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mercredi, juin 10, 2026

L'importance d'une bonne éducation parentale (Deuxième partie)

Dans mon blog précédent, j'ai clairement indiqué que les personnes les mieux placées pour élever des enfants sont celles qui en ont directement la responsabilité : parents, personnes seules s'occupant d'enfants, familles d'accueil ou, lorsque la vie l'exige, grands-parents. Cette responsabilité ne peut être déléguée aux écoles, aux lieux de culte, ni confiée aux écrans de tablettes et de smartphones. 

Élever un enfant n'est pas seulement un privilège, c'est un devoir. Et ce devoir implique une responsabilité. Trop souvent, lorsqu'un jeune cause un préjudice, le poids des conséquences repose entièrement sur lui, comme s'il avait été élevé en vase clos. Or, les enfants agissent dans le cadre que les adultes créent pour eux. 

Jusqu'à leur majorité légale, le parent et l'enfant forment une seule et même unité morale et éducative : le parent façonne, l'enfant agit, et tous deux partagent la responsabilité du résultat. 

Cela signifie que lorsqu'un mineur cause un préjudice, les conséquences – qu'il s'agisse de réparation financière, de travaux d'intérêt général ou d'autres sanctions – doivent être assumées conjointement. 

Non pas parce que les parents sont responsables de toutes les erreurs, mais parce que le partage des conséquences renforce la responsabilité partagée. Ils encouragent les parents à rester impliqués et à enseigner aux enfants que leurs actions ont des répercussions qui dépassent leur propre personne. Il agit aussi comme un élément critique décourageant l’abdication des devoirs parentaux. 

Bien sûr, la réalité est plus complexe que n'importe quel principe théorique. Nombreux sont les parents qui font face à des situations accablantes. Mais reconnaître cette complexité n'exonère pas les parents de leurs responsabilités ; cela signifie simplement que la société doit les soutenir afin qu'ils puissent les assumer. Sans un regain d'engagement parental, il y a peu de chances d'obtenir des résultats significatifs. 

La responsabilité commence à la maison, tout comme l'espoir.

mardi, juin 09, 2026

L'importance de l’éducation parentale (Première partie)

Des graves incidents récents en France, et même dans le monde entier, révèlent un désengagement inquiétant des parents vis-à-vis de leur rôle le plus crucial : l'éducation de leurs enfants. Cette responsabilité ne peut être déléguée aux écoles, ni aux écrans de tablettes et de smartphones. 

Les parents doivent prendre conscience qu'ils sont non seulement responsables légalement des actes de leurs enfants jusqu'à leur majorité, mais aussi moralement responsables de la construction de leurs valeurs, de leur résilience et de leur empathie. 

Les institutions – écoles, églises, synagogues, mosquées – peuvent apporter leur soutien, mais ne sauraient remplacer le rôle parental. Ce dont les enfants ont le plus besoin, c'est de présence : des parents attentifs, constants et engagés, qui choisissent d'écouter plutôt que de scroller, qui incarnent la responsabilité plutôt que la distraction. 

Être parent est un travail exigeant, mais c'est aussi l'investissement le plus irremplaçable pour l'avenir. La responsabilité n'est que la partie émergée de l'iceberg ; la vérité profonde est que les parents ont le privilège de façonner des vies comme aucune autre institution ne le peut, et s'ils abandonnent cette responsabilité, personne d'autre ne le fera.

 Il est désolant de constater que trop peu de voix, en politique comme dans la société plus large, partagent cette conviction ! Il est vrai que la vie moderne est très exigeante lorsque les deux parents doivent travailler pour maintenir le niveau de vie qu’ils désirent. Pourtant, il est essentiel de trouver du temps pour les jeunes qui ne peuvent compter que sur leur famille pour s'inspirer et acquérir des valeurs précieuses qui les accompagneront toute leur vie. 

Encore une fois, n’abandonnons pas ce rôle aux écrans de tablettes et de smartphones, afin que les parents puissent gaspiller un peu plus de temps dans des contenus futiles des réseaux sociaux et des écrans de télévision. Dans un prochain blog, nous verrons comment une société bien organisée et saine devrait gérer cette réalité préoccupante.

lundi, septembre 01, 2025

Cinquante ans de mariage !

