dimanche, septembre 15, 2024

En route vers l’autoréalisation (3me partie)

Selon la manière dont nous sommes nés, notre lieu de naissance, notre place dans la société, notre culture et notre éducation, la perception du sens et du but de la vie peut varier considérablement. Cela peut aller de la survie à une vie facile et insouciante, alors qu’un grand nombre de personnes n’ont pas le temps, l’éducation ou le loisir de se poser des questions sur le sens profond et le but de leur vie. 

Certains ne semblent pas s’en soucier tandis que d’autres se lanceront dans un voyage profondément personnel pour découvrir toutes ces choses. Selon l’individu, cette quête variera beaucoup. 

Quelle que soit l’intensité de nos intentions, nous pouvons tous nous demander ce qui est si important dans notre vie ? Quels principes doivent guider nos décisions, comment pouvons-nous découvrir nos talents ou nos passions souvent cachés, et à partir de là, quelles activités, vocations ou professions peuvent naturellement nous attirer et nous apporter joie et épanouissement ? 

Cette quête pour trouver des réponses à nos questions peut prendre toute une vie et n’être que largement incomplète quand vient le moment de partir. Pour ceux d’entre nous qui sont prêts à entamer ce voyage, il est utile d’explorer et de chercher d’abord là où nous devrions aller et ce que nous ferons lorsque nous aurons trouvé nos réponses. Ensuite, nous nous fixons des objectifs à court et à long terme qui correspondent à nos valeurs et à nos passions. 

Une fois cela fait, nous pouvons nous connecter à des activités, des lieux et des communautés de personnes qui partagent nos valeurs et nos intérêts, y compris diverses traditions spirituelles ou philosophiques, pour y puiser un sens et un but, ainsi qu’un terrain fertile pour la croissance personnelle que nous recherchons. 

C’est une véritable exploration, en fait un projet de toute une vie qui exigera de la curiosité, du courage, de l’ouverture d’esprit, de la flexibilité, des sacrifices, de la détermination et surtout de la persévérance. 

Nous avons un nombre infini de choix, d’options et de chemins et nous pouvons les emprunter comme bon nous semble. Selon le Dr Itai Ivtzan, psychologue, le sens renvoie à la manière dont nous « donnons un sens à la vie et à notre rôle dans celle-ci », tandis que le but renvoie aux « aspirations qui motivent nos activités ». 

Cela suggère qu’en l’absence de l’un ou de l’autre, notre vie n’a pas d’histoire. Pourtant, peu importe ce que les gens nous diront ou penseront, ce travail d’exploration dépend entièrement de nous ! 

(À suivre...)

samedi, septembre 14, 2024

En route vers l’autoréalisation (2me partie)

Aujourd’hui nous abordons l’acceptation de soi, un élément de taille, car cela signifie nous accepter tels que nous sommes, y compris avec tout ce qu’il peut y avoir de positif et de négatif en nous, sans jugement ni autocritique. 

Nous sommes souvent trop durs lorsque nous nous critiquons ou nous jugeons nous-mêmes ; au lieu de cela, nous devrions nous traiter avec la même gentillesse et la compréhension que nous portons à nos amis. Il nous faut savoir parfois être plus indulgents envers certains de nos défauts. Nous en avons tous et nous devons en être conscients sans être trop durs ou obsédés par ceux-ci. 

Nos défauts ou nos erreurs sont également de bonnes occasions d’apprendre à les minimiser ou à les éliminer et de nous épanouir personnellement. De plus, lorsque nous faisons quelque chose de bien, apprécions et célébrons le bien, aussi insignifiant soit-il. 

Il nous faut aussi filtrer nos pensées négatives et les remplacer par des affirmations positives et un point de vue plus enthousiaste. 

Une autre bonne démarche consiste à rechercher des relations positives en passant plus de temps avec des gens encourageants qui partagent nos intérêts et nos valeurs. Aider les autres dans le besoin peut également nous apporter beaucoup de satisfaction et d’épanouissement personnel. 

Pendant que nous essayons de faire tout cela, veillons à rester en forme en prenant soin de notre santé physique et mentale par l’exercice, une alimentation saine et un sommeil suffisant. 

N’oublions pas que tout cela demande du temps et des efforts pour se développer, donc soyons bien patients ! 

(À suivre...)

vendredi, septembre 13, 2024

En route vers l’autoréalisation (1ere partie)

Dans les prochains blogs, nous explorerons et essaierons de comprendre le processus de l’autoréalisation afin de mettre toutes les chances de notre coté. 

En premier, il y a la prise de conscience de nos propres pensées, sentiments, croyances et comportements. Cela inclut reconnaître nos forces, nos faiblesses et découvrir notre comportement. 

Ce qui suit est la façon dont je m'y prends. En commençant par des actions réflexives, j'ai créé un système que j'ai appelé « Auto-débriefing quotidien » et qui me permet de passer en revue toute ma journée avant de dormir. 

Tout y passe : pensées, sentiments et expériences spécifiques rencontrées ce jour là et je pause un instant sur tout ce qui ressort du lot et doit être ajouté à mon carquois d'expériences, bonnes et mauvaises. Quand c'est mauvais, je m’y attarde suffisamment longtemps pour éviter de répéter ça à l'avenir.

Je revisite aussi régulièrement des sections de mon passé pour me les remémorer, les juger et faire de mon mieux, s’il le faut, pour modifier honnêtement ces souvenirs, mon image et mon évaluation personnelle. 

De plus, une pratique régulière de méditation et de pleine conscience m’aide à mieux me connaître et à prêter davantage attention à la richesse quotidienne de la vie. 

Dans la mesure du possible, j’essaie de bien écouter, j’accueille aussi la critique pour me rendre compte de la façon dont je suis perçu ; ce qui n’est pas du tout facile ! 

Dans le même esprit, je m’efforce d’apprendre des trucs nouveaux tous les jours, de faire des choses que j’aime, d’élargir mes connaissances et mes points de vue. 

Enfin, ma grande priorité est de rester en bonne santé physique et mentale ainsi que de maintenir les limites qu’il faut, notamment en apprenant à dire « non » pour protéger mon temps et mon énergie. 

(À suivre...)

jeudi, septembre 12, 2024

C’est quoi l’autoréalisation ?

« Connais-toi toi-même » résume bien ce qu’est réellement l’autoréalisation. En fait, c’est un est un concept psychologique qui renvoie au processus par lequel un individu atteint son plein potentiel et développe ses capacités personnelles. 

Elle englobe la découverte de soi, l'épanouissement et l'accomplissement de ses désirs et aspirations. C’est un voyage de découverte de soi et de croissance personnelle qui peut mener à une vie plus épanouissante et plus significative. 

On ne m’en avais jamais parlé quand j’étais enfant et c’est quelque chose que j’ai découvert au travers des obstacles qui ont jalonnés tout mon parcours de vie . Si vous n’êtes pas familier avec l’autoréalisation, voici quelques-uns des éléments qui y contribuent : 

  • D’abord, il y a la conscience de soi, qui signifie identifier et comprendre ses propres pensées, sentiments, croyances et comportements. Cela inclut la reconnaissance de nos points forts et faibles ainsi que notre comportement. 
  • Ensuite, il y a l’acceptation de soi, avec nos traits positifs et négatifs, sans jugement ni autocritique. 
  • L’authenticité est le concept suivant, qui veut dire vivre en accord avec son vrai moi, plutôt que de se conformer aux attentes de la société ou aux désirs des autres. 
  • Le domaine suivant est la recherche, la découverte et la poursuite du sens qu’a notre vie et des objectifs qu’on se donne. Cela peut impliquer l’identification de buts, de valeurs et de passions personnels. 
  • S'ensuit l'établissement de liens significatifs avec les autres et le monde qui nous entoure. C'est entre autres l’établissement de relations, la contribution à la société et l’identification d’un sentiment d'appartenance. 
  • Enfin, il y a la quête du calme et de la paix intérieure, en dépit de nos pires défis ou de l'adversité. 

Comme vous pouvez l'apprécier, l’autoréalisation de soi est un sacré programme ! C'est un voyage de toute une vie qui se déroule à son propre rythme. Il n’y a pas destination finale, mais c’est d’avantage un processus de découverte et de croissance continue. En se concentrant sur ces aspects essentiels, les personnes qui recherchent cet etat vont parvenir à bien se connaître et vivre une vie plus épanouie. 

Dans les prochains blogs, nous explorerons toutes ces catégories pour découvrir comment bien les naviguer.

mercredi, septembre 11, 2024

Début de la fin pour Trump

Lors du débat d’hier soir, Trump a finalement reçu la punition qu’il méritait depuis longtemps de la part de Kamala Harris, qui était préparée, parfaite et tout à fait présidentielle. 

