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jeudi, juillet 16, 2026

Vivre en croisière (Deuxième partie)

Qu'est-ce qui pousse donc tant de personnes à passer presque autant de temps (voire plus) sur un bateau de croisière qu'à la maison ? De nombreux retraités évoquent les mêmes avantages : pas de cuisine, pas de ménage, un dépaysement total sans avoir à faire ni défaire ses valises, la sécurité et le confort, sans oublier d'excellentes occasions de rencontrer du monde. Comme vous pouvez le constater, un brin de paresse a ses avantages ! 

Pour nos voisins, visiter des dizaines de destinations ne semble pas poser de problème, et les allers-retours pour faire et défaire ses valises ne sont même pas un souci. Pour les couples, c'est un mode de vie particulièrement relaxant, car nul besoin de planifier les activités quotidiennes, comme « Qu'est-ce qu'on mange ce soir ? » ou nettoyer les gouttières. 

Bien sûr, la vie en mer a aussi ses inconvénients. Même sur un immense navire, l'accès à Internet peut être lent ou coûteux (bien qu'il se soit considérablement amélioré grâce aux services par satellite). Les urgences médicales peuvent s'avérer onéreuses et, dans certains cas, nécessiter une évacuation sanitaire coûteuse. Les cabines sont relativement petites, le buffet est toujours le même, ce qui peut vite devenir lassant, et les animations finissent toujours par se répéter lors d'une longue croisière. Pour les plus curieux, les escales n'offrent qu'un bref aperçu de la destination. 

De plus, les longues croisières peuvent s'avérer étonnamment coûteuses, à moins de maîtriser parfaitement ses dépenses à bord, car tout est conçu pour inciter les passagers à dépenser. Ceci étant dit, le coût de ce mode de vie pourrait en surprendre plus d'un. 

Pour les retraités qui ont vendu leur maison ou louent un appartement modeste, une croisière n'est pas toujours aussi extravagante qu'on pourrait le croire. Par exemple, les croisières maritimes les moins chères aux États-Unis commencent autour de 50 à 80 dollars par personne et par nuit (hors taxes et frais portuaires) pour une cabine intérieure. 

Les tarifs les plus bas par personne et par jour se trouvent sur les croisières plus courtes (3 à 4 nuits), les croisières de repositionnement et sur les navires plus anciens des compagnies réputées comme Carnival Cruise Line, MSC Croisières et Royal Caribbean. Si l'on part d'une estimation prudente de 100 dollars par personne et par jour, on arrive à un coût annuel de 36 500 dollars comparée\ au prix de l'hébergement, tous les repas, les charges, le ménage, les transferts entre les ports, les divertissements, l'accès à la salle de sport et de nombreuses activités. 

Difficile de trouver mieux pour une personne seule louant un appartement aux États-Unis. Et même 73 000 dollars pour un couple pourrait sembler excessif, cela reste justifié par le prix abordable des services et des loisirs proposés. Comparé à l'entretien d'une maison, aux impôts fonciers, à l'assurance, aux charges, aux courses, aux sorties au restaurant et aux vacances occasionnelles, la différence est peut-être moins importante qu'on ne le pense. Plutôt étonnant, non ? 

Ce mode de vie est-il en train de se développer ? Il semblerait que oui, car le nombre de retraités en bonne santé a augmenté et les compagnies de croisière fidélisent désormais leur clientèle avec des programmes alléchants, des croisières prolongées et même des « tours du monde » de trois à six mois. Certains itinéraires récents sont spécialement conçus pour ceux qui souhaitent considérer le navire comme un véritable chez-soi, et non comme un simple lieu de vacances. 

Ce serait impensable pour nous, car la vie sur un bateau nous paraît étouffante. Pourtant, beaucoup de personnes qui aiment ne rien faire et n'auraient jamais imaginé passer des mois en mer découvrent que le confort, la variété et les échanges sociaux conviennent parfaitement à leur retraite. Et vous qu’en pensez-vous ? 

mercredi, juillet 15, 2026

Vivre en croisière (Première partie)

Il y a quelques jours, nous déposions à l'aéroport un couple de voisins retraités qui prenaient l'avion pour la côte Pacifique afin d'embarquer pour une croisière. Ils nous ont confié passer près de la moitié de leur temps à bord de grands paquebots équipés de murs d'escalade, de piscines et offrant toutes sortes de divertissements. Peu leur importe la destination ou les escales. 

L'essentiel pour eux est de trouver une bonne affaire ; du moment qu'ils sont logés et bien nourris, tout leur convient. Bien qu’ils soient très à l’aise, ils sont particulièrement radins. On pourrait se demander si cette pratique est répandue, mais après quelques recherches, j'ai découvert qu'elle l'est plus qu'on ne le pense.

Chez les retraités disposant de revenus suffisants, passer plusieurs mois par an en croisière est devenu un véritable mode de vie. Si le fait que nos voisins y passent « près de la moitié de l'année » peut paraître extraordinaire, c'est loin d'être un cas unique. Certaines personnes vivent même à bord de paquebots toute l'année. Plusieurs facteurs rendent cela possible, à commencer par le temps libre. 

