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mardi, septembre 15, 2026

Le concert de Céline Dion à Paris

Bien que le retour de Céline Dion sur scène ait été précédé d'une campagne marketing percutante et soignée, nous avons pu regarder son concert de deux heures du 12 septembre sur notre grand écran grâce à des images filmées par des fans dans le public — ce qu'on appelle communément du « bootleg » — plutôt que via une diffusion officielle. 

La vidéo avait été tournée par des spectateurs présents à son spectacle parisien. Nous n'avons pas particulièrement aimé les tenues de la star (elle a changé de costume au moins cinq fois) ni par sa coiffure : le chignon lui donnait une allure sévère et, à mon avis, faisait trop ressortir ses traits de visage. 

Malgré la qualité amateur du film, nous avons trouvé que les tentatives de Céline Dion pour engager son public manquaient de naturel et ne suscitaient pas l'enthousiasme que l'on aurait pu attendre de la part de l’audience. 

Bien qu'elle se soit montrée très émouvante par moments, elle est tombée dans le piège de se prendre, elle et son spectacle, un peu trop au sérieux. Quant à la qualité de la prestation, les chansons en anglais étaient dans l'ensemble excellentes — en particulier « All by Myself » —, alors que les titres en français de Jean-Jacques Goldman passaient moins bien, tant sur le plan du contenu que de l'interprétation. 

Ma femme a un peu plus apprécié le spectacle que moi, mais aucun de nous n'aurait été tenté d'assister à l'un de ses concerts suivants, même si nous nous étions trouvés à Paris à ce moment-là et avions pu obtenir des billets. Le 14 septembre, la vidéo n'était plus disponible sur YouTube ... 

mercredi, octobre 29, 2025

Amish en Amérique

Lors de notre récent passage en Pennsylvanie et en Ohio, nous avons croisé un nombre important d'Amish et de Mennonites dans les espaces publics et les magasins. Ce n'est d'ailleurs pas très différent des épouses de polygames fondamentalistes mormons habillées style XIXe siècle, que l'on croise souvent dans des magasins à Salt Lake City.

Je sais que les touristes européens qui voient ça n’en croient pas leurs yeux. En les observant, je me suis demandé pourquoi ils sont encore Amish et Mennonites en Amérique et non en Europe, leur pays d'origine, et ce que cela nous apprend sur une évolution sociale figée aux États-Unis. Il est vrai que de nombreux Amish et Mennonites ont fui l'Europe aux XVIIIe et XIXe siècles pour échapper aux persécutions religieuses. 

Les États-Unis, la Pennsylvanie et l'Ohio, ont offert des terres et des protections constitutionnelles pour leur expression religieuse. De plus, contrairement à l'Europe, qui a connu une modernisation et une sécularisation agressives après la Seconde Guerre mondiale, ces foyers d'autonomie culturelle ont pu préserver leurs traditions sans être absorbés ou fracturés par les politiques nationales américaines. Il est également vrai que le pluralisme américain, bien que loin d'être parfait, a historiquement été plus tolérant envers les modes de vie contre-culturels. 

À mon avis, cela constitue un obstacle à l'évolution ou à la modernisation d’une société, dû à une homogénéisation technologique ou culturelle qui complexifie inutilement la vie pour s'adapter à la diversité extrême. Bien sûr, l'opinion inverse est que la persistance des communautés amish et mennonites pourrait plutôt refléter la résilience d'une société qui permet à chacun de refuser la modernité sans être anéanti. Enfin, je crois qu'un manque d'éducation et une religiosité excessive sont les ingrédients requis pour maintenir ces cultures singulières. 

Il est indéniable que certaines communautés traditionnelles, notamment les amish et les mennonites, limitent souvent l'éducation formelle à la quatrième, par choix délibéré pour préserver les valeurs communautaires et résister à l'assimilation. Leur éducation met l'accent sur les compétences pratiques, l'instruction morale et la responsabilité communautaire. 

Je crois également que des croyances religieuses profondes rendent les individus beaucoup plus crédules. Certains vont arguer que ces communautés ont des systèmes théologiques très structurés, des codes moraux rigoureux et une logique interne forte. 

