mercredi, août 26, 2026

L'IA comme outil d'achat (Deuxième partie)

En effectuant des recherches en ligne, j'ai repéré trois ou quatre artisans qui semblaient capables de réaliser mes travaux et qui bénéficiaient d'une assez bonne réputation. J'avais ainsi rédigé une demande de devis et je la leur ai transmise. 

La première entreprise à répondre a envoyé un métreur ; celui-ci a pris les mesures rapidement et très approximatives, m'a montré quelques échantillons et m'a adressé son devis quelques jours plus tard. Le montant était aussi élevé que je le craignais, voire davantage — bon, une somme exorbitante, comme c'est souvent le cas pour les factures de travaux de nos jours. 

J'aurais pu acheter les matériaux et construire moi-même cette foutue clôture, mais j'estimais avoir passé l'âge de m'infliger une telle punition. 

Je me suis donc tourné vers mes outils d'IA favoris et j'ai demandé au robot d'analyser le devis en détail, en lui fournissant le fichier PDF contenant l'estimation et les conditions de l'entreprise. 

Il a généré une analyse décomposant le coût de ce type précis de clôture, soulignant les lacunes de l'offre et estimant le coût total de la main-d'œuvre en se basant sur les tarifs en vigueur dans une localité aussi chère que Park City. 

L'IA m'a indiqué la marche à suivre pour négocier étape par étape — en précisant ce qu'il fallait dire ou éviter de dire — et m'a suggéré de cibler une réduction de 25 %, tout en notant que je pourrais déjà m'estimer heureux d'obtenir une remise de 20 %. 

C'est ce que j'ai fait avec la meilleure offre reçue et, après quelques discussions, j'ai fini par atteindre mon objectif le plus bas. Merci l'IA ! Demain, je partagerai avec vous les enseignements tirés de cette première expérience approfondie de cette technologie impressionnante pour négocier ...

mardi, août 25, 2026

L'IA comme outil d'achat (Première partie)

Réaliser un achat d'envergure est complexe, cela implique une chaîne de composants et ce n'est jamais chose simple. Cela fait souvent intervenir diverses structures de prix indépendantes les unes des autres.

La construction, les grands projets ou les rénovations résidentielles en sont des exemples parfaits, tant ils intègrent une multitude d'éléments sujets à de nombreuses variations. S'ils ne sont pas bien gérés, ces projets peuvent voir leur coût final grimper en flèche, surtout compte tenu de leur caractère unique et occasionnel. 

Au début du mois, j'ai décidé de construire une clôture d’environ 80 mètres de long dans mon jardin. À l'extrémité sud de mon terrain se trouvait une vieille clôture en bois de 27 mètres de long et d’un mètre de hauteur. 

Vieille de 45 ans, elle était totalement pourrie et menaçait de s'effondrer, si bien qu'il me fallait impérativement intervenir. Bien que je n'ai jamais aimé cette clôture basse, elle avait le mérite de séparer commodément ma propriété de celle de mon voisin au sud. 

Comme toujours, une idée en entraînant une autre, je me suis dit : « Tant qu'à faire... » et j'ai décidé d'en faire une clôture plus haute d’un mètre quatre-vingt, capable de me protéger des chevreuils qui nous enquiquinent depuis 5 ou 6 ans. C'est ainsi qu'est né le projet. 

Demain, nous verrons comment j'ai fait appel à l'IA pour en estimer les coûts ...

lundi, août 24, 2026

Mon astuce pour s'endormir (Deuxième partie)

Mon astuce pour s'endormir semble si simple que vous pourriez vous dire : « Ce n'est pas possible ! » J'ai moi-même voulu vérifier cette idée en approfondissant le sujet et j'ai découvert que ma description du « cerveau hyperactif » tombait à pic. Ce que j'appelle ainsi correspond exactement à ce que les cliniciens nomment l'« hyper-éveil cognitif » : l'esprit génère des pensées, des associations et des récits qui maintiennent le système nerveux en état d'alerte. 

Il n'est pas nécessaire de souffrir d'insomnie pour le constater ; il s'agit simplement d'un esprit qui a du mal à ralentir le rythme. Ma façon de décrire le phénomène — des pensées qui prennent de l'ampleur, s'intensifient et deviennent des obstacles — semble refléter fidèlement la manière dont l'activité mentale peut empêcher le sommeil. En réalité, ma technique de respiration n'est pas seulement intuitive ; elle repose sur des bases scientifiques solides.

