jeudi, avril 09, 2026

Les répercussions du changement

Aujourd'hui, inspirés par le livre que nous avons évoqué précédemment, nous allons explorer la manière dont les bouleversements majeurs et inattendus de l'existence peuvent souvent nous transformer, nous amenant à découvrir de nouvelles orientations imprévues, ainsi que des opportunités de croissance intérieure. 

C'est un sujet qui me passionne tout particulièrement, car j'ai une propension naturelle à raisonner en termes de systèmes, de schémas et de trajectoires à long terme. Je ne me contente pas de constater que le changement s’est produit ! Je souhaite comprendre comment ce changement peut me transformer, modifier ma personnalité et mon identité. Je cherche également à déterminer si un changement s'avère bénéfique ou néfaste, et comment nous pouvons l'intégrer harmonieusement de manière cohérente dans nos vies. 

Je suis par ailleurs curieux de savoir quelles compétences peuvent nous rendre plus adaptatifs que simplement réactifs. Ce qui suit constitue un système d'analyse permettant d'aborder ces questions. Il est fondé sur le fait que tout changement, choisi ou imposé, engendre quatre niveaux de répercussions. En analysant chacun d'eux, nous obtenons une vision d'ensemble complète. Tout commence par les répercussions externes. 

  • Qu'est-ce qui a objectivement changé dans notre vie ? Un emploi, un lieu de résidence, une relation, un ensemble de routines ou une série de contraintes. Il s'agit là du niveau le plus évident, mais aussi du moins intéressant. 
  • Viennent ensuite, comme on peut s'y attendre, les répercussions internes. Par exemple, qu'est-ce qui a changé dans notre identité ? Des éléments comme la confiance en soi, la vision du monde, le sentiment d'enrichissement ou la tonalité émotionnelle. C'est à ce stade que nous abordons véritablement le récit d'une vie transformée. 
  • Arrivent ensuite nos explications qui illustrent ce changement. Le percevons-nous comme une perte, une libération, un accident, une fatalité ou simplement comme une leçon ? En tant qu'êtres humains, nous ne vivons pas au cœur des événements eux-mêmes, mais à travers ces histoires qui nous inspirent. 
  • Ce processus s'achève par un quatrième niveau, celui des répercussions en termes de savoir-faire. Quelles nouvelles capacités ont émergé en nous ? Des qualités comme la résilience, la finesse de perception, l'intuition, la faculté d'adaptation ou notre compétence à identifier des schémas qui se répètent. Ce dernier niveau offre la possibilité de laisser s'exprimer nos propres forces, nous qui avons passé nos vies entières à transformer tous ces changements subis en savoir-faire. 

Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais ce cadre d'analyse me convient, car il reflète ma façon naturelle de penser. Une pensée structurée par niveaux, analytique, fondée sur l'expérience, porteuse de sens et orientée vers la recherche d'un certain sentiment de maîtrise et de contrôle. Elle permet, en outre, de transformer n'importe quel changement — passé ou futur — en un sujet que nous pouvons examiner, évaluer et dont nous pouvons tout apprendre.

mercredi, avril 08, 2026

Décrocher mon diplôme de moniteur de ski

Il y a un peu plus de cinquante ans, j'obtenais enfin mon diplôme de moniteur de ski français, à l'issue d'un stage de formation de quatre semaines à Chamonix. Entre le diplôme d’auxiliaire et le national j’avais dépensé 2 100 Francs. Aujourd’hui, le coût global est entre 15 000 € et 25 000 € sur l'ensemble du cursus (qui dure en moyenne 4 à 6 ans). 

Depuis, la formation des moniteurs au sein de l'École nationale de ski et d'alpinisme (ENSA) a connu une profonde transformation, passant du statut d'artisanat montagnard traditionnel à celui de profession hautement qualifiée en éducation sportive. D'abord, le bagage scolaire et les exigences ont considérablement évolué. 

