samedi, février 28, 2026

Park City Mountain, le point à mi-saison

Notre charmante ville de Park City compte deux stations de ski concurrentes. Deer Valley (appelons-la DEAR Valley, car elle est très chère, voire hors de prix) et l'autre, que j'appellerais « Fail Valley » par souci de symétrie. En réalité, son nom est Park City Mountain (PCM), et c'est là que je skie le plus souvent. 

Le surnom « Fail Valley » que je lui ai donné repose sur trois raisons. Premièrement, la symétrie ; deuxièmement, comme je l'ai dit, « Fail » est la prononciation allemande de « Vail », nom de Vail Resorts (VR), sa société mère, et signifie « échouer » au sens de ne rien réussir, si ce n'est soutirer de l'argent aux clients et les décevoir en masse. 

Eh oui, PCM fait tout « pas assez et bien trop tard ». Ses efforts en matière d'enneigement artificiel sont « récalcitrants », car Vail Resorts est bien trop près de ses sous pour investir. Non seulement la station peine à entretenir ses remontées mécaniques, mais néglige également l'entretien de ses pistes, envahies par une végétation massive, et de pousses d’arbres et n'effectue pas l'élagage aussi régulièrement qu'il le faudrait par avarice.

 C'est catastrophique lorsque la neige est si mince, comme cette saison, car cette végétation devient alors très dangereuse. Ses remontées mécaniques sont pour la plupart anciennes et lentes (à pinces fixes) et seraient plus dignes d'un musée (le Kazakhstan et l'Ouzbékistan achètent des remontées mécaniques débrayables d'occasion aux Alpes pour équiper leurs pistes ; ils ne s'intéressent plus aux systèmes à pinces fixes !).

Cependant, il y a du bon par rapport au passé : le nouveau parking aux Canyons est spacieux et propre. Mais là encore, VR a dû acheter des nids-de-poule en gros pour les placer stratégiquement sur les voies d'accès et de sortie. Incroyable ! Impossible de rater ça. De plus, une fois à l'intérieur, il est assez difficile de trouver la sortie et une meilleure signalisation faciliterait grandement celle-ci en toute sécurité. 

Par ailleurs, les télésièges s'arrêtent sans cesse, ce qui annule l'avantage des chaises débrayables (je commence à comprendre l'obsession de VR pour les télésièges à pinces fixes – le jeu de mots est volontaire). Et tant qu'on parle de télésièges, la mise en place d’un télésièges à 8 place pour Silverlode est une autre mauvaise idée. 

Vu la façon de faire fonctionner ses remontées mécaniques, VR ne pourra pas contrôler huit skieurs qui partent et arrivent en même temps sans bloquer la marche de sa remontée ou embarquement et débarquement entraîneront encore plus d'arrêts qu'actuellement (effet domino amplifié). 

Mon idée d'une déviation reliant le pied de Silverlode à un départ abaissé de Motherlode, plus bas dans le vallon et atteignant Puma Ridge, serait bien meilleure. Enfin, j'espère que VR proposera l'année prochaine un forfait plus attractif pour les seniors. 

Sinon, je risque de quitter Fail Valley pour DEAR Valley ! 

vendredi, février 27, 2026

Mourir en faisant ce qu'on aime !

C’est une expression que j'ai souvent entendu à propos de skieurs décédant sur les pistes. Attention, je ne parle pas d'accidents tragiques du genre avalanches, collisions, dévissages sur pistes raides, etc., mais de « mort naturelle », le plus souvent due à un arrêt cardiaque sur la piste. Bien sûr, dire « Il est mort en faisant ce qu'il aimait » est en réalité une réaction défensive, pas une vérité littérale. 

Cela peut s’appliquer à la victime, si l'hypothèse est correcte (ce que nous ne vérifions généralement pas), mais c'est tragique pour le veuf ou la veuve et les proches qui doivent gérer la situation dans un moment imprévu et délicat. Quand quelqu'un s'effondre sur une piste de ski suite à une crise cardiaque, les personnes qui l’entourent cherchent instinctivement une explication pour atténuer le choc. 

