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lundi, septembre 07, 2026

Une clôture que les chevreuils détesteront …

Quand nous avons construit notre maison il y a 13 ans, il y avait une petite clôture rustique au sud de notre terrain. Elle était basse — à peine un mètre de haut — et assez charmante. Cependant, elle était en train de pourrir, ayant été installée avant 1980. Au fil des ans, je l'ai réparée régulièrement du mieux que j'ai pu, mais elle avait atteint la fin de sa vie ; j'ai donc décidé d'agir.

Au début, en 2016, j'envisageais simplement de la remplacer à l'identique et je pensais même faire cela moi-même. Il me suffisait alors de 1 000 dollars en bois et en béton, sans compter mon travail. Il y a un mois environ, j'ai finalement décidé de la remplacer, mais j'ai jugé que j'étais trop âgé pour ce genre d'exercice. 

Les devis obtenus s'élevant jusqu'à six fois le montant envisagé dix ans plus tôt, je me suis dit « Pourquoi ne pas installer une clôture complète de 1,80 mètre autour de l'arrière de la maison ? Je n'avais pas bien réalisé que cela coûterait quatre fois plus cher que la petite clôture de 25 mètres ! Cela permettrait, entre autres, de mettre fin à l'invasion constante de notre jardin par de gros animaux. 

De fil en aiguille, j'ai pensé à Trump et à sa clôture à la frontière sud, qui devait — à coup sûr — être payée par le Mexique. J'ai donc trouvé un entrepreneur mexicain qui parlait peu anglais, mais qui m'a offert une excellente occasion de tester mes rudiments d'espagnol sur lui et son équipe. En quelques jours, un bel enclos était érigé ; réalisant que celui-ci tiendrait enfin à l'écart chevreuils, orignaux, chiens et lynx, ma femme et moi nous en sommes félicités. 

Pourtant, tout comme pour le mur de Trump, ce n'est pas notre entrepreneur mexicain qui a payé la clôture ; bien au contraire ! 

samedi, août 22, 2026

Plus de chaleur, moins d'Aiguille du Midi …

L'érosion en montagne n'est pas un phénomène nouveau, mais elle semble s'accélérer à mesure que la planète se réchauffe et que le pergélisol — qui assurait autrefois la cohésion des sommets de haute altitude dans les Alpes et ailleurs dans le monde — ne parvient plus à maintenir en place d'imposantes masses rocheuses. 

Le mercredi 12 août 2026, un gros éboulement s'est produit sur la face nord de l'Aiguille du Midi, dans le massif du Mont-Blanc, au-dessus de Chamonix (France). Environ 15 000 mètres cubes de roche se sont détachés à plus de 3 600 mètres d'altitude, dans le secteur du couloir Mallory, projetant un immense nuage de poussière et de débris vers le bas de la montagne. 

Les vagues de chaleur extrêmes de cet été ont déstabilisé le pergélisol et les parois rocheuses de haute altitude, entraînant des contrôles de sécurité de la part de la Compagnie du Mont-Blanc ainsi que la fermeture du célèbre tunnel de glace du sommet de l’aiguille du midi suite à une fonte accélérée. D'autres sommets emblématiques subissent ces mêmes défaillances structurelles. 

Au Cervin, les fortes chaleurs estivales ont provoqué des chutes de pierres fréquentes et imprévisibles. En Suisse et en Italie, les associations de guides de haute montagne ont été contraintes à plusieurs reprises de suspendre les courses guidées sur des itinéraires majeurs (comme l'arête du Hörnli), car le gel qui assurait traditionnellement la stabilité des passages n’est plus en mesure de le faire. 

Par ailleurs, scientifiques et habitants surveillent actuellement avec inquiétude la formation rocheuse du Spitze Stei, qui surplombe le village suisse de Kandersteg. Sous l'effet de la dégradation du pergélisol, le versant perd activement de la hauteur ; certaines parties se déplacent jusqu'à 70 centimètres par jour durant le pic de fonte estivale. 

Les géologues estiment que si cette formation instable venait à s'effondrer d'un seul bloc, elle libérerait entre 15 et 20 millions de mètres cubes de roche, provoquant un glissement de terrain d'une ampleur bien supérieure à la catastrophe de Blatten de mai 2025. En fin de compte, tout ce qui se trouve en haut finit toujours par redescendre ! 

lundi, août 03, 2026

Altitude et température

Montagnard et skieur, j'ai toujours pensé que la règle concernant la variation de température en fonction de l'altitude était de 6 °C pour 1 000 mètres. N'en n’étant pas tout à fait sûr, j'ai décidé d'approfondir le sujet, qui prend de l’importance au moment où le réchauffement climatique s'intensifie. Voici ce que j'ai découvert, en commençant par les causes du phénomène. 

La température baisse avec l'altitude tout simplement parce que la pression atmosphérique diminue, ce qui entraîne une détente et un refroidissement de l'air. Abordons maintenant les chiffres relatifs à ce que l'on appelle le gradient thermique normal (ou gradient adiabatique). En degrés Celsius, elle baisse d'environ 6,5 °C par tranche de 1 000 mètres. Par exemple, si l'on gravit un dénivelé montagneux de 2 000 mètres, on peut généralement s'attendre à ce qu'il fasse environ 13 °C de moins en atteignant le sommet. 

