mercredi, avril 15, 2026

Hé, je suis jaloux ! (Deuxième partie)

Après avoir défini ce qu'est la jalousie, nous pourrions nous demander d'où elle vient. La première question qui saute à l'esprit est de savoir si le sentiment de jalousie est inné ? La réponse semble être OUI, et ce, de manière profonde. À travers les cultures, les âges et même les espèces, la jalousie se manifeste selon des schémas prévisibles. L'un d'eux est d'ordre évolutif : elle nous sert à protéger la cellule familiale traditionnelle et à garantir l'investissement parental, tout en maintenant notre rang social, en prévenant toute perte de ressources. 

Il ne s'agit pas d'une défaillance morale, mais d'un système d'alarme ancestral qui peut, dans le contexte de la vie et de la culture modernes, se déclencher par erreur. Par ailleurs, la jalousie n'est pas égale par tout le monde ; certains d'entre nous l’éprouvent plus fortement que d'autres. C'est là que le sujet devient intéressant. J'ai découvert que la jalousie ne se résume pas à la situation elle-même, mais qu'elle dépend de notre mode de pensée et de la manière dont nos émotions nous affectent.

Certaines dispositions personnelles — notamment notre style d'attachement — peuvent amplifier la jalousie. Par exemple, si c’est l’anxiété qui nous attache, nous ressentons la jalousie avec une intensité maximale. Si l'attachement nous affecte moins, le sentiment est refoulé, mais demeure bel et bien présent. À l'inverse, si notre attachement n’est pas névrosé, nous ressentons de la jalousie, mais celle-ci ne nous submerge pas. La stabilité de notre estime de soi influe également sur nos sentiments. 

Quand j'étais jeune, mon estime de moi était fragile, ce qui a provoqué chez moi d'innombrables accès de jalousie. Avec l’âge et quand le succès est arrivé, j’ai gagné beaucoup plus d'assurance, ce sentiment s’est alors estompé. Il est évident que si notre identité est étroitement liée à une relation, à un rôle social ou professionnel, à un savoir-faire particulier ou à une profession spécifique, toute menace pesant sur ces domaines est susceptible de déclencher la jalousie. 

Certains d'entre nous sont programmés pour être influencés par des questions de hiérarchie et d'appartenance avec une intensité supérieure à la moyenne ; ceux-ci ressentent les moindres variations d'attention ou de statut comme on sentirait un courant d'air dans une pièce. Enfin, notre cerveau apprend en permanence et identifie des schémas récurrents ; ainsi, nos expériences passées de perte ou de trahison lui enseignent que la jalousie peut servir de garde-fou pour garantir que ces situations ne se reproduisent plus jamais. 

J'ajouterais que si nous avons connu la pauvreté à un moment donné de notre existence — comme ce fut mon cas —, nous avons développé un sentiment de pénurie. Ainsi, si nous considérons que l'amour est rare, que les opportunités sont rares et que l'attention est rare. La jalousie devient une réaction par défaut. Pour conclure, je propose une meilleure façon d'envisager la jalousie. Ne la traitons pas comme un problème, mais comme une donnée. 

La jalousie répond toujours à l'une de ces questions : 

  • Qu'ai-je peur de perdre ? 
  • Quelle part de mon identité se sent menacée ? 
  • Quelle richesse rare suis-je en train de percevoir ? 
  • Quelle histoire suis-je en train de me raconter sur ce que je vaut ? 
  • Quelle ancienne blessure passée est réactivée ? 

Si nous arrivons à nous entraîner au décodage de ces différents signaux, la jalousie que nous ressentons devient une carte plutôt qu'un piège. Demain, nous parlerons de l'envie, cette cousine bien spéciale de la jalousie...

mardi, avril 14, 2026

Hé, je suis jaloux ! (Première partie)

Souvent, je me demande ce qui déclenche le sentiment de jalousie. Est-ce inné ? Et quelles dispositions le rendent-elles plus intense chez certains individus ? D'après ce que j'ai ressenti et observé, je dirais que la jalousie ne pointe pas son nez au hasard et ce n'est pas non plus un défaut. C'est l'un des systèmes émotionnels les plus anciens développés au cours de notre évolution, un signal qui nous incite à protéger ce que nous considérons comme essentiel : nos relations, notre statut, notre sentiment d'appartenance, notre identité et notre sécurité.

