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samedi, juillet 18, 2026

Détail de conception solaire passive

Depuis que je suis venu m’installer à Park City, j’ai toujours accordé une importance capitale au choix d’un terrain bénéficiant d’une exposition plein sud. 

Après avoir passé un quart de siècle dans un lieu ombragé, en Haute-Savoie — où la maison de mes parents ne recevait que quelques heures de soleil par jour en hiver —, j’ai appris par expérience à quel point la lumière du soleil en montagne influence profondément tant le confort que le moral. 

Bien entendu, l’orientation du terrain ne constitue que la moitié de l’équation ; l’architecture doit faire le reste. À une altitude de 2 100 mètres, le rayonnement solaire est plus intense, les hivers plus rigoureux et le ciel plus limpide ; la géométrie solaire s’impose donc comme l’un des outils de conception les plus efficaces, bien que souvent négligés. 

J’ai toujours été surpris du peu d’attention que de nombreux architectes locaux portaient aux principes du solaire passif. Lorsque nous avons construit notre maison en 2013, j’ai exigé de grands avant-toits sur la façade sud — 2,13 mètres dans ce cas — afin de bloquer le soleil haut en été tout en laissant pénétrer le ses rayons plus bas en hiver. 

À 40° de latitude, la hauteur du soleil varie de près de 47° selon les saisons ; un avant-toit bien conçu permet donc de réduire considérablement les apports de chaleur en ete tout en offrant un appoint de chauffage gratuit en hiver. La photo ci-dessous a été prise le 7 juillet, peu après le solstice d’été, à 11 heures ; elle illustre parfaitement l’efficacité de ces avancées de toiture : une ombre totale en été et un ensoleillement maximal en hiver.

Le solaire passif n’a rien de complexe : c’est tout simplement de la bonne architecture de montagne.

vendredi, mai 15, 2026

La mentalité « 2CV »

Aussi peu croyable que cela puisse paraitre, j’ai énormément appris en possédant et en conduisant une Citroën 2CV. Elle a fait de moi un véritable obsédé de l’efficacité, grâce à sa motorisation modeste, à sa conception ingénieuse et à son design inspirant — littéralement, de la tête aux pieds. 

Tout au long de ma vie, elle a suscité en moi une soif d’efficacité dans les domaines les plus variés : de la conception architecturale à celle de toutes sortes d’objets et d’appareils. 

Grâce à cela, je suis devenu un consommateur bien plus avisé, tout en développant une quête inlassable du meilleur équilibre entre design et performance. Elle a agi comme une sorte de catalyseur, tout comme bien d’autres objets ou situations peuvent l’être pour d’autres personnes. 

Merci à toi, humble 2CV !

lundi, avril 20, 2026

Un virage explosif ?

Imaginez que tu skies très, très vite. Disons, un virage de type slalom géant à grande vitesse : tu es dans la dernière phase de la courbe et ton pied extérieur se libère soudainement du ski. Non, je ne parle pas d'un déclenchement intempestif de ta fixation, mais bien de ta propre chaussure qui explose — ou mieux encore, qui se désintègre. 

Inutile de préciser que c'est le genre d'incident qu'on ne souhaite pas subir en pleine descente ; c'est pourquoi, il y a quelques jours, Head USA a annoncé le rappel volontaire d'environ 1 890 paires de chaussures de ski haut de gamme à travers l'Amérique du Nord. 

Ce rappel fait suite à des indices indiquant que la coque des chaussures peuvent se détériorer spontanément et se casser, transformant potentiellement une belle descente fluide en une chute spectaculaire. 

Le rappel concerne spécifiquement les matériaux de couleur jaune fluo utilisés dans la fabrication de la coque des chaussures. Selon la marque, ces composants peuvent devenir cassants et se fissurer, compromettant ainsi l'intégrité structurelle de la chaussure. 

Si l'idée de voir sa chaussure se désintégrer en plein virage a de quoi inquiéter n'importe quel skieur, la Commission américaine de sécurité des produits de consommation (CPSC) a confirmé qu'aucun blessé n'avait encore été signalé à ce jour. 

Au cours de mes années passées dans le secteur de la chaussure de ski, nous avions quelques demandes de remplacement de garantie pour nos chaussures cassées, mais d'après mes souvenirs, la rupture survenait généralement durant la période de stockage. 

Head agit de manière proactive pour retirer les modèles encore utilisés et alerter les propriétaires avant que cette « détérioration » ne conduise à un accident à ski. Étant donné que ces chaussures sont sur le marché depuis plus d'une décennie (commercialisées entre fin 2015 et début 2026), de nombreux skieurs pourraient encore les utiliser. 

Si tu habites en Amérique du Nord, n'hésite pas à vérifier si tu as des chaussures Head correspondantes au signalement ! 

vendredi, mars 20, 2026

Subaru Outback 2026

J’en ais toujours « pincé » pour Subaru, en tout cas de 1975 à 2022, date à laquelle j'ai opéré un virage décisif vers la voiture électrique. Subaru s'apprêtait alors à lancer son propre modèle, la Solterra — développée semble-t-il à contrecœur par Toyota —, mais je ne l'ai pas suffisamment aimée pour l'acheter.
Pourtant, les Subaru ont toujours occupé une place privilégiée dans mon cœur ; et c’est pourquoi j'ai donc été fort déçu lorsque j'ai aperçu le nouveau modèle Outback 2026. À mes yeux qui apprécient un bon design, ce n'était qu'une horrible boîte montée sur quatre roues !

Cette voiture comporte par ailleurs bien trop de détails superflus et distrayants, plaqués un peu partout pour lui donner un air « cool » — une tentative qui échoue lamentablement. C'est typiquement le cas où « moins, c'est plus ». 