Dire « il est mort en faisant ce qu’il aimait » permet de diminuer le caractère aléatoire de l’événement, de lui conférer une certaine dignité et de rassurer tout le monde en montrant que la personne n’a pas souffert dans un lit d’hôpital. Il y a aussi une dimension culturelle : le ski, l’escalade ou la voile sont des activités chargées de mythologie. 

Ceux qui les pratiquent en parlent souvent comme une aspiration, et non comme un simple loisir. Ainsi, lorsqu’une personne décède dans ce contexte, le récit s’écrit presque de lui-même. Ce n’est pas que le sentiment soit faux ; il est simplement incomplet. Je me souviens de deux personnes décédées de cette manière.

L'un était Max Marolt, représentant des fixations Look lorsque je suis arrivé en Amérique en 1977, une figure emblématique du ski et de la politique à Aspen, décédé à 67 ans d'une crise cardiaque alors qu'il skiait à Las Leñas en Argentine le 28 juillet 2003. L'autre était le champion et « testeur » des skis Rossignol, Adrien Duvillard, décédé à ski sur sa station natale de Megève, au Mont d'Arbois, le 14 février 2017 à l'âge de 82 ans. 

J'aimerais moi aussi mourir ainsi, mais je ne pense pas que ma femme serait ravie !

jeudi, février 26, 2026

La bizarrerie du ski … (Troisième partie)

Après avoir abordé de nombreux aspects du ski rarement évoqués, je propose d'essayer de comprendre pourquoi ce sport peut devenir dangereux avec l'âge. En fait, cela s'explique en grande partie par son apparente facilité et la sensation de liberté qu'il procure. Comme nous l’avons vu précédemment, le ski cache souvent notre véritable état physique et mental jusqu'au moment où nous en avons le plus besoin. 

Il y a cette « illusion du rechargement de batterie », le télésiège nous offre l'occasion de nous reposer et de nous ressourcer, sans que nous ressentions la fatigue progressive qui nous avertit qu’il est temps de s’arrêter. Nous pensons être en pleine forme, jusqu'à ce que ce ne soit plus le cas. Nous savons tous que notre temps de réaction diminue avec l'âge ; ainsi, même un infime retard dans la correction de notre équilibre, le contrôle de nos carres, le transfert de notre poids et nos réactions aux variations du terrain et aux conditions de neige peuvent transformer une petite erreur en chute grave.

Comme la plupart des seniors le savent bien, les chutes ne sont ni souhaitables ni bonnes à un âge avancé ! De plus, le ski exige des réactions instantanées, or l'âge les ralentit et le côté ludique du sport masque cette réalité. Enfin, notre force décline plus vite que notre confiance. Notre esprit se souvient de nos performances passées, mais notre corps n'est pas toujours capable de les reproduire, ce qui peut engendrer un décalage dangereux. 

L'adrénaline, combinée au froid, nous donne une fausse impression de performance. Nous nous sentons plus vifs, plus forts et plus confiants que nous ne le sommes réellement. À grande vitesse, les petites erreurs sont amplifiées et, à 50-65 km/h, une erreur de 1 % se transforme rapidement en un problème majeur. De plus, la vision et le sens du relief se dégradent subtilement avec l'âge, rendant une faible luminosité, des conditions neigeuses et une vitesse élevée beaucoup plus difficiles à bien appréhender. 

Enfin, la fatigue nous frappe d'un coup, car le ski la dissimule si bien que, lorsqu'elle se présente, elle arrive souvent plus vite que nous n'avons le temps de réagir. Nos jambes flanchent, notre équilibre est en désarroi, notre attention se relâche et nos réflexes disparaissent. C'est à ce moment-là que la plupart des accidents se produisent, lors de la dernière descente, pendant la dernière heure ou lors de cette maudite « dernière piste ». 

En conclusion, il est indéniable que le ski donne l'impression d'être un sport de jeunes, même à un âge avancé, car il est particulièrement bon à dissimuler les signes habituels de fatigue liés au vieillissement. Voilà le grand paradoxe, nous ne nous sentons jamais essoufflés, nos muscles ne brûlent pas, pas plus de transpiration que de douleur, nous ne voyons pas la fatigue arriver, nous nous sentons toujours dans la peau d’un skieur de 25 ans jusqu’à ce que notre corps nous rappelle qu’on est un peu plus vieux. 

