Affichage des articles dont le libellé est créativité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est créativité. Afficher tous les articles

mardi, juin 23, 2026

Créativité, temps et argent …

C'est incroyable jusqu'où la créativité peut nous mener ! La bonne idée ne fait pas seulement la différence ; elle change la donne. À l'instar d'un potager, une idée s'épanouit lorsqu'elle dispose de temps, d'un environnement propice et d'un peu d'attention. Dans ces conditions, l'argent devient le dernier de ses soucis.

La créativité trace le chemin, le temps le fait mûrir, et l'argent ne fait que suivre le mouvement si nécessaire. Difficile de contester cela. En effet, la créativité est un formidable multiplicateur de force. Lorsqu'elle est présente, le temps devient un allié, et l'argent, optionnel plutôt qu'essentiel. Les idées se développent comme le vivant : non par la force, mais grâce aux conditions. 

Les bonnes idées ne coûtent rien. Un environnement favorable est inestimable. En réalité, la créativité n'est pas seulement l'étincelle, elle est l'architecture. Certes, la plupart des gens pensent que la créativité est le « moment eurêka », mais la véritable magie réside dans le fait qu'elle trace le chemin de sorte que le temps et l'argent n'aient pas à travailler autant. 

Nous avons tous des niveaux de créativité différents, et le talent naturel pour cette ressource peut varier considérablement, mais chacun peut être créatif et trouver des idées simplement en évitant le gaspillage, en contournant les obstacles, en reformulant la plupart des problèmes quotidiens et en transformant les contraintes en atouts. Ce n'est pas seulement la graine, c'est le plan. Quant au temps, il n'est pas une entité passive, mais un ingrédient essentiel. 

Faites comme moi : considérez le temps comme de la terre, et vous aurez tout à fait raison. Le temps nous révèle l'essentiel, il filtre le superflu, fait mûrir la plupart des idées et finit par dévoiler des raccourcis invisibles au départ. Si l'argent peut accélérer le processus, le temps le transforme encore mieux. L'argent est la ressource la moins créative, et c'est un fait que l'on a rarement envie d'admettre. Il ne résout les problèmes qu'en ajoutant, tandis que la créativité les résout en soustrayant. 

Si l'argent achète le travail acharné et l'effort, la créativité achète l'élégance et finit toujours par triompher. Quand je parle d'« intention sincère », je veux dire que l'intention est le nutriment caché, le cœur même de l'idée. En effet, l'intention maintient l'idée cohérente, empêche l'ego de prendre le contrôle du processus et garantit un résultat significatif, et non mécanique. 

Une idée créative sans intention sincère n'est qu'une mauvaise herbe. Avec une intention sincère, elle se transforme en un jardin luxuriant !

mercredi, février 04, 2026

L'apprenti diagnostiqueur (Deuxième partie)

Jouer au diagnostiqueur et échouer est chose courante. Cette pratique, à mon avis, relève davantage de l'art que de la science et est liée à plusieurs facteurs importants. Le premier est que notre cerveau aime les coupables évidents. Par exemple, lorsqu'un appareil tombe en panne, il est satisfaisant d'identifier une seule cause. 

Un nouvel appareil a été installé ? C'est forcément lui le responsable. Nous sommes programmés pour préférer les explications simples aux systèmes complexes. Il est très difficile de réfléchir en profondeur aux systèmes, car ils sont intrinsèquement compliqués. 

La plupart des problèmes concrets impliquent des interactions entre plusieurs éléments. Pour revenir à l'histoire du thermostat d'hier, de nombreux éléments sont en jeu, outre le thermostat lui-même : la chaudière, l'électronique, le câblage, les conduits et les différents capteurs. Pourtant, notre intuition ignore ces autres composants. 

C'est la même chose quand on se trompe en diagnostiquant des problèmes mécaniques, des bugs informatiques ou même les conflits interpersonnels. De plus, ce qui est familier devient vite invisible. Notre chaudière fonctionnait parfaitement depuis douze ans ; en tant que fidèle servante, elle faisait partie du décor. Le thermostat était la nouveauté, c'est donc lui qui a été incriminé. 

C'est le biais de « présomption de bon fonctionnement » : nous faisons confiance à ce que nous connaissons. Tout cela pour dire que mon expérience récente illustre parfaitement la manière dont la plupart des professionnels de l'ingénierie, de la médecine et de l'aviation décrivent les erreurs de diagnostic. 

Ils mettent en garde contre l'ancrage sur une seule explication trop tôt et le « biais de confirmation » qui consiste à ne prendre en compte que les éléments qui confirment notre hypothèse initiale. On ne peut sortir de ce cercle vicieux qu'en prenant du recul et en élargissant notre perspective. 

C'est là la véritable compétence : non pas simplement réparer une pièce défectueuse, mais reconnaître une façon de penser trop étroite. En fin de compte, mon histoire est un parfait rappel que la plupart des problèmes ne sont pas isolés, mais relationnels. Le thermostat ne fonctionnait pas mal tout seul ; il était en interaction avec un autre élément que j'avais oublié de prendre en compte !

mardi, février 03, 2026

L'apprenti diagnostiqueur (Première partie)

Quel que soit le problème à résoudre, poser le bon diagnostic n'est pas toujours simple. Ces derniers mois, j'ai eu des difficultés après avoir installé de nouveaux thermostats Google-Nest, et à plusieurs reprises, j'étais tellement concentré sur ces appareils que j'ai oublié qu'il faut être deux pour danser le tango. 

