jeudi, juin 18, 2026

Mieux comprendre la méditation (Première partie)

Cela fait près de six ans et demi que je médite sans manquer un seul jour. J'avais commencé en 1969, mais j'avais arrêté et repris par intermittence pendant de courtes périodes. Cela dit, ne concluez pas trop vite que la méditation crée une dépendance ; elle n'est généralement pas considérée comme pathologique, même si certains s'attachent aux états mentaux agréables qu'elle peut offrir. 

C'est simplement une pratique difficile à maintenir sur la durée, pour toutes sortes de raisons. Certes, des centaines de millions de personnes méditent à travers le monde et cette pratique gagne rapidement de nouveaux adeptes, en particulier dans le domaine de la pleine conscience. Contrairement à moi, la plupart des gens ne parviennent pas tous à maintenir une pratique quotidienne rigoureuse sur de longues périodes ; les taux d'abandon sont élevés, surtout pendant les premiers mois qui suivent les débuts. 

La méditation peut être pratiquée à tout âge, de l'enfance (dans les cultures traditionnelles) à l'âge mûr (dans des contextes laïcs comme le nôtre, en Occident). Il n'existe pas de statistiques fiables, pays par pays sur la participation ; les taux de participation les plus élevés s'observent là où la méditation est intégrée à la vie religieuse et culturelle (voir tableau). 

La plus grande incertitude concerne l'Asie où la méditation est souvent indissociable de la vie religieuse et n'est pas toujours comptabilisée hors prière, fréquentation des temples, yoga ou autres pratiques spirituelles. 

Pour des pays comme l'Inde, la Thaïlande, le Myanmar, le Sri Lanka, le Bhoutan, la Chine et le Japon, l'importance culturelle de la méditation est évidente, mais les données rigoureuses et représentatives à l'échelle nationale concernant sa prévalence sont étonnamment rares. 

Une conclusion intéressante se dégage des données disponibles : les pays laïcs modernes tels que l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada et les États-Unis affichent désormais des taux de participation à la méditation comparables — voire parfois supérieurs — à ceux observés dans de nombreux pays de tradition bouddhiste. 

Tout dépend toutefois de la définition retenue pour la « méditation », un aspect que nous aborderons dans le prochain article.

mercredi, juin 17, 2026

Barbecue : toilette de printemps

Il y a quelques jours, j'ai reçu une carte postale de Bar-B-Clean, une franchise locale, m'invitant à faire nettoyer notre barbecue à domicile. Plus besoin de me salir les mains ! Je l'avais fait moi-même l'an dernier et je dois avouer que ce n'est pas ma corvée préférée !

De plus, les Américains adorent faire inspecter, réparer et lubrifier leurs vélos avant la saison, ou encore faire un nettoyage à fond (intérieur et extérieur) de leur voiture à domicile. Alors pourquoi ne pas faire de même pour ce très précieux barbecue avant l'été ? 

J'ai consulté les tarifs et pour un barbecue de taille moyenne comme le nôtre, cela nous coûterait entre 200 et 300 euros. Le prix final peut varier en fonction de la taille de l'appareil. Par exemple, un grand barbecue ou un modèle encastré pourrait coûter plus de 700 euros. Si des prestations supplémentaires sont nécessaires, prévoyez un tarif de base de 110 euros de l'heure, pièces non comprises. 

L'entreprise utilise un nettoyage en profondeur à la vapeur, et un dégraissage pour que l'intérieur du barbecue soit impeccable, sans résidus et parfaitement propre au toucher. 

Avec environ 20 euros de fournitures, ma femme et moi avons (presque) obtenu un résultat aussi bon en moins de deux heures cet après-midi-là. 

Notre barbecue n'est pas complètement remis à neuf, mais est très propre et ce faisant, nous avons économisé la coquette somme d’au moins 200 euros !

Dernier névé à Park City

Chaque année, c'est la même chose. Le 16 juin a une signification particulière pour moi. Ce jour-là, en 1985, alors que je cherchais une maison, j'avais loué une grosse caméra pour filmer celle que nous avons finalement achetée à Park City, afin que ma femme puisse la voir et approuver ma sélection. 

Il y avait une fenêtre en œil de bœuf, et à travers celle-ci, j'avais filmé Jupiter Peak avec son tout petit névé juste en dessous du sommet, de la même taille que sur la photo ci-dessous ! 

Le plus étonnant, c'est que cet hiver a été le pire que l’Utah n’ai jamais eu en matière d'enneigement, et pourtant, après l'excellente saison de neige que fut 1984-85, il reste autant de neige cette année, sans parler de la quantité encore plus importante autour de la combe principale et du couloir de Portuguese Gap, grâce à des mois d'avril, mai et juin très frais. 

Étonnant, n'est-ce pas ?


 

mardi, juin 16, 2026

Fréquentation décevante !

Les chiffres de fréquentation des stations de ski de l'Utah viennent enfin d’être publiés pour la saison d'hiver 2025-2026. Avec seulement 4,8 millions de visiteurs (un chiffre arrondi vers le haut, semble-t-il, pour arranger les choses), cela représente une baisse de 26,2 % pour nos 15 stations par rapport à la saison précédente. 

Un déclin significatif, même supérieur à celui du Colorado, qui n’a chuté que de 24 %. C'est également bien loin du record de 7,1 millions de journées-skieur enregistrées lors de la saison 2022-2023, marquée par des chutes de neige exceptionnelles. 

Un porte-parole de Ski Utah a déclaré : « … Le principal enseignement de cette année est qu'il s'agit d'une anomalie, et que l'industrie du ski en Utah est véritablement à la merci des caprices de la météo.» 

 J'aimerais pouvoir dire que ce n'est pas qu'une « anomalie », mais plutôt qu'il s'agit du début d'une tendance, démontrant que le réchauffement climatique est là pour durer, qu'il va falloir compter sur lui et qu'il ne disparaîtra pas de sitôt. 

Historiquement, l'Utah a connu son plus faible enneigement jamais enregistré, ce qui reflète la quantité d'eau contenue dans les chutes de neige reçues, mais de nombreuses stations ont également eu du mal à rester ouvertes en raison des températures record enregistrées pendant la majeure partie de l'hiver. De longues périodes douces entre les chutes de neige et des précipitations plus chaudes ont généré davantage de pluie que d’habitude à haute altitude, tout en rendant difficile la production de neige artificielle. 

Cette saison désastreuse est liée aussi à la politique. Les politiciens à courte vue sont désespérément incapables de répondre à long terme, comme le réchauffement climatique, et n'hésitent pas à sacrifier les solutions durables pour des gains à court terme. Non seulement aux États-Unis, où Trump et ses alliés républicains tournent carrément le dos à l'environnement, mais aussi en Europe, où les sacrifices nécessaires à une stratégie efficace de protection du climat semblent trop onéreuses dans leur vision à court terme.

lundi, juin 15, 2026

Comment mieux s’informer (Cinquième partie)

Nous souhaitons tous nous forger une opinion éclairée et nous allons aujourd'hui aborder une méthode qui nous permettra de dépasser les discours partisans. Nous partirons du problème, et non des positions, en nous posant les questions suivantes : 

  • « Quel est le problème sous-jacent ?» 
  • « Quels sont les intérêts des acteurs impliqués ?» 
  • « Quelles contraintes influencent leur comportement ?» 

Nous identifierons ensuite les compromis, et pas simplement la « bonne réponse ». Chaque problème réel comporte des prix à payer, des avantages, des gagnants et des perdants. Ainsi, une opinion éclairée repose sur l'analyse des compromis, et non sur la prise de parti. Rien n'est jamais tout noir ou tout blanc, et les erreurs sont inhérentes à la vie. 

Nous sommes alors prêts à distinguer les faits des interprétations, car les faits sont vérifiables, les interprétations sont des récits et les prédictions ne sont que des conjectures, alors que la plupart des médias ont tendance à mélanger les trois. En fin de compte, n'oublions pas que nous ne cherchons pas de « l’information », mais du sens, et le sens ne se mesure pas en quantité. 

Le sens découle plutôt du contexte, de la synthèse, de la réflexion, de la conversation et des cadres de référence. Si ce sujet de discussion nous intéresse, cela montre aussi que nous en avions déjà l'intuition. Ce qu'il nous faut construire et avec quoi nous sentir à l'aise, c'est une structure qui protège notre attention et canalise notre curiosité. 