Une fois à la retraite, il n’y a plus guère de contraintes au niveau du planning, et les croisières peuvent s'avérer particulièrement économiques. En réservant de longs voyages, en vivant dans une maison peu coûteuse et en profitant des réductions « fidélité, » le coût journalier peut être comparable à celui d'une maison individuelle avec les dépenses séparées pour l'hôtel, les restaurants, les loisirs et les transports. 

Tout est inclus : repas, ménage, spectacles, piscines, centres de remise en forme, activités organisées et transferts d'un port à l'autre. Les croisiéristes ont aussi l'occasion de rencontrer régulièrement les mêmes personnes. Nos voisins se font souvent des amis et organisent même leurs futurs voyages ensemble. Des services médicaux sont également disponibles. 

Les soins à bord répondent aux normes de base pour la stabilisation et les affections bénignes, mais ils ne sont ni gratuits, ni bon marché, et ne sont pas directement couverts par l'assurance maladie américaine (Medicare) en eaux internationales. Les patients doivent avancer les frais médicaux à bord, et l'assurance maladie ne rembourse que si le navire se trouve dans un port américain ou à moins de six heures d'un port américain. Bien que ces services ne remplacent pas les soins hospitaliers, ils rassurent les voyageurs âgés. 

Bien sûr, la grande majorité des retraités ne passent pas des mois en mer, mais il est assez fréquent que les croisiéristes passionnés passent entre 60 et 120 nuits par an à bord. Passer 150 à 200 nuits par an, comme nos voisins, est moins courant, mais certainement pas rare au sein des communautés de croisiéristes. 

Demain, nous aborderons d'autres aspects de ce mode de vie, ne quittez donc pas !

mardi, mai 12, 2026

Un bon coup sur le genou

Pour marquer le 1er mai, nous sommes arrivés en fin d'après-midi à San Francisco. Alors que nous gravissions l'une des nombreuses rues raides de la ville, je n'ai pas eu de meilleure idée que de lever les yeux pour admirer un détail architectural victorien. Mon pied droit a heurté un obstacle, j'ai perdu l'équilibre et suis tombé directement sur mon genou gauche. 

Lorsqu'une telle chute se produit, la douleur est toujours intense. En effet, tomber sur le genou peut causer de graves blessures, du genre fractures de la rotule, déchirures ligamentaires ou méniscales, et de sévères contusions, entraînant souvent un enflement immédiat, des ecchymoses et une incapacité à prendre appui sur la jambe. 

Dans mon cas, une ecchymose sanglante était bien visible sur la rotule, mais la bête que je suis a continué à arpenter les rues en hauts et en bas. Je me sentais mieux quand je me suis couché, mais je me suis réveillé à minuit, saisi par une douleur intense, particulièrement à l'arrière du genou. J'ai médité, n'ai pris aucun médicament et ai fini par me rendormir. 

Le lendemain matin, mon genou était à la fois raide et enflé ; j'ai donc pris un antidouleur et décidé malgré tout de faire une marche de plus de 12 km à destination et à travers le Golden Gate Park. 

Vive au début, la douleur s'est progressivement estompée en fil de journée, et j'ai pensé être tiré d'affaires. La nuit s'est bien passée, mais le matin suivant, la douleur et la raideur de mon genou étaient de nouveau intenses. 

J'ai avalé un autre antidouleur et suivi ma femme et ma fille pour une randonnée dans le comté de Marin, vers le mont Tamalpais — connu localement sous le nom de « Mount Tam » — en empruntant un sentier de VTT. 

Peu à peu, l'horrible douleur a disparu et après 10 km, en fin de journée, tout semblait aller bien. À partir de ce jour-là, une douleur se manifestait le matin, mais s'effaçait rapidement dès que l'activité reprenait et que la circulation sanguine s'activait. 

Si j'avais écouté mon corps, je serais resté à la maison, j'aurais appliqué une poche de glace sur mon genou, surélevé ma jambe et j'aurais probablement souffert bien davantage. Tout cela pour démontrer que, lorsque rien n'est cassé, l'activité physique favorisant la circulation sanguine constitue un bien meilleur remède que le repos forcé !

lundi, mai 11, 2026

Le Comté de Marin en Californie

J’ai toujours eu un faible pour Sausalito et le comté de Marin, tous deux situés au nord de San Francisco. Non seulement les vues sur la ville depuis ce rivage sont uniques et époustouflantes, mais elles offrent également un appréciable répit face à l’agitation de la vie urbaine. 

Je me suis trouvé à maintes reprises à Sausalito au fil des ans, et cela a toujours ete pour moi l’endroit idéal pour m’émerveiller devant la magnifique cité qui se dresse de l’autre côté du pont du Golden Gate. 

Si j’avais la chance inouïe de vivre dans la région de San Francisco, choisirais-je de m’installer dans la ville elle-même ou chez sa voisine d’en face, au-delà du pont ? Oui, sans doute. Je resterais fidèle à ce « faible » que j’évoquais dans l’introduction de ce billet de blog. 

