentit, rendant la préservation de l'énergie et la pratique régulière d'exercices à faible impact plus importantes que jamais. 

Il est vrai que de nombreuses études indiquent que les octogénaires font état de moins d'inquiétudes, d'un niveau de stress plus faible et d'une plus grande stabilité émotionnelle que les personnes plus jeunes. Des années de bons et de moins bons moment créent cette expérience de vie qui entraîne une régulation émotionnelle, plus de stabilité mentale et une perception plus réaliste de notre situation toujours en évolution. 

Progressivement, beaucoup d'entre nous commencent à apprécier avec plus d'acuité les joies simples du quotidien, privilégiant la paix intérieure et la gratitude plutôt que la performance et la perfection. Toutefois, le temps qui nous reste se réduit chaque jour au point de faire peur ; il en va de même pour notre cercle social, qui se restreint en raison des pertes naturelles ou des limitations liées à une santé déclinante. Désormais, nos relations deviennent profondément intentionnelles. 

Les octogénaires privilégient souvent les conversations riches de sens et de profondeur à la simple fréquentation d'un grand nombre de personnes. Il est également vrai que la retraite, conjuguée à une diminution des attentes sociétales, nous offre l'autorisation suprême de nous consacrer à nos passions personnelles, à la découverte de soi, à nos loisirs et à l'engagement communautaire, le tout à notre propre rythme ; pour nous, cela se traduit par un choix salutaire : privilégier la qualité à la quantité. 

Demain, j'essaierai de vous expliquer comment je me prépare à cette transition d'une manière un peu différente ...

samedi, mai 23, 2026

Drapeau américain à l'envers

Le juge de la Cour suprême américaine, Samuel Alito s'est tristement illustré en hissant le drapeau américain à l'envers sur sa propriété, pour soutenir Trump et ses accusations de fraude électorale de la part de Biden. 

Aujourd'hui, un de mes voisins a fait de même pour protester contre les agissements illégaux de notre président sénile ; cela soulève donc la question de l'origine et de la signification d'un tel geste. Présenter le drapeau américain à l'envers revêt deux significations. 

Historiquement, cette pratique trouve son origine dans les signaux de détresse maritimes, fonctionnant de manière similaire à un « SOS ». Cependant, elle s'est aujourd'hui transformée en un symbole de contestation politique. 

Au cours des dernières années, le drapeau inversé a été largement adopté par des individus de tout l'échiquier politique pour signaler qu'ils estiment le pays en crise, ou pour protester contre les actions ou l'orientation du gouvernement. 

Étant donné que la signification visée dépend entièrement du contexte propre à mon voisin, le moyen le plus sûr de déterminer pourquoi il hisse son drapeau à l'envers consiste tout simplement à le lui demander — ce que je n'ai pas encore fait. J'imagine que je ne m'inquiète pas pour sa sécurité immédiate ; je n'irai donc pas vérifier s'il est confronté à un peril urgent. 

D'après ce que je sais de lui, il doit simplement être extrêmement en colère contre Trump et épuisé par son comportement. Quant à moi, vous vous demandez peut-être comment je hisse mon drapeau américain ? C'est simple : je n'en possède pas, car je me considère comme un citoyen du monde. C'est tout !

vendredi, mai 22, 2026

Quatre ans en auto électrique

Difficile à croire, mais aujourd’hui je conduis une voiture électrique depuis plus de quatre ans ! Le temps passe, c'est vrai, mais quand tout va bien, il défile encore plus vite — c'est du moins l'avis de ma femme, qui n'arrive toujours pas à croire que cela fait si longtemps que nous ayons cette voiture. 

Côté entretien ? Usure de pneus, bien sûr ; balais d’essuie-glaces, liquide lave-glace, et c'est tout. Un écran tactile remplaçant la multitude de boutons habituellement éparpillés dans l'habitacle demande un certain temps d'adaptation, mais une fois l’habitude prise, plus de problème !

La voiture démarre sur commande, quelle que soit la température extérieure ; et lorsque je n'oublie pas de la préchauffer dans mon garage froid, je la retrouve chaude et prête à m'emmener partout où je le souhaite. Ses dispositifs de sécurité et ses fonctionnalités de conduite autonome sont à la fois impressionnants et addictifs. 

Après avoir récemment parcouru 1 300 miles au volant d'une voiture à moteur thermique, je ne reviendrais pour rien au monde à un véhicule fonctionnant aux énergies fossiles, ni même à une hybride. De plus, les bornes de recharge se multiplient ; l’angoisse d'une batterie à plat n'est donc plus un sujet de préoccupation. 

Le seul bémol concernant cette voiture que j'adore, c'est que je déteste toujours autant Elon Musk ...