Dès le départ, le dictateur en herbe de 78 ans avait l’air épuisé, terriblement mal préparée, figée sur place et totalement incapable de bien saisir de Harris. 

Il n’a guère pu que régurgiter ses harangues de campagne usées qui, il croyait, lui assurerait un second mandat, mais il n’y est pas parvenu. 

Trump est aussi particulièrement paresseux et n’aime pas faire d’efforts car il pense que son attitude et sa grande gueule suffiront à intimider les autres. 

De plus, ses conseillers lui ont dit d’être un peu plus doux pour ce débat, ce qui signifie qu’il ne pouvait pas être lui-même et ça c’est contre sa nature. C’est pourquoi il avait l’air si pathétique et éperdu.  

Il a finalement reçu tous les coups qu’il méritait de la part d’une femme de couleur !

mardi, septembre 10, 2024

Un goitre pendant dix jours ?

Pour ceux d’entre vous qui ne le savent pas, un goitre est une réaction adaptative des cellules de la glande thyroïde à tout processus qui bloque sa production d’hormones. Bien que la cause la plus courante du goitre soit une carence en iode, d’autres conditions peuvent en être la cause. 

Je viens d’en avoir un après avoir été piqué par une guêpe, juste en dessous du menton, dans la région du cou. Une piqûre dans cette zone si proche du larynx et de la trachée peut la faire gonfler rapidement, obstruant potentiellement les voies respiratoires et provoquant des difficultés respiratoires. 

Tout cela peut entraîner un essoufflement ou même un blocage respiratoire. Pour couronner le tout, si l’on est allergique au venin de guêpe, il peut se produire une réaction allergique grave appelée anaphylaxie qui dans certains cas peut être mortelle. En plus des difficultés respiratoires, l’anaphylaxie peut inclure un gonflement du visage et de la gorge, de l’urticaire et une accélération des pulsations cardiaques. 

Le lendemain matin, alors que je me brossais les dents, j’ai été frappé de voir une énorme masse de chair se balancer de gauche à droite au beau milieu mon cou ! Mon cou ridé était maintenant lisse et bien arrondi ! J’ai immédiatement réalisé qu’en me piquant, la guêpe m’avait carrément défiguré. Je ne sais pas si la piqûre a touché la glande thyroïde, mais elle a créé un gonflement massif, similaire au goitre photographié ici.

Cet incident prendra du temps, l’enflure durant une dizaine de jours. Je ne peux qu’espérer que bien vite, je vais récupérer mon cou ridé et redevenir moi-même !

lundi, septembre 09, 2024

Karl Wallach, 1925-2024

Associé de Jim Woolner chez Beconta, la première maison pour laquelle j'ai travaillé à mon arrivée aux États-Unis, Karl importait et distribuait les chaussures Puma, Nordica, Look ainsi que Völkl aux États-Unis. 

Alors que Jim jouait le rôle du « bon flic », Karl était le « méchant ». Je me souviens de lui conduisant une Citroën SM avant de passer à une Cadillac. Il aimait skier et jouer au golf ainsi qu'au tennis. Il adorait aussi la navigation et la pêche. 

Il vient de décéder paisiblement, chez lui, le 1er août 2024, à l'âge de 99 ans. Karl est né à New York City, le 9 mars 1925, était un vétéran de la marine pendant la Seconde Guerre mondiale et diplômé de l'Université Columbia. Il a vécu à Manhattan et Scarsdale, New York, Aspen et Carbondale, Colorado, et enfin à Cape Coral, Floride. 

Assez actif, Karl skiait encore à 89 ans mais après avoir subi une collision avec un snowboardeur il avait abandonné le ski. Tout comme Karl, espérons que nous vivrons et resterons en bonne santé, jusqu’à nos 99 ans !

dimanche, septembre 08, 2024

Besoin d’oxygène pour dormir ?

Dans nos stations de ski, certaines maisons luxueuses sont équipées de tout, de l’ascenseur jusqu’aux entrées de maison et de garage où la neige fond automatiquement et ou n’y a plus à déneiger, mais de nos jours, on nous invite à ajouter des équipements encore plus bizarres, comme de l’oxygène supplémentaire dans nos chambres à coucher pour dormir mieux. 

Nous venons de recevoir cette carte postale vantant cet oxygène à domicile et affirmant que « l’air en altitude contient 30 % d’oxygène en moins qu’au niveau de la mer. Cet air raréfié provoque de la fatigue, des troubles du sommeil, des sautes d’humeur et le mal des montagnes. L’installation de l’oxygène élimine tous ces problèmes. » 

Tout cela semble logique, sauf que les personnes en bonne santé n’en ont pas besoin à Park City, où l’altitude varie entre 2050 et 2600 mètres. Il est intéressant de noter qu’une cabine d’avion est pressurisée en vol pour un équivalent de 2 438 mètres et qu’en plus, marcher un peu dans l’allée ou aller aux toilettes n’est jamais trop fatigant ! 

Bien sûr, les personnes atteintes de maladies pulmonaires graves telles que la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou la maladie pulmonaire interstitielle diffuse doivent généralement vivre en dessous de 900 mètres d’altitude. 

Plus haut, la diminution d’oxygène peut aggraver les symptômes respiratoires et entraîner des complications. Cependant, la tolérance individuelle peut varier considérablement, de sorte que d’énormes différences sont observées. 

Comme vous pouvez vous y attendre, de tels systèmes d’oxygénation ne sont pas bon marché et coûtent à partir de 30 000 dollars, tout compris (installation, équipement d’oxygène, capteurs numériques, panneau à écran tactile, commandes électriques et accès en ligne à distance.)

Je pense que je vais laisser un peu de temps passer avant d’en installer un dans notre chambre à coucher !

samedi, septembre 07, 2024

Quel air respirons-nous ?

Au fil des ans, le monde entier est devenu conscient de l’importance de la qualité de l’air au point que de nombreuses nouvelles entreprises ont été créées, tandis que d’autres se sont développées pour fournir des mesures salutaires des conditions de l’air dans le monde entier. 

Plus récemment, ces entreprises ont fourni des applications pratiques pour smartphones qui peuvent nous dire instantanément si la qualité de l’air est bonne ou mauvaise là où nous vivons, là où nous aimerions aller ou partout où vivent nos amis ou nos proches. 

Là où nous vivons aux États-Unis, il existe AirNow, un service de l’Agence de protection de l’environnement, mais si ne vous vivez pas en Amérique, il existe également une application pratique d’IQAir, une entreprise suisse de technologie en qualité de l’air, spécialisée dans la protection contre les polluants atmosphériques, développant des produits de surveillance, de qualité et de purification de l’air. 

Cette entreprise a été fondée en 1963 par les frères Manfred et Klaus Hammes, qui ont introduit un système de filtre à air pour les poêles et chaudières résidentielles à charbon en Allemagne afin de réduire l’accumulation d’émanations nocives. 

Manfred Hammes, qui souffrait d’asthme depuis toujours, avait constaté que les filtres réduisaient ses crises pendant les mois d’hiver. Au cours des années 1960 et 1970, Klaus Hammes a continué à adapter le filtre à air à d’autres systèmes de chauffage comme les radiateurs, les plinthes chauffantes et les systèmes de chauffage et de climatisation à air pulsé. En 1982, Klaus Hammes transférait son entreprise en Suisse. 

Si l’air pur est important pour vous, téléchargez l’application disponible pour iPhone ou Android.

vendredi, septembre 06, 2024

Quand il n’y a que le nom ...

Il n’y a pas si longtemps, le Stein Eriksen Lodge était l’hôtel le plus prestigieux de Deer Valley, cette station de luxe située juste au-dessus de Park City, là où nous vivons. Il a ouvert en décembre 1982, juste un an après le lancement de Deer Valley. 

À l’époque, c’était le meilleur endroit pour manger. Depuis lors, les hôtels Montage et St Regis ont un peu éclipsé le coté faste de cet établissement qui accuse désormais son âge avancé. Le champion de ski norvégien Stein Eriksen avait donné son nom à ces lieux et y était présent régulièrement jusqu’à son décès en 2015. 

Le restaurant de l’hôtel se nomme Glitretind, après une montagne norvégienne et évoque une expérience culinaire de grande classe, du moins sur les pubs. Nous y avons dîné au début de ce mois et n’avons pas été trop impressionnés, je dirai même un peu déçus. Le plus impressionnant étaient les prix exorbitants ! 

Le restaurant est très surfait et trop cher par rapport à la qualité culinaire des plats proposés. La présentation est bonne, mais la grandeur s’arrête là, il n’y a quasiment rien dans l’assiette et le goût n’a rien d’extraordinaire. 

