mercredi, février 25, 2026

La bizarrerie du ski… (Deuxième partie)

Comme promis, je vous propose d’explorer pourquoi le ski procure cette sensation à la fois si facile et si intense. Nous verrons ensuite comment il peut devenir dangereux, car il « masque » notre véritable condition physique et mentale, et peut avoir des conséquences dramatiques en termes d'accidents potentiels. 

Il est vrai que le ski est un sport bien particulier, car il crée une illusion parfaite de facilité, de fluidité et d'apesanteur, tout en exigeant d'énormes ressources matérielles, physiques et mentales, en proportions variables. Comme beaucoup l'ont déjà dit : « Quand on skie, c’est un peu comme si on volait, enfin libéré de la tyrannie de la gravité… » 

Ce décalage entre facilité et sensations fortes explique aussi pourquoi ce sport peut être sournoisement dangereux, surtout avec l'âge. Le ski peut parfaitement masquer notre véritable condition physique jusqu'au moment où nous en avons le plus besoin. Comment cela se produit-il et pourquoi l'« effet trompeur » du ski est-il si fort ?

 C'est clairement l'un des rares sports où la gravité joue un rôle crucial. En ski, on ne se propulse pas vraiment, on gère surtout son élan. Le télésiège fait le plus gros du travail : on ne grimpe pas au sommet, on ne « mérite » pas vraiment nos virages et notre descente (contrairement à la randonnée alpine), mais on repart rechargés à fond à chaque nouvelle piste ! 

Cela signifie beaucoup moins de fatigue physique, pas de signes avant-coureurs de problèmes cardiovasculaires, et une fatigue moins progressive, car les skieurs passent instantanément d’un état de repos à une performance athlétique à vitesse élevée. 

Au delà de la remontée mécanique, la propulsion est assurée par une combinaison de gravité et de travail musculaire, et cet équilibre hybride varie énormément selon l’expérience du skieur, les conditions météorologiques, son esprit de compétition, sa maîtrise de la neige et des facteurs externes comme l’état de la neige, la pente et la visibilité, car le corps doit travailler dur pour se stabiliser, absorber les chocs et réagir le plus vite possible. 

Les skieurs expérimentés et les skieurs plus âgés, comme moi, dépendent de plus en plus de la gravité à mesure que leur force brute diminue. Il y a néanmoins des formes d’effort plus subtiles. L’adrénaline, fruit de la vitesse et du risque, cache la faiblesse et renforce la confiance. Elle masque aussi la douleur et la fatigue en aiguisant temporairement la concentration ! Bien que le ski paraisse facile, il peut être très intense, même sans donner l'impression de « faire un effort » au sens traditionnel du terme. 

Il demande grande concentration et prise de décision rapide, car nous effectuons des micro-ajustements à chaque fraction de seconde. Cela peut être mentalement épuisant, sans que nous nous en rendions compte immédiatement. Le ski sollicite également les muscles de manière excentrique et constante : nos quadriceps, nos fessiers et nos muscles abdominaux absorbent la force au lieu de la produire. 

Ce travail paraît plus facile, mais fatigue les muscles plus rapidement et sans que l'on s'en aperçoive. Notre cerveau est également très sollicité : il doit analyser la qualité de la neige, les difficultés du terrain, la présence d'autres skieurs, la vitesse et la visibilité. Tout cela consomme aussi de l'énergie mentale sans que l'on ait l'impression de la dépenser. Enfin, notre corps corrige constamment sa position sur les skis, en utilisant des muscles stabilisateurs qui se fatiguent eux aussi rapidement, mais silencieusement. 

Comme vous pouvez le constater, le corps est soumis à rude épreuve sans que nous en soyons conscients. Nous poursuivrons demain avec quelques aspects plus inquiétants liés au ski, alors revenez les découvrir ici ! 

mardi, février 24, 2026

La bizarrerie du ski… (Première partie)

Ma vie toute entière s'est déroulée dans l'univers des sports d'hiver, et c'est grâce à eux que j'ai pu faire vivre ma famille. C'est pourquoi le ski a dominé ma vie et ma carrière : un sport paradoxal, en grande partie « assisté », puisque la majorité de l'effort physique requis est fournie par une remontée mécanique (télésiège, téléphérique, etc.), un petite portion par la force de gravité et le reste par l’aide musculaire.

