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samedi, juin 15, 2024

Le devoir de faire de l’exercice …

Pendant longtemps, probablement depuis que je vis aux États-Unis, j’ai toujours pensé qu’un corps valide avait le DEVOIR de faire de l’exercice, au lieu de se laisser chuter vers une vie sédentaire, d’ajouter des kilos à son poids et de devenir incapable de se déplacer sans efforts. 

C’était en considération de tous ces humains qui, à cause d’un handicap, d’un accident, d’une maladie, auraient aimé faire autant d’exercice que nous, voire plus, mais ne le pouvaient pas, du moins pas autant qu’une personne en bonne santé. 

Je m’en suis souvenu hier matin, alors que nous faisions notre promenade matinale, et que nous avons vu cet homme, sans jambes, faire des passages répétés à nos côtés sur une chaise roulante de course. 

Un peu plus tard, nous l’avons rattrapé sur une section assez raide de notre parcours où il avait visiblement beaucoup de mal à monter. Nous nous sommes tous les deux demandés ce qui avait causé son absence totale de membres inférieurs, un accident, une malformation génétique, une maladie ?

Nous n’avons pas eu la chance de lui adresser la parole car il empruntait le côté opposé de la route et faisait de son mieux pour rester devant nous.
Finalement, il atteignit le sommet de la pente et dévala la colline à toute vitesse. Une fois de plus, nous nous sommes dit : « Que nous sommes chanceux ! »

dimanche, novembre 13, 2022

Regarder où on va

Quand je skie, j'essaie toujours de regarder aussi loin que possible afin de pouvoir choisir le chemin qui me semble le meilleur, qui correspond bien à mon style et mes préférences de ski et m'informe du chemin qui m’attend de manière complète. 

J'essaie de ne pas être prisonnier du périmètre de mes spatules et des quelques centimètres supplémentaires au-delà de celles-ci. Je veux une image complète et une vue maximale me permettant d’évoluer de manière à la fois sûre et efficace. 

Cela semble également s'appliquer à la conduite automobile dans des conditions hivernales. J'ai récemment lu un article d'Alexander George, de Popular Mechanics, qui écrit que pour s’améliorer au volant sur routes enneigées ou glissantes, il suffit de regarder là où l'on veut aller.

C’est là qu’il explique que, paradoxalement, notre instinct naturel est précieusement de nous concentrer là où nous NE VOULONS PAS aller. 

Il explique ainsi cette réaction plutôt bizarre : « Notre instinct très raisonnable est de concentrer notre attention là où il ne faut pas aller. Lorsque la menace la plus urgente pour notre sécurité physique et notre prime d'assurance est la voiture qui nous précède, le vide ou même le rail de sécurité, nous nous focalisons sur ces éléments. Mais à grande vitesse, nous nous dirigez involontairement vers l'endroit où notre attention est concentrée. C'est ce qu’on appelle ‘ se fixer une cible ‘, un terme que nous rencontrons dans la littérature des pilotes de chasse et des coureurs motocyclistes ». 

Au lieu de faire ça, nous devrions fixer notre attention sur le milieu de la chaussée, et vers l'endroit où nous voulons nous trouver quelques secondes plus tard, quitte à ignorer la voiture qui est juste devant vous. Nous pouvons tout simplement compter sur notre vision périphérique pour percevoir tout freinage inattendu, un animal ou des débris sur notre route. Intéressant, n’est-ce pas ? 

Donc, que vous skiiez ou conduisiez cet hiver, gardez ce bon conseil bien en tête ! http://toutdroit.blogspot.com/2008/04/apprendre-voir-le-terrain.html

lundi, octobre 24, 2022

Que dire du calendrier de la Coupe du monde de ski ?

Les problèmes de programmation liés aux courses de fin d'automne des coupes du monde de ski alpin qui ont été annulés en raison du mauvais temps, du manque de neige ou encore affectée par des températures trop élevées, montrent que la Fédération Internationale de Ski (FIS) n’est pas vraiment en bon contact avec la réalité.

Les récentes déclarations à propos de Trojena en Arabie Saoudite en sont un autre exemple. Si les décideurs de la FIS faisaient preuve d’un peu plus de bon sens, ils se rendraient compte que le réchauffement climatique n'est pas le fruit de l'imagination de certains rêveurs, mais une terrible et consternante réalité qui risque de s'aggraver avec le temps. 