Comme vous pouvez le constater, il y a là une abondance d’idées à débattre ...

jeudi, septembre 04, 2025

Moaïs contre Nains de Jardin

Récemment, un ami m'a contacté au sujet d'une tendance commerciale inquiétante chez Mr. Bricolage, où les ventes de nains de jardin traditionnels perdent des parts de marché au profit des Moaïs (ces visages debout de l'île de Pâques). Comme j’ignorais complètement cet important développement, celui-ci a immédiatement retenu toute mon attention. 

Exact, il s’agit d'un affrontement entre Moaïs aux airs sévères et Nains de Jardin plus joviaux et bienveillants. Cet état de choses est devenu mythique sur Internet aux États-Unis. Bien qu'on ne sache pas trop comment tout a commencé, l'humour vient des émotions radicalement différentes qu’inspirent ces personnages et de l'absurdité de les voir se battre entre eux. 

Pour ceux qui ne s'en souviennent pas, les stoïques Moaïs de l'île de Pâques (Rapa Nui) sont des statues de pierre monumentales sculptées par les polynésiens qui habitaient sur l'île entre 1250 et 1500. Elles symbolisent le pouvoir ancestral, la protection spirituelle et l'héritage culturel. 

En ligne, l'émoji Moaï a pris une ampleur croissante, utilisé pour exprimer une émotion pince-sans-rire, une angoisse existentielle ou un détachement ironique. Sa popularité a explosé sur les plateformes Reddit et Instagram, souvent associée à un humour surréaliste ou absurde. 

Quant à nos nains de jardin plus traditionnels, ils sont fantaisistes, insolents et un peu ridicules, pour la plupart faits en Chine en grande série. Leur origine remonte à l'Allemagne du XIXe siècle : des figurines décoratives censées porter chance et protéger les jardins. Dans la culture populaire, les nains sont associés au kitsch, aux tropes fantastiques et aux farces amusantes.

Nain de jardin           Moaï de jardin            Emoji Moaï

Le Moaï et le Nain gris photographiés ont été pris dans deux maisons distantes de 100 mètres et situées à 800 mètres de chez moi. Évidemment, l'humour de la comparaison entre Moaïs et nains de jardin réside dans leur contraste stylistique et symbolique. 

Ainsi, lorsque l'on plaisante sur le remplacement des nains de jardin par des Moaïs – ou vice versa –, c'est une façon ironique de tourner en dérision les extrêmes esthétiques : solennel ou absurde, ancien ou kitsch, sacré ou banal. 

Maintenant vous savez tout !

vendredi, août 29, 2025

Finish ou Arrivée ?

En général, la culture anglo-saxonne est plus positive que sa version française, du moins c'est ce que je pense après un demi-siècle d'observation. Par exemple, lors d'événements sportifs, l'objectif est d'atteindre la ligne d'arrivée (« Finish line » en anglais), ce qui signifie la fin, avec tout le double sens que cela peut impliquer. En revanche, la bannière française sous laquelle les athlètes atteignent leur objectif de course s'appelle « Arrivée », ce qui signifie simplement arriver. 

En examinant ces deux expressions qui expriment le franchissement d'un but préalablement défini, mais qui pourraient être interprétées comme opposées, je ne me contente pas de comparer des mots ; je montre comment le langage reflète parfois des attitudes plus profondes envers l'effort, la réussite et la conclusion d’un événement. En anglais, le mot « Finish » évoque l'achèvement, mais aussi la finalité, voire l'épuisement. C'est la fin du chemin, le dernier souffle, le rappel.

Dans les cultures anglophones, notamment américaines, l'accent est souvent mis sur les résultats, les délais et la victoire. « Finir fort » est un mantra courant. Le double sens évoqué précédemment, « finir » comme « être fini », peut évoquer une sortie existentielle. Il ne s'agit pas simplement de franchir une ligne, mais de clore un chapitre. En revanche, « Arrivée » pourrait être perçu comme plus doux, plus neutre, voire accueillant. Il suggère l'arrivée, la présence, la bienvenue – pas nécessairement une fin, mais un point de passage. 

Il se pourrait que la culture française accorde plus d'importance au processus, à l'expérience et à la nuance. Le cheminement compte autant que la destination. Certes, il existe une connotation inquiétante du mot « arriver » dans « arriviste », qui désigne une personne ambitieuse qui met n'importe quoi en œuvre pour réussir ou obtenir un statut social. L'utilisation de ce mot a peu de poids comparée à « arriver », qui signifie atteindre un lieu. 