Dans ma myopie, j'avais négligé le fait que ma chaudière pouvait aussi jouer un rôle dans ce que je pensais être le dysfonctionnement de mes thermostats. Cela m'a donc amené à examiner la chaudière et, pour faire court, j'ai finalement déterminé qu'elle était bien la source de mes problèmes. 

J'ai déjà vécu une situation similaire avec des chaussures de ski, où le problème n'était pas le « canting », mais leur positionnement longitudinal sur mes skis, ou encore avec la préparation des skis, quand l’obstacle était ma technique. 

On apprend toujours beaucoup de nos diagnostics hâtifs. N'est-ce pas une erreur courante que nous commettons tous lorsque nous essayons de résoudre un problème ? Nous sommes tellement obsédés par un élément que nous oublions qu'il peut être intimement lié à un autre dans l'ensemble du système ? 

Ce que je viens de décrire est l'un des pièges cognitifs les plus universels dans lesquels nous tombons. C'est ce qu'on appelle la « vision tunnel ». Lorsque quelque chose ne fonctionne pas, l'esprit se concentre instinctivement sur le composant le plus évident ou le plus récemment modifié. 

Dans ce cas précis, les nouveaux thermostats étaient les nouveaux venus, brillants et suspects, et ont donc eu toute mon attention. Pendant ce temps, la chaudière, « vieille servante fidèle », m’a totalement échappé. 

Si vous souhaitez découvrir les causes de cette étrange façon de penser, lisez le blog de demain ...

mardi, janvier 13, 2026

Construire des maisons comme des « Lego » (Deuxième partie)

Maintenant que nous avons examiné tous les obstacles qui entravent la modernisation des techniques de construction de maisons, voit-on encore des efforts fait dans ce sens ? Eh bien oui, des entreprises tentent toujours de révolutionner le secteur en repoussant ses limites. 

Je ne sais pas ce qui se passe en Europe ou en Asie, mais aux États-Unis, 

  • Plant Prefab est une entreprise californienne qui construit des maisons modulaires de haute qualité, conçues par des architectes, en privilégiant la durabilité et la rapidité d’assemblage. 
  • Villa est une autre entreprise spécialisée dans les logements accessoires (ADU), plus faciles à standardiser et à transporter que des maisons complètes. 
  • Biltwise est un autre constructeur de maisons modulaires qui développe des systèmes préfabriqués efficaces et durables. 
  • Method Homes est connue pour ses maisons modulaires sur mesure, au design soigné, construites hors site. 
  • Dvele est une entreprise de maisons modulaires de haute technologie qui met l'accent sur l'efficacité énergétique et l'intégration des maisons intelligentes. 
  • Module, basée à Pittsburgh, est une entreprise de logements modulaires à vocation sociale, axée sur des logements abordables et communautaires. 

La liste est longue, de nombreuses entreprises poursuivant cet objectif, mais la question demeure : pourquoi n'y a-t-il pas encore une « Tesla du logement » ? Tout simplement parce que le logement n'est pas comparable aux voitures ou aux téléphones. 

Encore une fois, il est réglementé localement, il est toujours construit sur place, il est lié au terrain, fortement dépendant de la main-d'œuvre locale, son transport est coûteux s'il est fabriqué loin, et le secteur reste lent à adopter de nouvelles méthodes. Même des entreprises très bien financées, comme Katerra, soutenue par SoftBank, se sont effondrées sous le poids de la tentative d'industrialisation d'un secteur fragmenté. 

Cela dit, les entreprises qui réussissent ont tendance à commencer modestement (logements accessoires, petites maisons, conceptions reproductibles), à rester régionales plutôt que de viser le marché national, à s'associer avec des constructeurs locaux plutôt que de les remplacer, à se concentrer sur la durabilité et l'efficacité énergétique ainsi qu’à utiliser des systèmes à panneaux ou hybrides plutôt que des modules volumétriques complets. 

Ainsi, à l'heure actuelle, l'avenir du modulaire ne réside peut-être pas dans des blocs géants semblables à des Lego, mais dans des systèmes préfabriqués plus intelligents, plus légers et plus flexibles, jusqu'à ce qu'une nouvelle invention nous surprenne et nous fasse dire : « C’est tellement évident, j'aurais dû y penser ! »

lundi, janvier 12, 2026

Construire des maisons comme des « Lego » (Première partie)

Compte tenu du coût élevé actuel de la construction de logements et de méthodes de construction peu efficaces aux États-Unis et ailleurs, je me suis toujours demandé pourquoi une entreprise innovante ne proposerait pas un système d'assemblage de maisons modulaires préfabriquées. Je me comporte ainsi comme un « architecte frustré » (en rétrospective, j’aurai dû exercer cette profession!) 

Cette question n'a bien sûr rien d'original, car de nombreux architectes, constructeurs et acheteurs de maisons frustrés comme moi, se la posent depuis des années. En bref, oui, de nombreuses entreprises ont tenté de révolutionner le secteur du logement avec des systèmes modulaires, préfabriqués ou construits en usine… mais le secteur les a systématiquement éliminés. 