Notre maigre repas reflétait clairement un très mauvais rapport qualité-prix qui a pesé sur notre expérience globale, même si les seuls éléments positifs étaient les délicieux desserts qui ont conclu notre repas. Le cadre en plein air sur la terrasse était sympa, mais Bald Mountain à Deer Valley ne se compare pas aux Grand Tetons de Jackson Hole, et dans l’ensemble, nous avons trouvé l’entière offre bien médiocre et n’y retournerons probablement pas. 

Regarder les avis sur Google, Tripadvisor ou Yelp n’aide pas beaucoup car la majorité des commentaires des clients sont plus influencés par l’image qu’ils croient trouver que par ce qui est présenté dans leur assiette. 

Le prestige, l’emplacement, un grand nom et la réputation finissent toujours par être trompeurs lorsqu’ils sont utilisés pour étayer ce qui devrait être, pour le prix, une expérience gustative au minimum décente !

jeudi, septembre 05, 2024

Une chanson qui m’a marqué

C’était je crois un matin de septembre 1976, La radio était allumée, je me rasais et me préparais pour aller bosser chez Look dans la petite salle de bain de notre vieil appartement de Nevers, quand soudain j’ai entendu pour la toute première fois « Porque te vas » de Jeanette, une chanson qui a instantanément capté mon attention et qui est restée dans ma tête pour de bon. 

Aujourd’hui encore, je me demande pourquoi cette chanson m'a tant marqué, même si, à cette époque, la langue espagnole m’était totalement étrangère. La ballade romantique mélangeait des éléments de funk, de disco et de musique pop, avec une présence dominante de saxophone. 

Antoine Deshusses, journaliste au Monde, écrivait en 2005 : « Simple et efficace, la chanson intrigue. Cet enchevêtrement de cuivres et de guitares armés d’une pédale wah-wah, rythmé par des percussions, offre contre toute attente un support adapté à l’étrange voix acidulée de son interprète puis à l’intervention des cuivres. Le rythme basique et alerte de ‘Porque te vas’ entre facilement dans l’oreille, puis dans la tête. » 

La chanson reste un classique intemporel en raison de certains facteurs uniques qui captivaient l’oreille, comme sa profondeur émotionnelle alors qu’elle abordait des thèmes de chagrin d’amour, de perte et de nostalgie, évoquant de fortes émotions chez l’auditeur. 

De plus, sa beauté mélodique est à la fois envoûtante et mémorable, créant un sentiment de nostalgie et de mélancolie. Si vous ne comprenez pas l’espagnol mais lisez leur traduction, les paroles sont poignantes et pertinentes, exprimant des sentiments universels d’amour et de perte. 

Enfin, la voix puissante et émotive de Jeanette a parfaitement transmis l’intensité émotionnelle de la chanson. Je suis sûre que vous aussi avez une chanson qui vous a un jour marqué comme celle-ci l’a fait pour moi. Laissez un commentaire et partagez avec de quelle chanson il s’agit ! 

 

mercredi, septembre 04, 2024

« Embaucher » un président

L’élection présidentielle à venir me rappelle ma vie professionnelle active, lorsque je devais embaucher des employés qui allaient avoir un impact énorme sur la qualité et la vie de l’entreprise que je dirigeais. 

Au fil des ans, après avoir appris de mes nombreuses erreurs, je suis devenu plus sélectif et plus avisé quant à ceux que j’allais engager pour divers postes de direction et de vente. Je me suis toujours efforcé de privilégier les attitudes par rapport aux compétences. 

Par exemple, un vendeur né est toujours meilleur en vente, même s’il a quelques défauts corrigeables ou présente un manque de connaissance du produit. Si la personne est suffisamment intelligente, elle peut toujours être formée, mais si sa personnalité est déficiente, il est très peu probable qu’elle change au cours des années. 

En général, il est convenu qu’il faut toujours rechercher les qualités suivantes : 

  • Traits de leadership : Avant toute chose, les meilleurs candidats sont éthiques et dignes de confiance. Ils ne mentent pas et ne trichent pas. Ce sont de vrais leaders, avec une vision d’ensemble et des objectifs clairs. Ils sont capables de prendre rapidement des décisions difficiles et savent motiver et entraîner une équipe. 
  • Compétences interpersonnelles : Ils communiquent clairement, ils sont positifs, civils et respectueux, font preuve d’empathie et sont à la fois compréhensifs et réactifs aux besoins des autres. Ils sont ouverts d’esprit, collaborent et travaillent efficacement avec toute une équipe. Ils ont de solides compétences interpersonnelles qui favorisent des relations positives. 
  • Pensée stratégique : Ils ne se plaignent jamais, acceptent les règles, savent résoudre les problèmes, identifier et gérer des situations complexes. Ils sont également capables d’analyser les données pour prendre de bonnes décisions à partir de celles-ci. L’adaptabilité à des circonstances en constante évolution est également indispensable, ainsi qu’une gestion intelligente des risques. 
  • Sens des affaires : Ils connaissent et maîtrisent les concepts et les mesures financières, comprennent le marché et sont conscients des tendances et des concurrents. Ils peuvent développer et mettre en œuvre des stratégies commerciales efficaces et être d’excellents négociateurs pour les intérêts à long terme de l’organisation. 
  • Attributs personnels : Enfin, ils doivent être résilients et rebondir après les échecs, faire preuve de passion et de détermination pour réussir. Accepter les échecs et apprendre de leurs erreurs, tout en gérant efficacement leur temps et en faisant preuve d'une forte dose d'intelligence émotionnelle. 

Maintenant, lorsque je regarde cette longue liste et que je me demande qui de Trump ou d'Harris est le mieux équipé pour répondre à ces critères, la réponse est tout à fait claire.

mardi, septembre 03, 2024

Premier jour chez Look !

Il y a tout juste 50 ans, je commençais à travailler pour les fixations Look, la plus belle percée professionnelle de toute ma vie ! Je m’étais rendu à mon entretien d’embauche au vieux siège de l’entreprise et j’avais découvert une usine toute neuve en commençant le travail, avec de beaux bureaux et située dans un cadre agréable. 

J’étais à juste titre enthousiaste et j’ai immédiatement rencontré mes futurs collègues, un groupe de jeunes « cadres dynamiques » dans le département export. L’organisation des ventes nationales qui avait des goûts plus raffinés et davantage d’indépendance était basée dans la belle Annecy, pas loin du lac, tout comme Salomon, notre concurrent féroce qui émergeait doucement mais sûrement ! 

Lorsque je suis arrivé à mon poste, je n’y ai trouvé aucun dossier ou aucune information concernant mon travail de directeur des services de course. Pas de liste de coureurs par pays, comme on aurait pu l’imaginer, pas de budget non plus, pas de base de données de coureurs et de représentants techniques, pas de correspondance avec les différentes fédérations de ski. Absolument rien ! 

Je suppose que mes patrons s’attendaient à ce que la nouvelle recrue soit un type entreprenant et imaginatif, ce qui devait être le cas étant donné les circonstances. Ceux-ci, en congédiant ou en se séparant en mauvais termes de mon prédécesseur, n’avaient même pas pensé à extraire et à récupérer ces informations cruciales sous quelque forme que ce soit, même si le programme entier leur coûtait en euros d’aujourd’hui l’équivalent de plus de six millions ! 

Une façon originale de gérer une entreprise … Bien sûr, René Plancherel, le gars en charge, vivait en Suisse, ce qui était pratique pour payer certains skieurs sous la table grâce à des comptes bancaires secrets en Suisse ou au Liechtenstein, et devait garder toutes ces activités illégales à l’abri des regards indiscrets ! Mon patron m’avait du reste bien averti de ne pas contacter, ni de parler à ce Plancherel, pour quelque raison que ce soit. 

Pourtant, j’avais décroché le poste et je n’avais pas d’autre choix que de démissionner ce premier jour, ou de m’accrocher. J’ai choisi la deuxième option et j’ai réussi à survivre dans cette entreprise agonisante pendant huit ans avant qu’elle ne finisse par s’éteindre.

lundi, septembre 02, 2024

Les quatre Jhanas, c’est quoi ?

Je viens de lire un article du Time sur les Jhanas, une série d'états méditatifs profonds, qui sont devenus la nouvelle coqueluche parmi les créateurs de tendances. D'après ce que j'ai appris, les Jhanas sont le summum de la concentration et de la pleine conscience, conduisant à une profonde tranquillité et félicité. 

Bien que les Jhanas aient été récupérés par le bouddhisme et l'hindouisme, ils sont sans doutes antérieurs à ces religions mais leur sont le plus souvent associés, car le terme spécifique « Jhanas » est principalement utilisé dans des contextes bouddhiste et hindou. Ils sont généralement divisés en quatre étapes, qui constituent tout un programme : 

  • Le premier Jhana est caractérisé par la concentration initiale, le vitakka (pensée appliquée), le vicara (pensée soutenue) et un sentiment de ravissement et de joie. 
  • Le deuxième Jhana implique un niveau de concentration plus profond, où le vitakka et le vicara se sont atténués, et le ravissement et la joie plus raffinés. 
  • Le troisième Jhana apporte un sentiment d'équanimité, où le ravissement et la joie sont estompés, laissant plutôt un sentiment de contentement et de béatitude. 
  • Enfin, le quatrième Jhana représente l'état ultime de concentration et n'est marqué ni par la douleur ni par le plaisir, mais par un profond sentiment d'équanimité et de pleine conscience. 

