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jeudi, septembre 25, 2025

Souffrez-vous de métatarsalgie ?

Cette condition me rappelle « nostalgie », pas vrai ? Enfin, pas vraiment. Si la nostalgie se manifeste le plus souvent, lorsqu’elle est diagnostiquée, dans la tête, la « métatarsalgie » se situe à l’autre extrémité du corps, juste à côté des orteils… 

À la fin de l’hiver dernier, j’ai commencé à ressentir cette sensation de « petit gravier dans la chaussure », ou plutôt une douleur persistante aux orteils. Je n’ai détecté aucune inflammation dans la zone et j’en ai souffert presque quotidiennement depuis, jusqu’à mon bilan de santé annuel en début de semaine. 

Outre le fait que je mesure maintenant 4 cm de moins que pendant ma période de pointe, j'ai expliqué cette douleur au pied à notre médecin. Il m'a dit qu'il ne pouvait s'agir que d'une métatarsalgie, une affection qui provoque douleur et inflammation de l'avant-pied, plus précisément autour des métatarses (les os longs situés juste derrière les orteils).

Ce n'est pas une maladie, mais simplement un symptôme dû à une pression latérale excessive sur l'avant-pied. C'est généralement assez fréquent chez les coureurs, les personnes qui portent des chaussures trop serrées ou qui n'offrent pas un bon maintien, ou celles qui présentent des déformations du pied comme des orteils en marteau ou une voûte plantaire accentuée. 

C'est aussi, comme mon médecin le sait bien, un problème qu’il voit souvent chez les skieurs qui forcent leurs pieds dans des chaussures de ski trop étroites, ce qui exacerbe ce problème. Dans mon cas, je soupçonne deux paires de Nike trop étroites vers l’avant du pied, que j'ai portées pendant un an sur plus de 3 200 kilomètres. J'ai testé cette hypothèse avec une nouvelle paire de chaussures de course à l’avant beaucoup plus large, et cela me semble correct. 

Comme nous l'avons vu précédemment, les symptômes sont une douleur vive et intense. Chez moi, une sensation de brûlure au niveau du deuxième et du troisième orteil, et moins à l'avant-pied. Cette douleur s'aggravait en marchant, en courant ou en restant debout, surtout pieds nus sur des surfaces dures (j'utilise un bureau debout), provoquant des picotements, des douleurs ou des engourdissements dans les orteils, avec parfois la sensation d'avoir marché sur un grain de sable. 

Cette fois, je comprends …

mardi, septembre 10, 2024

Un goitre pendant dix jours ?

Pour ceux d’entre vous qui ne le savent pas, un goitre est une réaction adaptative des cellules de la glande thyroïde à tout processus qui bloque sa production d’hormones. Bien que la cause la plus courante du goitre soit une carence en iode, d’autres conditions peuvent en être la cause. 

Je viens d’en avoir un après avoir été piqué par une guêpe, juste en dessous du menton, dans la région du cou. Une piqûre dans cette zone si proche du larynx et de la trachée peut la faire gonfler rapidement, obstruant potentiellement les voies respiratoires et provoquant des difficultés respiratoires. 

Tout cela peut entraîner un essoufflement ou même un blocage respiratoire. Pour couronner le tout, si l’on est allergique au venin de guêpe, il peut se produire une réaction allergique grave appelée anaphylaxie qui dans certains cas peut être mortelle. En plus des difficultés respiratoires, l’anaphylaxie peut inclure un gonflement du visage et de la gorge, de l’urticaire et une accélération des pulsations cardiaques. 

Le lendemain matin, alors que je me brossais les dents, j’ai été frappé de voir une énorme masse de chair se balancer de gauche à droite au beau milieu mon cou ! Mon cou ridé était maintenant lisse et bien arrondi ! J’ai immédiatement réalisé qu’en me piquant, la guêpe m’avait carrément défiguré. Je ne sais pas si la piqûre a touché la glande thyroïde, mais elle a créé un gonflement massif, similaire au goitre photographié ici.

Cet incident prendra du temps, l’enflure durant une dizaine de jours. Je ne peux qu’espérer que bien vite, je vais récupérer mon cou ridé et redevenir moi-même !

dimanche, septembre 08, 2024

Besoin d’oxygène pour dormir ?

Dans nos stations de ski, certaines maisons luxueuses sont équipées de tout, de l’ascenseur jusqu’aux entrées de maison et de garage où la neige fond automatiquement et ou n’y a plus à déneiger, mais de nos jours, on nous invite à ajouter des équipements encore plus bizarres, comme de l’oxygène supplémentaire dans nos chambres à coucher pour dormir mieux. 

Nous venons de recevoir cette carte postale vantant cet oxygène à domicile et affirmant que « l’air en altitude contient 30 % d’oxygène en moins qu’au niveau de la mer. Cet air raréfié provoque de la fatigue, des troubles du sommeil, des sautes d’humeur et le mal des montagnes. L’installation de l’oxygène élimine tous ces problèmes. » 

Tout cela semble logique, sauf que les personnes en bonne santé n’en ont pas besoin à Park City, où l’altitude varie entre 2050 et 2600 mètres. Il est intéressant de noter qu’une cabine d’avion est pressurisée en vol pour un équivalent de 2 438 mètres et qu’en plus, marcher un peu dans l’allée ou aller aux toilettes n’est jamais trop fatigant ! 

