jeudi, juillet 30, 2026

Relations de voisinage …

 Mon voisin a l'air jovial et super sympa, mais comme beaucoup de gens, il aime faire les choses « à sa façon ». L'autre jour, il recevait des invités chez lui. Il faisait beau et tout le monde a dîné sur la terrasse, située à moins de 9 mètres de notre chambre à coucher.

Les convives parlaient fort et, lorsque nous sommes allés dans notre chambre à 21 heures, nous les entendions très distinctement. Nous espérions qu'à 22 heures tout le monde rentrerait, mais ils ont oublié et poursuivi leurs échanges bruyants jusqu'à environ 23 h 30. J'étais agacé car je n'ai pas pu dormir. 

Le lendemain soir, le même genre de réunion se renouvelait. Craignant que tout ce petit monde recommence la séquence de la veille, j'ai envoyé un SMS à mon cher voisin juste après 22 h 30 pour lui demander de dire à ses invités de « Baisser un peu le ton, s'il vous plaît ». 

Quelques minutes plus tard, tous se sont tus et sont rentrés, mais mon voisin n'a jamais répondu à mon message, sans doute par gêne. J'ai trouvé que j'avais bien géré l'incident. Auriez-vous réagi différemment et, si oui, qu’auriez vous fait ?

mercredi, juillet 29, 2026

Le « Wooden Nickel » à Jackson Hole

En juillet 1984, alors que je travaillais pour Lange sans être pleinement satisfait de l'étape que je traversais dans ma vie et ma carrière, ma curiosité fut éveillée par une petite annonce parue dans la rubrique « Opportunités d'affaires » du sérieux Wall Street Journal. 

J’avais trouvé un magasin de vêtements de mode à vendre au cœur de la station de montagne de Jackson Hole, dans le Wyoming. J'avais téléphoné et discuté avec le propriétaire ; il m’avait dit que le prix de vente du fonds de commerce (hors murs, bien entendu) avoisinait les 120 000 dollars (soit un peu moins de 400 000 dollars d'aujourd'hui). 

L'enseigne s'appelait le « Wooden Nickel ». À Jackson Hole, ce nom évoquait l'héritage de l'Ouest, des articles uniques, un rapport qualité-prix honnête et un charme rustique, un clin d'œil en quelque sorte à la culture Far West. 

C’est ainsi qu'à cette époque, lors d'un voyage d'affaires qui m’amenait par Denver, j'avais pris l'avion pour Jackson afin de visiter les lieux. Je n'y étais jamais allé et j'avais adoré l'endroit ! Le vendeur m’avait prit à l'aéroport et m'avait fait visiter son commerce. L'affaire me plaisait assez, mais j'hésitais quand même. J'ai donc dit que j'allais y réfléchir et que j'en parlerais à ma femme. 

Le travail et le quotidien reprirent alors leur cours, mais plus tard cette année-là, j'avais commencé à élaborer un projets qui allait aboutir à mon déménagement dans l'Utah en 1985. Mon rêve de l'Ouest était sur les rails et allait marquer un fabuleux tournant dans ma vie !

mardi, juillet 28, 2026

Prévisions météo pour l'hiver prochain …

Les dernières prévisions du Climate Prediction Center de la NOAA viennent de paraître. Elles couvrent l'essentiel de la saison hivernale à venir, y compris les mois de janvier, février et mars 2027.

Elles indiquent l'émergence d'un schéma El Niño assez caractéristique, avec des conditions plus humides sur une grande partie du sud des États-Unis, un temps plus sec sur certaines zones du nord des Rocheuses et une probabilité accrue de températures supérieures à la normale sur de vastes étendues du pays. Ces cartes ne prédisent ni les quantités exactes de neige ni les tempêtes hivernales spécifiques. 

Elles offrent toutefois une première indication quant aux zones où la trajectoire des perturbations pourrait favoriser des conditions plus humides, plus sèches, plus chaudes ou plus froides durant l'hiver 2026-2027. 

Pour ce qui est de Park City, le constat est clair : une tendance à la hausse des températures et des précipitations proches de la normale. Reste à voir ce que l'avenir nous réserve ; début avril, nous comparerons ces prévisions à la réalité pour voir si elles ressemblent aux projections de NOAA …

lundi, juillet 27, 2026

Les excès ne valent rien !

Portillo, la station de ski chilienne, devait ouvrir ses pistes le 27 juin. Elle n'a pas pu le faire, la neige n'étant pas au rendez-vous. Elle a partiellement ouvert le week-end suivant grâce à la production de neige de culture sur les pistes du secteur « Plateau », mais la route d'accès a dû être fermée le 14 juillet en raison d'une tempête de neige massive qui a débuté le mercredi 15 juillet 2026.

