vendredi, avril 17, 2026

Ski de compétition et chanson …

Il y a des choses que j'aurais dû savoir il y a plus de soixante ans, mais il n'est jamais trop tard pour les connaître, pourvu que cela arrive avant de mourir. Il y a quelques jours, une très vieille chanson française m'est revenue en tête, et je me suis demandé si je pourrais la retrouver quelque part. Après quelques recherches infructueuses, j'ai sollicité l’aide de bons amis restés en France ; l'un d'eux m'a orienté directement vers la chanson en question, précisément sur YouTube. 

Par la même occasion — et à ma totale surprise —, j'ai découvert que Guy Périllat — célèbre membre de l'équipe de France de ski dans les années 60, médaillé de bronze aux Jeux olympiques de 1960, vainqueur de la plupart des descentes classiques en 1961, champion du monde de slalom géant en 1966 et médaillé d'argent derrière Killy aux Jeux de 1968 — avait enregistré quelques chansons, surfant sur la vague de ses succès sportifs et de sa notoriété nationale. 

Juste après sa médaille aux Jeux de Squaw Valley en 1960 et son exceptionnelle saison 1960-1961, Périllat s’était laissé tenter par une carrière de chanteur. Ce fut une brève incursion dans le monde de la musique pop, marquée par l'enregistrement d'un EP en 1961 chez Polydor ; on y trouvait notamment le titre « L'amour me brûle », dont le texte avait été écrit par Ralph Bernet (l'un des paroliers de Johnny Hallyday) et la musique composée par Danyel Gérard, un autre chanteur français. Cette chanson était tout à fait emblématique du début des années 60 (dans le style « crooner »). 

À l'époque, la « Périllat-mania » battait son plein en France, au point que les maisons de disques cherchèrent à capitaliser sur son image de « gendre idéal » et de héros national. Si sa carrière sur les pistes fut légendaire, sa carrière de chanteur ne resta qu'une simple curiosité qui s'est évanouie assez rapidement. 

Ce disque se trouve encore aujourd'hui chez les collectionneurs de vinyles ; il est souvent recherché davantage pour la photo du champion figurant sur la pochette que pour ses qualités musicales. S'il s'était consacré un peu plus au ski au lieu de se laisser distraire par cette escapade dans le show-business, il aurait peut-être battu Killy ! 

jeudi, avril 16, 2026

Envie ou Jalousie ? (Troisième partie)

Souvent, la jalousie est confondue avec l'envie. J'aime appeler ces deux émotions des « cousines », car elles sont étroitement liées ; toutes deux découlent, en effet, d'un sentiment de malaise et d'insécurité. Pourtant, elles sont distinctes : l'envie implique de désirer ce qu’un autre possède, tandis que la jalousie implique la peur de perdre, au profit d'autrui, ce que nous possédons déjà. 

En fait, l'envie est la douleur ressentie lorsqu'une autre personne possède quelque chose que nous désirons. Par exemple, j'ai éprouvé de l'envie pendant cet hiver en voyant toute la belle neige dont mes amis profitaient dans les Alpes, alors que nous subissions une terrible sécheresse dans les Rocheuses nord-américaines. L'envie relève du désir et de la comparaison, pas de la perte. Elle peut porter sur le talent, la beauté, la liberté, les relations, le mode de vie, les opportunités et, bien sûr, un ski de rêve ! 

L'envie est fondamentalement une relation de personne à personne : nous désirons quelque chose que quelqu'un possède. En revanche, comme nous l'avons déjà évoqué, la jalousie est la peur de perdre, au profit de quelqu'un d'autre, une chose que nous possédons déjà. La jalousie relève de la menace, et non du désir. L'envie se traduit par « Je veux ce que tu as », tandis que la jalousie se traduit par « Je crains de perdre ce que j'ai ».

Cette distinction est ancienne ; elle se retrouve à travers les cultures, les langues, et évoque ce moteur caché qui anime le consumérisme. En tant que sentiment, l'envie attire notre attention vers l'autre personne ; elle suscite le désir, la comparaison et l'auto-évaluation, et peut soit motiver notre développement personnel, soit déclencher un sentiment de honte. 

