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mardi, mai 19, 2026

Revoir enfin l’Eurovision de la chanson

Le dernier Eurovision de la chanson que j'ai pu voir a dû se dérouler entre 1967 et 1975, mais cela reste assez flou pour moi. Comme mes parents n'ont eu la télévision qu'en 1967, ce n'est pas avant cette époque que j'ai commencé à regarder l'émission. 

Bien sûr, je savais que la chanteuse italienne Gigliola Cinquetti avait remporté le concours de 1964 pour l'Italie avec sa chanson « Non ho l'età ». Elle fut suivie par France Gall en 1965 avec « Poupée de cire, poupée de son » ; mais au-delà de ces dates, ma mémoire flanche. Peut-être ai-je regardé les éditions de 1967, 1968, et peut-être quelques autres encore, avant de déménager en Amérique en 1977, mais je ne m'en souviens plus vraiment. 

Ai-je même vu la prestation d'ABBA avec « Waterloo » en 1974 ? Je n'en suis pas sûr non plus. J'ai simplement le sentiment d'avoir aimé les quelques émissions que j'ai eu l'occasion de voir quand j'étais jeune et passionné par la culture pop ; mais depuis, le Concours Eurovision de la chanson a cessé de faire partie de mon univers musical. 

Ce n'est que le week-end dernier — en regardant une bonne partie de la 70e édition du concours à Vienne — que j'ai pu apprécier ce que la version de 2026 proposait au public, diffusée pour la première fois via YouTube. 

Je n'ai pas été emballé par toutes ces chansons « formatées » et sur produites, qui n'ont ne vont pas me motiver à regarder l'émission de l'année prochaine. Je dirais que la chanteuse bulgare Dara — qui a remporté le concours cette année avec son hymne festif « Bangaranga » — a livré la prestation la moins mauvaise de l'émission, mais cela ne veut pas dire grand-chose. 

Elle a devancé l'Israélien Noam Bettan — que j'ai trouvé vraiment médiocre — ainsi que l'Australienne Delta Goodrem, qui ont terminé respectivement deuxième et troisième. 

Comme beaucoup, je me suis demandé pourquoi l'Australie participait à l'Eurovision ; mais la raison est tout simplement que le pays des antipodes adore cette émission, et que cela s'explique par les efforts de diffusion de longue date du réseau australien SBS, qui retransmet l'événement depuis 1983. 

Voilà, vous savez désormais tout sur ma relation avec l’Eurovision de la chanson ! 

vendredi, avril 17, 2026

Ski de compétition et chanson …

Il y a des choses que j'aurais dû savoir il y a plus de soixante ans, mais il n'est jamais trop tard pour les connaître, pourvu que cela arrive avant de mourir. Il y a quelques jours, une très vieille chanson française m'est revenue en tête, et je me suis demandé si je pourrais la retrouver quelque part. Après quelques recherches infructueuses, j'ai sollicité l’aide de bons amis restés en France ; l'un d'eux m'a orienté directement vers la chanson en question, précisément sur YouTube. 

Par la même occasion — et à ma totale surprise —, j'ai découvert que Guy Périllat — célèbre membre de l'équipe de France de ski dans les années 60, médaillé de bronze aux Jeux olympiques de 1960, vainqueur de la plupart des descentes classiques en 1961, champion du monde de slalom géant en 1966 et médaillé d'argent derrière Killy aux Jeux de 1968 — avait enregistré quelques chansons, surfant sur la vague de ses succès sportifs et de sa notoriété nationale. 

Juste après sa médaille aux Jeux de Squaw Valley en 1960 et son exceptionnelle saison 1960-1961, Périllat s’était laissé tenter par une carrière de chanteur. Ce fut une brève incursion dans le monde de la musique pop, marquée par l'enregistrement d'un EP en 1961 chez Polydor ; on y trouvait notamment le titre « L'amour me brûle », dont le texte avait été écrit par Ralph Bernet (l'un des paroliers de Johnny Hallyday) et la musique composée par Danyel Gérard, un autre chanteur français. Cette chanson était tout à fait emblématique du début des années 60 (dans le style « crooner »). 

À l'époque, la « Périllat-mania » battait son plein en France, au point que les maisons de disques cherchèrent à capitaliser sur son image de « gendre idéal » et de héros national. Si sa carrière sur les pistes fut légendaire, sa carrière de chanteur ne resta qu'une simple curiosité qui s'est évanouie assez rapidement. 