Bien sûr, les personnes atteintes de maladies pulmonaires graves telles que la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou la maladie pulmonaire interstitielle diffuse doivent généralement vivre en dessous de 900 mètres d’altitude. 

Plus haut, la diminution d’oxygène peut aggraver les symptômes respiratoires et entraîner des complications. Cependant, la tolérance individuelle peut varier considérablement, de sorte que d’énormes différences sont observées. 

Comme vous pouvez vous y attendre, de tels systèmes d’oxygénation ne sont pas bon marché et coûtent à partir de 30 000 dollars, tout compris (installation, équipement d’oxygène, capteurs numériques, panneau à écran tactile, commandes électriques et accès en ligne à distance.)

Je pense que je vais laisser un peu de temps passer avant d’en installer un dans notre chambre à coucher !

dimanche, août 13, 2023

Jouer au détective médical

Trouver ce qui cause un problème médical est parfois très difficile et demande du temps, de la patience, de l'imagination, de la créativité et, parfois, une coup de pouce supplémentaire. 

C'est l'histoire d'un couple que nous connaissons, Paul et Ginette qui justement se sont retrouvés dans ce genre de situation. Tous deux sont septuagénaires. En 2013, Ginette s'est évanouie une fois en recevant des amis pour dîner et peu de temps après, quand elle se trouvait au cinéma. Paul et elle ont mis ces deux incidents sur le compte d’une pression artérielle un peu basse et l’incident fut vite oublié. 

En août 2022, tôt le matin, alors qu'elle se réveillait pour aller aux toilettes, Ginette s'est évanouie au saut du lit et a chuté. Heureusement, elle ne s'est pas blessée, mais a ressenti un terrible mal d’estomac avec une horrible nausée qui ont duré le reste de la journée. Elle a du garder au lit, vidée de toute énergie, et ce n’est qu’en soirée qu’elle a lentement repris un peu de vie. Par contre, le lendemain matin, elle se sentait en parfaite forme, pouvant faire tout l'exercice et reprendre les activités qu'elle faisait régulièrement. 

Cet incident allait se reproduire huit fois de plus sur une période d'un an, avec à chaque fois les mêmes symptômes, des douleurs identique et un rétablissement complet le lendemain. Le couple avait demandé conseil à leur médecin de famille de Park City qui, pendant cette période, avait ordonné une étude du sommeil, une coloscopie, une endoscopie, une IRM cérébrale et un électrocardiogramme assortit de test à l'effort. Tous ces essais n'allaient aboutir à rien de concret et de rassurant. 

Entre-temps, Alice, la fille du couple, avait cherché sans relâche des solutions et avait d'abord réussi à faire une corrélation entre les symptômes de sa mère et une condition extrêmement rare appelée « syncope du sommeil ». Les professionnels de santé locaux n'en n’avaient jamais entendu parler. Continuant de creuser un peu plus, Alice avait ensuite découvert que l'aide viendrait plus probablement d'un électrophysiologiste travaillant sur les rythmes cardiaques. 

Ginette avait alors envoyé un message à un groupe d'entre eux exerçant à Salt Lake City et avait demandé: « La syncope du sommeil est-elle une condition que vous avez traitée dans le passé, ou dont vous avez plus ou moins entendu parler ? Si oui, êtes-vous intéressé de m'aider ? » 

Sur une demi-douzaine de médecins contactés, un seul a répondu positivement en disant que même s'il n'avait jamais rencontré cette condition, il était motivé par le challenge. Après avoir consulté Ginette, il lui a dit qu'en l'absence de problème cardiaque, elle devrait être vue par un neurologue. Cependant, et afin de voir, il surveillerait son cœur pendant un mois pour suivre son comportement.

Elle s’est donc vue équipée d'une unité de télémétrie cardiaque mobile, une méthode de surveillance qui utilise un petit appareil portable pour surveiller son activité cardiaque, enregistrant en temps réel son rythme cardiaque pendant qu'elle vivait sa vie normale, travaillait, faisait ses courses, marchant, faisant de l'exercice et pendant qu'elle dormait. Le 8 août, Ginette a vécu son 9e et dernier « incident ». Comme Paul l'a rappelé, « Ce fut effrayant, je pensais qu'elle avait un accident vasculaire cérébral ! » 

Il a enregistré l'événement sur le moniteur que Ginette gardait toujours avec elle, et peu de temps après, ils étaient sommés de se précipiter à l'hôpital, où on leur a dit que le cœur de Ginette avait cessé de battre pendant 18 secondes complètes (un arrêt cardiaque peut être mortel s'il dure plus de 8 minutes sans RCR, tandis que des lésions cérébrales peuvent survenir après seulement 5 minutes). 

