mardi, mai 19, 2026

Revoir enfin l’Eurovision de la chanson

Le dernier Eurovision de la chanson que j'ai pu voir a dû se dérouler entre 1967 et 1975, mais cela reste assez flou pour moi. Comme mes parents n'ont eu la télévision qu'en 1967, ce n'est pas avant cette époque que j'ai commencé à regarder l'émission. 

Bien sûr, je savais que la chanteuse italienne Gigliola Cinquetti avait remporté le concours de 1964 pour l'Italie avec sa chanson « Non ho l'età ». Elle fut suivie par France Gall en 1965 avec « Poupée de cire, poupée de son » ; mais au-delà de ces dates, ma mémoire flanche. Peut-être ai-je regardé les éditions de 1967, 1968, et peut-être quelques autres encore, avant de déménager en Amérique en 1977, mais je ne m'en souviens plus vraiment. 

Ai-je même vu la prestation d'ABBA avec « Waterloo » en 1974 ? Je n'en suis pas sûr non plus. J'ai simplement le sentiment d'avoir aimé les quelques émissions que j'ai eu l'occasion de voir quand j'étais jeune et passionné par la culture pop ; mais depuis, le Concours Eurovision de la chanson a cessé de faire partie de mon univers musical. 

Ce n'est que le week-end dernier — en regardant une bonne partie de la 70e édition du concours à Vienne — que j'ai pu apprécier ce que la version de 2026 proposait au public, diffusée pour la première fois via YouTube. 

Je n'ai pas été emballé par toutes ces chansons « formatées » et sur produites, qui n'ont ne vont pas me motiver à regarder l'émission de l'année prochaine. Je dirais que la chanteuse bulgare Dara — qui a remporté le concours cette année avec son hymne festif « Bangaranga » — a livré la prestation la moins mauvaise de l'émission, mais cela ne veut pas dire grand-chose. 

Elle a devancé l'Israélien Noam Bettan — que j'ai trouvé vraiment médiocre — ainsi que l'Australienne Delta Goodrem, qui ont terminé respectivement deuxième et troisième. 

Comme beaucoup, je me suis demandé pourquoi l'Australie participait à l'Eurovision ; mais la raison est tout simplement que le pays des antipodes adore cette émission, et que cela s'explique par les efforts de diffusion de longue date du réseau australien SBS, qui retransmet l'événement depuis 1983. 

Voilà, vous savez désormais tout sur ma relation avec l’Eurovision de la chanson ! 

lundi, mai 18, 2026

Panne d'électricité solaire

Un onduleur est l’appareil qui convertit le courant continu qui sort des panneaux solaires en courant alternatif qui va alimenter notre maison et dont l’excédent va aller le réseau électrique public. Sans que nous le sachions, notre onduleur solaire est tombé en panne le 16 mars. 

L'onduleur est un composant essentiel qui agit comme le « cerveau » du système, assurant l'activation, la gestion et la surveillance de notre consommation d'électricité. J'aurais dû m'en apercevoir si j'avais pris la peine de consulter l'application de mon smartphone qui m'informe du fonctionnement de notre installation solaire ; mais, comme tout marchait bien, je ne m’en suis pas soucié. 

Ce n'est qu'en avril que j'ai vérifié l'application, et j’ai réalisé que plus rien ne fonctionnait. Quelques jours plus tard, j'ai reçu la facture mensuelle d'électricité, d’un montant trois fois supérieur à la normale. J'ai contacté l'entreprise qui avait installé le système et, dix jours plus tard, un technicien est venu remplacer l'onduleur défectueux et a rétabli le courant en provenance du soleil. 

Pour ceux d'entre vous qui envisagent l'installation de panneaux solaires, sachez qu'il existe deux méthodes pour convertir le courant : soit à l'aide d'un onduleur central — comme le nôtre — soit en équipant chaque panneau d'un onduleur individuel (une solution bien préférable car elle n’implique qu’un panneau au lieu du système complet !). 

Nous sommes désormais de retour en pleine production et remercions le soleil, notre installation solaire, ainsi que tous ceux qui ont conçu cette invention si pratique et si utile !

dimanche, mai 17, 2026

Mon potager

Notre potager est de taille modeste, moins de 25 m², mais représente quand même beaucoup de travail. Il faut l'aménager et l'aérer en début de saison, le clôturer, y mettre de l’engrais et irriguer régulièrement pendant nos longs étés qui sont parfois assez chauds. Alors, tous ces efforts en valent-ils vraiment la peine ? 