Que devrait faire une personne sensée qui est responsable de programmer des courses de ski alpines ? D’abord, bien s’assurer qu'elles soient programmées en pleine saison d’hiver, c'est-à-dire en décembre, janvier et février. Éviter surtout de jouer avec l’avant-saison et tous ses aléas. 

À la rigueur programmer les finales de la Coupe du monde juste au début mars pendant que l'hiver dure encore assez longtemps. 

Ensuite, faire en sorte de planifier les événements de manière à ce qu'ils suivent des itinéraires logiques et les moins coûteux possible afin que les fédérations ne dépensent pas tout leur argent avec des athlètes, des entraîneurs et des officiels qui font des allers-retours en zigzag de part le monde entier. 

Pour moi, un peu de bon sens et une gestion à la fois prudente et intelligente ne devraient pas être trop sorcier.

samedi, juillet 23, 2022

Tour de France: Un geste remarquable

Comme cela a fait partie de notre quotidien cet été, nous regardions la 18e étape du Tour de France et nous avons vraiment été émus au moment où, d’abord, Jonas Vingaard le Maillot Jaune ce jour là a failli mordre la poussière et est miraculeusement resté sur son vélo. 

Cet incident a été suivi d'un dérapage similaire et de la chute de Tadej Pogačar, son concurrent direct, et alors qu'il semblait être reparti à fond, Vingegaard a fait preuve d'un bel esprit sportif en ralentissant pour permettre au Slovène de le rejoindre.

Le double champion lui a alors tendu la main, remerciant ainsi son rival avant de reprendre la course. 

C’est ainsi que comme si la loi du Karma se matérialisait de manière éclatante, Vingaard brillamment tiré par son coéquipier Wout Van Aert, dans la montée finale vers Hautacam, remportait l'étape ! 

J’aimerais tout simplement voir beaucoup plus de beaux gestes comme celui-là par les temps qui courent, et en particulier de la part de nos hommes politiques. Cela annoncerait peut-être l'aube d'un jour radieux sur un monde actuel terriblement plongé dans les ténèbres !

mardi, février 15, 2022

Aller aux J.O. sous « pavillon de complaisance »

Pendant ces Jeux olympiques d'hiver, il semble y avoir de plus en plus d'athlètes vivant et s'entraînant dans un pays, par exemple les États-Unis, et choisissant de représenter un autre pays sur la fait de leur statut de double nationalité.

Pour la plupart (à l'exception d'Eileen Feng Gu, skieuse acrobatique en halfpipe, slopestyle et big air), ces athlètes ne feraient jamais partie de l'équipe nationale de leur pays de résidence mais arrivent quand même à arracher un billet pour les Jeux olympiques en concourant pour un autre pays, comme les Philippines par exemple, où les exigences sont suffisamment basses pour y parvenir. 

Je pense que c'est une autre façon de brouiller les cartes et de nuire un peu plus à la crédibilité déjà médiocre des jeux. Ce que je propose, c’est que si Haïti ou la Thaïlande n'ont pas de skieurs locaux parce qu'il n'y a pas de neige chez eux, il faut accepter cette réalité car ils n’ont pas à peller de neige ! 

C'est ainsi que fonctionne la planète, et ses nombreux pays devraient embrasser leurs réalités respectives ... 

De manière pratique, j'exhorterais le Comité international olympique à ajouter une condition de résidence afin de décourager ce genre de manipulations. 

Qu’en pensez-vous ?

mardi, février 08, 2022

Mauvais cadre pour des Jeux d’Hiver

Je ne sais pas si vous êtes d’accord, mais pour moi, les Jeux olympiques d'hiver signifient un beau paysage enneigé et pas de sinistres amas de remblais comme ce à quoi ressemble le site de ski alpin de Xiaohaituo. 

Bien sûr, cet endroit, dans le district de Yanqing, est un quartier de banlieue au nord-ouest de Pékin, il est donc difficile de s'attendre à un paysage ressemblant aux environs de Megève ou de Kitzbühel dans ce qui est un tas de terre sillonné de bandes de neige artificielle. 

Ceci, bien sûr, rend toute cette « fausse neige » encore plus incontournable, car on dit que 225 000 mètres cubes d'eau ont étés nécessaires pour recouvrir les pistes de neige afin de permettre le déroulement des épreuves alpines, sans parler de l'énorme quantité d'énergie électrique générée au charbon nécessaire pour transformer cette eau en neige. 