J'ai toujours aimé dire, un peu en rigolant, que le ski était un « sport de fainéants », et c'est sans doute vrai ! Cela m'a amené à me demander quels autres sports, le cas échéant, pourraient entrer dans cette catégorie. Il est vrai que le ski et le snowboard sont uniques, car la partie la plus difficile physiquement, la montée, est déléguée à une machine. 

Dans cette série, j'utiliserai le terme « ski » par souci de simplicité et l'appliquerai également au « snowboard ». L'activité en elle-même est perçue comme étant très dynamique et comme un « sport » à part entière, mais la majeure partie de l'énergie nécessaire est fournie par un système externe (le télésiège et autres moyens de grimper sur la montagne). 

Si l'on définit un « sport assisté » comme un sport où un système mécanique élève le participant, le propulse ou lui offre l'accès nécessaires à la pratique, plusieurs autres activités tombent dans cette catégorie. En voici un bref aperçu : 

1. VTT (descente en remontée mécanique), 

2. Parapente et deltaplane (avec remorquage par bateau), 

3. Plongée sous-marine avec assistance nautique, 

4. Escalade en salle avec auto-assurage ou bloqueurs mécaniques, 

5. Sports motorisés comme la motoneige, le jet ski, le motocross, etc., 

7. Chute libre en soufflerie (vent vertical créant portance et résistance), 

8. Surf tracté par jet ski, 

9.D’autres sports « assistés » différemment, comme le golf avec voiturette, la voile (propulsion par le vent), la randonnée glaciaire (avec téléphérique) et l’escalade en salle avec auto-assurage. 

Le ski, quant à lui, se distingue par sa nature unique qui en fait un sport de gravité utilisant un système d’accès motorisé, offrant des sensations plutôt grisantes à grande vitesse et ne demandant qu’un effort métabolique minimal au départ de chaque descente. 

Rares sont les sports de cette liste qui combinent ces quatre atouts. Seuls le VTT de descente et le parapente tracté offrent des expériences comparables. Demain, nous explorerons ce qui rend le ski à la fois si facile et si exaltant. Pour le découvrir, lisez le prochain épisode …

lundi, février 23, 2026

Mon avis sur les JO de 2026

Dieu merci, les Jeux Olympiques sont terminés ! J'en avais assez de ce cirque à cinq anneaux, au quotidien pendant plus de deux semaines. Les Jeux de 2026 ont réuni quelque 2 900 athlètes de 92 pays en Italie, qui se sont affrontés dans 116 épreuves. 

Le programme couvre 16 disciplines réparties en 8 sports. Il s'agit des premiers Jeux olympiques d'hiver avec 116 épreuves et une forte participation féminine (47 %), un record dans l'histoire des Jeux olympiques d'hiver.

Les compétitions se sont déroulées à Milan, Livigno, Bormio, Val di Fiemme, Predazzo, Anterselva/Antholz et bien sûr Cortina d'Ampezzo. Le nombre de médailles m'importait peu, car j'aime toutes les nations et je ne suis pas assez chauvin pour me laisser enfermer dans ce genre de préjugés. 

Ce qui m'a déplu, c'est le nombre excessif d'épreuves, impossible à suivre et à comprendre. Certaines disciplines sont tout simplement bizarres, n'ont pas vraiment leur place, et je pensais que le ski-alpinisme était une plaisanterie. Une fois de plus, j'ai constaté que toutes les médailles sont loin d'être égales. 

Le CIO est devenu une machine à faire du fric, profondément impliqué dans le secteur du divertissement. Les Jeux et le CIO auraient besoin de réformes majeures, mais n'y comptez pas trop. Une fois de plus, je suis ravi que ce soit terminé et crains que 2030 arrive plus vite que je ne le souhaite !

dimanche, février 22, 2026

Enfin de la neige !

