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jeudi, juillet 18, 2024

Ces chers implants dentaires (suite)

Si les implants sont une invention formidable, ils ne sont pas bon marché. C’était encore plus le cas à leurs débuts ; un marché minuscule pour une pièce toute petite et précise en alliage de titane, ainsi qu’une procédure délicate et par étapes, expliquent leur prix élevé au tout début de la procédure et encore aujourd’hui. 

Leur popularité croissante n’a pas eu d’impact énorme sur leur coût et, ayant subi ce genre de traitement au cours des 4 dernières décennies, je serais le premier à dire que leurs prix ont grimpé plus vite que l’inflation, malgré certaines économies d’échelle. Aujourd’hui, le marché mondial de ce produit et de cette procédure représente environ 5 milliards de dollars, avec quelque 5 millions d’unités installées. 

Aux États-Unis, le coût de l’implant seul se situe entre 1 500 et 3 500 dollars, auquel il faut ajouter une couronne, ce qui fait monter la facture de l’ensemble de 2 500 à 5 000 dollars. Cela n’inclut pas la greffe osseuse qui peut coûter entre 500 et 1 500 dollars. C’est quand même beaucoup d’argent !

Certes, les discounteurs de réputation plus ou moins sérieuse peuvent afficher des prix d’appel très bas qui ne sont jamais réels (voir le panneau d’affichage). L’Europe occidentale est considérablement moins chère, mais toujours élevée. 

En France, un implant et une couronne coûtent entre 1 500 et 2 500 dollars, mais la Hongrie et la Turquie voisines offrent des prix nettement meilleurs (du moins sur le papier). Il en va de même en Amérique avec le Mexique et le Costa Rica, ou la Thaïlande et l’Inde si l’on vit dans un pays asiatique où le traitement coûte cher. 

La forme de tourisme médical qui est souvent suggérée dans ces cas n’est cependant pas la panacée. Il faut 3 à 4 mois pour qu’une greffe prenne racine, le même temps pour que l’implant soit prêt à recevoir la couronne, il faut donc ajouter plusieurs voyages, des billets d’avion coûteux, des séjours à l’hôtel et tous les frais qui vont avec pendant que se déroule ce processus, sans parler du fait de croiser les doigts en espérant que tout se passera comme prévu, sans accroc. 

Bien sûr, des vacances peuvent être intégrées dans ce laps de temps, mais c’est loin d’être aussi simple qu’il y paraît. Comme toujours, les patients en auront pour leurs sous !

lundi, avril 29, 2024

Qu'est-ce qui fait revenir Marcel Hirscher ?

J’étais surpris mais pas vraiment choqué d’apprendre que Hirscher, qui a pris sa retraite en 2019 alors qu’il était le meilleur skieur alpin masculin du monde, envisageait de revenir à la compétition la saison prochaine pour le compte des Pays-Bas. 

Comme beaucoup d’autres passionnés de ski, je doute qu’à 35 ans, ce soit facile pour lui, d’autant plus qu’il est classé 300e en slalom et 777e en slalom géant, donc ma principale question est pourquoi faire ça en premier lieu ? Il prétend que c’est sa passion pour le sport, quelque chose en quoi je peux croire jusqu’à un certain point. Serait-ce une question d'argent ? 

A la fin de sa carrière, Marcel Hirscher gagnait 2 millions d'euros par an, ce qui n'est pas une petite somme pour un skieur. Lorsqu'on arrête de courir au niveau qu'il avait, l'argent peut couler très rapidement dans la mauvaise direction, surtout si vous envisagez de créer votre propre marque de ski, d'acheter une usine pour les fabriquer et d'être confronté à des exigences financières sans fin. J’imagine que désormais Red Bull paie les factures, mais sa fortune personnelle s’est peut-être pas mal dégonflée, ce qui n'est jamais une sensation réconfortante.

