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mardi, mars 10, 2026

Qualité des prévisions météo à long-terme (Deuxième partie)

Outre les fluctuations d'El Niño et de La Niña, on a également observé des blocages atmosphériques et une instabilité du courant-jet. 

À l'automne 2025, le courant-jet ne s'est pas mis en place selon le schéma classique de La Niña. Au lieu de diriger les tempêtes du Pacifique vers le nord-ouest américain et le nord des Rocheuses, il s'est fréquemment scindé ou a stagné. 

De ce fait, les tempêtes ont complètement manqué l'ouest, tandis que des crêtes chaudes et sèches se formaient au-dessus du Grand Bassin et des Rocheuses. 

De plus, la neige est arrivée plus tard et dans des régions différentes de celles prévues. Selon les spécialistes, ces blocages sont notoirement difficiles à prévoir plus de deux à trois semaines à l'avance. 

Ces mêmes experts affirment également que les effets du relief local amplifient les erreurs de prévision. Par exemple, les régions montagneuses comme les Wasatch (ici, en Utah), la Sierra (Californie) et les Cascades (Colombie-Britannique, Oregon et Washington) dépendent de trajectoires de tempêtes très spécifiques. Un décalage de seulement 150 kilomètres dans la trajectoire d'une tempête peut entraîner d'importantes chutes de neige dans une zone et rien dans une autre. 

Une fois de plus, les modèles saisonniers ne permettent pas de résoudre ces variations à fine échelle. Faut-il préciser que les prévisions de l'Almanach des fermiers reposent sur des méthodes non scientifiques et ne valent pas le papier sur lequel elles sont imprimées ? Contrairement à la NOAA, l'Almanach des fermiers n'utilise pas de modèles climatiques basés sur la physique. 

Ses prévisions à long terme sont basées sur des formules secrètes, des tendances historiques et, probablement, des idées reçues, qui ne tiennent certainement pas compte des brusques variations d'ENSO, du comportement des courants-jet, du couplage océan-atmosphère et des phénomènes climatiques extrêmes. Les prévisions d’enneigement seront toujours entachées d'une grande incertitude, en particulier dans l'Ouest où les montagnes créent des microclimats. 

Les cartes probabilistes de la NOAA (comme les outils de probabilité de chutes de neige auxquels je fais référence) bien qu’un peu plus fiables que l'Almanach des fermiers, ne peuvent toujours pas garantir les résultats à plusieurs mois d'avance. Les prévisions à court terme (1 à 2 semaines) restent bien plus précises pour les chutes de neige que ces prévisions saisonnières. 

Par conséquent, mieux vaut ne pas se fier aux prévisions à long terme, utiliser notre propre imagination, ou demander à son chien si nous en avons un sous la main !

lundi, mars 09, 2026

Qualité des prévisions météo à long-terme (Première partie)

Les prévisions de neige faites à l'automne 2025 pour l'ouest des États-Unis annonçaient des précipitations et des températures similaires à celles d'un hiver moyen dans l'Utah. En réalité, elles se sont avérées totalement erronées, voire opposées (pas de neige et températures très douces), car les signaux climatiques à grande échelle sur lesquels s'appuyaient la NOAA (l’agence météorologique américaine) et l'Almanach des fermiers ont complètement loupés le coche une fois la saison arrivée.

Bien que les sources mentionnées se soient concentrées sur des tendances hivernales généralisées, elles ont mis en évidence leur immense faiblesse qui est que les prévisions saisonnières sont probabilistes et fortement dépendantes des phénomènes ENSO (El Niño-Oscillation australe). Les cycles ENSO sont des variations climatiques naturelles et récurrentes, d'une durée de 2 à 7 ans, impliquant des changements de température dans l'océan Pacifique tropical et dans la circulation atmosphérique. 

Ces oscillations se composent de trois phases : El Niño (chaud), La Niña (froid) et une phase neutre. Toutes influencent le climat mondial, notamment les précipitations, les températures et l'activité cyclonique, particulièrement en hiver. Pour l'hiver 2025-2026, la NOAA anticipait une poursuite de La Niña, avec une transition vers une phase neutre début 2026. Or, l'intensité, le calendrier et les impacts régionaux de La Niña varient considérablement d'une année à l'autre. 