J'ai éprouvé suffisamment de jalousie au cours de ma vie pour bien connaître ce monstre insidieux, qui surgissait chaque fois que je ne me sentais pas suffisamment sûr de moi. En étudiant un peu ce sentiment, on peut comprendre ce que la jalousie cherche à protéger, elle devient alors beaucoup moins mystérieuse. J'ai pris le temps d'examiner cette émotion compliquée, et j'ai découvert qu'il existe des situations humaines qui la déclenchent à coup sûr. 

Presque tous les cas de figure entrent dans l'une des catégories suivantes. D'abord, la menace pesant sur une importante relation, qu'elle soit amoureuse, familiale ou amicale. Par exemple, lorsqu'une autre personne accapare l'attention alors que nous pensons qu'elle devrait nous revenir, lorsque notre partenaire semble attiré par quelqu'un d'autre, ou lorsqu'un ami s'investit davantage auprès d'un autre. Ce sont là des cas classiques ; la jalousie que nous ressentons agit alors tel un chien de garde, veillant sur ce qui nous est rattaché. 

Ensuite, il existe une forme de jalousie que nous admettons rarement : la menace pesant sur notre statut ou notre identité. Dans ce cas de figure, un collègue reçoit des éloges pour un travail dans lequel nous excellons habituellement, ou une nouvelle personne intègre notre cercle social en faisant valoir une compétence pour laquelle nous sommes nous-mêmes reconnus. Autre exemple : un collègue qui réussit dans un domaine étroitement lié à notre spécialité. 

Dans toutes ces situations, notre jalousie agit pour protéger l’identité singulière ou la supériorité qui nous est propre. Une autre catégorie concerne les menaces pesant sur nos ressources, qu'elles soient émotionnelles, sociales ou matérielles. Par exemple,quand quelqu’un décroche le poste que nous espérions, lorsqu'un frère ou une sœur reçoit une plus grande part d'héritage, ou lorsqu'un collègue bénéficie d'un accès privilégié auprès du grand patron. 

Enfin, il y a la menace pesant sur notre sentiment d'appartenance. Nous sommes des animaux sociaux, et nous ne supportons pas d'être exclus du groupe. Ainsi, nous éprouvons de la jalousie lorsque nous sommes tenus à l'écart de projets ou d'une équipe, lorsque nous ne sommes pas invités à une fête, lorsque nous voyons d'autres personnes tisser des liens sans nous, ou encore lorsque nous avons le sentiment d'être remplacés au sein d'un groupe de travail. Cela nous signale que nous sommes socialement marginalisés. 

Voilà qui pose les bases des causes de la jalousie ; dans le prochain article, nous verrons comment celle-ci s'insinue en nous.

lundi, avril 13, 2026

Théocratie et armes nucléaires (Troisième partie)

Tout comme je perçois la religion, je considère personnellement la théocratie comme profondément irrationnelle, et cela m'inquiète lorsqu'un tel régime se retrouve armé de l'arme nucléaire. Puisqu'une théocratie repose sur des croyances « irrationnelles », elle devient le sujet d'intenses débats philosophiques et politiques. 

Or, d'aucuns voient dans la foi religieuse une forme de connaissance légitime. Sur la base d'analyses issues de la philosophie politique et d'exemples historiques, la théocratie est généralement considérée comme bâtie sur des fondements métaphysiques, plutôt que empiriques ou rationnels. 

Pour certains, la croyance mystique n'est pas irrationnelle, mais plutôt « non rationnelle » ou « instinctive », car elle opère en dehors du champ de la logique empirique et de la vérification scientifique ; elle est souvent perçue comme une réalité expérientielle, interne ou subjective, plutôt que comme une contradiction directe à la réalité objective. 