Il y a aussi la nature addictive du show-biz qu’est devenu le sport de nos jours. La montée constante d'adrénaline, l'adulation des fans, le statut de célébrité et tous les avantages qui y sont attachés. Ensuite, il y a les problèmes familiaux. Il s'est séparé en 2021 de sa femme après treize ans de vie commune et après eu deux enfants, ce qui lui coûtera autant émotionnellement que financièrement. 

Rejoindre le ski de compétition pourrait être un bon moyen de combler ce vide important qui s’est produit dans la foulée de Covid. Quoi qu’il en soit, ce que je veux dire, c’est qu’il y a bien plus que la simple « passion » pour le sport impliquée dans la décision qu’a prise le grand champion. Je lui souhaite bonne chance et j’espère qu’il pourra atteindre à nouveau le sommet qu’il recherche !

mardi, mai 23, 2023

Parmi ses alliés, qui aide le plus l'Ukraine ?

Ma femme m'a demandé qui, en dehors des États-Unis, donne le plus à l'Ukraine pour soutenir sa lutte contre l'envahisseur russe ? 

J’ai répondu que je n'étais pas sûr de la contribution des autres pays. J'ai fait des recherches et j'ai découvert qu'en février 2023 (il y a environ 3 mois), un total de 144 milliards d'euros (150 milliards de dollars) avaient été promis par 16 pays, les États-Unis partageant environ la moitié du fardeau avec un 73,2 milliards d'euros (75 milliards de dollars) en contribution. 

Pas mal pour un pays aux prises avec plus de 31 000 milliards de dollars de dette publique ! Pendant ce temps, les institutions et les pays européens ont promit une aide combinée de 54,9 milliards d'euros à l'Ukraine, l'Allemagne fournissant le montant le plus élevé. La France ne s’est pas trop foulée.

L’Allemagne et la France étant membres de l'Union européenne, leurs engagements individuels sont estimés en utilisant les contributions de chaque pays au budget global de l'UE et les parts dans la Banque européenne d'investissement. 

Pour garder les choses en perspective, et sur la base du produit intérieur brut de chaque pays, les voisins de l'Ukraine sont les plus généreux. L'Estonie et la Lettonie ont chacune envoyé une aide totalisant plus d'un pour cent de leur PIB. La Lituanie, la Pologne et la Bulgarie se distinguent également parmi les plus élevées en termes de part du PIB. 

La Suisse, pays très riche, n’a engagé qu’une aide représentant 0,03% de son PIB, le plus bas des pays européens, ce qui montre bien qu’elle ne veut froisser ni Poutine, ni ses riches oligarques, tandis que pour les États-Unis l’engagement se monte à 0,37% du PIB.

dimanche, mai 21, 2023

Religion mormone : secte ou arnaque ?

En 2019, David Nielsen, un gestionnaire en fonds d'investissements pour le compte l'Église mormone, est sorti de son silence et est devenu lanceur d’alerte auprès des l'administration américaine des impôts, en affirmant que sous le couvert de « charité », l'organisation avait violé le statut d'exonération fiscale de l'église en dirigeant des fonds provenant des dons de ses membres pour renflouer ou faire des investissements dans des entreprises liées à l'église. 

Il y a une semaine, l'émission d’actualités de la chaîne CBS « 60 minutes » (voir vidéo ci-après, malheuresment en anglais) interviewait Nielsen et j'ai appris que chaque année, les dirigeants mormons perçoivent environ 7 milliards de dollars de contributions en provenance de leurs 17 millions de membres qui doivent ainsi débourser 10 % de leurs revenus. 

Cet argent est utilisé pour payer les frais généraux de l'église, construire des temples et payer des tas d'autres choses. L'argent restant, sois-disant autour d’un milliard de dollars par an, est placé dans le fonds de réserve Ensign Peak et a ainsi augmenté au fil des ans pour atteindre aujourd’hui 130 milliards de dollars. 

C'est beaucoup d'argent étant donné que contrairement à d'autres organisations à but non lucratif, les organisations religieuses n'ont pas à divulguer toutes le détail de leurs informations financières aux impôts. Même s'ils le pouvaient, il y aurait de nombreuses façons de cacher des distributions illicites de fonds, par exemple aux dirigeants religieux, mais avec cette disposition, il suffit juste d’imaginer ce qui doit se passer sous le couvert de la confidentialité. 