Y serais-je heureux ? Fort probablement ! Cela pourrait-il se réaliser un jour, de mon vivant ? Après tout, pourquoi pas… 


En attendant, notre fille, qui vit à San Francisco, profite d’une vue incroyable, absolument unique en son genre !


dimanche, mai 10, 2026

San Francisco, la ville progressiste

Aujourd'hui, notre fille nous a guidés à travers une visite entièrement pédestre de San Francisco. Enfin, peut-être pas « entièrement » à pied, mais nous y reviendrons. Notre promenade matinale a débuté au Golden Gate Park de San Francisco qui, couvrant plus de 412 hectares, est plus vaste que Central Park à New York. 

Ce site emblématique abrite des attractions telles que le Jardin de thé japonais, le Jardin botanique de San Francisco et le Conservatoire des fleurs. Notre plus longue marche de l'après-midi nous a conduits à l'Embarcadero — un autre lieu incontournable pour tout visiteur de cette ville, situé au bord de l'eau — suivie d'un délicieux dîner chez Dasha, un restaurant russe. 

Le retour à la maison allait toutefois rester l'attraction principale de la journée, puisque nous sommes montés à bord d'un taxi sans chauffeur de Google-Waymo. Ces taxis autonomes existent depuis 2021. En 2024, il y en avait 300 il y a deux ans et aujourd’hui plus de 800 ! 

Celui qui est illustré dans la vidéo ci-dessous nous a ramenés en haut de la colline, jusqu'au charmant appartement de notre fille, qui offre une vue imprenable sur le centre-ville de San Francisco et l'East Bay.

Cette course en Waymo fut une première pour nous, une expérience qui nous a confortés dans l'idée que les voitures autonomes deviendront bientôt la norme pour nous autres baby-boomers qui, autrement, ne seraient plus en mesure de conduire, mais qui bénéficieront grâce à l'IA d'un prolongement salutaire de notre autonomie ! 

samedi, mai 09, 2026

En longeant la côte Pacifique

Nous avions parcouru la Route 1 de Californie pour la première fois du nord au sud en 2022, et ce 1er mai dernier, nous avons réitéré l'expérience, cette fois du sud au nord. 

Il est important de noter que la Highway 1 de Californie, dans sa traversée de Big Sur, a rouvert intégralement le 14 janvier 2026, après avoir été fermée pendant trois ans provoquée par de graves glissements de terrain et des effondrements de la chaussée survenus début 2023. 

Cette fermeture, qui s'étendait sur environ 90 miles (145 km), fut l'une des plus longues de l'histoire de la route ; des équipes ont travaillé sans relâche pour réparer les dégâts sur des sites tels que Paul's Slide et Regent's Slide. 

Cette fois-ci, le trajet fut un peu moins spectaculaire, car nous roulions du côté de la colline plutôt que de profiter pleinement des vues plongeantes sur la mer, mais l'expérience n'en resta pas moins passionnante. La circulation était fluide, bien que le brouillard matinal, présent sur de nombreux tronçons, ait quelque peu voilé l’attrait du paysage. 

Néanmoins, le voyage ne fut jamais ennuyeux, ce qui confirme une fois de plus la beauté des paysages californiens. Nous sommes arrivés à San Francisco en fin d'après-midi, après avoir gravi les rues escarpées du quartier où réside notre fille. Nous étions ravis de la retrouver et de lui remettre personnellement sa voiture, en excellent état. 

Ce soir, alors que nous nous promenions dans le quartier, j’ai trouvé le moyen de chuter sur mon genou gauche alors que j’admirai un détail d’architecture en l’air. On verra ce qui vas se passer … 

Nous étions également enchantés d'être arrivés à bon port, sains et saufs, après avoir parcouru les 2 000 km séparant notre maison de notre destination. Quant à moi — le conducteur —, j'étais ravi que le voyage soit terminé !

vendredi, mai 08, 2026

Des Alabama Hills à la mer …

Les Alabama Hills, collines qui se trouvent au-dessus de Lone Pine, en Californie — se situent entre cette petite ville et l'imposante chaîne de la Sierra. 

Les Alabama Hills constituent un massif de collines et de formations rocheuses uniques que nous avons visité jeudi matin ; elles sont, depuis très longtemps, un lieu de tournage prisé pour les productions cinématographiques ainsi que les séries télé, en particulier pour les westerns se déroulant dans un cadre typiquement sauvage et isolé. 

Pourquoi l'incongruité du nom « Alabama » ? Parce que les collines voisines ont été baptisées en l'honneur du CSS “Alabama”, un navire de guerre confédéré déployé durant la guerre de Sécession américaine. 

Lorsque la nouvelle des exploits du navire parvint aux prospecteurs californiens sympathisants de la cause confédérée, ceux-ci donnèrent le nom du navire à de nombreuses concessions minières ; ce nom finit par s'étendre à l'ensemble du massif. 

Le site devint alors un lieu de prédilection pour les tournages hollywoodiens. Les premiers films connus pour y avoir été tournés sont deux œuvres aujourd'hui disparues : “Water, Water Everywhere” et “Cupid, the Cowpuncher”, tous deux tournés en 1919 et sortis au début de l'année 1920. Depuis lors, des centaines de films y ont été réalisés. 

