mardi, décembre 10, 2024

Un autre coup de maître de Macron

Le président français Emmanuel Macron a fait preuve d’autant de créativité que d’opportunisme en invitant Donald Trump, le futur président des États-Unis, à Paris samedi dernier. Les deux hommes ont alors tenu une réunion organisée à la hâte avec Volodymyr Zelenskyy avant de célébrer la grande réouverture de la cathédrale Notre-Dame. 

La journée a mêlé faste et attention aux problèmes internationaux afin de détourner l’attention des électeurs français du désordre politique total dans lequel il les a plongés, quand il a décidé de dissoudre l’Assemblée nationale début juin.

Je me demande aussi pourquoi Biden n’était-il pas assis à la place de Trump entre Macron et sa femme ? Cette scène surréaliste est une excellente illustration du cynisme de Macron et de la stupidité de notre département d’État. 

Il est également vrai que Macron a fait un bien meilleur travail en restaurant Notre-Dame qu’en démolissant le climat politique français. Comme le reste d’entre nous, je me demande encore ce que Zelenskyy a retiré de cette réunion impromptue …

lundi, décembre 09, 2024

Le laborieux retour d’Hirscher

Après une bonne prestation lors de l’ouverture de saison à Sölden en octobre dernier, Hirscher n’a pas pu reproduire sa performance en slalom géant lors des deux slaloms suivants et a donc décidé de s’entraîner beaucoup plus dur. Ce faisant, il s’est déchiré le ligament croisé antérieur du genou gauche. 

Le 3 décembre, l’octuple champion du monde s’est blessé alors qu’il s’entraînait à Reiteralm, en Autriche. La blessure, décrite comme une « glissade sans gravité » causée par une faute de ski intérieur, a également une lésion mineure à la capsule externe du genou, mais n’a pas entraîné la chute du champion.

La bonne nouvelle est que Marcel a été opéré avec succès dans une clinique privée de Graz. Son grand retour sous le drapeau néerlandais est probablement terminé. Retourner à un endroit et dans un environnement que l’on a déjà quitté n’est jamais facile. 

Je me souviens de l'avoir fait quand je suis retourné enseigner le ski à l’école de ski d’Avoriaz pour Noël 1976, deux ans après avoir quitté l’école, et ce ne fut pas une expérience agréable. J’ai immédiatement redécouvert toutes les bonnes raisons qui m’avaient poussé à partir en 1974. Même si ce n’était pas un sentiment agréable, cela m’a au moins conforté dans ma décision initiale. 

Je suis presque sûr que Marcel a dû ressentir ce genre de sentiment. Au moins, il a poussé son idée aussi loin qu’il le pouvait …

dimanche, décembre 08, 2024

Assez de poubelles ?

L’indice mondial des déchets 2022 a classé les plus grandes nations productrices de déchets au monde. La Corée du Sud, le Danemark et l’Allemagne étaient les 3 premières parmi les meilleures, c’est-à-dire les moins sales. La France est classée 14ème tandis que les États-Unis occupent la 25ème place sur 38 nations classées. Le Canada, 31ème, est même pire et la Turquie, bonne derniere.

L’image ci-dessus montre comment certains ménages de Park City contribuent à l’image de gaspilleurs qu’ont les États-Unis. Les cinq poubelles grises illustrées ici contiennent 60 litres chacune et les deux grandes poubelles marron sont utilisées pour le recyclage. 

Dans notre ménage (2 personnes), nous n’en utilisons qu’une de chaque et bien que nous la vidions chaque semaine, il nous faudrait 3 à 4 mois pour trouver 60 litres de déchets ménagers ! Huit mois par an, nous compostons également nos déchets végétaux. 

Inutile de dire que nous nous demandons comment une maison individuelle comme celle-là peut utiliser autant de poubelles… Notre décharge pour Park City et le comté de Summit est située à Three Mile Canyon, et au moment où j’écris ces lignes, elle est presque à capacité. 

Celle-ci traite environ 42 000 à 52 000 tonnes de déchets chaque année. La décharge a environ 80 000 tonnes de capacité restante. Où iront les déchets une fois remplis ?

samedi, décembre 07, 2024

L’éloge de la jugeote

Nous entendons beaucoup parler de bon jugement ces derniers temps, et la scène politique semble regorger de mauvais exemples dans cette catégorie. Il suffit de jeter un œil à certains des gens proposés par Trump pour son cabinet, à la grâce qu’a accordé Biden à son fils ou à la dissolution du l’Assemblée Nationale par Macron. 

