lundi, janvier 21, 2013

Le Festival du Film de Sundance en chiffres

Sundance a commencé à Salt Lake City en Août 1978, sous le nom du festival du film Américain en Utah. En 1981, le festival s'installait à Park City, et sa date tombait désormais autour de la dernière dizaine de Janvier.

Le passage de la fin de l'été au milieu de l'hiver était basé sur une recommandation de Sydney Pollack, qui pensait que faire ça dans une station de ski en hiver attirait davantage les gens d'Hollywood. Cette année marque donc le 32e Festival qui se tient dans notre petite ville et qui va attirer près de 50.000 visiteurs.

Rien qu'à Park City, il y a une douzaine de salles de cinéma qui peuvent accueillir simultanément 4635 spectateurs. En plus, il y a également 6 salles de projection dans les villes toutes proches de Salt Lake City et d'Ogden (2564 places) ainsi qu'à Sundance, la petite station de ski de Robert Redford (164 places). Le festival qui vient de s'ouvrir ce jeudi soir, 17 Janvier, se terminera dimanche, 26 Janvier.
Ce festival apporte un énorme coup de pouce économique à Park City et l'État de l'Utah qui devraient respectivement voir les chiffres d'affaires liés à cette manifestation (hébergement, nourriture, transport, entre autres éléments), se gonfler de quelques 50 millions et 90 millions de dollars supplémentaires ...

dimanche, janvier 20, 2013

Les résultats sont là !

Vous souvenez-vous de ce cadeau spécial que j'ai reçu à Noël ? De cette analyse de mon ADN par « 23andMe » ? Eh bien voilà, j'ai depuis fait le test et reçu les résultats.

La première partie de ceux-ci ne m'a pas particulièrement intéressé, car il s'agissait essentiellement de mes futurs risques de santé, quelque chose que je ne suis pas terriblement impatient de connaitre, et comme je n'ai pas pu y voir la date de mon trépas, cela n'a guère retenu mon attention.

La seconde partie détaillait la nature de mes ancêtres et révélait en particulier les détails de mes lignées maternelles et paternelles.

Par exemple, du coté de ma mère, l'étude a confirmé que le groupe auquel j'appartiens est le plus dominant en Europe, atteignant des pics de concentration le long de la côte atlantique. On le trouve aussi dans de nombreuses régions du Proche-Orient et dans les montagnes du Caucase, où il représente près de la moitié de la population. Ce groupe est vieux d'environ 40.000 ans et parce qu'il est tellement répandu en Europe, il est également partagée par d'illustres membres des maisons royales. Des gens célèbres comme Marie-Antoinette et le prince Philip, duc d'Edimbourg sont tout droit dans ma lignée. J'étais particulièrement fier d'apprendre ce genre d'information.

La ligne de mon père est également très répandue en Europe, mais un peu plus jeune, à seulement 17.000 ans ( vous voyez quand même que je ne suis pas né de la dernière pluie), et sa propagation s'est donc produite après la fin de l'ère glaciaire. Diverses branches de ce groupe sont le fruit des migrations qui ont façonné l'Europe, depuis l'arrivée des agriculteurs entre environ 7.000 et 10.000 ans pour des groupes ethniques tels que les Anglo-Saxons et les Vikings.

Tout cela est très intéressant, mais ne semble pas extraordinaire, comme si j'avais appris que je descendais de quelque singe exceptionnel, d'un cheval préhistorique ou même d'un insecte minuscule. Aujourd'hui que ma provenance m'a enfin été expliquée de manière limpide et indiscutable, je me sens beaucoup mieux dans ma peau !

samedi, janvier 19, 2013

L'université du Bon Sens

Nous sommes toujours tous impressionnés par Oxford, Cambridge et Harvard, pour ne nommer que quelques une de ces prestigieuses universités, mais qu'en est-il de cet établissement humble et méconnu et pourtant si puissant qu'on pourrait appeler « l'université du bon sens ? »

Je ne dis pas que toutes ces grandes écoles se moquent du bon sens en dépit de tout ce qu'elles peuvent représenter en matière de savoir et de techniques en tous genre, mais je voudrais juste souligner que la meilleure éducation dans les écoles les plus admirées au monde, n'est rien sans une bonne dose de bon sens commun.

Comment peut-on s'inscrire afin de s'assoir sur les banc de son amphithéâtre ? En suivant l'exemple de gens qui ont réussi leur vie et en apprenant à apprécier les choses élémentaires de l'existence. En maintenant un scepticisme salutaire, en pensent de manière très critique, en refusant de prendre les raccourcis les plus populaires sur le grand chemin de la vie et en sachant bien apprécier tous les petites détails quotidiens.

Combien de temps faut-il pour sortir de cette école avec un diplôme en main ? Toute une vie si vous êtes patients et si vous vous y mettez assez vite !

vendredi, janvier 18, 2013

Quatre fois 20 ans!

C'est aujourd'hui le 80e anniversaire de Jean Vuarnet. Hier, je skiais à Deer Valley en compagnie de deux potes américains qui étaient à peu près de mon âge et qui n'avait aucune idée qui était cet homme. J'ai mentionné les Jeux Olympiques de 1960, Squaw Valley et cette fameuse marque de lunettes de soleil, mais rien n'y a fait.

Dois-je ajouter que l'un d'entre eux avait travaillé comme patrouilleur-secouriste de ski pendant 10 ans et que l'autre est toujours gérant d'une magasin de ski dans cette station ?

Pour moi, c'était bien différent. Le père de Jean Vuarnet était notre docteur de famille et je me souviens très bien lorsque le champion olympique de descente a reçu une réception fabuleuse ce jour de Mars 1960, sur la petite place de Morzine.
 
Bien avant Killy et beaucoup d'autres skieurs, Vuarnet était mon héros et j'ai eu la chance de le voir et de bavarder avec lui assez souvent lorsqu'il visitait les Lindarets, un petit village d'alpage qu'il adorait, et où ma famille tenait un restaurant.

Plus tard, je me souviens encore de la fête organisée à l'occasion de son 40ème anniversaire dans la salle de séjour du « Vuargne, » son superbe chalet d'Avoriaz, dans cette station de ski qu'il avait imaginé et aidé à construire. Le temps passe, mais les souvenirs sont tenaces. Joyeux 80e anniversaire Jean !

jeudi, janvier 17, 2013

Comment filmer avec une GoPro ?

Cela fait depuis plus de deux ans maintenant que j'utilise un caméscope GoPro pour mes vidéos à ski et bien que j'ai deja appris pas mal de choses, je continue de peaufiner ma technique afin de réaliser des clips captivants et suffisamment stables pour ne pas donner le mal de mer à ceux qui les regardent. Cela n'est pas facile et aujourd'hui, je vais essayer de vous expliquer ce que j'ai appris et ce que je compte faire pour continuer d'améliorer mes productions.

D'abord, il est nécessaire d'avoir un point de référence bien défini (généralement un autre skieur), soit devant ou derrière, pour donner au spectateur une bonne perspective et une bonne idée de ce qui se passe. En fait, la difficulté réside à bien suivre ou précéder cette cible mouvante qui constitue le sujet du film. C'est là que réside la plus grande difficulté.

Ensuite, il faut skier aussi bien que possible, évitant ainsi les grosses bosses et les terrains accidentés, les conditions idéales se limitant généralement aux pistes damées et à la neige profonde. L'emplacement de la caméra reste aussi un facteur important et après avoir tout essayé, je pense qu'il n'y a pas de meilleur emplacement que sur la tête du skieur, et que l'angle doit être soigneusement ajusté afin de voir un peu de ciel, tout le paysage, un skieur au centre de l'image et, si possible pas les spatules du cameraman!

Enfin, en raison du très grand angle de cette caméra, il devient impératif de rester aussi près que possible du sujet et, ce faisant, bien maintenir sa vitesse. Un détail beaucoup plus facile à souhaiter qu'à réaliser ... Restez donc à l'écoute pour voir comment ces leçons vont affecter mes futures vidéos !

mercredi, janvier 16, 2013

Hauts, bas et piment de la vie

Que ferions-nous si nous n'étions pas capable de vivre sans une succession de hauts et des bas ? Serions-nous capable de trouver assez d'intérêt au quotidien et de nous sentir confortable si nous devions vivre une existence prévisible, ennuyeux et assez plate ?

Personnellement, je ne voudrais pas d'une telle vie. Au cours de mon cheminement personnel, j'ai appris que plus l'amplitude entre les deux pôles opposés est grande, plus satisfaction et douleur augmentent symétriquement dans leurs directions opposées.

C'est probablement pourquoi la distance qui sépare les deux positions extrêmes est souvent une question de tolérance personnelle et de capacité à accepter cette réalité. Je pense que j'ai besoin de bien ressentir ces différences entre le bien et le mal, le plaisir et la douleur, le succès et l'échec, le merveilleux et l'affreux.