Bien entendu, si la valeur de 6,5 °C pour 1 000 mètres constitue la moyenne standard, les conditions réelles s'écartent souvent de cette règle. Prenons d'abord en compte l'humidité. Si l'air est sec, il se refroidit plus rapidement en s'élevant à un taux d'environ 9,8 °C pour 1 000 mètres. 

En revanche, si l'air se refroidit jusqu'à atteindre son point de rosée et que l'humidité se condense pour former des nuages ​​ou du brouillard, de la chaleur latente est libérée dans l'air environnant. Ce phénomène ralentit le refroidissement, ramenant le taux à environ 5 °C pour 1 000 mètres. 

Il y a aussi les inversions de température. Si celle-ci diminue normalement avec l'altitude, une inversion produit l'effet inverse, de l'air plus chaud venant surplomber une masse d'air froid. Ce phénomène est très courant dans les vallées de montagne (comme celle de l’Arve entre Cluses et Sallanches) en hiver ou lors des nuits claires et sans vent : l'air froid et dense s'accumule au fond de la vallée, tandis que les zones plus élevées, comme Megève, restent nettement plus chaudes. 

Pour finir, la topographie du terrain et le vent jouent également un rôle. Les parois rocheuses sombres et les zones alpines exposées peuvent chauffer considérablement sous l'effet du rayonnement solaire direct, créant ainsi des microclimats chauds en altitude qui s'écartent du gradient thermique habituel de l'air libre. 

À l'inverse, des vents alpins violents peuvent rabattre des masses d'air froid (phénomène connu sous le nom de vents catabatiques) ou accentuer l'effet de refroidissement éolien, donnant une sensation de froid bien plus intense que ne le laisserait supposer le gradient thermique ambiant. 

Voilà, vous savez désormais tout sur cette relation complexe entre altitude et température !

mardi, juillet 14, 2026

Les Saoudiens pourraient-ils sauver le secteur ski ?

Face au réchauffement climatique, l'industrie du ski devrait logiquement se tourner vers l'Arabie saoudite, compte tenu de son projet de station de ski, pour le moins audacieux. Vous avez bien lu : l'Arabie saoudite prévoyait de construire une station de ski extérieure ambitieuse, ouverte toute l'année, nommée Trojena, dans la région désertique et montagneuse du nord-ouest du pays. 

Cependant, suite à l'explosion des coûts et à l'évolution des priorités au sein du vaste projet NEOM, les autorités saoudiennes ont suspendu les principaux contrats de construction, retardant le projet sine die. Pour ceux qui, comme moi, l'ignoraient, NEOM signifie « New Future » ​​(Nouveau Futur). C'est la combinaison de deux mots : NEO, préfixe grec signifiant « nouveau », et M, la première lettre de « Mostaqbal », le mot arabe pour « futur », ou plus probablement Mohammed ben Salmane, le prince héritier d'Arabie saoudite, à l'origine du projet.

Un inconvénient majeur de cet emplacement est sa faible latitude (28,10°). Le complexe touristique prévu se situe à environ 50 kilomètres à l'est du golfe d'Aqaba, dans la chaîne de montagnes Sarawat, province de Tabuk, culminant à 2 600 mètres d'altitude, ce qui est pour le moins optimiste ! 

À titre de comparaison : 

  • Mont Afriski, Lesotho, latitude 28,8° S, altitude 3 050 mètres. 
  • Oukaïmeden, Maroc, latitude 31,2° N, altitude entre 2 600 et 3 200 mètres. 
  • Portillo, Chili, latitude 32° S, altitude 2 880 mètres.

À Trojena, les températures hivernales descendent parfois en dessous de zéro. La station devait offrir 30 kilomètres de pistes de ski, avec de la neige naturelle (grâce à un vaste système d'enneigement artificiel utilisant de l'eau dessalée) et des pistes synthétiques ouvertes toute l'année. Son architecture comprenait un « village de ski vertical », un immense lac artificiel d'eau douce suspendu par trois grands barrages, des hôtels de luxe et un gratte-ciel de cristal comparable à la tour Eiffel. 

Le projet était spécifiquement destiné à accueillir les Jeux asiatiques d'hiver de 2029, une première dans un pays désertique. Malgré plusieurs années de travaux intensifs et l'érection d'imposantes structures métalliques, les promoteurs de NEOM ont résilié des contrats de plusieurs milliards de dollars (dont un projet de barrage colossal et un important contrat d'approvisionnement en acier). 

Le coût du projet aurait atteint 38 milliards de dollars, contraignant le royaume à réorienter ses investissements vers des infrastructures industrielles, d'intelligence artificielle et logistiques essentielles, repoussant ainsi l'achèvement des travaux et l'organisation des Jeux d'hiver au moins jusqu'après 2030. NEOM n'a pas encore annoncé l'abandon du projet. 

J’imagine donc que le projet d’expansion de Deer Valley East à faible, devra attendre afin de pouvoir tirer des enseignements utiles de l’expérience saoudienne …

vendredi, juin 05, 2026

Regarde ce que j'ai trouvé !

Ma femme et moi trouvons plein de choses à chaque fois que nous sortons. Aujourd'hui, c'était cette plume et je me demandais à quel oiseau elle appartenait. Au départ, j'ai cru qu'elle était assez grande pour être celle d'un rapace, mais après avoir interrogé Gemini (IA), j'ai appris que cette plume de 31,5 cm de long était une rémige primaire de Bernache du Canada (Branta canadensis).

Voici les principales caractéristiques visibles sur l'image qui confirment cette identification : 

Coloration : Le vexille est uniforme, d'un brun grisâtre foncé à anthracite, et se fond à la base dans un calamus (le rachis) translucide, d'un blanc pâle presque pur. 