Ce disque se trouve encore aujourd'hui chez les collectionneurs de vinyles ; il est souvent recherché davantage pour la photo du champion figurant sur la pochette que pour ses qualités musicales. S'il s'était consacré un peu plus au ski au lieu de se laisser distraire par cette escapade dans le show-business, il aurait peut-être battu Killy ! 

lundi, septembre 22, 2025

Mon problème avec les chansons

La musique tient une place importante dans ma vie, et particulièrement les chansons. J'écoute principalement des chansons en anglais et en français, et ce qui m'irrite, c'est que, la plupart du temps, l'arrangement musical, que ce soit par son volume, sa composition ou sa production, rend la compréhension des paroles très difficile. 

Bien sûr, je me demande si je suis le seul à penser ainsi et si la compréhension des paroles est si importante ou seulement un petit élément de l'expérience globale, quelque chose que je devrais accepter, ou s'il existe de meilleures façons d'écouter des chansons. Si vous êtes d'accord avec moi, je me sentirai moins seul, et je suis sûr de vous entraîner dans un débat riche qui mêle théorie musicale, normes culturelles et même neurosciences. 

Je pense que les paroles sont extrêmement importantes en raison de leur pouvoir émotionnel, car elles transmettent l'intention, l'humeur et le message de l'artiste. Elles servent de pont entre la mélodie et ce que veut dire la chanson. Qu'il s'agisse d'une chanson engagée ou d'une ballade d'amour, les paroles racontent l’histoire qui reflète les valeurs, les luttes et les transformations sociétales, notamment dans des genres bien précis comme le folk, le rap et la chanson française. 

Paroles « A Day In The Life » John Lennon
Mon irritation n'est donc pas seulement esthétique, mais vient de l’impossibilité de comprendre l’histoire qui nous est contée. Lorsque les arrangements masquent les paroles, comme c'est souvent le cas dans la pop moderne, on a l'impression que l'âme de la chanson est absente. 

Cela arrive souvent parce que certains producteurs privilégient le rythme, la puissance et la texture à la clarté vocale, notamment dans la pop, la musique électronique et le rap. De plus, lorsque les paroles utilisent un phrasé poétique, elles peuvent être beaucoup plus difficiles à saisir lorsqu'elles sont chantées rapidement ou à voix basse. 

De plus, aujourd'hui, lorsqu'une chanson est « streamée » sur Spotify ou YouTube, la dynamique vocale a tendance à s'aplatir, ce qui rend les paroles encore plus difficiles à saisir. 

Je pense que de nombreux auditeurs, notamment ceux qui apprécient la résonance émotionnelle ou les nuances linguistiques, recherchent la clarté des paroles. En fait, certains artistes (comme Stromae ou Leonard Cohen) sont appréciés précisément parce que leurs paroles sont claires et intelligibles. 

Malheureusement, beaucoup d'autres considèrent les paroles comme des éléments de texture, au même titre que les autres instruments auxquels elles sont associées. Les mots ne sont là que pour évoquer des émotions plutôt que transmettre un sens. Alors, que faire ? Certains suggèrent d'essayer des plateformes audio comme Tidal ou Apple Music HiFi pour une meilleure clarté vocale, ou d'utiliser des applications de synchronisation des paroles (comme Musixmatch) pour suivre en temps réel. Je n'ai pas essayé celles-ci, et vous ? 

Parfois, les versions acoustiques ou « live » allègent l'arrangement et rendent les paroles plus faciles à découvrir et à comprendre. Évidemment, le mieux est toujours de privilégier les genres musicaux axés sur les paroles : chanson française, folk, auteur-compositeur-interprète et certaines formes de rap. Si vous avez d'autres idées sur le sujet, n'hésitez pas à les partager ! En attendant, bonne chance pour améliorer votre expérience d'écoute ! Paroles « A Day In The Life » par John Lennon

dimanche, mai 18, 2025

Une chanson pop juste pour moi …

Hier soir, ma femme et moi avons écoutions « Susanna », interprétée par l'Italien Adriano Celentano. Même si nous connaissons et préférons la version de The Art Company, nous avons adoré le morceau. « Suzanne » (« Susanna » dans sa version anglaise) était d’abord sortie en néerlandais en 1981. Elle devenait un gros tube aux Pays-Bas et en Belgique, se démarquant de la pop flamande de l'époque. C’est le groupe hollandais VOF de Kunst, également connu sous le nom de The Art Company qui l’avait pondue, avant de sortir la célèbre version anglaise en 1984. 