Je peux dire aussi qu'en prenant de l'âge, je peux m'accommoder de variations d'amplitude plus modérées ; quand j'étais plus jeune, j'avais d'avantage besoin de fortes doses d'adrénaline. Ceci dit, j'ai toujours besoin de bien ressentir tous ces hauts et tous ces bas.

Cette variation reste la juste mesure qui maintient mon intérêt existentiel. Je pourrais l'appeler ça « le piment de la vie ... »

mardi, janvier 15, 2013

Comment gérer ces « méchants mails »

À mes dépens, j'ai appris que le courrier électronique est avant tout destiné à transmettre des informations factuelles et n'est pas un outil pour distiller des opinions ou des sujets qui blessent. C'est pourquoi j'essaie de m'y prendre toujours à deux fois avant d'envoyer un message qui pourrait être mal perçue par certains.

Disons que « je fais de mon mieux » car il m'arrive encore parfois de déraper un peu. En tout cas, les blagues désobligeantes ou vulgaires ne devraient jamais être envoyées par courriel et c'est la même chose pour tout messages politiques tendancieux. En parlant de ceux-ci, une de mes voisines m'en a envoyé un dénigrant le président Obama, alors qu'elle savait très bien que j'ai soutenu ce dernier contre Romney lors des dernières élections.
J'ai pris connaissance de son mail, l'ai lu deux fois et l'ai laissé reposer pendant 24 heures. J'avais trois options: L'ignorer et l'enlever comme je fais dans la plupart des cas, bloquer les futures mails de cette personne s'il avait été intolérablement abusif et à répétition, ou y répondre en la remettant poliment à sa place si cela pouvait constituer une leçon utile.

Comme c'était justement le cas, j'ai choisi cette dernière option. J'ai donc composé une réponse positive, constructive et qui puisse servir d'enseignement à cette dame, qui a environ mon âge et vient aussi d'un pays européen ; c'est une résidente permanente qui n'est pas citoyenne américaine.

Ma réponse fut du genre : « Je suis content pour toi !  Si ces questions t'intéressent tant et que tu aimerai avoir une influence tangible sur la façon dont les choses se passent dans ce pays, tu devrais absolument prendre la nationalité américaine ... »

Je sais par ailleurs que son pays est parmi ceux qui révoquerai sa citoyenneté de naissance si choisissait de devenait américaine, donc c'est sans doute pourquoi elle préfère ne pas cracher « à l'intérieur de la tente. » J'ai en tout cas eu la satisfaction de retourner son invective chargée de venin en une suggestion, courtoise, pratique et qui lui donnera un peu à réfléchir.

lundi, janvier 14, 2013

Golden Globes et Oscars

Hier soir, au lieu de regarder les « Golden Globes » à la télévision, nous avons bravé le froid et sommes sortis pour aller voir un film. C'est là que je me dit : « Si ma vie en dépendait, serais-je en mesure d'expliquer la différence entre les Golden Globes et les Oscars ? » Ma réponse fut bien évidemment négative. Cela veut donc dire que dans ce cas, mon ignorance m'aurait tué.

À cette époque de l'année, on nous sert les Golden Globes, puis les Oscars. Les principales différences entre ces deux manifestations sont que d'abord que les Golden Globes couvrent toutes les formes de médias ( cinéma, musique, etc ) tandis que les Oscars ne s'appliquent qu'aux films ( y compris documentaires et animation ) et aussi que les Golden Globes sont présentés par l'association hollywoodienne de la presse étrangère et couvrent les productions américaines et étrangères. De leur coté, les Oscars sont décernés par l'Académie Américaine des Arts et des Sciences Cinématographiques et restent les récompenses les plus prestigieuses.

Rappelez-vous bien de tout ça ; cela pourrai peut-être vous sauver la vie !

dimanche, janvier 13, 2013

Passage en vitesse ... Positive !

J'ai ce copain qui, à chaque fois que je lui parle, ne manque jamais de se plaindre d'un peu tout et n'importe quoi, depuis le gouvernement, la morale, le modernisme jusqu'à toutes sortes de trucs qui se terminent en « -isme … »  La plupart du temps cela me tape un peu sur les nerfs, mais il m'arrive quand même de changer de vitesse et de le passer en « positive ! »

Quand j'y parviens, l'échange peut être très, très enrichissant et profond. Récemment, j'ai réussi à transformer sa liste de doléances de départ en une conversation particulièrement intéressante au sujet de ses observations sincères, originales et bien à propos sur la vie et la nature, ce qui a transformé une session, au demeurant négative, en un échange enrichissant.

Résultat, à partir de maintenant je m'engage a transmuter toutes ces discussions dépressives, avec qui que ce soit, en conversations chargées de positivisme et d'élan vers l'avant. Nous allons voir si cette autre résolution se soldera par un succès !

samedi, janvier 12, 2013

Mordre la ... poudreuse !

Hier, c'était le moment de profiter d'une belle poudreuse et de jouer les vidéastes. Nous tournions une vidéo à la station de Deer Valley pour y fêter la première chute de neige de l'année et se remettre dans l'ambiance de l'hiver tel qu'on connait normalement en Utah.

Je filmais Heidi Voelker, une ancienne membre de l'équipe de ski Américaine, qui, à 44 ans aujourd'hui travaille en qualité « d'Ambassadrice de Ski » à Deer Valley. La neige était belle mais soufflée dans les zones les exposées ce qui, avec une visibilité assez faible, rendait les conditions de ski assez délicates, voire dangereuses.

Filmer une skieuse de très haut niveau comme comme Heidi en la suivant sur un terrain accidenté avec un caméscope sur le casque n'est pas facile, car l'objectif principal est de garder la tête (donc la caméra) très stable tout en visant le mieux possible la skieuse qui évolue devant et bien sûr, garder le contrôle de ses propres skis.

Dois-je avouer que dans le processus je me suis pris deux bonnes « gamelles » qui en me relevant m'ont couté des tonnes d'énergie ? J'ai découvert qu'à mon âge, il m'est beaucoup plus difficile de me relever que lorsque j'avais vingt-ans ! La neige profonde qui n'apporte aucun appui rend l'exercice encore plus difficile à tel point que beaucoup de skieurs âgés qui faisait beaucoup de ski héliporté, ont finalement du y renoncer car ils n'arrivaient simplement plus à se relever seuls et retardaient ainsi le reste de leur groupe.

Je n'en suis pas encore là et je compte me battre pour retarder cette dégradation par tous les moyens. Hier soir, j'ai commencé en pratiquant des exercices de « redressement » sur le tapis du salon. Ma femme a trouvé le spectacle particulièrement divertissant !

vendredi, janvier 11, 2013

La danse de la neige ?

Pour produire de la neige, je crois d'avantage aux canons à neige qu'à « la danse de la neige, » non pas que je ne sois pas spirituel, mais tout simplement parce que je suis un horrible danseur. C'est bien évidemment ce que je pensais il y a juste deux jours.

Depuis, je suis allé skier à deux reprises dans mon coin préféré, Lady Morgan à Deer Valley, et j'ai fait là-bas ce que j'adore: Danser à travers les arbres. Je suis un bien meilleur danseur sur skis que dans mes escarpins italiens !

J'adore faire de la godille entre les énormes sapins qui encadrent la foret de « Centennial », l'un des meilleurs parcours skiable qu'offre ce télésiège. Mes entrechats ont du impressionner les grands conifères car tous ensemble, ils ont fait ce qu'il fallait pour que nous ayons cette chute de neige providentielle qui a commencé hier et va continuer jusqu'à demain.

D'accord, maintenant je crois que dans la danse de la neige fait effet, mais seulement avec les skis aux pieds!

jeudi, janvier 10, 2013

L'appât classique de l'agent immobilier

Ça faisait longtemps que je n'avais pas reçu une lettre d'agent immobilier m'annonçant qu'il y avait quelqu'un qui était intéressé à acheter ma maison, afin de pouvoir obtenir un « listing. » C'est précisément ce qui vient de se produire aujourd'hui.

La lettre « formulaire » a été envoyé à ma boite postale et de toute évidence, l'agent immobilier n'avait aucune idée de ce à quoi ma maison pouvait ressembler, en prétendant qu'il y avait trois acheteurs à la recherche d'une résidence dans mon quartier.

À l'heure actuelle, il y a 48 maisons et appartements officiellement offerts à la vente à cet endroit. Les 36 maisons individuelles listées sont offertes dans une fourchette de prix allant de 682.000 dollars à un peu moins de 9 millions et 20 d'entre eux sont au dessus du million de dollars. De plus, les quelques 10 maisons offertes entre 1 et 2 millions de dollars n'arrivent pas à se vendre.