C’est difficile de réaliser qu’Evelyne et moi sommes mariés, il y a un demi-siècle aujourd'hui. Je suppose que des félicitations sincères sont de rigueur pour commémorer ce moment qui allait complètement transformer nos vies et qui avait eu lieu dans mon village natal de Haute-Savoie ! 

Rétrospectivement, cela ne semble pas si lointain, mais la notion de durée est, elle aussi, victime d'inflation, surtout quand nous atteignons un âge avancé. 

À ce moment-là, je n'avais aucune idée précise de ce que serait notre vie, si ce n'est que le lendemain, en guise de lune de miel, nous prenions tous les deux la route pour Nevers, en plein centre de la France, où j'avais été promu à un tout nouveau poste chez Look. 

Donc, au lieu d'un plan parfaitement défini, nous étions projetés dans une aventure supplémentaire vers l'inconnu ! Il allait s’avérer qu’Evelyne joue un rôle déterminant en m'ancrant dans le bon sens, ce qui au cours de ces nombreuses années, m'a aidé à développer le genre de jugement qui m’a si bien servit. Nous voici donc 50 ans plus tard. 

Outre notre longévité, qu'est-ce qui a pu faire durer notre mariage, alors que tant finissent par se dissoudre avec le temps ? Comme il est bien difficile d'en dresser une liste exhaustive, c’est peut-être l'accumulation silencieuse de tous ces moments de grâce où l'on choisit la patience plutôt que l'orgueil, la gentillesse plutôt que la justesse, et la présence plutôt que la distraction. 

Ce ne sont pas seulement des joies partagées, mais aussi des tempêtes surmontées, la capacité à pardonner sans oublier et à grandir sans s'éloigner. La résilience dans un mariage ne se construit pas sur de grands gestes, mais sur la décision quotidienne de continuer à être présent, à écouter et à aimer, même lorsque l'amour ressemble moins à des feux d'artifice qu'à des tâches ménagères accomplies ensemble en silence. 

Après cinquante ans, j'en suis venu à croire que ce qui dure n'est pas la perfection, mais l'engagement, la curiosité et l'art subtil de s'intéresser à l'histoire de l'autre. C'est aussi une fusion de points de vue sur la vie, le monde, les voisins, les amis et la famille, mais pas au point de priver chacun de sa liberté de mouvement … 

Joyeux anniversaire à nous deux !

mardi, août 26, 2025

Quarante ans à Park City !

Il y a quatre décennies, nous nous installions à Park City en famille, sans savoir comment cette aventure vers l'inconnu allait se dérouler pour nous tous. Quarante ans aujourd'hui, le temps a filé à une vitesse fulgurante et nous sommes toujours profondément ancrés en ce lieu. Ma femme et moi avons passé plus de la moitié de notre vie dans cette petite ville magique !

Cette destination que nous considérons aujourd'hui comme « définitive » a fait partie de notre propre version du rêve américain, avec son lot de hauts et de bas, où les « hauts » ont largement dépassé les « bas », avec seulement une pointe de nostalgie pour des choses très « françaises » (la famille, les amis, les champignons, et c'est à peu près tout). 

Il est vrai que 250 jours de soleil par an ont contribué à cette équation et qu’en rétrospective, ce déménagement nous a été extrêmement bénéfique. Même sous le régime Trump, nous demeurons convaincus que si rester ne nous tue pas, cela nous rendra d'autant plus forts !

mercredi, juillet 23, 2025

Pas facile de garder le contact !

S'il y a quelqu’un qui sait comment maintenir le contact avec ses anciens amis et sa famille malgré la distance, le temps, la gêne et autres considérations, c'est bien moi. C'est un sujet que je maîtrise bien pour l'avoir pratiqué pendant une longue période, disons près d'un demi-siècle ! C'est l’art subtil de mélanger vulnérabilité, intentions précises, tolérance, sans oublier un bon sens de l'humour pour alléger le tout. 

Voici un bref aperçu de ma méthode. Elle commence souvent par une prise de contact intentionnelle. Je vois quelque chose de très précis, je pense à un ami et je me dis : « Tiens, Robert adorerait voir ça » et je le lui transmets sur le champ. C'est aussi souvent pour des occasions spéciales comme des anniversaires ou des dates importantes, ou même un « tu te souviens » improvisé : autant d'excellentes excuses pour briser le silence. 