Créative, par son utilisation de la participation du public, elle avait un côté légèrement rebelle et artistique, en phase avec l'ère post-punk/new wave tout en restant accessible. La chanson a atteint la première place du Single Top 100 aux Pays-Bas et a bien marché partout ailleurs, sauf en France (voir seconde vidéo en français plutôt médiocre). 

Pour ma part, c'est une chanson emblématique de mes tentatives incessantes et infructueuses de plaire aux femmes quand j’étais jeune, même si elle n’est sortie que plus de dix ans plus tard. Pour ma part, c'est une chanson emblématique de mon insécurité adolescente. La maladresse constante, les erreurs d’interprétation et une approche à rebrousse-poil dans la recherche de séduction, me décourageaient constamment, et m’enfonçaient dans ce que je voyais comme un développement social raté ! 

Je pourrais m'étendre davantage et vous ennuyer avec des tas de détails, mais si vous avez été jeune comme moi dans les années 60 et au début des années 70, vous comprendrez. Alors, sans trop approfondir, vous pouvez facilement saisir le sens que cette chanson évoque encore en moi… 

 

... et son adaptation française :

 

samedi, mai 10, 2025

Adorez-vous toujours « Take 5 » ?

Je ne sais pas pour vous, mais j'adore « Take 5 », et ma femme aussi. J'ai entendu ce morceau pour la première fois en 1961, quand je suis rentré à l’École d'Horlogerie de Cluses, en France, avec le « N'H Quartet », l’orchestre de jazz de notre école, où mon camarade de classe Jean-Marie Peyrin jouait de la clarinette. 

Ce morceau, sorti en 1959, fut un énorme succès à tous les niveaux et était emblématique du « cool jazz » en provenance la côte ouest des US à l'époque. Paul Desmond avait composé l'un des plus belle composition d'alto de tous les temps, bien différent de ceux en provenance de la côte est. 

Ce genre de jazz de la côte ouest était plus simple harmoniquement et les tempos étaient généralement moins rapides que le hard bop. Je généralise peut-être, mais Take Five incarne à la fois un son et une attitude cool. Il existe de meilleurs exemples (Bud Shank, Chet Baker, Gerry Mulligan), mais cette composition était tout simplement fantastique. 

À tort, je pense, Brubeck n'était pas considéré au même niveau que certains de ses pairs. Desmond était un génie dans son utilisation de lignes mélodiques fortes et des espaces dans lesquels il développait d’intéressants solo. 

Le morceau avait été écrit après que le batteur du quatuor, Joe Morello, ait demandé une chanson en mesure quintuple. Pour ceux qui, comme moi, ne connaissent pas grand-chose à la musique, une mesure quintuple fait référence à une signature rythmique qui contient cinq temps par mesure. 

Elle peut être simple ou composée, similaire à d'autres mesures comme la binaire, la ternaire et la quadruple. La mesure quintuple simple s'écrit le plus souvent en 5/4 ou 5/8, tandis que la mesure quintuple composée s'écrit généralement en 15/8. 

Paul Desmond a composé les mélodies sur les rythmes de Morello tandis que Brubeck avait fait les arrangements. Le nom du morceau est dérivé de sa mesure, et l'injonction « Take five » signifiait « Faisons une pause de cinq minutes ». 

Maintenant, vous savez tout et la prochaine fois que vous entendrez ce magnifique morceau, gardez tout ça en tête en appréciant sa mélodie ! 

dimanche, avril 27, 2025

Lennon avait parfaitement tout imaginé ...

L'une de mes chansons préférées est « Imagine », que John Lennon a écrit en 1971, car elle incarne la vie telle qu'elle devrait être sur notre belle petite planète bleue. Je parie qu'il a trouvé une partie de son inspiration pour cette chanson après la diffusion des images de la Terre prises lors des missions Apollo. 

Au-delà de ce point de vue, le sens de cette chanson pour moi est un plaidoyer pour un monde en paix, sans barrières religieuses, nationales, et inégalitaires qui divisent constamment l'humanité et sont sources de conflits et de souffrances. Rétrospectivement, je suis étonné qu'il ait su saisir ces vérités fondamentales alors qu’il avait juste trente ans, mais ses expériences de vie étaient abondantes, complexes, parfois difficiles et ininterrompues jusque-là. 