De toute évidence, ces agents immobiliers sont en train de « pêcher » tout à fait à l'aveuglette en espérant scorer un listing grâce à leurs mailings massifs. Cela mets bien en évidence ce qui ne va pas avec la façon dont l'immobilier est commercialisé à travers des commissions astronomiques de 6% que doit débourser le vendeur.

Cet argent trop facile attire toutes sortes de personnages douteux, sans compétences particulières et qui ne sont là que pour gagner gros et vite. J'espère vraiment que quelque part, un beau jour, quelqu'un avec la vision d'un Google, trouvera le moyen de briser le cartel que constitue l'association nationale de vendeurs immobiliers aux États-Unis et contribuer ainsi à faire baisser le coût de l'achat et de la vente de biens immobiliers, en les ramenant à ce qui devrait être leur véritable valeur de marché et non pas des sommes qui n'ont rien avoir avec le travail ou les compétences requis.

En termes réels, nous ne devrions pas payer plus qu'entre 1000 et 5000 dollars en commissions selon la complexité de la transaction, et non pas de son prix affiché. Le jour où cela se produira, les espèces de « clowns » qui sont les auteurs de ce genre de lettre seront peut-être forcés à se trouver enfin un « vrai » boulot !

mercredi, janvier 09, 2013

Chauffage, « clim » et télécoms

Tout change, mais certaines choses changent beaucoup plus que d'autres. Prenez la relation entre le coût des télécommunications et celui de chauffage et de climatisation de nos maisons. Depuis plus de 30 ans, et depuis que nous sommes propriétaires d'une maison d'habitation aux États-Unis, j'ai bien noté nos dépenses dans ces domaines respectifs.

Dans les années 80, le coût des télécommunications n'était que 6% du coût du chauffage (nous n'avions pas encore la climatisation à l'époque) et nous n'utilisions pas le téléphone comme nous le faisons aujourd'hui ; de plus, les communications internationales étaient encore hors de prix. Nous utilisions aussi du fuel domestique pour nous chauffer et ce combustible était déjà très cher.

Au milieu des années 80, nous avons déménagé dans l'Utah et avons alors profité d'un gaz naturel très bon marché qui a réduit considérablement notre facture de chauffage. Dans le même temps, les machines fac-similé sont apparues en demandant une deuxième ligne téléphonique. La téléphonie mobile est aussi arrivée au début des années 90 et a également alourdi le budget familial.

Vers 1995, l'internet, par connexion manuelle, est entré dans nos vie et les télécommunications internationales sont devenu encore plus abordables, stimulant ainsi d'avantage la consommation. Juste avant le millénaire, les branchements ADSL sont apparu et les prix des appels internationaux ont continué de chuter, stimulant malgré tout la croissance de la facture téléphonique mensuelle.

L'introduction de la téléphonie par internet au début des années 2000 a économisé un peu d'argent pendant un certain temps, avant que les « smart-phone » se chargent de dévorer ces économies temporaires.

Pendant tout ce temps, le coût de l'énergie s'est maintenu au même niveau et a en fait baissé si on tient compte de l'inflation. Les télécommunications qui autrefois comptaient pour seulement 6% du coût du chauffage, de la climatisation et des frais de cuisine ont grandi sans répit pour représenter 155% de cette même dépense en 2011!

mardi, janvier 08, 2013

La prière du Parkite

Quand j'étais un petit garçon et que les blagues et autres dictons que je connaissais étaient encore bien limités, j'avais été frappé par une prière attribuée à mes compatriotes Savoyards ; pour ceux qui ne la connaissent pas, la voici :

La prière du Savoyard
Mon Dieu, donnez-moi la santé pour longtemps,
De l'amour de temps en temps,
Des impôts de plus en plus modérément,
Du boulot pas trop souvent,
Mais de l'Apremont tout le temps !

Pour ceux qui l'ignore aussi, l'Apremont est un vin blanc sec de Savoie. Je crois que cette prière a été adapté d'une autre prière similaire attribuée à une autre province française, mais quoi qu'il en soit, à cette époque, elles ne manquait jamais de faire sourire les touristes qui la trouvaient sur les cartes postales et allaient l'envoyer à leurs familles et amis. Un de mes copains Facebook vient juste de l'afficher aujourd'hui et cela m'a inspiré d'écrire une prière équivalente pour mes concitoyens de Park City, qu'on appelle Parkites (prononcé « Parkaïte ») :

La prière du Parkite 
Mon Dieu, gardez-moi très actif à mon âge,
Donnez-moi beaucoup d'amour, de beaux voyages,
Ne me faites travailler que très modérément,
De poudreuse légère pulverisez-moi fréquemment,
Et de bière Wasatch* abreuvez-moi tout le temps !

* La bière Wasatch est produite par une micro-brasserie à Park City.
 

lundi, janvier 07, 2013

La Bonne Année du Skieur

Aujourd'hui et pour marquer une importante évolution dans le contenu de ce blog, voici mon tout premier poème. Vous êtes autorisé à ricaner, rire bruyamment et écarter ce premier jet si vous voulez.  Il faut bien commencer quelque part ...

La Bonne Année du Skieur 

Bonne année à tous les virages,
Les longs, les courts et les pas ronds.
Bonne année à tous les schuss,
Surtout les bien étroits qui foutent la frousse.

Bonne année aux cailloux qu'on accroche,
Qui vont tailler toutes ces encoches
Sous nos semelles et dans nos carres
Pour nous faire larguer les amarres

Bonne année aux touristes effrayés
Qu'on évite sans jamais toucher,
Bonne année enfin à toutes collisions
Qui espérons le bien, ne seront qu'illusions !

dimanche, janvier 06, 2013

Cadeau d'anniversaire à retardement !

Le dernier jour de l'année et peu de temps après mon anniversaire, j'ai décidé de m'offrir un cadeau en grimpant la Pointe de Murdock, à la station des Canyons.

Pendant des années, le sentier d'accès raide qui mène au sommet me narguait à chaque fois que je skiais devant, mais contrairement à tous les autres petits sommets locaux, je ne l'avais jamais grimpé. L'ascension, impressionnante vue du bas, se fait en fait en moins de 21 minutes et reste assez facile.

Donc, c'est exactement ce que j'ai fait avec l'intention de skier « One Hundred Turns » une des combes les plus éloigné sur le côté nord de la crête, mais celle-ci était encore fermée, et j'ai dû me contenter de skier « Five Trees » qui n'était pas mal, mais se terminait un peu en queue de poisson parmi les arbustes et les trembles.

Quand même un beau cadeau que je vais m'offrir à nouveau dans très peu de temps !

samedi, janvier 05, 2013

Garder l'intérêt pour le ski

Cela fait des jours que nous n'avons pas eu une bonne chute de neige fraîche et tout est « skié », la neige devient dure un peu partout, et il grand temps de varier un peu les options et les plaisirs.

C'est le moment de découvrir de nouveaux endroits, des passages secrets, des sorties différentes et des lieux où nous ne sommes jamais allés.  Je suis toujours rempli de curiosité pour la montagne et ses trésors cachés et cela est sans aucun doute une des raisons pour laquelle je connais le terrain comme ma poche et surtout, pourquoi je ne m'ennuie jamais quand je skie.

Je pense qu'il reste des centaines de passages inconnus à explorer que je ne vais probablement jamais tous connaitre, et encore bien moins m'en souvenir. Ne vous laissez aller à vous sentir blasés; mettez-vous à explorer votre massif de prédilection aujourd'hui et redécouvrez l'aspect ludique et sans limites du ski !

vendredi, janvier 04, 2013

Bons et Méchants

Je viens de tomber sur ce tableau en consultant Facebook, et j'ai trouvé qu'il résumait bien les bonnes choses de la vie. Selon MaryEllen Tribby, fondatrice et PDG de WorkingMomsOnly.com », ce tableau aurait été inspiré et composé après avoir rencontré et travaillé avec des chefs d'entreprises parmi les plus intelligents et les plus prospères du monde.

Une de mes seules critiques et que son titre (« succès ») n'est pas forcement bien nomme car nous connaissons tous des gens qui ont du « succès » et ne sont pas particulièrement des modèles à suivre. Une paire de noms plus approprié serait « bons » et « méchants », car à mon avis, être bon apporte beaucoup plus de bonheur et conduit souvent au succès.

Cela dit, ce petit tableau représente une merveilleuse boussole pour bien gerber sa vie et commencer une nouvelle année qui sera beaucoup plus heureuse !