Après avoir appris tout cela, je me suis demandé comment ces Jhanas se comparent aux autres formes de méditation ? 

Bien que les Jhanas soient assez uniques, ils partagent des similitudes avec d'autres pratiques parmi les mieux connues et les plus populaires : 

  • Par rapport à la pleine conscience, les Jhanas mettent l'accent sur la concentration et la conscience du moment présent. Ils recherchent cependant un niveau de concentration plus profond et une concentration plus intense sur des objets ou des sensations spécifiques. 
  • Si on les compare à la Méditation Transcendantale (MT), les deux prétendent atteindre un état profond de relaxation et de concentration. Cependant, la MT utilise généralement un mantra, tandis que les Jhanas se concentrent plutôt sur des sensations ou des objets spécifiques. 
  • Quant à la comparaison des Jhanas avec Vipassana (une forme de méditation de la vision pénétrante qui met l’accent sur l’observation de l’impermanence de toutes choses), les Jhanas peuvent également conduire à la vision pénétrante et à la sagesse, mais ils se concentrent principalement sur la concentration et la félicité. 

Pour les pratiquants, les bienfaits des Jhanas sont des états profonds de tranquillité, de paix et de sérénité qui transcendent les expériences quotidiennes. Ils sont également censés permettre une concentration autant accrue qu’intense. Ils augmentent également bonheur et bien-être, contribuant à un plus grand contentement. 

Les Jhanas sont également considérés comme un chemin vers l’illumination spirituelle et la libération de la souffrance. Enfin, les Jhanas prétendent améliorer la santé physique, comme la réduction du stress, l’amélioration du sommeil et de la protection immunitaire. 

D’après ce que j’ai pu comprendre, les Jhanas sont souvent considérés comme appartenant à une forme avancée de méditation nécessitant une longue et intense pratique avant d’y parvenir, de l’ordre d’un millier d’heures. 

Dans l’article du Time, le sujet principal était une nouvelle start-up appelée Jhourney, qui prétend réduire ce temps d’apprentissage à seulement 40 heures, pour des prix allant de 1000 à 4500 euros selon le type de séminaire. 

Je vais essayer de trouver une version à faire soi-même, s’il y en a une, et je partagerai mes découvertes avec vous !

dimanche, septembre 01, 2024

Saison de ski écourtée à Mont Buller

Cette station de ski australienne n’a pas eu de chance cet hiver en ce qui concerne la neige et aujourd’hui Mt. Buller fermait ses portes. Habituellement, le ski dure jusqu’à la fin septembre et se poursuit souvent jusqu’au début octobre. L’année dernière, le jour de fermeture était déjà précoce puisqu’il est tombé le 14 septembre ! 

La saison a commencé avec très peu de neige naturelle, mais Mt. Buller, qui venait de recevoir un nouveau canon supplementaire de TechnoAlpin, était en excellente position pour faire face au manque de neige, ouvrant avec une piste de 1,5 km enneigée alors que toutes les autres stations n’avaient rien ! Tout a basculé mi-juillet, cinq ou six semaines après le début de saison, lorsque de fortes chutes de neige sont arrivées. 

Certaines stations ont vu plus d’un mètre de neige tomber en sept jours et les conditions totalement transformées. Perisher a ouvert ses 46 remontées mécaniques le 3 août grâce à une combinaison de neige naturelle et de neige artificielle. Aujourd’hui, le ski continue dans l’état des Nouvelles Galles du Sud. 

La fermeture anticipée du Mont Buller est-elle une simple malchance ou une nouvelle donne du réchauffement à venir ? Nous le saurons bien assez tôt !

samedi, août 31, 2024

Cerveau ou Entrailles ?

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui concerne mes pensées, mes sentiments et mes émotions, il semble que je les perçoive davantage en écoutant mes entrailles, qui semblent mieux liées à mon corps et qui me donnent plus d’indices, plutôt qu’en écoutant mon cerveau, qui ressemble davantage à un ordinateur froid et factuel. 

Ai-je tort de penser ainsi ? Je ne minimise en aucune façon le rôle du cerveau, mais j’ai l’impression que le reste de mon corps envoie souvent des signaux forts sur ma vie telle que je la vis. Nous parlons beaucoup de nos « intuitions » et c’est vrai. Notre système digestif, souvent appelé notre « deuxième cerveau », a une influence sur nos émotions. Par exemple, le stress peut entraîner des problèmes digestifs et certains aliments peuvent affecter notre humeur. 

Bien sûr, le cerveau traite et interprète ces signaux en fin de compte, mais nous ressentons ces éléments au plus profond de notre corps. En ce qui concerne la réponse émotionnelle, le système limbique du cerveau, notamment l’amygdale et l’hippocampe, jouerait un rôle clé dans le traitement des émotions, à la fois consciemment et inconsciemment. 

La science nous dit également que notre cortex préfrontal, situé à l’avant du cerveau, est responsable des fonctions cognitives d’ordre supérieur comme la planification, la prise de décision et la maîtrise de soi. C’est à partir de là que nous trions nos émotions et formulons nos choix. 

Cela dit, je continue de croire que le reste de mon corps peut fournir des indices précieux sur mon état émotionnel et que le cerveau me fait savoir à sa manière l’interprétation de ces sentiments. Pour moi, notre ventre est un bien meilleur messager que ce qui se passe entre mes deux oreilles. 

Et vous ?

vendredi, août 30, 2024

Négocier le prix des meubles

Il y a douze ans, nous avions acheté deux fauteuils inclinables pour notre salon. Nous les avons bien utilisés, si bien en fait, que je devrais dire qu’ils ont maintenant amorcé leur déclin, alors en début de semaine, nous sommes allés dans notre magasin de meubles local pour voir les nouveautés. 

Comme tout le monde, nous avons vu des pièces qui ont retenu notre attention et d’autres qui nous ont laissés froids, mais je dois dire que nous avons tous été choqués par les prix qui semblaient avoir augmenté bien au-dessus des 37 % du coût de la vie pendant la même période, avec des augmentations qui allaient de 50 à 100 % !

Alors, que faire ? Les nouveaux fauteuils, fabriqués en Suède, étaient très élégants, très confortables et beaucoup plus pratiques que ceux que nous avions et nous avons donc conclus que nous en avions besoin. Ce que nous n’avons pas aimé, c’est le prix qu’en voulait le marchand et qui, malgré ma demande insistante, n’a pas voulu baisser d’un centime. 

J’ai donc commencé à chercher sur Internet et, après deux jours de recherche et de négociations, j’ai pu trouver des prix beaucoup plus intéressant, d’abord dans un magasin de Denver à 22 % moins cher, puis chez un revendeur californien à 32 % de moins, dans les deux cas rendus à Park City ! Ne pensant pas pouvoir faire beaucoup mieux, nous avons donc décidé d’acheter ces fauteuils. 

Presque immédiatement, je me suis demandé si j’aurais pu encore faire mieux. C’est alors que j’ai passé en revue les éléments que j’aurais pu oublier ou négliger dans ma recherche. Je pensais avoir fait un travail approfondi, comme comparer les prix de ce modèle et de ce type de chaise, vérifier les prix en ligne par rapport aux magasins locaux et même les discounteurs. 

J’avais également une assez bonne compréhension du marché, des ventes et des promotions. Puis, j’ai appris que, comme toujours, le timing est primordial, car lors des soldes de fin de mois ou de trimestre, les détaillants offrent souvent des rabais pour atteindre les objectifs de vente. Cela s’applique également aux jours fériés comme notre prochaine fête du Travail (le 2 septembre). Les articles en exposition dans le magasin peuvent également être de bonnes affaires, mais dans notre cas, le besoin d’une paire complète éliminait cette possibilité. 

Savoir bien négocier est toujours essentiel. Après m’avoir demandé le prix que j’avais payé, la détaillante de Denver m’a félicité pour mon excellente négociation validant ainsi ma transaction. Il eut été très difficile de faire mieux et j’étais satisfait de notre nouvelle acquisition !

jeudi, août 29, 2024

Les techniques douteuses de Trump

Trump a récemment fait le tour de tous les talk-shows prêts à lui donner une audience. L’un d’eux était avec Dr. Phil, personnalité de la télévision américaine et auteur, mais surtout connu animer le talk-show « Dr. Phil ». 