Les ressources sont nombreuses ; choisissez-en quelques-unes où vous sentez à l’aise, que vous maîtrisez et tenez-vous-y. Bonne chance !

dimanche, juin 14, 2026

Comment mieux s’informer (Quatrième partie)

Dans cette section, nous verrons comment conserver un regard critique. Si nous cherchons une méthode pour y parvenir (sans devenir cynique), il faut savoir que la pensée critique n'est pas du scepticisme, mais une forme de curiosité structurée. Voici une méthode simple applicable à tout sujet : appelons-la « La méthode des 5 questions ». Face à une information, posons-nous les questions suivantes : 

  • « Est-ce important ou simplement urgent ?» 
  • « S'agit-il d'une information nouvelle ou de vieilles informations recyclées ?» 
  • « À quelle tendance de fond cela se rattache-t-il ?» 
  • « Quelles seraient les conséquences pour moi si j'ignorais cette information ?» 
  • « Quel est l'argument le plus convaincant contre la position présentée ?» 

Si une information ne répond pas aux trois premières questions, nous pouvons l'ignorer sans problème. Ensuite, pour tout sujet que nous souhaitons comprendre, nous appliquons la règle des « deux sources, deux perspectives » : 

Commençons par lire une source reconnue, puis une source externe ou contradictoire. 

Nous lisons une analyse de gauche, puis une analyse de droite. Ce n'est pas pour « équilibrer » les choses, mais pour les recouper. 

Enfin, nous apprenons le principe de la « prise de conscience progressive » : lorsqu'un sujet est émotionnellement chargé, nous attendons 48 heures avant de nous forger une opinion, car la plupart des premières impressions sont erronées, incomplètes ou manipulées. 

Si cela vous semble un luxe, sachez que je n'ai pas non plus vraiment le temps de m’y consacrer ! Dans le prochain article, nous découvrirons une méthode pour se forger des opinions éclairées. Ce n'est donc pas fini.

samedi, juin 13, 2026

Comment mieux s’informer (Troisième partie)

Face au déluge d'informations qui nous assaille, il est évident que nous devons construire une architecture d'information personnelle. Au lieu de dire « Quels sont les bons médias ? », nous devrions nous demander « De quelles informations ai-je besoin pour bien vivre, penser clairement et agir de manière pertinente ?» 

Partant de là, nous devrions structurer nos sources d'information autour de ces questions. Cela commence par trois niveaux d'information fonctionnant comme un filtre efficace : 

Niveau 1 — Informations structurelles (à forte valeur ajoutée, sans bruit de fond) Il s'agit des forces à long terme qui façonnent notre monde, telles que la démographie, l'économie, la technologie, le climat, la géopolitique et les institutions. J’ai appris que de bonnes sources pour ces informations sont The Economist (hebdomadaire), le Financial Times (édition du week-end), Foreign Affairs (magazine, 6 numéros par an), MIT Technology Review (magazine bimestriel) et les podcasts longs (Ezra Klein, Sean Carroll, Conversations with Tyler). Actuellement, je ne suis abonné à aucun de ces médias et je ne les lis jamais, à l'exception occasionnellement de l’Economist. Il faudrait que je m'y intéresse sérieusement mais mon temps pour cela à d’énormes limites ! 

Niveau 2 — Analyses ciblées (pertinence moyenne, bruit de fond moyen) Ces analyses sont conçues pour nous aider à interpréter les événements sans nous y noyer : il s'agit de newsletters rédigées par des experts du domaine, des auteurs de Substack de confiance (plateforme de publication en ligne permettant aux auteurs, podcasteurs et créateurs de vidéos de publier du contenu directement auprès de leur public via des newsletters et un site web dédié). On trouve également des analyses explicatives de think-tanks (Brookings, RAND, CSIS) qu'il convient de survoler. 

Niveau 3 — Actualités quotidiennes (faible pertinence, bruit de fond élevé) C'est ce que j'utilise et, d'après les experts, c'est là que l'on peut se perdre dans les méandres d'informations. Un environnement de recherche apparemment simple qui peut conduire à une chaîne complexe et chronophage de découvertes connexes, rendant difficile d'arrêter d'explorer ou de revenir à sa tâche initiale. Parmi ces sites d'actualités quotidiennes, on peut citer AP News, Reuters, la BBC et NPR Morning Briefing. 

Ce sont des informations factuelles, sans sensationnalisme ni manipulation, et AP News ainsi que NPR font partie de mon menu médiatique quotidien et vont sans doute y rester. Dans le prochain article, nous essaierons de privilégier une approche critique directe et simple …

vendredi, juin 12, 2026

Comment mieux s’informer (Deuxième partie)

Hier, nous nous sommes interrogés sur la manière de trouver une méthode structurée et pratique pour recueillir des informations de qualité. Il ne s'agit pas nécessairement d'une liste de « meilleurs médias », mais d'identifier un système qui nous permette de rester informés sans nous noyer sous un flot d'informations. 

Or, aujourd'hui, dans notre quête d'informations de qualité, trois forces nous freinent : A. Le problème du flux incessant d'informations De loin le pire de tous, il s'agit d'un excès d'informations, diffusées de manière trop intensive. 

L'actualité n'est plus un résumé quotidien, mais un flux continu 24h/24 et 7j/7, optimisé pour susciter l'engagement plutôt que pour stimuler la réflexion et approfondir la compréhension. 

Ce flux crée une nouveauté constante, un contexte superficiel, une surcharge émotionnelle et l'illusion que tout est urgent. Résultat : notre cerveau est constamment en train de trier les informations sans avoir le temps de les digérer. B. Le problème de la fragmentation Chaque sujet est décomposé en micro-controverses, chacune engendrant ses propres complications. 

C'est la recette idéale pour se retrouver avec encore plus d'informations, des données éparpillées, moins de sens, plus d'incertitude et beaucoup moins de confiance. C. Le manque d'applicabilité Par « applicable », j'entends fournir les informations, les outils ou les éléments nécessaires pour obtenir un résultat concret et immédiat. 

Ceci étant dit, il est vrai que la plupart des actualités ne sont ni exploitables, ni pertinentes pour notre vie, et totalement déconnectées des tendances à long terme. Résultat : une fois la lecture terminée, nous avons l'impression que rien n'a vraiment changé. 

Pour remédier à ces problèmes, nous verrons dans notre prochain article comment développer une méthode bien plus efficace pour produire une information qui nous soit utile. Restez connectés !

jeudi, juin 11, 2026

Comment mieux s’informer (Première partie)

Force est de constater qu'il est de plus en plus difficile de trouver une information suffisamment pertinente pour susciter notre réflexion et bien nous aider à nous forger une opinion éclairée sur les enjeux quotidiens, qu'ils soient politiques ou sociétaux. L'information est si abondante qu'il devient de plus en plus ardu de distinguer ce qui est important, utile et surtout exploitable. 

C'est pourquoi je me demande s'il existe une meilleure façon d'accéder à l'essentiel sans avoir l'impression de perdre mon temps à me perdre dans des digressions qui ne font qu'accroître mes incertitudes sans améliorer ma compréhension. Où trouver les bons médias ? Comment conserver un regard critique ? 

J'ai le sentiment de décrire un sentiment partagé par beaucoup d'entre nous : l'impression que l'information abonde, mais que la compréhension est rare. Non pas par manque de curiosité ou d'intelligence, mais parce que l'environnement informationnel moderne est conçu pour fragmenter l'attention, amplifier le bruit ambiant et privilégier la réaction émotionnelle au détriment du jugement réfléchi. 

Avant d'approfondir notre recherche de solutions, voici un bref résumé de ce qui serait possible pour y voir plus clair. Restreindre nos sources d'information, structurer notre consommation d'actualités et adopter une méthode réfléchie pour se forger une opinion, en s'affranchissant du flux incessant d'informations. 

C'est ce que nous commencerons à explorer dans notre prochain article.

mercredi, juin 10, 2026

L'importance d'une bonne éducation parentale (Deuxième partie)

Dans mon blog précédent, j'ai clairement indiqué que les personnes les mieux placées pour élever des enfants sont celles qui en ont directement la responsabilité : parents, personnes seules s'occupant d'enfants, familles d'accueil ou, lorsque la vie l'exige, grands-parents. Cette responsabilité ne peut être déléguée aux écoles, aux lieux de culte, ni confiée aux écrans de tablettes et de smartphones. 

Élever un enfant n'est pas seulement un privilège, c'est un devoir. Et ce devoir implique une responsabilité. Trop souvent, lorsqu'un jeune cause un préjudice, le poids des conséquences repose entièrement sur lui, comme s'il avait été élevé en vase clos. Or, les enfants agissent dans le cadre que les adultes créent pour eux. 

Jusqu'à leur majorité légale, le parent et l'enfant forment une seule et même unité morale et éducative : le parent façonne, l'enfant agit, et tous deux partagent la responsabilité du résultat. 

Cela signifie que lorsqu'un mineur cause un préjudice, les conséquences – qu'il s'agisse de réparation financière, de travaux d'intérêt général ou d'autres sanctions – doivent être assumées conjointement. 