Être Bon 
  • Avoir de la gratitude 
  • Savoir pardonner 
  • Accepter de prendre la responsabilité de ses échecs 
  • Faire des compliments 
  • Lire beaucoup 
  • Tenir un journal 
  • Échanger des idées 
  • Souhaiter que les autres réussissent 
  • Bien partager l'information 
  • Tenir une liste de chose « à faire » 
  • Rester toujours de bonne humeur 
  • Établir des objectifs et avoir un plan de vie 
  • Accepter le changement avec enthousiasme 
  • Donner le crédit à ceux qui le mérite 
  • Avoir une optique « transformatrice » 

Être Méchant
  • Avoir toujours raison 
  • Être rancunier 
  • Blâmer les autres pour ses propres échecs 
  • Critiquer 
  • Regarder trop de télévision 
  • Dire du mal des autres 
  • Espérer secrètement que les autres vont échouer 
  • Garder jalousement toute information 
  • Ne pas avoir une bonne idée de ce que l'on veut devenir 
  • Être toujours en colère Improviser constamment 
  • Ne jamais se fixer d'objectifs 
  • Croire qu'on connait tout 
  • Craindre le changement 
  • Prendre tout le crédit pour ses propres succès 
  • Avoir une optique « transactionnelle »

jeudi, janvier 03, 2013

Jouer « les touristes … »

La nuit dernière, nous avons eu la chance d'être invité à dîner à la « Yourte Viking, » juste au dessus de Park City. Il s'agit d'un petit restaurant d'altitude situé à 2500 mettes d'altitude.

Comme dans beaucoup de ces expériences destinées aux hivernants, le plus intéressant tient d'avantage dans le trajet que dans la destination finale. Nous nous sommes donc retrouvés assis sur un énorme traîneau de 32 passagers, tiré par un Ratrac sous un froid de canard !

Le trajet nous a pris 20 minutes pour atteindre l'abri circulaire de style asiatique et y déguster un dîner de style norvégien. La nourriture était assez bonne avec une soupe et une viande qui sortaient du lot. Nos amis étaient super sympa et leur présence a été le point d'orgue de la soirée.

Ce genre de divertissement visant les touristes devrait être essayé par la population locale au moins une fois dans leur vie. En ce qui me concerne, j'en ai déjà fais l'expérience au moins une demi-douzaine de fois entre les Alpes et les Montagnes Rocheuses, en utilisant, à chaque fois, une variété de modes de transport, donc je suis désormais convaincu que j'en ai vu toutes les formes possibles ...

mercredi, janvier 02, 2013

Simples objectifs pour l'année

Pendant toutes ces années, j'ai pris des tas de résolutions sans jamais vraiment mesurer la façon dont elles arrivaient à terme ! Cette année, j'ai décidé de changer un peu tout ça et de me concentrer sur des objectifs peut-être flous, mais néanmoins très important, et voir comment ceux-ci finissent par me servir, ainsi que tous ceux avec qui je suis en contact de manière régulière.

C'est donc l'idée générale, voici maintenant les détails : 
  • D'abord, je vais cesser de m'inquiéter au sujet d'événements ou d'éléments qui sont totalement en dehors de mon contrôle (tremblements de terre, fin du monde, mort subite, etc). 
  • Ensuite, je ne veux intervenir qu'auprès d'événements ou d'éléments que je peux affecter par mon attention, mes efforts ou toute autre forme d'intervention personnelle. 
  • Enfin, je tiens à vivre dans le moment et profiter de ces instants au maximum, c'est-à donner aux autres toute mon attention, évitez de faire (mal) cinquante choses à la fois et être parfaitement présent et attentionné lorsqu'il faut l'être ... 
Quel concept révolutionnaire !

mardi, janvier 01, 2013

« Mec, tu fonces ! »

Voici sans doute le commentaire qui m'a le plus marqué en ce premier jour de l'année. Il a été publié sur mon site Youtube par - je suppose - un gars beaucoup plus jeune que moi, qui a regardé une de mes vidéo de ski faite il y a deux ans déjà, dans les « X-Files », une piste en foret à la station de Deer Valley.

Je suis sûr que ce jeune homme ne se doute même pas que j'ai peut-être trois fois son âge et que je pourrais facilement être son grand-père, mais franchement, qui s'en soucie? Quand on aime le ski, l'âge ne veut plus rien dire ...

Bonne année à tous!

lundi, décembre 31, 2012

La meilleure année de ma vie

Alors que nous arrivons aux dernières heures de l'année, il est assez logique d'essayer de se souvenir de ce qui nous semble avoir été la meilleure année de notre entière existence. L'exercice en vaut la peine et comme partout où il est question de choix, l'opération n'est jamais vraiment facile.

Comme nos vies sont toutes très différentes et varient en fonction de l'intensité de certains événements (ou de leur absence) et l'amplitude des hauts et des bas que connaissent toutes ces années accumulées, la sélection finale peut-être parfois intimidante en nous laissant perplexe et en nous rendant totalement incapable de choisir une année en particulier.

Pour moi, et sans trop entrer dans des détails introspectifs, l'année qui se termine aujourd'hui - c'est bien ça, 2012 - se retrouve au fin sommet de la pile et j'en suis satisfait, reconnaissant et heureux.

Bonne année à tous!

dimanche, décembre 30, 2012

Quand les projets donnent des ailes

Pour vivre heureux, il est bon de savoir mettre en route de nouveaux projet tout au court de notre existence, que nous soyons très jeunes ou même déjà assez vieux. À chaque moment, il faut trouver un projet adapté à notre goût et à nos possibilités. Cela ne semble peut-être pas grand chose, mais il y a là matière à rendre la vie intéressante et remplie de surprises.

Je me considère privilégié d'avoir, tout au long de ma vie, été mis en présence d'une multitude de projets qui sont tombés à pics quand ils se sont manifestés, et m'ont forcé à me dépasser, à m'offrir de nouvelles expériences et à parfaire mon savoir. J'espère que tout cela continuera sans répit jusqu'à la ligne d'arrivée !

samedi, décembre 29, 2012

Facile, le dessin par ordinateur ?

Pour une grande partie de la journée, j'ai essayé de travailler avec un logiciel de conception Autodesk, et j'ai appris qu'il faut beaucoup de patience, de répétition, d'essais et d'erreurs, ainsi que la volonté de redémarrer à zéro à plusieurs reprises, avant que je commence à bien maitriser cette technique.
Ai-je eu l'impression d'être nul et de tourner en rond ? Absolument ! Ai-je perdu mon temps? Pas du tout! C'est justement ça l'apprentissage ; avec toutes les satisfactions que cela procure, il y a aussi beaucoup de souffrances qui font partie du lot ...

vendredi, décembre 28, 2012

Pourquoi la neige d'Utah est-elle la meilleure ?

« La meilleure neige du monde. » C'est plus qu'un slogan commercial, c'est un fait technique, froid et tout blanc ; l'État de Utah a la meilleure neige sur la terre, et où que vous puissiez vivre sur cette planète, il ne vous est plus permit d'en douter. C'est donc le moment de bien écouter afin de comprendre pourquoi.

La plupart des années, en moyenne, l'Utah connait 250 jours d'hiver, 40 chutes de neige dont 18 qui tombent dans la catégorie « monstrueuse » afin de nous offrir toute cette neige poudreuse au caractère magique. Voici maintenant comment cela fonctionne : Les tempêtes se développent sur l'océan Pacifique et frappent les montagnes des Sierras et des Cascades. À cet endroit, l'humidité de la neige est généralement élevée et la neige qui s'accumule est surnommée « ciment. »

Ensuite, en traversant l'immense désert du Nevada, les nuages ​​se dessèchent et continuent leur voyage vers l'Utah, où la densité moyenne d'hygrométrie de la neige n'est plus que de 8,5 pour cent. En passant au dessus du Grand Lac Salé, les nuages ​​se refroidissent et la neige s'assèche d'avantage, juste avant de se précipiter sur nos montagnes.

Cela produit des chutes d'un neige moelleuse, légère et magique. En général la teneur en eau de notre neige reste comprise entre 4 et 14 pour cent, ce qui élimine toute formation de glace et fait de notre neige, vous le savez maintenant, « la meilleure du monde ! »

jeudi, décembre 27, 2012

C'est loin le ski ?

Je ne plaisante pas, la distance qui sépare notre demeure et le parking de la station de ski, joue un rôle essentiel dans le nombre de fois où l'on va skier dans une saison et le temps pendant lequel on continuera la pratique de ce sport.  Par exemple, ici, à Park City, je ne suis qu'à 7 minutes en auto de deux de nos trois stations et à 12 minutes de Deer Valley.

Lorsque je vivais en France, la remontée mécanique la plus proche de ma maison était celle du Pleney (10 minute sans trop compter la traversée de Morzine) et l'accès du domaine d'Avoriaz par Ardent (qui n'existait pas encore) aurait été à 11 minutes de ma maison et il me fallait au moins un bon quart d'heure pour aller jusqu'aux Prodains là où se trouvait le téléphérique d'Avoriaz, et encore, il fallait que les routes soient sèches . 
Je dis cela, parce que plus la distance entre le domicile et les pistes est importante, moins on fera de ski. Mon beau-frère vit à une heure de route du téléphérique d'Avoriaz et, alors qu'il enseigne encore un peu le ski, il doit trouver le trajet affreusement long. C'est la même chose pour moi quand je veux aller skier à Snowbird ou Alta ; ces deux stations sont à environ une heure de route, si il n'y a pas de neige.
 
