samedi, septembre 12, 2026

Les mésaventures d’Edgar Grospiron

L'actualité récente autour d'Edgar Grospiron concerne principalement la présidence du Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver 2030 (COJOP) dans les Alpes françaises. Après le retrait de Martin Fourcade début 2025 en raison de désaccords avec les collectivités locales, Edgar Grospiron avait repris la tête du comité d'organisation. 

Ce qu’offrait l’ancien champion olympique de bosses était sa carrière de motivateur et aussi par son implication dans la candidature d'Annecy pour les Jeux olympiques d'hiver de 2018 qui s’était soldée par un échec cuisant et une nette défaite face à la ville sud-coréenne de Pyeongchang. La structure de pilotage avait souffert de retards à l'allumage, de luttes de pouvoir locales et du départ de figures clés, notamment de la démission d'Edgar Grospiron de son poste de directeur général fin 2010. 

Sur ces points, le choix de Grospiron était fortement discutable, comme je l’avais évoqué en mars dernier, car mis à part son expérience professionnelle qui n’apportait rien au programme complexe et logistique que représentait des JO prenant place sur l’ensemble des Alpes françaises, il n’avait pas l’exceptionnelle expérience qui demandait une mission aussi difficile. 

De part sa nature, Grospiron était un individualiste et non pas un individu animé par l’esprit d’équipe si important pour mener à bien sa tâche. Il n’a aussi rien fait pour effacer d'importantes turbulences internes, notamment des frictions persistantes entre l'État, les régions d'accueil (Auvergne-Rhône-Alpes et PACA) et le comité sur les arbitrages budgétaires et la carte définitive des sites d'épreuves. 

De plus, en matière de gestion interne, des départs successifs au sein des équipes ont eu lieu ainsi que des retards opérationnels et la commande d'un audit sur le climat social au sein du COJOP. Entre autres problèmes, les parlementaires ainsi que le CNOSF ont publiquement remis en question la gestion et la transparence du comité, menant à une crise de confiance. 

Face à tout cela et au risque d'impasse à moins de quatre ans des Jeux, le bureau exécutif du COJOP s'est réuni avant-hier pour mettre en place une restructuration majeure de sa gouvernance, poussant l'ancien champion olympique vers la sortie. 

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