Cela n'implique pas que quelque chose doive s'arrêter. Je conclurais mon observation en disant que les cultures anglo-saxonnes privilégient souvent la performance, la conclusion et l'efficacité, tandis que la tradition française penche plutôt vers la réflexion, la continuité et la présence. Même dans la façon dont nous parlons des étapes de la vie, du travail ou des voyages, la linguistique façonne nos attentes. « Mettre Fin » à une carrière ou « Arriver » à la retraite ? Voyez comme c'est différent ! Peut-être devrions-nous tous dire : « Terminer, c'est s'arrêter. Arriver, c'est recommencer !» 

Cette phrase pourrait être une excellente liaison vers quelque chose de plus philosophique, peut-être même se trouver en parfaite continuité avec mon article d’hier sur la mort heureuse. Et si arriver en fin de vie ressemblait davantage à atteindre une destination qu'à s'éteindre ?

jeudi, août 14, 2025

Effort « brûlant » de saison …

Notre voisin Mike ne rate presque jamais un « Burning Man » (Homme qui brûle), ce festival annuel de créativité qui se déroule au cœur du désert du Nevada. 

Cette année, avec une bande de copains, ils améliorent sérieusement leur « Hélibus », un hybride entre bus scolaire et hélicoptère, flanqué de nuages et terminé par un télésiège biplace suspendu. Comme toujours depuis 1990, l'événement se tiendra à Black Rock City, dans le Nevada, du 24 août au 1er septembre. 

Démarrée à San Francisco en 1986, cette manifestation a été déplacée au Nevada quatre ans plus tard en raison de problèmes de réglementation urbaine. L'idée est de mettre en valeur la culture artistique et l'innovation mondiale de Burning Man, en invitant les participants à rêver, inventer et partager des idées pour l'avenir. 

Le festival de cette année est intitulé « Demain, aujourd'hui ». Il devrait permettre d’imaginer, de construire et d’explorer le futur en faisant référence à des concepts à la fois utopiques et dystopiques. Une approche axée sur la « protopie » est encouragée, avec un avenir de composé de changement progressif et positif, plutôt que de résultats extrêmes. 

Environ 80 000 participants sont attendus cette année, soit la capacité maximale fixée par le Bureau of Land Management. Nous essaierons de suivre tout ça et de vous tenir informés de la contribution d'« Helibus » à cet événement massivement observé … 

lundi, octobre 28, 2024

L’illusion de l’exceptionnalisme

L’Amérique, Israël et d’autres pays prétendent avoir été « choisis » ou en quelque sorte « préférés » par Dieu, et quand on mélange ce genre de déclaration étatique avec la religion, on dérape vite ! Comme on le sait, la religion peut influencer de manière significative le concept d’exceptionnalisme d’un pays de plusieurs façons. 

La plus importante est le mandat divin, car certaines religions croient qu’une nation ou un peuple bien particulier a été choisi par son Dieu, dans un but bien défini. Cette croyance renforce l’idée d’exceptionnalisme, car elle indique que la nation est intrinsèquement supérieure ou unique. C’est clairement le cas des États-Unis et d’Israël. 

Bien sûr, la religion joue également un rôle central dans la formation de l’identité culturelle d’une nation. En définissant des valeurs, des croyances et des traditions communes, elle contribue à un sentiment d’unité et d’objectif national, lié à l’exceptionnalisme. Des récits historiques faux ou imaginaires viennent aussi expliquer la compréhension qu’une nation a de son passé et de sa place unique dans le monde. 

Enfin, une religion peut exercer une influence significative sur les institutions politiques et sociales d’une nation.Si elle est étroitement associée à l’État (judaïsme ou islam), elle renforcera l’idée d’exceptionnalité nationale.

Cela dit, si jamais Dieu jette un coup d'oeil sur notre petite planète bleue depuis sa cachette spatiale, elle aurait bien du mal a y choisir un coin de prédilection, donc on peut bien jeter ce concept d’exceptionnalisme à la poubelle !

samedi, février 03, 2024

Le bon sens helvétique

Nous regardons pas mal télévision produite en Suisse, principalement des émissions d’actualités, et nous aimons bien ce que nous voyons, car cela nous fait découvrir une culture profondément basée sur le bon sens. 

