mardi, juillet 21, 2026

Apprendre une langue avec l'IA (Première partie)

Après avoir appris l'espagnol avec Duolingo il y a deux ans, je pense avoir acquis suffisamment de connaissances pour aborder la conversation — aspect pour lequel cette méthode d'apprentissage très répandue semble peu adaptée.

Je poursuis désormais mon parcours en m'appuyant sur l'IA. Il me faut maintenant pratiquer la conversation, et je pense devoir adapter mon approche pour tirer le meilleur parti de cette nouvelle technologie. Ayant déjà appris plusieurs autres langues, je sais que j'aborde la conversation, l'étape la plus cruciale. 

Après avoir recherché ce qui se trouvait sur le marché, j'ai opté pour TalkPal, car cette application me semblait constituer le meilleur trait d'union entre un apprentissage structuré (comme celui de Duolingo) et une rampe de lancement dans la pratique de la langue. L'enjeu, pour moi, est désormais d'utiliser cet outil de manière à forcer mon cerveau à penser instinctivement en espagnol, plutôt que de juste « traduire ».

TalkPal n’est pas un quiz, mais davantage un professeur (robotique, c’est vrai !). Ce n’est plus le moment de lui demander des listes de vocabulaire ou des explications grammaticales, car je suis censé les connaître déjà grâce à Duolingo. Je dois donc utiliser ce nouvel outil comme un partenaire de conversation. Je dois lui raconter des histoires, décrire ma journée, défendre un point de vue, demander des avis, exprimer des émotions, faire des erreurs et continuer quoi qu’il arrive ; l’objectif est la fluidité, pas la perfection. 

Bien sûr, j’ai appris depuis longtemps que l’apprentissage d’une langue nécessite une immersion totale ; je n’utilise donc ni l’anglais ni le français, sauf en cas de nécessité absolue. Partant de ce principe, si je ne connais pas un mot, j’en utilise plusieurs pour en exprimer le sens et le décrire en espagnol : 

« Es como… » (C’est comme…) 

« Es una cosa que… » (C’est une chose qui…) 

« Sirve para… » (Ça sert à…) 

« Parece… » (Ça ressemble à…) 

C’est un savoir-faire puissant pour gagner en aisance, et je me l’approprie ! Lorsque j’apprenais l’anglais, quelques verres d’alcool m’ont toujours beaucoup aidé, car j’étais timide et j’avais peur de passer pour un idiot. Je n’espère pas à en arriver là ! 

J’utilise TalkPal pour simuler des situations réelles en créant des scénarios qui me tiennent à cœur : réserver un hôtel à Madrid, demander de l’aide lors d’une randonnée en Espagne, discuter d’architecture ou du climat de montagne, évoquer les hivers grandioses de Park City ou simplement planifier un voyage avec ma femme. Je pourrais aussi m’en servir pour expliquer ma philosophie sur le vieillissement et les rêves (en espagnol !). 

Dans le prochain article, nous verrons comment je peux affiner mon apprentissage à mon avantage...

lundi, juillet 20, 2026

Quand vieillir épuise temps et rêves (Deuxième partie)

Pour continuer notre discussion entre ambition et curiosité, permettez-moi d'ajouter que lorsque les rêves rétrécissent en taille, ils gagnent en intensité. La curiosité est l'antidote à la peur du temps limité, car elle n’est pas dans le futur, mais juste au présent. Il arrive un moment où il faut arrêter de trouver une justification pour nos rêves. 

En vieillissant, nous voulons que nos rêves soient pratiques, porteurs de sens, efficaces et qu'ils justifient le temps et l'énergie investis. Bien souvent, les rêves ne survivent pas à l'interrogatoire, ils ont simplement besoin qu'on leur donne la permission d'exister. C’est vrai que les rêves n'ont pas besoin de garanties, mais d'oxygène. Et cet oxygène provient de la liberté que nous nous accordons de ne pas exiger de retour sur notre investissement.