Nous nous sommes donc bien éloignés des Jeux olympiques de Cortina ou de Squaw Valley, et nous sommes désormais passés à la version banlieusarde des sports d'hiver. Pas beau à voir ! 

Avec cette configuration, le Comité international olympique (CIO) est confronté la réalité embarrassante du coût environnemental des Jeux, sachant notamment que les pistes alpines ont été construites dans une réserve naturelle protégée. 

« Ils pourraient être les Jeux olympiques d'hiver les plus insoutenables jamais organisés », a déclaré la professeur Carmen de Jong, géographe à l'Université de Strasbourg. Elle souligne que la neige artificielle demande de grande quantités d’eau et d’énergie, sans compter qu’elle détériore la santé du sol et en provoque de l'érosion. 

Pas étonnant que je ne sois intuitivement pas du tout impressionné, mais encore une fois avec le CIO si grippe-sous et tellement accommodant aux dictateurs, à quoi d'autre devrions-nous nous attendre !

samedi, février 05, 2022

Uniformes olympiques

J'ai regardé une partie du défilé des équipes, lors de l’ouverture des JO 2022 et je n'ai pas particulièrement aimé les tenues françaises avec un « V » caractéristique aux couleurs nationales. 

Je n’ai trouvé cela particulièrement heureux et je trouve le symbole implicite de la victoire que cette forme représentait un peu tiré par les cheveux. 

Mes uniformes préférés étaient ceux des Finlandais et je n'ai pas non plus tellement aimé les uniformes américains fait par Ralph Lauren. 

Je suis sûr que beaucoup de temps improductif, bien des bagarres et un tas de politique sont impliqués pour décider de ces uniformes et des messages qu'ils sont censés représenter, mais je comme je dirais toujours : 

« Faites des vêtements seyant, propres et simples pour assurer au final la meilleure impression possible ! »

jeudi, janvier 27, 2022

CIO et dictatures

Il semble que le Comité International Olympique (CIO) adore les dictateurs. 

De Poutine à Xi ou jusqu’à Loukachenko du Bélarus, l'organisation mondiale du sport ne passe pas trop de temps à analyser quel régime soutenir tant qu'il peut soumissionner pour ses Jeux et rapporter de l'argent. 

Dans quelques jours, aux JO d'hiver de Pékin , les droits de l'homme seront un éléphant de plus dans la pièce, et la peur d'être arrêté ou autrement puni dissuadera les activistes qui oseraient s'opposer au régime oppressif de Xi. 

Alors que la Charte Olympique est centrée sur les exploits sportifs, le patriotisme, la paix mondiale et la collaboration, il serait peut-être temps de la réviser et d'inclure également les droits de l'homme. Aucune institution n'est à l'abri du changement et doit marcher – semble-t-il – en harmonie avec une société et des valeurs en évolution. 

L’audience planétaire que représente l’honneur d’organiser les Jeux et l'autorité du CIO devraient suffire à motiver certains changements politiques et sociaux, qui s’inspireraient entre autres de la conformité et du respect du droit international des droits de l'homme.

À moins bien sûr que l'autre élément critique non lu ou non écrit de la Charte olympique soit l'argent, l'argent, encore l'argent...

dimanche, décembre 05, 2021

CIO : Corrompu Incroyablement et Olympiquement

La fédération internationale de tennis féminin (WTA ou Women's Tennis Association) qui est basée en Floride et non pas en Suisse, a eu le courage de suspendre tous ses tournois en Chine par souci de la liberté et de la sécurité affectant la joueuse de haut niveau, Peng Shuai, ainsi que les autres joueuses de tennis. 

Pendant ce temps, le CIO, bien trop conscient des implications financières qui pourraient se produire si l’organisation osait confronter les Chinois a fait son maximum pour essayer de cacher la vérité en essayant de convaincre le monde entier que la joueuse allait bien et était libre de ses mouvements.

Une fois de plus, ce spectacle mets bien en avant la priorité essentielle qu'a Thomas Bach de tout faire pour que les Jeux aient lieu à n’importe quel prix, qu'il soit humain ou pas. 

