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lundi, août 31, 2026

Quarante et un ans à Park City

Discrètement, nous venons de célébrer notre 41e année de vie à temps plein à Park City. Notre expérience a été formidable et le reste à ce jour ; même si nous ne sommes plus aussi jeunes, avons été témoins d'une croissance exponentielle tout autour de nous — la population mondiale a d'ailleurs presque doublé, passant de 4,87 milliards en 1985 à environ 8,31 milliards aujourd'hui ! 

Pourtant, notre petit quartier est resté aussi calme et paisible qu'autrefois, l'accès à la ville et aux pistes de ski demeure très facile, et le temps reste magnifique, même si l'on ressent un réchauffement indéniable (nous n'avons aucun doute quant à la réalité du changement climatique : il est bien là, pour durer et même s'aggraver considérablement).

Autrefois nous disions « Nous n’avons pas besoin de clim à Park City. » Désormais, ça peut se discuter. Côté positif, nous profitons désormais d’une multitude de grands arbres (notre ville s'est transformée en véritable forêt urbaine) et d'une faune en pleine croissance pour nous tenir compagnie — que cela nous plaise ou non — et, enfin, nous avons la conviction grandissante d'avoir fait le bon choix le jour où nous avons décidé de nous installer ici.

samedi, juillet 18, 2026

Détail de conception solaire passive

Depuis que je suis venu m’installer à Park City, j’ai toujours accordé une importance capitale au choix d’un terrain bénéficiant d’une exposition plein sud. 

Après avoir passé un quart de siècle dans un lieu ombragé, en Haute-Savoie — où la maison de mes parents ne recevait que quelques heures de soleil par jour en hiver —, j’ai appris par expérience à quel point la lumière du soleil en montagne influence profondément tant le confort que le moral. 

Bien entendu, l’orientation du terrain ne constitue que la moitié de l’équation ; l’architecture doit faire le reste. À une altitude de 2 100 mètres, le rayonnement solaire est plus intense, les hivers plus rigoureux et le ciel plus limpide ; la géométrie solaire s’impose donc comme l’un des outils de conception les plus efficaces, bien que souvent négligés. 

J’ai toujours été surpris du peu d’attention que de nombreux architectes locaux portaient aux principes du solaire passif. Lorsque nous avons construit notre maison en 2013, j’ai exigé de grands avant-toits sur la façade sud — 2,13 mètres dans ce cas — afin de bloquer le soleil haut en été tout en laissant pénétrer le ses rayons plus bas en hiver. 

À 40° de latitude, la hauteur du soleil varie de près de 47° selon les saisons ; un avant-toit bien conçu permet donc de réduire considérablement les apports de chaleur en ete tout en offrant un appoint de chauffage gratuit en hiver. La photo ci-dessous a été prise le 7 juillet, peu après le solstice d’été, à 11 heures ; elle illustre parfaitement l’efficacité de ces avancées de toiture : une ombre totale en été et un ensoleillement maximal en hiver.

Le solaire passif n’a rien de complexe : c’est tout simplement de la bonne architecture de montagne.

lundi, mai 18, 2026

Panne d'électricité solaire

Un onduleur est l’appareil qui convertit le courant continu qui sort des panneaux solaires en courant alternatif qui va alimenter notre maison et dont l’excédent va aller le réseau électrique public. Sans que nous le sachions, notre onduleur solaire est tombé en panne le 16 mars. 

L'onduleur est un composant essentiel qui agit comme le « cerveau » du système, assurant l'activation, la gestion et la surveillance de notre consommation d'électricité. J'aurais dû m'en apercevoir si j'avais pris la peine de consulter l'application de mon smartphone qui m'informe du fonctionnement de notre installation solaire ; mais, comme tout marchait bien, je ne m’en suis pas soucié. 

Ce n'est qu'en avril que j'ai vérifié l'application, et j’ai réalisé que plus rien ne fonctionnait. Quelques jours plus tard, j'ai reçu la facture mensuelle d'électricité, d’un montant trois fois supérieur à la normale. J'ai contacté l'entreprise qui avait installé le système et, dix jours plus tard, un technicien est venu remplacer l'onduleur défectueux et a rétabli le courant en provenance du soleil. 

Pour ceux d'entre vous qui envisagent l'installation de panneaux solaires, sachez qu'il existe deux méthodes pour convertir le courant : soit à l'aide d'un onduleur central — comme le nôtre — soit en équipant chaque panneau d'un onduleur individuel (une solution bien préférable car elle n’implique qu’un panneau au lieu du système complet !). 

Nous sommes désormais de retour en pleine production et remercions le soleil, notre installation solaire, ainsi que tous ceux qui ont conçu cette invention si pratique et si utile !

mardi, mars 17, 2026

Douze ans déjà !