J'ai ressenti une forme de sentiment de trahison, trouvant par là même une justification à mon manque de loyauté pour la marque japonaise. J'ai beau être âgé, je reste toujours bien capable de m’adapter ! 

mardi, janvier 13, 2026

Construire des maisons comme des « Lego » (Deuxième partie)

Maintenant que nous avons examiné tous les obstacles qui entravent la modernisation des techniques de construction de maisons, voit-on encore des efforts fait dans ce sens ? Eh bien oui, des entreprises tentent toujours de révolutionner le secteur en repoussant ses limites. 

Je ne sais pas ce qui se passe en Europe ou en Asie, mais aux États-Unis, 

  • Plant Prefab est une entreprise californienne qui construit des maisons modulaires de haute qualité, conçues par des architectes, en privilégiant la durabilité et la rapidité d’assemblage. 
  • Villa est une autre entreprise spécialisée dans les logements accessoires (ADU), plus faciles à standardiser et à transporter que des maisons complètes. 
  • Biltwise est un autre constructeur de maisons modulaires qui développe des systèmes préfabriqués efficaces et durables. 
  • Method Homes est connue pour ses maisons modulaires sur mesure, au design soigné, construites hors site. 
  • Dvele est une entreprise de maisons modulaires de haute technologie qui met l'accent sur l'efficacité énergétique et l'intégration des maisons intelligentes. 
  • Module, basée à Pittsburgh, est une entreprise de logements modulaires à vocation sociale, axée sur des logements abordables et communautaires. 

La liste est longue, de nombreuses entreprises poursuivant cet objectif, mais la question demeure : pourquoi n'y a-t-il pas encore une « Tesla du logement » ? Tout simplement parce que le logement n'est pas comparable aux voitures ou aux téléphones. 

Encore une fois, il est réglementé localement, il est toujours construit sur place, il est lié au terrain, fortement dépendant de la main-d'œuvre locale, son transport est coûteux s'il est fabriqué loin, et le secteur reste lent à adopter de nouvelles méthodes. Même des entreprises très bien financées, comme Katerra, soutenue par SoftBank, se sont effondrées sous le poids de la tentative d'industrialisation d'un secteur fragmenté. 

Cela dit, les entreprises qui réussissent ont tendance à commencer modestement (logements accessoires, petites maisons, conceptions reproductibles), à rester régionales plutôt que de viser le marché national, à s'associer avec des constructeurs locaux plutôt que de les remplacer, à se concentrer sur la durabilité et l'efficacité énergétique ainsi qu’à utiliser des systèmes à panneaux ou hybrides plutôt que des modules volumétriques complets. 

Ainsi, à l'heure actuelle, l'avenir du modulaire ne réside peut-être pas dans des blocs géants semblables à des Lego, mais dans des systèmes préfabriqués plus intelligents, plus légers et plus flexibles, jusqu'à ce qu'une nouvelle invention nous surprenne et nous fasse dire : « C’est tellement évident, j'aurais dû y penser ! »

lundi, janvier 12, 2026

Construire des maisons comme des « Lego » (Première partie)

Compte tenu du coût élevé actuel de la construction de logements et de méthodes de construction peu efficaces aux États-Unis et ailleurs, je me suis toujours demandé pourquoi une entreprise innovante ne proposerait pas un système d'assemblage de maisons modulaires préfabriquées. Je me comporte ainsi comme un « architecte frustré » (en rétrospective, j’aurai dû exercer cette profession!) 

Cette question n'a bien sûr rien d'original, car de nombreux architectes, constructeurs et acheteurs de maisons frustrés comme moi, se la posent depuis des années. En bref, oui, de nombreuses entreprises ont tenté de révolutionner le secteur du logement avec des systèmes modulaires, préfabriqués ou construits en usine… mais le secteur les a systématiquement éliminés. 

Sur le papier, la construction modulaire résoudrait tous les problèmes : efficacité en usine, réduction des coûts de main-d'œuvre, délais de construction plus courts avec un meilleur contrôle qualité, moins de déchets et des prix beaucoup plus prévisibles. Mais la réalité est plus complexe. 

En Amérique, plusieurs entreprises de construction modulaire de renom ont fait faillite, notamment Katerra, Veev et Modulous. Bon nombre de ces entreprises ont échoué en raison des pressions sur les coûts et de difficultés logistiques. Les principaux obstacles sont les coûts logistiques extrêmement élevés, le transport nécessitant des grues, des escortes, des camions spéciaux et une planification minutieuse des itinéraires. 

Cela annule souvent les économies réalisées. De plus, la construction est un secteur très local, chaque région, même aux États-Unis, ayant ses propres codes, règles d'urbanisme, méthodes d'inspection et exigences spécifiques en matière de sismicité et de conditions météorologiques, rendant un développement à l'échelle nationale extrêmement difficile. Du point de vue de la fabrication, une usine de construction modulaire n'est rentable que si elle fonctionne à pleine capacité, et la nature cyclique du marché du logement rend difficile le maintien d'une production continue. 

Enfin, les promoteurs résistent au changement, car les constructeurs traditionnels entretiennent des relations solides avec les sous-traitants, les syndicats et les fournisseurs locaux, et toute ce qui est nouveau est toujours perçu comme une menace pour l'ensemble de l'écosystème. J'ajouterais également que les banques et les experts immobiliers considèrent souvent les maisons modulaires comme des maisons « préfabriquées » ou « mobiles », ce qui nuit à leur revente et à leur financement. 