Dans les années 1970, la formation était accessible à des candidats ne justifiant que d'un niveau d'instruction primaire. Le diplôme de plus haut niveau était alors une validation de maîtrise technique. Bon nombre de moniteurs étaient des « gens du pays » — agriculteurs, employés de commerce ou artisans durant les mois d'été — pour qui le ski constituait un savoir-faire inné plutôt que le fruit d'une formation encadrée.

Aujourd'hui, bien qu'aucun diplôme universitaire ne soit requis pour s'inscrire, la complexité des examens théoriques (anatomie, physiologie, théorie du ski et aspects juridiques de la profession) exige un niveau de compréhension équivalent, au minimum, à celui du baccalauréat. Le cursus est désormais intégré au système LMD (Licence-Master-Doctorat) en termes de crédits de formation, reflétant ainsi la sophistication croissante de la profession. 

Vient ensuite la maîtrise des langues étrangères. Dans les années 1970, les compétences linguistiques étaient, au mieux, rudimentaires et souvent limitées à quelques phrases clés utilisées pour mener un cours (telles que l’expression comique « Pliez les genoux », « Suivez-moi » ou « Ça fera 50 euros ! »). L'enseignement était essentiellement visuel et reposait sur l'imitation. Aujourd'hui, la connaissance et la maîtrise d'une langue étrangère sont devenues un élément clé de la profession. 

L'examen final (comprenant l'« Eurotest » et un test spécifique de compétence linguistique) exige une vraie maîtrise. Compte tenu de l'internationalisation de la clientèle, le moniteur doit souvent jongler entre l'anglais (qui est obligatoire) et, fréquemment, une seconde langue comme le néerlandais ou le portugais — afin d'expliquer des concepts techniques complexes et d'assurer la sécurité. 

Viennent ensuite ce que j'ai toujours considéré comme une lacune majeure du cursus français, les compétences techniques et pédagogiques. À mon époque, l'accent était principalement mis sur le « schuss » et le virage « Christiania ». L'approche pédagogique était directive et standardisée : le moniteur faisait la démonstration, et l'élève reproduisait le geste. On brossait sur la sécurité, c’est tout. 

Aujourd'hui, l'avènement des skis paraboliques a révolutionné l'enseignement, en mettant davantage l'accent sur les virages coupés (carving) plutôt que sur les virages dérapés (un « dérapage » très discutable!) Sur le plan pédagogique, on a désormais recours à une méthode par laquelle le moniteur s'adapte à la psychologie de l'élève, à son niveau d'énergie et à ses objectifs personnels. De plus, les moniteurs d'aujourd'hui sont, en plus du ski alpin, formés au snowboard, au télémark, au ski de fond et au ski adapté. 

Enfin, la sécurité est désormais prise au sérieux. Si dans les années 70 la connaissance du milieu montagnard était empirique, transmise par les « vieux », le ski hors-piste n’était guère réglementé et les outils de secours (comme les détecteurs de victimes d'avalanches) étaient rares, aujourd'hui la formation du moniteur intègre des cours approfondis en nivologie, en météorologie et en gestion du risque d'avalanche. L'utilisation adéquate des détecteurs de victimes d'avalanches (DVA), des sondes et des pelles fait l'objet d'un examen rigoureux. 

Ainsi, comme vous pouvez le constater, c'est un véritable bond en avant en matière de compétences qui est proposé aux skieurs ayant besoin — ou l'envie — d’aller à l’école de ski !

mardi, avril 07, 2026

Ce qu'on apprend en lisant (Deuxième partie)

Il est en réalité très facile d’apprécier un livre comme « The Other Side of Change » de Maya Shankar et en ressortir avec le sentiment qu’on s’est souvenu de rien de ce que nous avons lu. Et cette sensation d’apport nul ne témoigne pas d’un échec de ma part à comprendre, mais constitue plutôt un indice quant à la manière dont mon esprit traite les idées qui lui sont proposées. 

Tentons d’explorer cette question de style de communication, pour ensuite offrir une approche plus efficace pour réfléchir et débattre des conséquences du changement. Les récits présentés dans ce livre ne s’inscrivent dans aucun cadre structuré. Toutefois, la lecture en fut agréable et émotionnellement touchante, mais difficile à restituer et cognitivement insaisissable. 