Tout au long de notre vie de couple, mon épouse et moi avons toujours passé moins de douze ans dans la même maison, ayant déménagé douze fois ensemble. 

Aujourd'hui, cependant, marque un important record familial. Pour la toute première fois, nous avons vécu douze ans dans notre maison et n'avons pas l'intention de déménager dans le futur, car nous apprécions notre chez-nous, son côté pratique et son emplacement idéal.

Donc, si Dieu le veut, nous pourrions bien établir un nouveau record en vivant un grand nombre d'années supplémentaires dans une demeure que nous adorons !

mardi, janvier 13, 2026

Construire des maisons comme des « Lego » (Deuxième partie)

Maintenant que nous avons examiné tous les obstacles qui entravent la modernisation des techniques de construction de maisons, voit-on encore des efforts fait dans ce sens ? Eh bien oui, des entreprises tentent toujours de révolutionner le secteur en repoussant ses limites. 

Je ne sais pas ce qui se passe en Europe ou en Asie, mais aux États-Unis, 

  • Plant Prefab est une entreprise californienne qui construit des maisons modulaires de haute qualité, conçues par des architectes, en privilégiant la durabilité et la rapidité d’assemblage. 
  • Villa est une autre entreprise spécialisée dans les logements accessoires (ADU), plus faciles à standardiser et à transporter que des maisons complètes. 
  • Biltwise est un autre constructeur de maisons modulaires qui développe des systèmes préfabriqués efficaces et durables. 
  • Method Homes est connue pour ses maisons modulaires sur mesure, au design soigné, construites hors site. 
  • Dvele est une entreprise de maisons modulaires de haute technologie qui met l'accent sur l'efficacité énergétique et l'intégration des maisons intelligentes. 
  • Module, basée à Pittsburgh, est une entreprise de logements modulaires à vocation sociale, axée sur des logements abordables et communautaires. 

La liste est longue, de nombreuses entreprises poursuivant cet objectif, mais la question demeure : pourquoi n'y a-t-il pas encore une « Tesla du logement » ? Tout simplement parce que le logement n'est pas comparable aux voitures ou aux téléphones. 

Encore une fois, il est réglementé localement, il est toujours construit sur place, il est lié au terrain, fortement dépendant de la main-d'œuvre locale, son transport est coûteux s'il est fabriqué loin, et le secteur reste lent à adopter de nouvelles méthodes. Même des entreprises très bien financées, comme Katerra, soutenue par SoftBank, se sont effondrées sous le poids de la tentative d'industrialisation d'un secteur fragmenté. 

Cela dit, les entreprises qui réussissent ont tendance à commencer modestement (logements accessoires, petites maisons, conceptions reproductibles), à rester régionales plutôt que de viser le marché national, à s'associer avec des constructeurs locaux plutôt que de les remplacer, à se concentrer sur la durabilité et l'efficacité énergétique ainsi qu’à utiliser des systèmes à panneaux ou hybrides plutôt que des modules volumétriques complets. 

Ainsi, à l'heure actuelle, l'avenir du modulaire ne réside peut-être pas dans des blocs géants semblables à des Lego, mais dans des systèmes préfabriqués plus intelligents, plus légers et plus flexibles, jusqu'à ce qu'une nouvelle invention nous surprenne et nous fasse dire : « C’est tellement évident, j'aurais dû y penser ! »

lundi, janvier 12, 2026

Construire des maisons comme des « Lego » (Première partie)

Compte tenu du coût élevé actuel de la construction de logements et de méthodes de construction peu efficaces aux États-Unis et ailleurs, je me suis toujours demandé pourquoi une entreprise innovante ne proposerait pas un système d'assemblage de maisons modulaires préfabriquées. Je me comporte ainsi comme un « architecte frustré » (en rétrospective, j’aurai dû exercer cette profession!) 

Cette question n'a bien sûr rien d'original, car de nombreux architectes, constructeurs et acheteurs de maisons frustrés comme moi, se la posent depuis des années. En bref, oui, de nombreuses entreprises ont tenté de révolutionner le secteur du logement avec des systèmes modulaires, préfabriqués ou construits en usine… mais le secteur les a systématiquement éliminés. 

Sur le papier, la construction modulaire résoudrait tous les problèmes : efficacité en usine, réduction des coûts de main-d'œuvre, délais de construction plus courts avec un meilleur contrôle qualité, moins de déchets et des prix beaucoup plus prévisibles. Mais la réalité est plus complexe. 