S'ensuivit un long trajet sur une série de routes de montagne spectaculaires, sinueuse et tortueuses — par endroits effrayamment étroites et peu souvent protégées par des glissières de sécurité — menant jusqu'à Bakersfield ; l'itinéraire se fit ensuite plus paisible en direction du Pacifique, offrant un paysage dominé par l'agriculture et les derricks de pétrole. 

C'est sur la côte Pacifique que notre périple de la journée prit fin — faute de continent pour aller plus loin — à Cambria, une petite ville côtière située sur la Route 101. Une journée bien remplie, faite de conduite et de découvertes intéressantes.


jeudi, mai 07, 2026

Un parc national de plus

Nous avons visité de nombreux parcs nationaux américains et, sans tomber dans le piege de les « collectionner », il est toujours tentant d'en ajouter un de plus à la liste. C'est précisément ce que j'ai fait cette fois-ci en ajoutant le parc national de la Vallée de la Mort (Death Valley) à notre palmarès personnel. 

Non pas que j'aie jamais entendu dire grand-chose de bon sur cet endroit, mais parce qu'il se trouve être l'un des favoris des visiteurs français, et je voulais comprendre ce qui, aux yeux de mes frères gaulois, faisait le charme de ce lieu. C’est vrai que, mis à part Zabriskie Point et les dunes de sable, je n'ai pas été tellement impressionné. Je ne sais toujours pas pourquoi mes compatriotes sont si épris de ce parc. 

Je soupçonne que cela tienne au fait qu'en juillet 1966, un aventurier français et ancien parachutiste nommé Jean-Pierre Marquant — alors âgé de 28 ans — a réussi à parcourir à pied plus de 160 km à travers la Vallée de la Mort, bravant des températures estivales extrêmes et records, oscillant entre 38 à 54 °C ; un exploit dont de nombreux experts prédisaient qu'il lui serait fatal. 

Cette anecdote a sans doute laissé une empreinte indélébile dans l'esprit des touristes français. Nous avons terminé cette deuxième journée sur la route à Lone Pine, en Californie. Fondée dans les années 1860 en tant que centre d'approvisionnement pour les mines d'or et d'argent, Lone Pine était à l'origine une ville pionnière, rude et turbulente. 

Elle fut décimée par un violent tremblement de terre en 1872. Plus tard, elle devint le « Far West d'Hollywood », servant de décor principal au tournage de centaines de westerns classiques dans Alabama Hills, juste entre la bourgade et la Sierra. 

Aujourd'hui, son économie repose sur le tourisme ; la ville fait office de porte d'entrée vers le mont Whitney (le plus haut sommet de nos 48 États contigus a 4 421 m ) et les Alabama Hills. Elle devrait logiquement prospérer grâce aux randonneurs, aux amateurs de plein air et aux passionnés d'histoire du cinéma. 

On peut toutefois se demander si les services locaux, les activités minières et d'extraction, ainsi que les infrastructures d'hébergement suffisent à soutenir la communauté, d'autant qu'une part non négligeable de la population est constituée de fonctionnaires. Quoi qu'il en soit — du moins à mes yeux —, la ville semble se mourir lentement, paraissant incapable de tirer parti d’un cadre montagneux d'une beauté époustouflante.


samedi, septembre 13, 2025

Croisière en Alaska (8ème journée)

Notre navire a atteint Seattle, vers 6 h du matin. Nous y avons pris un dernier petit-déjeuner, libéré notre cabine et entamé le fastidieux débarquement de ses 4 000 passagers. Nous avons été répartis en groupes et avons dû attendre dans l'un des salons publics jusqu'à ce que notre groupe soit appelé. 

Dans l'ensemble, nous avons apprécié l'expérience, mais nous avons été fortement déçus quand le capitaine a décidé de faire demi-tour le quatrième jour sans raison valable ni compensation financière ! En réalité, nous avons réalisé que nous n'avions pas eu ce pour quoi nous étions venus, à savoir admirer les magnifiques paysages d'Alaska. 

Nous en avons conclu que ces croisières relevaient davantage du battage médiatique et du mensonge que de fournir des itinéraires aussi pittoresques que promis. Nous avons constaté que les croisières ont pour but principal de séparer les passagers de leur sous (les excursions et les boissons sont excessivement chères), de créer une addiction à ce type de voyage de loisirs et d'offrir toutes sortes d'occasions de dépenser d’avantage dans leurs casinos, leurs immenses magasins de bijouteries, ainsi que dans leurs galeries d'art. 

Ces compagnies font des affaires d’or. La traille de la branche, à l’échelle mondiale, se rapproche des 60 milliards de dollars. Pour la seule année 2024, Norwegian Cruise Line Holdings Ltd. a enregistré un chiffre d'affaires record de 9,48 milliards de dollars (en hausse de 11 % par rapport à 2023) et un bénéfice net de 910,3 millions de dollars (en hausse de 448 % par rapport à 2023). 

La compagnie a également enregistré une forte hausse de son bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement, qui a progressé de 32 % pour atteindre le niveau record de 2,45 milliards de dollars. Pas vraiment votre œuvre caritative préférée ! 