À propos de religion, lorsqu'il chante « Imagine there's no heaven... And no hell below us... And no religion, too » (Imagine qu'il n'y a pas de Paradis, Aucun enfer en-dessous, et aussi pas de religion), il s'attaque de front au dogme religieux et à son concept d'au-delà qui crée constamment des conflits et nous détourne du moment présent, et John nous dit que l'humanité se porterait bien mieux sans ce fardeau. 

Sa vision d'unité envisage un monde où les gens seraient unis, transcendant les frontières nationales, comme le montre l'image de notre planète en disant « Imagine there's no countries » (imagine une terre sans frontières), sans racisme et vivant en parfaite harmonie « the world will live as one » (le monde vivrait unifié). 

Le nationalisme n'a pas non plus de place dans sa vision du monde : « Nothing to kill or die for / And no religion, too. » (Rien pour quoi tuer ou mourir / Et pas de religion non plus). Cela réfute la ferveur nationaliste et l'idée que mourir pour son pays est finalement futile dans un monde enfin pacifique. 

Il y a aussi cette exigence de se concentrer sur le présent : « Imagine all the people / Livin' for today » (Imaginer tout le monde / vivant pour l’instant), où il souligne l'importance de se concentrer sur le moment présent et l'existence terrestre plutôt que de se laisser séduire par les promesses ou les menaces d'une vie après la mort. 

Certes, on peut critiquer la vision apparemment utopique de la chanson, mais son message déborde d'espoir. Lennon reconnaît qu'il peut être perçu comme un rêveur, mais il espère que d'autres adopteront cette vision, la transformant finalement en réalité. Fondamentalement, « Imagine » avance des valeurs humanistes comme la paix, l'amour, la compassion et le partage des ressources. 

Il imagine un monde où les besoins humains fondamentaux sont satisfaits et où les individus vivent dans le respect mutuel. Il incarne, à mes yeux, la philosophie que Jésus aurait transmise s'il avait vécu au XXe siècle ... 

jeudi, septembre 05, 2024

Une chanson qui m’a marqué

C’était je crois un matin de septembre 1976, La radio était allumée, je me rasais et me préparais pour aller bosser chez Look dans la petite salle de bain de notre vieil appartement de Nevers, quand soudain j’ai entendu pour la toute première fois « Porque te vas » de Jeanette, une chanson qui a instantanément capté mon attention et qui est restée dans ma tête pour de bon. 

Aujourd’hui encore, je me demande pourquoi cette chanson m'a tant marqué, même si, à cette époque, la langue espagnole m’était totalement étrangère. La ballade romantique mélangeait des éléments de funk, de disco et de musique pop, avec une présence dominante de saxophone. 

Antoine Deshusses, journaliste au Monde, écrivait en 2005 : « Simple et efficace, la chanson intrigue. Cet enchevêtrement de cuivres et de guitares armés d’une pédale wah-wah, rythmé par des percussions, offre contre toute attente un support adapté à l’étrange voix acidulée de son interprète puis à l’intervention des cuivres. Le rythme basique et alerte de ‘Porque te vas’ entre facilement dans l’oreille, puis dans la tête. » 

La chanson reste un classique intemporel en raison de certains facteurs uniques qui captivaient l’oreille, comme sa profondeur émotionnelle alors qu’elle abordait des thèmes de chagrin d’amour, de perte et de nostalgie, évoquant de fortes émotions chez l’auditeur. 

De plus, sa beauté mélodique est à la fois envoûtante et mémorable, créant un sentiment de nostalgie et de mélancolie. Si vous ne comprenez pas l’espagnol mais lisez leur traduction, les paroles sont poignantes et pertinentes, exprimant des sentiments universels d’amour et de perte. 

Enfin, la voix puissante et émotive de Jeanette a parfaitement transmis l’intensité émotionnelle de la chanson. Je suis sûre que vous aussi avez une chanson qui vous a un jour marqué comme celle-ci l’a fait pour moi. Laissez un commentaire et partagez avec de quelle chanson il s’agit ! 