C’est vrai, tout le langage faux-semblant et à la mode que nous entendons trop souvent dans d’autres programmes télévisés francophones ou même anglophones est visiblement absent. 

Il est vrai que la culture suisse est souvent associée à des caractéristiques telles que le pragmatisme, l’efficacité et une grande importance de la neutralité. Les Suisses sont connus pour l'accent qu'ils mettent sur la recherche du consensus, du fédéralisme et de leur système de démocratie directe. 

C'est aussi à mon avis une culture beaucoup plus ancienne, beaucoup plus stable, et moins en ébullition que celle des États-Unis qui est beaucoup moins mature, ou même celle de la France, qui compte nettement moins d'années d'unité culturelle et politique. 

Êtes-vous d'accord?

jeudi, décembre 21, 2023

Analyse comparative ?

L’analyse comparative est un processus consistant à comparer ses propres performances à celles des autres, généralement de ceux considérés les meilleurs dans leur domaine. Ce n’est pas quelque chose qui nous plait trop en Amérique, parce que nous sommes un peu individualistes et, ce faisant, nous aimons parfois réinventer la roue. 

Cela dit, en tant que nation, nous sommes bien pires, car nous croyons, entre autres absurdités, en « l’exceptionnalisme américain », ce qui veut dire que nous avons toujours été, sommes et serons toujours la MEILLEURE de toutes les nations. Nous n’essayons donc même pas de les observer ! Pourtant, en ignorant cette analyse comparative, nous nous tirons une balle dans le pied. 

En tant que pays, nous n’avons pas envie de mesurer nos propres produits, services et méthodes par rapport au reste du monde et, ce faisant, nous passons à côté de nombreuses bonnes opportunités car nous avons du mal à identifier tout ce qui pourrait être adopté pour améliorer les performances de notre pays. Je ne dis pas que nous sommes mauvais, mais nous pourrions faire beaucoup mieux, au moins pour nous maintenir, car nous sommes en déclin dans de nombreux domaines.

Considérez par exemple le système métrique, certaines méthodes européennes d’éducation des enfants, les systèmes de santé publique plus efficaces, et même notre propre Constitution ! L’analyse comparative pourrait être utilisée pour améliorer n’importe quel aspect de notre pays, de l’efficacité administrative au système électoral, en passant par la satisfaction des citoyens. 

Cela nous aiderait également à identifier de nouvelles opportunités et maintiendrait une bonne longueur d’avance sur nos concurrents mondiaux. Au lieu de cela, nous disposons du plus grand budget de défense mondial, qui ne fait probablement pas bon usage de tout son coût, ni le plus agile ou efficace (regardez le Vietnam, l’Irak et l’Afghanistan). 

L'adoption de l'analyse comparative nous permettrait aussi d’améliorer nos performances et nous aiderait à identifier les domaines dans lesquels nous pouvons faire mieux, comme la réduction des gaz à effet de serre et le développement de sources d'énergie renouvelables. Cela réduirait également les coûts, en adoptant de meilleures pratiques sur des éléments comme les matériaux, la main-d'œuvre et l'énergie. 

Cela permettrait également d’améliorer la satisfaction des citoyens en améliorant la valeur et la qualité de nos vies, ce qui pourrait nous rendre tous beaucoup plus heureux. Qu'attendons-nous alors?

lundi, juin 19, 2023

C’est quoi Juneteenth ?

Je suis à peu près certain qu'un grand nombre d'Américains ne savent même pas ce qu'est « Juneteenth » ?, alors pour être sûr que nous sommes tous au courant, rappelez-vous simplement que Juneteenth est un jour férié fédéral aux États-Unis, officiellement appelé « Juneteenth Fête de l'Indépendance Nationale ». 

Les services, postaux, gouvernementaux et la bourse sont fermés ainsi que certaines grandes entreprises. La plupart des gens vont prebablement se rendre au travail. Ce jour férié, qui tombe aujourd'hui, commémore l'émancipation des esclaves venus d’Afrique.