Cela suggère également qu'il semble peu probable que les comités olympiques, du moins parmi les pays de l'OCDE, et tous les athlètes, aient le courage de renoncer au plaisir de se rendre là-bas, ainsi qu'à leurs chances de participer et de gagner, s'ils devaient boycotter les Jeux Olympiques d'Hiver de 2022 (je devrai dire plutôt, les Jeux Hypocrites d’Hiver). 

Si les droits de l'homme étaient plus importants que l'argent, cela devrait guider leur conscience, et en même temps, donner une bonne leçon au régime totalitaire chinois ...

vendredi, décembre 03, 2021

Petra Vlhova, la grande skieuse

Dès sa première apparition en Coupe du monde, j'avais remarqué la grande taille (1 mètre 80) de Petra Vlhova et je me demandais comment elle pouvait réussir à faire aussi bien dans les épreuves techniques de ski, et particulièrement en slalom. 

Ces courses qui tounent beaucoup étaient jusque-là plus favorables aux coureurs moins grands et plus trapus. Mikaela Shiffrin ne mesure qu’un mètre 70 et pèse 64 kilos contre 72 pour son adversaire slovaque. Alors, qu'est-ce que tout cela signifie? 

En slalom ou même en géant, les grands skieurs ont beaucoup plus de mal à rester au milieu de leurs skis par rapport aux plus petits, et leur maintient en équilibre est beaucoup plus difficile à conserver car le point d'articulation principal, le plus important et le plus sensible, se trouve au niveau de la cheville. 

Rester neutre est donc ce qu’il faut viser car une personne plus grande devra subir des déplacements d'amplitudes très fortes pour rester en équilibre, et rester vers l'avant entraine toujours la peur omniprésente de « passer par-dessus le guidon ». 

Les petits gabarits sont d’avantage capables de faire des aller-retours avant-arrière importants et très rapides quand il le faut. Pourtant, un équilibre avant-arrière imperceptible semble être ce que Vlhova a réussi à atteindre car elle est maintenant arrivée au niveau de sa rivale américaine. 

Cela dit, elle engrange un autre avantage qui peut aussi faire une grande différence. Elle est 15% plus lourde que Shiffrin et sur les faux plats cela peut jouer un rôle déterminant tant qu'elle parvient à rester bien équilibrée sur ses skis. 

Maintenant, vous savez tout ce qu'il y a à savoir sur cette grand skieuse et pouvez apprécier à quel point être bien équilibré sur une paire de skis peut payer gros ...

jeudi, août 19, 2021

Médailles olympiques par habitant ?

Pour beaucoup de gens, l’élément essentiel des Jeux Olympiques c’est le nombre de médailles que leur propre pays a pu récolter et amasser au cours des deux semaines de festivités. 

Habituellement, les pays plus grands et les plus fortunés, comme les États-Unis, récoltent le plus grand nombre de médailles, mais souvent, des pays beaucoup plus petits comme la Jamaïque ou la Nouvelle-Zélande obtiennent beaucoup plus de médailles par rapport à leur population que les États-Unis. 

C’est ainsi que je me suis toujours posee la question de savoir comment s’établirait un tel classement ? Je voulais faire le calcul moi-même, mais j'ai trouvé le site Web de Craig Nevill-Manning, un Kiwi, qui a eu la même idée mais l'a exécutée sans hésiter, et offre non seulement le décompte basé sur la population, mais aussi, sur le PIB de chaque pays 

1. Classement basé sur la population 

Ce classement montre que certains pays sont plus « productifs » que d’autres en termes de leur réservoir d’athlètes de haut niveau par rapport à leur population. 

Par exemple, la petite Nouvelle-Zélande avec moins de 5 millions d’habitants, a obtenu 20 médailles, tandis que les États-Unis, un bien plus grand pays avec plus de 330 millions de gens n’en n’a « seulement » obtenu que 113, ce qui rend les Kiwis 69 fois plus productif que le pays le plus médaillé ! 

Bien que Saint-Marin ne compte pas car cette principauté fait partie de l'Italie, les performances de la Nouvelle-Zélande et de la Jamaïque sont assez impressionnantes avec environ 250 à 330 000 personnes par médaille. Le Canada, la France, la Russie ou l'Allemagne tombent dans une tranche de population beaucoup plus élevée avec une médaille pour 1,5 à 2,3 millions. 