Le 17 février, notre longue période sans neige a pris fin et j'ai pu goûter aux délices de la légendaire neige poudreuse de l'Utah pour la première fois de la saison.Historiquement, la sécheresse de cette année sur les Rocheuses,l'Utah et Park City est sans précédent. D'après les données SNOTEL et les archives météorologiques, février 2026 a enregistré le plus faible niveau de neige jamais atteint dans l'État, dépassant même le précédent record de 1977. 

Notre niveau de neige actuel se situe autour de 49 % de la médiane. Historiquement, si l'hiver ne rattrape pas son retard à la mi-février, les chances d'atteindre un niveau de neige normal au 1er avril sont inférieures à 10 %, selon le Centre des avalanches de l'Utah. 

Espérons que d’abondantes chutes de neige futures nous aideront à faire mieux ! En consultant les archives écrites et la lecture des anneaux de croissance des arbres (utilisées pour mesurer l'humidité dans le temps), les hivers suivants se distinguent comme les années de sécheresse les plus importantes pour Park City et ses environs. 

Tout a commencé entre 1896 et 1907, période appelée la « Grande Sécheresse », du temps desmines d’argent à Park City, alors qu'aucun d'entre nous n'était encore né. Nous avons connu des hivers particulièrement rigoureux, où nos prairies des hauts plateaux furent complètement asséchées.Les climatologues la considèrent comme la sécheresse la plus sévère depuis la colonisation de l'Utah. Un hiver particulièrement sec eu lieu en 1933-1934, pendant la période du Dust Bowl. 

C'était avant que le ski ne devienne un sport populaire. Pendant cet hiver les plus faibles précipitations hivernales de l'histoire de l'Utah avaient été enregistrées.L'impact fut considérable, en mai 1934, les ruisseaux de montagne qui atteignent leur débit maximal au printemps, ressemblaient, n’étaient plus que de simples filets d'eau.L'agriculture fut dévastée. Cette période (1930-1936) représente le déficit hydrique le plus grave de l'histoire de l'État. 

Puis vint l'hiver1976-1977, surnommé l'« hiver de référence », souvent appelé par les habitants « l'hiver qui n'a jamais eu lieu ». C'était bien avant l'arrivée de la neige artificielle dans l'Ouest, et de nombreuses stations, dont Park City, eurent du mal à ouvrir avant Noël. En novembre et décembre 1976, Alta (la station la plus enneigée de l’Utah) n'avait reçu que 75 cm de neige, la plus faible épaisseur de début de saison jamais enregistrée. 

La grande différence fut que1977 était une « sécheresse froide », un temps très froid associé à une sécheresse extrême. À l'inverse, la sécheresse de 2025-2026 est une «sécheresse hybride »car elle combinait chaleur et manque de précipitations, ce qui fait qu'une grande partie de ce qui aurait dû être de la neige est tombée en pluie ou a fondu immédiatement. 

L'hiver 2014-2015, surnommé« l'hiver court », avait été marqué par le plus faible cumul de neige pour la saison. Par chance, cela tombait lors de la construction de notre nouvelle maison et nous en avions profité.À Park City, les chutes de neige cumulées pour cette saison n'avaient atteint que 391 cm (la moyenne se situant plutôt entre 686 et 762cm). Tout en suivant l'avancement des travaux de notre maison, j'ai quand même skié 87 fois et à parcouru plus de 388 000mètres de dénivelé.

Enfin, nous avons eu l'hiver 2017-2018, assez faible en enneigement, dont je me souvenais pas car j’avais quand même skié 108 fois pour558 831 mètres de dénivelé. Le jour de l'An 2018,l'équivalent en eau de la neige (EEN) dans l'Utah n'était que de7,6 cm. Fin décembre 2025, ce record a été battu avec une chute de l'EEN à 6,9 cm, faisant de cette année la pire jamais enregistrée. 

