dimanche, mars 22, 2026

Utiliser son intuition (Première Partie)

Récemment, j'ai eu la preuve flagrante qu'une forte intuition, ressentie avec intensité peu de temps auparavant, s'avérait fondée. Il s'agissait d'une recommandation pour un parodontiste, faite par mon dentiste traitant. Mon sentiment négatif à l'égard de ce spécialiste s'est confirmé, me faisant prendre conscience de l'importance d'écouter nos instincts ; mais pouvons-nous vraiment nous y fier ?

Et comment savoir avec certitude s'il s'agit de prémonitions valides ou pas ? Aujourd'hui, l'intuition est prise beaucoup plus au sérieux et n'est plus considérée comme un phénomène « ésotérique ». En sciences cognitives, elle est reconnue sous le nom de « reconnaissance rapide de schémas » (RAP). 

Notre cerveau est capable de prédire à grande vitesse, en comparant constamment une certaine situation à une immense banque de données interne d'expériences passées, délivrant un « verdict » avant même que notre esprit conscient n'ait fini de traiter le tout. Tout cela est prodigieusement intéressant, mais comment développer ce « muscle » ? 

Eh bien, les spécialistes affirment qu'il faut se concentrer sur trois domaines : la base de données (notre expérience), le récepteur (notre corps) et le filtre (notre logique). Demain, nous explorerons chacun de ces éléments afin de mieux exploiter le pouvoir de l'intuition ; alors, ne manquez pas de revenir lire la suite !

samedi, mars 21, 2026

Gâteau glacé à Park City !

Dimanche après-midi dernier, j'ai skié — ou plutôt, je devrais dire fait du patin à glace — sur les pistes de Park City Mountain, en compagnie de ma fille ; et nous avons eu de la chance à bien des égards. Celle, notamment, de ne pas percuter un arbre ou des rochers, de ne pas chuter et de dévisser la pente comme un mannequin inanimé sans arrêt alors que nous étions constamment sur de la glace vive. Imaginez la scène : nous avancions « à la grâce de Dieu » ! 

Une expérience si exécrable que je n'en avais jamais vécu de pareille en 72 saisons de ski, aux quatre coins du globe, de l'Australie à Zermatt ! 

C'est dire le sérieux de la situation. De la glace bleue était visible un peu partout — y compris sur les bosses — la surface n’étant pas seulement lisse, mais d'une dureté extrême qui ne permettait pas aux carres d’accrocher. 

Ce n'est que sur les sections peu inclinées que le passage des skieurs avait suffisamment râpé la neige pour la transformer en semoule, facilitant un peu notre « patinage ». 

Comme la combinaison du bruit et des vibrations était un peu trop pour nos nerfs délicats, nous nous sommes efforcés d'être « expéditifs » et de ne pas nous attarder sur les zones les plus dures ; ce qui aurait pu donner à quiconque nous observait la fausse impression que nous étions parfaitement « à l'aise » sur ce terrain maudit. 

Pour la petite histoire, j'ai toujours pensé — et affirmé sans me gêner — que le ski sur glace exigeait d’être extrêmement bref, je maintiens ce postulat ! En réalité, nous étions tout simplement terrifiés et nous voulions en finir le plus rapidement possible avec nos descentes. Cela dit, nous sommes restés sur les pistes jusqu'à l'heure de fermeture, explorant toutes les options disponibles dans l'espoir de trouver de meilleures conditions... mais celles-ci n'étaient pas au rendez-vous. 

Au terme de cette journée, nous nous sentions comme les survivants que nous étions devenus ...

vendredi, mars 20, 2026

Subaru Outback 2026

J’en ais toujours « pincé » pour Subaru, en tout cas de 1975 à 2022, date à laquelle j'ai opéré un virage décisif vers la voiture électrique. Subaru s'apprêtait alors à lancer son propre modèle, la Solterra — développée semble-t-il à contrecœur par Toyota —, mais je ne l'ai pas suffisamment aimée pour l'acheter.
Pourtant, les Subaru ont toujours occupé une place privilégiée dans mon cœur ; et c’est pourquoi j'ai donc été fort déçu lorsque j'ai aperçu le nouveau modèle Outback 2026. À mes yeux qui apprécient un bon design, ce n'était qu'une horrible boîte montée sur quatre roues !