La jalousie, quant à elle, attire notre attention vers une forme de menace, générant vigilance, instinct de protection et insécurité ; elle peut également renforcer les liens ou créer des conflits. Ces deux sentiments activent des tensions psychologiques différentes. L'envie est synonyme d'aspiration et de comparaison, tandis que la jalousie est liée aux attachements et à la menace qui pèse sur eux. 

Si vous éprouvez de l'envie, la question qui se pose devient la suivante : « Quel désir, en moi, vient d'être éveillé ? » Tout comme la jalousie, l'envie devient alors une carte pour nous guider, mais pas un sujet de jugement moral. Bien que ces deux sentiments puissent se révéler constructifs s'ils sont bien gérés, l'envie et la jalousie ne sont pas identiques ; c'est pourquoi l'envie est plus susceptible d'être perçue négativement par rapport à la jalousie. 

Toutes deux agissent comme des signaux importants révélant des désirs inassouvis, plutôt que comme des failles morales intrinsèques ; toutefois, l'envie est plus fréquemment associée à des comportements indésirables, négatifs et destructeurs. J'espère que mon explication ne vous a pas rendu envieux en vous coupant toute envie d’être jaloux !

mercredi, avril 15, 2026

Hé, je suis jaloux ! (Deuxième partie)

Après avoir défini ce qu'est la jalousie, nous pourrions nous demander d'où elle vient. La première question qui saute à l'esprit est de savoir si le sentiment de jalousie est inné ? La réponse semble être OUI, et ce, de manière profonde. À travers les cultures, les âges et même les espèces, la jalousie se manifeste selon des schémas prévisibles. L'un d'eux est d'ordre évolutif : elle nous sert à protéger la cellule familiale traditionnelle et à garantir l'investissement parental, tout en maintenant notre rang social, en prévenant toute perte de ressources. 

Il ne s'agit pas d'une défaillance morale, mais d'un système d'alarme ancestral qui peut, dans le contexte de la vie et de la culture modernes, se déclencher par erreur. Par ailleurs, la jalousie n'est pas égale par tout le monde ; certains d'entre nous l’éprouvent plus fortement que d'autres. C'est là que le sujet devient intéressant. J'ai découvert que la jalousie ne se résume pas à la situation elle-même, mais qu'elle dépend de notre mode de pensée et de la manière dont nos émotions nous affectent.

Certaines dispositions personnelles — notamment notre style d'attachement — peuvent amplifier la jalousie. Par exemple, si c’est l’anxiété qui nous attache, nous ressentons la jalousie avec une intensité maximale. Si l'attachement nous affecte moins, le sentiment est refoulé, mais demeure bel et bien présent. À l'inverse, si notre attachement n’est pas névrosé, nous ressentons de la jalousie, mais celle-ci ne nous submerge pas. La stabilité de notre estime de soi influe également sur nos sentiments. 

Quand j'étais jeune, mon estime de moi était fragile, ce qui a provoqué chez moi d'innombrables accès de jalousie. Avec l’âge et quand le succès est arrivé, j’ai gagné beaucoup plus d'assurance, ce sentiment s’est alors estompé. Il est évident que si notre identité est étroitement liée à une relation, à un rôle social ou professionnel, à un savoir-faire particulier ou à une profession spécifique, toute menace pesant sur ces domaines est susceptible de déclencher la jalousie. 

Certains d'entre nous sont programmés pour être influencés par des questions de hiérarchie et d'appartenance avec une intensité supérieure à la moyenne ; ceux-ci ressentent les moindres variations d'attention ou de statut comme on sentirait un courant d'air dans une pièce. Enfin, notre cerveau apprend en permanence et identifie des schémas récurrents ; ainsi, nos expériences passées de perte ou de trahison lui enseignent que la jalousie peut servir de garde-fou pour garantir que ces situations ne se reproduisent plus jamais. 