C’est là le danger. Essayons tous de bien nous souvenir de ces dures réalités !

mercredi, février 25, 2026

La bizarrerie du ski… (Deuxième partie)

Comme promis, je vous propose d’explorer pourquoi le ski procure cette sensation à la fois si facile et si intense. Nous verrons ensuite comment il peut devenir dangereux, car il « masque » notre véritable condition physique et mentale, et peut avoir des conséquences dramatiques en termes d'accidents potentiels. 

Il est vrai que le ski est un sport bien particulier, car il crée une illusion parfaite de facilité, de fluidité et d'apesanteur, tout en exigeant d'énormes ressources matérielles, physiques et mentales, en proportions variables. Comme beaucoup l'ont déjà dit : « Quand on skie, c’est un peu comme si on volait, enfin libéré de la tyrannie de la gravité… » 

Ce décalage entre facilité et sensations fortes explique aussi pourquoi ce sport peut être sournoisement dangereux, surtout avec l'âge. Le ski peut parfaitement masquer notre véritable condition physique jusqu'au moment où nous en avons le plus besoin. Comment cela se produit-il et pourquoi l'« effet trompeur » du ski est-il si fort ?

 C'est clairement l'un des rares sports où la gravité joue un rôle crucial. En ski, on ne se propulse pas vraiment, on gère surtout son élan. Le télésiège fait le plus gros du travail : on ne grimpe pas au sommet, on ne « mérite » pas vraiment nos virages et notre descente (contrairement à la randonnée alpine), mais on repart rechargés à fond à chaque nouvelle piste ! 

Cela signifie beaucoup moins de fatigue physique, pas de signes avant-coureurs de problèmes cardiovasculaires, et une fatigue moins progressive, car les skieurs passent instantanément d’un état de repos à une performance athlétique à vitesse élevée. 

Au delà de la remontée mécanique, la propulsion est assurée par une combinaison de gravité et de travail musculaire, et cet équilibre hybride varie énormément selon l’expérience du skieur, les conditions météorologiques, son esprit de compétition, sa maîtrise de la neige et des facteurs externes comme l’état de la neige, la pente et la visibilité, car le corps doit travailler dur pour se stabiliser, absorber les chocs et réagir le plus vite possible. 

Les skieurs expérimentés et les skieurs plus âgés, comme moi, dépendent de plus en plus de la gravité à mesure que leur force brute diminue. Il y a néanmoins des formes d’effort plus subtiles. L’adrénaline, fruit de la vitesse et du risque, cache la faiblesse et renforce la confiance. Elle masque aussi la douleur et la fatigue en aiguisant temporairement la concentration ! Bien que le ski paraisse facile, il peut être très intense, même sans donner l'impression de « faire un effort » au sens traditionnel du terme. 

Il demande grande concentration et prise de décision rapide, car nous effectuons des micro-ajustements à chaque fraction de seconde. Cela peut être mentalement épuisant, sans que nous nous en rendions compte immédiatement. Le ski sollicite également les muscles de manière excentrique et constante : nos quadriceps, nos fessiers et nos muscles abdominaux absorbent la force au lieu de la produire. 

Ce travail paraît plus facile, mais fatigue les muscles plus rapidement et sans que l'on s'en aperçoive. Notre cerveau est également très sollicité : il doit analyser la qualité de la neige, les difficultés du terrain, la présence d'autres skieurs, la vitesse et la visibilité. Tout cela consomme aussi de l'énergie mentale sans que l'on ait l'impression de la dépenser. Enfin, notre corps corrige constamment sa position sur les skis, en utilisant des muscles stabilisateurs qui se fatiguent eux aussi rapidement, mais silencieusement. 