En 2025, le phénomène s'est affaibli plus tôt que prévu et a évolué de manière irrégulière, perturbant ainsi la trajectoire habituelle des tempêtes qui apportent les premières neiges de saison dans l'Ouest. Cela signifie que même en connaissant les grandes tendances climatiques, la répartition exacte des chutes de neige s'est avérée extrêmement difficile à prévoir plusieurs mois à l'avance. 

Nos scientifiques parlent peu du changement climatique et de la multiplication des rivières atmosphériques. C’est à croire que c’est mon imagination ! Il existe cependant d'autres raisons que nous aborderons demain …

jeudi, août 28, 2025

… Et si on pouvait mourir heureux ?

Dans « Father and son » une des chansons de Cat Stevens qui comptent parmi mes préférées, on entends « Look at me, I am old but I’m happy » (Regarde-moi, je suis vieux mais je suis heureux), ceci remet en question l’idée que vieillir est synonyme de déclin et m’amène à dire : « Ça me plait bien, donc pourquoi ne pas mourir heureux ?» 

Cela confirme mon récent blog sur un sujet similaire, et c'est là une idée maîtresse ! Bien préférable en fait à la plupart des conceptions religieuses que j’ai entendues sur la mort, trop souvent représentée en une étape à craindre en raison de ses incertitudes et de la perspective omniprésente de se retrouver en enfer, ou de l’autre issue marginalement bénéfique pour ceux qui sont parfaits, ou presque, à qui l’on promet une vie éternelle d’ennui paisible et isolé. 

Alors, dans cette optique, que faut-il pour mourir heureux ? Bien que cette question provoque, elle mérite mieux que des platitudes ou des réponses toutes faites. « Mourir heureux » n’est pas seulement une notion poétique, c'est un défi philosophique, une prise de conscience personnelle, et peut-être même une rébellion silencieuse contre ces récits morbides fondés sur la peur. 

La chanson de Cat Stevens suggère que la joie peut s'intensifier, même lorsque le corps ralentit. C'est une perspective forte pour envisager la mort : non pas comme une fin tragique, mais plutôt le dernier chapitre d'une histoire bien vécue, ce qui en fait rejoint mon blog précédent. Mourir heureux peut signifier se sentir complet, peut-être pas nécessairement avoir tout fait, mais avoir fait suffisamment de ce qui comptait. C'est aussi être en paix avec nos choix, nos relations, nos regrets. 

Et puis il y a ce que nous laissons derrière nous, notre héritage, nos souvenirs et suffisamment de gentillesse pour qu’elle puisse se propager. Il y a aussi le fait d'avoir aimé et d'avoir été aimé, peut-être profondément, imparfaitement, mais intentionnellement. À ce moment-là, nous sommes bien mieux armés pour affronter la mort sans appréhension, non pas parce que nous sommes sans peur, mais parce que nous avons donné un sens à notre vie. Il ne s'agit pas de perfection ou de sainteté, mais d'intégration ou du sentiment que notre vie, avec tout son désordre et sa beauté, a donné naissance à quelque chose de réel et de valable. 

La question suivante, évidente, est que devons-nous faire pour y arriver ? C'est là que notre curiosité et notre nature réfléchie auront l'occasion de s'exprimer. Considérons ces actions, comme choisir ce qui compte, même dans les plus petites choses, dans nos paroles, dans ce que nous pardonnons, dans ce que nous poursuivons. Il s'agit aussi de savoir être présent dans le moment, maintenant, et sans toujours courir après ou regretter quelque chose. 

J'ajouterais que nous devons faire la paix avec l'imperfection en acceptant que certaines choses restent irrésolues, et que tout ira bien. Nous pourrons également gagner en bonheur en nous connectant de manière authentique, avec les gens, avec les idées, avec le monde. Même les plus courts moments de connexion peuvent avoir un impact considérable. Enfin, il s'agira de nous libérer des peurs héritées et en particulier de celles qui nous ont été transmises par le dogme ou la culture. Notre propre vérité vaut mieux que ça ! 

 

lundi, juin 03, 2024

Je vois un futur peuplé de robots ...