Nous devons également considérer notre mortalité comme une lentille qui focalise notre attention, et non comme une menace. C'est peut-être contre-intuitif, mais très puissant. Quand le temps semble infini, les rêves se dispersent ; lorsqu'il semble limité, ils se précisent. Ajoutons que la conscience du temps limité peut soit étouffer les rêves, soit les distiller pour en extraire l'essence. 

Tout l'art consiste à laisser la mortalité clarifier ce qui compte vraiment, plutôt que de la laisser nous intimider. N'oublions pas non plus que le principal obstacle de rêver tard dans la vie est la conviction que les rêves doivent être grandioses. Pourtant, l'esprit s'épanouit quand le rêve est réalisable, immédiat, adapté à notre temporalité et porteur d'une résonance émotionnelle. 

Un rêve qui commence aujourd'hui est un rêve qui perdure. Vieillir est sans conteste une épreuve délicate, car le temps prend soudain l'allure d'un couloir étroit plutôt que celle d'une vaste plaine ouverte. Lorsque nous sentons que l'avenir est limité ou incertain, nos rêves deviennent timides : ils hésitent, se cachent ou ne voient jamais le jour. 

Pourtant, les rêves ne disparaissent pas parce que nous vieillissons ; ils s'évanouissent quand nous commençons à exiger des garanties. Nous leur demandons de se justifier, de prouver qu'ils valent le temps, l'énergie et les risques qu'ils impliquent. Et sous cette pression, ils se rétractent. Rappelons-nous donc que la voie à suivre consiste à alléger notre manière de rêver. À passer d'ambitions à vie à des ambitions plus courtes. À remplacer l'ambition par la curiosité. 

À laisser la mortalité aiguiser notre regard plutôt que d'étouffer notre imagination. Les rêves s'épanouissent quand ils sont assez modestes pour commencer aujourd'hui, assez doux pour ne pas nous intimider et assez porteurs de sens pour stimuler nos ressources. Le temps est peut-être limité, mais l’imagination ne l’est pas ; l’esprit demeure fertile tant qu’on lui permet de vagabonder, d’explorer et de jouer.

dimanche, juillet 19, 2026

Quand vieillir épuise temps et rêves (Première partie)

Vieillir n’est pas pour les mauviettes, car nous devenons vite obsédés que le temps qui nous reste est autant limité qu’incertain. Il est donc évident quand nous nous sentons ainsi à l'étroit, le moindre rêve qui pourrait naître en nous a peu de chance et va s’envoler précipitamment ou ne prendra jamais racine en notre esprit... 

Ceci amène la question suivante : comment ces rêves pourraient-ils encore surgir et s'épanouir malgré ces contraintes temporelles que nous leur imposons ? Cette interrogation se situe au carrefour de la psychologie, de la philosophie et de l'essence même du vieillissement. Quand le temps semble compté, notre esprit s’arme de prudence.

Les rêves ne meurent pas parce que nous vieillissons ; ils meurent parce que notre esprit se transforme en comptable qui déteste le risque, calculant sans cesse si « cela en vaut la peine » au lieu de se dire « essayons » ou « et si on faisait ceci ou cela ... ? ». Par exemple : « Dois-je vraiment acheter un forfait de ski pour la saison ? Rien ne garantit absolument que je passerai l'hiver, pas vrai ? » Cette pensée traduit bien la réalité émotionnelle de ce changement. 

Ce que nous pouvons ajouter pour appuyer notre réflexion, c'est une explication qui permettra de définir un moyen par lequel les rêves peuvent émerger et se développer, même sous la pression d'un temps qui devient limité. Je suis convaincu de la réalité du repli psychologique lié au vieillissement : ce sentiment d'être à l'étroit est bien réel. 

Il y a aussi le fait que sous la contrainte d’un temps limité, les rêves sont fragilisés et encore mis davantage à l’épreuve entre le besoin de se développer et de la peur de l'horloge qui n’arrête pas de tourner. Une solution à ce dilemme est de passer de « rêves d'une vie » à des « rêves saisonniers ». Quand nous sommes jeunes, nos rêves s'inscrivent dans de vastes trajectoires ; en vieillissant, ils doivent se réduire pour s'adapter à notre horizon temporel et pouvoir ainsi s'épanouir. Ils se transforment en inspirations plus modestes, plus précises et plus immédiates. 