 

lundi, juin 24, 2024

Un octogénaire d’exception …

Nous avons vu récemment le concert des Rolling Stones qui s’est tenu au Mile-High Stadium de Denver, le 20 juin dernier, devant plus de 80 000 fans en délire. Si la musique n’était pas trop mal, toute l’attention était portée sur Mick Jagger, qui aura 81 ans le 26 juillet prochain et dont l’énergie reste celle d’un trentenaire. 

Il parvient à transmettre cette puissance explosive de manière contagieuse à un public qui finit par danser et chanter avec le groupe. Je ne serais pas surpris que pendant les 2 heures de concert, Mike ait parcouru 8 à 10 km en courant, marchant, sautant et en dansant. 

Le concert a commencé avec « Start me up » et s’est terminé avec « Satisfaction » (voir la vidéo). Motivés par leur chanteur, les musiciens Keith Richard (80 ans) et Ronny Wood (77 ans) s’accrochent toujours plutôt bien. Bien sûr, comment Mick peut-il encore faire ça à son âge ? D’abord, il ne reste pas assis sur ses fesses. 

Il suit un programme d’entraînement intensif plus proche de celui d’un athlète de calibre olympique, en s’entraînant trois heures par jour, six jours par semaine. Quand je le compare à Joe Biden, notre cher président, qui a juste six mois de plus que lui, je me rends compte qu’il y a une énorme différence physique et cognitive entre ces deux hommes qui ont pratiquement le même âge. 

C’est là que je me dis que si notre santé est bonne et que si nous ne sommes pas malades, nous avons le devoir de lutter de toutes nos forces contre la vieillesse et de déborder de vitalité jusqu’à notre dernier souffle. Mick Jagger est admirable, et devrait nous servir de boussole pour résister à la vieillesse. Je souhaite que nous réussissions tous à lui montrer qu’il n’est pas une exception, bien au contraire ! 

jeudi, juin 13, 2024

Bye, Françoise !

La journée d’hier a commencé par une bien triste nouvelle puisque j’ai appris le décès de Françoise Hardy, ma chanteuse française préférée. 

Ce ne fut pas une surprise totale car je savais qu’elle était malade depuis longtemps et qu’elle était prête à faire le saut « de l’autre côté », mais j’étais tout de même profondément bouleversé. 

En effet, ses mélodies ont accompagnée mon adolescence incertaine, et si je ne suis pas tombé amoureux d’elle, comme l'avaient fait Mick Jagger et Bob Dylan, c’est parce que j’avais ma petite amie Annie Lenzner à cette époque, mais je n’en était pas loin. J’écoute encore ses chansons aujourd’hui avec un énorme plaisir total et cela, un peu par magie, la garde en vie et toujours tout prés. 

À bientôt, Françoise !

dimanche, avril 28, 2024

Une chanson pour chaque matin !

Ce week-end, pendant que nous prenions notre petit-déjeuner, nous écoutions les Bee Gees et leur chanson disco de 1977 « Stayin' Alive » (Rester vivant), et cela nous a rappelé que cela devrait être notre première préoccupation matinale pour le reste de nos vies, alors que nous continuons à gravir les échelons du temps. 

Du coup, ma femme et moi avons décidé sur-le-champ d’en faire notre hymne quotidien tant que nous pourrons encore respirer. J’ai toujours aimé le groupe australien depuis que je l’avais entendu leur chanson « Massachusetts » quand j’étais troufion. dans l’armée de l’air. 

Les paroles de Stayin' Alive, comme celles des chansons de l’époque disco, ne sont peut-être pas de la haute littérature, mais celle-là revêtait un impact culturel qui transcendait ses simples paroles, avec des sujets comme l’appréciation d’être bien vivant et la consigne d’y rester, soulignant cet instinct de survie élémentaire qui nous habite tous. 

Il y avait aussi cette résilience par rapport aux épreuves endurées (« J'ai été malmené depuis ma naissance ») et la nécessité de persévérer. Enfin, la danse, cette évasion qui, dans cette chanson, est une métaphore pour une source de joie et d’expression en dépit des moments difficiles … 

Que tu sois un frère ou que tu sois une mère 

Tu restes vivant, tu restes vivant 

Même si la ville s’effondre et si le monde tremble 

Restons vivants, restons vivants. Ah, ha, ha, ha, 

Restons vivants, restons vivants. Ah, ha, ha, ha, Restons vivants (hé) 

samedi, novembre 25, 2023

Une nouvelle chanson des Beatles ?