Dans le prochain article, nous verrons s'il existe encore un espoir de trouver des moyens plus efficaces de construire des logements…

samedi, janvier 10, 2026

Où étaient les extincteurs automatiques ? (Deuxième partie)

Après avoir appris l'incendie de Crans-Montana et constaté l'absence d'extincteurs automatiques, je me suis demandé s'il y aurait eu moins de victimes si la discothèque avait été équipée de ce dispositif au plafond ? D'après les connaissances en matière de sécurité incendie et les décennies de données statistiques d'organismes tels que l'American National Fire Protection Association et l'European Fire Safety Alliance, la réponse est presque certainement oui. 

Bien qu'aucun système de sécurité ne soit infaillible à 100 %, les ingénieurs en protection incendie s'accordent généralement à dire que les extincteurs automatiques sont l'outil le plus efficace pour prévenir les catastrophes faisant de nombreuses victimes dans les lieux très fréquentés comme les discothèques. 

Comme ce qui s'est passé au Constellation, le moment le plus meurtrier d'un incendie est l'embrasement généralisé, un point où la chaleur dans une pièce devient si intense que toutes les surfaces combustibles s'enflamment simultanément. Dans cet incendie, la mousse non ignifugée a agi comme un « combustible solide », permettant au feu de se propager rapidement au plafond. S'il y avait eu des extincteurs automatiques, ils se seraient déclenchés à une température spécifique (généralement autour de 68 °C). 

En pulvérisant de l'eau directement sur la source dès le début, ils auraient maintenu la température de la pièce en dessous du seuil d'embrasement généralisé, « confinant » ainsi le feu à son point d'origine, ce qui aurait permis de gagner du temps, un élément crucial dans une discothèque où se trouvaient 300 personnes avec des sorties limitées, où la différence entre la vie et la mort se mesure en secondes. 

De plus, les extincteurs automatiques auraient dissous les grosses particules de carbone présentes dans la fumée, ce qui aurait contribué à maintenir la visibilité. Les survivants de l'incendie du Constellation ont rapporté que la pièce était devenue « complètement noire » en 90 secondes à cause de l'épaisse fumée. 

Enfin, les extincteurs automatiques auraient également refroidi les gaz chauds et la fumée. Dans de nombreux incendies, les victimes meurent de lésions pulmonaires thermiques (inhalation d'air à plusieurs centaines de degrés) avant même que les flammes ne les atteignent. 

Les extincteurs automatiques auraient permis de maintenir l'air respirable beaucoup plus longtemps. Les données sur l'efficacité des extincteurs automatiques dans les lieux publics sont accablantes, car ils réduisent le taux de mortalité d'environ 80 % à 90 % dans les bâtiments équipés de ce système par rapport à ceux qui n'en n’ont pas. 

Autre avantage non négligeable : dans plus de 95 % des incendies survenus dans des bâtiments équipés de systèmes d'extinction automatique, le feu est soit complètement éteint, soit maîtrisé par l'activation d'une ou deux têtes d'extinction seulement. 

L'incendie de Crans-Montana présente une ressemblance troublante avec celui de la discothèque Station Nightclub à Rhode Island, près de Boston, en 2003. Lors de cet incendie, des feux d'artifice avaient enflammé de la mousse isolante, et 100 personnes avaient péri en cinq minutes. 

Une simulation informatique réalisée par le National Institute of Standards and Technology a démontré par la suite que si des extincteurs automatiques avaient été installés, tous les occupants auraient probablement survécu, car le feu aurait été maîtrisé en 30 secondes. 

À vous de juger.

vendredi, janvier 09, 2026

Où étaient les extincteurs automatiques ? (Première partie)

Après l'incendie mortel de la discothèque suisse, je me suis demandé pourquoi les extincteurs automatiques n'étaient pas obligatoires dans des lieux publics comme celui de la station de Crans-Montana, contrairement à Park City, dans l'Utah, où je vis ? La question de la sécurité incendie au bar et discothèque Le Constellation est devenue un sujet de débat national en Suisse suite au tragique incendie du 1er janvier 2026. 

L'absence d'extincteurs automatiques dans cet établissement – ​​et dans de nombreux espaces publics similaires en Europe – est le résultat d'une philosophie réglementaire spécifique et d'une « lacune » dans les codes européens de sécurité incendie existants, qui est actuellement en cours de réévaluation urgente. 

Aux États-Unis et au Canada, la sécurité incendie repose largement sur la suppression active (extincteurs automatiques). En revanche, les codes de sécurité incendie suisses et de nombreux pays européens privilégient traditionnellement la protection passive. 

Cela inclut l'utilisation de murs et de portes coupe-feu pour contenir un incendie dans une seule pièce pendant 30 à 60 minutes. Les voies d'évacuation sont conçues en fonction de leur nombre, de leur largeur et de leur visibilité afin que les personnes puissent sortir avant que le feu ne se propage. La réglementation de l'inflammabilité des matériaux de construction est également prise en compte. 

Selon les normes suisses actuelles, les extincteurs automatiques ne sont généralement obligatoires que pour les catégories à haut risque, comme de grands immeubles, les hôpitaux et les grands sites industriels. Les petits établissements publics comme Le Constellation respectaient souvent les exigences légales en disposant simplement d'un nombre suffisant d'extincteurs et de sorties de secours signalées. 

Dans de nombreux cantons suisses, un établissement doit atteindre une capacité très élevée (souvent plus de 1 000 à 2 000 personnes) avant que la suppression automatique ne devienne une obligation légale. Le Constellation pouvait accueillir environ 300 personnes. Comme il se situait en dessous de ce seuil élevé, la loi lui permettait de fonctionner avec des mesures de sécurité manuelles (extincteurs) plutôt qu'avec un système d'extinction automatique coûtant très cher. 

Le canton du Valais (où se trouve Crans-Montana) est historiquement connu des experts en sécurité incendie pour son interprétation assez laxiste de ces règles, comparé à des cantons plus stricts comme Zurich ou Berne. Il y a aussi la question de « clauses d’antériorité » pour les bâtiments anciens des stations alpines, avec leurs structures traditionnelles en bois ou leurs sous-sols en pierre. Il est clair que l'installation d'un système d'extinction automatique moderne dans un bâtiment ancien représente un coût d'infrastructure jugé trop élevé pour des petits exploitants. 