Le cardiologue lui a dit qu’elle recevrait un stimulateur cardiaque qui a été implanté dans l'après-midi et elle était de retour à la maison le soir même. Ginette va maintenant très bien et cette terrible angoisse de ne pas savoir de quoi elle souffrait est maintenant levée. 

Ainsi, la morale de l'histoire est qu'il est parfois très difficile de parvenir à un diagnostic clair, il faut rester extrêmement patient et continuer à chercher, si possible recruter un membre de la famille ou un ami motivé pour aider, et ne rien négliger jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée. 

Quelque chose à toujours bien garder en tête.

jeudi, février 02, 2023

Mon épaule, sept semaines plus tard ...

Le 15 décembre, je me suis blessais assez gravement à l'épaule gauche à Park City, suite à une collision à ski où le responsable s’était enfuit. 

Pour des raisons qui sont tout simplement liées à mon attitude têtue et machiste, je ne suis pas allé voir un médecin, j'ai refusé de glacer la zone touchée, j'ai même fait une piste de plus pour faire un pied de nez au sort après l'accident. 

J'ai ainsi payé un prix assez lourd pour ne pas pouvoir mettre et enlever mes chaussures de ski moi-même une semaine après l’accident, et que j'ai souffert une forme martyr au lit pendant au moins cinq semaines. 

Ce n'est pas la première fois que j'agis ainsi et j'espère sincèrement que ce sera la toute dernière. En fait, je commence seulement à me sentir beaucoup mieux maintenant, mais je suis toujours à 90 % d’une récupération complète...

vendredi, janvier 14, 2022

Heureux de se sentir en bonne santé !

Chaque jour, lors de ma méditation matinale, je prends le temps de scanner mentalement mon corps de la tête aux pieds, et dans la grande majorité des cas, tout va bien. 

Je me sens bien, en bonne santé, sans douleur et j’en suis très, très reconnaissant. Je réalise alors que je n'ai absolument pas le droit de me plaindre et que malgré mon âge et ma force physique qui est en baisse, j'ai toujours beaucoup de chance. 

C'est vrai, beaucoup de mes amis sont soit morts, certains souffrent ou se remettent d’opérations et de maladies, ou ont des problèmes de santé qui rendent leur quotidien misérable. Je suis incroyablement privilégié et je peux commencer la journée avec tout pour bien faire. 

Quelle chance !


lundi, décembre 27, 2021

Le plus beau cadeau de Noël

Très tôt, ce dernier matin de Noël, je pensais à la chance que j'avais de ne ressentir aucune douleur et aucun important problème dans tout mon corps. 

J'ai fait de mon mieux pour faire l’inventaire de mon vieux corps qui ne rajeuni pas, et je ne suis pas parvenu à détecter la moindre douleur. 

J'ai alors bien pris le temps d'apprécier ma chance de me sentir si bien pour mon âge, car le chiffre commence à devenir autant respectable qu’effrayant. 

Je me suis considéré si chanceux et privilégié en pensant à toutes les gens de mon âge et même plus jeunes qui sont déjà décédés, et à tous ceux qui ne se sentent actuellement pas trop bien ou qui sont en train de se remettre de maladies graves ou d'opérations récentes. 

N'ai-je pas là le plus beau cadeau de Noël que l’on puisse souhaiter recevoir ?

mardi, novembre 17, 2020

Qu'ai-je appris de Covid-19?

Alors que nous attaquons notre neuvième mois sous la menace Covid, nous pourrions nous demander ce que nous avons fait de tout ce temps précieux qui aurait pu être mis à profit pour faire une foule de projet, comme apprendre quelque chose de neuf et différent, continuer de grandir en tant qu’individu, voire nous réinventer et ajouter quelque chose d’important à nos vies ? 

Dans de nombreux cas, beaucoup de gens ont été complètement pris au dépourvu, juste paralysés sur place. Je me suis posé la question et j’ai eu bien du mal à trouver quelque chose de concret en matière de réalisations tangibles qui avaient été faites. 

J'ai commencé à méditer sérieusement, mais cela avait déjà commencé en janvier, avant même d'entendre le mot « pandémie ». Nous avons également fait quelques améliorations autour de la maison, mais celles-ci se seraient faites tôt ou tard, épidémie ou pas. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé, à quelle vitesse et avec quelle spontanéité nous avons très vite appris à accepter et à nous adapter à la nouvelle donne. 

Si quelqu'un m'avait demandé en décembre dernier, si l'humanité tout entière pourrait soudainement changer sa façon de vivre et s'adapter aussi vite à une nouvelle réalité, j'aurais dit « Absolument impossible ! », mais aujourd’hui nous y sommes. 

Mis à part pour quelques fanatiques et incorrigibles bornés, tout le monde a suivi les règles et s'est ADAPTÉ à la nouvelle situation sans trop de résistance, comme moi et des tas d’autres l’avons fait. Un démenti puissant de l’expression « On n'apprend pas un vieux singe à faire la grimace ! » 

Et oui, nous avons ici la preuve que l'être humain est merveilleusement adaptable. La peur de mourir est un motivateur irrésistible !