Plus de 5 mètres de neige se sont accumulés sur l'ensemble du domaine depuis l'arrivée de la perturbation. La station de Portillo est restée fermée et isolée en raison de l'énorme quantité de neige et des mesures de sécurité. 

Les prévisions locales non officielles et les communications de la station laissent penser que cette fermeture pourrait durer jusqu'aux premiers jours d'août 2026. La gestion de la Route 60 qui mène à;la station est assurée par l’État et les autorités locales de Guardia Vieja. 

Le déneigement nécessitera un temps considérable pour dégager l'épaisse couche de neige, évacuer les camions de marchandises bloqués et mener à bien d'importants travaux de sécurisation contre les avalanches. 

La direction de Portillo a indiqué que dès que la météo le permettra enfin, elle va d’abord essayer d'évacuer les clients bloqués par hélicoptère avant que la route ne soit entièrement rouverte à la circulation. 

Si certaines stations du centre du Chili, comme Valle Nevado, ont réussi à faire en sorte que les résidents, le personnel et les clients munis de véhicules 4x4 puissent passer, l'accès à Portillo reste strictement impraticable. 

Méfiez-vous de ce que vous pouvez souhaiter !

dimanche, juillet 26, 2026

La différence entre mentors et catalyseurs

Quand j’y réfléchis, je ne pense pas avoir eu la chance d'avoir un mentor — quelqu'un qui me repère, me guide, me transmet son savoir et me voit grandir. En tous cas, les personnes que je prenais souvent pour des « mentors » n'étaient en réalité que des rencontres ayant infléchi ma trajectoire et suscité une réflexion. 

Pour reprendre un terme à la mode, « influenceurs » décrirait peut-être mieux le rôle qu'elles ont joué auprès de moi. Je pourrais aussi parler de « catalyseurs », un terme sans doute plus approprié. En fait, ce que je décris est plus courant que le schéma classique « mentor-mentoré » qu’on nous sert habituellement. 

Peut-être que la distinction que j'établis entre mentors et catalyseurs est une chose que la plupart d'entre nous n'expriment jamais, mais que beaucoup finissent par vivre. Encore une fois, si le mentor est celui qui chemine à nos côtés, le catalyseur est celui qui nous percute et modifie notre direction. En réalité, nous croisons bien plus de catalyseurs que de mentors, mais nous les appelons ainsi à tort, car le « mentor » incarne un terme qui « colle » socialement.

Les vrais mentors possèdent trois caractéristiques : ils s'inscrivent dans la durée, ils s'investissent activement dans notre développement et ils offrent une véritable orientation, pas juste une simple influence. C’est l'échange, la présence et l'engagement. Ce sont ces personnes qui disent : « Je vois où tu vas ; laisse-moi t'aider à y parvenir. » 

La plupart d’entre nous en comptent très peu, voire aucun. À l'inverse, les catalyseurs sont bien différents : ils n'apparaissent que brièvement, le temps de bousculer nos idées et de changer notre trajectoire, sans rester pour regarder la suite. 

Les catalyseurs ne sont pas des mentors ; ce sont simplement des points d'inflexion. Il peut s'agir, par exemple, d'un professeur ayant prononcé une phrase marquante, d'un collègue ayant remis en question nos certitudes, d'un inconnu dont la remarque a changé notre vision du monde, ou parfois même d'un livre qui a provoqué un déclic. 

Les catalyseurs ne nous guident pas : ils nous enflamment. Nous confondons généralement les deux rôles parce que notre récit culturel du développement personnel repose sur le mentorat et que l'on nous répète que les personnes qui réussissent ont des mentors. On nous dit aussi que se laisser guider est une voie noble et que cette sagesse ne peut se transmettre que par le biais de relations interpersonnelles. 

Beaucoup d'entre nous n'ont jamais de véritable mentor, non pas par manque de chance, mais parce que le mentorat exige des relations, des ressources, du temps, un alignement, un engagement mutuel et une finalité commune. 

Les catalyseurs, en revanche, peuvent surgir partout, car la vie est faite de rencontres fortuites plutôt que d'apprentissages structurés. Enfin, si certaines personnes s'épanouissent grâce au mentorat, d'autres — peut-être comme moi, qui ont tendance à penser par eux-même, à apprendre en toute autonomie et à privilégier leur indépendance — se développent davantage au fil de rencontres catalytiques. 

Pour les gens comme moi, on pourrait même dire que ces catalyseurs sont les véritables mentors, simplement sous une forme différente.

samedi, juillet 25, 2026

J’oublie de suivre mes propres conseils !