Ce nom de fête plutôt insolite est la combinaison de « June » et de « nineteen » qui veulent dire « 19 juin », car c’est la date à laquelle l'ordre, délivré par l

e major général Gordon Granger le 19 juin 1865, avait ainsi proclamé la liberté des esclaves du Texas. Originaire de Galveston, dans ce même état, Juneteenth a depuis été observé chaque année dans diverses régions des États-Unis, célébrant ainsi la culture afro-américaine. 

La journée a été reconnue pour la première fois comme jour férié fédéral en 2021, lorsque le président Biden a promulgué la loi du 19 juin instituant cette fête nationale. C'est donc assez nouveau et cela explique pourquoi si peu d'entre nous sont capables d’expliquer son sens et son origine ...

vendredi, septembre 23, 2022

Une stratégie efficace pour les Français

Les Français ne sont pas universellement appréciés car on les trouve souvent arrogants et vaniteux. Hier soir, nous avons vu une émission de la télévision Suisse montrant combien les Français qui viennent tous les jours travailler à Genève sont détestés. 

Pour les travailleurs de mon pays d’origine travaillant à l'étranger, qu'ils soient « frontaliers » vivant du côté français de la frontière et travaillant en Suisse, ou expatrié comme moi vivant dans un pays anglo-saxon, la bonne attitude au travail peut être synonyme d'échec ou de succès selon le style social de l’individu. 

J'ai toujours été très conscient de cet état de choses et j'ai toujours opté pour une attitude plus humble, vulnérable, simple et serviable au travail. Je l'ai trouvé très efficace car celle-ci induisait la confiance, le respect et l'admiration de mes collègues ainsi que de mes patrons et subordonnés. 

Était-elle parfois difficile à mettre en œuvre ? Bien sûr, mais mon profil bas m'a aidé à surmonter les obstacles et les périls qui accompagnent l’emploi d’un étranger en Amérique et à gravir efficacement les échelons corporatifs. Non seulement ce type d'approche fonctionne bien dans ce contexte où différentes cultures sont impliquées, mais aussi pour la vie en général.

Rappelons nous toujours bien de nous concentrer sur l'objectif collectif et oublier nos tendances vantardes et individualistes. 

Nous devrions également reconnaître que la créativité, la sagesse et l'intelligence se présentent sous de nombreuses formes différentes, et que chacun devrait toujours être le bienvenu pour contribuer à la discussion, au débat qui s'ensuit et à l'exécution du plan. 

Mettre son ego de coté est une formule qui fonctionne à merveille, peu importe ce que nous faisons dans notre vie professionnelle, amoureuse ou dans les loisirs !

samedi, juillet 30, 2022

La domination de Paris sur la France

Pour beaucoup de gens, la France est Paris avant toute autre chose, en raison du rôle dominant et de l’emprise que cette capitale a sur tout le pays. 

Contrairement à l'Allemagne influencée par ses grandes villes comme Berlin, Francfort et Munich, Les États-Unis par Los Angeles, New York et San Francisco, ou encore l’Italie par Milan et Rome, la France est sous le contrôle absolu de sa capitale parisienne. 

Cela signifie que toutes les autres régions et villes de France ne peuvent se sentir que comme des citoyens de seconde classe car tout se passe d'abord à Paris, et Paris contrôle toujours tout, des carrières aux affaires, jusqu’à la culture. 

Ce n'est pas un sujet que les français aiment aborder et il d'ailleurs très rare qu’il soit évoqué ou même discuté comme il se devrait en France. La plupart de mes concitoyens acceptent cette situation comme étant un fait immuable de leur existence et vivent avec ce genre de contrainte du mieux qu'ils peuvent. 

Pourtant, je crois que la France serait un pays beaucoup plus dynamique et plus riche si elle avait laissé d'autres villes et d’autres centres de population se développer sans entraves en réduisant le pouvoir fulgurant de sa capitale. 

Dans le même temps, les Parisiens croient et sont convaincus de leur supériorité à tous les égards, dans tous les secteurs de l'activité nationale et ont tendance à considérer le reste de leurs pairs non parisiens comme inférieurs ou sous-développés. C'est du moins mon impression. Qu'en est-il de la votre ?

lundi, décembre 13, 2021

Comment devenons-nous qui nous sommes ...