Non pas parce que les parents sont responsables de toutes les erreurs, mais parce que le partage des conséquences renforce la responsabilité partagée. Ils encouragent les parents à rester impliqués et à enseigner aux enfants que leurs actions ont des répercussions qui dépassent leur propre personne. Il agit aussi comme un élément critique décourageant l’abdication des devoirs parentaux. 

Bien sûr, la réalité est plus complexe que n'importe quel principe théorique. Nombreux sont les parents qui font face à des situations accablantes. Mais reconnaître cette complexité n'exonère pas les parents de leurs responsabilités ; cela signifie simplement que la société doit les soutenir afin qu'ils puissent les assumer. Sans un regain d'engagement parental, il y a peu de chances d'obtenir des résultats significatifs. 

La responsabilité commence à la maison, tout comme l'espoir.

mardi, juin 09, 2026

L'importance de l’éducation parentale (Première partie)

Des graves incidents récents en France, et même dans le monde entier, révèlent un désengagement inquiétant des parents vis-à-vis de leur rôle le plus crucial : l'éducation de leurs enfants. Cette responsabilité ne peut être déléguée aux écoles, ni aux écrans de tablettes et de smartphones. 

Les parents doivent prendre conscience qu'ils sont non seulement responsables légalement des actes de leurs enfants jusqu'à leur majorité, mais aussi moralement responsables de la construction de leurs valeurs, de leur résilience et de leur empathie. 

Les institutions – écoles, églises, synagogues, mosquées – peuvent apporter leur soutien, mais ne sauraient remplacer le rôle parental. Ce dont les enfants ont le plus besoin, c'est de présence : des parents attentifs, constants et engagés, qui choisissent d'écouter plutôt que de scroller, qui incarnent la responsabilité plutôt que la distraction. 

Être parent est un travail exigeant, mais c'est aussi l'investissement le plus irremplaçable pour l'avenir. La responsabilité n'est que la partie émergée de l'iceberg ; la vérité profonde est que les parents ont le privilège de façonner des vies comme aucune autre institution ne le peut, et s'ils abandonnent cette responsabilité, personne d'autre ne le fera.

 Il est désolant de constater que trop peu de voix, en politique comme dans la société plus large, partagent cette conviction ! Il est vrai que la vie moderne est très exigeante lorsque les deux parents doivent travailler pour maintenir le niveau de vie qu’ils désirent. Pourtant, il est essentiel de trouver du temps pour les jeunes qui ne peuvent compter que sur leur famille pour s'inspirer et acquérir des valeurs précieuses qui les accompagneront toute leur vie. 

Encore une fois, n’abandonnons pas ce rôle aux écrans de tablettes et de smartphones, afin que les parents puissent gaspiller un peu plus de temps dans des contenus futiles des réseaux sociaux et des écrans de télévision. Dans un prochain blog, nous verrons comment une société bien organisée et saine devrait gérer cette réalité préoccupante.

lundi, juin 08, 2026

Expérience vs. Ouverture d’esprit (Deuxième partie)

Aujourd’hui, nous allons esquisser un cadre simple – presque une liste de contrôle – afin de voir comment décider quand faire confiance à l’expérience et quand la remettre en question. Bien sûr, cela dépendra de notre propre seuil de tolérance au risque. Il s’agit néanmoins d’un processus rapide en trois étapes que nous pouvons suivre en temps réel. 

Étape 1 — Se demander : « Est-ce que cela me semble familier ?» Si la situation ressemble à une situation déjà rencontrée, l'expérience constitue un guide solide et fiable. En revanche, si elle nous semble nouvelle ou inédite, il convient de prendre le temps de la réflexion avant d'appliquer des solutions éprouvées. 

Étape 2 — Se demander : « Mon expérience passée est-elle pertinente aujourd'hui ?» Vérifier si le contexte a évolué (technologie, personnes, culture, calendrier). Si ce n'est pas le cas et que l'environnement est différent, l'expérience risque de nous inciter à privilégier des réponses obsolètes. 

Étape 3 — Se demander : « Quel est le prix à payer pour se tromper ?» Si les enjeux sont faibles, expérimenter cette option, tenter une nouvelle approche et observer où elle nous mène. Si les enjeux sont importants, il est toujours nécessaire d'approfondir nos connaissances sur les expériences éprouvées, tout en restant ouvert aux nouvelles idées. 

Cet exercice devrait nous démontrer qu'en définitive, si l'expérience nous sert de garde-fou, elle nous assure sécurité, efficacité et résilience. Par ailleurs, l'ouverture d'esprit représente une opportunité de développement qui nous permet de rester adaptables, curieux et innovants. La conclusion la moins évidente (ou « l'art » de cet exercice) est de savoir quand laisser l'une guider et l'autre soutenir. On pourrait comparer cela à une marche avec deux outils : l'expérience comme boussole et l'ouverture d'esprit comme carte. La boussole permet de s'orienter, tandis que la carte révèle de nouveaux horizons.

dimanche, juin 07, 2026

Expérience vs. Ouverture d’esprit (Première partie)

Tout au long de mon parcours de vie, l'outil le plus précieux que je ne peux ignorer est l'expérience accumulée au fil des ans. Elle me guide, m'inspire, me sert de garde-fou et constitue une ressource sans cesse enrichie qui me protège, me permet d'agir efficacement et dans mon propre intérêt. 

Je serais tenté de croire que je ne pourrais jamais faire aussi bien sans une expérience aussi riche. Tout cela est important car des décennies d'expériences vécues constituent une véritable bibliothèque mentale. Nous pouvons ainsi repérer les risques et les opportunités beaucoup plus rapidement que quelqu'un qui n'a pas ce bagage. 

De plus, cela nous évite de gaspiller notre énergie à réinventer la roue, car nous savons déjà ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Il est également vrai que les défis passés nous rappellent que les échecs sont surmontables, ce qui nous rassure dans la plupart des situations présentes. En résumé, l'expérience allie les faits au contexte. Il ne s'agit pas seulement de savoir quoi faire, mais aussi quand et pourquoi. 

Cela ne signifie pas pour autant que l'expérience est un maître parfait. Il faut rester vigilant, car elle peut aussi nous ramener à d'anciennes solutions. Quand cela semble se produire, la meilleure chose à faire est de se demander : mon passé est-il vraiment adapté à cette nouvelle situation, ou ai-je besoin d’un regard neuf ? 

En réalité, pour être pleinement efficace, l’expérience doit servir de garde-fou, comme je l’ai mentionné précédemment, et non de prison ; elle doit nous protéger de la répétition des mêmes erreurs, tout en laissant place à la curiosité et à l’adaptation.

Cela dit, nous ne pourrions pas naviguer dans la vie aussi efficacement sans notre expérience accumulée (la boussole). Mais la véritable force ne réside pas seulement dans le fait de la posséder ; c’est de savoir quand s’en servir et quand laisser l’ouverture d’esprit (la carte) la compléter. Demain, nous verrons comment faire.

samedi, juin 06, 2026

FIS Johan Eliash sur la sellette ?

C’est en 1996 que j’ai rencontré M. Eliash en personne, pour la seule fois. Le milliardaire autoproclamé venait d’acquérir Head Skis en 1995 et allait en être le PDG pendant plus de 25 ans, jusqu’en 2021. Il a quitté son poste de PDG après son élection à la présidence de la Fédération Internationale de Ski (FIS) en juin 2021. Depuis, il a conservé son rôle de président du conseil d’administration de Head, et sa famille reste l’actionnaire majoritaire de l’entreprise. 

J’avais pris l’avion pour New York afin de passer un entretien pour le poste de président de sa filiale américaine. Je pensais avoir fait une excellente présentation, mais Eliash m’a préféré Carl Helmetag de Dynastar, me jugeant trop agressif pour son propre style, et m’évitant ainsi un déménagement dans le Maryland. Helmetag, résident du Vermont, un peu coincé, n’est resté que trois ans à son poste, probablement parce que son grand patron était un tyran. 

Aujourd'hui, Johan Eliasch brigue un nouveau mandat à la présidence de la FIS, mais sa campagne de réélection a provoqué de profondes divisions. Il fait face à une forte opposition de la part des principales nations de ski, notamment concernant sa gestion financière et son pouvoir centralisé sans citer sa nomination atypique par la Géorgie. Eliasch souhaite prolonger son mandat à la tête de la FIS, mais sa campagne est enlisée dans des luttes politiques et des réticences internes. 