Comme je l'ai déjà dit, toute religion est irrationnelle, mais la doctrine mormone va plus loin et appartient au domaine de l'absurde. Ainsi, alors que les fidèles payants subissent un lavage de cerveau depuis leur plus tendre enfance, il est facile d'imaginer que les dirigeants de l'église puissent être tentés de vouloir « se servir » pour se récompenser de leur travail … 

Le mormonisme est en fait être une énorme machine à faire des sous et, on le devine, à enrichir certains de ses cadres, et c'est pourquoi il fait autant de prosélytisme. On dit que le soleil est le meilleur désinfectant, mais en l'absence de transparence il est permit d’envisager toutes les possibilités … 

samedi, décembre 31, 2022

Extraction de pourboires à l’américaine

Jeudi dernier, nous avons bravé les foules de skieurs pour aller skier avec ma fille et son copain. Pour éviter l'encombrement typique de nos restaurants d'altitude, nous avons décidé de faire une pause déjeuner juste avant midi. 

C'était un restaurant self-service à la station de ski dans lequel nous avons du nous battre pour nous-mêmes et par nous-mêmes afin de dénicher une rare table pour s’y asseoir et à part d’avoir commandé notre nourriture au comptoir et de la payer à la caisse, l'interaction avec le personnel était nulle et n'était simplement pas au rendez-vous. 

La nourriture était abondante mais de qualité passable, et lorsque j'ai payé l'addition avec ma carte, on m'a présenté le terminal qui suggérait de laisser un pourboire dans un pourcentage variable et aussi l’option de ne pas en laisser un.

Je n'aime pas ce genre d'options qui se généralisent désormais partout où je vais, car je me sens obligé de laisser quelque chose en échange d'un service non-existant ou une prestation médiocre en terme d'expérience vécue, donc, j'ai finalement décidé de ne rien laisser. 

Au bout du compte, lorsque j'ai demandé le reçu à la caissière, elle m'a dit que son terminal n'était pas en mesure d'en imprimer un. Je me suis dit « Merci pour rien ! » et suis partis sans culpabiliser.

mercredi, novembre 09, 2022

Baisse de la natalité, IA, robots et économie

Beaucoup de soi-disant économistes déplorent la faible natalité qui est en train de se propager dans les pays développés et particulièrement, avouons-le, dans la race blanche. 

Ils prétendent qu'il n'y aura pas assez de mains pour s'occuper des baby-boomers vieillissants et prendre en charge tous les travaux humbles et sales que personne ne veut faire, mais ils ne parviennent pas à répondre à la diminution du besoin de main-d'œuvre alors que nous entrons une ère sans précédent au cours de laquelle intelligence artificielle et robotique vont se développer exponentiellement, diminuant ainsi les besoins en main-d’œuvre humaine.

Ils semblent aussi ignorer aussi qu'avec le large flot d’information en tous genre et en particulier tout ce qui concerne la vie des gens riches et célèbres, personne ne veut plus travailler pour des cacahuètes. 

Donc, pour que les sociétés puissent survivre dans tous ces pays aisés il va falloir faire de sacrés efforts et offrir des salaires décents aux couches inférieures du marché du travail, ou accepter que d’avantage de non-blancs entrent dans leurs pays et travaillent pour des salaires plus bas que le autochtones, en tout cas au départ, si elle ne veulent pas que tout s’effondre. 

Cela signifie que la société devra aplanir ses différences socio-économiques, les riches et les gens plus aisés devront commencer à se serrer la ceinture, arrêter leur extravagances et l’affichage éhonté de leur richesse, tout en améliorant les conditions de ceux qui font le travail que personne d'autre ne veut toucher ...

mercredi, septembre 09, 2020

Tapie, le Trump français ?

Lors de la Primaire Républicaine de 2016, Trump avait fait son entrée éclatante sur la scène politique américaine. 