Tout cela pour dire que cette expérience était bien, mais nous n'avons pas envie de la refaire… Nous avons ensuite pris une navette pour l'aéroport de Seattle-Tacoma, avons décollés avec 30 minutes de retard, survolé le mont Rainier qui toute comme le Mont Blanc a vu des jours bien meilleurs et avons atterri à Salt Lake City, dans la section tres éloignée attribuée à Alaska Air. 

Il nous a fallu 30 minutes pour retrouver à pied l’arrêt de taxi. Enfin, nous en avions fini avec la croisière, sa routine, son ambiance claustrophobe, et étions prêts et heureux de retrouver notre chez-nous !

vendredi, septembre 12, 2025

Croisière en Alaska (7ème journée)

La veille, la mer s'était agitée et on entendait le navire craquer de partout, il bougeait un peu plus, mais sans excès. Nous avions étions en train d’entrer dans l’immensité du Pacifique, et cela se sentais. Ce jour-là, nous allions naviguer jusqu'à notre destination, Victoria, en Colombie-Britannique, au Canada. 

Pendant le petit-déjeuner, ma femme et moi évoquions la corpulence massive des autres passagers qui reflétait parfaitement les statistiques qui classent près des trois-quarts des Américains en tant qu’obèses ou en surpoids. 

En toute logique, nous nous demandions quel était ce ratio sur les navires de croisière, mais aucune étude n'a jamais été menée sur cette catégorie de gens. Disons simplement, comme ma femme l'a suggéré, qu'un navire de croisière nous donne un aperçu de ce que pourrait être une version luxueuse d'une EHPAD de luxe pour personnes âgées ! 

Fait intéressant, nous avons assisté à une présentation sur le bateau et ses énormes cuisines qui alimentent 15 restaurants et nous avons entendu des statistiques du genre, 10 000 repas servis et 550 baguettes cuites chaque jour. L'après-midi, nous avons eu droit à un autre concert des « faux » Beatles sur le thème de la Beatlemania. 

Nous les avons tous deux trouvés plutôt bons, mais peut-être étions-nous maintenant gagnés par leur charisme ? Ce soir-là, nous avons dégusté un excellent dîner à La Cucina, un autre excellent restaurant de spécialités, et vers 20 h, le navire mouillait à Victoria, au Canada, jusqu'à environ minuit, ce qui nous a permis de nous promener dans une partie du 51e État américain que convoite Trump. 

De 20 h à près de minuit, la ville, qui est aussi la capitale de la Colombie-Britannique, est autant facile qu’agréable à arpenter à pied, très bien éclairée, notamment près de son port intérieur. Nous avons marché du terminal de croisière d'Ogden Point, avons ensuite longé le sentier riverain de Dallas Road vers le port intérieur, profitant de la vue sur les montagnes Olympiques et les ferries. 

Nous avons ensuite traversé la baie James, flâné dans ce quartier paisible et historique, agrémenté de charmantes maisons et de jardins, avant d'arriver au port intérieur. Là, nous avons pu admirer l'hôtel Fairmont Empress illuminé la nuit, nous sommes ensuite passés devant les édifices du Parlement de la Colombie-Britannique, illuminés de mille feux, puis nous nous sommes aventurés au cœur de la ville. 

Nous avons observé des artistes de rue et des musiciens, traversé le pont de Johnson Street pour admirer le port, puis sommes revenus par Government Street, bordée de boutiques et de pubs. Nous avons eu un aperçu de l'élégance, de l'histoire et du charme côtier de Victoria, et étions prêts à regagner le navire …

jeudi, septembre 11, 2025

Croisière en Alaska (6ème journée)

Si vous n'aimez pas la pluie, ne venez pas à Ketchikan ! En fait, il pleuvait des cordes quand nous y sommes arrivees ce jour-là, et au début, nous n'étions pas sûrs si cela valait la peine de quitter le bateau de croisière. 

Après quelques hésitations, nous avons décidé de mettre le nez dehors et, après avoir emprunté la passerelle qui nous menait à terre ferme, avons atterri dans une ancienne scierie transformée en centre commercial pour autochtones. 

Tous les articles exposés étaient non seulement proposés à des prix attractifs, mais aussi réduits de 50 % car la fin de la saison approchait. Après avoir acheté quelques chapeaux, nous avons même courageusement décidé de prendre la navette pour la ville sous une pluie battante. 

La ville de Ketchikan n'avait pas l'air très attrayante, et la pluie battante n’arrangeait rien, si bien que nous avons décidé de rentrer bien avant le déjeuner. Comme toujours dans ces cas, la pluie s'est arrêtée dès notre départ de Ketchikan et l'après-midi fut marquée par une navigation plutôt ennuyeuse entre une multitude d’îles, sans rien d'intéressant à observer. 

Le soir, nous avons eu droit à « Jersey Boys », un spectacle fabuleux retraçant la vie, le succès et les tribulations de Frankie Valli, et du groupe The Four Seasons, une production de Broadway parfaitement écrite et magnifiquement chorégraphiée. Parfait ! 