Le ton reste simple et chaleureux, et mon message vise droit au cœur. Je n'hésite pas non plus à reconnaître un silence trop long, au lieu de l'éviter. Je n'ai pas besoin de m'excuser, un simple clin d'œil sincère à ce retard suffit. Surtout, je m'efforce de surmonter la gêne ou des facteurs « bizarres » pour aborder tout événement gênant qui aurait pu se produire dans le passé, comme la colère, les blessures ou l'éloignement, et j'admets ça avec un humour léger et approprié. 

Une fois une relation renouée, je laisse le temps ressouder les liens, sans forcer le cours des choses. Dans la plupart des cas, le « ciment » que j'utilise, sont des centres d'intérêt ou des souvenirs communs, des choses qui me tenaient à cœur et que j'ai partagées avec cette personne. Enfin, je n'ai pas peur de remettre en question ma vulnérabilité en expliquant pourquoi je prends contact : que ce soit par nostalgie, par désir de soutien ou par curiosité. 

L'honnêteté crée des liens et ôte la gêne du processus : « Je ne savais pas comment prendre contact, mais je ne voulais pas te perdre de vue ! » N'oubliez pas que rester en contact avec les autres compte parmi nos meilleurs remèdes préventifs. Si vous tenez à vos relations et souhaitez raviver les anciennes, suivez ces conseils. Au moins essayez !

mardi, décembre 31, 2024

Réveillon du Nouvel An, 1974 ...

Il y a juste cinquante ans, je passais le réveillon du Nouvel An avec des amis au « Neige et Roc », un restaurant populaire et parfaitement situé en face de la gare de départ du téléphérique d'Avoriaz, aujourd’hui disparu. La nourriture n'y était pas exceptionnelle, mais j'y avais mangé fréquemment en raison de son emplacement incontournable. 

Mes compagnons de table étaient des moniteurs de ski d'Avoriaz avec leurs femmes et leurs copines et comme j'étais à la fin de mes quatre premiers mois hors de l'école de ski, dans mon nouveau poste de directeur de course chez Look, j'étais heureux de revoir mes anciens collègues et de me remémorer les bons moments passés ensemble. 

Présente à ce dîner en qualité de belle-sœur d'un de mes amis, se trouvait Evelyne, une jeune femme qui deviendrait mon épouse l'année suivante, et aujourd'hui, nous sommes sur le chemin de notre cinquantième année ensemble. 

C’est vrai, nous approchons de nos « Noces d’or », un exploit presque remarquable à notre époque, en tout cas l’indication d’un lien profond et durable fondé sur l’amour, le respect, la résilience et l’engagement. 

Une chronologie qui montre notre capacité à avoir traversé ensemble les hauts et les bas de la vie, à avoir pardonné, fait des compromis et maintenu notre relation contre vents et marées. 

C’est aussi une vie d’expériences partagées, de souvenirs et de croissance, faite de joies, de chagrins, de triomphes et de défis qui ont façonné notre vie commune d’Avoriaz à New York, jusqu’à Park City. 

Bien sûr, nous espérons que ces 50 ans de mariage iront au-delà de nos vies en inspirant nos enfants, notre petit-fils et les générations futures vers l’espoir et la possibilité d’une vie commune durable …

mardi, décembre 03, 2024

Quelques jours dans le désert …

Pour Thanksgiving, notre petite famille, six d’entre nous, s’est réunie à St. George, une petite ville du sud de l’Utah, pour passer ce long week-end ensemble, ce qui est devenu une tradition annuelle. 

Notre fille est venue depuis Washington tandis que notre fils, sa famille, ma femme et moi avons conduit depuis le nord dans des voitures séparées et sur des routes extrêmement surchargées. 

Nous nous en sommes tous bien sortis et avons eu la chance de profiter d’un magnifique ciel bleu pendant tout notre séjour, seules les températures arctiques n’étaient pas de la partie pour cette région en bordure de l’Arizona, allant de -2 le matin à 13 degrés l’après-midi. 

Un peu moins froid que Park City, mais guère mieux ! 

Cela dit, cet endroit en plein désert est absolument unique, magnifique en fait, encadré de falaises rouges de tous les cotes, le tout souligné de neige fraîche sur les sommets avoisinants ! 