Au début, nous avions trouvé son petit spectacle assez divertissant, mais très vite notre amusement s'est transformé en cauchemar, surtout lorsqu'il est entré à la Maison Blanche. Lors des primaires, j'avais dit à ma femme: « Trump est la version américaine de Bernard Tapie ! » 

Je ne m’était pas trompé, et entre Trump, Tapie et Berlusconi, ces trois hommes partagent beaucoup de points communs en tant qu’escrocs, politiciens véreux, propriétaires d'équipes sportives et artistes du show-business.

Contrairement à Trump, Tapie est né dans des conditions modestes et c'est probablement pourquoi il n’a jamais pu parvenir à la présidence de la république française. 

Fait intéressant, Tapie a bâti sa fortune et sa réputation en s'attaquant aux entreprises en faillite dans les années 1980. En règle générale, à cette époque, il faisait l’acquisition d’une société pour un franc symbolique, achetait la dette à titre personnel, dont la plus grande portion était souvent détenue par une banque contrôlée par l'État pour cinq pour cent de la valeur totale. 

Tapie ramenait alors la créance au montant initial de la dette, cette fois lui appartenant, truquait astucieusement la comptabilité et finissait toujours par trouver un imbécile peu avertit pour racheter le tout, un plus tard, pour un somme énorme. 

Voici du reste quelques exemples : 

  • La Vie Claire (épicerie bio) achetée en 1980 pour 1 franc et vendue (seulement) 10 millions de francs à Distriborg en 1995. 
  • Terraillon (pèse-personne) acheté en 1981 pour 1 franc et revendu 125 millions de francs à Measurement Specialties en 1986. 
  • Look (fixations de ski) achetée en 1983 pour 1 franc et vendue 260 millions de francs aux montres Ebel en 1988. 
  • Testut (balances) acheté en 1983 pour 1 franc et vendu par les liquidateurs de la banque du Crédit Lyonnais à Mettler-Toledo en 1999 (montant non divulgué par le gouvernement). 
  • Wonder (piles ménagères) achetées en 1984 pour 1 franc et vendues 470 millions de francs à Ralston en 1988. Donnay (raquettes de tennis) acheté en 1988 pour 1 franc et vendu 100 millions de francs à une agence gouvernementale belge en 1991, etc. 

Tout au long du chemin, Tapie était de mèche avec François Mitterrand, qui a utilisé l'argent des contribuables pour annuler les dette bancaire accumulées par toutes ces faillites. 

Ce n’était bien sûr que le début de la carrière mouvementée de Tapie, qui allait passer par personnage de télévision, a propriétaire d’équipes sportives, preneur d’otage pour Adidas, homme politique, taulard et même comédien. 

À ce jour, le coté populiste de Tapie reste toujours assez bien vu par un bon nombre de français, malgré un cheminement pas très catholique sur le chemin de la gloire. 

Comme vous pouvez le voir, Trump a encore du chemin à parcourir avant de rattraper mon (affreux) compatriote !

lundi, juin 10, 2019

Cette spirale ascendante qui aspire l’Amérique

L'argent est tout en Amérique. Il en faut énormément si vous voulez poursuivre le rêve américain.

Cela veut dire que vous travaillerez bien plus, encore plus longtemps et que vous essaierez de devenir le meilleur dans votre spécialité pour gagner tout cet argent dont vous avez besoin.

Quand vous en aurez plus, vous pouvez acheter d’avantage de biens, essayer de maximiser votre achat en empruntant juste un peu plus que prévu, et bien entendu, travailler encore plus fort pour équilibrer les comptes.

De cette façon, vous arriverez à dépasser vos voisins ou vous pourrez enfin atteindre ces nobles objectifs que vous vous étiez fixés et qui sont depuis devenus une cible mouvante. Cela entraîne alors une poursuite sans fin et vous place désormais dans une spirale ascendante sans issue apparente et ingérable.

Celle-ci accapare toute votre attention, génère encore plus de stress et vous fait traverser la vie sans jamais plus l’apprécier ...