Rien ne nous dit combien de neige nous aurons le reste de l’hiver, mais pour l'instant, la saison se prolonge !

samedi, février 21, 2026

Le danger de croire qu’on à vingt-cinq ans

Nous avons récemment évoqué la difficulté de ralentir le rythme de nos activités les plus intenses avec l’âge. En effet, beaucoup d’entre nous avons encore l'impression d'avoir 25 ans et notre cerveau, encore tout neuf, regorge de projets, de stratégies et de tactiques farfelus, tandis que notre organisme commence à accuser un déclin évident. 

Il faut souvent un accident, un imprévu, pour nous faire prendre conscience qu'il est temps de ralentir et de mettre de côté cette soif insatiable d'action. 

C'est compréhensible, car ralentir n'est pas une perspective réjouissante, surtout quand les Jeux olympiques et leur devise « Citius, Altius, Fortius » (Plus vite, plus haut, plus fort) font partie intégrante de notre quotidien. 

Comme on dit, quand une porte se ferme, une autre s'ouvre, mais c'est plus facile à dire qu'à croire ! Bon, soyons honnêtes, on ne veut ni mourir ni vieillir, alors on s'accroche tant bien que mal au statu quo, en l'occurrence à cette petite voix intérieure, parfois un peu agaçante, qui nous dit : « Tu as encore 25 ans », et bien sûr, nous sommes trop ravis d’y croire. 

C'est pourquoi, parfois, certains d'entre nous se retrouvent dans le pétrin. Un brin de censure, au moins pour les idées pas si justes, n'est peut-être pas si mal après tout … 

vendredi, février 20, 2026

Puiser dans l'énergie cosmique… (Troisième partie)

Ceci est le bon endroit pour en savoir plus sur les méthodes pratiques qui peuvent « déboucher les pores » et cultiver un état de « perméabilité ! » Nous allons aborder un sujet très concret, sans rayons cosmiques ni révélations mystiques, mais simplement en localisant les conditions qui rendent l'esprit humain plus perméable, plus intuitif et plus perspicace. 

« Déboucher les pores » signifie éliminer le bruit intérieur pour que les idées, les schémas et les intuitions puissent circuler plus librement. Explorons des méthodes pratiques et concrètes pour cultiver véritablement cet état de « perméabilité », où vivaient Mozart, Einstein ou Mère Teresa. Commençons dabord par « faire taire le bruit de fond. » 

Impossible d'être perméable si notre esprit est encombré. Attention, si cette solution paraît simple, elle est exigeante. Il s'agit de méditation, à pratiquer au moins 15 minutes par jour. Ce n'est pas mystique et cela consiste simplement à s’entraîner à ne plus laisser son attention vagabonder. À terme, cela réduira ce bavardage intérieur, remplira notre conscient de pensées subtiles et améliorera notre clarté émotionnelle, un peu comme si l'on rinçait les pores de notre peau.

C'est exigeant car c'est un travail quotidien qui doit devenir une habitude et qui prend du temps, des années, pas juste des heures. Vous le saurez quand vous y serez parvenu. C'est là que l'état de « perméabilité » commence véritablement. Nous apprenons à notre esprit à remarquer ce qu'il filtre habituellement. Nous devons cultiver notre sens d'observation, voire notre émerveillement, pour apaiser les zones du cerveau nombrilistes et nous ouvrir au monde par nos sens. 

Ensuite, nous devons renforcer notre « récepteur » subconscient, comme on règle une radio. C'est de là que émergent la créativité, l'intuition et la perspicacité. Nous ne puisons pas la connaissance dans le cosmos, mais nous permettons à notre subconscient de faire émerger ce qu'il sait déjà. Cela implique une période d'incubation qui demande du temps, donc de la patience et la capacité de laisser notre esprit vagabonder parmi d'autres moyens. Il nous faut ensuite travailler sur la composante émotionnelle pour ôter les résistances. 

La porosité n'est pas seulement cognitive, elle est aussi émotionnelle. Commençons donc par relâcher notre perfectionnisme, privilégier la curiosité par rapport au contrôle et faire preuve d’auto-compassion, ce qui implique de nous défaire de la critique sévère que nous nous infligeons trop souvent. Enfin, il est essentiel d'utiliser notre corps comme un récepteur, en gardant à l'esprit qu'un corps tendu raidit l’esprit. 