J'ajouterais que si nous avons connu la pauvreté à un moment donné de notre existence — comme ce fut mon cas —, nous avons développé un sentiment de pénurie. Ainsi, si nous considérons que l'amour est rare, que les opportunités sont rares et que l'attention est rare. La jalousie devient une réaction par défaut. Pour conclure, je propose une meilleure façon d'envisager la jalousie. Ne la traitons pas comme un problème, mais comme une donnée. 

La jalousie répond toujours à l'une de ces questions : 

  • Qu'ai-je peur de perdre ? 
  • Quelle part de mon identité se sent menacée ? 
  • Quelle richesse rare suis-je en train de percevoir ? 
  • Quelle histoire suis-je en train de me raconter sur ce que je vaut ? 
  • Quelle ancienne blessure passée est réactivée ? 

Si nous arrivons à nous entraîner au décodage de ces différents signaux, la jalousie que nous ressentons devient une carte plutôt qu'un piège. Demain, nous parlerons de l'envie, cette cousine bien spéciale de la jalousie...

mardi, avril 14, 2026

Hé, je suis jaloux ! (Première partie)

Souvent, je me demande ce qui déclenche le sentiment de jalousie. Est-ce inné ? Et quelles dispositions le rendent-elles plus intense chez certains individus ? D'après ce que j'ai ressenti et observé, je dirais que la jalousie ne pointe pas son nez au hasard et ce n'est pas non plus un défaut. C'est l'un des systèmes émotionnels les plus anciens développés au cours de notre évolution, un signal qui nous incite à protéger ce que nous considérons comme essentiel : nos relations, notre statut, notre sentiment d'appartenance, notre identité et notre sécurité.

J'ai éprouvé suffisamment de jalousie au cours de ma vie pour bien connaître ce monstre insidieux, qui surgissait chaque fois que je ne me sentais pas suffisamment sûr de moi. En étudiant un peu ce sentiment, on peut comprendre ce que la jalousie cherche à protéger, elle devient alors beaucoup moins mystérieuse. J'ai pris le temps d'examiner cette émotion compliquée, et j'ai découvert qu'il existe des situations humaines qui la déclenchent à coup sûr. 

Presque tous les cas de figure entrent dans l'une des catégories suivantes. D'abord, la menace pesant sur une importante relation, qu'elle soit amoureuse, familiale ou amicale. Par exemple, lorsqu'une autre personne accapare l'attention alors que nous pensons qu'elle devrait nous revenir, lorsque notre partenaire semble attiré par quelqu'un d'autre, ou lorsqu'un ami s'investit davantage auprès d'un autre. Ce sont là des cas classiques ; la jalousie que nous ressentons agit alors tel un chien de garde, veillant sur ce qui nous est rattaché. 

Ensuite, il existe une forme de jalousie que nous admettons rarement : la menace pesant sur notre statut ou notre identité. Dans ce cas de figure, un collègue reçoit des éloges pour un travail dans lequel nous excellons habituellement, ou une nouvelle personne intègre notre cercle social en faisant valoir une compétence pour laquelle nous sommes nous-mêmes reconnus. Autre exemple : un collègue qui réussit dans un domaine étroitement lié à notre spécialité. 

Dans toutes ces situations, notre jalousie agit pour protéger l’identité singulière ou la supériorité qui nous est propre. Une autre catégorie concerne les menaces pesant sur nos ressources, qu'elles soient émotionnelles, sociales ou matérielles. Par exemple,quand quelqu’un décroche le poste que nous espérions, lorsqu'un frère ou une sœur reçoit une plus grande part d'héritage, ou lorsqu'un collègue bénéficie d'un accès privilégié auprès du grand patron. 

Enfin, il y a la menace pesant sur notre sentiment d'appartenance. Nous sommes des animaux sociaux, et nous ne supportons pas d'être exclus du groupe. Ainsi, nous éprouvons de la jalousie lorsque nous sommes tenus à l'écart de projets ou d'une équipe, lorsque nous ne sommes pas invités à une fête, lorsque nous voyons d'autres personnes tisser des liens sans nous, ou encore lorsque nous avons le sentiment d'être remplacés au sein d'un groupe de travail. Cela nous signale que nous sommes socialement marginalisés. 