Nous avons séjourné à St. George a de nombreuses occasions, et cette fois ci, nous avons exploré certaines zones connues pour leurs pétroglyphes Anasazi, dont certains se trouvent dans un de ces “canyon étroits” typiques dans cette region et seulement accessibles au prix d’escalades et autres acrobaties un terrain tortueux et assez accidenté !

mardi, novembre 05, 2024

Enfin, une visite de la famille !

Seuls mon père et ma mère sont venus nous voir aux États-Unis au cours des 47 années pendant lesquelles nous avons vécu ici. D’abord, mon père et ma mère une fois à New York, et ma mère à deux reprises à Park City. 

Ce sont les deux seuls membres directs de notre famille à avoir fait l’effort de venir nous voir. C’était jusqu’à ce que mon neveu Yves décide de nous rendre visite la semaine dernière avec sa femme Anne-Lise et leur fille Victoria, après un voyage à travers la Floride, puis à Las Vegas et dans nos parcs nationaux du sud de l’Utah.

Après avoir dîné avec notre fils et sa famille tout près de Salt Lake City le soir d’Halloween, nous avons essayé de leur montrer le plus possible de Park City pendant les deux jours où ils étaient avec nous. 

Nous avons passé d’excellents moments ensemble et nous les avons totalement convaincus du caractère unique de Park City. D’après ce que nous avons pu en déduire, ils reviendront probablement dans quelques années s’installer définitivement dans notre ville !

mardi, août 27, 2024

Bientôt 40 ans à Park City

Hier, cela faisait juste 39 ans que notre famille arrivait à Park City à la fin de l’été 1985 et nous entamons maintenant notre quatrième décennie dans cette communauté. Rétrospectivement, ce fut un changement couronné de succès, mais aussi une décision plutôt audacieuse dans le sens où je quittais un bon emploi et nous quittions une charmante maison sur la côte Est pour un avenir incertain dans l’Ouest.

Bien que notre fille fut trop jeune pour l’apprécier, ma femme et mon fils de 6 ans détestaient tous les deux cet endroit désertique et dépourvu d’arbres ; il leur faudrait au moins un an pour s’y habituer. Aujourd’hui, tous deux, autant que moi, adorent vivre en Utah. 

Cette étape illustre également le pouvoir des rêves ou l’atteinte d’objectifs. L’un des miens était précisément de « posséder une maison contemporaine dans la meilleure partie des Rocheuses ». Je crois y être parvenu !

jeudi, mai 30, 2024

Distance et relations

Ma femme et moi vivons loin de nos familles et de nos vieux amis depuis plus de 47 ans. Par loin, nous entendons un continent à part, séparé par un océan. Toutes nos familles et amis étaient et sont toujours en France. Récemment, nous réfléchissions à la manière dont cet éloignement affecte nos liens et entraîne une mixture de bon et de mauvais. 

Si on commence par le côté négatif, c’est la vérité absolue qu’en étant séparés, on se soucie beaucoup moins les uns des autres. Parlez du classique « Loin des yeux, loin du cœur » et de ses implications. Il est certain que le manque de contacts personnels fréquents affaiblit les liens et rend plus difficile le maintien de relations étroites, car la routine quotidienne, les petits événements, les épisodes familiaux, le bon et le mauvais, ou même les étapes importantes, sont trop souvent manqués.

Ensuite, il y a toutes les difficultés liées aux communications. Cela a été particulièrement difficile au cours de nos 20 premières années en Amérique avant Internet, car les communications téléphoniques étaient encore très coûteuses et le langage corporel et les interactions spontanées manquaient de nous donner une image complète de ce qui se passait. Les conflits, les malentendus ou les problèmes familiaux n'étaient pas non plus aidés par la distance. De plus, nos enfants ont beaucoup manqué de liens et d’interactions avec leurs grands-parents. 

Du côté positif, l’éloignement de nôtre famille nous a aidés à grandir de manière indépendante, nous permettant d’établir nos propres vies et identités. Vivre dans un pays différent a également été très enrichissant car cela nous a exposé à une culture différente, une autre langue et d'autres expériences, élargissant ainsi notre compréhension du monde. On dit que la distance peut rendre les cœurs plus affectueux, mais cela ne semble pas avoir été le cas avec nos familles respectives. 