Pour l'instant, je dirais que oui, bien que je n’en sois pas trop sûr, car cela représente pas mal de travail et de dépenses. Que puis-je donc espérer de ce hobby que je poursuis depuis une vingtaine d'années ? 

Bon, ce qui y pousse n'est pas du diversifié ; nous nous concentrons sur la laitue, les fraises et les herbes aromatiques, étant donné la petite surface que nous avons et une brève saison de croissance en montagne. 

Cela dit, ce que nous récoltons est à la fois frais et délicieux. De plus, nous avons acquis suffisamment d’expérience au fil des ans et prenons plaisir à nous en occuper et à récolter. Je suis également devenu plus patient en m'occupant d'un potager, car il n'existe pas de raccourcis : il faut simplement laisser le temps au soleil et à l'eau de faire pousser tout ça. 

Ainsi, même si notre laitue, notre persil, notre romarin et nos fraises sont bien plus chers qu’au magasin, nous les apprécions d'autant plus qu'ils sont le fruit de notre travail et qu'ils sont délicieux ; c'est pourquoi j'ai décidé que si Dieu le veut je continuerai à cultiver notre potager jusqu'à je passe la barre des 80 ans ...

samedi, mai 16, 2026

L'effort de plus

Il est étonnant de constater comment, parfois, alors que nous sommes fatigués et que notre journée de travail est terminée, comment un petit effort supplémentaire peut tant accomplir de choses et, à coup sûr, venir enrichir notre bilan journalier. Cela m’a été confirmé il y a quelques jours, alors que je préparais notre potager : une corvée annuelle que je déteste. 

En m'appliquant vraiment, j’ai puisé des ressources, tant mentales que physiques, qui, une fois rendues ont fait toute la différence dans le résultat final. 

J'ai ignoré ces voix intérieures qui m'incitaient à arrêter le travail trop tôt, et à laisser le travail inachevé, tant sur le plan qualitatif que quantitatif. Sans trop savoir comment, j’ai rassemblé les ressources nécessaires pour donner ce fameux coup de collier supplémentaire. 

S'agissait-il là du vestige d'une habitude observée en grandissant au sein de ma famille, ou d'un réflexe que j'ai instinctivement gardé tout au long de ma vie d'adulte ? 

C'est fort possible, mais quoi qu'il en soit, cette impulsion était bel et bien présente pour me donner une longueur d'avance le lendemain, quand j’ai repris le travail. Cela m’a tout simplement stupéfait et cet étonnement était bien justifié. Cela m'a fait prendre conscience qu’un tel « effort en plus » est rarement une question de force physique. 

C'est une question d'intention. C'est cette décision silencieuse d'aller de l'avant plutôt que de reculer, même quand personne nous voit et va nous féliciter. C'est peut-être aussi la raison pour laquelle cela procure un sentiment si gratifiant en nous reconnectant à une part de nous-mêmes qui refuse de se contenter du strict minimum. S'agit-il également d'une expression de culpabilité ? C'est fort possible. 

Une part de nous qui croit encore à l'importance de bien faire les choses, non pas pour qu’on nous en félicite, mais parce que c’est ce qui nous construit et nous maintient au niveau auquel nous aspirons. En prenant de l’âge, je prends conscience que ces petits choix s'accumulent et finissent par constituer une sorte de signature personnelle dans la manière dont nous nous présentons, y compris dans l'exécution des tâches les plus banales. 

C'est peut-être pour cette raison précise qu’une telle réalisation est importante car elle me rappelle que je suis encore capable de cette petite poussée supplémentaire et de ce besoin discret à faire les choses correctement. Et en cela, j’y ai vu un véritable cadeau. En fin de compte, cet effort supplémentaire n'avait rien à voir avec mon potager. Il m'a simplement rappelé que nous avons toujours plus de ressources que nous l'imaginons — réserve que nous ne découvrons quand nous choisissons d'aller la puiser au plus profond de nous-mêmes.

vendredi, mai 15, 2026

La mentalité « 2CV »

Aussi peu croyable que cela puisse paraitre, j’ai énormément appris en possédant et en conduisant une Citroën 2CV. Elle a fait de moi un véritable obsédé de l’efficacité, grâce à sa motorisation modeste, à sa conception ingénieuse et à son design inspirant — littéralement, de la tête aux pieds. 