En Amérique, plusieurs entreprises de construction modulaire de renom ont fait faillite, notamment Katerra, Veev et Modulous. Bon nombre de ces entreprises ont échoué en raison des pressions sur les coûts et de difficultés logistiques. Les principaux obstacles sont les coûts logistiques extrêmement élevés, le transport nécessitant des grues, des escortes, des camions spéciaux et une planification minutieuse des itinéraires. 

Cela annule souvent les économies réalisées. De plus, la construction est un secteur très local, chaque région, même aux États-Unis, ayant ses propres codes, règles d'urbanisme, méthodes d'inspection et exigences spécifiques en matière de sismicité et de conditions météorologiques, rendant un développement à l'échelle nationale extrêmement difficile. Du point de vue de la fabrication, une usine de construction modulaire n'est rentable que si elle fonctionne à pleine capacité, et la nature cyclique du marché du logement rend difficile le maintien d'une production continue. 

Enfin, les promoteurs résistent au changement, car les constructeurs traditionnels entretiennent des relations solides avec les sous-traitants, les syndicats et les fournisseurs locaux, et toute ce qui est nouveau est toujours perçu comme une menace pour l'ensemble de l'écosystème. J'ajouterais également que les banques et les experts immobiliers considèrent souvent les maisons modulaires comme des maisons « préfabriquées » ou « mobiles », ce qui nuit à leur revente et à leur financement. 

Dans le prochain article, nous verrons s'il existe encore un espoir de trouver des moyens plus efficaces de construire des logements…

mercredi, décembre 10, 2025

Ah, ces distributeurs de savon !

Vous connaissez les distributeurs de savon intégrés à l’évier ou installés à côté ? Nous en avons un, et cela remonte à 12 ans, quand nous avons construit notre maison. Je doute que le plombier l'ai même testé après l'installation, mais une chose est sûre : il n'a jamais fonctionné ! 

De plus, malgré de nombreuses tentatives infructueuses, je n'ai jamais réussi à en extraire la moindre goutte de savon. Était-il défectueux ? Savais-je même m’en servir ? Ou étais-je tout simplement stupide ? Les distributeurs de savon font partie de ces appareils d'apparence simple qui peuvent se révéler étonnamment compliqués. 

S'il n'a pas fonctionné pendant si longtemps, il s'agissait probablement d'un défaut de conception, d'un mécanisme obstrué ou d'un petit problème d'installation, plutôt que d'une erreur de ma part. Les causes possibles sont en effet multiples. Tout d'abord, le savon peut s'épaissir ou sécher à l'intérieur du tube, bloquant ainsi l'aspiration. Ensuite, si la pompe n'est pas bien étanche au niveau du flacon ou du tube, elle n'aspirera rien. 

De nombreux systèmes comme le mien étaient vissés à une petite bouteille et, si celle-ci n'était pas correctement positionnée sous l'évier, la pompe ne pouvait pas l'atteindre. La conception des distributeurs à pompe varie également et ils sont connus pour tomber en panne souvent. Certaines marques ne sont tout simplement pas assez robustes. Enfin, la nature du savon peut encrasser la pompe. Le liquide vaisselle ou un savon liquide plus fluide sont plus efficaces. 

Récemment, j'ai finalement décidé de m'y plonger avec une détermination disproportionnée au problème. J'ai d'abord rincé le tuyau à l'eau chaude après avoir retiré la pompe, jusqu'à ce qu'il soit clair. Bien sûr, j'ai vérifié la paille et me suis assuré qu'elle était bien en place, ni fissurée ni trop courte. 

Ensuite, j'ai rempli la bouteille d'eau, amorcé la pompe plus de 30 ou 40 fois, et rien n'est sorti du robinet. Incroyable, non ? 

Après avoir fait tout ça, j'ai finalement décidé de remplacer le distributeur intégré par un nouveau kit de pompe alimenté directement un flacon de détergent placé sous l'évier, au sol. 

Je veillerai à utiliser un liquide vaisselle plus fluide, ou à le diluer légèrement (environ 30 %) pour une meilleure fluidité. 

Je vous tiendrai au courant !

vendredi, novembre 28, 2025

Élections municipales

Le 4 novembre dernier, les habitants de Park City élisaient deux conseillers municipaux et un nouveau maire. Les conseillers furent connus le soir même, mais il a fallu attendre la fin de la journée du 24 novembre pour connaître qui serait le nouveau maire, les deux candidats, Ryan Dickey et Jack Rubin, étant au coude à coude. 

Après avoir recompté les bulletins, les autorités de Park City ont validé la victoire de Ryan Dickey, acquise de justesse, près de trois semaines après le jour du scrutin. 