Cela s'applique pourtant aux anciennes villes minières transformées en stations de ski comme à Park City, où je vis, Aspen ou Telluride, et n'y a pas d'exception : les systèmes d'extinction automatique d'incendie doivent être installés, quel qu'en soit le coût. Plus récemment, en 2014, nous avons construit une nouvelle maison à Park City qui a nécessité l'installation de tels systèmes. 

Notre ville a été l'une des premières à adopter des normes de sécurité incendie pour les habitations. Une ordonnance locale de 2002 a rendu obligatoire l'installation de gicleurs dans toutes les nouvelles constructions résidentielles, y compris les maisons individuelles. Demain, nous allons voir si des systèmes d'extinction automatique auraient pu sauver des vies au Constellation…

mercredi, décembre 17, 2025

Résultats préliminaires chaussures Sketchers …

Cela fait plus de deux semaines que je marche avec ma nouvelle paire de chaussures à « amorti maximal. » Cette dénomination de chaussures de marche ou de course fait référence à leurs semelles intermédiaires épaisses et souples, conçues pour l'absorption des chocs et le confort. Toutes sont offertes par Hoka et Sketchers, mais aussi par des marques comme New Balance (Fresh Foam More), ASICS (Gel-Nimbus) et Brooks (Ghost Max). 

Ces baskets offrent un confort et une absorption des chocs considérables, mais peuvent présenter des inconvénients comme une stabilité réduite et potentiellement des changements biomécaniques. 

Pour ma part, je les ai achetées pour solutionner la métatarsalgie dont je souffre depuis avril dernier, après, je crois avoir porté des chaussures avec une partie antérieure trop étroite. 

Si cela n’était pas vraiment le cas et que je souffre en réalité d'une forme d'arthrite, comme je l'avais initialement soupçonné, tant mieux ! Leurs semelles épaisses absorbent une grande partie des chocs, même en marchant, ce qui procure une sensation de douceur sous le pied. Cela fait une énorme différence par rapport à mes anciennes chaussures et leur semelle ultra-fine à l’avant qui faisait ressentir la moindre aspérité existant sur le sol. 

Cela se traduit évidemment par une expérience plus confortable, surtout avec les surfaces dures comme le béton ou l'asphalte, sur lesquelles je marche habituellement. Les chaussures semblent réduire les forces transmises vers la plante du pied et à tous les os qui s’y trouvent et offrent un bon équilibre entre amorti et retour d'énergie, ce qui pourrait théoriquement améliorer l'efficacité sur de longues distances. 

On m'avait prévenu d'une stabilité latérale réduite, d'un risque d'entorses de la cheville, notamment lors de changements de direction rapides ou sur des surfaces irrégulières, mais je n'ai rien constaté de tel et mes douleurs aux pieds ont été largement réduites, ce qui est jusqu'à présent un bon signe. 

La prochaine phase de mon évaluation concerne la durabilité de ces chaussures, donc, affaire à suivre. 

samedi, décembre 06, 2025

Et Skechers ?

Quand j'ai présenté l'histoire de Hoka il y a quelques jours, j'ai oublié de mentionner Skechers, un autre fournisseur de chaussures fondé en 1992 par Robert Greenberg, peu après son départ de L.A. Gear, une société qu'il avait également créée. Initialement conçue comme distributeur de Dr. Martens, Skechers s'est rapidement orienté vers le développement de sa propre marque de chaussures décontractées et à la mode. 

L'entreprise a également fait couler beaucoup d'encre dans le milieu de la course à pied et le milieu juridique, car Skechers s’est un peu spécialisé dans la production de chaussures considérées comme des copies de Hoka, notamment dans la catégorie « Max Cushioning ».

En effet, Skechers n’a jamais été le dernier à imiter ses concurrents les plus innovateurs, ce qui a entraîné de nombreux procès avec d'autres marques, comme Nike et Adidas. Il ne fait aucun doute que la copie de modèles à succès a permis à Skechers d'offrir un meilleur rapport qualité-prix que le créateur original, et faire du volume, tout comme les téléphones Android se vendent mieux que les iPhones dans le monde. 

Par conséquent, Skechers réalise un chiffre d'affaires deux fois supérieur à celui de Hoka. Alors, comment la copie se compare-t-elle à l'original ? Les deux modèles sont en réalité très proches. Les experts affirment que les chaussures Hoka seraient plus adaptées aux longues distances et offriraient une meilleure stabilité, tandis que les Skechers sont souvent perçues comme ayant un plus grand confort et un meilleur amorti. 

On dit que les Hoka sont plus appropriées pour des activités nécessitant un bon soutien, tandis que les Skechers seraient un meilleur choix pour un usage quotidien, confortable et décontracté. Je viens d'acheter une paire de Skechers et je vous dirai bientôt si elles soulagent ma métatarsalgie !

jeudi, décembre 04, 2025

Chaussures Hoka (troisième partie)

Le scepticisme initial s'est mué en adoption fin 2010, près de Madagascar, sur l'île de La Réunion, lors de l'ultra-trail « Diagonale des Fous ». Au kilomètre 70, Ludovic Pommeret, coureur français de haut niveau, rencontrait de sérieux problèmes avec ses chaussures Decathlon bon marché. 

Il dut alors chausser une paire de Hoka Mafate lors d'un ravitaillement. Grâce à ces nouvelles chaussures, il retrouva son énergie et termina deuxième de la course, un retournement de situation spectaculaire qui mit en lumière ce produit au look atypique. 