Sur le papier, la construction modulaire résoudrait tous les problèmes : efficacité en usine, réduction des coûts de main-d'œuvre, délais de construction plus courts avec un meilleur contrôle qualité, moins de déchets et des prix beaucoup plus prévisibles. Mais la réalité est plus complexe. 

En Amérique, plusieurs entreprises de construction modulaire de renom ont fait faillite, notamment Katerra, Veev et Modulous. Bon nombre de ces entreprises ont échoué en raison des pressions sur les coûts et de difficultés logistiques. Les principaux obstacles sont les coûts logistiques extrêmement élevés, le transport nécessitant des grues, des escortes, des camions spéciaux et une planification minutieuse des itinéraires. 

Cela annule souvent les économies réalisées. De plus, la construction est un secteur très local, chaque région, même aux États-Unis, ayant ses propres codes, règles d'urbanisme, méthodes d'inspection et exigences spécifiques en matière de sismicité et de conditions météorologiques, rendant un développement à l'échelle nationale extrêmement difficile. Du point de vue de la fabrication, une usine de construction modulaire n'est rentable que si elle fonctionne à pleine capacité, et la nature cyclique du marché du logement rend difficile le maintien d'une production continue. 

Enfin, les promoteurs résistent au changement, car les constructeurs traditionnels entretiennent des relations solides avec les sous-traitants, les syndicats et les fournisseurs locaux, et toute ce qui est nouveau est toujours perçu comme une menace pour l'ensemble de l'écosystème. J'ajouterais également que les banques et les experts immobiliers considèrent souvent les maisons modulaires comme des maisons « préfabriquées » ou « mobiles », ce qui nuit à leur revente et à leur financement. 

Dans le prochain article, nous verrons s'il existe encore un espoir de trouver des moyens plus efficaces de construire des logements…

jeudi, décembre 11, 2025

Fraise à neige et goupilles cassées

Ça m'arrive à tous les coups. La neige autour de la maison est trop lourde ou trop épaisse pour que je puisse la déblayer à la pelle, et il me faut la fraise à neige. 

En la passant le long des bords de l'allée, je rechute dans le perfectionnisme et finis toujours par m'approcher trop près des pierres que j'y ai placées. L’avant de la fraise semble sentir tout cela, avale un petit galet, et paf ! Je casse la goupille de sécurité de la vis sans fin. 

C'est encore un matin froid et il y a de la neige partout. Je descends à mon atelier et je trouve un boulon et un écrou de rechange. Quand je revient à la fraise, je me rends compte, une fois de plus, que les goupilles de rechange achetées sur Amazon ne semblent pas dépasser suffisamment pour s'emboîter dans le boulon. Je m'acharne pendant une heure à faire en sorte que le boulon morde dans l’écrou, en vain. 

Pourtant, ça semblait pourtant fonctionner l'hiver dernier, les quelques fois où j’en avais cassées. Mais maintenant, je ne comprends pas. Evelyne, témoin du tumulte, fait de son mieux pour m'aider, mais les deux pièces ne s'emboîtent toujours pas. Il me faut donc faire preuve d'ingéniosité.

Je décide d'abord de limer la face du boulon A qui vient en contact avec la vis sans fin C, afin de réduire sa profondeur d'entrée conique. Je fais un essai sur la machine, mais la vis D, qui dépasse d'un millimètre de la surface de la vis sans fin, n’accroche toujours pas. 

Je retourne donc à mon atelier et lime du mieux que je peux la face intérieure B du boulon. À mon retour, j'ai enlevé suffisamment de matière pour que le boulon commence enfin à se visser dans l’écrou et que je puisse serrer le tout. 

Il ne me reste plus qu'à trouver des boulons plus longs !

jeudi, décembre 04, 2025

Chaussures Hoka (troisième partie)

Le scepticisme initial s'est mué en adoption fin 2010, près de Madagascar, sur l'île de La Réunion, lors de l'ultra-trail « Diagonale des Fous ». Au kilomètre 70, Ludovic Pommeret, coureur français de haut niveau, rencontrait de sérieux problèmes avec ses chaussures Decathlon bon marché. 

Il dut alors chausser une paire de Hoka Mafate lors d'un ravitaillement. Grâce à ces nouvelles chaussures, il retrouva son énergie et termina deuxième de la course, un retournement de situation spectaculaire qui mit en lumière ce produit au look atypique. 

De cette victoire inattendue naquit le modèle Pommeret, qui connut un succès immédiat et devint le sujet de conversation incontournable parmi les « trailers », inaugurant une stratégie marketing axée sur cette discipline. À l'aube du marketing d'influence, les passionnés de trail, les promoteurs et les blogueurs devinrent les porte-parole de Hoka pour toucher les pratiquants lors de tous les événements sportifs, notamment les courses locales, qui pouvaient optimiser les ressources limitées de l'entreprise. 

Cela a également conduit Nicolas Mermoud à se concentrer immédiatement sur le marché américain, représentant 40 % du chiffre d'affaires mondial, en collaboration étroite avec athlètes, détaillants et journalistes. Très vite, cette stratégie internationale a permis à Hoka d'atteindre la masse critique et l'image nécessaires pour convaincre les autres marchés mondiaux. 