Enfin, la technologie actuelle comble en partie le fossé : Internet, les diverses applications et médias sociaux nous aident à rester connectés et à partager des expériences malgré la distance physique. Au-delà de cela, maintenir la vitalité de la relation demande beaucoup d’efforts et d’attention de la part de l’expatrié (c’est-à-dire de la nôtre) car le reste de la famille ne comprend pas ou ne ressent pas autant la séparation. 

Bien sûr, les coûts de transport sont un obstacle supplémentaire ; nous avons toujours dû tout prendre en charge, et « l'autre partie prenante » pouvait rationaliser : « Nous n'avons pas pris la décision de déménager à l'étranger, donc cela n’a pas à être notre problème d'aller les voir … » C'est pourquoi je fais tout ce que je peux pour maintenir un contact régulier, avec des appels téléphoniques, des vidéos ou des messages en ligne pour rester connecté. 

Le seul problème, c’est que beaucoup de membres de ma famille et d’amis de mon âge ne sont pas à l’aise avec la technologie, ou n’ont guère le réflexe de prendre le téléphone et de nous appeler. Cela a un impact énorme sur nos échanges. Il y a bien sûr des visites que nous faisons régulièrement malgré un manque flagrant de visites réciproques de nôtre famille et de la majorité de nos amis. 

Alors, vous l’avez compris, à nous, expatriés de rester proactifs et de faire constamment l’effort d’entretenir les bonnes relations, malgré la distance …

lundi, avril 29, 2024

Qu'est-ce qui fait revenir Marcel Hirscher ?

J’étais surpris mais pas vraiment choqué d’apprendre que Hirscher, qui a pris sa retraite en 2019 alors qu’il était le meilleur skieur alpin masculin du monde, envisageait de revenir à la compétition la saison prochaine pour le compte des Pays-Bas. 

Comme beaucoup d’autres passionnés de ski, je doute qu’à 35 ans, ce soit facile pour lui, d’autant plus qu’il est classé 300e en slalom et 777e en slalom géant, donc ma principale question est pourquoi faire ça en premier lieu ? Il prétend que c’est sa passion pour le sport, quelque chose en quoi je peux croire jusqu’à un certain point. Serait-ce une question d'argent ? 

A la fin de sa carrière, Marcel Hirscher gagnait 2 millions d'euros par an, ce qui n'est pas une petite somme pour un skieur. Lorsqu'on arrête de courir au niveau qu'il avait, l'argent peut couler très rapidement dans la mauvaise direction, surtout si vous envisagez de créer votre propre marque de ski, d'acheter une usine pour les fabriquer et d'être confronté à des exigences financières sans fin. J’imagine que désormais Red Bull paie les factures, mais sa fortune personnelle s’est peut-être pas mal dégonflée, ce qui n'est jamais une sensation réconfortante.

Il y a aussi la nature addictive du show-biz qu’est devenu le sport de nos jours. La montée constante d'adrénaline, l'adulation des fans, le statut de célébrité et tous les avantages qui y sont attachés. Ensuite, il y a les problèmes familiaux. Il s'est séparé en 2021 de sa femme après treize ans de vie commune et après eu deux enfants, ce qui lui coûtera autant émotionnellement que financièrement. 

Rejoindre le ski de compétition pourrait être un bon moyen de combler ce vide important qui s’est produit dans la foulée de Covid. Quoi qu’il en soit, ce que je veux dire, c’est qu’il y a bien plus que la simple « passion » pour le sport impliquée dans la décision qu’a prise le grand champion. Je lui souhaite bonne chance et j’espère qu’il pourra atteindre à nouveau le sommet qu’il recherche !

dimanche, octobre 15, 2023

Belle journée en famille

Ce jour-là, j'ai passé beaucoup de temps assis autour d'une table, à manger et à discuter, d'abord avec ma sœur et son mari qui sont un peu plus âgés que moi, mais restent toujours très actifs et en assez bonne santé. Ils adorent travailler dans leur immense potager, ce qui laisse peu de temps à mon beau-frère de s’adonner à ce qu'il aime le plus : aller en forêt pour ramasser des champignons ! 

Plus tard, nous sommes retournés pour la soirée près de Genève où nous avons été invités à dîner par ma nièce, ses deux enfants et les conjoints de chacun.