Il me semble qu’un bon jugement fait référence à la capacité de de se forger une opinion valable avant prendre des décisions judicieuses. Cela nécessite bien sûr beaucoup de temps, d’expérience, de préparation, de recherche et de travail acharné. Tout d’abord, je crois fermement que c’est d’abord une question de bon sens. 

Sans cela, il ne peut y avoir de bonne décision. Mais avant de nous lancer un peu au hasard, nous devrions d’abord considérer divers facteurs et faire preuve d’esprit critique en analysant nos informations de manière objective et en identifiant les biais potentiels. Nous devons également faire confiance à notre propre instinct et à notre intuition, en particulier dans les situations complexes. 

J’ajouterais que nous devons faire des choix qui correspondent à nos valeurs personnelles, à nos objectifs, et à nos normes sociétales, sans jamais laisser notre jugement être de nature purement émotionnelle et en gardant toujours une vision à long terme en considérant les conséquences potentielles de nos décisions dans le temps.

Ensuite, nous devons nous assurer que nous avons assez temps et de ressources disponibles pour concrétiser notre jugement. Le grand élément que j’ai laissé pour la fin est l’expérience ou notre capacité à nous appuyer sur les expériences passées pour éclairer les décisions futures. On dit qu’un bon jugement vient de l’expérience, et qu’une grande partie de celle-ci vient de mauvais jugements, ce qui est probablement aussi vrai ! 

Faire un bon choix comporte des tas éléments en suspension donc, rappelons nous toujours qu’un bon jugement est notre capacité à faire des choix éclairés, rationnels et responsables qui convergent tous sur des résultats positifs.

vendredi, décembre 06, 2024

Journée de ski numéro deux

Mercredi dernier fut ma deuxième journée de ski cette saison et, contrairement à la première, cette sortie a été très bonne. Je dirais même plutôt agréable. 

Mon temps sur la neige a été court, mais toutes les descentes que j’ai faites m’ont procuré un grand plaisir et cette fois-ci, j’ai bien aimé la neige artificielle que le côté Canyons de la montagne offrait aux skieurs.

Le coût de ma sortie quotidienne est passé de 980 à 490 dollars, et pourrait descendre au-dessous de la barre des 10 dollars si je skie au moins 100 jours. Je me suis dit : « Si nous avons assez de neige, on aura peut-être une saison anthologique ! » 

D’accord, mon « Esperomètre » est réglé sur zéro, donc tout ela ne peut que s’améliorer !

jeudi, décembre 05, 2024

Thierry Convert, 1950-2024

Thierry est originaire d’Oyonnax, dans l’Ain, une région surnommée « Plastics Vallée ». Son entreprise familiale remonte à 1830, lorsqu’elle commença à développer des objets d’artisanat, d’abord des peignes, puis des tabatières, des pipes, etc. En 1951, l’entreprise devint « Établissements G. Convert » et produisit diverses matières plastiques et, jusqu’en 1983, des poupées et autres jouets.

Thierry Convert entra chez Look à Nevers en 1977 pour reprendre mon poste de chef de produit qui devint disponible quand j’ai intégré la filiale de l’entreprise à New York. Lorsque Look déménagea dans le Vermont en 1982, je décidai de rester à New York, changeais de travail et fus à nouveau remplacé par Thierry, venu en Amérique avec sa femme Audrey. 

Pour la deuxième fois, il me suivit dans mon ancien bureau et reprit le relais. En 1986, je quittait les chaussures de ski Lange (une entité appartenant au fondateur de Rossignol) pour créer ma propre entreprise de distribution. C'est là que Thierry Convert acceptait un poste similaire au sein de la nouvelle division chaussures de ski Rossignol-Lange, cette fois-ci au siège de l’entreprise, tout près de Grenoble. 

Une remarquable série de coïncidences qu’il faut souligner, même dans des circonstances bien tristes puisque mon ancien collègue est décédé vendredi dernier après une longue et dure bataille contre le cancer. Audrey et Thierry étaient venus nous rendre visite à Park City en 2012 et nous avions pu nous remémorer nos carrières qui se sont si curieusement suivies. 