De cette victoire inattendue naquit le modèle Pommeret, qui connut un succès immédiat et devint le sujet de conversation incontournable parmi les « trailers », inaugurant une stratégie marketing axée sur cette discipline. À l'aube du marketing d'influence, les passionnés de trail, les promoteurs et les blogueurs devinrent les porte-parole de Hoka pour toucher les pratiquants lors de tous les événements sportifs, notamment les courses locales, qui pouvaient optimiser les ressources limitées de l'entreprise. 

Cela a également conduit Nicolas Mermoud à se concentrer immédiatement sur le marché américain, représentant 40 % du chiffre d'affaires mondial, en collaboration étroite avec athlètes, détaillants et journalistes. Très vite, cette stratégie internationale a permis à Hoka d'atteindre la masse critique et l'image nécessaires pour convaincre les autres marchés mondiaux. 

Lancée en 2011, la chaussure Bondi a rencontré un succès fulgurant, renforçant l'image de Hoka comme la référence en compétition. Initialement plébiscitées par les coureurs d'ultra-marathon pour leur amorti exceptionnel et leur stabilité intrinsèque, les chaussures ont rapidement conquis le cœur des autres coureurs grâce à leur amorti maximal et leur poids minimal. Il est touchant de se souvenir que les fondateurs ont démarré cette aventure avec un budget de misère.

Le 1er avril 2013, Deckers Brands, la maison mère d'UGG, de Teva et d'autres marques de chaussures, prenait le contrôle total de Hoka One One pour 1,1 million de dollars. Pour 2024, le chiffre d’affaire de Hoka se montait à 4,2 milliards de dollars ! Les deux fondateurs d'origine sont restés à bord : Diard supervise désormais la distribution internationale et poursuit le développement de ses produits innovants, tandis que Mermoud continue de diriger le programme de compétition de l'entreprise. 

Ce qui rend cette histoire encore plus intéressante à mes yeux, c'est que je souffre actuellement de métatarsalgie, une affection qui n'est pas encore guérie. Il semblerait que des chaussures comme celles de Hoka puissent m'aider grâce à leurs caractéristiques : semelles intermédiaires épaisses et amortissantes, large espace pour les orteils et semelle incurvée qui réduit la pression sur l'avant-pied. 

L'amorti absorbe les chocs, la largeur diminue la compression et la géométrie incurvée favorise une foulée plus fluide et plus efficace, autant d'éléments qui peuvent soulager la douleur associée à cette pathologie. Une excellente raison de mettre mes pieds dans une paire de Hoka ! Je vous tiendrai au courant ! 

mercredi, décembre 03, 2025

Chaussures Hoka (2eme partie)

Nous voici donc en 2008 : Jean-Luc Diard s’associe à Nicolas Mermoud, lui aussi ancien responsable marketing chez Salomon et ayant ensuite travaillé chez Rossignol. Ensemble, ils ont décidé de créer une entreprise commune. Convaincus du potentiel illimité de l’innovation dans le secteur des articles de sport « outdoor », ils estiment avoir trouvé leur place. 

Leur objectif : se concentrer sur les chaussures de course, un domaine mûr pour des innovations majeures. En effet, si les chaussures minimalistes de trail ont le vent en poupe, elles sont trop axées sur la performance et négligent le grand public qui recherche avant tout le plaisir et le confort. Ils sont également persuadés que l’adaptation au terrain n’incombe pas aux coureurs, mais à leurs chaussures : un véritable changement de paradigme ! 

Cependant, lancer une nouvelle marque de chaussures reste une entreprise risquée, alors que le monde entre dans l’une des pires crises financières jamais connues. Malgré tout, ils entrevoient la possibilité d’innover et misent sur des designs audacieux pour attirer l’attention. Des drivers de golf aux raquettes de tennis, en passant par les skis larges ou les pneus de « fatbike », le surdimensionnement exerce une forte attraction sur les consommateurs. 

Coureur de trail confirmé, Mermoud sait pertinemment que, tout comme les montées, les descentes d'une course peuvent être semées d'embûches et de blessures de toutes sortes, et aucun fabricant ne semble s'y intéresser. Cela le pousse à rechercher une chaussure de trail capable de voler aussi bien en montée qu'en descente. Christophe Aubonnet et Sébastien Mazars, anciens de Salomon, conçoivent d'abord une chaussure, puis, en quelques mois seulement, une semelle totalement inédite qui servira de base à la Hoka One One, dont le nom signifie « voler sur terre » en maori. 

Cette fois, la semelle est à l'opposé du minimalisme, son aspect massif allant à l'encontre de la performance. Au sein de cette start-up, tous les fondateurs sont persuadés que la chaussure sera perçue comme révolutionnaire et séduira au premier regard. La réalité sera cependant bien différente lors de sa présentation officielle à l'industrie et à la presse.

Certains affirment d'emblée que ces chaussures ressemblent à des chaussures de podologue pour personnes âgées, bien loin de l'image jeune et branchée que l'on espérait leur donner. Même les coureurs utilisant la chaussure sont moqués : on les prend pour des astronautes marchant sur la Lune ! 

Dans le prochain article, nous verrons comment cette perception va bientôt évoluer…

mardi, décembre 02, 2025

Hoka baskets populaires (première partie)

Ce n'est que cette année, et de façon un peu fortuite, que j'ai découvert les chaussures Hoka. Je les avais déjà vues, mais sans y prêter plus d'attention. C'est en voyant mon voisin septuagénaire en porter une paire, et après avoir discuté avec lui de son expérience avec le produit, que ma curiosité s'est éveillée. 

