Nous avons visité de nombreux parcs nationaux américains et, sans tomber dans le piege de les « collectionner », il est toujours tentant d'en ajouter un de plus à la liste. C'est précisément ce que j'ai fait cette fois-ci en ajoutant le parc national de la Vallée de la Mort (Death Valley) à notre palmarès personnel.
Non pas que j'aie jamais entendu dire grand-chose de bon sur cet endroit, mais parce qu'il se trouve être l'un des favoris des visiteurs français, et je voulais comprendre ce qui, aux yeux de mes frères gaulois, faisait le charme de ce lieu. C’est vrai que, mis à part Zabriskie Point et les dunes de sable, je n'ai pas été tellement impressionné. Je ne sais toujours pas pourquoi mes compatriotes sont si épris de ce parc. Je soupçonne que cela tienne au fait qu'en juillet 1966, un aventurier français et ancien parachutiste nommé Jean-Pierre Marquant — alors âgé de 28 ans — a réussi à parcourir à pied plus de 160 km à travers la Vallée de la Mort, bravant des températures estivales extrêmes et records, oscillant entre 38 à 54 °C ; un exploit dont de nombreux experts prédisaient qu'il lui serait fatal.Cette anecdote a sans doute laissé une empreinte indélébile dans l'esprit des touristes français. Nous avons terminé cette deuxième journée sur la route à Lone Pine, en Californie. Fondée dans les années 1860 en tant que centre d'approvisionnement pour les mines d'or et d'argent, Lone Pine était à l'origine une ville pionnière, rude et turbulente.
Elle fut décimée par un violent tremblement de terre en 1872. Plus tard, elle devint le « Far West d'Hollywood », servant de décor principal au tournage de centaines de westerns classiques dans Alabama Hills, juste entre la bourgade et la Sierra.
Aujourd'hui, son économie repose sur le tourisme ; la ville fait office de porte d'entrée vers le mont Whitney (le plus haut sommet de nos 48 États contigus a 4 421 m ) et les Alabama Hills. Elle devrait logiquement prospérer grâce aux randonneurs, aux amateurs de plein air et aux passionnés d'histoire du cinéma.
On peut toutefois se demander si les services locaux, les activités minières et d'extraction, ainsi que les infrastructures d'hébergement suffisent à soutenir la communauté, d'autant qu'une part non négligeable de la population est constituée de fonctionnaires. Quoi qu'il en soit — du moins à mes yeux —, la ville semble se mourir lentement, paraissant incapable de tirer parti d’un cadre montagneux d'une beauté époustouflante.



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