Nos plus sincères condoléances à Audrey, ses quatre enfants et à sa famille toute entière.

mercredi, décembre 04, 2024

Régulateur de vitesse au banc d’essai …

Le « pont » des vacances de Thanksgiving m’a donné une autre chance de conduire ma Tesla sur de longues distances et d’être encore plus confiante avec son potentiel de conduite et le système de recharge de la marque. 

La recharge a été rapide et n’a jamais posé de problème et les bornes de recharge de plus en plus nombreuses sur notre itinéraire n’ont jamais été remplies à plus de 90 % ! Je suis maintenant confiante de pouvoir conduire ma Tesla n’importe où au Canada ou aux États-Unis et de profiter pleinement de l’expérience.

Cette année, ce traditionnel week-end de réunions familiales aura été une journée de voyage record dans les airs et, bien sûr, sur les routes. Nous n’avons pas fait exception, la circulation était intense et était ce qu’on appelle « en accordéon », avec des accélérations et des ralentissements en alternance, ce qui rendait extrêmement difficile pour les conducteurs de maintenir ses distances de sécurité dans un trafic aussi dense. 

Quand cet espace se réduit, il faut constamment freiner au lieu de rouler régulièrement. Même chose pour les voitures derrière soi, tout au long de la chaîne, sauf que l’effet est amplifié pour chaque véhicule. Ainsi, lorsqu’on freine un peu pour ralentir, la 200eme voitures derrière s'arrête net ! 

C'est là que l'Autopilot de Tesla, et plus précisément son régulateur de vitesse adaptatif, brille par ses fonctionnalités avancées et son fonctionnement fluide par rapport aux systèmes de régulateur de vitesse adaptatif concurrents. 

Voici les différences essentielles qui en font sa supériorité : Le système Tesla est le plus intégré de ceux qui existent sur le marché. Il utilise une combinaison de caméras, de radars et de capteurs à ultrasons pour fournir une image complète de l'environnement où se situe la voiture. Il en résulte une expérience de conduite plus fluide, avec une accélération et un freinage plus progressifs. 

Lorsque le conducteur choisit de rester et de conserver la même voie, l'Autopilot de Tesla va automatiquement maintenir la voiture centrée sur celle-ci, réduisant ainsi la fatigue du conducteur sur les longs trajets comme ce que nous avons vécu lors de ce voyage. Le résultat de cette expérience à l'aller et au retour a été une expérience de conduite relaxante, sans stress, sans aucune fatigue à l'arrivée à destination ! 

Certes, le système Autopilot de Tesla, bien que très avancé, n’est pas totalement autonome et nécessite une attention constante de la part du conducteur, mais c’est aussi la raison pour laquelle il est considéré comme l’un des systèmes les plus avancés du marché. Une autre bonne raison d’aimer cette voiture, et non pas Elon Musk, bien sûr !

mardi, décembre 03, 2024

Quelques jours dans le désert …

Pour Thanksgiving, notre petite famille, six d’entre nous, s’est réunie à St. George, une petite ville du sud de l’Utah, pour passer ce long week-end ensemble, ce qui est devenu une tradition annuelle. 

Notre fille est venue depuis Washington tandis que notre fils, sa famille, ma femme et moi avons conduit depuis le nord dans des voitures séparées et sur des routes extrêmement surchargées. 

Nous nous en sommes tous bien sortis et avons eu la chance de profiter d’un magnifique ciel bleu pendant tout notre séjour, seules les températures arctiques n’étaient pas de la partie pour cette région en bordure de l’Arizona, allant de -2 le matin à 13 degrés l’après-midi. 

Un peu moins froid que Park City, mais guère mieux ! 

Cela dit, cet endroit en plein désert est absolument unique, magnifique en fait, encadré de falaises rouges de tous les cotes, le tout souligné de neige fraîche sur les sommets avoisinants ! 