Voilà qui pose les bases des causes de la jalousie ; dans le prochain article, nous verrons comment celle-ci s'insinue en nous.

lundi, avril 13, 2026

Théocratie et armes nucléaires (Troisième partie)

Tout comme je perçois la religion, je considère personnellement la théocratie comme profondément irrationnelle, et cela m'inquiète lorsqu'un tel régime se retrouve armé de l'arme nucléaire. Puisqu'une théocratie repose sur des croyances « irrationnelles », elle devient le sujet d'intenses débats philosophiques et politiques. 

Or, d'aucuns voient dans la foi religieuse une forme de connaissance légitime. Sur la base d'analyses issues de la philosophie politique et d'exemples historiques, la théocratie est généralement considérée comme bâtie sur des fondements métaphysiques, plutôt que empiriques ou rationnels. 

Pour certains, la croyance mystique n'est pas irrationnelle, mais plutôt « non rationnelle » ou « instinctive », car elle opère en dehors du champ de la logique empirique et de la vérification scientifique ; elle est souvent perçue comme une réalité expérientielle, interne ou subjective, plutôt que comme une contradiction directe à la réalité objective. 

Parlons de sémantique et du serpent qui se mord la queue ! On prétend qu'il s'agit d'une expérience instinctive, c'est-à-dire d'une chose qui ne saurait être validée ou réfutée par des preuves logiques. Je ne suis absolument pas convaincu par cet argument — et je ne suis pas le seul —, car de nombreux critiques soutiennent que la religion organisée instrumentalise les croyances mystiques pour asseoir un contrôle social, maintenir une hiérarchie et imposer la conformité. 

Les doctrines religieuses sont conçues pour préserver la solidarité sociale ou conforter le pouvoir des élites, plutôt que pour refléter une vérité objective. De surcroît, les croyances religieuses sont inculquées dès le plus jeune âge, avant même que l'esprit critique ne soit pleinement développé, créant ainsi un « angle mort » dans le processus de pensée de l'individu. 

Il existe également un autre « outil » : celui de la peur (celle de l'enfer, notamment) et le réconfort qu'elle procure — bien plus que les preuves tangibles —, faisant de la religion une « imposture » destinée à maintenir les fidèles sur le « droit chemin ». Enfin, la religion sert souvent à combler les lacunes de la connaissance en invoquant « Dieu » dès lors que la science ne dispose pas de réponse immédiate ; une approche illogique pour appréhender la réalité. 

Tandis que les critiques dénoncent comme hypocrites le fait qu'Israël ne soit pas signataire du TNP, qu'il détient l'arme nucléaire et qu'il formule des exigences à l'égard de l'Iran, ses défenseurs rétorquent que la sécurité d'Israël est menacée par une nation ayant appelé à sa destruction, faisant de cette question une affaire de survie plutôt qu'une simple hypocrisie juridique. 

Pourtant, la sinistre réputation d'Israël a été « acquise » au fil de près de huit décennies de mauvais traitements infligés au peuple palestinien. Je conclurai en disant que de voir des individus comme Bibi et l'Ayatollah armés de l'arme nucléaire ne me procure aucune tranquillité d'esprit. Je sais aussi que ce n'est guère mieux que les deux impies que sont Trump et Poutine !

dimanche, avril 12, 2026

Théocratie et armes nucléaires (Deuxième partie)

La question de savoir si une théocratie — ou une pseudo-théocratie — devrait avoir accès aux armes nucléaires fait l'objet d'un débat intense parmi les experts en sécurité internationale, les théologiens et les politologues. 

Le consensus au sein de la plupart des instances internationales et des États démocratiques est que la prolifération nucléaire, sous tout régime non démocratique ou fortement idéologique, présente des risques considérables ; certains soutiennent toutefois que la nature spécifique d'une théocratie soulève des défis singuliers. 