Forme : Le vexille asymétrique (dont un côté est beaucoup plus étroit que l'autre) est caractéristique des rémiges primaires, conçu pour assurer la portance et l'aérodynamisme en vol. 

Texture et taille : La structure robuste et rigide du rachis (tige centrale) et les barbes denses et imbriquées sont typiques des grands et puissants oiseaux aquatiques. 

L'IA m'a également rappelé qu'une plume perdue comme celle-ci, trouvée aux États-Unis relève de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs (LCOM). Par conséquent, il est techniquement illégal de conserver, de posséder ou de ramasser des plumes d'oiseaux migrateurs protégés (notamment les bernaches du Canada, les aigles, les faucons et les passereaux), même si elles sont simplement tombées au sol. 

Vous voilà prévenus !

lundi, juin 01, 2026

Quel est ce nuage ?

C’est à deux reprises, que j'ai pu voir ce nuage insolite : une première fois lors de notre voyage en Californie fin avril, au pied de la Sierra, et ce matin pendant notre promenade. 

J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'un cirrus, mais les cirrus sont des nuages détachés, composés de filaments blancs et délicats, généralement disposés en taches ou en bandes étroites. Ils peuvent avoir un aspect fibreux, filiforme, parfois même soyeux. 

N'y connaissant pas grand-chose en nuages, j'ai fait quelques recherches et j'ai découvert que, d'après la forme lisse, lenticulaire et quelque peu aérodynamique de ce nuage, il s'agissait d'un nuage lenticulaire (du nom latin d’Altocumulus lenticularis). Ces nuages sont connus pour ressembler à des soucoupes volantes, des crêpes ou des lentilles. 

Celui que j'ai photographié a des contours incroyablement nets et lisses, ce qui se produit lorsque l'air circule en un flux stable et régulier (il y avait beaucoup de vent). Les nuages lenticulaires se forment généralement lorsque de l'air humide est forcé de s'élever au-dessus d'une chaîne montagneuse. 

Lorsque l'air redescend, une onde stationnaire se forme du côté sous le vent de la montagne (semblable aux ondulations de l'eau sur un caillou dans un ruisseau). Si la température au sommet de l'onde atteint le point de rosée, l'humidité se condense en ce magnifique nuage stationnaire. 

Bien que le nuage paraisse parfaitement immobile, l'air y circule en permanence, se condensant lorsqu'il atteint le sommet de l'onde et s'évaporant en redescendant de l'autre côté. Ces nuages ​​sont très appréciés des photographes, mais les pilotes les évitent soigneusement car ils signalent de fortes turbulences dans la haute atmosphère.

mardi, mai 26, 2026

Mort accidentelle d'un « Potgut »

Pour ceux qui ne connaissent pas la région des Rocheuses, un Potgut, qui veut dire « Ventru » est un rongeur ainsi nommé en raison de son ventre apparemment bien dodu. Il s'agit en fait d’une espèce de mammifère rongeur de la famille des sciuridés vivant aux États-Unis.

Plus précisément, il est connu scientifiquement sous le nom francais de spermophile. Principalement herbivore, il se nourrit surtout d'herbe, de graines et de feuilles. Il disparaît de la vue en août et réapparaît en avril ou mai. 

Entre-temps, il est censé hiberner. Pas une mauvaise vie ! Son seul problème est sa petite taille : même s'il peut se dresser sur ses pattes arrière pour mieux voir, traverser une route peut s'avérer dangereux. Nombreux sont ceux qui se font écraser. Hier, en nous promenant, nous en avons vu un, complètement aplati, gisant dans le caniveau. 

Une triste histoire qui m'a fait réfléchir : « Les ‘Potguts’ ont-ils accès au paradis ? » J'ai alors imaginé notre petit gars tout aplati, arrivant au Paradis et accueilli par saint Pierre. 

  • Saint Pierre : Salut, qui es-tu ? 
  • Potgut : Je suis ce qu'on appelle un Potgut en Utah. 
  • Saint Pierre : Jamais entendu parler de ça … 
  • Potgut : Tu parles latin ? 
  • Saint Pierre : Oui, j'habitais à Rome… 
  • Potgut : Je suis un Urocitellus armatus. 
  • Saint Pierre : Que t'est-il arrivé ? 
  • Potgut : Je me suis fait écraser par une Tesla qui roulait bien au-dessus de la vitesse limite ! 
  • Saint Pierre : C’est vraiment bête, il faut faire attention ! Attends une seconde, laisse-moi voir ce que je peux faire pour toi… Je pourrais te mettre à l'étage, c'est la version confortable de l'Éternité… Tiens, voilà un petit coin libre pour toi. 
  • Potgut : J'ai besoin de beaucoup dormir, il y a un bon lit là-bas ? 
  • Saint Pierre : Tu sais, la compagnie qui y habite est plutôt très ennuyeuse, alors dormir est une excellente option ! 
  • Potgut : Moi je peux roupiller éternellement. 
  • Saint Pierre : Dis-le simplement à la femme de chambre à ton arrivée, elle s'occupera de tout ! Laisses-moi te donner ta clé …

jeudi, octobre 30, 2025

Qui a les plus belles couleurs d'automne ?

Habitant dans la région du « Wasatch back », en Utah, je suis très fier de nos superbes feuillages d'automne, avec le rouge de nos érables de montagne et l’or de nos trembles. Je n'hésite pas non plus à partager des photos de nos automnes polychomes et à en parler à mes proches. 

