lundi, juin 08, 2026

Expérience vs. Ouverture d’esprit (Deuxième partie)

Aujourd’hui, nous allons esquisser un cadre simple – presque une liste de contrôle – afin de voir comment décider quand faire confiance à l’expérience et quand la remettre en question. Bien sûr, cela dépendra de notre propre seuil de tolérance au risque. Il s’agit néanmoins d’un processus rapide en trois étapes que nous pouvons suivre en temps réel. 

Étape 1 — Se demander : « Est-ce que cela me semble familier ?» Si la situation ressemble à une situation déjà rencontrée, l'expérience constitue un guide solide et fiable. En revanche, si elle nous semble nouvelle ou inédite, il convient de prendre le temps de la réflexion avant d'appliquer des solutions éprouvées. 

Étape 2 — Se demander : « Mon expérience passée est-elle pertinente aujourd'hui ?» Vérifier si le contexte a évolué (technologie, personnes, culture, calendrier). Si ce n'est pas le cas et que l'environnement est différent, l'expérience risque de nous inciter à privilégier des réponses obsolètes. 

Étape 3 — Se demander : « Quel est le prix à payer pour se tromper ?» Si les enjeux sont faibles, expérimenter cette option, tenter une nouvelle approche et observer où elle nous mène. Si les enjeux sont importants, il est toujours nécessaire d'approfondir nos connaissances sur les expériences éprouvées, tout en restant ouvert aux nouvelles idées. 

Cet exercice devrait nous démontrer qu'en définitive, si l'expérience nous sert de garde-fou, elle nous assure sécurité, efficacité et résilience. Par ailleurs, l'ouverture d'esprit représente une opportunité de développement qui nous permet de rester adaptables, curieux et innovants. La conclusion la moins évidente (ou « l'art » de cet exercice) est de savoir quand laisser l'une guider et l'autre soutenir. On pourrait comparer cela à une marche avec deux outils : l'expérience comme boussole et l'ouverture d'esprit comme carte. La boussole permet de s'orienter, tandis que la carte révèle de nouveaux horizons.

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