Après quelques recherches rapides, j'ai appris que Hoka avait été fondée en 2009 par Nicolas Mermoud et Jean-Luc Diard, tous deux anciens employés de Salomon. Cela témoigne du vivier de talents que représentait Salomon. Diard a débuté chez le fabricant annécien en 1981, a été promu directeur marketing en 1989, puis chargé du développement de la marque en 1997, juste au moment où l'entreprise de ski a été vendue à Adidas et a commencé à perdre son identité. 

En 1998, Diard est devenu président de l'entreprise et a développé avec succès sa division trail. Tout au long de l'année 2005, Diard a poursuivi sa relation compliquée avec Adidas, cette dernière finissant par se séparer de Salomon pour la vendre au groupe finlandais Amer, qui possédait déjà les skis Atomic, les produits de tennis Wilson et de Suunto, entre autres marques sportives. 

C'est en 2008 que le livre « Born to Run » avait relancé la course à pied grâce aux chaussures minimalistes et suscité un intérêt croissant pour l'ultra-trail et le trail, même si certaines de ses affirmations concernant les chaussures avaient immédiatement été très controversées. L'ouvrage a popularisé l'idée que les chaussures modernes, très amorties, pouvaient causer des blessures et qu'une foulée plus naturelle, avec attaque de l’avant-pied (comme chez les Tarahumaras), était plus saine. 

Cela a entraîné un essor des chaussures minimalistes, des épreuves d'ultra-trail et un intérêt plus large pour la course à pied et le plaisir de courir, et non plus seulement pour la compétition. Malgré le succès sportif de ce type de produit, Jean-Louis Diard n'était pas convaincu et, suite à la détérioration de ses relations avec Amer Sports, allait se séparer de Salomon. 

Demain, nous verrons comment cela a donné naissance à Hoka.

dimanche, juin 15, 2025

Couleur choquante ?

Ma femme entre dans l'épicerie de notre quartier et me dit : « Attends-moi ici, et surtout ne t'en vas pas avec une petite jeune !» Stoïquement, je lui réponds : « Absolument, aucune femme de moins de 40 ans !» 

À ce moment-là, un SUV que je ne parvenais pas à identifier s'arrête pas loin de moi. Sa couleur bleue particulière attire mon attention. En sort une femme d'une cinquantaine d'années, blonde, élégante et très belle. 

Lorsqu'elle s'approche de moi, je lui dis : « J’adore cette couleur !» Elle sourit et hoche la tête. « C’est bleu Uranus », dit-elle. Je continue : « Quelle est cette voiture ? Je n'en ai jamais vu une comme celle-là, elle est magnifique ?» Elle répond : « C’est une Lamborghini, merci. » 

La couleur, en fait pas pas particulièrement belle, était surtout voyante pour attirer l'attention, et c'était là l'idée principale… 

Plus tard, j'ai découvert qu'il s'agissait d'une Lamborghini Urus, en Bleu Uranus (une couleur personnalisée), dont le prix varie entre 210 000 et plus de 260 000 euros selon les options choisies. 

Mon épouse avait bien raison de s'inquiéter !

mercredi, mars 27, 2024

Drôles de skis …

Il y a quelques jours, après une belle chute de neige, j'étais assis sur le télésiège, à côté d'un jeune homme équipé d'une étrange paire de skis.

Longs, larges et avec ce qu'on pourrait appeler une « ligne de côte négative », ce qui voudrait dire qu'au lieu d'avoir un patin étroit, ce ski en avait un large, comme cela est visible sur les photos. 

Ce ski avait été produit par DPS à Salt Lake City, une marque de ski spécialisée, assez populaire, fondée en 2005 par Stephan Drake. DPS est un acronyme pour Drake PowderworkS. 

Au début des années 2000, Drake voulait créer un ski capable de flotter sur la poudreuse tandis qu'à peu près au même moment, le skieur extrême Shane McConkey, depuis décédé, mettait au point son propre ski fabriqué par la marque Volant, la Spatula, avec Peter Turner, qui a fini par devenir l’associé de Drake pour transformer leurs rêves extravagants en réalité, en créant l'un des premiers skis à « rocker » jamais fabriqués, le Wailer. 

Les skis que j'ai vus étaient les premiers modèles Lotus datant de 2016, depuis abandonnés, d'environ 140 mm de large sous le pied et vraiment pas faits pour skier sur de la poudreuse tombée sur une couche dure comme les 25 cm que nous avions ce jour-là, mais qui nécessitaient une neige « sans fond » pour être utilisables. 

Je n’enviais guère mon compagnon de télésiège d’avoir à faire tourner ce qui revenait à des planches brutes de scierie dans ces circonstances, mais encore une fois, l’innovation dans le ski a toujours appartenu aux esprits courageux toujours prêts à essayer !

lundi, septembre 11, 2023

Ski~Mojo pour une seconde vie à ski ?

La semaine dernière, un de mes potes français qui vit à Vail, au Colorado, avait été contacté par le nouveau distributeur français qui tente désormais de commercialiser son attelle exosquelette appelée Ski~Mojo, en Amérique, et m'avait demandé mon avis sur le produit. Comme je n’ai vu que quelques inventions du genre qui se sont succédé sans enflammer le marché, je n’avais pas grand-chose à dire, à part faire quelques recherches à ce sujet. 

Ski~Mojo serai donc un autre exosquelette destiné à rendre le ski moins fatigant et à soulager les jambes douloureuses, contribuant (soit-disant) à passer plus de temps sur les pistes avec moins de fatigue. Le principe du Ski~Mojo repose sur un puissant ressort réglable supportant un tiers du poids du corps, une affirmation qui, à ma connaissance, n'est pas vraiment fondée. Selon cette affirmation, le Ski~Mojo augmenterait le plaisir de skier. 