Parlons de sémantique et du serpent qui se mord la queue ! On prétend qu'il s'agit d'une expérience instinctive, c'est-à-dire d'une chose qui ne saurait être validée ou réfutée par des preuves logiques. Je ne suis absolument pas convaincu par cet argument — et je ne suis pas le seul —, car de nombreux critiques soutiennent que la religion organisée instrumentalise les croyances mystiques pour asseoir un contrôle social, maintenir une hiérarchie et imposer la conformité. 

Les doctrines religieuses sont conçues pour préserver la solidarité sociale ou conforter le pouvoir des élites, plutôt que pour refléter une vérité objective. De surcroît, les croyances religieuses sont inculquées dès le plus jeune âge, avant même que l'esprit critique ne soit pleinement développé, créant ainsi un « angle mort » dans le processus de pensée de l'individu. 

Il existe également un autre « outil » : celui de la peur (celle de l'enfer, notamment) et le réconfort qu'elle procure — bien plus que les preuves tangibles —, faisant de la religion une « imposture » destinée à maintenir les fidèles sur le « droit chemin ». Enfin, la religion sert souvent à combler les lacunes de la connaissance en invoquant « Dieu » dès lors que la science ne dispose pas de réponse immédiate ; une approche illogique pour appréhender la réalité. 

Tandis que les critiques dénoncent comme hypocrites le fait qu'Israël ne soit pas signataire du TNP, qu'il détient l'arme nucléaire et qu'il formule des exigences à l'égard de l'Iran, ses défenseurs rétorquent que la sécurité d'Israël est menacée par une nation ayant appelé à sa destruction, faisant de cette question une affaire de survie plutôt qu'une simple hypocrisie juridique. 

Pourtant, la sinistre réputation d'Israël a été « acquise » au fil de près de huit décennies de mauvais traitements infligés au peuple palestinien. Je conclurai en disant que de voir des individus comme Bibi et l'Ayatollah armés de l'arme nucléaire ne me procure aucune tranquillité d'esprit. Je sais aussi que ce n'est guère mieux que les deux impies que sont Trump et Poutine !

dimanche, avril 12, 2026

Théocratie et armes nucléaires (Deuxième partie)

La question de savoir si une théocratie — ou une pseudo-théocratie — devrait avoir accès aux armes nucléaires fait l'objet d'un débat intense parmi les experts en sécurité internationale, les théologiens et les politologues. 

Le consensus au sein de la plupart des instances internationales et des États démocratiques est que la prolifération nucléaire, sous tout régime non démocratique ou fortement idéologique, présente des risques considérables ; certains soutiennent toutefois que la nature spécifique d'une théocratie soulève des défis singuliers. 

La politique d'« opacité nucléaire » (Amimut) d'Israël est généralement tolérée en raison de son alliance stratégique avec l'Occident, de sa non-adhésion au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et de sa perception en tant qu'acteur responsable et non agressif — à l'exception, bien entendu, de son actuel dirigeant déjanté, Bibi Netanyahu. 

À l'inverse, l'Iran se voit refuser l'accès aux armes nucléaires car, en tant que signataire du TNP, il est accusé de violer ses engagements, suscitant ainsi des contraintes internationales et des craintes quant à une prolifération régionale des armements.

Ainsi, lorsque l'on compare l'Iran à Israël, on constate que le premier a eu le tort de signer le TNP, tandis qu'Israël qui a hypocritement refusé de le faire, a accumulé un arsenal nucléaire et continue de jouir d'une image irréprochable aux yeux de la communauté judéo-chrétienne, laquelle feint d'ignorer son statut nucléaire. Il y a manifestement quelque chose qui cloche dans ce tableau ! 