Certaines personnes attribuent le fait qu'elles sont devenues ce qu'elles sont, à certain mentors, à une expérience extraordinaire ou encore à leur intelligence, à leur volonté, à des décisions spéciales et audacieuses qu'elles ont prises à certains moments de leur existence, mais la réalité est souvent beaucoup plus compliquée que cela. 

Par exemple, la plupart des psychologues conviennent que nous sommes un mélange de notre apparence, de notre comportement et de nos pensées. En même temps, nous changeons constamment au fur et à mesure que nous sommes influencés par notre environnement. 

Ce que nous avons tendance à oublier, c'est que beaucoup de choses ont été décidées pour nous avant même notre naissance. Nos parents, bien sûr, ont pris la décision clé de nous avoir et ont fait beaucoup plus en notre nom et à notre place au fur et à mesure que nous grandissions. 

Si j'étais né en Tanzanie, je n'écrirais probablement pas ce blog aujourd'hui, et faudrait-il que je sois encore en vie. L'endroit où j'ai vécu dans les Alpes et où j'ai passé les étés a eu tellement d'impact sur moi que je voulais une vie totalement différente, quelle que soit la beauté naturelle des lieux. 

Ensuite, nous continuons à être influencés par notre famille, notre école, nos amis, nos mentors, notre environnement en général et un tas de choses sur lesquelles nous n'avons absolument aucun contrôle. Il y a donc plus que quelques mentors, une grande école ou une expérience qui change la vie pour nous façonner comme nous croyons trop souvent. 

Qui nous sommes ressemble davantage au travail inexorable, invisible et combien abrasif du glacier qui descend dans la vallée et la façonne au fur et à mesure qu'il avance ...

mardi, mars 09, 2021

Ce que je pense de l'histoire de Meghan et Harry

Dimanche soir, comme des millions de téléspectateurs, j’ai investi deux heures de mon temps, dont une heure de pub, pour apprendre que la génération des milléniaux et la monarchie ne font pas bon ménage. 

Je sais, Meghan Markle n’est pas tout à fait une vraie milléniale, mais si vous faites la moyenne de son âge avec de celui du prince Harry, on a le compte. Je me suis surtout rappelé que la monarchie, qui est aussi le porte-étendard du colonialisme, reste toujours un foyer de racisme. 

Je ne suis pas surpris et même si je suis désolé pour Meghan d'avoir été entraînée dans cet aventure pourrie par son prince Harry, je suis convaincu que nos deux tourtereaux survivront à la rupture avec la famille royale et qu’ils auront quand même une belle vie en jouant dans leur poulailler de Santa Barbara. 

Ce triste spectacle m'a montré, une fois de plus, que la monarchie britannique, tout comme l'Église d'Angleterre qu'elle représente, sont devenues des institutions obsolètes et irrationnelles dans notre vingt-et-unième siècle, qu'il n'y a pas de « firme » ou institution qui tire les ficelle de la monarchie, mais une vieille reine et son fils stupide qui sont bloqués dans la tradition, la tête enfouie dans le sable pour ne pas dire ailleurs.

Ce qui était drôle dans l'interview, c'était le rôle royal, sinon divin, joué par Oprah, la papesse de la culture pop, qui n'a malheureusement pas posé la question essentielle à Harry : « Voyez-vous encore un avenir dans la monarchie britannique ? »

mercredi, juillet 01, 2020

L’importance de la vraie histoire

Si les gens en savaient plus sur la vraie histoire, ils pourraient avoir une compréhension bien différente de leur environnement, de leurs origines et cela pourrait avoir un impact considérable sur leurs valeurs et leur culture.

En Europe ou en Amérique, les écoles ont été particulièrement mauvaises à couvrir le colonialisme et dissimuler les problèmes comme l'esclavage, le racisme ou les préjugés, créant souvent de drôles d’histoires alternatives.

Si les enfants sont aveugles, mal informés ou sont fortement biaisés sur ces sujets, ils ne comprendront pas le véritable sens de leur histoire, celui de la société et de leur culture.

L'éradication du racisme et des préjugés commence à l'école et bien sûr à la maison, mais si les parents ne reçoivent que le récit biaisé qui était de rigueur pendant leur éducation, ne nous attendons pas à des miracles ni à une aide significative de leur part.