Bien sûr, cela stimule les réactions de mes amis et proches des Alpes qui me montrent ce qu’ils ont en retour. C'est ainsi que j'ai commencé à me demander, en fin de compte, quels endroits ou régions peuvent se targuer d'avoir les plus belles couleurs du monde, et c'est pourquoi nous en parlons aujourd’hui … Pour commencer, il faut comprendre ce qui fait ressortir les couleurs d’automne. 

Cela commence avec la diversité des arbres : plus il y a d'espèces, plus la gamme de couleurs est variee. L'altitude et le climat jouent également un rôle important car les brusques variations de température accentuent l'intensité des pigments. Il faut également tenir compte du caractère pittoresque d'un lieu ou d'un décor, comme les montagnes, les lacs et l'architecture historique, qui amplifie toujours ce que voient nos yeux. 

Le timing est également crucial ; Certaines régions offrent des saisons de feuillage plus longues et régulieres. Notre fierté pour l'Utah et ses couleurs est amplement méritée, avec nos érables de montagne flamboyants et nos trembles dorés aux contrastes époustouflants. Notre rivalité amicale avec mes amis alpins illustre parfaitement comment l'automne devient une mondialisation de nos couleurs. 

Bien sûr, un feuillage magnifique ne se résume pas seulement à ses couleurs, mais aussi à son contexte. C'est la façon dont la lumière éclaire notre sentier préféré, les parfums d'air frais et les histoires que nous partageons avec ceux qui partagent ce spectacle. 

Alors, si le Vermont ou Kyoto triomphent en termes de perfection de carte postale, mes paysages en technicolor du Wasatch teintés d’une pointe de chauvinisme, partagés avec tous ceux que j'aime et dont mes proches alpins se font écho, appartiennent à cette merveilleuse mosaïque mondiale de merveilles automnales


mercredi, août 06, 2025

Les bernaches déjà de retour au Mexique ?

Autour du 20 juillet, donc beaucoup plus tôt que d’habitude, j’ai observé des oies canadiennes à de multiples reprises dans le ciel de Park City, et je me suis demandé pourquoi leur migration vers le sud commençait si tôt. Le genre d’observation qui fait dire aux gens : « Cette année, l’hiver va être précoce » ou autres locutions du même genre. 

En fait, ce qui semble être une migration automnale précoce, comparativement à ce qui se passe entre la fin septembre et novembre, pourrait être attribué à plusieurs facteurs. Tout d’abord, des études affirment que le changement climatique affecte les schémas migratoires des oiseaux, entraînant des changements de calendrier, des modifications d’itinéraires et même de changements dans les caractéristiques physiques comme la taille du corps et la longueur des ailes. 

La période précise de migration des oies peut être influencée par les conditions météorologiques locales, la disponibilité de la nourriture et la durée du jour. Même si elles n'entreprennent pas une migration complète, les oies peuvent effectuer des déplacements locaux ou faire des haltes pour trouver des lieux d'alimentation et de repos adaptés, notamment si leurs habitats habituels sont perturbés ou si les ressources alimentaires se raréfient, ce qui pourrait être le cas lors de l'été exceptionnellement sec que nous avons vécu à Park City et dans l'Utah cette saison. 

De plus, une part importante des oies canadiennes, notamment en zone urbaine ou suburbaine, sont devenues sédentaires et finissent par y rester toute l’année. Enfin, il existe ce que l'on appelle la « mue et l'entraînement au vol ». La mue consiste à perdre les vieilles plumes pour faire place à de nouvelles pousses. Les oies adultes subissent une période de mue en été (juin-juillet), durant laquelle elles perdent leurs plumes et sont temporairement incapables de voler. 

Futurs « pilotes », les oisons commencent également leur entraînement au vol pendant les mois d'été, effectuant de courts vols difficiles en préparation de la migration d'automne. Entre nous, je ne crois guère aux entraînements à cause des plumes qui repoussent et la formation des jeunes pilotes ... Ces activités pourraient entraîner une augmentation de l'activité aérienne en juillet. 

Fort de ces éléments, je serai un peu plus circonspect la prochaine fois que je verrai des bernaches survoler Park City. Franchement, je pensais qu'elles essayaient de traverser vers le Mexique avant que Trump n'ait finalisé ses horribles droits de douane, mais ce n'est peut-être plus qu'une bonne raison parmi tant d'autres !

vendredi, juin 20, 2025

Mon Solstice

À Park City, c’est aujourd’hui le solstice d'été. Bien sûr, je sais que cela ne tombe pas toujours le 21 juin. Par exemple, cette année, pour moi, c’est le 20 juin et pour certains ce sera le 22, tout en se produisant exactement au même moment. Étrange, n'est-ce pas ? 

Cette variation est due à la différence entre notre calendrier et l'orbite de la Terre autour du Soleil. Comme vous autres, astronomes, le savez parfaitement, le solstice est le moment où le Soleil atteint son point le plus septentrional par rapport à l'équateur. 

Alors pourquoi le fêterai-je à 20h42 le 20 juin, alors que mes amis de la Communauté européenne le fêtent le 21 juin à 4h42 et que les habitants de Sydney, en Australie, le célèbrent pleinement le 22 juin à 2h02 ? Tout simplement parce qu'il a lieu précisément à 2h42 à l’emplacement du méridien de Greenwich, et que les autres endroits y ont droit à leur heure locale ! 