La morale de cette histoire, c'est que la pour faire du ski très souvent et le plus longtemps possible, il faut habiter le plus près possible des remontées mécaniques ...

mercredi, décembre 26, 2012

Mon point de vue sur l'immigration ...

Pendant des années, nos politiciens nous ont promit une réforme fondamentale de l'immigration et rien ne s'est passé, sauf pour certaines dispositions extrême et inefficace prises par certains États comme l'Arizona ou de l'Alabama.

Si l'on me demandait comment résoudre cette question, je répondrais qu'il faut d'abord encourager l'immigration de personnes qui dont les États-Unis ont besoin. Qu'ils soient ingénieurs, artistes, professionnels de la santé, chercheurs ou ... créateurs d'emplois! Ces gens devraient en obtenir la résidence permanente le plus rapidement possible.

Ensuite, nous devrions offrir cette même résidence permanente (c'est a dire des « cartes vertes ») pour les quelques 11 millions de personnes en situation irrégulière cela serait possible, mais à un coût pour tous ces gens là . Il leur faudrait payer, disons 10.000 dollars par personne pour régulariser leur statut. Tous ces clandestins devraient peut être emprunter, travailler plus, mais en tout cas « gagner » leur régularisation. Cela s'appliquerait également aux membres de leur famille qui souhaiteraient les rejoindre.

Enfin, tous les clandestins qui se feraient prendre une fois que la nouvelle loi serait promulguée seraient non seulement expulsés sur le champs. Ils seraient également être condamné à une amende et leur pays d'origine devra d'abord la payer aux États-Unis, et ensuite la recouvrir auprès de contrevenants, y compris amende et intérêts. Bien sûr, si ceux-ci tentent de revenir une nouvelle fois, l'amende prendrait alors de proportions énormes.

Une solution toute simple et efficace.

mardi, décembre 25, 2012

Un cadeau bien spécial ...

Pour Noël, j'ai reçu un cadeau à la fois très original et très intriguant. Il se compose d'un abonnement à un service d'analyses ADN, appelé « 23andMe », une société de génomique personnelle et de biotechnologie basée à Mountain View, en Californie, qui est spécialisée dans certains tests génétiques.

La société tire son nom des 23 paires de chromosomes que compte une cellule humaine normale. Ce type de service avait été nommé « invention de l'année »par le magazine Time en 2008. Ce matin, j'ai craché un échantillon de 2,5 ml de ma propre salive qui sera postée ce mercredi pour être analysée par ce laboratoire de Silicon Valley.
Les résultats de cette procédure devraient fournir une bonne évaluation de mes traits héréditaires (par exemple que je suis un brave type), ma généalogie (que je descend bien du singe et pas du cheval) et peut-être me dire ce que sont mes facteurs de risque congénitaux (comme ma propre mortalité, par exemple).

Je piaffe déjà d'impatience à l'idée de connaître les résultats de ce cadeau de Noël parmi les plus originaux que je n'ai jamais reçu !

lundi, décembre 24, 2012

Sacrée chance !

Si vous êtes jamais allé skier avec un petit de 4 ans, vous connaissez le coté logistique de l'entreprise. S'occuper de vous-même, de vos affaires, d'un petit bonhomme et de son propre petit matériel n'est pas une sinécure !

Hier après-midi, nous nous retrouvions mon fils, petit-fils et moi, sur la neige à la station de Park City. Nous avons skié pendant une bonne heure et, passé ce temps, Finn en avait plus qu'assez d'être sur la neige et voulais rentrer à la maison.

Nous avons alors appelé ces dames qui sont immédiatement venu chercher notre petit skieur tandis que les deux gars plus âgés ont continué à skier jusqu'à l'heure de fermeture. Après quelques bonnes pistes, nous sommes également rentrés à la maison, où nous attendaient une bonne conversation suivie d'un repas très sympa. Comme la neige menaçait, il fut temps pour nos invités de descendre en direction de la vallée.

Quarante-cinq minutes plus tard et en pleine soirée, notre fils nous téléphone alors en nous demandant où étaient les skis de Finn, croyant qu'ils étaient restés laissés dans notre voiture car ils n'étaient pas dans la sienne. Nous sommes allés voir et n'avons rien trouvé. Nous avons alors conclu que nous les avions oubliés à la station de ski.

Nous avons immédiatement sauté dans l'auto et conduit là où Finn avait déchaussé, et les skis étaient encore  là, posés sur la neige, intacts, en bordure de la piste de ski avec le harnais et la laisse que Finn portait. Nous étions tellement content de les avoir retrouvés que c'était là notre petit miracle de Noël !

dimanche, décembre 23, 2012

Quantité ou Fréquence ?

Si vous êtes un très bon skieur, préféreriez-vous une chute de 90 cm de neige fraîche toutes les trois semaines ou bien une chute hebdomadaire de 30 cm de neige ? Vous réfléchiriez sans doute quelques secondes avant de dire que vous préféreriez la seconde option.

C'est pourtant vrai, si le ski est d'abord un sport ludique, la fréquence des chutes de neige est bien plus importante que la quantité qui peut tomber d'un seul coup. Même juste 20 cm de neige fraîche peuvent faire une énorme différence, renouveler l'ancienne couche et permettre le ski de poudreuse.

D'un point de vue pratique et compte-tenu des skis larges que l'on utilise aujourd'hui, vous n'allez pas vous enfoncer d'avantage dans plus d'un mètre de neige que dans 25 centimètres de poudre ! Donc, si vous êtes un fou du ski, sachez toujours préférer les chutes fréquentes aux accumulations spectaculaire d'un seul et rare coup !

samedi, décembre 22, 2012

Une autre fausse alerte!

La fin du monde ne s'est malheureusement pas produite, en tout cas, pas pour l'instant. Moi qui m'y étais consciencieusement préparé, j'étais naturellement un peu déçu, mais par contre j'ai fais du super ski de poudreuse ce matin, à Deer Valley. Cela a largement compensé.

Je ne pense pas que la plupart des gens sont comme moi, et font attention à toutes ces prédictions ; ils préfèrent passer leur temps sur Facebook, Twitter ou à espérer de gagner le gros lot de la Loterie Espagnole. Ces croyances de fin du monde sont sans doute un peu démodées.

Ceci dit, si vous êtes toujours intéressés par la seconde venue du Christ, celle-ci est à nouveau prévue dans moins de cinq mois. Vous souvenez-vous de Ronald Weinland qui est à la tête de l'Église de Dieu préparant pour le Royaume de Dieu (COG-PKG), une petit secte américaine, elle même dérivée de l'Église Universelle de Dieu?
Eh bien, ce lascar avait rencontré quelques petits problèmes techniques avec ses prévisions en 2011 et 2012, mais aujourd'hui, il a refait ses calculs et nous assure que le grand événement aura finalement lieu le 19 mai 2013. Marquez bien vos calendriers!

vendredi, décembre 21, 2012

Malédiction des produits de consommation

Ce mercredi, il faisait un froid Sibérien à la station de Deer Valley alors que je m'apprêtais à tourner une vidéo de ski. C'est alors que le petit bouton que j'utilise pour démarrer ou arrêter l'enregistrement n'était plus sur mon caméscope.

C'est bien ça, ce minuscule bouton rendait ma camera inutilisable ! Par chance, une petite voix dans ma tête me dit d'aller au restaurant pour y récupérer un cure-dent afin de mettre en route ma camera, ce que j'ai fait, et ça a marché !

De retour à la maison, je suis au téléphone avec Sony. Je leur explique la situation. Ils me disent que la garantie d'un an vient d'expirer et que je vais devoir débourser 192 dollars pour faire réparer mon appareil !

Pour tout mettre perspective, je n'avais payé que 450 dollars pour le caméscope, ce qui veut dire que le fabricant du fameux « Handycam » me demande près de la moitié du coût total du produit pour une pièce simple et minuscule que j'ai perdu parce qu'elle était sans doute mal conçue et mal assemblée au départ.

Tout cette histoire pour dire, qu'à ce stade il n'est plus possible de faire réparer quoi que ce soit. Jetons tous ces produits qui restent techniquement fonctionnels et achetons en des neufs !

jeudi, décembre 20, 2012

Prêt pour la fin du monde ?

Comme nous devons tous disparaître demain, j'en profite pour ranger mon bureau, payer quelques factures et sauvegarder les dossiers de mon ordinateur pendant les quelques heures qui me restent. De cette façon, je n'aurai aucun sentiment de culpabilité quand je passerai de vie à trépas.