Comme ni la Suède ni la Grande-Bretagne, ses pays d'origine, ne le soutiennent, Eliasch a acquis la nationalité géorgienne et a été désigné par la Fédération géorgienne de ski. Les influentes fédérations nationales de ski – dont la Norvège, les États-Unis, l'Autriche, l'Allemagne, l'Espagne, la Suisse et le Canada – ont adressé une lettre commune s'opposant fermement à son maintien à la tête de la FIS. Du fait du poste de secrétaire général occupé par Vion à la FIS à Berne, les fédérations françaises sont restées silencieuses. 

Les critiques et les fédérations d'opposition pointent du doigt deux principaux points de tension. D’abord, ces fédérations affirment que les réserves financières et la stabilité de l’organisation se sont considérablement détériorées depuis l'entrée en fonction d'Eliasch en 2021. 

Ce dernier a imposé une centralisation agressive des droits médiatiques et marketing, allant à l'encontre des souhaits des fédérations européennes traditionnelles qui veulent conserver leur autonomie et leurs revenus, ce qui lui vaut d'être accusé de diriger la FIS de manière autocratique. Eliasch fait face à quatre autres candidats pour la présidence. L'élection et le contrôle de l'instance dirigeante de la FIS se joueront dans cinq jours lors de son prochain congrès à Belgrade, en Serbie. 

Qui trop embrasse souvent mal étreint !

vendredi, juin 05, 2026

Regarde ce que j'ai trouvé !

Ma femme et moi trouvons plein de choses à chaque fois que nous sortons. Aujourd'hui, c'était cette plume et je me demandais à quel oiseau elle appartenait. Au départ, j'ai cru qu'elle était assez grande pour être celle d'un rapace, mais après avoir interrogé Gemini (IA), j'ai appris que cette plume de 31,5 cm de long était une rémige primaire de Bernache du Canada (Branta canadensis).

Voici les principales caractéristiques visibles sur l'image qui confirment cette identification : 

Coloration : Le vexille est uniforme, d'un brun grisâtre foncé à anthracite, et se fond à la base dans un calamus (le rachis) translucide, d'un blanc pâle presque pur. 

Forme : Le vexille asymétrique (dont un côté est beaucoup plus étroit que l'autre) est caractéristique des rémiges primaires, conçu pour assurer la portance et l'aérodynamisme en vol. 

Texture et taille : La structure robuste et rigide du rachis (tige centrale) et les barbes denses et imbriquées sont typiques des grands et puissants oiseaux aquatiques. 

L'IA m'a également rappelé qu'une plume perdue comme celle-ci, trouvée aux États-Unis relève de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs (LCOM). Par conséquent, il est techniquement illégal de conserver, de posséder ou de ramasser des plumes d'oiseaux migrateurs protégés (notamment les bernaches du Canada, les aigles, les faucons et les passereaux), même si elles sont simplement tombées au sol. 

Vous voilà prévenus !

jeudi, juin 04, 2026

Jésus et la vague de chaleur

Avant, je communiquais avec Jésus par Skype, mais comme ce service n'est plus disponible, nous sommes tous les deux passés à WhatsApp. La semaine dernière, alors que l'Europe subissait une vague de chaleur inhabituelle, nous avons parlé du réchauffement climatique. La conversation s'est déroulée comme ça : 

Go 11 : Salut Jésus ! Comment ça va là-haut ? 

Jésus : Pas trop mal, on essaie de rafraîchir la France et l'Angleterre en ce moment… 

Go 11 : Comme je le dis à mes compatriotes, cette canicule précoce est une bonne preparation pour leur séjour en enfer. 

Jésus : Tu plaisantes peut-être, mais nous avons le même problème de climatisation au Ciel. Construction vétuste, mauvaise isolation, fuites partout avec la chaleur qui s'infiltre d'en bas. Ça commence à devenir un problème ici aussi… 

Go 11 : Quels sont tes plans contre le réchauffement de la Terre à l'avenir ? 

Jésus : On va probablement reloger une partie de la population sur une autre planète. Je veux dire les évangélistes. Je pensais les aspirer avec un gros tuyau et les envoyer sur une autre planète … 

Go 11 : tu veux dire comme l’enlèvement au ciel ? 

Jésus : C’est exactement ça … 

Go 11 : Et que vas-tu faire du reste ? 

Jésus : Tu veux dire les autre sept milliards et demi ? 

Go 11 : Oui, si c’est ça que tu as en tête … 

Jésus : On les laissera rôtir et on les utilisera pour fertiliser la planète Terre 2.0. 

Go 11 : Alors ce sera reparti pour une autre création ? 

Jésus : Pas tout à fait comme la première fois, on le ferait à la façon de Charles Darwin, c’est plus crédible 

Go 11 : Et les évangélistes, alors ? 

Jésus : On les aspirera vers Mars et on les laissera se battre avec Elon Musk, ça pourrait être assez marrant !

Michel Rudigoz, 1944-2026

L’entraîneur de ski et restaurateur Michel Rudigoz s'est éteint le vendredi 29 mai, des suites de la maladie d'Alzheimer, à son domicile de Ketchum, en Idaho. Il avait 81 ans. Né près de Lyon le 29 juillet 1944, Michel est devenu l'un des entraîneurs de ski alpin américains les plus titrés de l'histoire olympique, dirigeant les équipes nationales masculine et féminine entre la fin des années 1970 et le début des années 1980. 

En 1982, il a mené l'équipe féminine américaine à la victoire en Coupe des Nations de la Coupe du monde de ski alpin FIS, une compétition s'étalant sur toute la saison et où les points sont comptabilisés par nation. Aux Jeux olympiques d'hiver de 1984 à Sarajevo, en Yougoslavie, il a guidé les skieuses Debbie Armstrong et Christin Cooper vers les médailles d'or et d'argent, respectivement, en slalom géant et slalom. 

Il a débuté sa carrière d'entraîneur de ski à Tignes et m’avait précédé à Mt. Buller, en Australie en 1967 et 1968. Cela dit, je n’ai jamais eu beaucoup de contact avec lui depuis que je vis aux Etats-Unis. C’est en 1972, que Lane Monroe, entraîneur de ski à Sun Valley, rencontra Rudigoz dans les Alpes et lui proposa de venir entraîner aux États-Unis. 

Rudigoz s'installa à Sun Valley et s’occupa de l'équipe masculine américaine de ski alpin en 1978, dirigeant des skieurs comme Phil Mahre, Steve Mahre et Andy Mill. Il prit ensuite les rênes de l'équipe féminine, se forgeant une réputation de maître motivateur qui, tout en reconnaissant le talent de ses skieuses et en les encourageant à skier toujours plus vite. 

Au milieu des années 1980, Rudigoz reprit « La Provence » à Ketchum, que tenait nos amis les Dussers, avant d’ouvrir un autre restaurant français « Chez Michel » au centre ville, et continua à entraîner le ski club de Sun Valley pendant quelques années.

mercredi, juin 03, 2026

Un bel outil de communication (Deuxième partie)

Voici une série de questions pratiques pour clarifier les choses quand une conversation s'envenime. 

Courtes et neutres, elles sont conçues pour apaiser les tensions, inviter à la réflexion et maintenir un dialogue courtois et constructif : 

  • « Que voulez-vous dire par là ?» Cette question témoigne de curiosité, et non de confrontation. Elle aide l'autre personne à développer ses idées. 
  • « Peux-tu clarifier ton point de vue ?» Elle ouvre la porte à l'explication et montre que nous sommes à l'écoute. 
  • « Pourquoi est-ce important pour toi ?» Elle déplace le débat de l'argument vers les valeurs ou les préoccupations sous-jacentes. 
  • « Je ne suis pas sûr(e) de comprendre — pourriez-vous reformuler ?» Cette question permet de gagner du temps, de réduire la tension et d'inviter à reformuler. 
  • « Quel résultat te semblerait juste ?» Cette réponse permet de passer du conflit à la résolution de problèmes. 
  • « Comment cette situation va t’affecter personnellement ?» On humanise le problème, le rendant moins abstrait et plus empathique. Recommandations importantes : Le ton est primordial : posons la question calmement, sans sarcasme. 

Le timing est crucial : utilisons cette technique de questionnement dès qu’on sent que la conversation s’envenime. Le suivi est essentiel : après avoir posé la question, écoutons activement et ne nous précipitons jamais pour répondre. 