Lancée en 2011, la chaussure Bondi a rencontré un succès fulgurant, renforçant l'image de Hoka comme la référence en compétition. Initialement plébiscitées par les coureurs d'ultra-marathon pour leur amorti exceptionnel et leur stabilité intrinsèque, les chaussures ont rapidement conquis le cœur des autres coureurs grâce à leur amorti maximal et leur poids minimal. Il est touchant de se souvenir que les fondateurs ont démarré cette aventure avec un budget de misère.

Le 1er avril 2013, Deckers Brands, la maison mère d'UGG, de Teva et d'autres marques de chaussures, prenait le contrôle total de Hoka One One pour 1,1 million de dollars. Pour 2024, le chiffre d’affaire de Hoka se montait à 4,2 milliards de dollars ! Les deux fondateurs d'origine sont restés à bord : Diard supervise désormais la distribution internationale et poursuit le développement de ses produits innovants, tandis que Mermoud continue de diriger le programme de compétition de l'entreprise. 

Ce qui rend cette histoire encore plus intéressante à mes yeux, c'est que je souffre actuellement de métatarsalgie, une affection qui n'est pas encore guérie. Il semblerait que des chaussures comme celles de Hoka puissent m'aider grâce à leurs caractéristiques : semelles intermédiaires épaisses et amortissantes, large espace pour les orteils et semelle incurvée qui réduit la pression sur l'avant-pied. 

L'amorti absorbe les chocs, la largeur diminue la compression et la géométrie incurvée favorise une foulée plus fluide et plus efficace, autant d'éléments qui peuvent soulager la douleur associée à cette pathologie. Une excellente raison de mettre mes pieds dans une paire de Hoka ! Je vous tiendrai au courant ! 

mercredi, décembre 03, 2025

Chaussures Hoka (2eme partie)

Nous voici donc en 2008 : Jean-Luc Diard s’associe à Nicolas Mermoud, lui aussi ancien responsable marketing chez Salomon et ayant ensuite travaillé chez Rossignol. Ensemble, ils ont décidé de créer une entreprise commune. Convaincus du potentiel illimité de l’innovation dans le secteur des articles de sport « outdoor », ils estiment avoir trouvé leur place. 

Leur objectif : se concentrer sur les chaussures de course, un domaine mûr pour des innovations majeures. En effet, si les chaussures minimalistes de trail ont le vent en poupe, elles sont trop axées sur la performance et négligent le grand public qui recherche avant tout le plaisir et le confort. Ils sont également persuadés que l’adaptation au terrain n’incombe pas aux coureurs, mais à leurs chaussures : un véritable changement de paradigme ! 

Cependant, lancer une nouvelle marque de chaussures reste une entreprise risquée, alors que le monde entre dans l’une des pires crises financières jamais connues. Malgré tout, ils entrevoient la possibilité d’innover et misent sur des designs audacieux pour attirer l’attention. Des drivers de golf aux raquettes de tennis, en passant par les skis larges ou les pneus de « fatbike », le surdimensionnement exerce une forte attraction sur les consommateurs. 

Coureur de trail confirmé, Mermoud sait pertinemment que, tout comme les montées, les descentes d'une course peuvent être semées d'embûches et de blessures de toutes sortes, et aucun fabricant ne semble s'y intéresser. Cela le pousse à rechercher une chaussure de trail capable de voler aussi bien en montée qu'en descente. Christophe Aubonnet et Sébastien Mazars, anciens de Salomon, conçoivent d'abord une chaussure, puis, en quelques mois seulement, une semelle totalement inédite qui servira de base à la Hoka One One, dont le nom signifie « voler sur terre » en maori. 

Cette fois, la semelle est à l'opposé du minimalisme, son aspect massif allant à l'encontre de la performance. Au sein de cette start-up, tous les fondateurs sont persuadés que la chaussure sera perçue comme révolutionnaire et séduira au premier regard. La réalité sera cependant bien différente lors de sa présentation officielle à l'industrie et à la presse.

Certains affirment d'emblée que ces chaussures ressemblent à des chaussures de podologue pour personnes âgées, bien loin de l'image jeune et branchée que l'on espérait leur donner. Même les coureurs utilisant la chaussure sont moqués : on les prend pour des astronautes marchant sur la Lune ! 

Dans le prochain article, nous verrons comment cette perception va bientôt évoluer…

mardi, décembre 02, 2025

Hoka baskets populaires (première partie)

Ce n'est que cette année, et de façon un peu fortuite, que j'ai découvert les chaussures Hoka. Je les avais déjà vues, mais sans y prêter plus d'attention. C'est en voyant mon voisin septuagénaire en porter une paire, et après avoir discuté avec lui de son expérience avec le produit, que ma curiosité s'est éveillée. 

Après quelques recherches rapides, j'ai appris que Hoka avait été fondée en 2009 par Nicolas Mermoud et Jean-Luc Diard, tous deux anciens employés de Salomon. Cela témoigne du vivier de talents que représentait Salomon. Diard a débuté chez le fabricant annécien en 1981, a été promu directeur marketing en 1989, puis chargé du développement de la marque en 1997, juste au moment où l'entreprise de ski a été vendue à Adidas et a commencé à perdre son identité. 

En 1998, Diard est devenu président de l'entreprise et a développé avec succès sa division trail. Tout au long de l'année 2005, Diard a poursuivi sa relation compliquée avec Adidas, cette dernière finissant par se séparer de Salomon pour la vendre au groupe finlandais Amer, qui possédait déjà les skis Atomic, les produits de tennis Wilson et de Suunto, entre autres marques sportives. 