Même si le bon dîner a duré plus longtemps qu’initialement prévu et les conversations qui ont suivi nous ont fait rater de loin notre « heure du lit », notre heure tardive de départ qui nécessitait une heure de route supplémentaire pour revenir, se retrouver tous ensemble en valait vraiment la peine et les deux repas étaient totalement inestimables. 

Dans les deux cas, un grand moment de joie, d’appréciation, de rire et un flux d’énergie positive nous ont laissé une belle expérience positive.

samedi, septembre 02, 2023

Anniversaires à gros chiffres

Pour ma femme et moi, hier était un grand jour puisque c'était notre 48ème anniversaire de mariage ! Alors que nous nous rapprochons des « 50 ans » dans deux ans, si Dieu le veut, bien sûr, nous regardons le chemin parcouru ensemble au fil des ans. 

Cela a commencé avec notre immigration aux États-Unis en 1977, moins de deux ans après notre mariage, avec les difficultés pour mon épouse de devoir apprendre l'anglais, s'adapter à une culture totalement différente et supporter mes fréquents voyages professionnels. 

Dès le départ, ces circonstances n’ont pas facilité sa vie. Non seulement sommes-nous restés mariés jusqu’à présent (ce qui n’est pas forcément évident), mais avons eu également beaucoup de chance d’élever deux enfants formidables qui nous ont apporté autant de fierté que de satisfaction. De ce seul point de vue, les sacrifices antérieurs en valaient largement la peine. 

Dans l’ensemble, nous sommes aussi restés en très bonne santé, constamment actifs et avons bénéficié d’une merveilleuse qualité de vie. Nous passons également beaucoup de temps ensemble et faisons des tas de choses que nous aimons en compagnie l’un de l’autre.

Nous ne pouvons qu'espérer que notre santé continuera à être bonne, nous laissera prendre le taureau (ou le bison dans ce cas) par les cornes encore longtemps, en nous permettant de profiter de nos années de retraite et, dans 24 mois, de passer le cap des noces d'or et d’aller encore plus loin !

lundi, août 21, 2023

Gros déménagement, trente-huit ans déjà !

Le 21 août 1985, un gros camion de déménagement quittait notre maison de Chappaqua, tout près de New-York, emportant tous nos biens vers Park City, tout là bas en Utah. Cela allait être notre seul grand déménagement sous une forme familière à tant de foyers américains.

Au même moment, ma femme et nos deux enfants s’entassaient à bord de notre berline, prêts pour ce long voyage. 

Juste avant de partir, nous avons dîné tôt chez nos voisins, la famille Chan-Noris, qui pour l’occasion nous avait servi un beau plat de pâtes et je me souviens que notre fils Thomas avait vomi son repas sur la bretelle d'entrée de l’autoroute I-80 dans le Bronx, commençant ce long périple routier de façon plutôt alarmante ! 

Nous avions confié le petit break de mon épouse à des inconnus disposés à le conduire à plus de 3200 kilomètres de là, comme cela se faisait assez couramment à l'époque. Ces chauffeurs devaient débourser une caution de 100 dollars à une de ces sociétés qui organisaient ce genre de transferts. 

Ils partaient avec un plein d'essence complet et toutes les instructions nécessaires pour amener le véhicule à bon port. Avec un peu de chance, environ une semaine plus tard, une fois arrivés à destination, ils nous remettraient les clés de l’auto et récupéreraient leur caution. 

Ma femme était vraiment triste de quitter notre belle petite maison nichée dans les arbres de la banlieue nord de New-York, ne sachant trop si la vie à Park City serait aussi cool que je l'avais promis. Heureusement, au final, elle aime tellement notre petit coin de paradis qu'elle déclare aujourd'hui, haut et fort,qu'elle ne le quittera jamais !

mardi, janvier 10, 2023

Annie Lanvers, 1943-2013

Ma belle-sœur Annie est décédée ce dimanche. Elle avait rencontré mon frère Gaston au cours de l'hiver 1973, lorsqu'elle était venue comme institutrice avec sa classe de neige depuis Paris, pour le mois des ski traditionnel à Morzine. 

Ils se sont mariés en septembre 1973 et Annie a obtenu un poste d'enseignante dans l’école primaire qui venait juste d’ouvrir à Avoriaz, pour prendre en charge une poignée d'enfants résidant la-haut, avant d'être nommée plus tard à Morzine, une communauté plus traditionnelle, juste au pied de la falaise. 