Dickey, déjà conseiller municipal, est devenu maire avec seulement sept voix d'avance. Il en a obtenu 1 706, soit 50,1 %, contre 1 699, soit 49,9 %, pour Jack Rubin. 

Ce dernier avait demandé un recomptage la semaine précédente, après avoir mené une campagne intensive malgré son manque d'expérience en matière de gestion municipale. 

Ce type pensait pouvoir se faire élire en inondant la ville de pancartes électorales, en faisant de beaux discours et en critiquant sans cesse l'administration en place (Dickey siégeait au conseil municipal), le tout sous la couverture bien commode de n'avoir jamais rien accompli pour la ville. 

J’ai vu venir ce candidat de très loin en me souvenant qu'il avait déjà tenté, sans succès, de se faire élire comme républicain au Sénat de l'Utah. Son appartenance au Parti républicain et son soutien à Trump suffisaient à le disqualifier à mes yeux, preuve de son manque de discernement et de bon jugement en matière politique. 

Au final, le résultat fut très serré, démontrant ainsi que le nombre important de ses électeurs étaient, avant d’être critique, extrêmement influençables !

lundi, octobre 06, 2025

Résidences secondaires en station de montagne

À l'instar des stations balnéaires et autres lieux de villégiature, les villages de montagne concentrent une part importante de résidences secondaires. 

Étant originaire de l'une de ces localités et y résidant actuellement, je connais bien cette situation. Il est donc tentant de comparer et d'analyser ces communes de montagne. 

Pour établir cette comparaison, nous examinerons quatre localités : deux en Haute-Savoie, dans les Alpes françaises, Chamonix et Morzine (où j'ai grandi), ainsi que Vail dans le Colorado et Park City dans l'Utah (où je réside depuis 40 ans). 

Le tableau montre que dans toutes ces stations, le pourcentage de résidences secondaires représente environ de 68 à 84 % du total des logements disponibles. 

Les appartements neufs y sont considérablement plus chers que les plus anciens, et les maisons individuelles ne sont plus accessibles aux salariés « ordinaires ». 

Dans tous les cas et sur les deux continents, trouver un logement abordable est quasiment impossible pour les « travailleurs essentiels ».

Cela va-t-il changer et, si oui, quand ? Je ne vois aucune solution concrète se profiler à l'horizon, si ce n'est qu’un terrible effondrement économique et/ou une catastrophe climatique …

samedi, août 02, 2025

Négocier avec des gloutons

Autrefois, construire ou rénover une maison était simple aux États-Unis. Il suffisait de demander trois devis a l’architecte et au constructeur, et nous choisissions celui qui semblait être le mieux. Aujourd'hui, il semble qu’en ce qui concerne l'entrepreneur, il faut désormais payer pour le devis, ce qui limite l’envie d’en demander un deuxième ou encore plus un troisième. 

Alors, que faire ? Cette transition vers des devis payants a rendu la construction plus chère et moins facile. Cela peut s’expliquer par la pénurie de main-d'œuvre, la hausse du coût des matériaux et le fait que les entrepreneurs veulent se protéger. Mais je pense qu'il est encore des moyens d'obtenir plusieurs devis sans se ruiner. Je commencerais par présélectionner les entrepreneurs au téléphone en leur demandant : « Quand seriez-vous prêt à démarrer les travaux ? 

Si la réponse est ‘Je suis pendant les prochains 4 à 6 mois ou plus’, il faudra payer. » « Le coût de votre devis sera-t-il crédité contre vos honoraires ? » « Pouvez-vous fournir un devis approximatif au lieu d'une offre détaillée ? » 

En Amérique, nous pouvons aussi tirer parti de la technologie en utilisant des plateformes comme HomeAdvisor ou Angi pour voir qui serait disposé à faire un devis gratuit. Comme la plupart des entrepreneurs payent pour être sur ces plateformes, cela serait davantage possible (mais vérifions quand même, car la qualité des individus peut varier énormément). 

Nous pouvons ensuite convaincre l’entrepreneur avec des outils grand public permettant de dresser des plans en 2D ou 3D, comme RoomSketcher, accessible par abonnement pour 25 euros par mois. Intuitif et facile à utiliser, il nous permettrons de créer des plans d'étage en important nos plans d'architecte pour les reproduire. Nous pouvons ensuite choisir les couleurs et les matériaux, ajouter du mobilier, des étiquettes et des symboles, et même enregistrer vos styles préférés pour de futurs projets. 