L'idée de se concentrer intensément sur sa respiration s'apparente essentiellement à un ancrage de l'attention, un mécanisme fondamental de la méditation et de nombreuses interventions cliniques liées au sommeil. En confiant à mon esprit une tâche unique et simple, je l'empêche de générer de nouvelles pensées ; c'est précisément l'objectif des thérapies fondées sur la pleine conscience. 

En adoptant une respiration lente et attentive, j'invite mon corps à basculer en mode « repos et digestion ». Cela ralentit mon rythme cardiaque, réduit les tensions musculaires et oriente mon cerveau vers des rythmes propices au sommeil. Cette pratique interrompt également les boucles de rumination en devenant l'unique objet de mon attention. 

C'est précisément ce mécanisme qui brise l'engrenage de l'escalade des pensées. Il est indéniable que des années de pratique de la méditation aident beaucoup. Les personnes qui méditent régulièrement s'endorment plus vite, ressentent moins d'anxiété nocturne, régulent mieux leurs émotions et parviennent plus aisément à rediriger leur attention. 

Toutefois, cette technique très simple est accessible à tous, même sans expérience préalable de méditation. Je ne présente pas cette approche comme une solution miracle ou une règle rigide. Je partage simplement mon expérience, mes difficultés, ma découverte et mes encouragements avec tous. Enfin, je ne cherche pas à forcer le sommeil ; je crée simplement les conditions favorables pour qu'il survienne naturellement. Bien sûr, c'est toujours plus facile à dire qu'à faire !

dimanche, août 23, 2026

Mon astuce pour m’endormir (Première partie)

J’ai toujours eu du mal à m’endormir, que ce soit dans mon lit à la maison mais plus souvent encore, quand je dois voler de nuit. Ce n’est pas que je souffre d’insomnie, mais plutôt d’une activité cérébrale agitée qui me laisse peu de répit — sauf lorsque je médite, bien que cela soit le fruit de nombreuses années de pratique.

Quelles que soient les pensées qui occupent mon esprit — positives, négatives, amusantes, effrayantes ou autres —, elles finissent toujours par prendre de l’ampleur et du volume, devenant un véritable obstacle à mon sommeil. 

Pourtant, je crois avoir enfin trouvé la clé pour les apaiser : il me suffit d’observer intensément ma respiration, au point d’en faire mon unique point de concentration. Et ça marche. Je suis convaincu que ma pratique de la méditation m’aide énormément à y parvenir, mais rien n’empêche quiconque d’essayer ! 

Dans le prochain article, je tenterai de vérifier si cette hypothèse tient la route… ou pas !

samedi, août 22, 2026

Plus de chaleur, moins d'Aiguille du Midi …

L'érosion en montagne n'est pas un phénomène nouveau, mais elle semble s'accélérer à mesure que la planète se réchauffe et que le pergélisol — qui assurait autrefois la cohésion des sommets de haute altitude dans les Alpes et ailleurs dans le monde — ne parvient plus à maintenir en place d'imposantes masses rocheuses. 

Le mercredi 12 août 2026, un gros éboulement s'est produit sur la face nord de l'Aiguille du Midi, dans le massif du Mont-Blanc, au-dessus de Chamonix (France). Environ 15 000 mètres cubes de roche se sont détachés à plus de 3 600 mètres d'altitude, dans le secteur du couloir Mallory, projetant un immense nuage de poussière et de débris vers le bas de la montagne. 

Les vagues de chaleur extrêmes de cet été ont déstabilisé le pergélisol et les parois rocheuses de haute altitude, entraînant des contrôles de sécurité de la part de la Compagnie du Mont-Blanc ainsi que la fermeture du célèbre tunnel de glace du sommet de l’aiguille du midi suite à une fonte accélérée. D'autres sommets emblématiques subissent ces mêmes défaillances structurelles. 

Au Cervin, les fortes chaleurs estivales ont provoqué des chutes de pierres fréquentes et imprévisibles. En Suisse et en Italie, les associations de guides de haute montagne ont été contraintes à plusieurs reprises de suspendre les courses guidées sur des itinéraires majeurs (comme l'arête du Hörnli), car le gel qui assurait traditionnellement la stabilité des passages n’est plus en mesure de le faire. 

Par ailleurs, scientifiques et habitants surveillent actuellement avec inquiétude la formation rocheuse du Spitze Stei, qui surplombe le village suisse de Kandersteg. Sous l'effet de la dégradation du pergélisol, le versant perd activement de la hauteur ; certaines parties se déplacent jusqu'à 70 centimètres par jour durant le pic de fonte estivale. 