Je suis très satisfais de moi et de ce que j'ai fait lors de ma brève présence sur cette planète. J'ai une nouvelle paire de skis et de chaussures (mon cadeau de Noël) que je ne pourrai pas malheureusement pas utiliser, mais comme on dit: « c'est la vie. » Je compte aussi siroter une bonne bière vers 17 heures en regardant le journal télévisé local pour une dernière fois.

J'espère que vous apprécierez mon dernier blog et laissez-moi terminer en vous souhaitant un excellent apocalypse !

mercredi, décembre 19, 2012

Puis-je m'inviter?

Ça commence comme ceci: Vous recevez un appel téléphonique d'une personne que vous connaissez à peine, qui vous dit : « Je passe par Park City et j'aimerai skier avec toi ... » Vous déplacez quelques rendez-vous pour bloquer la journée et vous répondez, « pourquoi pas? »

C'est alors qu'il demande: « il y a-t-il un bon hôtel à proximité ? » ce qui se traduit par : « Pourrais-je dormir chez toi ? » Comme nous nous sommes fait avoir au fil des années, nous sommes devenu un plus malins et nous répondons : « Essayes l'hôtel Machin, c'est pas mal ... » Sans relâche l'interlocuteur continue dans sa logique et demande « Où pourrions-nous dîner ensemble ? » ce qui signifie « puis-je aussi dîner chez toi ? »

Une fois de plus, je réponds parfaitement bien : « Pas possible, ce soir, nous avons d'autres engagements ». Le jour J arrive, je prends cet invité impromptu à son hôtel, le conduis à la station de ski, il a presque un arrêt cardiaque quand il doit donner 102 dollars pour son forfait journalier, et puis après nous n'arrêtons pas de skier jusqu'à 16 heures 15, l'heure de fermeture. Notre homme en veut pour ses sous !

Sur les pistes les conditions sont parfaites, mais le temps est très froid ; je lui demande: « On s'arrête pour déjeuner ? » Mon invité répond: « Non, j'ai préparé un sandwich et moi je mange toujours sur le télésiège! » J'oblige, et j'ai une sacrée chance qu'il soit disposé à me donner un morceau de son sandwich froid. Je comprends parfaitement qu'il ne veuille surtout pas être obligé de me payer à manger !
Comme c'est un très bon skieur, je lui montre les meilleurs endroits de la station et je le filme même en train de skier dans la poudreuse avec mon caméscope GoPro. Vers la fin de la journée, il fait si froid que je prends pitié (grosse erreur !) et comme mon épouse me l'avait suggéré, je l'invite à dîner à la maison.

Bien entendu, il arrive les mains vides et parle surtout de lui-même, de ses voyages en Europe et à Saint-Moritz, de son éducation impressionnante et celle de ses enfants, mais ne montre peu ou pas d'intérêt du tout pour nous.

Le comble, c'est qu'il trouve le moyen de sortir son ordinateur portable au moment ou nous souhaiterions qu'il disparaisse pour nous ennuyer avec des photos sans le moindre intérêt pour nous. Après cela, nous lui signifions qu'il est tard et quand il nous quitte, il oublie de dire merci pour la journée et le repas délicieux qu'il vient juste de dévorer.

Morale de l'histoire : L'espèce humaine ne cesse jamais de nous surprendre, nous apprenons quelque chose de plus tous les jours et devenons aussi un peu plus malins. Ça peux toujours servir !

mardi, décembre 18, 2012

Deer Valley et Canyons, 50% de ski en plus ...

Hier, j'ai fait un espèce de pèlerinage à Park City Mountain Resort un de nos trois massifs. Si vous me connaissez ou si vous lisez mon blog, mes deux remontées mécaniques préférées là-bas sont Jupiter et Thaynes. Demandez à n'importe quel bon skieur et sa réponse sera sans doute la même.
Pourtant, ces deux télésièges datent du début des années 70. Ils sont d'une lenteur désespérante et à la fin de la journée, il n'est pas possible de skier au maximum possible. J'ai pris le temps de le mesurer tout ça et mes conclusions sont assez stupéfiantes. Si vous êtes un fort skieur et passez votre temps à Deer Valley ou à Canyons, vous ferez de 50% de ski en plus, par rapport à Park City Mountain Resort.

Si vous faites l'inverse, c'est à dire que si vous skiez normalement à Canyons ou à Deer Valley et décidez de changer pour Park City, vous perdrez 33% de votre quantité potentielle de ski (c'est comme ça que marchent les pourcentages ...) Dans cet esprit, « il n'y a pas photo », en tout cas pas avant que Park City transforme ses deux meilleurs télésièges en version débrayable ; d'ici là, ils ne risquent pas de me voir souvent sur leurs pistes. Mon temps pour skier est désormais compté et celui-ci devient très, très précieux!

lundi, décembre 17, 2012

Le Fisc, la France et Gérard Depardieu ...

Je vais essayer d'être bref. Le fameux acteur de cinéma français qui s'est, entre-autre, rendu célèbre en urinant dans l'allée d'un avion de ligne, ne veut pas payer le taux astronomique de 75% que le Président Hollande voudrait soutirer de ses riches constituants.

Il déclare donc qu'il va déménager en Belgique pour éviter de se faire « plumer » par sa mère-patrie. Entre dans le débat Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, qui qualifie Depardieu de « minable », et nous voilà replongés en pleine révolution française.

Mon point de vue est simple:

D'abord Hollande et son gouvernement agissent comme des idiots en effrayant les super-riches qui ont des sous et sont à même de créer un peu de richesse. Il suffit de les imposer équitablement sans les « saigner » à blanc.

Ensuite, Ayrault, aurait pu éviter les mots qui blessent, même si « minable » s'applique quand même assez bien à Monsieur Depardieu, et mon épouse et moi sommes bien placés pour le savoir.

Enfin, Depardieu, tout comme les autres artistes expatriés tels que Charles Aznavour, Yannick Noah, Johnny Hallyday, pour n'en nommer que quelques-uns, sont tous autant ... « minables » à leur façon car ils tirent leur subsistance de la population française et devraient être boycotté par leur public si ce dernier avait un peu plus de plomb dans la cervelle ...

dimanche, décembre 16, 2012

Les vraies causes du mal ...

J'ai suis resté suffisamment silencieux sur la fusillade tragique dans cette école du Connecticut.

Ce que je voudrais simplement dire, c'est que le « National Rifle Association » (l'association des fabricants d'armes à feu) tous ses membres, certains animateurs radio et télévision les plus acerbes et nos chers membres du Congrès sont collectivement responsables de ce massacre.

Pour couronner le tout, je parie que la grande majorité de ces gens rétrogrades sont en faveur de la peine de mort, sont contre l'avortement et contre les homosexuels !

samedi, décembre 15, 2012

Triste mise à jour ...

Mercredi, j'apprenais que Dick Needham, qui avait été rédacteur en chef du magazine américain SKI pendant de nombreuses années, venait de décéder à l'âge de 73 ans, à Sarasota, en Floride. Dick était un type super et je n'ai que de bons souvenirs de lui.

Il figurait dans mon carnet d'adresses et était aussi mon ami sur Facebook. Sa page Facebook est encore active et Dieu seul sait encore pour combien de temps ... C'est mon deuxième copain Facebook qui s'en va, juste après mon compatriote Denys Liboz qui nous a quitté en Avril 2011.

Je viens d'ôter le nom « Dick Needham » de mon carnet d'adresses Gmail et je ne pourrai désormais plus rien lui envoyer. Une simple pression sur un bouton et voilà comme on disparaît en cette ère numérique. Je n'aime pas ça du tout mais je suppose qu'il va falloir s'y habituer. Repose en paix, Dick.

vendredi, décembre 14, 2012

Soucis de météo ...

Toute ma vie, je me suis comporté un peu comme un fermier, en regardant toujours un peu au-dessus de ma tête et en me demandant s'il allait neiger. J'étais, et continue d'être un grand inquiet à propos de la météo.
Cette maladie est parfaitement justifiable, ma vie économique a toujours dépendu d'avoir un bon enneigement pour pouvoir skier. Tout ça continue aujourd'hui et n'est pas près de changer.
Comme certains individus bien spéciaux, je ne me fais pas trop de soucis pour tout ce que je contrôle, mais j'ai toujours tendance à m'inquiéter démesurément pour des questions qui sont totalement hors de mon contrôle.  Ceci, bien sûr, ne fait absolument aucun sens et doit cesser. En fait, je vais arrêter de m'inquiéter à propos de la météo dès ce soir, car la neige vient juste de commencer à tomber. On verra !

jeudi, décembre 13, 2012

Conseils pour avoir chaud en skiant ...