Disposer de ces éléments faciles à lire, mesurer et comprendre peut convaincre un entrepreneur de préparer un devis gratuit. Si il faut absolument payer, nous devons restreindre le champ à 2 ou 3 candidats sérieux avant de demander l’offre détaillée. Encore une fois, nous devrions commencer par demander une estimation approximative et demander des fourchettes de prix échelonnées, comme « Bas de gamme à 50 000 euros, Moyen à 75 000 et Luxueux à 100 000 » plutôt que d’avoir une offre détaillée. Cela représente moins de travail pour l’entrepreneur et le tout sera peut-être gratuit. Nous ne nous laissons pas avoir par des estimations trop grossières. 

Si l'entrepreneur ne peut même pas nous fournir une fourchette de prix sans nous faire payer, il vaut mieux aller voir ailleurs. Veillions aussi à exiger des références ou des photos vérifiables. Résistons à la pression du « tout de suite » pour signer trop vite car le temps joue en votre faveur. Il est important de garder à l'esprit que les entrepreneurs facturent un pourcentage du coût total des travaux. Ces pourcentages peuvent varier considérablement (10 à 12 % pour une construction neuve, 12 à 20 % pour une rénovation), ce qui constitue une autre bonne raison de consulter un échantillon représentatif de constructeurs. 

Enfin, n'oublions jamais d'ajouter une « date de livraison » (avec pénalité si le produit final n’est pas terminé à temps, car il faudra louer un logement ou séjourner chez des amis ou de la famille). En résumé, nous pourrons nous procurer ces devis; mais il faudra se démener un peu, bien trier les candidats pour être efficace. La standardisation du cahier des charges (en provenance de l’architecte) pour comparer des éléments comparables et si le devis est payant l’assurance que son coût soit déduit des honoraires. 

Alors que notre marché immobilier se ralentit, préparons nous à bien négocier car il est fort probable que les entrepreneurs deviennent un peu plus accommodants !

dimanche, juin 01, 2025

Nettoyage libérateur

Ces trois derniers mois, j'ai migré d'un PC Windows 10 vers un nouveau modèle Windows 11. Cette corvée enfin terminée, j'ai pu me séparer de l'ancien appareil et désencombrer mon petit bureau devenu un véritable bazar.

Après avoir fait cela et m'être débarrassée de tas papiers et autres documents inutiles, je ne me suis jamais senti aussi bien et souhaite continuer le processus avec tout ce qui traîne dans le reste de mon bureau et mon atelier. La sensation était si apaisante et exaltante que j'aimerais la retrouver toute l'année. 

Cela m'a amenée à rechercher le sujet et, ce faisant, j'ai découvert que le profond sentiment de satisfaction que j’ai ressentis ne se résumait pas à ranger, mais allait bien au-delà ! C’est une façon de me reprendre en main, car le désordre est l’ennemi de la concentration (ce que certains appellent « surcharge cognitive »). 

Organiser nous redonne un sentiment de contrôle. De même, un espace en désordre signale inconsciemment une multitude de tâches inachevées, déclenchant un certain stress. S'en débarrasser est donc très bénéfique. Les médecins affirment que ranger déclenche une libération de dopamine, cette substance chimique qui nous récompense et que notre cerveau produit pour créer un cercle vertueux de motivation. 

Parallèlement, notre taux de cortisol diminue, ce qui nous apaise aussi. Il y a aussi des bienfaits psychologiques, comme l'« effet Zeigarnik », qui affirme que quand notre cerveau se focalise sur les tâches inachevées, un peu d'organisation offre une sorte de clôture libératrice en faveur de notre mental. 

Un autre avantage de mettre de l’ordre est que cela minimise les problèmes quotidiens incessant, du genre « Où ai-je mis ma carte de crédit ? », ce qui nous fait gagner du temps et de l'énergie qui peuvent être utiles pour des décisions bien plus importantes. Les psychologues affirment également que se débarrasser de l’inutile et du superflus est un moyen de libérer ses émotions. 

Certaines cultures associent le nettoyage à la purification, comme le grand ménage de printemps ou le « oosouji » japonais pour le nettoyage de fin d'année. Bien sûr, les premiers humains ont appris à tirer profit d'espaces de vie organisés afin d’assouvir leur soif de prévisibilité. 

Notre besoin de propreté est peut-être ancré dans notre survie, alors que la vie moderne nous étouffe avec son désordre numérique et physique, l'organisation de notre espace est une réponse tangible à tout cela, car c’est l’un des rares domaines où un peu d’effort donne des résultats immédiats et tangibles et nous redonnent un bon sentiment de contrôle !

jeudi, juin 20, 2024

Le danger d’incendie vu par Park City

Mardi, nous avons reçu la visite de Cherie Wellmon. C’est elle qui est responsable de la sécurité incendie pour Park City et, à ce titre, est responsable de l’administration et des inspections du code d’interface entre zones urbaines et sauvages dans notre petite ville, des permis d’incendie opérationnels et des inspections annuelles dans les commerces du centre-ville. 