Les États-Unis sont nettement au-dessus de ce seuil à près de 3 millions, la Chine à 16 millions, tandis que l'Inde à près de 200 millions a du pain sur la planche ! 

2. Classement basé sur le PIB 

Ce classement indique que des pays pauvres, avec un faible PIB, comme celui de 14 milliards de dollars pour la Jamaïque, ont obtenu 9 médailles, ce qui représente 670 millions de dollars par médaille. Par contre avec les très riches, comme les 20 000 milliards de dollars de PIB pour les États-Unis, où ce riche et grand pays n'en a reçu que 113, ce qui monte la part des revenus par médaille. à 71,9 milliards de dollars, et traduit un manque d'efficacité affligeant la plupart des pays riches. 

Félicitations pour le top 20 du classement qui a montré qu'un petit PIB n'exclut pas des performances exceptionnelles. Cela s'applique également à la Nouvelle-Zélande qui aussi très bien fait à 4,34 milliards par médaille, par rapport aux autres pays riches qui suivent avec des chiffres entre 6 et 10 milliards par médaille. 

Bien sûr, cela devient bien pire avec les États-Unis, mais pas beaucoup mieux pour l'Inde qui est sauvée de justesse par l’Arabie saoudite, lanterne rouge du classement.

dimanche, août 15, 2021

Jeux Olympiques d'hiver de 2030

Récemment, Sapporo semblait être prêt à organiser les Jeux de 2030 au Japon, avant que la pandémie de COVID-19 ne repousse les J.O. de Tokyo à cet été. Les Pyrénées-Barcelone, en Espagne, est l'autre candidat qui anticipe cette possibilité avec le CIO. 

De plus, la ville de Québec pourrait aussi entamer des discussions avec la Commission s’occupant des jeux d’hiver futurs. 

Cela laisse encore de la place pour inclure une candidature potentielle de Salt Lake City pour cette même olympiade ou celle d’après, en 2034, malgré le fait que des pourparlers pour une candidature entre notre capitale de l'Utah et le gang de Lausanne n’aient pas encore eu lieu. 

Il faut dire Salt Lake City n’a pas beaucoup de chance dans ce domaine; elle s’est déjà vue refuser les Jeux en 1932, 1972, 1976 et 1998 avant de remporter l'édition 2002. 

L’opposé est sûrement vrai, donc on ne peut pas dire que Salt Lake manque d’entraînement dans ce domaine, c'est ainsi que remettre ça pour 2030 ou 2034 n’a rien d’extraordinaire, surtout si cette candidature s’appuie sur Lindsey Vonn et Ted Ligety comme porte-paroles. 

Ce qui est intéressant est que le CIO a déjà attribué les jeux de Brisbane en 2032, mais les Jeux d’Hiver semblent à la traîne par manque de motivation et de concurrence parmi les villes candidates … 

Pour en revenir à l’Utah, avons-nous vraiment besoin, ou voulons-nous de ces jeux ? 

Les politiciens adorent ça, bien sûr, mais les gens ordinaires de Park City et de Salt Lake sont plus divisés sur la question. Nous avons déjà trop de visiteurs qui embouteillent les rues de Park City et celles des stations voisines, et n'avons sûrement pas besoin des foules que ce genre de manifestation attire. 

Il y a cependant une considération particulière qui pourrait faire pencher la balance en faveur d’un retour des J.O. Si notre gouvernement fédéral était disposé à financer un système de transports en commun ultramodernes et ultra-efficaces entre Salt Lake et ses stations avoisinantes comme Park City. 

Ce serait alors à mon point de vue beaucoup plus acceptable d’avoir les Jeux une fois de plus, si un tel coût de modernisation et d'amélioration de notre infrastructure était payé par tous les contribuables américains. 

Je sais, ce genre de manœuvre est aussi injuste que totalement irresponsable d’un point de vue fiscal, mais tellement avantageuse pour les petits gâtés de Park City !

samedi, août 14, 2021

Ma critique des J.O. de Tokyo

Contrairement à ce que j'avais annoncé précédemment, nous avons regardé beaucoup plus de télévision olympique que prévu et avons, pour la plupart, bien apprécié la plupart des sports que nous avons vu. 

Donc, qu'avons-nous regardé ? Surtout de la gymnastique, de la natation et de l'athlétisme. Bon, à la fin j'en étais pourtant pourtant fatigué, et j'aimerais offrir quelques suggestions à Thomas Bach et ses amis qui règnent en maître dans leur toute nouvelle Tour de Babel lausannoise.