C'est en 2008 que le livre « Born to Run » avait relancé la course à pied grâce aux chaussures minimalistes et suscité un intérêt croissant pour l'ultra-trail et le trail, même si certaines de ses affirmations concernant les chaussures avaient immédiatement été très controversées. L'ouvrage a popularisé l'idée que les chaussures modernes, très amorties, pouvaient causer des blessures et qu'une foulée plus naturelle, avec attaque de l’avant-pied (comme chez les Tarahumaras), était plus saine. 

Cela a entraîné un essor des chaussures minimalistes, des épreuves d'ultra-trail et un intérêt plus large pour la course à pied et le plaisir de courir, et non plus seulement pour la compétition. Malgré le succès sportif de ce type de produit, Jean-Louis Diard n'était pas convaincu et, suite à la détérioration de ses relations avec Amer Sports, allait se séparer de Salomon. 

Demain, nous verrons comment cela a donné naissance à Hoka.

mercredi, novembre 12, 2025

Ce que m’a rappelé le vol du Louvre

Alors que l’enquête sur le vol du Louvre est toujours en cours avec trois des quatre suspects arrêtés et aucun bijou volé retrouvé, ce qui continue de me frapper est la simplicité et l’évidence même de sa stratégie. 

Cela démontre au monde entier, et bien au-delà du crime que représentent les faits, que dans l’univers de la créativité, il se trouve toujours une manière plus simple et plus évidente d’accomplir les choses, ce qui devrait être une source d’inspiration pour ceux qui aspirent à l’innovation et à l’amélioration. 

Il ne s’agit pas seulement d’une leçon sur l’audace motivée par la cupidité, mais d’une parabole bien plus large sur ce qu’est la créativité. 

On nous rappelle sans cesse que les solutions les plus élégantes se trouvent souvent juste sous nos yeux. Voilà qui devrait encourager les inventeurs et les tous ceux qui cherchent à résoudre des problèmes : le chemin à suivre n’est peut-être pas le plus complexe, mais le plus élémentaire et le plus direct. Inventer, c’est avant tout résoudre un problème. 

Mais le génie ne réside pas seulement dans cette résolution, mais plutôt sous la forme que prendra celle-ci. La différence entre une solution astucieuse et une solution révolutionnaire tient souvent à la simplicité. Du Velcro au rouleau de papier toilette, des Post-it aux valises à roulettes, certaines des inventions les plus révolutionnaires paraissent, avec le recul, d'une évidence presque gênante. 

Ce qui manque, c'est le contraire de la complexité, donc l'imagination. Le courage de voir la solution toute simple que personne d'autre n'a remarquée. Alors, que vous conceviez un produit, écriviez une histoire ou planifiiez un braquage (métaphoriquement, bien sûr), cherchez toujours le chemin le plus direct, celui qui « coule de source » entre le point A et le point B.

jeudi, mai 08, 2025

Résoudre un autre problème technologique ?

Ces six derniers mois, j'ai battaillé pour résoudre un problème avec nos enceintes connectées Google. Comme de ceux qui les utilisent, nous trouvons ces petits appareils très pratiques et utiles pour répondre à de nombreuses questions, comme de savoir l'âge de Trump ou celui de Macron. 

Mais la plupart du temps, nous l'utilisons le matin pendant que nous prenons notre premier café au lit, et ordonnons le petit appareil de « jouer notre station radio» et nous avons toutes les nouvelles de la journée. Nous utilisons ces « smart speakers » depuis plus de sept ans et ils ont plutôt bien fonctionné.

Il y a quatre ans, nous avons eu un routeur Internet plus rapides et ces petites enceintes magiques ont continué à bien fonctionner, sauf que dans une assez grande maisons où les signaux Wi-Fi peuvent être facilement bloqués, un routeur supplémentaire, dit « maillé », est souvent nécessaire pour assurer une connexion Wi-Fi régulière et fiable partout. 

Contrairement aux routeurs traditionnels qui diffusent à partir d'un seul point, les systèmes maillés utilisent de multiples points qui communiquent et fonctionnent ensemble pour créer une zone de couverture plus large et peuvent prendre en charge des fréquences de 2,4 à 5 GHz tout en gardant le réseau unifié. 

Cela a fonctionné parfaitement jusqu'à il y a six mois, C’est la que nous avons commencé à perdre parfois le signal conduisant à l'arrêt du haut parleur de manière imprévisible et suffisamment fréquente pour devenir une véritable nuisance. Passer du paradis à l'enfer, pour ainsi dire. Dès le départ, j'ai soupçonné le bon fonctionnement de nos enceintes connectées Google ou du de l’émetteur radio. 

J'ai réinitialisé les premières et me suis plaint auprès du second, qui a essayé de m'aider, mais n'a rien pu trouver. Jusqu'à ce que, plus récemment, cela se produise sur d'autres appareils, comme notre téléviseur pendant que nous regardions un film en streaming. Cela m'a obligé à aller au-delà de mes suppositions et à me plonger dans une recherche approfondie. 

C'est finalement sur le chat Reddit que j'ai découvert que le système Google Mesh, après un certain temps d'utilisation, présentait des ruptures de fonctionnement et devait être remplacé. Toutes les discussions que j'ai suivies m'ont conforté dans cette idée. 