Ces conseils sont de simples soupapes de sécurité conversationnelles. Ils ne solutionnent pas les désaccords, mais les empêchent de dégénérer. Pour conclure, voici une méthode simple, étape par étape, à appliquer en temps réel dès qu’une conversation commence à se tendre. Utilisons la comme une formule de désescalade : 

  1. Faire une pause et respirer. Avant de répondre, prendre son temps. Même juste 2 secondes apaiserons les tensions. 
  2. Clarifier en douceur. Poser une question neutre : « Que veux-tu dire par là ?» Cela ralentit le rythme et manifeste de la curiosité plutôt qu’une confrontation. 
  3. Explorer les sentiments et inviter l’interlocuteur à les partager : « Pourquoi est-ce important pour vous ?» Cela déplace l’attention du conflit vers des valeurs sous-jacentes. 
  4. Reformuler ce que nous avons entendu : « Vous avez donc le sentiment d’être ignoré(e) ?» Reformuler montre que nous écoutons activement, même si nous ne sommes pas d’accord. 
  5. Orienter vers les solutions Demandons : « Quelle solution te semblerait équitable ?» Cela fait passer la conversation du conflit à la résolution de problèmes. 
  6. Conclure avec respect en terminant calmement : « J’apprécie ton explication ; voyons comment nous pouvons trouver une solution.» 

Cela nous montre une excellente alternative à la technique colérique et insultante qu’utilise Trump, car elle renforce la dignité tout en maintenant le dialogue ouvert. Nous avons maintenant de tous les outils nécessaires pour essayer cette méthode. Bonne chance !

mardi, juin 02, 2026

Un bel outil de communication (Première partie)

 Voici une excellente stratégie pour désamorcer la plupart des conflits : poser des questions simples comme : « Que veux-tu dire ? », « Pourquoi penses-tu ainsi ? », « Je ne comprends pas bien ?», etc. 

Lorsqu’une tension s’installe, qu’elle soit réelle ou perçue, il est facile de faire dégénérer une conversation en un échange déplaisant et conflictuel. Certaines questions sont posées dans le but de provoquer, que ce soit involontairement, sous l’effet du stress ou par pure méchanceté. 

Il me semble bon de répondre par une question visant à clarifier la situation ou à gagner du temps. En effet, ces questions de clarification peuvent se révéler étonnamment efficaces dans les conversations tendues, et voici pourquoi : elles ralentissent le rythme lorsque les émotions sont fortes, car on a souvent tendance à parler plus vite et plus fort.

Un simple « Que voulez-vous dire ?» crée une pause, offrant à chacun un moment de répit. Cela recentre aussi la conversation : au lieu de contre-attaquer ou de se défendre, on invite l’autre personne à s’expliquer. Cela transforme la dynamique de la confrontation en exploration. De plus, ces questions permettent de valider un point de vue sans pour autant l'approuver. 

En effet, demander « Pourquoi penses-tu de cette manière ? » montre qu'on écoute, même si on ne partage pas cet avis. Cette simple reconnaissance contribue à apaiser les tensions. Comme mentionné plus haut, ces questions peuvent nous faire gagner du temps. Par exemple, dire « Je ne comprends pas bien » est une façon délicate de dire : « J'ai besoin d'un moment avant de répondre. » 

Cela évite les réactions impulsives qui dégénèrent souvent en conflit. Enfin, elles révèlent les intentions de provocation, car la question de clarification va montrer que nous avons décelé cette intention et que nous l'avons désamorcée avec tact. En théorie de communication, cette approche est appelée écoute active ou questionnement défensif. 

C'est une façon de transformer des désaccords potentiels en dialogue. Le ton est essentiel : les mêmes mots peuvent paraître curieux ou sarcastiques selon la façon dont ils sont énoncés. Bien que cette stratégie astucieuse ne garantisse pas l'accord, elle permet souvent d'éviter que les conversations ne dégénèrent et de un climat de respect mutuel. 

Dans le prochain article, nous passerons en revue une série de questions pour des situations spécifiques, alors restez connectés …

lundi, juin 01, 2026

Quel est ce nuage ?

C’est à deux reprises, que j'ai pu voir ce nuage insolite : une première fois lors de notre voyage en Californie fin avril, au pied de la Sierra, et ce matin pendant notre promenade. 

J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'un cirrus, mais les cirrus sont des nuages détachés, composés de filaments blancs et délicats, généralement disposés en taches ou en bandes étroites. Ils peuvent avoir un aspect fibreux, filiforme, parfois même soyeux. 

N'y connaissant pas grand-chose en nuages, j'ai fait quelques recherches et j'ai découvert que, d'après la forme lisse, lenticulaire et quelque peu aérodynamique de ce nuage, il s'agissait d'un nuage lenticulaire (du nom latin d’Altocumulus lenticularis). Ces nuages sont connus pour ressembler à des soucoupes volantes, des crêpes ou des lentilles. 

Celui que j'ai photographié a des contours incroyablement nets et lisses, ce qui se produit lorsque l'air circule en un flux stable et régulier (il y avait beaucoup de vent). Les nuages lenticulaires se forment généralement lorsque de l'air humide est forcé de s'élever au-dessus d'une chaîne montagneuse. 

Lorsque l'air redescend, une onde stationnaire se forme du côté sous le vent de la montagne (semblable aux ondulations de l'eau sur un caillou dans un ruisseau). Si la température au sommet de l'onde atteint le point de rosée, l'humidité se condense en ce magnifique nuage stationnaire. 

Bien que le nuage paraisse parfaitement immobile, l'air y circule en permanence, se condensant lorsqu'il atteint le sommet de l'onde et s'évaporant en redescendant de l'autre côté. Ces nuages ​​sont très appréciés des photographes, mais les pilotes les évitent soigneusement car ils signalent de fortes turbulences dans la haute atmosphère.

dimanche, mai 31, 2026

Remise de diplômes, fin de secondaire

Vendredi dernier, notre petit-fils Finn recevait son diplôme de fin d'études secondaires. C'était la troisième fois que nous assistions à un tel événement, après nos deux enfants vers la fin des années 80 et au début des années 80. Pour des Européens comme nous, cette cérémonie est unique car elle mêle rituels académiques médiévaux et célébration culturelle moderne, transformant une étape importante de la scolarité en un rite de passage très important. 

Contrairement à ce qui se passe dans la plupart des pays, la remise des diplômes de fin d'études secondaires est considérée comme un événement de grande envergure, avec des symboles distinctifs, de la musique et des expressions personnelles. Elle se déroule souvent dans de grands auditoriums ou même des stades, et rassemble des centaines, voire des milliers de participants. 

C'est une cérémonie publique qui est une étape unique dans la vie de tout américain, pas juste une simple formalité administrative. Les élèves portent la toque et la robe, tradition empruntée aux universités européennes médiévales, ce qui n’est quasiment jamais le cas pour l'enseignement secondaire dans d'autres pays. 

Le geste de retourner le gland (de droite à gauche) et de lancer la toque sont des rituels emblématiques symbolisant le passage du statut d'élève à celui de diplômé. Le cortège est souvent accompagné de « Pomp and Circumstance », une pièce devenue un hymne de remise de diplômes typiquement américain après son adoption par Yale en 1905. C’est à ce moment que les diplômes sont remis individuellement sur scène, le nom de chaque étudiant étant annoncé – soulignant ainsi l’individualité de chacun. 

Viennent ensuite les discours prononcés par les majors de promotion, les seconds de promotion, les proviseurs et des conférenciers invités. Ces allocutions, faites pour inspirer, abordent souvent des questions sociales assez larges (justice, climat, identité). Cela transforme la remise des diplômes en un dialogue civique, et non pas un simple événement scolaire. 

Après la cérémonie, les familles organisent souvent des fêtes de remise de diplômes, ou, comme nous l'avons fait, partagent un bon repas dans le restaurant préféré du diplômé. C’est donc différent de ce qui se passe dans la plus grande partie de l'Europe où la fin d’études secondaires est marquée par résultats d'examens ou certificats, mais sans cérémonie officielle. 

Par contraste, le modèle nord-américain élève la remise des diplômes au rang d'événement culturel majeur, mêlant tradition académique, rituel civique et célébration personnelle.

vendredi, mai 29, 2026

Arrogance et mauvais jugement

Ma ville de Park City compte un peu moins de 9 000 habitants et son équipe municipale comprend un maire et cinq conseillers. 

La semaine dernière, ce groupe a décidé de s'octroyer une forte augmentation de salaire, une démarche parfaitement légale puisque, selon la loi de l'Utah et le code municipal de Park City, le maire et le conseil municipal sont légalement autorisés à voter leur propre rémunération, à condition que la procédure respecte les exigences de transparence des réunions et d'approbation du budget, ce qui a été le cas.

Ce vote, qui a plus que doublé les salaires des élus de Park City, est profondément troublant. La rémunération annuelle du maire Ryan Dickey est passée de 55 209 à 116 666 dollars, tandis que celle des conseillers est passée de 28 520 à 58 333 dollars. 

Ces chiffres placent Park City bien au-dessus de stations de ski comparables et même de grandes villes comme Phoenix et Dallas, où les mêmes officiels gagnent moins malgré des responsabilités bien plus importantes. Le moment choisi rend cette décision encore plus grave. 