D'abord les Jeux sont saturés d’épreuves, avec 339 compétitions, représentant 33 sports différents. Cinq sont des sports entièrement nouveaux (baseball/softball, skateboard, surf, escalade et karaté), tandis que d'autres voient l'inclusion de nouveaux événements dans la discipline en question. Rien n'a été abandonné depuis 2016, qui avait déjà vu le retour du golf et du rugby. 

Avec tellement de choses à voir, la plupart des gens en ont mal à la tête, tout comme c’est le cas quand ils font du shopping trop longtemps et se trouvent saturés par la pléthore d’articles qui défilent devant leur yeux. 

La prière que je fais à Monsieur Thomas Bach est la suivante : « S’il vous plaît, réduisez le nombre d'épreuves à 50 et concentrez les sur une semaine ! » Je doute que ma demande ne soit jamais satisfaite, à moins que vous et tout le monde se mettent enfin à protester que trop, c'est finalement trop. 

Si rien ne change, attendez-vous à voir, de votre vivant, l’inclusion aux Jeux Olympique d’une compétition de dégustation de hot-dogs, comme on sait les organiser en Amérique !



mardi, juillet 27, 2021

Mascarade Olympique

Nous n'envisageons pas de trop regarder les Jeux Olympiques de Tokyo. Ma femme suivra la gymnastique féminine, moi, on verra bien. Je n'aime pas la façon dont Thomas Bach a imposé les Jeux aux Japonais (et j'en suis certain, à leur premier ministre) alors que près de 80% de la population s'y opposait. 

De nos jours, le C.I.O. est devenu le décideur d’office et celui qui prends tout en charge, pas le pays ou la ville qui recoivent les Jeux, même si ses actions peuvent sembler dictatoriales. 

Cela explique pourquoi les Jeux de Tokyo se poursuivront en pleine pandémie, et aussi pourquoi, l'année prochaine, les Jeux d'hiver sous le régime autoritaire de Xi ne seront pas remis ou annulés si des pressions étaient exercées par le C.I.O. pour demander des comptes à la Chine au sujet de son traitement des musulmans ouïghours dans la province du Xinjiang, ou à propos des défenseurs de la démocratie à Hong Kong aujourd’hui en prison. 

Plus que jamais, le C.I.O. est l’unique décideur, quoi qu'il arrive. Pour se faire une idée de la montée en puissance de l'organisation, le personnel du C.I.O. à Lausanne est passé de quelques dizaines de personnes dans les années 1980 à environ 100 dans les années 90, jusqu’à environ 600 personnes aujourd'hui. Cette croissance, à son tour, a diminué le rôle des membres du C.I.O., un groupe de 102 officiels de part le monde, qui géraient autrefois bon nombre des tâches spécialisées. 

Celles-ci sont maintenant la responsabilité de professionnels chevronnés à Lausanne sous la ferme direction de Bach. Le 23 juin, Bach a du reste inauguré en très grande pompe un nouveau siège gigantesque pour l’organisation qu’il dirige, construit au prix modique de 205 millions de dollars, avec en plus près de 15 millions laissés en « réserve ».

Alors que son rôle de président reste techniquement celui d'un bénévole, il avait été révélé en 2015, que Bach recevait une « indemnité » annuelle de 225 000 euros (environ 244 000 dollars à l'époque, et certainement non imposable) pour couvrir ses activités en tant que président. 

Comme les deux I.O.C. présidents avant lui, il vit au Lausanne Palace, un hôtel de luxe du centre-ville, gratuitement, et ne voyage pas en classe économique (ça, c’est moi qui le dit!). Dans le monde du sport, l'institution est désormais devenue la queue qui remue le chien. Pourtant, s'il n'y avait pas de Jeux Olympiques, il n'y aurait pas besoin de cette monstruosité qu’est devenu le C.I.O. et Bach n'aurait pas de boulot, donc vous comprenez. 

