Lors de la rencontre qui a suivit, il semblait fermement convaincu que sa canalisation souterraine avait été touchée par l’excavation des trous recevant les poteaux. Bien que je comprenne ses soupçons, je n'étais pas convaincu à 100 %. Cela s'expliquait par le fait que, malgré la pente du terrain (entre 5 et 10 %), il me semblait étrange que l'eau n’ai pas suivit une trajectoire diagonale descendante.
Selon les soupçons de mon voisin, pour des raisons mystérieuses défiant les lois élémentaires de l'hydrologie et de la gravité, la fuite devait s'écouler perpendiculairement à la ligne de pente.De plus, en testant cette fuite, l'eau a jaillit à près de deux mètres du poteau et de la zone de rupture présumée, carrément chez le voisin,, alors qu'elle aurait dû apparaître près du poteau de clôture.
À la suite de notre entrevue, j'ai proposé de creuser autour du poteau d'angle, près de la clôture mais au niveau du point de fuite, afin de vérifier l'existence et l'emplacement d'une éventuelle fissure ou cassure sur le tuyau en PVC. Quoi qu'il en soit, j'ai promis de le tenir au courant. Le lendemain, il m'a fallu environ une heure et demie pour creuser un trou d'une surface de quelques pieds carrés et d'une profondeur de 45 cm.
J'ai fini par atteindre la tuyauterie en PVC blanc dans un environnement parfaitement sec. Cependant, contrairement à ce que mon voisin m'avait dit, la conduite n'était pas ininterrompue : elle présentait un raccord en T vers la zone de fuite, située à près de deux mètres de là et à 45 cm de profondeur — un endroit où aucun des ouvriers montant la clôture n'aurait pu affecter cette zone de la canalisation.
Grâce à mon calme, à ma patience et à mon travail manuel, je lui ai clairement prouvé que sa conclusion hâtive était totalement erronée. Dire qu'il était plutôt gêné ne serait pas une exagération !


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