lundi, mars 02, 2026

Réflexions olympiques… (Première partie)

Maintenant que les Jeux olympiques d'hiver sont terminés, l'heure est à l'introspection. Comme je l'ai souvent mentionné sur ce blog, les Jeux olympiques sont devenus une enorme machine à faire de l’argent, mais pas forcément pour tout le monde. 

Comme nous le soupçonnons tous, le Comité international olympique (CIO) et les principaux sponsors en sont les plus gros bénéficiaires, le CIO générant des milliards grâce à la diffusion (61 %) et au marketing (30 %). À l'inverse, les villes hôtes et les contribuables nationaux supportent la majeure partie du fardeau financier, devant souvent couvrir des coûts de construction, de sécurité et d'exploitation colossaux, fréquemment hors budget. 

C'est un divertissement onéreux, et même si vous ne le regardez pas, vous serez là pour payer ! Pourtant, cette fête du sport est, comme toujours, pilotée par nos chers politiciens. Les villes, ou désormais les régions, continuent de postuler malgré ces risques financiers considérables pour des raisons assez simples. C'est un jeu politique facile, qui apporte du prestige et est perçu comme un symbole de réussite internationale. 

De plus, les promoteurs immobiliers locaux font pression car ils en tirent profit quel que soit le résultat. Il est facile d'élaborer des projections économiques optimistes et des coûts abordables, bien avant l'événement. Les comités d'organisation et de candidature n'hésitent jamais à exagérer pour convaincre le public. 

À titre d'exemple, tous les Jeux olympiques depuis 1960 ont dépassé leur budget (à l'exception de Los Angeles en 1984), avec un dépassement moyen de 172 %. Montréal a mis 30 ans à rembourser sa dette olympique, tandis que Rio et Athènes se sont retrouvées avec des sites abandonnés et des difficultés économiques persistantes.

Ne parlons des tremplins de Prelegato pour Turin 2006, devenus de véritables gouffres financiers, et de la reconstruction de ceux-ci dans le Val di Fieme, encore plus éloignés par rapport à Milan. Enfin, il y a le discours sur « l'héritage », les villes et les sites hôtes se voyant promettre des bénéfices à long terme qui se concrétisent rarement. 

Dans un prochain épisode, nous analyserons plus en détail les montagnes russes financières des Jeux olympiques …

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