J'ai donc commandé un nouveau système maillé et, demain, je recevrai l'appareil pour savoir si le problème était bien là. Affaire à suivre !

samedi, février 15, 2025

Accepter le défi que pose la folie de Trump

Vous m’entendrez souvent dire : « Les défis finissent tous par me rendre plus fort ! » Est-ce une forme de masochisme ou bien cette pratique offre-t-elle ce genre de rédemption ? 

Et bien, j’y crois. Par exemple, lorsqu’on nous donne le choix entre prendre l’ascenseur et les escaliers, ma femme et moi optons toujours pour la première alternative, sauf bien sûr s’il y a 10 étages à grimper ou si nous sommes chargés comme des mules. 

Ainsi, comme Friedrich Nietzsche l’avait dit pour la première fois en 1888, nous pensons que ce qui ne vas pas nous tuer nous rendra beaucoup plus forts. Cela dit, la deuxième élection de Trump a été horrible et même si nous avons mis celle-ci sur le compte de l’égoïsme de Biden, Trump et ses flagorneurs sont désormais devenus une réalité. 

On pourrait s’apitoyer sur notre sort, déménager en Colombie-Britannique ou rentrer en France, mais il n’en est pas question. Nous ferons de notre mieux pour résister à cette réalité déplaisante, en opposant toutes nos forces à cette folie qu’on nous sert quotidiennement avec notre réserve débordante de passion, de courage et d’imagination !

mardi, février 04, 2025

Transformateurs tournés en objets d'art !

En Amérique du Nord, les boîtes en métal vertes que l'on voit dans les rues sont des transformateurs électriques montés sur un socle en béton et, comme partout de par le monde, captent l'électricité à haute tension et la réduisent à une tension utilisable pour les maisons et les commerces. 

Ces dernières années, pour embellir ces boîtes plutôt ternes et d'aspect industriel, Park City a lancé son projet « EmPOWERment » destiné à améliorer l’aspect de ces boîtes. Maintenant dans sa troisième phase, le projet invite les artistes à soumettre leurs œuvres axées sur l'environnement naturel, les arts, la culture, la communauté et l'histoire de Park City. 

Le programme est géré conjointement avec Rocky Mountain Power, le fournisseur électricité, dont l'un de ses représentants avec les membres du Public Art Advisory Board sélectionnent les artistes. 

Tous les artistes retenus reçoivent 400 dollars pour leurs créations. Les œuvres d'art sont produites sous forme d’auto-collants géants qui couvrent les boîtiers de transformateurs. L'une de nos œuvres préférées que nous voyons tous les jours lors de nos sorties est celle représentant un élan emblématique de Park City !

jeudi, janvier 16, 2025

L’histoire hors-du-commun de Pig-Gitou

En 1989, pour l’anniversaire de mon épouse, j’avais décidé de concrétiser un concept de design sculpté qui me trottait dans la tête depuis longtemps. J’avais appelé ça « Slice of Life » (Tranche de Vie) et cela consistait à enfiler des tranches de bois sur un support pour former une forme en trois dimensions. 

Dans ce cas précis, j’avais décidé de créer un cochon de compagnie, que j’appellerais « Pig-Gitou », ce qui avait une signification particulière pour ma femme et moi. J’ai du mal à me rappeler si elle a pris livraison de cet animal le jour de son anniversaire, mais j’ai plutôt tendance à croire qu’il lui a été présenté un peu plus tard. 

En tout cas, « Pig-Gitou » nous a suivi dans les quatre résidences que nous avons occupées après sa création. Âgé de plus de 35 ans, propre, n’ayant jamais faim, sentant bon le pin, ne nécessitant ni visite chez le vétérinaire, ni piqûre de vaccin et sans jamais un seul mot de travers, il est instantanément devenu l’animal de compagnie idéal. 

Jusqu’à ce que ce pauvre cochon tombe et se casse en deux morceaux, brisant le cœur d’Evelyne. 

Elle a dû réveiller le père biologique de l’animal qui l’a emmené sur la table d’opération et a ré-assemblé les deux morceaux pour en faire un cochon plus fort, capable de nous survivre, prêt à affronter l’inflation, le deuxième mandat de Trump, le changement climatique et une vie qui, je vous le garantis, ne sera pas du tout ennuyeuse !

lundi, décembre 23, 2024

Une grande réalisation annuelle …

Fin 2009, j’ai produis ma première vidéo de Noël au lieu de la carte de vœux classique que je créais et faisait imprimer, puis que j’envoyais à ma famille et à mes amis. C’était juste avant que je transitionne d’une carte physique vers une version électronique que je pouvais envoyer plus de 150 contacts européens sans me ruiner ! 

Je pensais qu’un court métrage de deux minutes raconterait mieux ce que nous étions devenus en douze mois qu’un morceau de carton avec un collage de prises de vue liées aux grands événements qui avaient marqué notre année. 

À l’époque, c’était purement expérimental car je n’avais aucune idée du temps pendant lequel je m’en tiendrais à ce format au lieu d’une simple carte. Il est vrai qu’aujourd’hui les gens n’écrivent plus rien sur papier et que tout type de communication se fait via les réseaux sociaux et électroniquement. 