Demain, nous approfondirons la question du prétexte religieux et de son interprétation abusive lorsque les circonstances l'exigent …

samedi, avril 11, 2026

Théocratie et armes nucléaires (Première partie)

La guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l'Iran soulève la question de savoir si une théocratie devrait avoir accès aux armes nucléaires. À mon sens, ce n'est pas une bonne idée. Il s'agit, bien entendu, d'un sujet de débat intense parmi les experts en sécurité internationale, les théologiens et les politologues. Mais avant même d'aborder ce débat, Israël et l'Iran ne sont-ils pas tous deux de véritables « théocraties » ? 

Comme l'Iran est un pays musulman jugé par des cultures judéo-chrétiennes, tout le monde en Occident semble d’accord de dire que c’est une théocratie. Depuis la révolution de 1979, le pays fonctionne comme une « République islamique » régie par une doctrine connue sous le nom de *Vilayat-e faqih* (la « Tutelle du juriste »), qui confie l'autorité politique et juridique suprême aux mains d'un haut dignitaire religieux chiite, le Guide suprême. 

À l'inverse, la civilisation occidentale détourne le regard, ne percevant Israël que comme une république parlementaire démocratique et non comme une théocratie. Bien qu'il se définisse comme un « État juif et démocratique » et qu'il intègre la loi religieuse (*Halakha*) dans les questions relatives au statut personnel — telles que le mariage et le divorce —, il ne possède pas de chef religieux suprême et est doté d'une Knesset élue démocratiquement. Toutefois, l'influence du Rabbinat orthodoxe sur la législation demeure un sujet de débat. Admettons donc qu’Israël soit juste un peu théocratique. C'est ici que réside le point délicat. 

On estime généralement qu'Israël posséderait environ 100 têtes nucléaires, bien que les estimations varient de 80 à plus de 300. Israël maintient une politique d'ambiguïté nucléaire, ne confirmant ni ne démentant ses capacités en la matière. On pense qu'il a produit suffisamment de plutonium pour fabriquer 100 à 200 armes, pouvant être acheminées par avions, missiles ou sous-marins. 

Dans ce contexte, Israël maintient une politique d'« opacité nucléaire » (ne confirmant ni ne démentant l'existence de son arsenal) principalement afin d'assurer une dissuasion stratégique sans déclencher de course régionale aux armements, sans s'exposer à des sanctions internationales et sans enfreindre les lois américaines sur la non-prolifération. 

Ce « secret de Polichinelle » permet à Israël de dissuader ses adversaires tout en s'affranchissant des obligations politiques inhérentes au statut d'État doté de l'arme nucléaire. Une forme de manœuvre sournoise et malhonnête, à mon avis. Demain, nous poursuivrons en nous penchant tout particulièrement sur l'Iran, sur le rapport entre la religion et les armes de destruction massive, et sur la question de savoir si ces deux pays devraient ou non être empêchés de posséder de telles armes ; restez donc à l'écoute ...

vendredi, avril 10, 2026

Mise à jour sur la saison hivernale

 

Juste quelques observations supplémentaires : 

J’ai traversé trois pénuries de neige au cours de mon existence et de mes 72 saisons de ski : la première en 1963-1964, en France, puis dans l’Ouest américain durant la saison 1976-1977 — alors que je vivais encore à New York — et enfin, lors de cette saison hivernale 2025-2026. 

Quelle conclusion en tirer ? D’une part, un hiver avec peu ou pas de neige est totalement démoralisant. Il suscite des interrogations telles que : « Un hiver normal reviendra-t-il un jour ? » Il jette le doute sur l’avenir du ski et ferme la porte à toute perspective optimiste. Certes, nous ressentons l’exact opposé des habitants de la Nouvelle-Angleterre, de l’Europe ou d’Hokkaidō, qui ont bénéficiés d’un merveilleux enneigement ; mais nous sommes, hélas, bien incapables de partager leur allégresse… 

Bien entendu, au regard de ce qui se joue actuellement à Gaza, en Iran, au Liban, au Soudan et en Ukraine, ces considérations paraissent bien dérisoires … 

Parallèlement, nous savons tous que tout est cyclique — le bon comme le moyen ou le mauvais — et nous tentons de nous rappeler que les situations difficiles vont et viennent, tout comme le bon et le médiocre. Il est donc permis d’espérer que des meilleures périodes finiront par revenir ; toutefois, nous devrons garder à l’esprit que l’excellence, la normalité et la détérioration sont toutes trois indissociables de ce même cycle. 

