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mardi, février 04, 2025

Transformateurs tournés en objets d'art !

En Amérique du Nord, les boîtes en métal vertes que l'on voit dans les rues sont des transformateurs électriques montés sur un socle en béton et, comme partout de par le monde, captent l'électricité à haute tension et la réduisent à une tension utilisable pour les maisons et les commerces. 

Ces dernières années, pour embellir ces boîtes plutôt ternes et d'aspect industriel, Park City a lancé son projet « EmPOWERment » destiné à améliorer l’aspect de ces boîtes. Maintenant dans sa troisième phase, le projet invite les artistes à soumettre leurs œuvres axées sur l'environnement naturel, les arts, la culture, la communauté et l'histoire de Park City. 

Le programme est géré conjointement avec Rocky Mountain Power, le fournisseur électricité, dont l'un de ses représentants avec les membres du Public Art Advisory Board sélectionnent les artistes. 

Tous les artistes retenus reçoivent 400 dollars pour leurs créations. Les œuvres d'art sont produites sous forme d’auto-collants géants qui couvrent les boîtiers de transformateurs. L'une de nos œuvres préférées que nous voyons tous les jours lors de nos sorties est celle représentant un élan emblématique de Park City !

jeudi, janvier 16, 2025

L’histoire hors-du-commun de Pig-Gitou

En 1989, pour l’anniversaire de mon épouse, j’avais décidé de concrétiser un concept de design sculpté qui me trottait dans la tête depuis longtemps. J’avais appelé ça « Slice of Life » (Tranche de Vie) et cela consistait à enfiler des tranches de bois sur un support pour former une forme en trois dimensions. 

Dans ce cas précis, j’avais décidé de créer un cochon de compagnie, que j’appellerais « Pig-Gitou », ce qui avait une signification particulière pour ma femme et moi. J’ai du mal à me rappeler si elle a pris livraison de cet animal le jour de son anniversaire, mais j’ai plutôt tendance à croire qu’il lui a été présenté un peu plus tard. 

En tout cas, « Pig-Gitou » nous a suivi dans les quatre résidences que nous avons occupées après sa création. Âgé de plus de 35 ans, propre, n’ayant jamais faim, sentant bon le pin, ne nécessitant ni visite chez le vétérinaire, ni piqûre de vaccin et sans jamais un seul mot de travers, il est instantanément devenu l’animal de compagnie idéal. 

Jusqu’à ce que ce pauvre cochon tombe et se casse en deux morceaux, brisant le cœur d’Evelyne. 

Elle a dû réveiller le père biologique de l’animal qui l’a emmené sur la table d’opération et a ré-assemblé les deux morceaux pour en faire un cochon plus fort, capable de nous survivre, prêt à affronter l’inflation, le deuxième mandat de Trump, le changement climatique et une vie qui, je vous le garantis, ne sera pas du tout ennuyeuse !

lundi, juillet 31, 2023

Peindre l'expérience à ski

Récemment, j'ai passé du temps à parcourir un ouvrage représentant plus de 30 ans de travail de peinture par James Niehues. 

C'est artiste établi dans le Colorado a créé de nombreuses cartes qui ont été les compagnons de millions de skieurs et de planchistes dans les stations et les montagnes du monde entier, mais surtout ici en Amérique du Nord. 

Ce livre lourd de 2,230 kg, intitulé « L'homme derrière les cartes », affiche plus de 200 cartes de pistes dans différentes stations, que Niehus a dessinées et peintes à la main. 

Il est aussi devenu le numéro un de la campagne « Art-Illustration Kickstarter » de tous les temps et a eu beaucoup de succès auprès des skieurs et des snowboardeurs qui connaissent son art ainsi que ses plans de pistes uniques en leur genre. 

Personnellement, je suis d'accord que ces plans sont bien meilleurs que les ceux qui sont générés par ordinateur et affichent bien leur supériorité quand ils sont comparés avec ces derniers (voir Telluride par rapport à Morzine-Les Gets).

Il représentent un mélange très efficace d'art et de licence créative complexe pour adapter les reliefs de montagne plutôt compliqués sous forme d’une carte plate, afin de donner un avant-goût assez réaliste de ce que l'usager sera capable d’explorer. 

Du beau travail ! J'aurais presque aimé avoir choisi le genre travail qu’a fait James Niehues comme carrière...

mercredi, mars 08, 2023

Ski, visibilité et changement climatique

Si la dernière saison de ski était la saison des bosses (pas de nouvelle neige pour boucher les trous), celle-ci restera avant tout celle de la mauvaise visibilité. 

Des tonnes de neige signifient essentiellement du mauvais temps et du ski dans des conditions moins qu'idéales en ce qui concerne la visibilité. Ce qui affecte celle-ci prend différentes formes. 

Au fur et à mesure que la neige tombe sur une piste parfaitement damée, elle devient rapidement et sournoisement bosselées avec de vilaines vagues longitudinales qui, combinées à un « jour blanc », vous font rebondir à droite et à gauche, en haut et en bas sans aucun avertissement et aucun contrôle. 

Ensuite, il y a le manque omniprésent de relief correct qui empêche également d'anticiper ce qui arrive sous nos skis. « Impression à retardement » comme j'aime appeler ce problème ! 

Pour aggraver les choses, il y a aussi le réchauffement climatique qui rend notre poudreuse de l’Utah aussi sèche que légère et légendaire, beaucoup plus collante sur nos lunettes de neige, au point que je pourrais parfois utiliser des essuie-glaces comme sur mon auto. 

Alors comme vous le voyez pas (ou plutôt pas du tout), notre saison d'hiver regorge de problèmes de visibilité qui ne m'ont pas encore découragé à aller skier. 

Comme la locution populaire : "Ce qui ne te tue pas te rend plus fort !"