Chaque saison, c'est le même chose. Je crois que je suis fin prêt quand je pars au ski et soudain je découvre qu'il me manque quelque chose ! Même si j'ai déjà skié six fois cet hiver, le quatrième jour sur les « planches » était marqué par un froid glacial.

Je n'avais pas chaud du tout. C'est alors que je me suis arrêté pour inspecter mon casque et j'ai découvert les bouches d'aérations étaient grandes ouvertes.

Une heure plus tard, mon torse était frigorifié ; aussi en remontant en télésiège, j'ai levé les bras et je me suis rendu compte que les deux ouvertures de ventilation n'avaient pas été refermées depuis la dernière fois que j'ai skié avec cet anorak en Avril dernier ! Vais-je jamais apprendre ?

mercredi, décembre 12, 2012

France ou Amérique?

Après avoir vécu plus de 35 ans en Amérique, j'ai eu ma part de doutes et ressentis des tas de hauts et de bas en me demandant si le fait d'avoir quitté ma Haute-Savoie natale n'était pas un peu de la folie. Cela s'est produit surtout pendant les huit premières années, alors que nous vivions encore à New York et que les montagnes, l'odeur des orchis vanillées et la vue des gentianes blues me manquaient terriblement.

Même si je faisait beaucoup de va-et-vient au-dessus de l'Atlantique pour mon travail au cours de ces années là, mon cœur était toujours déchiré quand je me demandais où j'appartenais vraiment. Comme nos deux enfants étaient nés et grandissaient en Amérique, ils allaient devenir le catalyseur qui nous forcerait à nous décider en faveur de notre résidence finale.

C'est alors que nous avons déménagé à Park City, et, ce faisant, nous nous sommes engagés à fond en faveur du nouveau monde. Près de trente ans plus tard, nous sommes très heureux d'avoir fait ce choix ! Les montagnes, bien qu'un peu moins spectaculaires que les Alpes, sont idéales pour le ski, le VTT et les randonnées en montagne, le climat est y phénoménal, les grands espaces sont vraiment stimulants et il y a tellement moins de monde que dans les Alpes !

En plus, notre petite ville-station offre un mélange parfait de sophistication urbaine et de tranquillité rurale. Pas du tout pareil que dans ma vallée natale, où la plupart des gens vivent encore dans le passé, ne sont pas vraiment ouverts au monde et trouvent que la « bulle » privilégiée dans laquelle ils vivent est tout à fait « normale » en ignorant souvent la réalité du monde extérieur. La preuve est que ceux qui ont un peu voyagé et qui vivent dans ces stations françaises ont tous besoin d'un pied-à-terre à Paris ou à Lyon pour rendre leur existence un peu plus supportable et plus « civilisée … »

Pourrais-je retourner dans la vallée de Morzine pour y vivre à temps plein? Je ne le pense pas, je deviendrai probablement fou au bout de deux semaines. Les Rocheuses et l'Amérique me manqueraient tellement que je ne pouvais pas le supporter. Tout comme une tortue, ma culture est ma carapace et je l'emmène où que j'aille, par contre, la culture de mon pays d'accueil m'appartiens beaucoup moins et serait bien difficile a remplacer !

Donc, voilà où j'en suis ; j'adore mes souvenirs savoyards en regardant dans le rétroviseur de la vie, mais je vais de l'avant à plein gaz dans cette Amérique chargée d'avenir, ma nouvelle patrie !

mardi, décembre 11, 2012

Mes objectifs pour cette saison de ski

Je ne me suis jamais tellement demandé à la veille d'un saison de ski quels pourraient bien être mes objectifs, quelques chose comme « je vais faire ci, ça ou autre chose ... » J'ai des buts très ciblés dans des tas de domaines, mais pas vraiment pour le ski.

C'est un peu pourquoi j'étais un peu pris de court l'autre jour quand on m'a demandé quels étaient mes objectifs pour cette nouvelle saison de ski. J'ai dû réfléchir assez longtemps avant de pouvoir répondre ! Je me suis d'abord rappelé les propos remplis de sagesse que m'avait adressé mon ami Gérard Bouvier il y a quelques années déjà, qui me disait : « À ton âge, qu'as-tu donc à prouver ? ».

Il avait parfaitement raison, mais je suis tellement compétitif qu'il fallait toujours que je cherche à tout faire mieux et plus vite. Cette approche a bien sûr ses limitations, ne serait-ce qu'en vieillissant nos forces physiques se mettent à décliner. À ce stade, nous perdons progressivement notre agilité et notre rapidité. Je ne vais surtout pas ignorer les conseils de mon ami, mais au contraire, les suivre à la lettre !
C'est pourquoi dorénavant, mes objectifs à ski ne seront plus mesurée en vitesse, en rapidité d'exécution ou encore sous forme de slalom à travers une foret d'arbres bien serrés. À la place, je viserai la qualité, en skiant le plus souvent possible, et quand je le ferai, ce sera en douceur et en économisant mes ressources pour faire durer le plaisir.

Bien sûr, j'irai vite quand ça m'arrangera et quand cela me rendra plus efficace, mais jamais au détriment de ma propre sécurité. Je vais bien me concentrer à rester le plus léger possible sur mes skis, à bien exploiter les changements de terrain pour réguler ma vitesse, faire de beaux virages et ne faire qu'un avec le terrain.

C'est tout à fait ça ; moins de force brute et d'avantage de « caresses » sur la surface neigeuse ; c'est ainsi que j'envisage ce que sera cette saison 2012-2013!

lundi, décembre 10, 2012

Piste style « couteau armée suisse? »

Pour faciliter l'organisation, les responsables de la coupe du monde de ski aiment bien tout faire sur la même piste. Dans une certaine mesure, cela fonctionne à certains endroits comme sur « Birds of Prey » à Beaver Creek, mais ce n'est pas toujours le cas partout. Prenez l'exemple de Val D'Isère et de Bellevarde.

Ce genre d'utilisation multiple marche assez bien pour la descente, encore que celle-ci soit un peu trop artificielle dans sa topographie, ainsi que pour le slalom, mais ne semble pas bien adaptée au Super G ou au slalom géant.

Hier, Ted Ligety a clamé haut et fort son opinion à ce sujet dans un message posté sur Facebook. Il disait qu'il avait une relation d'amour et de haine pour Val d'Isère : « Un endroit merveilleux pour skier, mais affreux pour courir » a t-il dit.

Il a poursuivi en expliquant que, du fait que cette piste est à la fois si courte et si raide: « [les entraineurs] doivent faire un tracé très serré, avec en moyenne une distance entre 21-22 m de porte à porte, avec plusieurs portes en dessous de 17m, ce qui revient à du slalom, alors que toutes les autres parcours de géant ont une toujours une distance entre 25 et 32 m de porte à porte.  Ces quelques mètres font une énorme différence de skiabilité, surtout avec les nouveaux skis ... »

Toujours selon Ted, ce sentiment serait partagé par 98% des coureurs (sauf Hirscher et Luitz qui ont du adorer les conditions), mais, une fois de plus, Ted Ligety a probablement raison et ses commentaires valideraient le dicton: "bon à tout, propre à rien» s'il devait s'appliquer à Bellevarde !

dimanche, décembre 09, 2012

Incompétence à gogo ...

Pourquoi certaines grosses entreprises semblent inexorablement vouées au déclin ? Parce qu'elles sont coincées dans leur façon de gérer leur affaires et s'accommodent d'employés médiocres, du PDG, aux cadres et jusqu'au reste du personnel.

Trop de règles rigides et une peur stupide de perdre la position acquise ont raison du « jus créatif » et alimentent la médiocrité, que ce soit sous la forme d'individus ou d'idées. Maintenir le statu quo devient si important qu'il n'y a plus aucune place pour prendre des risques calculés.

Tout ça n'est pas nouveau ! Avant Microsoft et quelques autres grande marques grandes que je ne nommerai pas ici, il y a eu aussi la chute des empires grecs et romains ...

Falaises en tous genres ...

Ce mois-ci, on nous rabat les oreilles aux États-Unis avec la « falaise fiscale. » Cette falaise, bien qu'assez grossièrement exagérée dans sa probabilité réelle est un danger que quelques individus peuvent parfaitement contrôler et prévenir.  Ces individus en questions sont nos membres les plus stupides du Congrès, réunis sous la bannière du parti républicain.

Ensuite, il y a la « falaise du manque de neige » à Park City. Alors que nous avançons en pleine saison d'hiver, cette manne si importante se fait désespérément attendre. Nous nous demandons ainsi quel sera l'impact économique que cela pourrait avoir sur notre petite économie.

Cette dernière « falaise » est totalement en dehors de notre contrôle, et prier ou danser ne fera pas tomber un seul flocon. Laver la voiture semblerait rester la seule solution efficace!

vendredi, décembre 07, 2012

Intrigué par les nouveaux skis?