Si les choses continuent à évoluer comme elles l’ont fait jusqu’à présent, avec les progrès de l'intelligence artificielle et la croissance continue de la puissance de traitement des données ainsi que le rôle croissant joué par les drones militaires, les voitures autonomes, etc., pouvons-nous envisager un avenir rempli de robots, effectuant des tâches subalternes, jouant le rôle de soldats, d'enseignants, de médecins, de pompiers, d'agriculteurs, de cosmonautes et même de PDG ? 

À ce stade, la majorité de l'humanité serait-elle reléguée au second plan, percevant une sorte de revenu de base universel et se prélassant dans les loisirs, l'éducation, l'engagement social et d'autres intérêts ? De l'autre côté de cette vision utopique, il pourrait également y avoir une multitude de préoccupations et de défis associés à ma vision du futur.

Nous devrions également nous demander comment la richesse pourrait et devrait être distribuée et comment l'humanité peu résister à la dérive vers une société encore plus inégalitaire. Le bien-être mental devrait également être soigneusement pris en compte, car l'absence de travail et de toutes sortes d'activités obligatoires pourrait conduire à l'ennui, la dépression et à bien d'autres maux. 

Je ne parle meme pas du côté funeste que pourrait revêtir une utilisation malveillante de l’IA et des robots, ainsi que de tous les problèmes liés à l’environnement et au changement climatique. Mais avant même d’aborder ces sujets, que pensez-vous de ma vision ?

mardi, novembre 30, 2021

Résolutions de nouvel an bénéfiques

Bien utilisées, les résolutions de nouvel an peuvent ajouter énormément au capital personnel et, au fil du temps, peuvent avoir un pouvoir transformationnel. 

Trop souvent, ces résolutions ne sont pas vraiment réfléchies, mais prises en hâte, à la toute dernière minute, alors que commence une nouvelle année. C'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles ces promesses précipitées ont du mal à « tenir » et finissent souvent par « s'évaporer » presque aussi vite qu'elles avaient été formulées. 

Comme pour tout effort important, un peu de planification peut jouer un rôle énorme dans la viabilité d'une résolution. Lorsqu'elle est établie suffisamment tôt, une résolution va bénéficier d'une sélection appropriée, d'une planification suffisante et d'une préparation mentale adaptée, qui lui donnera beaucoup plus de chances de réussir.

Dans le passé, toutes mes résolutions du nouvel an n'ont jamais bénéficié de ce genre d'attention et bien trop peu d'entre elles ont fini par aboutir. 

J’ai l’intention que cette année soit différente, car je veux enfin donner à cette tradition populaire l’aboutissement utile et durable qu’elle mérite ...

jeudi, novembre 25, 2021

Choisir quoi faire dans l'avenir qui nous reste

Au fur et à mesure que nous avançons dans les années, nous entendons souvent une petite voix qui nous interroge : « Que vas-tu faire du temps qui te reste à vivre ? » Beaucoup d'entre nous ignorent cette voix et continue avec leur mode de vie habituel. Quelques-uns cependant, ne peuvent pas oser ignorer cette petite voix lancinante ; ils y font face et examinent trois options toute simple : 

Soit continuer comme si de rien n’etait, en suivant suivant soigneusement les ornières habituelles, Sois tenter d'améliorer ou de créer de nouvelles idées ou de nouveaux projets, et, enfin bien sûr, ne faire strictement rien de plus, laissant la nature suivre son cours et débouler le pente érosive du temps vers une pleine décrépitude. 

Pour moi, c'est une question impossible à ignorer, peut-être à cause de ma nature culpabilisante ou de mon perfectionnisme dévastateur. Alors je vise toujours le gros projet, quel que soit sa nature et où qu’il se trouve dans mon esprit à ce moment-là. Si ce projet peut avoir du succès, tant mieux.

Si mes efforts stagnent, il pourrait alors me maintenir à niveau. Je préfère donc une bonne marge de sécurité. Je sais avec certitude que si je recherche le status quo, les choses pourraient déraper quelque peu et je glisserai alors vers l’arrière en direction de mon propre déclin. 

Pas l’option qui m’intéresse !