J’avais annoncé précédemment que je vous tiendrais au courant de sa visite. Lors de celle-ci, elle a jeté un œil aux propriétés de nos voisins, puis a fait le tour de notre maison et a dit que tout allait bien et que nous n’avions pas à avoir de soucis. D’après elle, notre municipalité ne veut pas trop empiéter sur la liberté de ses résidents qui ne font peu ou rien pour minimiser le danger d’incendie. 

Pour en arriver à une réglementation plus stricte, nous devrions amener le conseil municipal à modifier le code municipal, donc pour l’instant, croisons-nous les doigts et espérons que tout aille bien. Comme toujours, les choses ne peuvent évoluer que lorsque survient une catastrophe. 

Nous avons également appris. qu’en cas de sinistre, nos pompiers locaux trient les maisons ou les bâtiments qui méritent d’être sauvés en fonction de leur qualité et de leur environnement, ce qui était un commentaire rassurant pour notre propre qui est à la fois récente et bien entretenue. 

Ce n’était pas exactement ce que nous voulions entendre, mais encore une fois, « You can’t always get what you want » (Tu n’as pas toujours ce que tu veux), comme le dit si bien cette fameuse chanson des Rolling Stones…

lundi, juin 17, 2024

Mon voisin l’ingénieur

Mon voisin est un d'ingénieur diplômé, est aujourd'hui dans la quarantaine et est un homme aux talents multiples. Ce qui ne me passionne guère, c’est qu’il envisage de construire une petite maison, appelée « Casita », qu’il compte éventuellement louer. 

Elle sera situé entre sa maison et la nôtre, n’aura qu’un seul niveau, sa superficie habitable ne dépassera pas 93 m2, elle n’aura pas plus de deux chambres et fera 5,5 mètres de haut. 

Comme une enquête d’utilité publique est prévue et un panneau annonçant celle-ci planté dans le jardin de mon voisin, je lui ai demandé de m'envoyer les plans, comme je suis le voisin le plus impacté par son projet et que j'aurai l'occasion de m'exprimer lors de la séance prévue devant le conseil municipal. 

Il ne m’a pas encore envoyé les plans, mais juste un croquis de positionnement montrant où se situera l’habitation prévue. '

Moi qui ne suis pas vraiment un ingénieur, j'ai immédiatement repéré quelques erreurs flagrantes qui m'ont permis de me sentir fier de mes connaissances techniques par rapport à quelqu'un qui devrait être plus compétent que moi.

 Cela pourrait également suggérer que les diplômes d’aujourd’hui ne valent pas vraiment le papier sur lequel ils sont imprimés …

dimanche, juin 16, 2024

Prêts pour les incendies de forêt ?

L’Utah est fameux pour ses beaux étés, son air très sec et avec cela, le danger d’incendie n’est jamais bien loin. 

L’autre jour, nous avons reçu une brochure de notre municipalité nous demandant de nous préparer à une saison pendant laquelle les risques d’incendies sont importants. Il est vrai que le périmètre où nous vivons est saturé d’arbres, avec trop de conifères saturés de sève, certains d’entre eux « morts sur pied », représentant un grand danger d’incendie. 

Lorsque nous avons construit notre maison (point bleu sur la carte) il y a plus de dix ans, nous n’avons eu à planter que deux seuls arbres à l’avant (que les chevreuils ont dévorés l’an passé), le reste était déjà planté, le long des propriétés adjacentes de nos voisins, empiétant sur la nôtres dans de nombreux cas. 

Au fil des ans, les entreprises paysagistes ont vendu beaucoup trop d’arbres dans de trop nombreuses espèces (beaucoup non adaptées à notre climat) et les ont plantés beaucoup trop densément et bien trop près des maisons, oubliant – non, ignorant probablement – ​​que les arbres finissent toujours par grandir démesurément et nous voici trois décennies plus tard. au milieu d'une forêt urbaine devenue une véritable poudrière ! 

En fait notre principal problème n'est pas notre maison, ce sont les arbres des voisins qui nous étouffent, et c'est pourquoi nous avons demandé une évaluation de notre risque d'incendie par un employé municipal qui devra chercher chez nos voisins des solutions efficaces ! Nous vous tiendrons au courant de ce qui ressort de cette visite ...


samedi, mai 18, 2024

Beaucoup, beaucoup trop de copeaux d’écorces !

Le 2 mai, un énorme camion-benne livrait chez moi ce que je pensais être plus 16 mètres cubes de copeaux d'écorce d'arbre broyée. En fait, j'avais commis une grosse erreur en commandant car j'en ai reçu deux fois plus que ce dont j'avais besoin.