Comme vous pouvez le constater, le corps est soumis à rude épreuve sans que nous en soyons conscients. Nous poursuivrons demain avec quelques aspects plus inquiétants liés au ski, alors revenez les découvrir ici ! 

mardi, février 24, 2026

La bizarrerie du ski… (Première partie)

Ma vie toute entière s'est déroulée dans l'univers des sports d'hiver, et c'est grâce à eux que j'ai pu faire vivre ma famille. C'est pourquoi le ski a dominé ma vie et ma carrière : un sport paradoxal, en grande partie « assisté », puisque la majorité de l'effort physique requis est fournie par une remontée mécanique (télésiège, téléphérique, etc.), un petite portion par la force de gravité et le reste par l’aide musculaire.

J'ai toujours aimé dire, un peu en rigolant, que le ski était un « sport de fainéants », et c'est sans doute vrai ! Cela m'a amené à me demander quels autres sports, le cas échéant, pourraient entrer dans cette catégorie. Il est vrai que le ski et le snowboard sont uniques, car la partie la plus difficile physiquement, la montée, est déléguée à une machine. 

Dans cette série, j'utiliserai le terme « ski » par souci de simplicité et l'appliquerai également au « snowboard ». L'activité en elle-même est perçue comme étant très dynamique et comme un « sport » à part entière, mais la majeure partie de l'énergie nécessaire est fournie par un système externe (le télésiège et autres moyens de grimper sur la montagne). 

Si l'on définit un « sport assisté » comme un sport où un système mécanique élève le participant, le propulse ou lui offre l'accès nécessaires à la pratique, plusieurs autres activités tombent dans cette catégorie. En voici un bref aperçu : 

1. VTT (descente en remontée mécanique), 

2. Parapente et deltaplane (avec remorquage par bateau), 

3. Plongée sous-marine avec assistance nautique, 

4. Escalade en salle avec auto-assurage ou bloqueurs mécaniques, 

5. Sports motorisés comme la motoneige, le jet ski, le motocross, etc., 

7. Chute libre en soufflerie (vent vertical créant portance et résistance), 

8. Surf tracté par jet ski, 

9.D’autres sports « assistés » différemment, comme le golf avec voiturette, la voile (propulsion par le vent), la randonnée glaciaire (avec téléphérique) et l’escalade en salle avec auto-assurage. 

Le ski, quant à lui, se distingue par sa nature unique qui en fait un sport de gravité utilisant un système d’accès motorisé, offrant des sensations plutôt grisantes à grande vitesse et ne demandant qu’un effort métabolique minimal au départ de chaque descente. 

Rares sont les sports de cette liste qui combinent ces quatre atouts. Seuls le VTT de descente et le parapente tracté offrent des expériences comparables. Demain, nous explorerons ce qui rend le ski à la fois si facile et si exaltant. Pour le découvrir, lisez le prochain épisode …

lundi, février 23, 2026

Mon avis sur les JO de 2026

Dieu merci, les Jeux Olympiques sont terminés ! J'en avais assez de ce cirque à cinq anneaux, au quotidien pendant plus de deux semaines. Les Jeux de 2026 ont réuni quelque 2 900 athlètes de 92 pays en Italie, qui se sont affrontés dans 116 épreuves. 

Le programme couvre 16 disciplines réparties en 8 sports. Il s'agit des premiers Jeux olympiques d'hiver avec 116 épreuves et une forte participation féminine (47 %), un record dans l'histoire des Jeux olympiques d'hiver.

Les compétitions se sont déroulées à Milan, Livigno, Bormio, Val di Fiemme, Predazzo, Anterselva/Antholz et bien sûr Cortina d'Ampezzo. Le nombre de médailles m'importait peu, car j'aime toutes les nations et je ne suis pas assez chauvin pour me laisser enfermer dans ce genre de préjugés. 

Ce qui m'a déplu, c'est le nombre excessif d'épreuves, impossible à suivre et à comprendre. Certaines disciplines sont tout simplement bizarres, n'ont pas vraiment leur place, et je pensais que le ski-alpinisme était une plaisanterie. Une fois de plus, j'ai constaté que toutes les médailles sont loin d'être égales. 

Le CIO est devenu une machine à faire du fric, profondément impliqué dans le secteur du divertissement. Les Jeux et le CIO auraient besoin de réformes majeures, mais n'y comptez pas trop. Une fois de plus, je suis ravi que ce soit terminé et crains que 2030 arrive plus vite que je ne le souhaite !

dimanche, février 22, 2026

Enfin de la neige !