Après la séparation des Beatles, les quatre membres du groupe ont poursuivi des carrières individuelles assez différentes et après la mort tragique de John Lennon en 1980, tout espoir de réunifier le groupe s'est évanoui. Dès le début des années 1970, et jusqu’à ce jour, j’ai été un fervent fan du groupe britannique et, comme des millions de personnes, j’ai continué à regretter leur dissolution. 

En 1994, la sortie de « Beatles Anthology » avait permis l’accès aux archives personnelles des Beatles, y compris des enregistrements, des photographies et des séquences de films inédits. Cela a permis aux cinéastes de raconter l'histoire des Beatles de leur propre point de vue, plutôt que ceux des médias, et d'en extraire trois chansons créées par John Lennon à la fin des années 70, dont deux ont été remasterisées et ré-enregistrées avec les trois survivants du fameux groupe. 

Était-ce vraiment de la musique style Beatles ? Pas vraiment, à mon avis c’était d’avantage celui de John, très cohérent avec le style de sa carrière solo. De même, la sortie récente de « Now and Then » s’inscrit dans la même catégorie de musique pseudo-Beatles et constitue plus une opération commerciale qu’un moyen de ramener cette chanson dans la discographie et la cosmologie des Beatles. À mon point de vue, un exercice plutôt tiré par les cheveux … 

vendredi, septembre 08, 2023

Réentendre « I me mine » ...

Nous entendons souvent des chansons sans écouter attentivement leurs paroles, comme si elles étaient pour nous une espèce de « chewing-gum » acoustique, et cet état d’ignorance peut durer longtemps, voire indéfiniment. 

Pourtant, parfois, un déclenchement se produit qui nous fait finalement prêter l’oreille aux paroles de la chanson. Récemment, je regardais un documentaire sur la musique de George Harrison qui avait ete filmé le 28 septembre 2014 au Fonda Theatre de Los Angeles. 

Parmi les chansons de Harrison reprises par un grand nombre d’artistes modernes, il y avait « I Me Mine », qui faisait partie de l’album « Let It Be » de 1970, et dont je n’ai jamais vraiment prêté attention aux paroles. Cette fois, j’ai bien écouté et j’ai tout compris comme j’aurais dû le faire il y a bien longtemps. 

La chanson parle de l’égoïsme de l’humanité, le plus grand problème du monde. Les besoins de l'ego et peut-être le reflet de la frustration de George face aux gens qui lui tournaient autour et étaient si égocentriques. 

Il était également bien conscient de la signification universelle des paroles de sa chanson, surtout compte tenu de son attachement au bouddhisme. Il est vrai aussi que lorsque cette chanson a été écrite, les temps étaient en train de changer, transformant l’amour hippie en avidité et en matérialisme, ouvrant ainsi la porte à la « décennie du moi » des années 70. 

Finalement, ce texte n’est sans doute pas étranger à la dissolution des Beatles. Les quatre musiciens en avaient marre et avaient hâte de créer leurs propres chansons ; d’où ces paroles qui servaient de conclusion de façon appropriée, voire déprimante, à propos de l’égoïsme et de la façon dont les gens amassent des choses matérielles tout en détruisant les valeurs spirituelles… 

dimanche, juillet 31, 2022

Hôtel Californie ?

Les chansons et la musique que j'aime, on sur moi un pouvoir évocateur très fort. Il y a quelques soirs de cela j’entendais le plus grand succès des Eagles qui est aussi une de mes chansons préférées. 

C’est là que je me suis souvenu avoir entendu « Hotel California » au moment où je débarquais d’un d'un bus touristique pour me rendre à une réception, près de Nevers, en France, où les fixations de ski Look étaient basées. 

J'avais dû entendre cette chanson, sortie en 1976, plusieurs fois auparavant, mais dans ce cas, elle m'avait beaucoup plus fortement frappé qu’à l’habitude. 

C'était en 1977 et je faisais partie de l’équipe de vente américaine qui avait été invitée à visiter l'usine de fixations de ski et plus tard ce jour-là, nous avions tous été invités à une réception au Château de Beaumont, situé à 35 kilomètres au sud, tout près de Saint-Pierre-le-Moutier.