Ensuite, nous avons dîné léger dans le gigantesque restaurant Manhattan, qui peut accueillir plus de mille personnes ! La plus grande salle à manger que nous ayons jamais vue …

mercredi, septembre 10, 2025

Croisière en Alaska (5ème journée)

Il pleuvait à verse quand nous sommes arrivés à Icy Strait Point, un port de croisière créé pour générer des revenus pour les autochtones locaux en proposer diverses activités, principalement rendues accessibles par deux télécabines. 

Nous avons d’abord opté pour une excursion guidée pour observer les baleines, et il nous a fallu nous lever à 5 h 30 du matin et, sous une pluie battante, embarquer dans un petit bateau pour observer ces énormes mammifères marins. 

La première heure il ne se passa strictement rien et ce n'est qu'à la deuxième moitié du voyage que notre bateau s’est vu soudainement entouré de 15 à 20 baleines à bosses qui soufflaient des geysers d'eau et claquaient de la queue en plongeant pour pêcher. Une traversée assez éprouvante dans un petit rafiot sur une mer agitée, mais nous avons tenu bon ! 

En milieu de matinée, nous avons débarqué du bateau de croisière pour explorer les environs d'Ice Strait Point. Nous sommes ensuite embarqué dans une cabine Dopplemayr de 8 places, juste comme celle que nous avons à Park City, pour rejoindre la conserverie et le village amérindien de l'autre côté de la colline où notre bateau se trouvait ancré. 

Une balade assez pittoresque au dessus des sapins qui nous a conduits jusqu'au bâtiment historique de la Hoonah Co., transformé en musée et boutique touristique. Nous avons ensuite poursuivi notre route vers le village bordant une baie paisible surplombée par une imposante statue d'orque. Nous avons choisi de retourner au bateau à pied par le sentier forestier. 

Le soir, nous nous somme gâtés et avons apprécié un succulent dîner délicieusement au Bistro, le restaurant français du navire, avant d’aller écouter les chansons de l'album « Abbey Road » des Beatles par le groupe argentin qui les imitaient sur le bateau. 

Ceux-ci s’étaient mieux débrouillés que la veille et avait ainsi considérablement remonté dans notre estime !

mardi, septembre 09, 2025

Croisière en Alaska (4ème journée)

Ce jour-là, if a fallu nous presser car nous n'avions pas beaucoup de temps : nous sommes arrivés à Juneau à 6 h 30 et il nous fallait être de retour au bateau à 13 h 30. De plus, nous nous sommes réveillés assez tard sous un ciel menaçant, et nous nous sommes ainsi contentés d'une visite de la capitale de l'Alaska. 

Les commerçants locaux venaient de lancer les soldes de fin de saison et leurs magasins étaient bondés, proposant tout à moitié prix. Nous avons réussi à faire l'aller-retour à pied depuis le navire et à nous rendre jusqu'au Capitole, à l'aspect un peu trop ordinaire par rapport à ce que l’on trouve dans chaque état américain, celui-ci étant dépourvu de dôme !

La ville, en pleine pente, a de multiples rues grimpant un peu partout sur les flancs de la montagne. Nous avons découvert une série de totems intéressants, chacun avec son histoire et sa propre explication détaillée. Nous n'avons pas eu le temps de faire l’excursion prévue au glacier Mendenhall. 

Nous voulions faire un tour en hélicoptère ou en hydravion, mais la météo ne le permettait pas n’aurait pas non plus justifié le prix demandé par les différents opérateurs. Nous sommes donc retournés au navire pour un déjeuner tardif. 

Plus tard dans l'après-midi, nous devions explorer l'Endicott Arm, un fjord avec un glacier en cascade, mais à mi-chemin, le capitaine du navire a décidé de faire demi-tour, car l'abondance de glace flottant dans le fjord était, selon lui, trop dangereuse pour qu’il puisse s'aventurer plus profondément dans la gorge en toute sécurité. Dommage. 

Le soir, nous sommes allés voir un groupe argentin censé imiter les Beatles, « The Beatle Experience », qui était tout juste passable, avec notamment un Paul McCartney droitier et bien trop effacé pour pouvoir bien assumer ce rôle …

lundi, septembre 08, 2025

Croisière en Alaska (3ème journée)

Vers 10 h 30, notre navire s'encrait à Sikta, en Alaska, où nous étions arrivés avec une demi-heure d’avance.. Le temps était couvert et, après avoir patienté dans une longue file d'attente, nous partions pour la ville, à 15 minutes de là. 

Nous y sommes arrivés vers 11h30 et avons pu visiter ce qui fut autrefois la capitale de l’Alaska jusqu'à environ 17h30 ce jour-là. Notre première promenade le long du port de pêche nous a conduits au parc historique national de Sitka et au parc des totems, où nous avons pu nous immerger dans la riche histoire et la culture Tlingit en nous promenant parmi une remarquable collection de totems, en explorant les expositions du musée, riche en photos et objets anciens. 

Nous avons ensuite parcouru les sentiers pittoresques avoisinants à travers la forêt nationale de Tongass. Nous sommes également passés devant une pisciculture où les ouvriers tuaient les saumons qui revenaient sur place en gravissant une « échelle » jusqu'à ce qui était véritablement leur lieu de naissance, complétant ainsi leur cycle biologique de deux ans avant d'être séparés de leurs milliers œufs. 