Le 17 février, notre longue période sans neige a pris fin et j'ai pu goûter aux délices de la légendaire neige poudreuse de l'Utah pour la première fois de la saison.Historiquement, la sécheresse de cette année sur les Rocheuses,l'Utah et Park City est sans précédent. D'après les données SNOTEL et les archives météorologiques, février 2026 a enregistré le plus faible niveau de neige jamais atteint dans l'État, dépassant même le précédent record de 1977. 

Notre niveau de neige actuel se situe autour de 49 % de la médiane. Historiquement, si l'hiver ne rattrape pas son retard à la mi-février, les chances d'atteindre un niveau de neige normal au 1er avril sont inférieures à 10 %, selon le Centre des avalanches de l'Utah. 

Espérons que d’abondantes chutes de neige futures nous aideront à faire mieux ! En consultant les archives écrites et la lecture des anneaux de croissance des arbres (utilisées pour mesurer l'humidité dans le temps), les hivers suivants se distinguent comme les années de sécheresse les plus importantes pour Park City et ses environs. 

Tout a commencé entre 1896 et 1907, période appelée la « Grande Sécheresse », du temps desmines d’argent à Park City, alors qu'aucun d'entre nous n'était encore né. Nous avons connu des hivers particulièrement rigoureux, où nos prairies des hauts plateaux furent complètement asséchées.Les climatologues la considèrent comme la sécheresse la plus sévère depuis la colonisation de l'Utah. Un hiver particulièrement sec eu lieu en 1933-1934, pendant la période du Dust Bowl. 

C'était avant que le ski ne devienne un sport populaire. Pendant cet hiver les plus faibles précipitations hivernales de l'histoire de l'Utah avaient été enregistrées.L'impact fut considérable, en mai 1934, les ruisseaux de montagne qui atteignent leur débit maximal au printemps, ressemblaient, n’étaient plus que de simples filets d'eau.L'agriculture fut dévastée. Cette période (1930-1936) représente le déficit hydrique le plus grave de l'histoire de l'État. 

Puis vint l'hiver1976-1977, surnommé l'« hiver de référence », souvent appelé par les habitants « l'hiver qui n'a jamais eu lieu ». C'était bien avant l'arrivée de la neige artificielle dans l'Ouest, et de nombreuses stations, dont Park City, eurent du mal à ouvrir avant Noël. En novembre et décembre 1976, Alta (la station la plus enneigée de l’Utah) n'avait reçu que 75 cm de neige, la plus faible épaisseur de début de saison jamais enregistrée. 

La grande différence fut que1977 était une « sécheresse froide », un temps très froid associé à une sécheresse extrême. À l'inverse, la sécheresse de 2025-2026 est une «sécheresse hybride »car elle combinait chaleur et manque de précipitations, ce qui fait qu'une grande partie de ce qui aurait dû être de la neige est tombée en pluie ou a fondu immédiatement. 

L'hiver 2014-2015, surnommé« l'hiver court », avait été marqué par le plus faible cumul de neige pour la saison. Par chance, cela tombait lors de la construction de notre nouvelle maison et nous en avions profité.À Park City, les chutes de neige cumulées pour cette saison n'avaient atteint que 391 cm (la moyenne se situant plutôt entre 686 et 762cm). Tout en suivant l'avancement des travaux de notre maison, j'ai quand même skié 87 fois et à parcouru plus de 388 000mètres de dénivelé.

Enfin, nous avons eu l'hiver 2017-2018, assez faible en enneigement, dont je me souvenais pas car j’avais quand même skié 108 fois pour558 831 mètres de dénivelé. Le jour de l'An 2018,l'équivalent en eau de la neige (EEN) dans l'Utah n'était que de7,6 cm. Fin décembre 2025, ce record a été battu avec une chute de l'EEN à 6,9 cm, faisant de cette année la pire jamais enregistrée. 

Rien ne nous dit combien de neige nous aurons le reste de l’hiver, mais pour l'instant, la saison se prolonge !