Que dire d'autre ? Évidemment, la durée des journées va se dégrader à partir de maintenant, sauf bien sûr pour mes amis vivant dans les 32 pays situés entièrement ou partiellement dans l'hémisphère sud qui vont voir leurs jours rallonger. Pour compliquer encore les choses, treize de ces pays sont à cheval sur l'équateur, c'est-à-dire dans les deux hémisphères.

Comme on me l'a dit quand j’étais petit, la vie est compliquée, alors au lieu de me lamenter, je vous souhaite à tous un bon solstice, qu’il soit d’été ou d’hiver et quelque soient les degrés de chaleur ou de froid que vous pourrez ressentir !

mercredi, juin 04, 2025

Les risques de la vie en montagne

Ayant grandi au fin fond d'une vallée escarpée de Haute-Savoie, j'ai toujours été conscient de ce qui pouvait se passer au-dessus de ma tête et j’ai toujours pensé que tout ce qui nous surplombait pouvait nous tomber dessus sans crier « gare ! » 

Après les événements récents de Blatten, en Suisse, ou de La Bérarde, en France, l'an passé, une question logique se pose : existe-t-il d'autres villages alpins, ou ailleur en montagne, dans le monde entier, qui courent ce genre de risque ? Ces communautés sont naturellement vulnérables aux catastrophes en raison de leur situation dans des vallées profondes, au pied de pentes fortes et instables, et des conséquences croissantes du changement climatique. 

D'une part, la fonte des glaciers déstabilise les pentes montagneuses, provoquant des glissements de terrain et des chutes de pierres, comme ce qui s'est produit en Italie lors de l'effondrement du glacier de la Marmolada en 2022. Le dégel du pergélisol a non seulement provoqué le glissement de terrain de Blatten, fragilisant les parois rocheuses, augmentant le risque d'effondrements massifs, mais il est également proche de ce qui s'est produit dans ce même pays lors du glissement de terrain du Piz Cengalo en 2017. 

D'autres communes suisses comme Gondo, Randa et Saas-Balen sont également menacées par des glissements de terrain majeurs. Côté français, les villages du massif des Écrins (comme La Bérarde) et toute la vallée de Chamonix sont confrontés à des menaces de glaciers et de chutes de pierres. Sur le versant italien du Mont-Blanc, des communes comme Courmayeur et Valfurva, près du col du Stelvio, sont également fortement exposées à l'instabilité des glaciers. 

En Autriche, Galtür est menacée par les avalanches et Heiligenblut par les inondations glaciaires. En Norvège, Longyearbyen (au Svalbard) est confrontée à des glissements de terrain dus à la fonte du pergélisol. En Amérique du Nord, le glissement de terrain du bras de Barry en Alaska menace, et Canmore (Alberta) est menacée par des éboulements. Dans l'Himalaya, de nombreux villages du Népal, de l'Inde (Uttarakhand) et du Bhoutan sont également confrontés à des débordements de lacs glaciaires. 

Des catastrophes naturelles se produisent dans la montagne depuis des siècles. C'est ce qu'on appelle l'érosion. Dans ma ville natale, Montriond, son lac cristallin a été formé par l'effondrement massif du « Rocher de l'Échelle », une falaise calcaire culminant à 750 mètres plus haut, qui a obstrué la Dranse de Montriond, créant un barrage naturel de 200 mètres de haut, formant un lac de 1,4 km de long et 33 mètres de profondeur. 

Cet incident remonterai a environ 500 à 550 ans. Au fil du temps, le lac a subi d'importantes variations de niveau entre le printemps et l'automne. Pour stabiliser son niveau d'eau, des travaux d'étanchéification ont été réalisés en 1990.  

Dans la plupart des cas, tous ces villages ou lieux font la joie des touristes et dépendent du ski, de la randonnée et de l'alpinisme pour survivre. Lorsqu'une catastrophe survient, comme celle de Blatten, il n'est pas toujours possible de relocaliser des villages entiers. Lorsque c'est le cas, cela s'avère souvent coûteux et logistiquement complexe. 

Avec la hausse des températures, les glaciers reculent plus rapidement et les courants-jets ont tendance à rester en place plus longtemps, ce qui entraîne des pluies et des chutes de neige extrêmes, causant des glissements de terrain, des inondations et des avalanches plus intenses. De nombreux villages de montagne du monde entier sont donc menacés, notamment ceux situés à proximité de glaciers, de falaises abruptes ou de pentes instables. 

Si les mesures d'atténuation (comme les systèmes d'alerte précoce) sont utiles, certaines communautés devront rester pretes à déménager au dernier moment, sous peine de conséquences tragiques.

mardi, juin 03, 2025

Record pour la forêt urbaine de Park City !

Se plaindre de l’envahissement de notre forêt urbaine est devenu un sujet récurrent. Si besoin était, le record de pollen de cette année est une raison tout à fait valable ! Il est vrai que les conifères ne libèrent pas nécessairement la même quantité de pollen chaque année. Leur production varie en raison de nombreux facteurs environnementaux et biologiques, comme le printemps plus chaud que nous venons de connaître dans les Rocheuses, qui a entraîné une production accrue. 

Nos conditions venteuses ont accélérés sa dispersion beaucoup plus efficacement que d'habitude. La situation est également aggravée par des arbres plantés il y a 40 à 50 ans qui produisent maintenant plus de pollen en arrivant à maturité. La production de pollen varie également d'une année à l'autre, car de nombreuses espèces d'épicéas présentent des années synchronisées et intermittentes de forte production de pollen et de graines, suivies d'années de moindre production.