Enfin, il nous est impossible d’occulter cet élément qui nous ramène brutalement à la réalité — cet « éléphant dans la pièce » que constitue le changement climatique. Cette tendance sournoise, non seulement n’est pas prête de nous quitter, mais risque fort de s’accentuer : elle rendra l’excellence moins probable et la normalité moins satisfaisante, tandis que les années exceptionnelles se feront plus rares et que les circonstances désastreuses tendront à devenir la nouvelle norme. 

jeudi, avril 09, 2026

Les répercussions du changement

Aujourd'hui, inspirés par le livre que nous avons évoqué précédemment, nous allons explorer la manière dont les bouleversements majeurs et inattendus de l'existence peuvent souvent nous transformer, nous amenant à découvrir de nouvelles orientations imprévues, ainsi que des opportunités de croissance intérieure. 

C'est un sujet qui me passionne tout particulièrement, car j'ai une propension naturelle à raisonner en termes de systèmes, de schémas et de trajectoires à long terme. Je ne me contente pas de constater que le changement s’est produit ! Je souhaite comprendre comment ce changement peut me transformer, modifier ma personnalité et mon identité. Je cherche également à déterminer si un changement s'avère bénéfique ou néfaste, et comment nous pouvons l'intégrer harmonieusement de manière cohérente dans nos vies. 

Je suis par ailleurs curieux de savoir quelles compétences peuvent nous rendre plus adaptatifs que simplement réactifs. Ce qui suit constitue un système d'analyse permettant d'aborder ces questions. Il est fondé sur le fait que tout changement, choisi ou imposé, engendre quatre niveaux de répercussions. En analysant chacun d'eux, nous obtenons une vision d'ensemble complète. Tout commence par les répercussions externes. 

  • Qu'est-ce qui a objectivement changé dans notre vie ? Un emploi, un lieu de résidence, une relation, un ensemble de routines ou une série de contraintes. Il s'agit là du niveau le plus évident, mais aussi du moins intéressant. 
  • Viennent ensuite, comme on peut s'y attendre, les répercussions internes. Par exemple, qu'est-ce qui a changé dans notre identité ? Des éléments comme la confiance en soi, la vision du monde, le sentiment d'enrichissement ou la tonalité émotionnelle. C'est à ce stade que nous abordons véritablement le récit d'une vie transformée. 
  • Arrivent ensuite nos explications qui illustrent ce changement. Le percevons-nous comme une perte, une libération, un accident, une fatalité ou simplement comme une leçon ? En tant qu'êtres humains, nous ne vivons pas au cœur des événements eux-mêmes, mais à travers ces histoires qui nous inspirent. 
  • Ce processus s'achève par un quatrième niveau, celui des répercussions en termes de savoir-faire. Quelles nouvelles capacités ont émergé en nous ? Des qualités comme la résilience, la finesse de perception, l'intuition, la faculté d'adaptation ou notre compétence à identifier des schémas qui se répètent. Ce dernier niveau offre la possibilité de laisser s'exprimer nos propres forces, nous qui avons passé nos vies entières à transformer tous ces changements subis en savoir-faire. 

Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais ce cadre d'analyse me convient, car il reflète ma façon naturelle de penser. Une pensée structurée par niveaux, analytique, fondée sur l'expérience, porteuse de sens et orientée vers la recherche d'un certain sentiment de maîtrise et de contrôle. Elle permet, en outre, de transformer n'importe quel changement — passé ou futur — en un sujet que nous pouvons examiner, évaluer et dont nous pouvons tout apprendre.