Quelques mois seulement après leur entrée en fonction, la majorité a choisi de s'enrichir personnellement plutôt que d'attendre les prochaines élections. Cela détruit la confiance du public et donne l'impression de conflit d'intérêt. 

Un seul conseiller, Bill Ciraco (à gauche sur la photo), a voté contre, rappelant que le service public est un engagement désintéressé, et non une carrière à temps plein assortie d'une rémunération de cadre supérieur. L'arrogance peut être tolérée, une erreur de jugement peut être pardonnée. 

Mais l'arrogance alliée à une erreur de jugement est un mélange dangereux. Les habitants de Park City devront se souvenir de ce vote lors des prochaines élections. Cela sera notre seul moyen de rectifier à ce geste déplorable.

Le déclin mental de Trump

Après avoir observé les conséquences de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, il m'apparaît clairement que Trump s'est surestimé en attaquant les Iraniens et qu'il n'avait absolument aucune idée des conséquences de son action. 

Il se retrouve désormais confronté à des dirigeants iraniens capables de perturber l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz, renforcé en pensant qu'ils ont remporté le conflit et se montrant bien plus résilients que ne le laissait supposer l’idéologie suprémaciste blanche qui est celle du président américain.

De plus, il aimerait récupérer un important stock d'uranium enrichi qu'il prétend avoir « enfoui » lors du premier bombardement, mais dont l'emplacement exact reste inconnu. Enfin, ses contradictions concernant l'état des négociations avec l'Iran lui ont fait perdre toute crédibilité. 

À mes yeux, ce raisonnement erratique est un signe évident du déclin mental de Trump et cela fait de lui un individu particulièrement dangereux, vu l'arsenal nucléaire américain qu'il a à sa portée.

jeudi, mai 28, 2026

Une 2CV ressuscitée ?

 

Après avoir évoqué avec un brin de nostalgie « Mes années 2CV », des amis m'ont taquiné en m’annonçant qu'une version électrique de cette auto pourrait faire son retour, du moins en Europe ! 

J'ai vérifié, et la rumeur semblait fondée : le PDG de Citroën, Thierry Koskas, a récemment parlé d’un retour de la 2CV, évoquant sa notoriété mondiale comme atout marketing incontournable. Ce revirement de situation pour Citroën semble être motivé par le succès de la Renault 5 électrique en style rétro. 

Celle-ci a conquis le marché français, avec près de 10 000 exemplaires vendus dès son premier mois de commercialisation, témoignant d'une forte demande pour des véhicules électriques abordables et un peu nostalgiques. 

Selon des sources automobiles, la 2CV électrique devrait s'inspirer davantage du design de son homologue classique, en reprenant plusieurs éléments du design de la vieille 2CV, notamment ses phares caractéristiques et ses ouïes latérales. 

Si la 2CV originale avait été conçue comme l’auto minimaliste assurant la mobilité de la France rurale d'après-guerre, cette philosophie de simplicité et d'accessibilité serait au cœur du développement du nouveau modèle, une réponse intelligente au prix croissant des véhicules électriques qui empêchent de nombreux acheteurs d’avoir accès à ces véhicules. 

Pour offrir un prix compétitif, la nouvelle 2CV utilisera probablement la plateforme Smart Car de Stellantis, permettant de réduire les coûts et qui sert actuellement de base à l'ë-C3, à la Fiat Grande Panda et au Vauxhall Frontera. Sa motorisation électrique devrait privilégier l'efficacité à la performance, permettant ainsi l'utilisation d'une batterie plus petite et plus abordable.  

Bien qu'aucune date de lancement officielle n'ait été annoncée, les analystes du secteur estiment qu'un cycle de développement classique de quatre ans permettrait à la 2CV électrique de faire ses débuts en 2028, coïncidant ainsi avec le 80e anniversaire de la présentation du modèle original au Mondial de l'Automobile de Paris. 

Affaire à suivre … 

mercredi, mai 27, 2026

L'IA à la rescousse

Récemment, mon système de panneaux solaires a cessé de produire. La panne venait de l'onduleur qui convertit le courant alternatif en courant continu. J'ai contacté l'installateur ; un technicien est venu chez moi, a constaté la panne de l'onduleur, mais celui-ci était encore sous garantie. 

J'ai donc demandé une appareil de substitution. Dix jours plus tard, un nouvel onduleur a été installé et tout est rentré dans l'ordre. Une semaine après, j'ai reçu une facture de 670 dollars. Au départ, seul le montant m'avait été communiqué. J’ai donc exigé une facture détaillée et, en la recevant, j'ai réalisé que des éléments qui auraient dû être couverts par la garantie m'avaient été facturés. 

Après avoir relu le contrat que j'avais signé six ans auparavant, j'ai compris que ces frais étaient contestables sous garantie. 

J'ai alors envoyé à l'IA une explication claire de la situation, accompagnée d'une copie PDF de mon contrat. 

En deux ou trois secondes, j'ai reçu une analyse complète et un plan d'action détaillé, incluant une lettre à l'installateur précisant que je demandais l'annulation de la facture. 

Il m'a fallu plusieurs échanges avec cette IA, puis avec une autre, surtout pour m'assurer d'être sûr de la validité de ma démarche, avant que l'installateur n'accepte d'annuler la facture. Si j'avais fait appel à un avocat, j'aurais reçu une aide de bien moindre qualité et sûrement payé 2 000 dollars. Merci l'IA !

mardi, mai 26, 2026

Mort accidentelle d'un « Potgut »

Pour ceux qui ne connaissent pas la région des Rocheuses, un Potgut, qui veut dire « Ventru » est un rongeur ainsi nommé en raison de son ventre apparemment bien dodu. Il s'agit en fait d’une espèce de mammifère rongeur de la famille des sciuridés vivant aux États-Unis.

Plus précisément, il est connu scientifiquement sous le nom francais de spermophile. Principalement herbivore, il se nourrit surtout d'herbe, de graines et de feuilles. Il disparaît de la vue en août et réapparaît en avril ou mai. 

Entre-temps, il est censé hiberner. Pas une mauvaise vie ! Son seul problème est sa petite taille : même s'il peut se dresser sur ses pattes arrière pour mieux voir, traverser une route peut s'avérer dangereux. Nombreux sont ceux qui se font écraser. Hier, en nous promenant, nous en avons vu un, complètement aplati, gisant dans le caniveau. 

Une triste histoire qui m'a fait réfléchir : « Les ‘Potguts’ ont-ils accès au paradis ? » J'ai alors imaginé notre petit gars tout aplati, arrivant au Paradis et accueilli par saint Pierre. 

  • Saint Pierre : Salut, qui es-tu ? 
  • Potgut : Je suis ce qu'on appelle un Potgut en Utah. 
  • Saint Pierre : Jamais entendu parler de ça … 
  • Potgut : Tu parles latin ? 
  • Saint Pierre : Oui, j'habitais à Rome… 
  • Potgut : Je suis un Urocitellus armatus
  • Saint Pierre : Que t'est-il arrivé ? 
  • Potgut : Je me suis fait écraser par une Tesla qui roulait bien au-dessus de la vitesse limite ! 
  • Saint Pierre : C’est vraiment bête, il faut faire attention ! Attends une seconde, laisse-moi voir ce que je peux faire pour toi… Je pourrais te mettre à l'étage, c'est la version confortable de l'Éternité… Tiens, voilà un petit coin libre pour toi. 
  • Potgut : J'ai besoin de beaucoup dormir, il y a un bon lit là-bas ? 
  • Saint Pierre : Tu sais, la compagnie qui y habite est plutôt très ennuyeuse, alors dormir est une excellente option ! 
  • Potgut : Moi je peux roupiller éternellement. 
  • Saint Pierre : Dis-le simplement à la femme de chambre à ton arrivée, elle s'occupera de tout ! Laisses-moi te donner ta clé …

lundi, mai 25, 2026

De septuagénaire à octogénaire (Deuxième partie)

Bien que je partage la plupart des points généraux abordés dans mon blog précédent, ma perspective sur la transition des années septuagénaires aux années octogénaires diffère par la manière dont ces étapes s’enrichissent. 

D'abord, je reste bien conscient que le temps qu'il me reste s'égrène rapidement et devient de plus en plus précieux. Par conséquent, je ne peux pas le gaspiller de manière improductive. Cela ne signifie pas que j'envisage de reprendre le travail ; toutefois, chacune de mes actions — même celles qui semblent a priori improductives, comme la méditation, un sommeil réparateur ou la réflexion profonde — revêt à mes yeux une valeur inestimable. 

Cette prise de conscience m'incite à accomplir de nombreuses choses ; en traitant l'emploi de mon temps avec un grand soin, je transforme sa gestion en un jeu d'adresse dont je tire une gratification intellectuelle, à l'instar de tout joueur passionné. 