Vers midi, nous sommes retournés en ville pour déjeuner, car la faim commençait à nous gagner. Ayant beaucoup de mal à trouver un endroit pour manger, nous nous sommes installés dans un petit restaurant chinois surchargé où nous n'avons trouvé que du “fish and chips” pour apaiser notre faim. La pluie menaçait toute la journée, mais elle n'est jamais tombée assez fortement pour vraiment nous gêner. 

L'après-midi, nous avions réservé une excursion pour visiter la « Forteresse de l'Ours », un endroit où nous étions assurés de voir ces gros spécimens dans ce qui était en réalité un refuge pour ours blessés ou autrement condamnés à être euthanasiés. On pouvait y observer des ours bruns et noirs dans leur environnement naturel depuis une plateforme d'observation couverte. 

C'était un peu loin du centre-ville, mais le détour en valait la peine. Notre guide nous a ensuite emmenés voir une rivière remplie de saumons remontant le cours d'eau pour frayer, un spectacle plutôt impressionnant ! Nous avons conclu cette journée bien remplie par un excellent dîner asiatique et « Icons », un spectacle d’excellents chanteurs parfaitement chorégraphiés.

dimanche, septembre 07, 2025

Croisière en Alaska (2ème journée)

Aujourd'hui fut une journée entièrement passée en mer, sans escale et sous un ciel gris et avec très peu de choses à voir. Nous avons assisté à une présentation sur l'Alaska et sur ce que nous allions voir les jours suivants. Le capitaine et deux de ses officiers ont ensuite parlé du navire, de son histoire, des ses particularités et de leur travail. 

L'après-midi, nous avons visité le navire de fond en comble et avons réalisé que, par une journée comme celle-ci, l'activité principale des passagers (pour la plupart en surpoids) consistait à boire, manger et à faire un minimum d’exercice afin d’effacer un peu l’abondant apport calorique grâce à des activités physiques. 

Nous avons au moins grimpé les escaliers du 6e au 17e étage à deux reprises, refusant le piège de l’ascenseur ! Comme je l'ai mentionné, l'équipage du navire comptait 1 700 personnes, mais il y avait très peu d'Américains. La plupart des officiers étaient européens ou latinos, mais les 85 % restant du personnel étaient philippin. 

Cela met clairement en évidence le fossé entre les nantis et les démunis, entre maîtres et domestiques, une situation pour le moins gênante. Comme nous avons constaté que la majorité des passagers étaient blancs, avec un nombre assez important de Noirs et d'Asiatiques, l'idéal aurait été d'avoir un équipage représentatif de leurs groupes ethniques. 

Nous avons eu l'impression que les Philippins sont exploités et contraints à être très polis, ce qui nous a mis très mal à l'aise. Plus tard dans la journée, nous avons assisté à une représentation par un groupe imitant les Beatles, mais il y avait foule et faute de places assises, nous nous sommes contenté de regarder le groupe Siglo qui se produisait pas trop loin de là …

samedi, septembre 06, 2025

Croisière en Alaska (1ère journée)

Cette croisière allait etre une grande première croisière sur un immense navire (4 000 passagers et 1600 membres d'équipage). L'excitation était palpable à notre arrivée sur le quai d’embarquement, alors que le bus qui venait de l'aéroport de Seattle se trouva en vue du navire géant.

Construit en Allemagne et lancé en 2018, il avait fallu 4 ans pour le construire à un coût d'un milliard de dollars (aujourd’hui les bateaux de cette classe depassent les 2 milliard de dollars!), sachant qu'il existe peut-être une bonne douzaine de navires encore plus grands que celui-ci dans le monde. 

Une fois à bord, nous avons passé le reste de l'après-midi à explorer quelques-uns de ses nombreux recoins pour tacher de s’y retrouver les jours suivants. If fallait bien nous familiariser avec cet enorme espace ainsi que tous ses systèmes et autres particularités qui nous decouvrions, ma femme et moi pour la premiere fois !

samedi, juin 14, 2025

Ah, cette auto de location Costco !

Avant de partir pour notre escapade sur la côte ouest, j'avais réservé notre auto de location sur le site web de Costco Voyages, notre grand magasin préféré, comme je le fais toujours pour nos voyages à l’intérieur des États-Unis. Nous devions récupérer la voiture à l'aéroport de San Francisco et la rendre en fin de voyage à Portland, dans l'Oregon. 

J'ai donc choisi une voiture chez Avis pour un prix tout compris de 374,82 dollars. Pour une raison que je ne peux pas expliquer, je n'ai jamais reçu de confirmation de la part de Costco comme cela aurait du être le cas, mais j'en ai reçu une d'Avis indiquant le prix convenu. 

À mon arrivée au comptoir Avis à l'aéroport de San Francisco, on m'a annonce que le coût dépasserait les 1 150 dollars, soit trois fois le prix prévu. 