Nous y parvenons grâce à notre respiration : si elle est lente et profonde, la cohérence neuronale s’accroît et nous ouvre littéralement. C'est l'équivalent physiologique de l'ouverture des pores. Lorsque tout cela est accompli et que tout est aligné, les intuitions nous semblent venir de l'extérieur, même si elles émergent des profondeurs de notre propre esprit. 

C'est ce que Mozart entendait par « musique pleinement formée », ou ce qu'Einstein entendait par « intuition ». C'est vers cela que nous tendons lorsque nous nous y engageons. Si vous le désirez, travaillez y intelligemment, et bonne chance !

jeudi, février 19, 2026

Puiser dans l'énergie cosmique… (Deuxième partie)

On pourrait dire que les forces de notre univers agissent de concert avec le fonctionnement de notre cerveau. Ce dernier absorbe constamment des schémas, forme des associations, recombine des idées, génère des intuitions, perçoit des indices subtils et résous des problèmes qui semblent soudains, mais qui reposent sur des années de travail subconscient. 

Lorsque notre esprit est calme et réceptif, ces processus deviennent plus visibles et s'apparentent à une inspiration soudaine. En réalité, cela ne vient pas de l'extérieur, mais de l'intérieur de chacun d’entre nous. Cette inspiration semble cosmique car elle provient d'un domaine si vaste que nous ne pouvons l’envisager en totalité.

Si nous ne sommes pas aussi réceptifs que Mozart ou Einstein, la clé pour permettre à cette sagesse universelle nous envahir réside dans la pleine conscience, le meilleur moyen de « débloquer » notre esprit, qui inclut la méditation, le calme et même l'émerveillement. 

La pleine conscience contribue à réduire le brouhaha intérieur, accroît la cohérence neuronale, améliore l'attention, apaise le réseau du mode par défaut (en particulier la zone du « bavardage intérieur »), stimule la créativité, affine la sensibilité aux schémas subtils et améliore la clarté émotionnelle. C'est l'équivalent mental d'une « ouverture des pores ». 

Contrairement à ce que j'ai pu penser ou dire auparavant, nous n'absorbons pas l'énergie cosmique par mètres cubes ; nous levons simplement les blocages qui empêchent notre esprit de fonctionner à son plein potentiel. En réalité, Mozart et Einstein n'étaient pas des antennes cosmiques, mais des esprits clairs et sereins. Amadeus Mozart décrivait la musique comme « déjà achevée » dans son esprit, comme s'il la découvrait plutôt que de l'inventer. Albert Einstein disait que ses idées lui venaient par « sauts intuitifs », et non par étapes logiques. 

Leurs descriptions correspondent à ce qui se produit lorsque le subconscient est très actif, que le conscient s'efface, que la personne est profondément à l'écoute des schémas, que la voix critique intérieure se tait ou du moins se fait discrète, et que l'esprit est en état de flux. On a alors l'impression de recevoir quelque chose qui nous dépasse, mais il s'agit en réalité d'un esprit fonctionnant à son niveau d'ouverture et d'intégration maximal. 

Je trouve cette approche moderne et laïque, une version contemporaine d'une idée très ancienne selon laquelle l'intuition ne provient pas de la force, mais de la réceptivité. Il ne s'agit pas de magie, mais de perméabilité mentale, c'est-à-dire de la capacité à laisser le monde, les idées, les schémas et l'inspiration nous traverser sans résistance. 

Ce n'est pas du mysticisme, c'est simplement de la sagesse. Cette approche, à mon avis, est non seulement cohérente, mais elle saisit un processus millénaire qui perçoit l'énergie cosmique ou universelle comme une force qui nous pénètre pour nous aider à grandir, tout en dissipant les agitations intérieures qui rendent notre vie si difficile. 

Si vous n’avez pas encore la « porosité » des célébrités dont nous avons parlé et êtes intéressés d’y parvenir, lisez donc le prochain épisode ...