Il est titulaire d’un doctorat en psychologie clinique et a été lancé dans l’émission d’Oprah Winfrey. à la fin des années 1990. Oprah a ensuite aidé McGraw à lancer son propre programme, Dr. Phil, en septembre 2002. 

L’émission est formatée comme une série de conseils, pas comme une émission de télévision vraiment sérieuse. 

Hier, Trump a fait ce que je pense être des déclarations déjantées dans cette émission, comme affirmer encore que l’élection de 2020 était truquée, qu’il aimerait que Jésus vienne compter les votes, et qu’il y avait 38 millions de bulletins de vote envoyés en Californie alors qu’il y a à peine 25 millions de personnes éligibles pour voter. 

Regardez par vous-même… 

mercredi, août 28, 2024

Ski d’été par procuration ?

Jusqu’à présent, cet été, j’ai passé énormément de temps à observer ce qui se passait dans la station de ski de Portillo, au Chili, et grâce à des webcams bien placées, j’ai pu assister au déroulement d’une belle saison de ski en direct, sans grandes foules (seuls les clients de l’hôtel semblent dévaler les pistes) et ce qui semblait être une excellente couverture de neige. 

J’ai capturé la vidéo il y a trois jours. Mais ce qui était encore plus impressionnant pour les yeux avertis, fut ma capacité à observer les téléskis emblématiques à cinq personnes de front, unique à Portillo, connus sous le nom de « Va-et-vient » et construits par Poma pour les pistes de Roca Jack, Condor, Las Vizcachas et El Cara Cara. 

Ces pistes sont des couloirs d’avalanche abrupts, interdisant l’utilisation de pylônes. 

  Ces remontées mécaniques uniques sont constituées de poulies ancrées dans les rochers surplombant la piste, qui permettent à cinq skieurs à la fois de remonter la pente de Roca Jack inclinée à 27 degrés pour un dénivelé de 265 mètres. Si vous regardez la vidéo ci-jointe sur un assez grand écran (50 cm ou plus), vous verrez un point noir qui monte là où se trouve la flèche. 

Cette remontée arrive seulement à 50 mètres en dessous du départ de la descente des Championnats du monde de 1966. 

Vous pouvez accéder aux webcams de Portillo ici, et si vous souhaitez me rejoindre l'été prochain pour skier là-bas pour de vrai, si les conditions sont assez bonnes, faites-moi signe. Pour l'instant, ouvrez grand vos yeux et faites le plein de ski et de plaisir hivernal !

mardi, août 27, 2024

Bientôt 40 ans à Park City

Hier, cela faisait juste 39 ans que notre famille arrivait à Park City à la fin de l’été 1985 et nous entamons maintenant notre quatrième décennie dans cette communauté. Rétrospectivement, ce fut un changement couronné de succès, mais aussi une décision plutôt audacieuse dans le sens où je quittais un bon emploi et nous quittions une charmante maison sur la côte Est pour un avenir incertain dans l’Ouest.

Bien que notre fille fut trop jeune pour l’apprécier, ma femme et mon fils de 6 ans détestaient tous les deux cet endroit désertique et dépourvu d’arbres ; il leur faudrait au moins un an pour s’y habituer. Aujourd’hui, tous deux, autant que moi, adorent vivre en Utah. 

Cette étape illustre également le pouvoir des rêves ou l’atteinte d’objectifs. L’un des miens était précisément de « posséder une maison contemporaine dans la meilleure partie des Rocheuses ». Je crois y être parvenu !

lundi, août 26, 2024

Observez Trump en action !

Le 23 août, Trump s'exprimait lors de son premier meeting dans la banlieue de Phoenix, en Arizona, juste après la convention démocrate. Cela lui donnait l'occasion d'ajuster son message maintenant que Harris est la candidate officielle. 

Nous avons décidé de regarder ça, pour voir comment Trump, âgé de 78 ans, se comportait maintenant que Biden ait été « malicieusement » échangé en faveur de Harris. Il a passé beaucoup de temps à se pencher sur un nouveau surnom pour Kamala Harris, « La camarade Kamala », tout en prononçant son prénom de travers, comme il sait si bien le faire.

Trump a quand même commencé son discours en faisant des ouvertures aux électeurs indépendants et aux démocrates mécontents, affirmant qu'ils étaient en train de le rejoindre comme une traînée de poudre. 

Pour étayer cette affirmation, Trump a donné la parole à Robert F. Kennedy Jr. qui, quelques heures avant ce rassemblement, avait annoncé qu'il suspendait sa campagne et soutenait Trump. Eh bien, pour faire court, Trump a toujours le même discours, reste aussi mauvais que jamais et radote sur les mêmes sujets négatifs et dystopiques. 

Je sais qu’on ne peut pas apprendre aux vieux singes à faire la grimace, mais je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi des millions d’Américains paraissent assez idiots pour croire à son message autant insensé qu’usé. 

Vous pouvez regarder la vidéo entière ici si vous n’avez rien de mieux à faire.

dimanche, août 25, 2024

Les méga-stations sortent-elles du ski ?

A la surprise générale, il y a quelques jours, POWDR, un conglomérat nord-américain de ski assez petit bien que non-négligeable, propriétaire de 10 stations, a annoncé qu’il en vendait deux (Killington et Pico, toutes deux dans le Vermont) à un groupe d’investisseurs locaux.

La société ne compte pas s’arrêter là, car elle prévoit également de mettre en vente plusieurs de ses autres stations de ski, comme Eldora, dans le Colorado, Mt. Bachelor, dans l’Oregon, et SilverStar, en Colombie Britannique. 

Elle prétend malgré tout qu’elle restera fidèle à ses autres stations, notamment Boreal et Soda Springs en Californie, Copper Mountain au Colorado ainsi que Gorgoza, Woodward et Snowbird en Utah et ses deux contrats de concession dans nos Parcs Nationaux. 

Cela signifierait-il que POWDR s’inquiète soudainement du changement climatique et d’une croissance limitée, voire difficile, de son activité de ski ? Il sera intéressant de voir à quelle vitesse et avec quel enthousiasme Alterra et Vail Resorts « mordent » aux offres de vente offerte par cette société basée à Park City …

samedi, août 24, 2024

Mon avis sur la Convention Démocrate

J’ai regardé la majeure partie de la convention et les excellents discours des Obama et d’Oprah Winfrey, y compris bien sûr l’élocution de clôture de Kamala Harris. J’ai aimé l’ensemble du programme sur les quatre soirées et je pense que Harris est en bonne voie pour battre Trump. 

Pourquoi ? Parce que le regain d’enthousiasme dont elle bénéficie ne peut être qu’attribué à son plus jeune âge ainsi qu’à l’énergie et à l’enthousiasme qui l’accompagnent. Biden et Trump sont vieux, sur la défensive, grincheux et négatifs. 

Ils ne sont plus à même de diriger, ils sont sur une voie de sortie. Je sais de quoi je parle, j’ai 76 ans. Peuvent-ils juste des administrateurs ? Peut-être, mais ils ne seront pas capables de bien réagir aux crises ou aux événements imprévus. À leur âge, ils sont aussi flexibles qu’une plaque de verre et ne peuvent plus s’adapter à un monde en rapide mutation. 

Avec le départ de Biden, Trump est presque le nouvel octogénaire et est gelé sur place, incapable de changer de ton ou d’expression. Même chose pour Kennedy qui a 70 ans, qui arrête sa campagne qui a été rendu totalement obsolète par Kamala. Il n'avait de sens que lorsqu'il était encore le seul choix un peu moins vieux que Biden et Trump et pouvait être considéré par certains comme une alternative légèrement meilleure. 

Maintenant qu'il a été éclipsé par Harris, ses électeurs se tourneront vers elle, et n’iront certainement pas comme promit vers M. Négatif, alias Donald Trump.

vendredi, août 23, 2024

Si Covid vous intéresse ...

Alors que je pensais être presque guéri de mon Covid, ce virus incontrôlable me réservait encore une surprise. 

Tôt le matin, le 16 août, 12 jours après avoir été testé positif et avoir pensé que j’étais sorti de mon infection, je me suis réveillé avec une violente douleur dans la partie gauche de la poitrine. Je me suis levé, suis allé préparer le café du matin et la douleur s'est transférée sur la partie supérieure de mon épaule gauche, toujours aiguë, mais elle allait complètement disparaître 30 minutes plus tard. 

Le lendemain matin, la même situation se répétait principalement sous forme de douleurs à l'épaule gauche, et même scénario le lendemain matin. J'ai envoyé un message à mon médecin pour avoir un rendez-vous le lendemain, lundi. Tôt dans cette journée du 19 août, je me suis réveillé juste après minuit avec une autre douleur aiguë à l'épaule, j'ai alors envisagé de me rendre aux urgences, mais je ne voulais pas paniquer ma femme. 