Cette voiture comporte par ailleurs bien trop de détails superflus et distrayants, plaqués un peu partout pour lui donner un air « cool » — une tentative qui échoue lamentablement. C'est typiquement le cas où « moins, c'est plus ». 

J'ai ressenti une forme de sentiment de trahison, trouvant par là même une justification à mon manque de loyauté pour la marque japonaise. J'ai beau être âgé, je reste toujours bien capable de m’adapter ! 

jeudi, mars 19, 2026

Comment aurais-je dû être embauché ? (Deuxième partie)

Comme nous en discutions hier, je me suis demandé si j'aurais dû exiger de mes employeurs, il y a quelque 30, 40 ou 50 ans, de connaître les avantages en matière de formation (le mentorat en étant un volet majeur) dont je pourrais bénéficier. Bien entendu, la réponse ne pouvait être que : « Absolument pas ! » 

Certes, il n'était pas irréaliste de souhaiter un mentorat il y a 30 à 50 ans, mais c'était chose rare et largement irréaliste, car la culture d'entreprise et les pratiques d’embauche étaient alors totalement différentes ; le mentorat formel constituait une véritable « terra incognita ». Les employeurs s'attendaient généralement à ce que les nouvelles recrues « fassent leurs preuves » et apprennent sur le tas, à la « dure école de la vie ». 

Le mentorat formel, tel que nous le connaissons aujourd'hui, n'a commencé à être étudié et institutionnalisé qu'en fin des années 1970 et dans les années 1980. Ce n'est que relativement récemment que le mentorat est devenu une pratique organisationnelle formelle. 

Kathy Kram
En ce qui me concerne, tout cela est apparu bien après mon entrée sur le marché du travail, tandis que le monde universitaire (sous l’impulsion de Kathy Kram en 1988) contribuait à légitimer le mentorat en tant qu'outil de développement professionnel en entreprise. 

Durant ma vie active, les normes en vigueur dans le monde du travail partaient du haut vers le bas et étaient transactionnelles. Les employeurs s'attendaient à ce que les employés apprennent sur le tas et grâce à leurs propres erreurs ; les budgets structurés de développement professionnel et la gestion des talents étaient alors bien moins répandus qu'ils ne le sont aujourd'hui. Disons que la devise était plutôt : « À toi de te débrouiller ! » 

Les demandeurs d'emploi disposaient d'un pouvoir de négociation faible, voire inexistant ! Le marché du travail et les pratiques de recrutement donnaient aux employeurs un gros avantage ; par conséquent, négocier des avantages non monétaires — tels que le mentorat — relevait de la rareté et, le plus souvent, aurait semblé d'une présomption inouïe. 

Aujourd'hui, les choses ont évolué et sont bien différentes ; pour me consoler, je ne peux que reconnaître avoir évolué dans un système qui ne faisait pas du développement des employés une priorité. Mes choix étaient rationnels, compte tenu des incitations de l'époque. Il me faudra reconsidérer cet aspect comme un important travail de recadrage émotionnel. 

Un exemple de plus montrant que j’ai tendance à être bien trop en avance sur mon temps !

mercredi, mars 18, 2026

Comment aurais-je dû être embauché ? (Première partie)

Enfant, je n'ai jamais reçu beaucoup de compliments ou d’aide pratique de la part de mes parents. Cela ne faisait pas partie de leur éducation, ni de leur culture montagnarde alpine, plutôt rude. Ce genre de reconnaissance devait venir de mon instituteur de l'époque ; c'est lui qui avait décelé mon potentiel lorsque j'étais gamin, m'avait donné l'occasion de sortir du lot et m'avait ainsi mis sur la voie de la réussite. 