Tout au long de ma vie, elle a suscité en moi une soif d’efficacité dans les domaines les plus variés : de la conception architecturale à celle de toutes sortes d’objets et d’appareils. 

Grâce à cela, je suis devenu un consommateur bien plus avisé, tout en développant une quête inlassable du meilleur équilibre entre design et performance. Elle a agi comme une sorte de catalyseur, tout comme bien d’autres objets ou situations peuvent l’être pour d’autres personnes. 

Merci à toi, humble 2CV !

jeudi, mai 14, 2026

Le petit garçon visite la Chine

L’homme au QI d’un enfant de six ans, aux portes de la sénilité — celui qui adore tout démolir d’abord et réfléchir longtemps après, tout en ignorant les éléments de base d’arithmétique — est en Chine pour rencontrer et négocier avec Xi Jinping, le dirigeant chinois. 

Il s’agira d’y aborder une variété de sujets d’une importance capitale, notamment les échanges commerciaux entre les États-Unis et la Chine et, bien entendu, la sortie élégante – si possible – de cette guerre insensée américano-israélienne contre l’Iran. 

Il est fort probable que Xi affiche un sourire de façade pour mieux manipuler Trump, le flattant afin d’obtenir exactement ce qu’il désire, tout en laissant transparaître son mépris pour un homme qu’il ne respecte pas du tout. Dans ce contexte, ma confiance en une issue favorable pour les États-Unis est extrêmement faible. 

Nous aurions pu envoyer n’importe quel américain faisant la manche au bord d’une bretelle d’autoroute, pour arriver à un bien meilleur résultat et nous sortir du bourbier iranien en faisant preuve d’un minimum de bon sens — et espérer un résultat bien meilleur. 

Alors, comme dirait l’enfant de six ans : « On verra bien… »

mercredi, mai 13, 2026

L'esprit flagorneur

Souvent, je me demande pourquoi un dirigeant doté d'un cerveau qui marche engagerait des flagorneurs pour s'entourer, et ce que cela révèle sur le sens des affaires d'un tel individu. Bien entendu, nous savons tous qu'un dirigeant qui s'entoure de flagorneurs fait un choix stratégique — mais pas du tout judicieux. Et ce choix en dit bien plus long sur sa psychologie et ses insécurités que sur son sens des affaires. 

En réalité, les leaders embauchent des flagorneurs lorsque la protection de leur ego est plus importante que le bien de l'organisation. Si l'on ne tolère ni la dissidence, ni la remise en question, ni le fait d'avoir tort ou d'être contesté, on embauchera que des personnes qui pourraient vous menacer. Disons qu'il s'agit d'une sécurité émotionnelle déguisée en leadership. Ce type de leader, c'est Trump ; quant aux flagorneurs, ce sont Rubio, Kennedy ou Hegseth, pour n'en citer que quelques-uns. 

Si Trump avait la moindre confiance en lui, il s'entourerait de personnes fortes. Au lieu de cela, notre président, rongé par l'insécurité, embauche des personnes complaisantes qui lui apportent une validation constante, l'illusion de compétence, le sentiment de maîtriser la situation et une béquille psychologique. 

Il est vrai que s'entourer de flagorneurs facilite le quotidien. Il n'y a ni débats, ni résistances, ni vérités inconfortables à entendre. Le coût, cependant, est énorme : une multitude d'angles morts, d'erreurs stratégiques, de pensées de groupe et de stagnation. 

Un président comme Trump, qui s'entoure de flagorneurs, manifeste au moins l'un des traits suivants : un jugement déficient, car il est incapable de distinguer la compétence de la docilité, l'alignement de la flatterie, et la loyauté de la dépendance.

Une prise de décision fragile, puisque les mauvaises nouvelles sont filtrées, les risques dissimulés et les erreurs laissées sans contestation ; un manque de maturité stratégique, car les grands leaders savent qu'ils ont besoin de dissidence, de débats, de perspectives variées et de personnes qui osent leur dire : « Vous avez tort ». 

Enfin, un dernier trait caractéristique est le leadership fondé sur la peur : puisque Trump a besoin de flatteries pour fonctionner, il ne dirige pas, il gère sa propre anxiété. Les flagorneurs ne se rassemblent pas autour des leaders forts, mais autour de ceux qui ont besoin d'eux ; et ce besoin constitue le véritable problème.