Ensuite, il y a ma perception de l'inéluctable déclin physique — un phénomène échappant à mon contrôle et qui n'est autre que la conséquence naturelle du vieillissement. Bien que cette évolution ne m'enchante guère, j'apprends à l'accepter et à la transmuer en une force positive. 

C'est ainsi que j'ai récemment décidé de renverser la vapeur : je m'efforce désormais d'inscrire le reste de mon existence dans une trajectoire en « crescendo », jusqu'au moment où tout s'arrêtera. Mon but est de ne pas m'éteindre en vaincu, mais plutôt de m'élever vers une forme de finalité gratifiante. Pourquoi ? Parce que je perçois ce temps restant comme une opportunité de réparer tout ce qui cloche ou pourrait s’améliorer en moi. 

Qu'il s'agisse de transformer la peur en amour, d'acquérir des savoir-faire encore utiles, ou de me montrer une personne bien meilleure envers ceux que je côtoie, qu'ils soient présents dans mon quotidien ou rencontrés occasionnellement. Je m'emploie activement à combler les lacunes négatives de ma vie par des qualités positives, tout en cherchant sans relâche à me perfectionner dans les nombreux domaines qui laissent encore une marge de progression. 

Fournir un tel effort n'a rien de pénible, car j'ai depuis longtemps appris à considérer chaque obstacle comme un défi à relever — une occasion, par ce dépassement, de grandir et de tirer des enseignements de ces efforts, qui s'inscrivent dans la continuité de ma nature profondément compétitive. Tout cela me maintient dans une activité intense et me met constamment, de façon stimulante, face à de nouveaux défis à surmonter. 

En conclusion, cette perspective — acquise au fil des années grâce à la pleine conscience et à une méditation disciplinée — me permet de tenir le cap, me faisant souhaiter de mourir un jour comblé de bonheur et en aussi bonne santé que possible pour mon âge : physiquement, mentalement et cognitivement. Voilà, vous avez désormais le programme complet !

dimanche, mai 24, 2026

De septuagénaire à octogénaire (Première partie)

Dans quelques jours, mes amis de mon âge (mes « conscrits » comme on dit) se réuniront pour déjeuner ensemble au restaurant du bout du lac à Montriond, afin de méditer sur leurs soixante-dix ans qui sont en train de disparaître (tous sont nés en 1947 — un millésime inégalé ! — mais beaucoup ont déjà fêté leurs soixante-dix-neuf ans). Cela signifie qu'il ne reste plus qu'une année avant de franchir le cap des quatre-vingts. 

Waouh ! Bien que la plupart d'entre nous n'aient jamais cru que cela arriverait, cette transition de septuagénaire à octogénaire constitue un jalon incontournable. Elle marque l'entrée officielle dans le grand âge, une période où les changements physiologiques croisent des évolutions sociales notables et une profonde résilience émotionnelle, offrant un mélange unique de sagesse, d'un rythme de vie ralenti et de libération personnelle — à condition de ne se concentrer que sur les aspects positifs de cette étape de la vie. 

Certes, il est difficile d'accepter et d'observer le déclin progressif que subit notre corps, notamment la perte de masse musculaire et de densité osseuse, qui nous entraîne à prévenir les chutes, à bouger le plus possible et à bien s’alimenter. Qui plus est, notre métabolisme ralentit, rendant la préservation de l'énergie et la pratique régulière d'exercices à faible impact plus importantes que jamais. 

Il est vrai que de nombreuses études indiquent que les octogénaires font état de moins d'inquiétudes, d'un niveau de stress plus faible et d'une plus grande stabilité émotionnelle que les personnes plus jeunes. Des années de bons et de moins bons moment créent cette expérience de vie qui entraîne une régulation émotionnelle, plus de stabilité mentale et une perception plus réaliste de notre situation toujours en évolution. 

Progressivement, beaucoup d'entre nous commencent à apprécier avec plus d'acuité les joies simples du quotidien, privilégiant la paix intérieure et la gratitude plutôt que la performance et la perfection. Toutefois, le temps qui nous reste se réduit chaque jour au point de faire peur ; il en va de même pour notre cercle social, qui se restreint en raison des pertes naturelles ou des limitations liées à une santé déclinante. Désormais, nos relations deviennent profondément intentionnelles. 

Les octogénaires privilégient souvent les conversations riches de sens et de profondeur à la simple fréquentation d'un grand nombre de personnes. Il est également vrai que la retraite, conjuguée à une diminution des attentes sociétales, nous offre l'autorisation suprême de nous consacrer à nos passions personnelles, à la découverte de soi, à nos loisirs et à l'engagement communautaire, le tout à notre propre rythme ; pour nous, cela se traduit par un choix salutaire : privilégier la qualité à la quantité. 

Demain, j'essaierai de vous expliquer comment je me prépare à cette transition d'une manière un peu différente ...

samedi, mai 23, 2026

Drapeau américain à l'envers

Le juge de la Cour suprême américaine, Samuel Alito s'est tristement illustré en hissant le drapeau américain à l'envers sur sa propriété, pour soutenir Trump et ses accusations de fraude électorale de la part de Biden. 

Aujourd'hui, un de mes voisins a fait de même pour protester contre les agissements illégaux de notre président sénile ; cela soulève donc la question de l'origine et de la signification d'un tel geste. Présenter le drapeau américain à l'envers revêt deux significations. 

Historiquement, cette pratique trouve son origine dans les signaux de détresse maritimes, fonctionnant de manière similaire à un « SOS ». Cependant, elle s'est aujourd'hui transformée en un symbole de contestation politique. 

Au cours des dernières années, le drapeau inversé a été largement adopté par des individus de tout l'échiquier politique pour signaler qu'ils estiment le pays en crise, ou pour protester contre les actions ou l'orientation du gouvernement. 

Étant donné que la signification visée dépend entièrement du contexte propre à mon voisin, le moyen le plus sûr de déterminer pourquoi il hisse son drapeau à l'envers consiste tout simplement à le lui demander — ce que je n'ai pas encore fait. J'imagine que je ne m'inquiète pas pour sa sécurité immédiate ; je n'irai donc pas vérifier s'il est confronté à un peril urgent. 

D'après ce que je sais de lui, il doit simplement être extrêmement en colère contre Trump et épuisé par son comportement. Quant à moi, vous vous demandez peut-être comment je hisse mon drapeau américain ? C'est simple : je n'en possède pas, car je me considère comme un citoyen du monde. C'est tout !

vendredi, mai 22, 2026

Quatre ans en auto électrique

Difficile à croire, mais aujourd’hui je conduis une voiture électrique depuis plus de quatre ans ! Le temps passe, c'est vrai, mais quand tout va bien, il défile encore plus vite — c'est du moins l'avis de ma femme, qui n'arrive toujours pas à croire que cela fait si longtemps que nous ayons cette voiture. 

Côté entretien ? Usure de pneus, bien sûr ; balais d’essuie-glaces, liquide lave-glace, et c'est tout. Un écran tactile remplaçant la multitude de boutons habituellement éparpillés dans l'habitacle demande un certain temps d'adaptation, mais une fois l’habitude prise, plus de problème !

La voiture démarre sur commande, quelle que soit la température extérieure ; et lorsque je n'oublie pas de la préchauffer dans mon garage froid, je la retrouve chaude et prête à m'emmener partout où je le souhaite. Ses dispositifs de sécurité et ses fonctionnalités de conduite autonome sont à la fois impressionnants et addictifs. 

Après avoir récemment parcouru 1 300 miles au volant d'une voiture à moteur thermique, je ne reviendrais pour rien au monde à un véhicule fonctionnant aux énergies fossiles, ni même à une hybride. De plus, les bornes de recharge se multiplient ; l’angoisse d'une batterie à plat n'est donc plus un sujet de préoccupation. 

Le seul bémol concernant cette voiture que j'adore, c'est que je déteste toujours autant Elon Musk ...

jeudi, mai 21, 2026

L’évolution de l’image d’Avoriaz (Deuxième partie)

L’expérience des rennes utilisés comme mascottes d’Avoriaz fut de courte durée quand on réalisa qu’ils ne parvenaient pas à trouver sur place une nourriture et un climat adaptés. Pire encore, quelques-uns s’enfuirent et durent être récupérés en Suisse voisine. Parallèlement, à mesure que la station gagnait en popularité, il fallut opérer une transition vers des traîneaux tirés par des chevaux, acheminés depuis la vallée avec leurs cochers-propriétaires. 

Cela explique pourquoi le logo représentant un renne fut abandonné, même si l’on aurait pu opter pour des silhouettes stylisées de skieurs, de snowboardeurs, d’alpinistes, de vététistes, etc., à la manière des pictogrammes olympiques. De plus, l’école de ski locale finit par céder aux pressions du syndicat national des moniteurs de ski français et adopta leur uniforme national. 