C’est bien entendu l’opinion de ceux qui font la promotion de l’appareil. Il a été développé par Owen Eastwood, un ingénieur britannique qui a commencé à skier à 55 ans mais qui a constaté que ses jambes n'étaient pas à la hauteur. La solution, en développement depuis 11 ans et finalement lancée en 2007, consistait en une sangle qui prenait les fesses du skieur, reliée à des bras à ressort descendant jusqu'au genou, eux-mêmes reliés par des tiges composites à l'arrière des chaussures. 

Chargés par le poids du corps, les ressorts maintiennent le skieur dans une position de flexion vers l’avant, et après celle-ci, le skieur revient en position verticale, avec beaucoup moins d'effort et bien plus vite que d'habitude, prêt ainsi pour le prochain virage. Les spécialistes du marketing affirment que le puissant ressort réglable supporte un tiers du poids du skieur. En comprimant les ressorts lors de la phase de flexion, cela restitue l'énergie et augmente la puissance musculaire lors de l'extension. Ils affirment également que l’effet de suspension apporté par les ressorts réduit de 40 % les chocs et la pression sur les genoux. 

De même, l’appareil soulagerait aussi les hanches et le dos. Leur argumentaire de vente affirme que plier les genoux demande une dépense d'énergie supplémentaire imperceptible (sans doute due à la gravité). Ce travail supplémentaire des ischio-jambiers, estimé à 10 %, combiné à une contraction des quadriceps réduite de 30 %, protège les ligaments croisés, retarde et limite la production d'acide lactique (c'est ce que dit l'entreprise, pas des orthopédistes qualifiés). 

Même son de cloche concernant la réduction des risques d’accidents liés à la fatigue ainsi qu’aux courbatures. L'engin peut être installé quand on s'habille en deux minutes et est suffisamment profilé pour être porté sous le pantalon de ski, à moins que le skieur ne préfère afficher son Ski~Mojo. Les promoteurs affirment aussi qu'en moyenne, quatre personnes sur cinq qui essayent l'appareil l'adoptent. 

Évidemment le dispositif exosquelette s'adresse aussi bien aux professionnels du ski qu'aux hivernants qui souhaitent skier plus longtemps, avec moins d'efforts, également aux skieurs ayant des genoux ou des quadriceps faibles et bien sûr, aux personnes âgées comme moi, qui cherchent à limiter les chutes (???) et la fatigue. 

En France, il y aurait des milliers d'utilisateurs, parmi lesquels de nombreux moniteurs et autres professionnels. Les ventes annuelles sont de l'ordre de trois mille unités par près de 320 détaillants européens, avec un total de 20 000 utilisateurs. La société envisage actuellement de vendre le produit en Amérique et j’aimerais bien l’essayer, pour vérifier si il offre autant que le suggère son laïus promotionnel. 

Leur prix cible est juste en dessous de mille dollars, mais il devrait être disponible à la location, pour ceux comme moi qui sont raisonnablement sceptiques, surtout au vu de toutes les affirmations et chiffres non fondés que revendique l'entreprise. Je vous ferai savoir tout ca, quand et si je peux louer un Ski~Mojo pour l’essayer ! 

dimanche, juillet 09, 2023

Ma casquette blanche …

Il y a environ un an, je trouvais cette belle casquette blanche en me promenant dans mon quartier. À l'époque, j'avais pensé qu'elle était tombée d'une camionnette ou envolée d'un véhicule ouvert. Comme je l’ai trouvée plutôt bien, je la porte de temps en temps. 

J'ai également essayé sans grand succès de déchiffrer ce qui était griffonné au dessus, et j'ai pensé qu’il s’agissaient d’initiales comme « NW » ou quelque chose du genre. 

J'ai même essayé Google Lens, une application utilisée pour identifier des objets, et cela s’est soldé par un échec car le résultat etait: « casquette de golf William Murray » qui, bien sûr, était loin du compte. 

C'était jusqu'à hier soir, lors de notre promenade après le dîner, quand j’ai de nouveau choisi de porter cette fameuse casquette. Nous sommes tombés sur un couple qui marchait de l'autre côté de la route dans notre direction. 

Nous nous sommes salués et l'homme a dit « Où avez-tu trouvé ce chapeau? » J'ai répondu « Ça, c'est une longue histoire... » ce qui était vraiment le cas. 

L'homme a alors répondu: « Cela vient de mon entreprise, elle s’appelle 'Mark Wintzer'! » J'ai répondu: « Si elle est à la hauteur de cette casquette, ça doit être une sacrée bonne compagnie! » https://www.markwintzer.com/tour

samedi, juin 24, 2023

Gadget pour chalets d’altitude ?

La plus grand partie de Park City est située à plus de 2 100 mètres d'altitude. Bien que cela soit plus bas que la plupart des stations de ski du Colorado, qui dans certains cas peuvent s'approcher de la cote 3 000, nombreux sont ceux qui ont des problèmes avec la haute altitude, tels qu’emphysème ou autres autres affections respiratoires. 

Cela s’ajoute aux problèmes liés au mal des montagne, qui se manifestent sous forme de fatigue, d’étourdissements et de maux de tête. Ainsi, il n'est pas rare d'avoir des touristes, des propriétaires de résidences secondaires ou même des gens vivant sur place à l’année, incapables de profiter pleinement des montagnes en raison du faible niveau d'oxygène dans l'air. 

S'acclimater lentement à la haute altitude est un moyen d'éviter ce genre de problème. Quand on loge autour de 2 500 mètres d’altitude, il faudrait atteindre cette altitude par paliers avant de s’adonner a son sport favori. 

En fait, les médecins recommandent d’effectuer cette transition sur deux et trois jours avant d’atteindre le lieu de destination, certains suggérant même de ne gagner que 300 mètres d’altitude par vingt-quatre heures. 