Je dois avoir davantage besoin de cadres conceptuels, de systèmes et de processus remplis de sens. Un livre qui n’offre pas explicitement ces éléments laisse généralement peu d’empreinte durable chez moi. Pour commencer, le sujet abordé (le changement) est par nature trop universel. Lorsqu’un livre décrit des expériences que nous avons vécues en profondeur et nombre d’entre nous ont mené une vie jalonnée de réinventions, d’adaptations et de résilience à cet égard, les idées exposées peuvent nous sembler être du « déjà vu ». 

En conséquence, notre esprit réagit ainsi : « Oui, oui, j’ai déjà vécu ça, c’est pas nouveau ! » Il est vrai que la familiarité nuit à la mémorisation. Une autre façon d’analyser l’impact des livres sur notre esprit consiste à dire que, sans frottements, il n’y a pas de rétention. Nous avons tous tendance à mieux retenir les idées qui nous bousculent, nous provoquent ou contredisent nos a priori. Lorsque le ton d’un livre est doux, bienveillant et non conflictuel, il ne vient pas heurter notre vision du monde, ne nous incite pas, sans provocation, à redoubler d’attention. 

On pourrait dire qu’une lecture agréable ne génère presque aucune tension cognitive et ne laisse que peu de traces en nous. Un livre trop facile à lire agit davantage comme un miroir que comme un outil d’ouverture d’esprit. S’agissant précisément du thème du « changement », un ouvrage devrait être à la fois philosophique (pourquoi le changement est-il important ?), psychologique (comment le changement affecte-t-il l’identité ?) et pratique (comment naviguer à travers le changement ?). 

Ce livre couvrait les deux premiers aspects, mais m’a laissé sur ma faim quant au troisième. Dans un prochain article de ce blog, nous reviendrons sur le sujet de cet ouvrage pour explorer, cette fois-ci, la manière concrète de débattre des conséquences du changement.

lundi, avril 06, 2026

Ce qu'on apprend en lisant (Première partie)

Je viens de terminer la lecture de « The Other Side of Change » (l’autre côté du changement), un livre de Maya Shankar, une américaine spécialiste en sciences cognitives. Cet ouvrage explore la manière dont des bouleversements majeurs et inattendus dans nos vies peuvent mener à de profondes transformations personnelles. 

Mêlant récits intimes et recherches scientifiques, ce récit propose un guide pour traverser les périodes de tumulte et découvrir en soi un sens nouveau ainsi qu'un potentiel insoupçonné. 

Maya Shankar, animatrice du podcast « A Slight Change of Plans », s'appuie sur les témoignages de personnes confrontées à des épreuves telles que la perte d'un emploi, la maladie ou la fin d'une relation, pour illustrer des leçons universelles sur la résilience, l'identité et l'épanouissement, invitant ainsi les lecteurs à envisager le changement comme une occasion de réinventer la personne qu'ils peuvent devenir. 

J'ai pris plaisir à lire ce livre, mais je dois avouer que son contenu m’est passé par une oreille et sorti par l’autre. L'ouvrage relevait davantage de l'expérience vécue que de l'enseignement didactique, l'auteure ayant opté pour un style narratif et réflexif. C'est un livre chaleureux, empreint d'empathie et porté par des récits intéressants, mais n'est en aucun cas prescriptif. 

J’ai bien aimé la fluidité du texte, mais n'y a trouvé aucun « point d'ancrage » clair sur lequel m'appuyer pour mémoriser l'information. Cela vous est-il déjà arrivé ? Retenir les connaissances qu’on apprend en lisant est un sujet que je souhaite approfondir afin de vous faire part de mes frustrations et de mes découvertes. 

Ce sujet sera traite un peu plus en détail dans mon prochain blog.

dimanche, avril 05, 2026

Notre premier et unique appartement

Il y a un peu plus de 50 ans, début septembre 1975, au lendemain de notre mariage, mon épouse et moi prenions la route pour Nevers afin que je puisse y débuter mon nouveau poste de chef de produit pour les fixations Look. 