Nous avons séjourné à St. George a de nombreuses occasions, et cette fois ci, nous avons exploré certaines zones connues pour leurs pétroglyphes Anasazi, dont certains se trouvent dans un de ces “canyon étroits” typiques dans cette region et seulement accessibles au prix d’escalades et autres acrobaties un terrain tortueux et assez accidenté !

lundi, décembre 02, 2024

Michel Lascar, 1938-2024

La première fois que j’ai rencontré Michel, c'était en octobre 1969, quand je me suis présenté à l’école de ski d’Avoriaz dans l’espoir d’y décrocher un emploi.

Comme je n’étais pas diplômé pour enseigner le ski, il m’a fallu suivre un stage de formation d’une semaine en sa compagnie, à Chamrousse, avant la saison de ski. 

Au départ, Michel avait été engagé comme moniteur de vélo-ski et avait décidé de s’orienter sur l’enseignement du ski. Nous avons ensuite enseigné le ski ensemble à Avoriaz jusqu’en 1974, année de mon départ. 

En fait, Michel Lascar a tenu une place importante dans l'alpinisme français des années 1960. Il s'est illustré par ses ascensions audacieuses et techniques, contribuant à repousser les limites de la discipline. Il a ouvert de nombreuses voies dans les Alpes, notamment sur les faces nord. 

Il a également participé à plusieurs expéditions hors des Alpes. L'une de ses ascensions les plus célèbres fut la face nord de l'Eiger en 1966, avec Patrice Bodin. Cette voie, réalisée quelques années plus tôt, est restée un mythe en matière d’alpinisme et le duo a inscrit son nom à la liste des alpinistes ayant réussi cet exploit technique et physique. 

Michel Lascar était toujours calme, gentil et très accommodant. Amoureux de la montagne, son attitude tranquille incarnait les mots de Lao-Tseu : « Celui qui sait, ne parle pas. Celui qui parle, ne sait pas. » Sincères et profondes condoléances à toute sa famille.

dimanche, décembre 01, 2024

Biden est-il aussi un criminel de guerre ?

Le 21 novembre dernier, la Cour pénale internationale a rendu à l’unanimité deux décisions rejetant les contestations de l’État d’Israël. 

Dans le même temps, elle a également émis des mandats d’arrêt contre Messieurs Benjamin Netanyahu et Yoav Gallant, pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis entre le 8 octobre 2023 et au moins le 20 mai 2024, jour où les demandes de mandats d’arrêt ont été déposées. 

Après le carnage de Gaza et du Liban, il semble qu’il soit difficile de contester cette décision. C’est également horrible pour nous, Américains, de voir l’argent de nos impôts détourné pour servir à commettre ces crimes.

Maintenant, la question qui se pose est de savoir quel rôle Joe Biden a joué pour continuer à armer Israël afin que ce pays opère ces massacres ? La Maison Blanche n’était-elle pas la partenaires d’Israël dans ce génocide ? 

En compensant son soutien à Israël par des gestes humanitaires creux et de l’empathie pour les Palestiniens, Biden a dilué la pression pour mettre fin à la guerre et il me semble assez clair que son administration a soutenu et perpétué ce même génocide sous un vernis de légitimité, en diffusant la pression avec des platitudes sur la paix tout en renforçant la complicité de l’Amérique …

samedi, novembre 30, 2024

Mon bilan électoral

Alors que le mois touche à sa fin, j’ai vraiment le sentiment que ceux d’entre nous qui ont voté Démocrate ont été trompés par le Comité national Démocrate qui a « tout fait » pour que Trump ne puisse pas perdre l’élection. 

Choisir un vieux comme Biden pour qu’il se représente sans opposition sérieuse aura été le péché originel. C’est pourquoi les Clinton, Obama, Pelosi, Biden et Harris devraient maintenant disparaître sur fond de coucher du soleil pour des vacances à durée indéterminée ! 

Ce qu’il faut maintenant pour diriger le parti démocrate, c’est une forte personnalité de 45 à 50 ans qui soit à la fois intelligente, féroce et inspirante, qui ne laisse pas l’opposition définir ce qu’elle est et ne tende pas l’autre joue. Quelqu’un capable de combattre le feu par un feu double ! 

C’est la seule façon de communiquer avec une opposition du style Trump, pas un individu avec une attitude non-violente à laquelle s’attendent les tyrans et autres intimidateurs. Ce profil devrait être répété pour tous les sièges Démocrates en lice pour les prochaines élections. 