Annie était une citadine qui a dû s'adapter par force au mode de vie rude et rural de mon village natal de Montriond. Je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de la connaître assez bien étant donné que j'ai quitté ce lieu en 1974 et la France en 1977. Du coup notre relation a toujours été cordiale mais pas vraiment proche. 

Au cours de ces dernières années, Annie a rencontré de terribles problèmes de santé, d’abord avec un diagnostic de sclérose en plaques, ensuite un cancer du poumon extrêmement sévère et enfin d’horribles souffrances attribuables à une chute dans sa cuisine. De plus, elle a dû accompagner son mari Gaston à travers sa très longue et difficile maladie pulmonaire, jusqu'à sa mort en août 2020.

Ma dernière communication avec elle fut un appel au secours ; fin décembre, se trouvant seule chez elle, elle était tombée et avait besoin d’aide. Des circonstances spéciales m’empêcheront de me rendre à ses funérailles vendredi, mais je serai vraiment présent en pensée et mesurerais au vide qu’elle laissera auprès de sa petite fille Victoria, d’Yves, son fils et de nous tous.

mardi, janvier 03, 2023

Rapprochement annuel

J'ai beaucoup apprécié ces fêtes, car j'ai enfin atteins la barre des 75 ans et j’espère être devenu un peu plus sage après cela. 

Notre petite famille s’est également réunie et j'ai contacté tous mes amis du monde entier et la plupart d'entre eux ont crié « Présent ! » lors de cet appel annuel, que ce fut par téléphone, par vidéo, par e-mail ou par SMS, et tout cela m'a fait un immense plaisir.

Rester en contact demande un petit effort collectif, et j'aimerais que la plupart de mes amis qui ne m’ont pas encore donné de leur nouvelles découvrent le plaisir de prendre quelques courts instants pour donner signe de vie et apprécier les liens spéciaux qui nous unissent, où qu'ils puissent se trouver sur notre planète ouverte et si bien connectée !

samedi, septembre 10, 2022

La reine Elizabeth et ma mère

Ces deux femmes très importantes partagent une chose : L’âge de leur mort à 96 ans. 

Toutes les deux n'ont pas choisi leur destin préétabli. Ma mère est née dans une vallée alpine pauvre et isolée de Haute-Savoie, avec peu d'espoir quand à ses perspectives d’avenir, tandis qu'Elizabeth a eu beaucoup plus de chance en se retrouvant avec une cuillère en or massif fourrée dans sa bouche dès le départ. 

Ce n'était la faute d'aucune des deux, c'était juste la façon dont les cartes leur avaient été distribuées. Ma mère a travaillé très dur physiquement, n'a jamais connu de répit s'est démoli le corps à force de travail et a eu son esprit baignant constamment dans de gros soucis liés à sa survie et celle de sa famille. 

Son homologue britannique était cocoonée, entièrement prise en charge et a pu prétendre diriger un Empire pendant un certain temps, mais sans aucun mérite personnel. 

Ma mère aimait ses trois enfants alors que le monarque pouvait à peine les toucher et leur montrer l’amour qu’elle portrait pour eux. Le pauvre Charles a du attendre qu’il soit à moitie mort pour accéder au trône. Quelle vacherie !

Ma mère était anonyme pendant que la reine était célèbre, mais à la fin, elles sont toutes les deux devenues parfaitement égales, ce qui en dit long sur les choses stupides que les humains inventent pour hisser certains d'entre eux au-dessus de tout alors qu'en fait, l’ultime issue de la vie nous rend tous égaux.

mardi, juin 28, 2022

Perdus et Isolés par la technologie

Alors que nous faisions notre promenade de fin de journée, nous sommes tombés sur deux voisins âgés que nous n'avions pas vus depuis longtemps. Elle a 82 ans, lui 88. Ils font du mieux qu'ils peuvent pour sortir mais sont visiblement beaucoup moins alertes que la dernière fois que nous les avions vus et cheminent maintenant beaucoup plus lentement. 

Nous nous sommes mis à bavarder et ils nous ont expliqué que le nouveau téléviseur Sony qu'ils avaient acheté il y a quatre mois pour leur grande piece du bas ne fonctionnait pas du tout. Ils ont dit l’avoir acheté chez Best Buy, un magasin d’audio visuel, et que les installateurs n'avaient pas pris la peine de s'assurer qu'il fonctionnait après l'avoir accroché au mur. 