J'ai donc attendu mon rendez-vous l'après-midi au cabinet médical où on m'a fait un ECG et envoyé immédiatement aux urgences de l'hôpital de Park City. Là, après un autre ECG et une une prise sang, il s’est avéré qu’il y avait de la troponine dans mon sang. Il s’agit d’une protéine présente dans les cellules du muscle cardiaque. 

Normalement, les niveaux de troponine dans le sang sont si bas que seuls les types de tests les plus sensibles peuvent les mesurer. Mais lorsque le muscle cardiaque est endommagé, la troponine s’infiltre dans la circulation sanguine, augmentant son niveau dans le sang. 

C’était le marqueur d’une crise cardiaque, mais après 24 heures de tests supplémentaires, une échographie cardiaque et un test de stress complet, il a été déterminé que mon taux élevé de troponine n’était pas lié à une crise cardiaque, mais à une inflammation du cœur aiguë causée par Covid. J’avais appris un nouveau mot et j’étais rapidement renvoyé chez moi en bonne santé. 

Ma bataille avec Covid avait duré plus de deux semaines et je ne souhaite pas ce genre de complications à qui que ce soit !

jeudi, août 22, 2024

Pierrot Meugnier, 1946-2024

J’ai rencontré Pierrot pendant la première saison où j’ai enseigné le ski à Avoriaz, il y a plus de 54 ans. Je me souviens qu’il était différent, drôle, avait un sens de l’humour que j’aimais beaucoup et qu’il laissait toujours des rayons de soleil dans son sillage. 

Il y a plus de 2 ans, j’avais appris que Pierre était devenu paraplégique, à cause d’une vertèbre cancéreuse. Il s’était souvenu de moi parce qu’un demi-siècle plus tôt, j’avais pris sa défense lorsqu’il avait été harcelé par un moniteur de ski de l’école de ski de Morzine. 

Je me suis alors mis à appeler Pierrot régulièrement, j’ai toujours été impressionné par son attitude positive, son esprit toujours enjoué, la détermination à toute épreuve dont il avait fait preuve pour retrouver progressivement sa mobilité jusqu’à ce que son cancer revienne et malheureusement gagne la partie. Je suis triste qu’il nous ai quitté trop tôt et il va tous nous manquer ! 

Mes plus sincères condoléances à Lisette, son épouse, ses fils Pierre et Remy, leurs épouses et ses petit-enfants Florine, Léo et Nolan.

mercredi, août 21, 2024

Cyber-éternité ?

Je ne suis plus très actif sur les réseaux sociaux, mais je maintiens toujours une présence sur LinkedIn, une plateforme créée specialement pour les entreprises et l’emploi. Lancée en 2003 elle fait désormais partie de Microsoft depuis 2016 . 

J’y étais actif lorsque je croyais encore pouvoir travailler comme consultant autour des années 2010, mais j’ai depuis compris que c’était du rêve. Il y a quelques jours, j’avais décidé de jeter un œil à ce site et j’ai réalisé que j’avais toujours 467 « followers » (personnes qui me ‘suivaient’) récupérés au fil des ans.

J’ai ensuite procédé à explorer cette liste et, à ma grande surprise, je me souvenais presque de tous ces gens ! Ce qui m’a arrêté, cependant, ce sont les nombreuses personnes qui sont mortes depuis qu’elles ont commencé à me « suivre ». Probablement une mauvaise – je devrais dire « mortelle » – idée de leur part !

J’en ai trouvé 14 qui n’étaient plus de ce monde et d’un clic de souris, je les ai propulsés vers l’éternité. Cela m’a fait réfléchir, mais pourquoi, bon sang, la famille, les héritiers ou autres proches associés à ces malheureux n’ont-ils jamais pris la peine de les retirer de ce genre de site ? Quelque chose à ne pas oublier le jour où nous quitterons ce monde de bien laisser des instructions précises pour éviter ce genre d’oubli. 

Je suis sûr que ces mêmes personnes décédées hantent toujours Facebook, Instagram et Twitter (maintenant X) et pour moi, je pense qu’après tout c’est peut-être là le meilleur moyen d’accéder à la vie éternelle…

mardi, août 20, 2024

L’éternel débat : Beatles contre Rolling Stones

J’ai toujours été un fan fidèle et passionné des Beatles, et j’ai donc vu, entendu et lu beaucoup de choses publiées sur ce groupe. En ce moment, je suis en train de finir de lire « All You Need Is Love: The Beatles in Their Own Words (2024)», un recueil d’entretiens intimes avec Paul McCartney, Yoko Ono, George Harrison, Ringo Starr, leurs familles, amis et associés d’affaires, menées par Peter Brown, un proche des Beatles, et l’auteur Steven Gaines entre 1980 et 1981, durant la préparation de leur best-seller, « The Love You Make ». 

Seule une petite partie de ces transcriptions avaient été révélées. Celles-ci sont uniques et sincères. Toute l’information, les anecdotes, les impressions et autres expériences, ainsi que le calibre des personnes qui y ont contribué, ont du poids pour des fans comme moi. Cela m'oblige à comparer Beatles et Rolling Stones, ces deux géants du rock and roll. Bien que ces deux groupes aient connu un immense succès, leurs parcours ont été très différents en termes de réussites et de longévité. 

Les Beatles étaient réputés pour leur paroles exceptionnelles, leurs expérimentations musicales innovantes et leurs liens interpersonnels forts. Leurs premières années ont été marquées par une solide amitié qui a alimenté leur créativité. Leur capacité à faire constamment évoluer leur musique, en passant d’un rock'n'roll primitif à l'expérimentation psychédélique et au-delà, était sans précédent. 

Cependant, des tensions internes ont commencé à faire surface à mesure que le groupe gagnait en maturité. Les différences artistiques, associées aux pressions de la célébrité, de l’argent et du reste, ont finalement conduit à leur rupture. Bien qu'ils aient réussi à produire une musique révolutionnaire au cours de cette période, les fissures dans leur relation étaient évidentes. 

D'un autre côté, les Rolling Stones ont été construits sur une base d'énergie brute et un esprit iconoclaste. Le duo Mick Jagger et Keith Richards a fourni une force créative constante qui a maintenu le groupe uni pendant des décennies, malgré un changement permanent. Leur capacité à maintenir un son cohérent, basé sur le blues, tout en incorporant des influences contemporaines a contribué à leur longévité. 

Bien sûr, on peut dire que si le duo principal des Stones a survécu du mieux qu'il a pu, le groupe a connu des changements importants parmi ses musiciens au fil des ans. Cela a peut-être eu un impact négatif sur leur alchimie globale et leur direction musicale à certains moments. De plus, leur image de mauvais garçons qui leur collait à la peau, bien que commercialement réussie, a peut-être limité leur audience par rapport à celle des Beatles. 

Avec le recul, la cohésion et l'esprit aventureux des Beatles les ont propulsés vers des sommets sans précédent, mais en fin de compte, leurs tensions internes ont conduit à leur disparition prématurée. Les Rolling Stones, avec leur noyau plus stable et leur engagement inébranlable envers une musique issue du blues, ont atteint une longévité remarquable mais ont peut-être sacrifié une partie de l’originalité musicale qui a caractérisé l’œuvre des Beatles.

lundi, août 19, 2024

La fin des grosses commissions dans l’immobilier ?

Ce week-end dernier, de grands changements ont été apportés à la façon dont nous allons acheter les biens immobiliers aux États-Unis. Nous ne verrons pas les résultats tout de suite, cependant, car cela prendra du temps à se définir. 

Jusqu’alors, les agents immobiliers étaient payés grâce aux commissions liées au prix de vente du bien immobilier. Par exemple, l’agent qui a mis en vente et vendu une maison et l’agent qui a guidé l’acheteur tout au long du processus d’achat se partageaient une commission de 6 % à parts égales. 

Pour une maison d’un million de dollars, cela représentait 60 000 dollars. Il n’était pas nécessaire d’être très intelligent ou instruit pour gagner ces tas d’argent, grâce au principe du monopole éprouvé depuis la nuit des temps. C’est vrai, beaucoup d’argent pour peu ou pas beaucoup de travail ! 

Désormais, les acheteurs qui n’avaient pas à payer de commission à l’agent qui les aidaient à acheter la maison vont devoir signer un contrat pour qu’ils soient payés pour leurs services au lieu d’être payé par l’agent du vendeur. Beaucoup vont refuser et choisiront de traiter directement avec l’agent du vendeur. En théorie, ces changements devraient rendre le processus d’achat et de vente d’une maison moins coûteux et, semble-t-il, plus transparent.

À mon avis, il faudra un certain temps pour que le marché trouve ses marques. Il faut savoir qu’il y beaucoup trop d’agents immobiliers, et que, selon moi, 10 % d’entre eux bénéficient de 90 % des transactions et donc des commissions. Cela signifie que la plupart de ces agents crèvent de faim, tandis qu’une infime partie prospère. 