Mais comme l'argent et une corruption « soignée » jouent toujours un rôle primordial au sein du CIO, il y a probablement peu à faire à ce sujet, mais il est devenu tout à fait clair que Bach a détruit les espoirs de ceux qui pensaient qu'il serait un autre type de président, et a plutôt embrassé le genre de rôle autoritaire qu'il semble jouer parfaitement.

mardi, avril 27, 2021

Performance physique au fil des ans …

Je suis fasciné par l’observation et la mesure de la baisse des performances physiques liés au vieillissement et alors que je regardais récemment les mesures de VO2max, j’étais assez consterné de voir que la plupart des tables s'arrêtaient à 60 ou 65 ans. 

Alors que doivent faire les personnes plus âgées ? Sont-elles tout simplement mises hors-jeu ? C'est difficile à accepter, c’est pourquoi j'ai creusé un peu plus profondément et j'ai trouvé ce graphique sur le site Internet de Crossfit qui ose montrer ce qui se passe jusqu'à 80 ans ! 

Je suppose qu'après cela, il est temps d'arrêter et de mourir, ou quelque chose dans ce genre. Inutile de dire que je n’aime pas ça du tout et que je prévois tout faire pour changer cette façon de voire les choses. 

Vous trouverez ici deux tableaux. Le premier est un graphique qui parle de lui-même. Laissez-moi vous suggérer de l'agrandir, de l'imprimer et de l'afficher dans votre salle de bain ou votre bureau, afin que vous puissiez le consulter chaque jour et en profiter pour vous remonter le moral ! 

Le deuxième tableau tente de décomposer diverses activités physiques et de montrer leurs pertes respectives au fil du temps. Seule ma « force légère » est encore bonne, ce qui semble logique, et alors qu’à mon âge (73 ans) elle n’a baissé que de 34%, elle devrait s’aplatir lamentablement (- 46%) dans juste 7 ans.

Je suis maintenant tellement déprimé que je retourne me coucher !

vendredi, février 26, 2021

Quand je détestais la gym

Quand j'étais gamin au collège, l'éducation physique était très élémentaire, pour ne pas dire grossière. Je me souviens de trois choses que nous devions faire: courir, sauter en hauteur et grimper à la corde. 

C’étaient là les tests qui déterminaient l'aptitude ou l’incapacité d'un jeune aux sports. Je ne pouvais pas courir parce que j'avais des points de coté et je n’arrivais pas sauter en hauteur ou grimper à la corde parce que mes efforts n'étaient pas coordonnés et personne, parmi mes professeurs, n'avait l'imagination de me montrer ce qui n’allait pas pour me corriger. 

Ces échecs m’avaient irrémédiablement qualifié d'incompétent et m’avaient tellement humilié que j'en suis venu à détester l'éducation physique et à me considérer comme un échec total en sport. 

Parlez d’une très mauvaise image de soi que mes profs de gym avait fait de leur mieux pour m’en convaincre sans même essayer de m’expliquer ce qui n’allait pas, et de faire l’effort de me guider. 

Ce n'est que lorsque j'étais au lycée qu'un beau jour, nous sommes allés gravir une colline qui s’appelait le Mont Chevran, au dessus de Cluses, en Haute-Savoie, où presque miraculeusement, comme j'avais enfin retrouvé mon élément naturel montagnard, j'étais arrivé le tout premier de ma classe au sommet. 

J'ai finalement rompu cette malédiction d’être une cloche et cela m’a finalement ouvert les portes d’un reste de vie des plus actifs.

vendredi, juillet 10, 2020

Comment « bien » tomber

Au cours d’une vie très active, j’ai été victime d’accidents à plusieurs reprises et je suis tombé à d’innombrables occasions.

Cela s'est produit sur la route, dans des véhicules agricoles, à vélo et bien entendu en skiant. À chaque fois, j’ai soit eu beaucoup de chance, soit j’ai bien géré les circonstances pour échapper à la mort ou à des blessures permanentes.

Cela m'a amené à penser qu'il pourrait y avoir, si l’on met du sien, une bonne et une mauvaise façon de chuter. Ce que je pense avoir inconsciemment appris à travers une pléthore de dégringolades, c'est de me décontracter complètement et de tomber comme un sac de lentilles.

Il est vrai que chaque fois que je suis tombé, je me suis rendu compte que ma lucidité s’intensifiait de manière exceptionnelle, ce qui veut dire qu’il existe un tout petit espace temporel pour une réflexion rapide, comme éviter une zone d'impact dangereuse.