Envoyer des messages par voie électronique est beaucoup plus facile, moins cher, plus rapide et est devenu une évidence incontournable. C’est donc moi maintenant qui vais à contre-courant de cette tendance depuis aujourd’hui 16 ans en créant et en produisant une vidéo familiale qui, au fil des années, est devenue plus axée sur ce que nous pensons ou croyons, plutôt que sur une série d’exploits ayant ponctués notre année.

Cela dit, cette réalisation représente un travail énorme qui prend beaucoup de temps (je passe facilement entre 20 et 30 heures à le faire, y compris l’envoi) ce qui n’est pas du tout rapide car j’aime personnaliser mon message d’introduction. 

Combien de temps cela peut-il encore durer ? Cela dépendra de ma capacité physique à créer, produire et diffuser et je ne peux qu’espérer que ce ne soit pas la dernière vidéo de fin d’année que je viens d’envoyer …

jeudi, mai 25, 2023

La sérendipité et moi

Quand je me suis installé en Amérique en 1977, un représentant en pub pour SKIING, un magazine de ski, m'a appris un nouveau mot et m'a expliqué sa signification. 

Je ne l'avais jamais entendu auparavant. Il s’agissait de « Serendipity » ou sérendipité, ce qui veut dire « découverte imprévue au fil du hasard ».

La sérendipité est un phénomène assez commun tout au long de l'histoire de l'invention de produits et de la découverte scientifique. Par exemple, le velcro, les bouts de papier post-it, la pénicilline et bien d'autres inventions ont tous été découverts de cette façon. 

Les histoires d'amour arrivent aussi souvent par la voie magique de la sérendipité. Alors, comment pouvons-nous faire en sorte que ce tour de magie travaille pour nous ? On me dit de ne pas trop forcer les choses, ce qui rend cet outil encore plus insaisissable et difficile à utiliser. 

J'ai bénéficié de cette loi de la sérendipité à maintes reprises et l'ai souvent attribuée à un acte divin quand j'étais encore croyant ou à la chance pure et simple ! 

Quant à l'origine du mot sérendipité, il aurait été inventé en 1754, par Horace Walpole, un écrivain anglais, et inspiré par « Les Trois Princes de Serendip », le titre d'un conte de fées où les héros « ... faisaient toujours découvertes, par hasard et par sagacité, de choses qu'ils ne cherchaient pas ». 

Pour conclure ce court exposée, je ne peux que souhaiter, à vous et à moi, un future débordant de sérendipité !

samedi, mai 20, 2023

Ma femme, technicienne de génie !

Dans notre cuisine, bien en vue, nous avons une horloge Sharp "Atomic" qui indique également les températures intérieures et extérieures. 

Cette dernière indication est très importante quand nous sortons, car elle indique s'il fait trop froid ou trop chaud et nous guide pour nous habiller en conséquence. Pour cette raison, nous le trouvons extrêmement utile et nous ne pourrions plus nous en passer. 

L'appareil est capricieux cependant, et quand il fonctionne mal, comme il l'a fait plusieurs fois depuis que nous l'avons acheté en 2006, essayer de le réparer me rend souvent fou. Cette fois, il a cessé de signaler la température extérieure et j'ai remplacé les piles de son capteur extérieur. 

L'horloge n'indiquait toujours pas la température extérieure. J'ai essayé et essayé de le faire fonctionner et finalement, à bout de patience, j'en ai commandé un nouveau sur Amazon. La société m'a dit que je devrais attendre le 8 juin pour l'obtenir, ce avec quoi je pouvais vivre. 

J'ai dit à ma femme qu'elle devrait composer sans température extérieure pendant quelques semaines. C'est à ce moment-là qu'elle m'a demandé : "As-tu pensé à changer les piles de l'horloge?" J'ai répondu que cela ne m'était même pas venu à l'esprit car celle-ci indiquait toujours l'heure, la date et la température intérieure. 

Cela aurait pu aussi vouloir dire que l'horloge n'était plus capable de recevoir le signal du capteur situé à travers le mur, à 6 mètres de celle-ci. Cela dit, j'ai réalisé que ce n'était peut-être pas une si mauvaise idée et j'ai immédiatement remplacé ses trois piles AAA. Succès! L'horloge a instantanément capté le signal du capteur et tout a fonctionné parfaitement ! 

J'ai remercié mon épouse pour son bon sens exceptionnel, je suis vite allé annuler la commande sur Amazon et j'ai beaucoup envié la logique remarquable de mon épouse. Tout comme il faut être en couple pour danser le tango, toute connexion sans fil nécessite des fonctions d'émission et de réception sans faille !

mercredi, mai 03, 2023

Le miracle de la créativité

La créativité est un processus merveilleux qui ne cesse jamais de m'impressionner ! Pour moi, cela peut être illustré par un problème, un défaut que nous avions et qui était lié à la conception architecturale de la maison que nous avons construite en 2013. 

Ce problème est resté irrésolu jusqu'à récemment. J'écris irrésolu, car le changement requis n'a pas encore été mis en œuvre. Je vais devoir le dessiner et ensuite le faire moi-même ou trouver quelqu'un plus doué que moi. 

Le problème s’est manifesté le premier hiver où nous avons habité la maison, nous avons eu une vague de froid autour de Noël 2014 qui a duré plusieurs jours. 

Nous avions installé une grande baignoire dans la salle de bain principale et les conduites d'eau étaient acheminées à l'intérieur du mur extérieur comme indiqué sur la photo A. 