Tout cela pour souligner que, lorsque j'évoquais mon patron préféré il y a quelques jours, j'aurais dû mentionner l'un des rares regrets de ma vie professionnelle : le fait de m'être « vendu » moi-même, au lieu d'attendre que mes employeurs potentiels cherchent à me convaincre de travailler pour eux — en me montrant (ou non) comment j’aurais l’occasion d’apprendre et de me développer dans mon travail, aider à mon épanouissement personnel, tout en tirant eux-mêmes les fruits de cet enrichissement commun. 

C'est exact, je n’étais là que pour fournir un travail, rémunéré pour cela, sans toutefois recevoir grand-chose en termes de formation professionnelle ; et je soupçonne d'être loin d'être le seul dans ce cas. Il est vrai, par ailleurs, que lors de la plupart de mes recherches d'emploi, j'étais si impatient — et si désespéré — d'obtenir le poste convoité que je craignais de voir l'employeur se moquer de moi et, par la même occasion, m'envoyer promener sous prétexte que j'étais trop exigeant ou difficile. 

Je manquais tout simplement de l'assurance nécessaire pour oser réclamer un mentorat gratuit. Si cela semble aujourd'hui relever du bon sens, était-il irréaliste de formuler une telle demande il y a 50, 40 ou 30 ans ? Nous tenterons de répondre à cette question demain …

mardi, mars 17, 2026

Douze ans déjà !

Tout au long de notre vie de couple, mon épouse et moi avons toujours passé moins de douze ans dans la même maison, ayant déménagé douze fois ensemble. 

Aujourd'hui, cependant, marque un important record familial. Pour la toute première fois, nous avons vécu douze ans dans notre maison et n'avons pas l'intention de déménager dans le futur, car nous apprécions notre chez-nous, son côté pratique et son emplacement idéal.

Donc, si Dieu le veut, nous pourrions bien établir un nouveau record en vivant un grand nombre d'années supplémentaires dans une demeure que nous adorons !

lundi, mars 16, 2026

Mon patron préféré …

Ma femme me demande souvent : « Au fil des années et des différents emplois que tu as occupés, quel a été ton patron préféré ?» Je réponds : « Question difficile ! Je ne sais pas vraiment… » Ce qui signifie en réalité qu’à mon goût, aucun n’était vraiment mauvais, mais que je n’avais pas appris grand-chose à leur contact. 

Comme vous le savez, le mentorat et le développement personnel sont devenus aujourd’hui des éléments essentiels pour tout employé, et je dois admettre qu’aucun de mes anciens patrons n’excellait dans ce domaine. En fait, ils n’auraient même pas su comment s’y prendre. Ils semblaient avoir embauché des personnes possédant une certaine expertise et se contentaient d’en extraire un maximum de productivité sans se soucier de les aider à se développer ou de les guider efficacement afin d’atteindre les objectifs critiques de l’entreprise.

Cela reflétait assez bien mon ressenti sur le sujet et ma réponse peu convaincante à la question de ma femme. Au fond de moi, je savais qu’il existait une réponse plus évidente, mais je n’arrivais pas à la trouver ni à l’exprimer. 

C’était jusqu’à quelques jours en arrière quand la réponse est venue me frapper de plein fouet. J'ai réalisé que, tout au long de ma carrière, mon meilleur patron, c'était moi. 

Ça peut paraître prétentieux, mais laissez-moi vous expliquer. Cela se passait dans les années 80 et 90, alors que je dirigeais ma propre entreprise de distribution de matériel de ski, et dans une moindre mesure quand j'étais moniteur de ski à Avoriaz, j'étais alors ravi et épanoui d'être mon propre patron. 

À cette époque, j'étais aux commandes, je maîtrisais pleinement mon destin et j'étais bien moins déçu de moi-même que je ne l'ai été avec tous mes autres patrons, lors des nombreuses occasions où j'ai dû changer de poste. À mon compte, je définissais mes objectifs, les affinais et les modifiais au besoin, et j'évoluais en m'adaptant aux circonstances et au terrain. 

Au besoin, je devenais aussi mon propre coach tout en perfectionnant cette compétence si particulière. J'étais épanoui, heureux et maître de ma situation et de mon destin. Rien à voir avec la relation de dépendance que j'avais avec un patron qui ne répondait jamais à mes attentes. Quelle différence !