Notre terrace fin mai ...
De toute évidence, il s'agit d'une année record ! Notre hiver doux a permis aux conifères de polliniser plus tôt et plus intensément que jamais. L'augmentation du taux de CO₂ atmosphérique pourrait également avoir joué un rôle dans leur production en hausse. 

Enfin, je me suis toujours demandé si la production de pollen était liée au sexe, et j'ai découvert que les conifères comme les pins, les épicéas ou les sapins produisent à la fois du pollen et des graines sur le même arbre, mais dans des structures distinctes (cônes mâles et cônes femelles). Par exemple, les cônes mâles (petits, souvent groupés) libèrent du pollen, tandis que les cônes femelles (plus gros et ligneux) ne produisent que des graines après la pollinisation. 

Maintenant que j'ai appris tout cela et que j'ai partagé mes connaissances avec vous, allez-vous m'aider à nettoyer ma terrasse lorsque je m'y mettrai vers la mi-juin ?

lundi, mai 05, 2025

Est-ce le printemps à Park City ?

Maintenant que les jonquilles sont sorties et que les pélicans blancs font escale à Park City avant de rejoindre le Canada, il semble que l'hiver soit officiellement terminé et qu'il soit peut-être temps de se mettre en shorts. Je sais, on dit qu’une hirondelle ne fait pas let printemps ! 

Ce matin, c’était encore gelé blanc, mais on dirait que le temps est plus clément et plus chaud. Du moins, c'est généralement le cas au mois de mai ! 

En effet, après avoir comparé les températures diurnes et nocturnes chez nous du 1er janvier au 30 avril, j'ai constaté, à ma grande surprise, que nos températures hivernales pendant ces quatre mois étaient 2,5 % plus froides en 2025 que l'année dernière, alors que ma perception était totalement opposée. En revanche, pendant la même période de 2023 (année record en matière d'enneigement), il faisait 18 % plus froid que cette année. 

J’en conclus qu'il est bien utile de noter les températures pour pouvoir en parler intelligemment !

samedi, avril 19, 2025

Une drôle de pie !

La pie bavarde (Pica pica) est une espèce de la famille des corvidés (Corvidae). On la trouve dans presque toute l'Europe et dans le nord-ouest de l'Afrique. Pendant longtemps, la pie bavarde et la pie à bec noir d'Amérique ont été considérées comme une seule et même espèce (Pica pica). 

Cependant, en 2000, suite à une observation plus approfondie de leur vocalisation et de leur comportement, une divergence génétique significative a été constatée. L'American Ornithologists' Union a officiellement reconnu la pie à bec noir comme une espèce distincte (Pica hudsonia), celle que l'on trouve en abondance à Park City. 

Bien qu'elles se ressemblent beaucoup avec leur plumage noir et blanc et leur longue queue, de subtiles différences existent. Certaines sources notent des différences dans la brillance de leurs plumes et le blanc de leur plumage. Les pies à bec noir peuvent également atteindre une taille légèrement plus grande, principalement en raison d'une queue plus longue. 

Leurs cris sont également très différents. De plus, leurs comportements sociaux et leurs habitudes de nidification diffèrent, car les pies à bec noir nichent parfois en colonies, contrairement aux pies bavardes, qui se dispersent d’avantage.

Cette longue explication sert donc d'introduction à la rencontre inhabituelle que nous avons faite il y a quelques jours, lorsque nous avons croisé une pie blanche à côté d'une pie normale. Ma première réaction a été de me dire : « Ce doit être un cas d'albinisme !» 

Mais après vérification, j'ai dû conclure qu'il s'agissait plutôt d'un cas plus courant de leucisme (perte partielle de pigmentation, entraînant des plumes blanches ou tachetées, mais des yeux de couleur normale, et non roses). 

L'albinisme chez les oiseaux est beaucoup moins fréquent (environ 1 pour 10 000 à 30 000 oiseaux dans la nature), tandis que le leucisme est un peu moins rare, puisqu'il touche 1 oiseau pour 1 000 à 10 000. D'après ce que j'ai lu, les oiseaux leucistiques ont des yeux de couleur normale (et non roses) et peuvent avoir un mélange de plumes blanches et normales. 

Reverra-t-on un jour cet oiseau unique ? J'aimerais bien, mais j'en doute !

mardi, octobre 01, 2024

Désaccord familial !

Depuis que j’étais tout petit et grandissait au fin fond de la vallée de Morzine, en Haute-Savoie, on m’avais raconté que les premiers gels faisaient changer les couleurs des feuilles à l’automne et je soupçonne qu’aujourd’hui encore, beaucoup de mes contemporains, même les plus jeunes habitants de cette vallée continuent à y croire. 

Ma grande sœur, qui a 9 ans de plus que moi, a non seulement vécu l’occupation allemande, mais a vu et appris des tas de choses au cours de sa longue vie. Pourtant, comme elle est toujours restée dans son vallée natale, elle continue d’adhérer à la croyance populaire selon laquelle les arbres à feuilles caduques changent de couleur à cause du gel 

L’autre jour, pendant notre conversation téléphonique habituelle, j’ai remis sa croyance en question en disant que ce changement de couleur était dû à la photosynthèse. Naturellement, elle n’était pas du tout d’accord et cela m’a forcé à vérifier mon argument.