Comme le temps est devenu extrêmement froid, les deux tuyaux ont gelé et Dieu merci, ceux-ci n'étaient pas en cuivre, mais flexibles en polyéthylène réticulé, qu’on appelle « PEX ». 

En conséquence, il n'y a eu aucun dommage et à partir de ce moment-là, nous avons juste fermé la vanne pendant l'hiver, donc plus de longs bains pendant environ 5 mois de l'année. 

Cette année, j'ai pensé à rediriger les lignes d’eau sur le côté opposé de la baignoire, mais j'ai réalisé plus tard que ce n’était pas possible car le passage était bloqué par des gaines de chauffage, c'est alors là que l’inspiration m’est venue et j'ai pensé d’agrandir le mur extérieur pour isoler les tuyaux comme le montre la photo B. 

Cet élan de créativité inattendu m'a aussi donné un projet d'été qui ne manquera pas de bien m’occuper !

mardi, mai 02, 2023

Prendre un jour de congé ?

C'est en 2007 que j'ai commencé à écrire ce blog, suite a ma rupture de tendon d’Achille en skiant. Le 29 novembre de cette année là, sa publication est devenue quotidienne et bilingue (anglais-français). 

Depuis ce temps, j’ai publié sans interruption. Je voulais justement prendre un jour de congé hier pour célébrer la fête du travail européenne (celle-ci, jugée « communiste » n’est pas observée aux États Unis), mais j'ai plutôt préféré réfléchir à tout ce temps passé et à jeter un coup d'œil vers l'avenir.

Non seulement j'ai trouvé du plaisir à écrire jusqu'à présent, mais cela ne m'a jamais été trop difficile de trouver des sujets qui m'intéressaient suffisamment pour en discuter à travers ce blog. Combien de temps cette pratique durera-t-elle ? Je ne suis pas vraiment sûr. 

Elle devrait durer dans la mesure où je continue de me poser des questions ou veux aborder des sujets qui me tiennent à cœur. Jusqu'à présent, ce blog m'a fourni un excellent exutoire créatif et m'a obligé à approfondir des sujets que je n'aurais pas explorés aussi intensivement et du même coup m'a éduqué. 

On dit qu'en prenant de l’âge il faut que notre esprit reste actif. Ma pratique quotidienne a certainement fait travailler mes méninges, même quand elles n'en avaient pas du tout envie ! Au fil des ans, ce fut un plaisir pour moi de partager mes opinions et mes idées avec mes lecteurs. 

Ne soyez donc pas timide ; quand quelque chose vous motive à le faire, intervenez, faites-moi savoir que votre cerveau fonctionne toujours et que vous êtes remplis de vitalité !

vendredi, octobre 14, 2022

Opération Boomerang

L'autre jour, je pensais, pourquoi ne pas pirater l'armée russe et plus précisément son système de guidage de missiles, y compris ceux dotés d’une ogive nucléaire, les mettre sous notre contrôle et les renvoyer à ceux qui les ont lancés ou vers une cible stratégique en Russie ? 

Ce serait bien sûr une très mauvaise surprise pour les expéditeurs et conduirait toute tentative d'utilisation de son arsenal nucléaire à un horrible résultat d’autoflagellation, un peu comme l’arroseur arrosé, sans qu’il n’ai plus jamais envie de recommencer. 

Évidemment, la question que nous devrions nous poser est de savoir si un missile guidé peut être piraté ? Cela semblerait possible en théorie selon la façon dont l'arme est guidée. S'il existe un lien physique entre le déclencheur et le missile, par exempla un long câble fin qui se déroule derrière le missile, il est impossible de prendre le contrôle sur le lancement. 

De nombreux missiles sont conçus pour se verrouiller sur leur cible et une fois qu'ils sont tirés, il n'y a plus aucune communication entre le missile et son point d’origine et il faut alors le détruire physiquement depuis l'extérieur. Pour augmenter la difficultés, la durée de vol de la plupart des missiles est très courte et rend d'autant plus difficile toute tentative de « piratage » entre le moment où il est lancé et où il atteint sa cible. 

S'il on a plus de temps, s'il s'agit d'un missile de croisière et s'il existe un moyen de le détourner électroniquement, cela pourrait à la rigueur marcher. Au lieu de cela, ce qui est plus fréquent, c'est d'essayer de dévier la trajectoire par rapport à la cible en utilisant une signature thermique différente ou de la brouiller avec des interférences radio. 

En ce qui concerne les missiles nucléaires, les systèmes de défense équipés de bombes nucléaires s’efforcent de réduire le risque de piratage en s'appuyant sur des entrées manuelles, car toute connexion informatique pourrait être vulnérable à un réseau compromis. 

C'est pourquoi la Russie et les États-Unis s'assurent que les données de ciblage sont téléchargées manuellement via une disquette ou une clé USB et évitent d'utiliser tout type de réseau ou, à tout au moins, travaillent avec un réseau fermé. 

Cela dit, je suis certain qu'un recherche et une réflexion sérieuse de la part de personnes intelligentes et astucieuses pourrait potentiellement créer cet « effet boomerang » dont je parle et renvoyer directement la bombe nucléaire à l’envoyeur ou à une cible stratégique ennemie. Les ukrainiens adoreraient !