J'étais mécontent, mais j'ai dû prendre la voiture et payer ce gros montant avec ma carte de crédit. Je n'avais même pas pris la peine de cliquer sur le lien « Voir le récapitulatif complet » pensant qu’il ne pouvait s’agir que du détail du montant que j’avais vu initialement. 

Évidemment, la facture finale de 1 133,40 $ était totalement disproportionnée par rapport aux 374,82 $ que je m'attendais à payer. Après de nombreux échanges avec Costco et Avis, j'ai finalement pu régler le problème à mon avantage. 

Cela dit, je n'ai pas laissé cet incident gâcher nos vacances et j'ai très bien réussi à compartimenter ce petit problème pourtant bien gênant !

vendredi, juin 13, 2025

Enfin, de retour à la maison !

Toute balade, même si elle est des plus intenses, fini toujours par toucher à sa fin. Quoi de mieux alors que de rentrer à la maison ! 

Passer une seule nuit dans chaque lieu visité devient vite une corvée qui affecte l’expérience finale, car c’est loin d’être de tout repos. 

Nous sommes tellement contents de nous retrouver à la maison, avec nos affaires, une connexion internet qui marche et quelques lettres qui nous attendaient dans la boite à lettres. 

Je n’ai même pas mentionné le confort de notre propre lit ou nos lupins qui nous avaient juste attendu pour fleurir !


jeudi, juin 12, 2025

Hood River, Mecque des sports nautiques

Mardi matin, l'air était encore frais lorsque nous avons quitté Government Camp. Nous nous sommes dirigés vers la communauté de kitesurf et de planche à voile de Hood River, où le vent souffle violemment sur le fleuve Columbia. 

Nous avons rapidement aperçu des fanas de tous niveaux luttant contre un vent puissant soufflant à contre-courant dans la gorge que forme ce fleuve. 

Nous avons fait une longue ballade à pied et sommes tombés sur Rob, lui aussi de Par City qui se trouvait là comme c’est le cas pour des tas de gens de Park City. Un voisin en fait, qui m'a dit connaître quelques « célébrités » du monde du ski. 

C'est là que j'ai entendu mon nom, quoique un peu déformé. Quand je lui ai demandé si c’était bien de moi dont il s’agissait, il a bien confirmé que c’était moi et s'est souvenu de « Mes virages virages rapides a grand rayon dans la descente de Thaynes ... » Comme c'est drôle … 

L'après-midi, nous nous sommes arrêtés aux chutes de Multnomah, les plus hautes de l'Oregon, culminant à près de 200 mètres. 

Nous avons pique-niqué au pied de la cascade, puis avons grimpé jusqu'au sommet sur un chemin raide, en pleine chaleur et nous sommes amusés à dire aux autres grimpeurs que nous croisions pendant notre descente : « Dépêchez-vous, Elon Musk distribue ses chèques d'un million de dollars qui lui restent au sommet ! » 

Pour la plupart, ce fut une excellente façon de susciter un rire et de nombreux commentaires, comme celui-ci : « Il n'y a bien que les Français pour inventer des mensonges pareils ! » 

Nous sommes vite arrivés à Portland et avons séjourné au Mark Spencer Hotel, en centre-ville. Nous avons bien exploré le quartier où nous nous trouvions pour trouver un restaurant et avons été surpris par deux choses. 

L'une d'elle était le vide du centre-ville un jour de travail, et le nombre de clochards et de SDF dormant sur les trottoirs. 

L'hôtel pourtant luxueux, bien appointes avec de belles chambres très confortables n'avait pas d'internet qui fonctionnait de manière fiable, ce que je n’ai pas du tout aimé, car c'était le premier hôtel en six nuits où cela ne fonctionnait pas, malgré le déni du personnel de réception.

mercredi, juin 11, 2025

La magie du Timberline Lodge

Une autre journée riche en petits événements. Après le petit-déjeuner, nous sommes revenus et avons longé la rivière Deschutes, cette fois dans la direction opposée, pour une autre belle promenade. La température était chaude, encore plus que la veille, mais nous avons bien tenu le coup. 

Nous avons ensuite gravi le Pilot Butte, un cône volcanique éteint offrant une vue panoramique à 360 degrés sur Bend, son haut désert environnant et la chaîne des Cascades, y compris le mont Bachelor, les Three Sisters, le mont Jefferson, Black Butte et, au loin, le mont Hood. 

Après cela, nous avons traversé Sisters, une charmante ville de l'ouest, y avons déjeuné et avons continué vers le nord en direction du mont Hood. Avant d'y arriver, j'ai été arrêté par un flic pour conduite à 80 km/h dans une zone limitée à 55 km/h. Il est resté calme, était sympa et m'a laissé partir avec un avertissement. 

Plus tard, nous sommes arrivés au Timberline Lodge, au pied du mont Hood, un endroit que je n'avais plus vu depuis les années 90. 

À notre arrivée, il y avait très peu d'activité et presque aucun skieur en vue, certainement pas d'équipes de ski. 

Le ski était toujours pourtant au rendez-vous et il était toujours possible de descendre jusqu'au Lodge malgré une température douce de 24 °C, quelque chose d’élevé pour la saison à 1 820 m d'altitude !