Cet imposant château était la modeste demeure du directeur général de Look. Philippe Blime et sa femme qui nous avaient tous accueillis en grand pompes à l'intérieur de cette demeure impressionnante, et pour moi et mon esprit imaginatif, c'était le lieu parfait pour y entendre une chanson comme « Hotel California ! »

lundi, juin 13, 2022

Même âge (avancé), styles différents

Je viens de voir cette vidéo prise le 9 juin dernier lors du premier spectacle britannique de la tournée du 60e anniversaire des Rolling Stones à Liverpool. Ce concert était dédié à leur batteur Charlie Watts qui vient de disparaître. Le groupe, composé de Mick Jagger, Keith Richards et Ronnie Wood, était rejoint par Steve Jordan à la batterie. 

Avant d'interpréter « I Wanna Be Your Man » des Beatles, un rare événement, Jagger, âgé aujourd’hui de 78 ans, a déclaré « On avait décidé de chanter la reprise d’une chanson écrite par des gars du coin, donc on a prit celle la exprès comme on était à Liverpool » 

En observant le chanteur au visage décrépit mais toujours aussi énergique sur scène, je n'ai pas pu m'empêcher de le comparer à Joe Biden, qui n’est que de 6 mois son aîné, et qui a l'audace d’essayer encore de courir précairement alors qu'il devrait prendre son temps et marcher en toute sécurité. 

Je sais qu'il est injustement traité par les médias, mais tous les septuagénaires ne sont pas créés égaux et le chanteur britannique est l'exception plutôt que la règle, même si je crois que, pour Mick Jagger aussi, il serait amplement temps d’arrêter ses exhibitions et de gentiment prendre sa retraite. 

Quoi que nous fassions dans la vie, soixante-dix ans devraient être la date butoir pour l'âge d’une retraite obligatoire. Que l'on soit le pape François, Trump, Biden ou Jagger. Pas d’excuse, temps de passer à autre chose ! 

mercredi, février 09, 2022

Regard d'initié sur le travail de création

Je viens de terminer la lecture du livre qui accompagne le récent documentaire « The Beatles: Get Back » produit et réalisé par Peter Jackson en 2021. 

Le livre est raconté par les Beatles eux-mêmes et est illustré par des centaines d'images inédites et de qualité parfois variable, comprenant les photos d'Ethan A. Russell et de Linda McCartney. 

Il couvre la réalisation au début 1969, de l'album Let It Be des Beatles sorti en 1970 (auquel avait initialement été donné le titre provisoire de Get Back) et aussi d’une partie de l'album Abbey Road, et est composé de séquences et de matériel audio inutilisés initialement enregistrés par Michael Lindsay-Hogg. 

Je n'ai pas vu la très longue docu-série (8 heures) diffusée sur Apple TV car je n'y suis pas abonné, mais j'aimerais éventuellement regarder. 

Dans ce livre, les Beatles montrent le processus créatif plutôt laborieux de composition de chansons et, avec lui, l'étrange façon dont la créativité fonctionne malgré les meilleurs efforts, la volonté et la coopération de chacun. 

Pour faire court, la créativité ne se gère pas bien du tout. Plus que toute autre chose, ce livre montre que malgré ce qu'on nous a dit et répété, les tensions entre les quatre artistes du groupe ont été largement éclipsées par une atmosphère optimiste venant de tous les membres et cela fait chaud au cœur. 

Le livre de l'album photo est plutôt trop lourd pour être lu confortablement, mais cela reste un petit trésor pour un fan des Beatles comme moi !

vendredi, juillet 24, 2020

Air de musique égaré ...

Cela fait des années, que j’essayais en vain de retrouver le titre d’un morceau de musique instrumentale que j’aimais particulièrement, mais dont je connaissais pas le titre, et qu’il m’était donc impossible de retrouver.

Pour moi comme pour beaucoup de gens, la musique évoque certains souvenirs et rappelle des moments marquants de la vie. C’était un air de musique que j’entendais souvent à l'Isba, ma discothèque de prédilection à Morzine, en Haute-Savoie, pendant l'hiver 1967, alors que j'étais un moniteur de ski débutant en train de danser et de m’amuser avec mes clientes.

Plus tard, je l'avais de nouveau entendu un jour où j’étais en train d’acheter des appareils électroménagers au Carrefour de Nevers, à l’époque où j’étais en train de m’installer dans ce coin perdu du centre de la France.