Maintenant, que peut-il se passer ? Les commissions vont baisser considérablement en pourcentage. Ensuite, du pourcentage, elles pourraient se transformer en montants forfaitaires fixes, simplement parce que si une maison d’un million de dollars rapporte 60 000 dollars en commission aujourd’hui, une maison de 10 millions de dollars rapporte 600 000. 

Il y a manifestement quelque chose qui cloche avec ce système et cela appelle à faire d’importantes concessions. Il faudra quelques années au marché pour se ressaisir, pour intégrer et digérer une vague de nouvelles idées et innovations en matière de marketing et de tarification, du type Airbnb ou Uber, mais le processus ne sera plus jamais le même et, espérons-le, le consommateur (vendeurs et acheteurs) l’emportera, en empochant une différence bien méritée !

dimanche, août 18, 2024

Mes prévisions pour l’élection présidentielle

De temps en temps, mes amis français me demandent si je crois que Trump sera battu par Harris lors des prochaines élections de novembre. Voici ce que je leur réponds généralement : 

Les femmes représentent plus de 51 % de la population totale des États-Unis, mais elles sont plus nombreuses que les hommes à s’inscrire sur les listes électorales. Ces dernières années, le nombre de femmes inscrites aux États-Unis a généralement tourné autour des 7,5 à 10 millions supplémentaires par rapport aux hommes. 

Ces femmes espéraient que Hillary décroche la présidence en 2016, mais à cause de Facebook, Vladimir Poutine et Julian Assange, cela ne s’est pas produit. Entre-temps, la Cour suprême des États-Unis a étouffé le droit à l’IVG. Cela a créé une colère généralisée chez les femmes qui vont sauter sur l’occasion d’élire Harris. 

De plus, lors des élections de 2018, 2020 et 2022, les sondages étaient toujours surestimés en faveur des républicains, mais tout était différent au lendemain de l’élection. Cette année, la tendance devrait se répéter, car de nombreuses femmes républicaines ne voteront pas comme leurs maris. 

Pour aggraver la situation, Trump commence à perdre la tête. Il n’arrive pas à rester focalisé sur les sujets importants pour l’électorat et a un besoin malsain d’attaquer son adversaire en l’insultant sans même parler des mensonges qui sont les seules choses intéressantes sortant de la bouche de cet individu qui se comporte comme s’il avait juste 4 ans. 

À presque 80 ans, il a amorcé son déclin et, pire encore, n’a pas compris qu’on attrape plus de mouches avec du miel qu’avec du vinaigre. Son comportement erratique va s’amplifier à l’approche de l’élection et, par conséquent, il risque d’aliéner beaucoup de ses partisans moins « sanguins » (républicains modérés et indépendants) qui risque de ne pas vouloir aller voter et affecteront négativement l’élection des républicains se battant pour les sièges du congrès. 

À moins que le duo Harris-Walz ne commette d’énormes bourdes en cours de route, attendez-vous à un raz-de-marée en leur faveur le jour J. L’élection présidentielle de cette année finira par être pour, et autour des femmes américaines.

samedi, août 17, 2024

L’art d’être hypocrite

L’autre soir, je regardais « America at the Crossroads » sur PBS News. Judy Woodruff, une ancienne présentatrice de cette chaîne, interviewait Jamie Dimon, sans doute l’un des banquiers les plus puissants du monde et PDG de JPMorgan Chase depuis 2006. 

Je n’aime pas Chase, j’ai été un bon client de cette institution pendant des décennies et, sans raison valable, elle m’a soudainement refusé un important service auquel j’avais droit dans le passé. J’ai tout de suite changé de banque et tout va bien aujourd’hui. Woodruff a donc posé à Dimon des questions sur l’économie américaine et son climat politique et il a donné toutes les réponses hypocrites que j’attendais de lui. 

Son pedigree est néanmoins impressionnant. Il a siégé au conseil d’administration de la Federal Reserve Bank de New York à la fin des années 2010 et est depuis membre du conseil d’administration de la Business Roundtable, du Bank Policy Institute et de la Harvard Business School. Dimon a également été inclus dans les listes 2006, 2008, 2009 et 2011 du magazine Time, listant les 100 personnes les plus influentes du monde. 

En février 2024, le magazine Forbes estime sa fortune à plus de 2 milliards de dollars et l’année dernière, il a gagné 36 ​​millions de dollars. C’est donc 3 millions de dollars par mois, soit presque cent fois le salaire d’un caissier de banque, qui varie entre 2 826 et 3 418 dollars. Cela dit, Dimon a été le premier à reconnaître lors de l’interview qu’il était préoccupé par les inégalités sociales en Amérique (bien rassurant tout ça !). 

Au cours de l’interview (en anglais dans cette vidéo), il énumère de nombreuses mesures que le gouvernement américain devrait prendre pour remédier à cette inégalité croissante, mentionnant à peine la nécessité de taxer un peu plus les personnes de sa catégorie socio-économique, en évoquant la règle Buffett qui obligerait millionnaires et milliardaires à payer le même taux d’imposition que les familles de la classe moyenne et les travailleurs. 

Cette règle, inspirée par le milliardaire Warren Buffett, avait été proposée sans succès par Obama en 2011 et aurait appliqué un taux d’imposition minimum de 30 % aux personnes gagnant plus d’un million de dollars par an, affectant ainsi seulement 0,3 % des contribuables. 

Par ailleurs, Dimon a déclaré que les démocrates devraient arrêter de diaboliser Trump qui a eu « de bonnes idées » lorsqu’il était président, en faisant fi de son casier judiciaire et de son influence dévastatrice sur la société américaine. 

En conclusion, une interview en Téflon avec un gars en Téflon qui ne veut pas perturber son gagne-pain et qui ne semble pas vraiment se soucier de qui est derrière le gouvernail de notre pays … http://

vendredi, août 16, 2024

Trump en quête de crédibilité ...

Lundi dernier en soirée, Donald Trump et Elon Musk ont radotés assez longtemps, et je n’en ai suivi qu’une portion car l’émission était truffée de problèmes techniques. Trump, en ce moment semblant aux abois et en quête désespérée de visibilité, avait récemment déclaré qu’il n’avait « pas d’autre choix » que de soutenir les véhicules électriques après que Musk lui ait apporté son soutien, tout en sous-entendant que bien qu’il n’aime pas l’idée, il ne pouvait guère faire autrement. 

Je dois ajouter que si Musk a une certaine intelligence intellectuelle, Trump n’en a presque pas, et comme vous le découvrirez plus tard, nos deux gaillards manquent cruellement d’intelligence émotionnelle. 

Comme la majeure partie de la discussion n’était pas digne d’intérêt, j’aimerais concentrer cet article sur la crise climatique, un élément largement couvert lors de cette discussion entre Trump et Musk, ce dernier s’abaissant au sous-sol intellectuel de Donald et tous deux convenant que notre planète a bien assez de temps pour s’éloigner des combustibles fossiles, si jamais elle le faisait. 

Souvent qualifié de « canular » par Trump, le changement climatique est devenu un nouveau sujet de discussion pour notre vieux candidat qui a dit qu’il était « honteux » que l’administration de Joe Biden n’ait pas ouvert une vaste étendue sauvage en Alaska au forage pétrolier, a affirmé sans fondement que les agriculteurs devaient abandonner leur bétail en raison des réglementations climatiques et qu’une menace bien plus grande était posée par la perspective d’une guerre nucléaire. 

Entre autres stupidités, tous deux ont fait des affirmations décousues sur le changement climatique, notamment qu’il n’y avait aucune urgence à réduire les émissions de carbone, lors d’un échange qui « a plongé dans de nouvelles profondeurs de stupidité », selon Bill McKibben, un militant climatique chevronné et cofondateur de 350.org. McKibben a écrit que c’était « la conversation climatique la plus stupide de tous les temps ». 

Trump a déclaré « On ne peut pas s’en passer maintenant », à propos des combustibles fossiles. « Je pense que nous avons peut-être des centaines d’années de réserve devant nous. Personne ne le sait vraiment. » L’ancien président américain a ajouté que la montée du niveau de la mer, causée par la fonte des glaciers, aurait l’avantage de créer « davantage de propriétés en bord de mer ». 

Malgré les affirmations de Trump concernant de nouvelles plages (?), le niveau de la mer monte plus vite le long des côtes américaines que la moyenne mondiale, avec une élévation des eaux pouvant atteindre 30 centimètres ces 30 prochaines années – une augmentation qui équivaut à l’augmentation totale observée au cours du siècle dernier, selon les scientifiques américain. 