Les géologues estiment que si cette formation instable venait à s'effondrer d'un seul bloc, elle libérerait entre 15 et 20 millions de mètres cubes de roche, provoquant un glissement de terrain d'une ampleur bien supérieure à la catastrophe de Blatten de mai 2025. En fin de compte, tout ce qui se trouve en haut finit toujours par redescendre ! 

vendredi, août 21, 2026

La force de la curiosité (Troisième partie)

Si cultiver la curiosité est généralement une bonne chose, restons bien conscient qu’il existe aussi des formes malsaines. Chercher des réponses n'est pas toujours synonyme de sagesse et peut se transformer dans les écarts qui suivent : 

  • Une consommation compulsive d'informations 
  • Une intrusion dans la vie d'autrui 
  • Une fascination pour le sensationnalisme 
  • Une errance sans fin dans les méandres d'Internet 
  • Une accumulation de faits sans en saisir le sens 
  • Une quête incessante de nouveauté au détriment de la concentration. 

Il convient donc de distinguer la recherche de nouveauté de la véritable curiosité. La recherche de nouveauté demande : « Quoi de neuf ? » La curiosité demande : « Qu'y a-t-il d'intéressant ici que je ne comprends pas encore ? » Cette seconde approche est bien plus profonde. C'est peut-être là le plus grand bienfait d'une curiosité saine : elle constitue l'un des meilleurs antidotes à la certitude.

Lorsque nous sommes certains de savoir, l'investigation s'arrête ; mais lorsque nous nous disons « Je me demande... », la porte s'ouvre à nouveau. C'est pourquoi je pense que la curiosité et l'humilité sont étroitement liées. 

La personne curieuse reconnaît implicitement : « Ma vision de la réalité est incomplète », et cette prise de conscience gagne en valeur avec l'âge. Si je devais résumer cette idée en une seule phrase, je dirais ceci : le savoir nous indique ce que nous connaissons, tandis que la curiosité nous rappelle tout ce qu'il reste à découvrir. 

C'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles une personne véritablement curieuse peut garder un esprit jeune bien après avoir pris de l'âge .

jeudi, août 20, 2026

La force de la curiosité (Deuxième partie)

Pour ceux d'entre nous qui n'utilisent pas la curiosité autant qu'ils le devraient — ou qui l'utilisent peu —, se pose la question : peut-on la développer tout au long d’une vie ? Personnellement, je ne pense pas que la curiosité ou son absence soit un trait immuable.

Certes, certains d'entre nous naissent naturellement curieux. D'autres le deviennent parce que quelque chose éveille leur intérêt. Et la curiosité peut aussi être cultivée délibérément. En fait, il existe un paradoxe merveilleux : on ne devient pas nécessairement curieux en découvrant des choses intéressantes ; tout comme l'intervieweur professionnel, on le devient en apprenant à chercher des questions intéressantes. 

Je trouve qu'une façon utile de devenir plus inquisitif consiste à prendre l'habitude de poser une question supplémentaire. Voici comment cela fonctionne : lorsque nous tombons sur quelque chose d'intéressant, au lieu de passer immédiatement à la suivante, posons une question supplémentaire. 

Par exemple : nous lisons que des étés exceptionnellement chauds peuvent influencer les élections ; nous nous demandons pourquoi. Nous découvrons qu'un parti politique réagit différemment ; nous nous demandons pourquoi. Nous découvrons que les électeurs ne réagissent pas nécessairement à la température de manière rationnelle ; nous nous interrogeons sur le mécanisme psychologique en jeu. 

Soudain, une simple observation s'est transformée en un parcours riche en enseignements. D'un point de vue pratique, j'aime cultiver et adopter une petite habitude qui commence par « Je me demande... » Ainsi, chaque fois que quelque chose attire mon attention, je formule la pensée suivante : 

  • Je me demande pourquoi... 
  • Je me demande comment... 
  • Je me demande si... 
  • Je me demande ce qui se passerait si... 

Nous ne sommes pas obligés d'approfondir chaque question. C'est important. La curiosité doit rester ludique, et non devenir une obligation rigide et guindée ! Commençons à développer cette habitude en choisissant, une fois par jour, une question à laquelle nous consacrerons 10 à 20 minutes. Au fil des mois, cela peut donner des résultats remarquables : nous commençons à voir des questions partout. 

La prochaine fois, nous verrons que la curiosité peut parfois nous entraîner sur des pentes glissantes, et comment éviter cela …