Dans un premier temps, nous avions loué une maison à Challuy, une commune voisine ; le mois suivant, nous avons fait l'acquisition d'un petit appartement de 37 m², situé en plein cœur de Nevers, au troisième étage d'un immeuble qui devait remonter au moins au XVIe siècle. 

Les marches en pierre étaient tellement usées qu'elles s'étaient creusées sous l'effet d'un passage long et intense — tout comme celles d'un vieux château ; une odeur de vieux et de moisi flottait dans l'air, et nous avions bien plus de mal à grimper jusqu'au troisième étage que nous n'en aurions aujourd'hui, ce qui en dit long sur notre condition physique de l'époque. 

Nous garions notre Citroën Dyane 6 dans la rue, juste en contrebas. Le charme historique a assurément ses limites : nous n'avons pas du tout apprécié notre vie à Nevers, une agglomération qui a vu sa population passer de 75 à 65 000 habitants aujourd’hui, pas plus que je n'ai apprécié mon travail au sein de l'entreprise. 

J'ai donc démissionné et nous avons revendu l'appartement au moment de quitter la ville. 

Entre le prix d'achat, les travaux non négligeables réalisés (notamment changer la toiture) et le calcul de ce qu'aurait représenté le coût d'une location sur quatorze mois, nous avons même trouvé le moyen de réaliser un petit bénéfice ... 

Aujourd'hui, l'intérieur de l'appartement a été considérablement rénové par rapport à l'époque où nous l'occupions ; toutefois, à en croire les commentaires laissés par les voyageurs sur Booking.com, cette drôle d'odeur persiste toujours dans la cage d'escalier !

samedi, avril 04, 2026

Voyage vers la Lune ou guerre en Iran ?

Alors que nous regardions le lancement d'Artemis II ce mercredi, ma femme m'a demandé combien cette balade autour de la Lune va coûter aux contribuables américains, alors même que nous avons tant d'autres priorités qui restent ignorées. 

Avant d'aller plus loin, gardez à l'esprit que nous parlons ici d'argent que les États-Unis n’ont pas et qui viendra s'empiler sur notre dette, qui atteindra bientôt les 40 000 milliards de dollars. 

Et bien la réponse est plus de 4 milliards de dollars par voyage. Si l'on considère les quatre missions Artemis I à IV, leur coût total s'élèvera à environ 16,4 milliards de dollars, selon les estimations de l'Inspecteur général de la NASA. 

Ce chiffre reflète les coûts opérationnels par mission (SLS + Orion + systèmes au sol) et n'inclut pas les coûts massifs de développement du programme Artemis dans son ensemble. Au total, le coût global — en incluant chaque mission — devrait avoisiner les 100 milliards de dollars, en esperant que le budget initial soit respecté. 

Le programme Artemis consiste essentiellement à reconstruire, en partant de zéro, l'intégralité de l'infrastructure américaine d'exploration spatiale; il comprend de nouveaux lanceurs lourds (SLS), un véhicule habité pour l'espace lointain (Orion), des infrastructures lunaires (Gateway, atterrisseurs), de nouveaux systèmes au sol ainsi que la planification des opérations lunaires à long terme. 

Comme c'est presque toujours le cas pour ces projets titanesques, il faut s'attendre à ce que les 93 milliards de dollars budgétés finissent par coûter aux Américains bien plus de 100 milliards… 

Nous pouvons désormais mettre cela en perspective avec la guerre en Iran — ou « l'excursion », comme Trump aime qualifier sa dernière entreprise belliqueuse — laquelle nous a déjà coûté entre 30 et 40 milliards de dollars selon les estimations (sans prendre en compte les lourdes conséquences économiques à l'échelle mondiale) ; ce bilan ne comptabilise ni les 2 000 morts et 25 000 blessés, ni les dégâts matériels du côté iranien, et l'affaire est loin d'être terminée. 