Ce genre d’ascension lente laisse mieux le corps s'adapter à une altitude plus élevée, permettant ainsi aux globules rouges d’acheminer plus d'oxygène partout dans le corps. Ce n'est cependant pas ce que font généralement les visiteurs. 

Comme les durées de séjour se raccourcissent de plus en plus, chaque heure de séjour compte, et dès qu'ils arrivent à leur lieu de villégiature, les touristes ont hâte de dévaler les pistes ou d’enfourcher leur VTT. C’est justement là qu’est né le précepte de « s’amuser au sommet et de dormir en bas ». 

Cela signifie que l'on peut skier ou faire de l’exercice à très haute altitude mais qu’il faudrait redescendre pour dormir, ce qui permettrai au corps de bien se rattraper en absorbant l'oxygène dont il manquait dans l'air raréfié des sommets. 

C'est là que des entrepreneurs ont eu l’idée d’offrir des nuits « oxygénées » grâce à des installations utilisant technologies et équipements de pointe capables d'oxygéner les chambres à coucher dans les résidences de vacances à haute altitude un peu partout dans les Montagnes Rocheuses.

Ces entreprises visent bien entendu des propriétaires âgés et aisés qui peuvent être persuadés de minimiser les effets débilitants de l'oxygène raréfié en altitude en équipant certaines de leurs pièces. 

L'apport en oxygène est ainsi contrôlé par un petit tableau de bord de la taille d'une tablette, fixée au mur de la chambre à coucher et disponible aussi sur une application pour smartphone. 

La pièce doit être étanche à l'air avec des dispositifs de sécurité stricts pour éviter les risques d'incendie ou d’explosion, de façon à ce que le système puisse amener et garder l'oxygène en toute sécurité à l’intérieur de la chambre. 

Ainsi, le raisonnement ou l’argumentaire de vente est qu'un corps fatigué va absorber un surplus d'oxygène pendant toute une nuit de sommeil dans un environnement parfaitement contrôlé, afin de se réveiller complètement requinqué, avec assez d'énergie pour profiter d'une nouvelle journée de ski. 

Comme vous pouvez l'imaginer, je trouve ces solutions assez extrêmes, voire fantaisistes, avec une installation très compliquée et pas du tout bon marché. L'installation seule peut coûter 300 000 dollars pour une maison de taille moyenne, ce qui n'est pas à la portée de tout le monde. 

A ce niveau, s'il m'arrive d'être essoufflé en fin de journée, je vais tout simplement skier un peu plus calmement le jour suivant !

vendredi, janvier 27, 2023

Enfin un progrès dans la chaussure de ski !

Les tentatives de création d'un système de fermeture par câble dans la chaussure de ski ne datent pas d’hier. Raichle l'avait réalisé à la fin des années 60, puis un peu améliorée sur ses chaussures plastiques, le prototype Osprey d'Ed Chalmers avait basé sa fermeture de coque inférieure sur un câblage, mais n'a jamais atteint le marché. 

Enfin, comme la chaussure à entrée arrière a été reléguée aux enfers de la branche du ski, la plupart des systèmes de fermeture à câble ont pratiquement disparu et ce fut un retour généralisé à l'ancien système de fermeture à quatre boucles. 

En 2001, Gary Hammerslag, un entrepreneur, snowboardeur et surfeur qui s’était installé à Steamboat dans le Colorado, avait conçu un système permettant de laçage des chaussures de snowboard en créant BOA, un système de fermeture ajustable et précis qui allait équiper d’abord K2 et Vans en 2001. 

Après ces deux fournisseurs, ce sont maintenant plus de 300 marques de chaussures de snowboard qui ont adopté BOA. Le système a ensuite été appliqué aux chaussures de trail, vélo ainsi que randonnée, et la saison prochaine, ce sera au tour des chaussures de ski alpin fabriquées par Atomic, Fischer, K2 et Salomon d’en bénéficier.

Le système sera-t-il suffisamment solide pour des coques basses plus rigides ? À quel point sera-il difficiles à serrer manuellement ? Cela va-t-il durer au moins aussi longtemps que les vénérables boucles des années 60 ? 

Beaucoup de questions qui restent sans réponse, mais pour une fois, une petite innovation dans un produit qui n'a pas connu de percée majeure depuis plus d'un demi-siècle !

mercredi, septembre 28, 2022

Davantage sur les « enjoliveurs » Tesla ...

L'enjoliveur "Aero" de Tesla me rappelle le bon vieux temps et n’a pas manqué d’attirer mon attention, surtout quand on dit qu'il augmente l'autonomie de la voiture d'au moins 3%, car ce facteur est des plus importants pour gagner les septiques à accepter les véhicules électriques. 

Ainsi, l'autre jour, j'ai observé que l'enjoliveur de roue en plastique moulé était exactement le même sur les 4 roues du véhicule, car j'avais présumé (à tort) que son design fait de differentes courbes était destinée à minimiser les turbulences de l'air au sortir de la roue et aurait donc nécessité une conception symétrique des deux côtés de la voiture, car le motif de l'enjoliveur est à l'extérieur de la roue si vous me suivez. 

Ce n'était donc pas le cas et je me suis demandé si un enjoliveur totalement plat ne devrait pas être la solution, en particulier sur une Tesla, sur laquelle les freins sont rarement utilisés si l'on sait la conduire efficacement.

Bien sûr, la course automobile nous a aussi exposé depuis un certain temps aux roues dites « à disque aéro » (voir vidéo ci-dessous), mais à un niveau plus terre-à-terre, j'ai trouvé ce gars qui en a installee sur sa Toyota Prius ( illustré ci-dessus) comme preuve que cela peut être fait, y compris d’ajouter des jupes couvrant les roues arrière comme sur la Citroën DS ou la Honda Insight, donc Tesla pourrait encore avoir des progrès à faire dans ce domaine !