Le changement sera lent, exigera une attention continue et une concentration constante pendant de nombreuses années et probablement pendant plusieurs générations à venir ...

dimanche, juin 21, 2020

Préjugés, sectarisme et racisme …

Ces derniers temps, nous avons beaucoup parlé et réfléchi sur le racisme. Je pense qu’il s’agit essentiellement d’une question culturelle liée aux préjugés et au fanatisme.

Selon la théorie, les préjugés se manifestent lorsqu’on a des a priori négatifs sur des individus sans connaître leur culture, leurs croyances, leurs pensées ou leurs sentiments.

Le sectarisme est plus intense que les préjugés, car il s'accompagne souvent d'un comportement discriminatoire plus arrogant et mesquin.

Enfin, je vois le racisme comme une exacerbation des deux autres comportements fondées sur des différences visuelles (raciales) qui devient souvent violent et hors de contrôle.

Pourtant, au bout du compte, tous ces comportements sont intégrés dans nos cultures et proviennent essentiellement de l'éducation parentale et sociale ainsi que de la scolarisation.
Les parents ont tendance à transmettre trop facilement leurs préjugés à leurs propres enfants lors de conversations anodines et informelles.

Les écoles censurent les « vérités qui dérangent » de leur programme d'études et construisent de fausses histoires auxquelles souscrivent des générations entières. Celles-ci empoisonneront alors le puits culturel et social.

Oui, à divers degrés, nous avons tous des préjugés et portons des formes de racisme dans nos cœurs aussi infimes que celle-ci puissent être, et cette triste culture est principalement le sous-produit de la façon dont nous avons été élevés.

Il est temps de s’y atteler pour changer tout cela !

jeudi, juin 04, 2020

Racisme et Culture Américaine

Ici, tout le monde s’accorde à penser que les habitants du Minnesota sont courtois, réservés et doux. C'est ce qu’on appelle du reste « Minnesota Nice » (Sympa comme au Minnesota).
Malgré cette réputation séduisante, ces qualités n’étaient pas de mise ce 25 mai dernier, lorsque George Floyd, un noir de 46 ans, est mort à Minneapolis, quand Derek Chauvin, un policier blanc, a écrasé le cou de M. Floyd avec son genou pendant près de neuf minutes, alors que le pauvre homme était sur le ventre, menotté, retenu par deux autres policiers, pendant qu’un troisième empêchait les badauds d'intervenir.

Naturellement, ce meurtre raciste a déclenché une série de manifestations, d'émeutes et de profondes discussions sur l'état du racisme aux États-Unis et l’outrage s’est propagé bien au-delà de nos frontières.

À mon avis, un tas de lois portant sur les droits civils ainsi qu’une législation sur le droit de vote, qui étaient toutes censées changer notre société et nous sortir du racisme se sont avérée ineffectives, et le racisme, tout en prenant un visage différent, a continué sans relâche.

Lorsqu'un crime horrible comme celui perpétré contre George Floyd se produit dans l’État américain le plus « sympa », on peut se demander si le pays tout entier n'est pas totalement rongé par cette maladie et il est alors logique de conclure que tous ses citoyens sont plus ou moins tous des racistes à différents niveaux et sur des bases variables.

Un auto-examen sérieux et honnête peut aisément conclure que personne n'est entièrement à l'abri de ce fléau, qu'il est ancré dans la culture générale et la façon américaine de penser et qu'il faudra une métamorphose phénoménale ainsi qu’une rééducation titanesque pour en venir à bout.

Dans les prochains blogs, j'expliquerai ma réflexion sur la question et développerai des solutions qui peuvent nous sortir de cette voie existentielle apparemment sans aucune autre issue.

mercredi, mai 20, 2020

Pourquoi n'ai jamais eu un « pick-up truck » ?

Après 43 ans d’ Amérique, je n'ai jamais possédé de « pick-up truck », cette camionnette que l’on voit partout sur ce continent. Ce refus peut être considéré comme anti-américain, mais il est néanmoins indéniable.

C’est vrai cependant, que lorsque je me suis installé aux États-Unis, j’adorais toutes ces petites camionnettes Datsun et Toyota que je voyais partout en Californie lorsque je me rendais dans cet État.