J'ai proposé de les aider et me suis vite retrouvé chez eux à tenter sans succès de le faire fonctionner. En bref, je leur ai demandé « Où est le décodeur ? » car je ne pouvais pas le localiser. J'ai ensuite appelé Xfinity, le prestataire de service, pour expliqué la situation. Après 34 minutes d'attente au téléphone, j'ai finalement eu une technicienne à qui j’ai expliqué de la situation. 

Elle m'a demandé de vérifier les deux autres téléviseurs de la maison et de localiser leurs boîtiers respectifs, chose que j'ai trouvé facilement, et en ce qui concerne le nouveau téléviseur, je n’ai vu aucune prise HDMI connectée à celui-ci. 

Ensuite, le couple m'a expliqué qu'ils avaient donné l'ancien téléviseur à une association caritative ou à un service de débarras, qui devait également avoir retiré la boîte qui se trouvait accrochée au téléviseur.

Conclusion, pendant ces quatre mois, le couple a reçu plusieurs visites de leurs enfants et petits-enfants qui ont essayé en vain de faire fonctionner ce téléviseur, mais personne n'a pris l'initiative, ou a eu la présence d’esprit de faire quelque chose ou d'appeler quelqu’un et de résoudre le problème. 

Une histoire assez pathétique sur la façon dont les enfants traitent leurs aînés !

mercredi, mai 25, 2022

Quand je repense à mon père ...

À mon immense regret, je n'ai jamais passé de temps en tête-à-tête avec mon père. Je suppose que j'avais peur de lui et de mes parents en général. Il n'y avait donc jamais aucune occasion pour un dialogue proche ou détendu. 

Ce ne sont guère que les remarques correctives et méchantes qui m'ont été faites qui ont caractérisé notre relation. En résumé, toute communication, quand il y en avait, était majoritairement négative et rien n'encourageait un échange agréable. 

En conséquence, nous avons passé toute la période de ma jeunesse, où j’étais encore à la maison, à nous ignorer et maintenant que j'y repense, je trouve cela affreux. 

Je ne me souviens pas que mon père m'ait jamais battu, peut-être une ou deux fessées, actes qui étaient parfaitement acceptées à l'époque, mais surtout ce qui m’a le plus marqué étaient ses éclats de colère dirigés contre des choses que je n'ai pas bien faites et surtout, son regard désapprobateur et fâché le reste du temps. 

Les seuls moment où nous étions vraiment ensemble, étaient quand nous triions les myrtilles de leurs feuilles pendant la récolte, à l'aide d'un souffleur en bois conçu pour le blé, et aussi une fois où je l'avais conduit à Annecy pour y voir un cardiologue. Mais même dans ces situations, il n'y a jamais eu de communication significative, je l'aurais bien accueillie, mais je n’en attendais pas temps. 

Pour sa défense, je présume que mon père n’a fait que répéter ce qu’il avait déjà du observer et subir avec mon grand-père paternel.Cette mauvaise relation est restée une partie très sombre et fort regrettable de mon éducation, de mon expérience et des souvenirs que j’ai gardé de mon père ...

 

lundi, janvier 17, 2022

La responsabilité du guide à ski

Quand je skie avec mon petit-fils et que je l'emmène dans des endroits un peu difficiles, je me sens très responsable et, c'est compréhensible, parfois fort inquiet. 

Cela s'est produit dimanche, lorsque nous avons gravit le sommet de Jupiter Peak. 

Quand nous y sommes arrivés après trente minutes de marche, nous y avons trouvé une petite foule de skieurs et snowboardeurs qui se reposaient, devrais-je plutôt dire, hésitaient à sauter le pas, dans le couloir de la Machette, bien couvert de neige dure mais assez lisse. 

Il n'y a pas de grand danger en cas de chute, mais cela pourrait être une longue et tumultueuse glissade et je ne veux pas que mon petit-fils en fasse les frais et l’expérience ! 

Au début, je voulais tourner une vidéo de la descente, mais j'ai vite compris qu’il fallait mieux que je l’accompagne dans sa première tentative. 

Tout s'est bien passé et il a bien descendu le couloir. La prochaine fois, on tournera un clip !