La politique d'« opacité nucléaire » (Amimut) d'Israël est généralement tolérée en raison de son alliance stratégique avec l'Occident, de sa non-adhésion au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et de sa perception en tant qu'acteur responsable et non agressif — à l'exception, bien entendu, de son actuel dirigeant déjanté, Bibi Netanyahu. 

À l'inverse, l'Iran se voit refuser l'accès aux armes nucléaires car, en tant que signataire du TNP, il est accusé de violer ses engagements, suscitant ainsi des contraintes internationales et des craintes quant à une prolifération régionale des armements.

Ainsi, lorsque l'on compare l'Iran à Israël, on constate que le premier a eu le tort de signer le TNP, tandis qu'Israël qui a hypocritement refusé de le faire, a accumulé un arsenal nucléaire et continue de jouir d'une image irréprochable aux yeux de la communauté judéo-chrétienne, laquelle feint d'ignorer son statut nucléaire. Il y a manifestement quelque chose qui cloche dans ce tableau ! 

Demain, nous approfondirons la question du prétexte religieux et de son interprétation abusive lorsque les circonstances l'exigent …

samedi, avril 11, 2026

Théocratie et armes nucléaires (Première partie)

La guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l'Iran soulève la question de savoir si une théocratie devrait avoir accès aux armes nucléaires. À mon sens, ce n'est pas une bonne idée. Il s'agit, bien entendu, d'un sujet de débat intense parmi les experts en sécurité internationale, les théologiens et les politologues. Mais avant même d'aborder ce débat, Israël et l'Iran ne sont-ils pas tous deux de véritables « théocraties » ? 

Comme l'Iran est un pays musulman jugé par des cultures judéo-chrétiennes, tout le monde en Occident semble d’accord de dire que c’est une théocratie. Depuis la révolution de 1979, le pays fonctionne comme une « République islamique » régie par une doctrine connue sous le nom de *Vilayat-e faqih* (la « Tutelle du juriste »), qui confie l'autorité politique et juridique suprême aux mains d'un haut dignitaire religieux chiite, le Guide suprême. 

À l'inverse, la civilisation occidentale détourne le regard, ne percevant Israël que comme une république parlementaire démocratique et non comme une théocratie. Bien qu'il se définisse comme un « État juif et démocratique » et qu'il intègre la loi religieuse (*Halakha*) dans les questions relatives au statut personnel — telles que le mariage et le divorce —, il ne possède pas de chef religieux suprême et est doté d'une Knesset élue démocratiquement. Toutefois, l'influence du Rabbinat orthodoxe sur la législation demeure un sujet de débat. Admettons donc qu’Israël soit juste un peu théocratique. C'est ici que réside le point délicat. 

On estime généralement qu'Israël posséderait environ 100 têtes nucléaires, bien que les estimations varient de 80 à plus de 300. Israël maintient une politique d'ambiguïté nucléaire, ne confirmant ni ne démentant ses capacités en la matière. On pense qu'il a produit suffisamment de plutonium pour fabriquer 100 à 200 armes, pouvant être acheminées par avions, missiles ou sous-marins. 

Dans ce contexte, Israël maintient une politique d'« opacité nucléaire » (ne confirmant ni ne démentant l'existence de son arsenal) principalement afin d'assurer une dissuasion stratégique sans déclencher de course régionale aux armements, sans s'exposer à des sanctions internationales et sans enfreindre les lois américaines sur la non-prolifération. 

Ce « secret de Polichinelle » permet à Israël de dissuader ses adversaires tout en s'affranchissant des obligations politiques inhérentes au statut d'État doté de l'arme nucléaire. Une forme de manœuvre sournoise et malhonnête, à mon avis. Demain, nous poursuivrons en nous penchant tout particulièrement sur l'Iran, sur le rapport entre la religion et les armes de destruction massive, et sur la question de savoir si ces deux pays devraient ou non être empêchés de posséder de telles armes ; restez donc à l'écoute ...