Ainsi, quand je compare ces deux dépenses, je choisis sans hésiter l'exploration spatiale s’il fallait trancher entre celle-ci et une guerre insensée et inutile.

vendredi, avril 03, 2026

La vraie clé de la réussite

Si quelqu'un m'avait posé cette question, j'aurais répondu : « La passion ». Idéalement, une passion pour une activité qui nous accompagne toute la vie et nous propulse vers le succès. C’est dans cet état d’esprit que je lisais récemment un article dans le magazine « Inc. », approfondissant ce sujet. Selon ce que j’ai pu comprendre, le trait de caractère en question n’est ni la passion, la créativité, l'innovation, la culture d'entreprise ou l’imagination, mais c'est la persévérance. 

C'est du moins ce qu'en pensait le regretté Steve Jobs, fondateur d’Apple. Il n’en faisait pas une idée romantique ; il savait juste qu’elle était l’importance de la persistance quand tout tournait mal — comme lorsqu'il fut viré d'Apple, qu'il dut tout recommencer avec NeXT, pour finalement revenir et bâtir l'une des entreprises parmi les plus grandes du monde. Son propos n'était pas de dire que le talent, le sens du timing ou la qualité du produit n'avaient aucune importance ; il soulignait simplement que, sans persévérance, aucun de ces atouts ne pouvait porter ses fruits.

Cela me fait penser à Sisyphe, contraint de pousser son rocher jusqu'au haut de la pente pour bien comprendre le concept de persévérance. Nous devons nous imprégner de cette idée : nos échecs et nos revers ne nous définissent pas ; ils nous affinent. Les meilleurs leaders ne se contentent pas de tourner la page après avoir été mis à terre ; ils rebondissent et s'attellent à analyser ce qui a échoué, ce qui mérite encore d'être poursuivi et ce qui doit impérativement changer. 

Cela implique de recueillir le fruit de nos expériences et leurs enseignements. Par exemple, nous pouvons tous tirer les leçons d'une idée ou d'un échec, car cela nous montre précisément ce qui ne va pas. Nous découvrons les lacunes contenues dans notre préparation ou notre exécution. Si nous parvenons à considérer nos revers comme des expériences révélatrices, nous transformerons nos impasses en tremplins. Il nous suffit de garder à l'esprit que chaque échec nous apprend toujours quelque chose. 

Le plus attaché nous serons à nos objectifs, le plus facile il nous sera de persévérer. Bien entendu, faire preuve de persistance ne signifie pas foncer tête baissée avec une mauvaise idée au départ. Au contraire, cela consiste à se fixer un objectif qui en vaut la peine et à s'y tenir fermement, tout en faisant preuve de souplesse quant aux moyens mis en œuvre pour l'atteindre. Si notre stratégie s'avère inefficace, il suffit d'ajuster le plan, sans pour autant renoncer à la vision d'ensemble. 

Les études consacrées à la « ténacité » démontrent qu'une passion et une persévérance maintenues sur la durée constituent des indicateurs de réussite bien plus fiables qu’un quotient intellectuel impressionnant ou un grand talent. Avec le recul, si j'avais accordé à la persévérance la place qu’elle méritait tout au long de ma vie, j'aurais progressé bien davantage ; mais la prise de conscience de son importance ne m'est venue que par petites touches à chaque fois que je trébuchais. 

Au prix d'un nombre d'échecs que je peux aujourd'hui assumer, j'ai fini par saisir l'essentiel. Les leaders qui refusent d'abandonner — ceux qui se présentent une fois de plus sur la ligne de départ après avoir essuyé des revers — sont ceux qui, en fin de compte, franchissent la ligne d'arrivée. Lorsque nous sommes confrontés à une journée, une semaine ou une période prolongée de mauvaises nouvelles, posons-nous cette question : « Sommes-nous dans une impasse, ou ne s'agit-il qu’une résistance naturelle liée à tout progrès ? » 

Avant de jeter l'éponge, donnons toujours une autre chance à la persévérance. Elle pourrait bien nous sortir du lot.