La ville de Morzine imposa également la fusion de son nom avec celui d’Avoriaz, entraînant la création d’un nouveau logo et l’abandon de toute l’identité visuelle propre à Avoriaz. Le « Festival du Film Fantastique » (festival de cinéma de science-fiction) ne fut lui aussi qu’une tentative fragile d’attirer les célébrités françaises vers la station ; il perdit sa raison d’être à mesure que l’offre d’hébergement se développait, mais sans offrir la qualité ni les équipements que recherchaient les skieurs aisés. 

La station devint alors le produit idéal pour les voyagistes, sacrifiant par là même la clientèle plus huppée visée à l’origine et accélérant la stagnation de la qualité de ses hébergements, qui ne répondait bientôt plus aux attentes d’une clientèle plus fortunée. Par ailleurs, l’identité d’Avoriaz se trouva diluée au sein du vaste domaine interconnecté des « Portes du Soleil », ce qui contribua également à brouiller son image singulière. 

L’« invasion britannique » — stimulée par l’installation d’un hub EasyJet à Genève sur les cendres de Swissair — n’arrangea rien à l’affaire, attirant sur les pistes des hordes de jeunes semant la zizanie. 

Avec un peu plus de soin et une meilleure stratégie, Avoriaz aurait pu demeurer une station de ski de prestige, à l’instar de Courchevel ou de Saint-Moritz en Suisse ; mais l’attrait du gain rapide et facile est sans doute ce qui a convaincu le promoteur Gérard Brémond de changer de cap pour s’orienter vers le tourisme de masse (notamment via le Club Med) et de modifier ses plans initiaux. 

La suite, comme on dit, appartient désormais à l’histoire ...

mercredi, mai 20, 2026

L'évolution de l'image d'Avoriaz (Première partie)

Dès sa création en 1963, la station de ski d'Avoriaz s’était dotée d'une très forte et unique image, qui la plaçait véritablement en avance sur son temps d'un point de vue marketing. Cette identité fut par la suite abandonnée — un peu par paresse, manque de réflexion et mauvaises décisions ; mais ce n’est que mon opinion. 

Ce qui demeure incontestable, c'est que l'image de marque originelle d'Avoriaz s'ancrait dans son architecture avant-gardiste, son caractère entièrement piétonnier, la promotion d'un concept de « repère de skieurs » symbolisé par son emplacement au sommet d'une falaise située plein sud, face au massif des Hauts-Forts, et par son architecture mimétique. 

Son logo était destiné à évoquer tout cela, avec cette calèche tirée par des rennes, élément autant exotique qu’un peu gratuit. Il est communément admis que le premier logo, représentant ce renne stylisé, fut conçu au milieu des années 1960 sous la direction de Gérard Brémond, le promoteur d'Avoriaz. 

Contrairement aux stations traditionnelles qui confiaient leur communication à des agences externes, l'identité graphique initiale d'Avoriaz fut créée directement au sein du Studio d'Architecture d'Avoriaz (dirigé par Jacques Labro, Jean-Jacques Orzoni et Jean-Marc Roques). 

Le choix du renne relevait en partie du hasard et découlait directement du concept d'une station totalement piétonne. En 1966, afin d'assurer les déplacements sur les pistes interdites aux voitures, Gérard Brémond fit venir de véritables rennes de Laponie pour tirer les quelques traîneaux disponibles ; c'est ainsi que l'animal devint instantanément le symbole graphique de la station. 

Le design original jouait sur l'ambiguïté visuelle : les lignes épurées et géométriques des bois du renne étaient tracées de manière asymétrique, faisant directement écho aux lignes brisées et à la silhouette des premiers bâtiments de la station (notamment l'Hôtel des Dromonts). Quelques années plus tard, pour la création d'affiches publicitaires et autres déclinaisons graphiques, des graphistes allaient maintenir cette identité visuelle unique et avant-gardiste. 

Le traitement de l'image de marque reflétait la modernité d'Avoriaz comme nulle autre station de ski à l'époque. Le personnel lui-même portait des uniformes aux couleurs noir et orange ! 

Un employé clé d'Avoriaz — le regretté François Fallin — s'est révélé être l’artiste essentiel qui a peint inlassablement, à la main, la majeure partie de la signalétique de la station de ski : des lettres blanches sur fond noir, bordées d'un liseré jaune et orange aux angles arrondis, assurant ainsi, durant de nombreuses années, une identité visuelle cohérente et unique… 

Demain, nous verrons pourquoi l'image de marque d'Avoriaz s'est dégradée et ce qu'il aurait fallu faire à la place …


mardi, mai 19, 2026

Revoir enfin l’Eurovision de la chanson

Le dernier Eurovision de la chanson que j'ai pu voir a dû se dérouler entre 1967 et 1975, mais cela reste assez flou pour moi. Comme mes parents n'ont eu la télévision qu'en 1967, ce n'est pas avant cette époque que j'ai commencé à regarder l'émission. 

Bien sûr, je savais que la chanteuse italienne Gigliola Cinquetti avait remporté le concours de 1964 pour l'Italie avec sa chanson « Non ho l'età ». Elle fut suivie par France Gall en 1965 avec « Poupée de cire, poupée de son » ; mais au-delà de ces dates, ma mémoire flanche. Peut-être ai-je regardé les éditions de 1967, 1968, et peut-être quelques autres encore, avant de déménager en Amérique en 1977, mais je ne m'en souviens plus vraiment. 

Ai-je même vu la prestation d'ABBA avec « Waterloo » en 1974 ? Je n'en suis pas sûr non plus. J'ai simplement le sentiment d'avoir aimé les quelques émissions que j'ai eu l'occasion de voir quand j'étais jeune et passionné par la culture pop ; mais depuis, le Concours Eurovision de la chanson a cessé de faire partie de mon univers musical. 

Ce n'est que le week-end dernier — en regardant une bonne partie de la 70e édition du concours à Vienne — que j'ai pu apprécier ce que la version de 2026 proposait au public, diffusée pour la première fois via YouTube. 

Je n'ai pas été emballé par toutes ces chansons « formatées » et sur produites, qui n'ont ne vont pas me motiver à regarder l'émission de l'année prochaine. Je dirais que la chanteuse bulgare Dara — qui a remporté le concours cette année avec son hymne festif « Bangaranga » — a livré la prestation la moins mauvaise de l'émission, mais cela ne veut pas dire grand-chose. 

Elle a devancé l'Israélien Noam Bettan — que j'ai trouvé vraiment médiocre — ainsi que l'Australienne Delta Goodrem, qui ont terminé respectivement deuxième et troisième. 

Comme beaucoup, je me suis demandé pourquoi l'Australie participait à l'Eurovision ; mais la raison est tout simplement que le pays des antipodes adore cette émission, et que cela s'explique par les efforts de diffusion de longue date du réseau australien SBS, qui retransmet l'événement depuis 1983. 

Voilà, vous savez désormais tout sur ma relation avec l’Eurovision de la chanson ! 

lundi, mai 18, 2026

Panne d'électricité solaire

Un onduleur est l’appareil qui convertit le courant continu qui sort des panneaux solaires en courant alternatif qui va alimenter notre maison et dont l’excédent va aller le réseau électrique public. Sans que nous le sachions, notre onduleur solaire est tombé en panne le 16 mars. 

L'onduleur est un composant essentiel qui agit comme le « cerveau » du système, assurant l'activation, la gestion et la surveillance de notre consommation d'électricité. J'aurais dû m'en apercevoir si j'avais pris la peine de consulter l'application de mon smartphone qui m'informe du fonctionnement de notre installation solaire ; mais, comme tout marchait bien, je ne m’en suis pas soucié. 

Ce n'est qu'en avril que j'ai vérifié l'application, et j’ai réalisé que plus rien ne fonctionnait. Quelques jours plus tard, j'ai reçu la facture mensuelle d'électricité, d’un montant trois fois supérieur à la normale. J'ai contacté l'entreprise qui avait installé le système et, dix jours plus tard, un technicien est venu remplacer l'onduleur défectueux et a rétabli le courant en provenance du soleil. 

Pour ceux d'entre vous qui envisagent l'installation de panneaux solaires, sachez qu'il existe deux méthodes pour convertir le courant : soit à l'aide d'un onduleur central — comme le nôtre — soit en équipant chaque panneau d'un onduleur individuel (une solution bien préférable car elle n’implique qu’un panneau au lieu du système complet !). 

Nous sommes désormais de retour en pleine production et remercions le soleil, notre installation solaire, ainsi que tous ceux qui ont conçu cette invention si pratique et si utile !