Tous les rêves n’ont pas besoin de vingt ans pour se réaliser. Ils peuvent se matérialiser en six mois, en juste trois semaines ou en une simple expérience d'un seul jour. Il nous faut juste une échelle adaptée au laps de temps disponible ! L’autre façon d’y arriver et de remplacer l'ambition par la curiosité. L'ambition est lourde et compliquée, tandis que la curiosité est bien plus légère et agile. 

Si l'ambition demande : « Va-t-on pouvoir y parvenir ? » La curiosité demande : « Que va-t-il se passer si j'essaie ? » Nous poursuivrons cette discussion demain et explorerons ce subtil glissement de l'ambition vers la curiosité ; alors, si vous êtes curieux, revenez nous voir !

samedi, juillet 18, 2026

Détail de conception solaire passive

Depuis que je suis venu m’installer à Park City, j’ai toujours accordé une importance capitale au choix d’un terrain bénéficiant d’une exposition plein sud. 

Après avoir passé un quart de siècle dans un lieu ombragé, en Haute-Savoie — où la maison de mes parents ne recevait que quelques heures de soleil par jour en hiver —, j’ai appris par expérience à quel point la lumière du soleil en montagne influence profondément tant le confort que le moral. 

Bien entendu, l’orientation du terrain ne constitue que la moitié de l’équation ; l’architecture doit faire le reste. À une altitude de 2 100 mètres, le rayonnement solaire est plus intense, les hivers plus rigoureux et le ciel plus limpide ; la géométrie solaire s’impose donc comme l’un des outils de conception les plus efficaces, bien que souvent négligés. 

J’ai toujours été surpris du peu d’attention que de nombreux architectes locaux portaient aux principes du solaire passif. Lorsque nous avons construit notre maison en 2013, j’ai exigé de grands avant-toits sur la façade sud — 2,13 mètres dans ce cas — afin de bloquer le soleil haut en été tout en laissant pénétrer le ses rayons plus bas en hiver. 

À 40° de latitude, la hauteur du soleil varie de près de 47° selon les saisons ; un avant-toit bien conçu permet donc de réduire considérablement les apports de chaleur en ete tout en offrant un appoint de chauffage gratuit en hiver. La photo ci-dessous a été prise le 7 juillet, peu après le solstice d’été, à 11 heures ; elle illustre parfaitement l’efficacité de ces avancées de toiture : une ombre totale en été et un ensoleillement maximal en hiver.

Le solaire passif n’a rien de complexe : c’est tout simplement de la bonne architecture de montagne.

vendredi, juillet 17, 2026

Roland Collombin, 1951-2026

 

Roland Collombin était un skieur alpin suisse hors du commun, double vainqueur du classement général de la descente et médaillé d'argent aux J.O. de Sapporo en 1972. Il s'est éteint le 10 juillet 2026, à l'âge de 75 ans, après une lutte de deux ans contre le cancer. Téméraire et audacieux, Collombin a dominé la discipline de la descente lors de la saison 1973-1974 avant de se blesser gravement à la colonne, ce qui mit fin prématurément à sa carrière, alors qu'il n'avait que 24 ans. Il a remporté deux Globes de cristal consécutifs en descente, en 1973 et 1974. 

Domptant la Streif, il a gagné à deux reprises la descente du Hahnenkamm à Kitzbühel — une course réputée extrêmement dangereuse — en 1973 et 1974, établissant un record de piste lors de sa seconde victoire. Le style de course de Collombin, fondé sur la prise de risque maximale, a conduit à sa relation tragique avec la piste Oreiller-Killy à Val-d'Isère. 

En décembre 1974, il se blessait gravement à la colonne vertébrale en chutant à l'entraînement, ce qui l’empêchait de skier pour le reste de la saison. En décembre 1975, en effectuant son retour en compétition, il chutait au même endroit précis, se fracturant deux vertèbres et se retrouvant temporairement paralysé. Ce saut allait être surnommé « la bosse à Collombin ». 