Je pense que cela m'a permis de survivre à de nombreux accidents. Cela dit, la plupart des spécialistes en traumatologie vont conseiller de se pencher en avant, dans la direction de la chute afin de garder un certain contrôle sur sa direction, dans la mesure du possible d’essayer de tomber latéralement, sur les fesses et les cuisses.

Bien sûr, essayez surtout de protéger la tête, de faire un roule-boule sur le côté pour mieux dissiper l'impact… Bon, la liste ne s’arrête pas là, mais la prochaine fois que vous devez perdre l’équilibre, essayez de bien vous rappeler de tout ce qui précède, mais restez surtout détendu et prenez la fraction de seconde précédant l’impact pour vous souhaiter bonne chance !

mercredi, juin 03, 2020

Priorités américaines

Dans les écoles américaines, le sport y est roi et paraît toujours beaucoup plus important que l'éducation.

Ce matin, alors que nous marchions, nous avons aperçu l'équipe de « cheerleaders » (majorettes) du lycée, en train de s’entraîner en vue – nous le supposons - de la prochaine année scolaire, sans aucun souci apparent de distanciation sociale.
Il y a-t-il quelque chose que nous ne saisissons pas ou est-ce la « nouvelle norme » acceptable en l'absence d’un médicaments anti-Covid ou d'un vaccin efficace ?

Nous avions l'impression que les établissements scolaires étaient perplexes et assez angoissés à propos de la meilleure façon de rouvrir en août, mais l’entraînement que nous avons ainsi surpris ressemblait davantage à un retour total « à la normale ».

D’accord, nous avons probablement oublié que dans la culture américaine, le sport a priorité sur tout et le public est prêt à tuer pour ça !

jeudi, novembre 14, 2019

De la course à la marche ...

Depuis des décennies, nous avons étés des coureurs passionnés et réguliers. Ce n’est guère que ces dernières années que nous avons quelque peu ralenti et avons cessés la course à pied et passés à la marche.

J'avais du mal à gravir une pente raide sur notre parcours habituel et ma femme était inquiète pour ses genoux. Aujourd’hui, nous ne marchons pas en nous promenant, mais allons quand même plutôt vite.

Les scientifiques disent qu'une personne de 72,5 kg marchant à 5,6 km / h pendant 30 minutes consommerait environ 156 calories. D'un autre coté, courir à une vitesse de 9,6 km / h pendant ces mêmes 30 minutes en brûlerait plus du double.

Une autre façon de voir les choses, est qu'il faudra un peu plus de deux fois plus de temps pour parcourir la même distance en marchant plutôt qu’en courant pour dépenser autant de calories.
La principale différence étant que la course à pied est moins efficace et plus fatigante que la marche, donc celle-ci brûle plus de calories dans le même laps de temps.

La bonne nouvelle est que nous disposons désormais de beaucoup plus de temps qu’avant, et que nous pouvons désormais nous permettre de parcourir nos 10 km quotidiens sans avoir à courir !

mercredi, septembre 11, 2019

Peur de reprendre une activité ?

À chaque saison, à mesure que nous vieillissons, la fin et le début d’activités saisonnières comme le ski en hiver ou le vélo au printemps, entraîne presque toujours une certaine crainte ou une forme de réticence chaque fois que nous devons reprendre un sport exigeant sur le plan physique ou demandant un certain courage.

Nous devons littéralement nous pousser, je dirai même nous forcer si vous préférez, sinon la reprise de l’activité sera reportée ou n’aura tout simplement pas lieu.

Comment expliquer cela ? À mon avis, le corps qui vieillit est plus malin qu’on croit ; il apprécie encore la qualité des actifs qui lui restent et préférerait nous voir nous cantonner dans des activités sans aucun danger et hors de portée de tout ce qui pourrait nous nuire.

C’est une forme d’instinct de survie, exactement comme quand on avait 17 ans, on ne réfléchissait guère avant de sauter un mur de deux mètres de haut. Aujourd’hui, nos gestes trop téméraires sont automatiquement et systématiquement inhibés, ce qui est souvent une vertu que nous n’apprécions pas assez.

Dans le cas de sports ou de passe-temps favoris assez risqués, il s'agit simplement d'un avertissement ou du moins d'une suggestion providentielle pour envisager une alternative beaucoup plus sûre ou dépourvue de danger. Écoutez bien ce que vous suggère votre esprit, allez y lentement et tout devrait bien se passer ...