L'autre jour, je discutais au téléphone avec une amie qui est récemment revenue en France avec son mari ; elle m'expliquait qu'elle se sentait submergée par l'ampleur des travaux de rénovation de la maison dans laquelle elle venait de s’installer. 

Je lui ai suggéré de fractionner les tâches pour mieux gérer le chantier, puis je me suis dit que je devrais lui faire part de la méthode que j’applique quand je me sens dépassé par certains projets ou défis. 

Je lui ai conseillé d'aborder l’entreprise qui l’attendait avec toute la combativité qui lui est propre et d'y voir un défi choisi délibérément pour se démarquer de la masse des gens ordinaires et médiocres. Elle a trouvé l'idée géniale... 

Pourtant, quelques jours plus tard, alors que je peinais, moi aussi, à m'attaquer à un gros projet qui ne m'emballe pas du tout, je me suis soudain souvenu de ce que j'avais conseillé à cette jeune femme. 

Je me suis alors rendu compte que j'étais comme le cordonnier mal chaussé et qu'il fallait que je m'applique à moi-même ces mêmes recommandations. C'est ce que j'ai fait, et soudain, cette corvée ingrate a pris des allures attrayantes et motivantes à mes yeux. 

C'est incroyable de voir à quel point notre cerveau adore oublier ou négliger ce qui favorise sa propre survie, sa santé et son plaisir ! 

vendredi, juillet 24, 2026

Devrions-nous rester membre d’Amazon Prime ?

Si vous n’êtes pas au courant, Amazon Prime vend un service donnant la gratuité aux livraisons rapides, au streaming vidéo et à d’autres offres exclusives. Ce service propose la livraison gratuite pour des millions d'articles, sans minimum de commande. Il donne également droit à la livraison gratuite pour les commandes d'Amazon Fresh et des magasins Whole Foods (US et Grande Bretagne).

De plus, il offre la gratuité à ses streamings de films, émissions de télé et événements sportifs en direct — services que nous avons peu utilisés. Une sélection de musique et de podcasts est également incluse, mais nous ne les avons jamais consultés. Le coût du service est de 6,99 € par mois et 69,90 € par an (beaucoup moins cher que 15 $ et 139 $ plus taxes, respectivement aux US). 

Toutefois, les personnes non abonnées à Prime peuvent bénéficier de la livraison Amazon standard gratuite pour toute commande au dessus de 35 € pour articles courants (les commande contenant des livres neufs sont soumises à une réglementation française spéciale imposant des frais de port minimaux de 3 € pour les commandes inférieures à 35 € et de 0,01 € pour celles de 35 € ou plus). 

Aujourd’hui — et comme je ne suis pas un fan de Jeff Bezos —, nous ré-évaluons notre abonnement à Amazon Prime en fonction de la fréquence de nos achats et du coût fixe qu’il représentent. Selon mes calculs, si je passe moins de 20 ou 30 commandes par an, l’abonnement Prime n’est probablement pas rentable, surtout si nous achetons souvent des articles dont la livraison est gratuite sans celui-ci, ou si nous regroupons plusieurs articles pour atteindre le seuil des 35 dollars. 

L’abonnement ne vaudrait peut-être la peine qu’au-delà de ce volume annuel de commandes, ou si nous achetions fréquemment de nombreux petits articles peu coûteux. Je dois aussi prendre en compte certains facteurs comme le fait que Prime nous incite à acheter plus souvent des articles plus petits, à choisir Amazon même quand des alternatives sont moins chères et à privilégier la facilité sans comparer les prix. 

Sans Prime, je dois atteindre un minimum de commande de plus de 35 dollars en articles éligibles (ceux « expédiés par Amazon ») ou en articles portant la mention « Livraison gratuite » sur leur page produit. Si je veux réduire ma dépendance à Amazon, résilier Prime est l’outil le plus efficace dont je dispose. 

Comme mon renouvellement approche, je vais tenter l’expérience en résiliant l’abonnement pour une durée indéterminée et suivre de près les frais de port réellement payés, les désagréments liés aux délais de livraison et les achats que je reporte pour atteindre le seuil de gratuité. 

Ainsi, je disposerai de données concrètes plutôt que de simples suppositions. De cette façon, je ne devrais pas avoir à renouveler mon abonnement, sauf si je commande très souvent sur Amazon ou si je suis sûr d'économiser plus de 139 dollars par an en port. Ceux qui passent peu de commandes constatent qu'ils peuvent éviter la plupart des frais de livraison en regroupant leurs achats pour atteindre le montant minimum requis pour la livraison gratuite. Je vous tiendrai au courant !