En fait, il ne m’était guère possible d’en avoir un à New York, là où j'habitais, car pour des raisons de réglementation locales, les camionnettes étaient classifiées en tant que véhicules commerciaux et je n'aurais pas eu accès à la plupart des voies routières que j'utilisais pour me rendre au travail.

Mis à part cette considération, j'aurais eu beaucoup de mal à justifier l’achat d’une camionnette à deux places et j’avais jeté mon dévolu sur un petit break. Au fil des années, la camionnette américaine typique a pris du poids, vu son volume augmenter énormément, est devenue de plus en plus haute sur pattes avant d’être consacrée comme le mode de transport « macho » par excellence.

Quand j’ai déménagé dans les montagnes rocheuses, je voulais quatre roues motrices mais au milieu des années 80, aucune camionnette sur le marché n’offrait ce type de traction, c'était donc une raison supplémentaire pour laquelle j'ai raté l'expérience du « pick-up ».

Plus tard, les fonctionnalités de cabine allongée, de traction intégrale et de grand confort offertes par ces gros véhicules n'étaient plus assez attrayantes pour m'éloigner du SUV d’aujourd’hui.

De plus, je n’appréciais pas le comportement routier de ces véhicules, leur consommation d’essence considérable, leur taille énorme et leur poids excessif.

C'est tout simplement pourquoi les camionnettes américaines et moi se sont croisés au cours de ma vie américaine sans jamais se réunir de manière intime et durable.

jeudi, novembre 28, 2019

Joyeux Thanksgiving !


Si vous n'êtes pas américain ou ne connaissez pas bien la culture d’outre-Atlantique, le jour de Thanksgiving (Action de Grace) est une fête nationale célébrée aux États-Unis, au Canada, dans certaines îles des Caraïbes et même au Libéria.

C’est un jour de remerciement pour la bénédiction de la récolte et de l’année précédente qui a évoluée dans les soldes que l’on connaît le jour suivant (Black Friday). Cette fête est célébré le deuxième lundi d’octobre au Canada et (aujourd’hui) le quatrième jeudi de novembre aux États-Unis.

Bien que Thanksgiving ait des racines historiques dans les traditions religieuses et culturelles, elle a longtemps été célébrée comme une fête laïque et aujourd'hui, beaucoup s'interrogent sur sa place, compte-tenu du traitement qui a ete réservé aux autochtones par les colons européens ...

jeudi, octobre 10, 2019

France, me manques-tu encore ?

Au fil des ans et au fil du temps, mon attachement à la France a diminué, et mon pays a graduellement perdu de son importance dans mon cœur.

C’est vrai qu'au cours des années, la région de Morzine a connu un taux de croissance fou qui a contribué à émousser son charme ancien qui la rendait si attachante.

Il est également vrai qu’après avoir passé plus de 42 ans en Amérique et 34 ans à Park City, le village qui m’a vu grandir s’efface lentement mais inexorablement de mon cœur et il n’y à rien qu’on puisse faire pour empêcher cela…

lundi, août 26, 2019

Filtre culturel

Cela fait plus de 42 ans que je vis aux États-Unis, et mon éducation française continue d’influencer la façon dont je vois, interprète et agis dans mon pays d’accueil.

Parce que je m’efforce de bien contrôler ma façon de penser et mon sens critique, je crois que cette approche m’a très bien servi. Cela a façonné pour moi une culture personnelle qui est le résultat du mélange du « meilleur des mondes ».

Bien sûr, chaque pays a des domaines de supériorité par rapport à l’autre, et l’idée n’est pas d’adopter aveuglément la culture du pays l’accueil, mais de bien choisir et d’adopter les éléments les plus désirables dans chaque catégorie.

Évidemment, et lorsque cela était possible ou que je pouvais le contrôler, j'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour rejeter les mauvaises habitudes américaines et éliminer celle que j’avais pu apporter depuis la France.

C’est donc la route que j’ai choisie et cela a très bien fonctionné. Au lieu de simplement « changer » de culture, j’ai fait de mon mieux pour mettre en synergie mes traits autochtones positifs avec les meilleures idées que m’a offert mon pays d’accueil ...