Il y a sept ans, j'avais mesuré environ 200 à 250 mètres carrés de couverture nécessaire et j'étais arrivé à un volume de 8 mètres cubes qui, à la livraison, couvrait tout et m'en laissait à peine un peu en réserve. 

Cette année, après étendage, la couverture était considérablement plus large et plus épaisse et il me restait encore 2 m3 que je pourrai utiliser au cours des années suivantes. 

On ne cesse jamais d’apprendre quand on ne fait pas trop attention !

vendredi, mai 17, 2024

Le toit de mon voisin…

Mon voisin d’à côté est un « fameux » entrepreneur de Park City qui, jusqu’à récemment, construisait des maisons valant plusieurs millions de dollars dans les quartiers les plus prestigieux de notre localité. Excellente réputation. Pourtant, vous ne le devineriez pas si vous regardiez sa maison qui a sérieusement besoin d’entretien. On parle du cordonnier qui est le plus mal chaussé ! 

Sa maison a été construite en 1988 et il l'a achetée en 2004. Le toit est fait de tavaillons en bois qui sont maintenant tous tordus et fendus. En plus de constituer un risque d'incendie non négligeable (ce type de toiture est maintenant désormais interdit à Park City), la toiture est trop près de nombreux arbres qui s'étendent sur une grande partie de sa surface, ce qui n'est pas non plus une bonne idée pour minimiser la propagation du feu. 

L'autre jour, je parlait à sa copine et elle m'a dit que son mec était en train de naviguer au beau milieu de l’Atlantique et qu'elle allait le retrouver bientôt, avec leur fils de 16 ans, aux Açores, et les trois continueraient à naviguer en direction de l'Europe du nord. Elle m’a dit ensuite que des jeunes allaient demeurer chez eux pendant leur absence. 

J'ai dit : « C'est bien d'avoir quelqu'un dans la maison au cas où il y aurait des fuites et d'autres problèmes… » Elle a répondu : « Justement, nous avons d'énormes fuites sur le toit et nous allons bientôt le refaire ! »

Le lendemain, j'ai regardé le pan de leur toit qui se trouve du côté de ma maison et j'ai remarqué une immense zone bâchée et d'autres surfaces qui avaient été récemment disposées pour empêcher les écoulements. 

J’aurais probablement cherché à régler ce problème avant de m’embarquer sur l’Océan, mais je comprends que nous voyons tous les choses de manière différente !

vendredi, avril 12, 2024

Sur la piste d'une fuite

Cette semaine aura été presque entièrement consacrée à la recherche de l'origine d'une fuite qui a sévit à l'intérieur du placard situé sous notre évier de cuisine. Rien de glorieux ni d'excitant dans une quête qui m'a presque rendu fou. 

Si vous pouviez voir ce qu’il y a sous l’évier de notre cuisine, vous seriez d’accord ; Comment est-il possible de localiser une fuite dans cet espace confus et encombré où un système de filtration complet par osmose inverse (OI) doit cohabiter avec un compacteur de déchets, un robinet extractible et quelques autres accessoires techniques.

Vous aurez peut-être du mal à savoir par où commencer. Un peu comme ouvrir vous-même le ventre d’un patient et jeter un coup d’œil au travail qui vous attend si vous n’êtes pas un vrai chirurgien. Au début, j'ai cru qu'il s'agissait d'une fuite de notre OI. 

J'ai appelé Paul, notre plombier en qui nous avons entière confiance et il m'a gentiment guidé par SMS sur la marche à suivre alors qu’il m’avait inscrit sur sa longue liste d'attente. J'ai fait ce qu'il m'a suggéré, puis encore un peu plus, au point que j'ai rapidement tout compris sur l’entretien et le dépannage de notre système OI. Pourtant, les jours passaient et la fuite persistait obstinément. 

C’est seulement après le 5ème jour que j’ai eu la brillante idée de filmer avec mon téléphone ce qui se passait à l’intérieur du petit placard. 

Alors que nous faisions la vaisselle manuellement ce soir-là, la caméra tournait et en fin de compte, nous avons visionné notre enregistrement et découvert que la fuite insaisissable provenait du tube flexible du robinet principal extractible qui était effiloché et, lorsque celui-ci était tiré, il projetait de l'eau tout autour du placard et dans les différents composants de notre OI. 

Lorsque le plombier est finalement venu cet après-midi pour changer le tuyau défectueux, il a été accueilli comme un sauveur. Eh oui, il était vraiment notre sauveur !

dimanche, mars 17, 2024

Dix ans dans notre (nouvelle ?) maison !