Par un curieux hasard, j'étais moniteur de ski et travaillait comme bénévole le 12 janvier 1974 sur la piste de descente Jean-Vuarnet à Avoriaz, et le décès de Collombin a fait remonter des souvenirs marquants. La veille de la course, je m'étais retrouvé au bar-discothèque « Chez Caroline » à Morzine avec mon ami Jean-Pierre Chatellard, entraîneur de l'équipe de France, et Scott Henderson, entraîneur des descendeurs canadiens qui allaient bientôt devenir les « Crazy Canucks ». 

À cette époque, bien que j’adorais faire le métier de moniteur de ski, je cherchais désespérément un emploi à l'année ; je n'avais aucune envie particulière d'ouvrir une boutique de souvenirs ou un restaurant aux Lindarets pour y passer le reste de ma vie. 

À nous trois, nous avons englouti une bouteille de whisky tout en discutant et en évoquant nos souvenirs, Chatellard — que je n'avais pas revu depuis 1972 en Australie — m'avait alors donné quelques bons tuyaux pour travailler dans l'industrie du ski. Je les ai suivis à la lettre, ce qui m'a permis de mettre le pied dans ce milieu. 

Le lendemain, alors qu’il fallait lisser à ski une piste toute gratonnée et gelée pendant la nuit, je subissais les effets de la pire gueule de bois de ma vie, mais j'ai tenu le coup... et Roland Collombin a remporté la course ! 

jeudi, juillet 16, 2026

Vivre en croisière (Deuxième partie)

Qu'est-ce qui pousse donc tant de personnes à passer presque autant de temps (voire plus) sur un bateau de croisière qu'à la maison ? De nombreux retraités évoquent les mêmes avantages : pas de cuisine, pas de ménage, un dépaysement total sans avoir à faire ni défaire ses valises, la sécurité et le confort, sans oublier d'excellentes occasions de rencontrer du monde. Comme vous pouvez le constater, un brin de paresse a ses avantages ! 

Pour nos voisins, visiter des dizaines de destinations ne semble pas poser de problème, et les allers-retours pour faire et défaire ses valises ne sont même pas un souci. Pour les couples, c'est un mode de vie particulièrement relaxant, car nul besoin de planifier les activités quotidiennes, comme « Qu'est-ce qu'on mange ce soir ? » ou nettoyer les gouttières. 

Bien sûr, la vie en mer a aussi ses inconvénients. Même sur un immense navire, l'accès à Internet peut être lent ou coûteux (bien qu'il se soit considérablement amélioré grâce aux services par satellite). Les urgences médicales peuvent s'avérer onéreuses et, dans certains cas, nécessiter une évacuation sanitaire coûteuse. Les cabines sont relativement petites, le buffet est toujours le même, ce qui peut vite devenir lassant, et les animations finissent toujours par se répéter lors d'une longue croisière. Pour les plus curieux, les escales n'offrent qu'un bref aperçu de la destination. 

De plus, les longues croisières peuvent s'avérer étonnamment coûteuses, à moins de maîtriser parfaitement ses dépenses à bord, car tout est conçu pour inciter les passagers à dépenser. Ceci étant dit, le coût de ce mode de vie pourrait en surprendre plus d'un. 

Pour les retraités qui ont vendu leur maison ou louent un appartement modeste, une croisière n'est pas toujours aussi extravagante qu'on pourrait le croire. Par exemple, les croisières maritimes les moins chères aux États-Unis commencent autour de 50 à 80 dollars par personne et par nuit (hors taxes et frais portuaires) pour une cabine intérieure. 

Les tarifs les plus bas par personne et par jour se trouvent sur les croisières plus courtes (3 à 4 nuits), les croisières de repositionnement et sur les navires plus anciens des compagnies réputées comme Carnival Cruise Line, MSC Croisières et Royal Caribbean. Si l'on part d'une estimation prudente de 100 dollars par personne et par jour, on arrive à un coût annuel de 36 500 dollars comparée\ au prix de l'hébergement, tous les repas, les charges, le ménage, les transferts entre les ports, les divertissements, l'accès à la salle de sport et de nombreuses activités. 