J'ai découvert que nos deux points de vue sont partiellement corrects, mais la principale raison pour laquelle les arbres à feuilles caduques changent de couleur à l'automne reste bien une combinaison de facteurs liés à la photosynthèse, ce qui, comme vous pouvez l’imaginer, a rassuré mon ego. 

Pourtant, pour être juste, l'observation de ma sœur sur le gel est partiellement exacte. Le gel va parfois contribuer au brunissement des feuilles, car il peut endommager les cellules et les faire mourir, mais ce n'est pas la principale raison. La photosynthèse est donc bien plus proche de la vérité. 

À mesure que les jours raccourcissent et que les températures baissent à l'automne, les arbres commencent à se préparer pour l’hiver. Ils réduisent progressivement leur activité photosynthétique, qui est le processus par lequel ils utilisent la lumière du soleil pour produire leur nourriture. Comme la photosynthèse ralentit, la production de chlorophylle, le pigment vert qui donne aux feuilles leur couleur, diminue également. 

Lorsque la production de chlorophylle diminue, d'autres pigments présents en permanence dans les feuilles prennent le dessus et deviennent plus visibles. Ces pigments comprennent les caroténoïdes (qui donnent aux feuilles leurs teintes jaune et orange) et les anthocyanes (qui donnent aux feuilles leurs couleurs rouge et violette). La combinaison de ces pigments crée le magnifique feuillage d’automne que nous voyons. 

Ainsi, même si le gel peut jouer un rôle dans le brunissement des feuilles, la principale raison du changement de couleur est la réduction de la photosynthèse et tous ces autres pigments qui ressortent. Ma sœur et moi avons tous deux des arguments valables, mais je conclurais (humblement) que c’est moi qui ai gagné ce débat familial !

lundi, septembre 30, 2024

L’Aspen, arbre emblématique des Rocheuses !

L’aspen est l’arbre qui a donné son nom à Aspen, cette fameuse station de ski du Colorado. Il s’agit en fait du peuplier faux-tremble (Populus tremuloides). C'est un arbre à feuilles caduques natif des régions les plus froides de l'Amérique du Nord, avec une limite déterminée par son intolérance au pergélisol. Il est également présent dans tout le Canada et se trouve même jusqu’au Mexique. 

Sur son coin sud-ouest, notre propriété compte quatre peupliers faux-tremble plutôt précoces, qui sont les premiers à porter des feuilles et les premiers à jaunir. Chaque automne, le quatuor ne manque jamais de s’éclater dans ses couleurs de saison. 

Le nom « Peuplier faux-tremble » vient du fait que ses feuilles sont attachées aux branches par un long pétiole aplati, de sorte que la moindre brise fait vibrer les feuilles. Cela donne à l’arbre dans son ensemble l’impression qu’il tremble, d’où son nom. 

Ces arbres ont de longs troncs, atteignant jusqu’à 25 mètres de haut, avec une écorce lisse et pâle, marquée de noir. Les feuilles vertes brillantes, ternes en dessous, deviennent dorées à jaunes, parfois rougeâtres, en automne. L’arbre se propage souvent par ses racines pour former de grands bosquets clonaux provenant d’un système racinaire commun. 

Ma femme n’en est pas folle car il laisse de nombreux résidus comme des chatons au printemps et aussi parce qu’il suinte souvent de la sève de son tronc ou de ses branches lorsqu’il est blessé ou infecté par des maladies fongiques. Bien sûr, il nous donne un tas de boulot chaque saison quand il perd ses nombreuses feuilles et qu’il faut les ôter avant les premières chutes de neige. 

Par contre, je l’adore, donc l’automne ne cesse jamais de m’exalter !

mardi, septembre 24, 2024

Ciao l’été, bonjour l’automne !

L’automne est arrivé il y a quelques jours et pour fêter son arrivée, Park City a commencé à revêtir sa robe la plus colorée. 

Notre été a été formidable, pas trop chaud, avec quelques averses occasionnelles en août et en septembre, et nous en avons bien profité. 

Alors que le reste du monde semble battre des records de chaleur estivale, la nôtre a été tout à fait supportable. 

Nous avons la climatisation depuis 2004, mais nous ne l’avons utilisée que 5 fois cette année pour rafraîchir notre chambre à coucher, un record de fraîcheur ! Cela dit, nous avons atteint un pic de chaleur d’un jour à 33 degrés, tout comme l’an passé. 

Nous suivons et notons nos températures quotidiennes et nocturnes depuis 2007 et avons créé ce tableau montrant le classement par année pour les températures diurnes et nocturnes par ordre décroissant. 

La température moyenne diurne de cet été était la septième en parmi les plus chaudes, tandis que la température moyenne nocturne n’était que deuxième, ce qui suit assez bien les tendances mondiales et constitue un mauvais signe pour l’avenir  …

mardi, septembre 10, 2024

Un goitre pendant dix jours ?

Pour ceux d’entre vous qui ne le savent pas, un goitre est une réaction adaptative des cellules de la glande thyroïde à tout processus qui bloque sa production d’hormones. Bien que la cause la plus courante du goitre soit une carence en iode, d’autres conditions peuvent en être la cause. 

Je viens d’en avoir un après avoir été piqué par une guêpe, juste en dessous du menton, dans la région du cou. Une piqûre dans cette zone si proche du larynx et de la trachée peut la faire gonfler rapidement, obstruant potentiellement les voies respiratoires et provoquant des difficultés respiratoires. 