La réalité de Trump va totalement à l’encontre de ce fait, car il y aura beaucoup moins de propriétés « en bord de mer » que le pense le promoteur immobilier devenu président. Trump a même essayé d’être subtil en ajoutant : « La seule chose que je ne comprends pas, c’est que les gens parlent de réchauffement climatique ou de changement climatique, mais qu’ils ne parlent jamais de réchauffement nucléaire ». 

Ce commentaire m’a fait lever les yeux au ciel et j’en ai conclu que Musk et Trump ont besoin de longues vacances réparatrices ou d’une retraite indéfinie. Une autre belle perte de temps pour les 193 000 badeaux dont moi-même, qui ont suivi ces divagations !

jeudi, août 15, 2024

Ce que je pense de Kamala Harris

Depuis qu’elle s’etait présentée aux primaires présidentielles de 2020, je n’avais jamais été un vrai fan d’Harris. Elle fut l’une des premières candidates en lice à abandonner la course. 

Cela dit, rien à voir avec son travail de vice-présidence par la suite, ni positivement ni négativement. 

Alors que je n’avais qu’une hâte de voir Biden se retirer de la course présidentielle de 2024, j’aurais aimé voir des gouverneurs comme Newsom ou Whitmer prendre la tête, mais cela ne fut pas le cas. Biden avait choisit Harris comme sa de facto remplaçante. 

La façon dont cela a été accepté par l’ensemble du parti qui s’est immédiatement rangé derrière elle, constitua une surprenante démonstration d’unité qui fut assez réconfortante et m’a pleinement satisfaite. 

Je me suis dit que de toutes façons, elle serait bien meilleure que Biden et bien sûr largement supérieure à Trump, et que tout comme Volodymyr Zelenskyy l’avait fait pour l’Ukraine, elle a le potentiel de parvenir à la hauteur de la situation. 

Elle a de quoi séduire toutes les femmes du pays, soit 51% de l'électorat qui avaient été flouées lors de l’élection de Hillary Clinton en 2016 par le cocktail mortel de la décision de la Cour suprême sur l’avortement, l’horrible influence de Facebook, de Vladimir Poutine et de Julian Assange. 

Si elle ne fait pas de grosses erreurs et continue de bonne campagne, elle ne va pas juste écraser Trump lors du débat du 10 septembre, mais finalement gagner la course à la Maison Blanche !

mercredi, août 14, 2024

L’importance primordiale du lieu où nous vivons …

Beaucoup pensent que l’activité que nous exerçons – notre vocation – est de loin le choix le plus important que devons faire au début de notre vie active. J’ajouterais ensuite et presque à égalité que choisir un endroit où vivre qui nous convient est un autre choix critique que nous finissons tous par faire au cours d’une vie. J’aurais tendance à dire que cela supplante même le choix d’un partenaire ! 

En revenant à l’idée de ce lieu idéal de vie, j’aimerais souligner à quel point il peut contribuer au bonheur de chacun. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai grandi dans un petit écrin naturel et précieux qui s’appelait Les Lindarets, au dessus de Morzine-Avoriaz, que j’ai développé un goût prononcé pour les endroits uniques ou emblématiques, mais cela a dû planter cette graine en moi, tout comme un nid devient essentiel pour un oiseau. 

Parce que j’ai grandi sous leurs ombres monumentales, les montagnes ont toujours fait partie de ma vie, tout comme le bord de mer l’est pour tant d’autres. Tout au long de ma vie tumultueuse, mes besoins et mes envies étaient probablement un peu compliqués et difficiles à satisfaire, mais au final, j’ai fait de mon mieux pour un avoir une activité qui ne ressemblait pas à du travail, et ce lieu de résidence idéal où nous vivons depuis près de quatre décennies. La perfection totale étant rarement à notre portée, il faut donc sans cesse négocier et déplacer quelques pièces de puzzle pour trouver l’espace pour tous les compromis nécessaires !

Plus important encore, lorsque je commence à analyser rétrospectivement la nature des lieux où nous vivons, nous nous retrouvons avec une excellente qualité de l’air (sauf quand l’Ouest brûle), pas de bruit et beaucoup de calme autour de nous, un climat parfait, un terrain de jeu idéal avec une myriade de choses qu’il est possible de pratiquer si nous le voulions, mais au fil du temps, nous avons l’impression d’avoir de moins en moins besoin de tout cela. 

Cet endroit offre également un accès facile aux soins de santé, aux magasins et sert de point de départ vers les quatre coins de la planète, même si nous avons de moins en moins envie de sortir de notre bulle immaculée !

mardi, août 13, 2024

La conférence de presse de Trump

Si l’on s’intéresse à l’étude du comportement humain, Trump vaut vraiment la peine d’être observé. Le jeudi 8 août, il prenait la parole lors d’une conférence de presse à sa résidence de Mara Lago. Toujours un menteur autant créatif que prolifique, Donald Trump a répété ses invectives calomnieuses en s’en prenant à Kamala Harris, son adversaire dans la course à la présidence. 

Il n’avait pas à le faire. S’il avait été le bon vendeur qu’un politicien devrait être, il aurait pu dire que le ticket Harris-Walz était une amélioration par rapport à celui de Biden, mais qu’il était toujours de bien moindre qualité que le sien.

Il aurait également pu ajouter que l’ensemble du camp républicain du Congrès le soutenait à fond et que des sommités comme Elon Musk pensaient qu’il était indispensable à la santé de l’économie américaine. 

Il n’avait pas à se tirer une balle dans le pied de cette manière. S’il avait simplement dit cela, il n’aurait pas eu à insulter ses adversaires, car ce faisant, il a aussi insulté l’intelligence de ceux qui pouvaient encore lui prêter une oreille attentive. 

Il s’est simplement comporté – une fois de plus - comme un gamin de 10 ans ou une version dystopique de Pinocchio. Sa nature profonde est tout simplement méchante, point final. Cela en dit long sur l’intelligence de cet homme.

lundi, août 12, 2024

Regards olympiques dosés mais gratifiants !

Nous n’avons pas trop, mais suffisamment regardé les JO de Paris. C’était pour nous une petite dose quotidienne, sauf quelques jours où nous ne pouvions pas voir la télé, mais jamais plus de 45 minutes en moyenne (rectification : nous avons regardé la plus grande partie de la finale de foot masculin France-Espagne). 

En plus de ce martch et de la gymnastique, nous avons exploré d’autres disciplines, comme le VTT, le cross canoë, le BMX, le breakdance et l’escalade, parmi bien d’autres.

Dans l’ensemble, nous avons pensé que Paris avait fait un excellent travail pour mettre en valeur sa beauté naturelle et nous en étions très fiers. Une parfaite expérience !

dimanche, août 11, 2024

L’importance d’un chef de campagne politique efficace

Alors que Kamala Harris se lance dans sa course vers la Maison Blanche, d’excellents et efficaces conseillers deviennent essentiels. Au fil des ans, l’efficacité des directeurs de campagne présidentielle peut être classée à travers les résultats, les stratégies utilisées et l’adaptabilité d’une campagne au fur et à mesure de son évolution. J’étais curieux de voir si je pouvais obtenir des données historiques sur le sujet, et voici ce que j’ai trouvé. 

  • La tête d’une telle liste semble aller à David Plouffe, célèbre pour avoir mené la campagne présidentielle de Barack Obama en 2008. Il avait utilisé des stratégies basées sur les données et sur une organisation à base populaire, ce qui se révéla la formule gagnante. Son intérêt pour la recherche numérique et les médias sociaux était particulièrement innovant pour l’époque. 
  • Le deuxième serait James Carville qui avait contrôlé la campagne présidentielle de Bill Clinton en 1992, avec son slogan « C’est l’économie, idiot ». 
  • Le troisième, du côté républicain, est Karl Rove alias « L’Architecte », qui avait joué un rôle déterminant dans les campagnes de George W. Bush en 2000 et 2004. Il s’était distingué en créant une coalition d’électeurs et, pour l’époque, utilisait des analyses de données avancées pour cibler certains groupes démographiques. 

Ces directeurs de campagne se sont distingués par les idées stratégiques qu’ils ont utilisées, la capacité d’exploiter de nouvelles technologies et méthodologies et pour bien saisir la psychologie de l’électorat. Il est intéressant de noter que la campagne présidentielle de Kamala Harris fait une mise à jour complète de ses conseillers principaux, en reprenant le (même) David Plouffe évoqué ci-dessus.

Cela met fin à des semaines de spéculation et de travail acharné pour injecter un regard neuf sur la campagne abandonnée par Joe Biden le mois dernier. Plouffe est l’ajout le plus en vue d’une liste de nouveaux acteurs annoncés par la campagne Harris il y a quelques jours, dont le conseiller politique Brian Nelson, la gourou du message Stephanie Cutter, le stratège organisateur Mitch Stewart et le sondeur Terrance Woodbury. 

Harris doit se faire un devoir d’utiliser toutes les compétences qu’elle peut rassembler pour gagner !