Hier aura marqué le 10e anniversaire de notre emménagement dans notre nouvelle maison, la 4e à Park City et peut-être la dernière, mais qui peut vraiment le dire ? 

Aimons-nous la maison dans laquelle nous vivons en ce moment ? 

D’une manière générale, absolument ! Même si c'est la troisième maison que nous avons fait construire, et la 12ème résidence dans laquelle nous vivons en couple, que pourrions bien changer dans celle-ci ? Pas mal de choses, probablement, comme l'espèce humaine ne cesse d'apprendre, de voir ses goûts évoluer et ses besoins changer.

Mais disons quand même, que nous sommes entre 90 et 95% satisfaits, donc nous ne nous plaindrons pas, et si nous n’étions pas encore vraiment contents, nous serions ingrats. Nous apprécierons donc beaucoup cette demeure et espérons y vivre au moins une paire d’années supplémentaire pour en faire l'endroit dans lequel nous avons habité le plus longtemps !

lundi, mars 04, 2024

Week-end inoubliable …

Tout a commencé vendredi soir par une panne de courant. Nous nous attendions à une grosse tempête de neige pour le week-end et il y avait tellement de vent que cela a peut-être causé une coupure de courant vers 21 heures alors que nous allions nous coucher. 

Pour faire court, le courant est revenu après minuit et le lendemain matin, samedi, notre système de chauffage ne semblait pas très bien fonctionner. Il s’est mis à « bricoler » avant de nous lâcher en début d'après-midi. 

C'est alors qu'il s’est mit à neiger en tempête et juste avant cela, j'ai retiré le capteur de flamme du brûleur de la chaudière, je l'ai nettoyé et je l'ai remis en place sans pouvoir rallumer celle-ci. 

J’ai ensuite fait quelques recherches en ligne et j’ai appris qu’il n’est pas rare que les capteurs de flamme tombent en panne après quelques années et qu’il est recommandé de les changer systématiquement tous les cinq ans. Je ne le savais pas et c’est vrai qu’on apprend chaque jour quelque chose de nouveau ! 

J’ai alors vérifié que la grande quincaillerie du coin avait la pièce en stock et j'ai du mal lire leur site, pensant qu'ils l'avaient (j'ai seulement manqué de lire qu'elle ne serait là que mercredi prochain), je me suis mis en route jusqu'au magasin dans une terrible tempête de neige et cela m'a pris 40 minutes de conduite infernale pour parcourir la distance les 11 km qui prennent normalement 15 minutes et découvrir que la pièce dont j'avais besoin n'était pas disponible. 

De retour chez moi, j'ai découvert qu'un magasin de fournitures en chauffage de Salt Lake City pourrait avoir le capteur de flamme et je me suis presque résigné à survivre jusqu'à aujourd’hui quand le magasin ouvrirait à 7 heures du matin. Je suis retourné vers ma chaudière, ai essayé encore quelques manœuvres en vain et même si la cheminée marchait à fond, ma femme et moi sommes allés nous coucher dans une maison froide qui le serait encore plus le lendemain matin avec -8 C dehors… 

Vers 4h45, ce dimanche, je me suis levé et je me suis souvenu que j'avais un capteur de flamme de rechange avec une tige trop longue pour tenir dans mon compartiment de chaudière et j'ai pensé de réduire sa longueur de 90 mm à 50 mm pour qu'il s'adapte, sans vraiment comprendre comment cette tige en acier inoxydable fonctionnait à l'intérieur du brûleur (elle convertit en fait le courant alternatif en courant continu). 

J'ai donc pris ma scie à métaux, coupé la tige aux dimensions, ébavuré ce qu’il fallait, l’ai réinstallée et tout a marché parfaitement avec le chauffage qui s'est immédiatement remis en route. J’ai fait le café pendant que ma femme me félicitait, et puis il était temps de sortir déneiger tout ce qui s'était accumulée la veille dans la maison ! 

mardi, février 20, 2024

L’art du déneigement

En hiver, le ski et le déneigement font partie de notre quotidien. Certains hiver plus que d’autres, mais en tous cas, les deux activités ne sont pas encore mises au rencart, tant que la neige reste présente au rendez-vous. 

Mon épouse et moi adorons ainsi déneiger chacun avec ses épaisseurs de prédilection, ses outils favoris (la pelle pour les deux et la fraise pour moi quand l’épaisseur dépasse 10 ou 15 cm) et sa technique propre (mon épouse pousse la neige contre la butte en face de la maison et mois sur les cotés en la projetant sur des talus de plus en plus hauts). 

Nous semblons trouver notre compte dans cet exercice très tangible ou le résultat de notre bon travail est toujours impossible à ignorer !