En tant que skieur, j'aimerai croire que je suis toujours « dans le coup. » Pour ça il me faut faire l'effort de bien comprendre le nouveau matériel qui chaque année arrive sur le marché. Autrefois, j'étais dans le « secret des dieux » et donc au courant de tout ce qui pouvait toucher au matériel de ski, mais plus maintenant, hélas.

Je suis désormais relégués au rôle d'utilisateur tout à fait ordinaire et je dois rechercher le genre de skis qui me permetra d'évoluer sans trop me fatiguer et de passer, avec une seule paire, de la piste damée à la neige profonde en maintenant ma dignité de vieux skieur sans me trouver vidé de toute mon énergie en une paire d'heures.

Comme c'est moi qui suis le vidéaste officiel de la station de Deer Valley, j'ai décidé de lancer ma propre enquête télévisuelle qui ne manquera pas de faire toute la lumière sur la question et répondre à mes angoisses. C'est bien ça, Rossignol fournira les conseils et je produirai la vidéo, donc s'il vous plaît, patientez un peu en attendant de connaître les résultats !

jeudi, décembre 06, 2012

Quand je « démontrais » l'art du ski français ...

Il y a exactement quarante ans aujourd'hui, que je quittait mon village natal de Montriond, tout près de Morzine, pour me rendre à Storlien, une petite station de ski cachée quelque part au nord de la Suède.

Je faisais alors partie de l'équipe de démonstration des moniteurs du ski français, et nous étions censés montrer aux Suédois la meilleure façon de faire des virages ; c'était bien sûr sans compter sur l'avènement d'Ingemar Stenmark qui fourbissait ses armes avec toute la discrétion dont il était capable, avant de devenir le meilleur skieur du monde de l'époque ...

Avons-nous créé une forte impression sur nos hôtes ? Je n'en suis pas trop certain. Le ski était-il bon ? Pas vraiment, en tout cas pas aussi bon qu'à Chamonix!  La nourriture? Pas géniale, mais bon, j'étais beaucoup plus jeune et pas aussi difficile qu'aujourd'hui …

J'allais oublier, toutes ces suédoises ? Pas si bêtes les demoiselles, elles se faisaient toutes encore dorer sur les plages d'Ibiza. Pas de point sombre au tableau, alors ?  Si, l'éclairage ; c'était pas brilliant en ce début de saison d'hiver avec le jour qui arrivait a 9 heure 30 et repartait avant 15 heures.  C'était vraiment trop sombre pour moi !

mercredi, décembre 05, 2012

Vérifier l'information

Je n'ai jamais autant utilisé l'Internet que ces derniers temps pour vérifier la plupart nouvelles qui attirent mon attention mais éveillent quelques soupçons. Je trouve qu'il s'agit là d'une procédure très utile. Il n'y a guère de jours qui passent sans que des rumeurs, des affirmations fantaisistes ou des mensonges nous parviennent et il faut bien filtrer tout ça !

Cela ne prends guère qu'un court pianotage sur clavier, un esprit à la fois vif et très critique ainsi qu'une technique de recherche bien rodée pour apporter un bon éclairage sur toutes ces affirmations et retirer ainsi mensonges et canulars qui foisonnent sur Internet.

Ça vaut toujours le coup de tout vérifier et on ne peut guère que remercier le gouvernement américain qui a développe ce merveilleux outil qu'est l'internet à la fin des années 60 et qui a si généreusement mit cette merveilleuse ressource à la disposition de l'humanité. Quelque chose oubliée ou ignorée par presque tous ses utilisateurs !

mardi, décembre 04, 2012

La troisième fois sera-t-elle la bonne ?

Pour la troisième fois cette saison, Park City a reçu un nouveau manteau de neige immaculé. Ça lui va très bien et la ville enfin trouvé sa tenue de saison. J'espère de tout cœur que Park City aimera sa parure et va la garder jusqu'au printemps prochain.
Les deux premières chutes de neige étaient en fait pour rien car tout est presque parti. Avec un peu plus de neige dans les prévisions cette semaine, je suis un peu plus optimiste. C'est peut-être un vœu pieux, car cette histoire de réchauffement de la planète me tracasse beaucoup et apparait beaucoup plus grave que ce que le monde des affaires américain semble croire.

 Avoir assez de neige chaque hiver commence vraiment à me procurer. Pour l'instant, j'adhère à la superstition populaire qui dit qu'après deux échecs, le troisième essai est plus susceptible de réussir. C'est vrai, un peu comme « jamais deux sans trois ! »

lundi, décembre 03, 2012

Marge de supériorité

En remportant le second géant de la saison, hier à Beaver Creek, Ted Ligety, l'enfant de Park City, a illustré l'importance de maintenir un énorme « réserve » d'énergie jusqu'à la ligne d'arrivée et, ce faisant, être capable de dominer une compétition pas simplement par une combinaison de chance et de circonstances favorables, mais en restant nettement au dessus du lot.

Pour ceux qui connaissent les lieux, la partie inférieure de la piste « Birds of Prey » est raide, exigeante et sans relâche. Elle semble avoir été placée là pour saper l'énergie des compétiteurs et si vous avez regardé la course, il était clair qu'en bout du parcours, la grande majorité des coureurs n'avaient plus de « jus », d'où l'augmentation spectaculaire dans la différence de leur timing avec celui de Ligety - la nette référence du jour.

Tout ceci illustre merveilleusement que pour gagner, que ce soit en sport, en affaires ou partout ailleurs, la capacité d'emmagasiner et de conserver un élément de supériorité demeure primordiale. Si vous n'avez pas assez de « réserve, » la victoire reste aléatoire, risquée et le plus souvent dans les seules mains de la chance. C'est bien ça, gagner se produit par le biais de cette marge de supériorité et reste donc la meilleure munition pour pouvoir gravir la plus haute marche du podium.

Être « presque là, » s'avère de toute évidence toujours trop juste pour ceux d'entre nous qui ont trop souvent essayé cette formule et se termine immanquablement par une leçon d'humilité. Peu importe ce que l'on fait et à quel point on soit dans sa vie, c'est toujours essentiel de d'abord penser à établir cette « marge supplémentaire … »

dimanche, décembre 02, 2012

La falaise fiscale de Grover Norquist

Le Parti républicain a fabriqué le concept de « Falaise Fiscale » car il se trouve dans impossibilité de réduire les taux d'imposition. Je peux comprendre leur dilemme ; 95 pour cent d'entre eux ont signé la promesse proposée par Grover Norquist.

Celle-ci s'oppose à l'augmentation des taux marginaux d'imposition sur revenu des particuliers et des entreprises, ainsi que des réductions nettes, ou des éliminations de déductions et de crédits sans trouver une économie correspondante dans les dépenses publiques.

Ils sont coincés par cette promesse. Obama le sait et il se peut que cette impasse ne puisse pas être résolue. Comme le propose le cinéaste-activiste Michael Moore, nous aurions peut-être intérêt à voir expirer les réductions d'impôts mises en place par Bush à leur échéance, le Décembre 31 prochain.

Le 1er Janvier, Obama pourrait alors proposer un projet de loi rétablissant ces réductions d'impôt pour 98 pour cent de la population. Il se pourrait qu'une telle approche permette aux républicains de sauver la face. Au moins, ils pourraient prétendre qu'ils n'ont pas violé leur engagement, mais qu'on leur a forcé la main. Encore un petit mois à patienter et nous verrons …

samedi, décembre 01, 2012

Raymond, le limonadier ...

C'est bien ça, un limonadier ! Raymond Marullaz et son frère fabriquaient de la limonade et vendaient des boissons gazeuses et de la bière dans ma vallée natale de Morzine, en Haute-Savoie. Raymond était d'abord le vendeur, le plus charismatique des deux frères, et en tant que tel, un personnage bougrement sympathique.

Ma famille tenait un petit restaurant de montagne aux Lindarets et, à l'exception des vins et des spiritueux, nous achetions la quasi-totalité de nos besoins auprès des frères Marullaz. De temps en temps, nous avions donc la visite de Raymond, muni de son petit carnet de commande, qui nous demandait combien il nous faudrait de bouteilles de bière, de Coca et d'Orangina pour la prochaine livraison.

Le seul objet de cette anecdote est tout simplement qu'au moment où mes souvenirs des Lindarets commencent à s'estomper, vers 1966 je crois, notre marchand de boissons s'était offert la voiture de sport de mes rêves pour venir prendre ses commandes. Non, il ne s'agissait pas d'une Triumph ou d'une Ferrari, mais d'un magnifique coupé sport, une belle Panhard 24CT. Même si son petit moteur de 848 cc et ses 50 cv était assez anémique, cette voiture avait le pouvoir illimité de me faire rêver ...