Tout cela peut entraîner un essoufflement ou même un blocage respiratoire. Pour couronner le tout, si l’on est allergique au venin de guêpe, il peut se produire une réaction allergique grave appelée anaphylaxie qui dans certains cas peut être mortelle. En plus des difficultés respiratoires, l’anaphylaxie peut inclure un gonflement du visage et de la gorge, de l’urticaire et une accélération des pulsations cardiaques. 

Le lendemain matin, alors que je me brossais les dents, j’ai été frappé de voir une énorme masse de chair se balancer de gauche à droite au beau milieu mon cou ! Mon cou ridé était maintenant lisse et bien arrondi ! J’ai immédiatement réalisé qu’en me piquant, la guêpe m’avait carrément défiguré. Je ne sais pas si la piqûre a touché la glande thyroïde, mais elle a créé un gonflement massif, similaire au goitre photographié ici.

Cet incident prendra du temps, l’enflure durant une dizaine de jours. Je ne peux qu’espérer que bien vite, je vais récupérer mon cou ridé et redevenir moi-même !

samedi, juin 22, 2024

École de pilotage pour pies

Les pies sont nos oiseaux locaux, de début janvier à fin décembre, elles nous tiennent compagnie, survivent à un hiver rigoureux et font partie intégrante de notre vie quotidienne. À la fin du printemps, leurs petits éclosent et en juin, il faut qu’ils sautent hors du nid, qu’ils le veuillent ou non. 

La courte vidéo suivante ci-après tente de montrer à quel point il est difficile de lâcher prise et de planer sur des ailes toutes neuves. Alors qu’il faut environ 18 mois à un pilote de l’armée de l’air américaine pour obtenir ses ailes avant de piloter un chasseur, il faut 6 mois de plus, au minimum, pour apprendre à voler et à combattre sur l’appareil auquel le pilote sera affecté. 

Les jeunes pies de notre jardin n’ont pas ce luxe de temps et leurs formateurs ne sont ni aussi dévoués ni aussi patients que ceux de nos pilotes militaires. Tout d’abord, une certaine dose de patience est requise car aucun oiseau ne peut voler à l’éclosion. Ils n’ont pas de plumes. Il faut environ 2 à 3 semaines au nid, après qu’elles sortent de leur coquille, pour que les pies développent les plumes nécessaires pour voler. 

Ensuite, elles tentent de quitter le nid (en général, c’est une chute au sol de manière incontrôlée) et y passent 3 à 6 jours (en dessous ou à proximité du nid où j’ai tourné cette vidéo), toujours nourris par les adultes, pendant qu’elles développent leurs muscles et leurs savoir-faire pour effectuer leurs premiers vrais vols. 

Comme tous les jeunes oiseaux, les pies apprennent à voler en essayant et en faisant des erreurs. Au début, elles font des vols courts et maladroits, augmentant progressivement leur distance et leur contrôle avec la pratique. À mesure que leurs compétences s’améliorent, les oisillons deviennent plus aventureux, s’aventurant seuls plus loin du nid, pour explorer et trouver de la nourriture. Les parents peuvent continuer à les guider et à les soutenir pendant ce processus. 

C’est pourquoi lorsque nous voyons de jeunes pies apparemment incapables de voler et coincées au sol, si elles semblent en bonne santé et que leurs parents sont à proximité, il est généralement préférable de les laisser tranquilles. Les parents les guideront vers un endroit sûr ou les oisillons retrouveront finalement le chemin du nid ou se hisseront sur un perchoir plus sûr. Très vite, nos jeunes pies voleront comme des pilotes chevronnés ! 

jeudi, juin 20, 2024

Les jours repartent à la baisse !

Je ne sais pas comment je m’y prends, mais hier, j’ai raté le solstice d’été. Je suis tellement conditionné à penser qu’il tombe le 21 juin que ma conviction m’a une fois de plus aveuglé. J’ai ajouté un calendrier pour illustrer cette erreur récurrente. 

La plupart d’entre nous savons que le solstice d’été se produit lorsque l’un des pôles de la Terre atteint son inclinaison maximale vers le soleil. Cela se produit deux fois par an, une fois dans chaque hémisphère (nord et sud). 

Pour ceux d’entre nous qui vivent dans le nord, le solstice d’été est le jour le plus éclairé et la plus courte nuit de l’année, quand le soleil est au zénith. 

Cela signifie également cette éclairage maximum à lieu une fois par an à chacun des pôles. L’opposé est évidemment le solstice d’hiver, dont reparlerons avant Noël. Le solstice d’été a différentes significations selon les cultures et l’histoire. Pour nous, dans le Nord, il marque le jour avec la plus longue période de lumière solaire. 

C’est aussi le début officiel de notre été, une période de chaleur, de croissance et d’abondance. De nombreuses cultures considèrent ce jour comme le triomphe de la lumière sur les ténèbres. Lorsque les jours commencent à raccourcir après le solstice, c’est aussi un rappel que cette lumière estivale ne durera pas éternellement. 

En Europe, c’est le temps des feux de joie, des festivités et des danses autour du mât de mai. Au Pérou, c’est le temps fêter le dieu solaire Inca Inti et aussi de célébrer le milieu de l’année agricole. C’est aussi le Litha dans les traditions païennes qui célèbre la force du soleil et l’abondance de l’été. 

Pour moi, c’est le moment de travailler sur les skis de la famille, de réparer les semelles rayées, d’affûter les carres émoussées et de farter chaque paire avec tendresse et amour !