Depuis, je n'ai plus jamais eu l’occasion d’entendre ce morceau et je me suis toujours demandé quel était son nom. Comme je ne suis pas du genre à abandonner facilement, j'ai cherché sans aucun succès à l'aide d'applications de reconnaissance musicale.

J'ai même demandé à un de mes amis qui est un saxophoniste renommé de me dire ce que c'était après en avoir fait une (mauvaise) interprétation en scat, mais il n’avait pas réussi non plus à l'identifier.

Et voila, qu’hier, par pure chance, je suis tombé sur cet air perdu et j'ai découvert qu'il s'appelait « Wonderland by Night » interpreté par Bert Kaempfert. Mes efforts persistants et obstinés venaient enfin d’être largement récompensés !

vendredi, décembre 27, 2019

Rappel musical

L'autre soir, alors que je regardais "The Irishman" une nouvelle saga sur Netflix, mes oreilles n’ont pu s’empêcher de reconnaître une chanson que je n’avais pas entendue depuis ma tendre jeunesse, quand je commençais à fréquenter « L’isba » la discothèque par excellence à Morzine, en Haute-Savoie.

La mélodie « I hear you knocking » par Smiley Davis ou Fats Domino y jouais littéralement en boucle. Entendre à nouveau cette chanson après plus de cinquante ans a ramené beaucoup de souvenirs oubliés dont je ne soupçonnais même pas l'existence…

Merci la musique !

lundi, août 19, 2019

Pourquoi Woodstock ne pouvait pas être répété

Le festival commémoratif « Woodstock 50 », prévu du 16 au 18 août 2019, au Merriweather Post Pavilion, à Columbia, dans le Maryland, a été annulé pour diverses raisons, notamment à cause de refus de permis et de problèmes de production, de changement de lieux et d’annulations d'artistes.

En réalité et à mon bien humble avis, la magie d’antan était impossible à recréer pour une raison toute simple et un outil moderne des plus pervers, le smartphone.
Cet outil essentiellement individualiste aurait fait obstacle aux esprits de communion, de générosité, de paix et de fraternité qui avait créé le miracle de Woodstock il y a un demi-siècle de cela.

Qui pourrait être en désaccord avec cette vue ?

samedi, août 17, 2019

Que faisais-je du temps de Woodstock ?

J'ai commencé à entendre parler du fameux festival au début des années 70, mais j’en y ignorais tout quand c'est arrivé. Exactement comme l'alunissage des astronautes américains.

À l’époque, j’étais au travail et je n’avais guère le temps ni les moyens de m’intéresser à la musique et au rock and roll. Pendant cette période, je n'avais aucune idée qui étaient Santana, Jimmy Hendrix et les Grateful Dead et peu d’intérêt non plus pour leur prestations.

Les événements qui se produirent seulement 50 ans auparavant, ont lentement fait leur chemin dans ma petite tête au cours des années 70, alors que je découvrais la culture et la musique qui avaient engendrées ce fameux festival en plein air.

Vous pouvez donc toujours essayer de me demander ce que je faisais quand les 3 jours de « Peace and Music » se sont produit, mais ma réponse n’aura pas grand-chose à voir avec ce qui s’est passé dans ce grand champ de Woodstock, près de New York !

mardi, mai 21, 2019

Où en est l’Eurovision ?

La nuit dernière, nous avons passé 18 minutes à regarder une récapitulation de ce festival des chansons qu'est l'Eurovision. Je ne n'avais plus vu cette émission depuis les années 70.

Dans l’intervalle j'ai pu noter pas mal de changements, mais aucun d'entre eux n'arrangeait les choses. Je pense que ce concours de chansons était encore passable jusqu’au milieu des années 70, quand Abba et Waterloo l’avaient emporté, mais à présent, tous se ressemble et il faut des costumes grotesques, des numéros de cirque ou encore du feu sur scène, des explosions et des faisceaux laser pour soutenir des performances bien médiocres.

Des mélodies uniques et de bonnes paroles sont ce qui fait une bonne chanson, pas des vêtements ridicules ou des effets de scène qui interpellent. En plus, il me semble que cet événement devrait être européen, d'accord ?

Alors que font bien Israël et l'Australie dans ce méli-mélo ? Au bout du compte, je suis heureux de vivre en Amérique, comme ca je n'ai pas à perdre mon temps à regarder ce genre de spectacle.