Difficile de trouver mieux pour une personne seule louant un appartement aux États-Unis. Et même 73 000 dollars pour un couple pourrait sembler excessif, cela reste justifié par le prix abordable des services et des loisirs proposés. Comparé à l'entretien d'une maison, aux impôts fonciers, à l'assurance, aux charges, aux courses, aux sorties au restaurant et aux vacances occasionnelles, la différence est peut-être moins importante qu'on ne le pense. Plutôt étonnant, non ? 

Ce mode de vie est-il en train de se développer ? Il semblerait que oui, car le nombre de retraités en bonne santé a augmenté et les compagnies de croisière fidélisent désormais leur clientèle avec des programmes alléchants, des croisières prolongées et même des « tours du monde » de trois à six mois. Certains itinéraires récents sont spécialement conçus pour ceux qui souhaitent considérer le navire comme un véritable chez-soi, et non comme un simple lieu de vacances. 

Ce serait impensable pour nous, car la vie sur un bateau nous paraît étouffante. Pourtant, beaucoup de personnes qui aiment ne rien faire et n'auraient jamais imaginé passer des mois en mer découvrent que le confort, la variété et les échanges sociaux conviennent parfaitement à leur retraite. Et vous qu’en pensez-vous ? 

mercredi, juillet 15, 2026

Vivre en croisière (Première partie)

Il y a quelques jours, nous déposions à l'aéroport un couple de voisins retraités qui prenaient l'avion pour la côte Pacifique afin d'embarquer pour une croisière. Ils nous ont confié passer près de la moitié de leur temps à bord de grands paquebots équipés de murs d'escalade, de piscines et offrant toutes sortes de divertissements. Peu leur importe la destination ou les escales. 

L'essentiel pour eux est de trouver une bonne affaire ; du moment qu'ils sont logés et bien nourris, tout leur convient. Bien qu’ils soient très à l’aise, ils sont particulièrement radins. On pourrait se demander si cette pratique est répandue, mais après quelques recherches, j'ai découvert qu'elle l'est plus qu'on ne le pense.

Chez les retraités disposant de revenus suffisants, passer plusieurs mois par an en croisière est devenu un véritable mode de vie. Si le fait que nos voisins y passent « près de la moitié de l'année » peut paraître extraordinaire, c'est loin d'être un cas unique. Certaines personnes vivent même à bord de paquebots toute l'année. Plusieurs facteurs rendent cela possible, à commencer par le temps libre. 

Une fois à la retraite, il n’y a plus guère de contraintes au niveau du planning, et les croisières peuvent s'avérer particulièrement économiques. En réservant de longs voyages, en vivant dans une maison peu coûteuse et en profitant des réductions « fidélité, » le coût journalier peut être comparable à celui d'une maison individuelle avec les dépenses séparées pour l'hôtel, les restaurants, les loisirs et les transports. 

Tout est inclus : repas, ménage, spectacles, piscines, centres de remise en forme, activités organisées et transferts d'un port à l'autre. Les croisiéristes ont aussi l'occasion de rencontrer régulièrement les mêmes personnes. Nos voisins se font souvent des amis et organisent même leurs futurs voyages ensemble. Des services médicaux sont également disponibles. 

Les soins à bord répondent aux normes de base pour la stabilisation et les affections bénignes, mais ils ne sont ni gratuits, ni bon marché, et ne sont pas directement couverts par l'assurance maladie américaine (Medicare) en eaux internationales. Les patients doivent avancer les frais médicaux à bord, et l'assurance maladie ne rembourse que si le navire se trouve dans un port américain ou à moins de six heures d'un port américain. Bien que ces services ne remplacent pas les soins hospitaliers, ils rassurent les voyageurs âgés. 

Bien sûr, la grande majorité des retraités ne passent pas des mois en mer, mais il est assez fréquent que les croisiéristes passionnés passent entre 60 et 120 nuits par an à bord. Passer 150 à 200 nuits par an, comme nos voisins, est moins courant, mais certainement pas rare au sein des communautés de croisiéristes. 

Demain, nous aborderons d'autres aspects de ce mode de vie, ne quittez donc pas !