Je suppose que c’est ce qu’on appelle du courage à l'état brut, et si les démocrates ne parviennent pas à présenter de tels candidats, leur parti est condamné !

vendredi, novembre 29, 2024

Espérance de vie à la carte

Au fil des ans, l’espérance de vie a augmenté un peu partout. Le Japon arrive en tête avec 85 ans, suivi de l’Italie et de l’Espagne avec 84 ans chacun. Au bas de la liste se trouvent des pays africains comme la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali et le Burkina Faso avec environ 61 ans. La France est à 83 ans, mais les États-Unis, « le pays le plus prospère du monde », se situent juste en dessous de 80 ans ! 

Bien sûr, dans chaque nation, l’espérance de vie peut varier considérablement selon les lieux et les populations, et les États-Unis ne font pas exception à cette règle selon la récente étude du Lancet « Ten Americas : a systematic analysis of life expectancy disparities in the USA ». 

Celle-ci montre que, comme dans la plupart des pays, les individus de sexe masculin ont généralement une espérance de vie plus courte que les femmes. Si l’on est riche, on vivra plus longtemps que si l’on est pauvre. Même chose pour la situation géographique. 

En 2019, l’espérance de vie variait de 7,1 ans dans les 50 États, de 74,7 ans au Mississippi à 81,8 ans à Hawaï. Dans les comtés américains, à une échelle géographique plus petite, l'espérance de vie en 2014 différait jusqu'à 20 ans ! 

L'étude a défini les 10 régions du pays comme suit : 

  • Amérique 1 : Gens d’origine asiatique 
  • Amérique 2 : Latinos dans les comtés autres que le Sud-Ouest 
  • Amerique 3 : Blancs (majorité) et amérindiens ou autochtones d'Alaska (AIAN) dans d'autres comtés Amérique 4 : Blancs dans les régions rurales et à faible revenu du Nord 
  • Amérique 5 : Latinos du Sud-Ouest 
  • Amérique 6 : Noirs dans d'autres comtés 
  • Amérique 7 : Noires en zones urbaines fortement ségréguées 
  • Amérique 8 : Blancs dans les régions à faible revenu des Appalaches et du bas Mississippi 
  • Amérique 9 : Noirs en zones rurales et à faible revenu du Sud 
  • Amérique 10 : Amérindiens ou autochtones d'Alaska (AIAN) dans l'Ouest. 

De grandes disparités en termes d’espérance de vie entre les groupes ethniques américains sont apparues tout au long de la durée de l’étude, mais elles se sont encore accentuées au fil du temps, en particulier au cours des deux premières années de la pandémie de COVID-19. 

Ainsi, une fois de plus, l’Amérique a encore du chemin à parcourir avant de devenir un pays égalitaire !

jeudi, novembre 28, 2024

Quand des tyrans définissent qui nous sommes

En terminant la discussion précédente, j’avais suggéré que les tyrans qui nous harcèlent essaient aussi de définir qui nous sommes et de nous traiter en conséquence. C’est du moins la conclusion que j’ai tiré après avoir observé le comportement de Trump pendant près de vingt ans. 

Il est vrai que Trump est un tyran né qui comprend ce genre de mode opératoire mieux que quiconque. Il est difficile de nier que les tyrans essaient souvent de définir leurs victimes. En ciblant des vulnérabilités spécifiques, ceux-ci tentent de trouver un élément de faiblesse perçu ou réel, de s’en emparer et de contrôler tout en manipulant la perception de soi de leurs victimes. 

Cela peut entraîner des dommages émotionnels et psychologiques importants, car les victimes peuvent intérioriser les étiquettes et les stéréotypes négatifs qui leur sont imposés. Comme Donald Trump nous l’a montré, les tyrans utilisent souvent une variété de tactiques pour définir leurs victimes, y compris les insultes en appliquant des étiquettes blessantes ou désobligeantes.

Il existe également une forme d’exclusion, dans laquelle la victime est écartée des groupes sociaux ou des activités. Lorsque les circonstances le permettent, l’agression physique peut parfois être utilisée afin d’intimider ou de blesser la victime. De nos jours, bien sûr, il existe également le pouvoir de la cyber-intimidation en utilisant la technologie pour harceler ou humilier la victime à travers diverses plateformes de médias sociaux. 

Lors des dernières élections, Trump a utilisé la plupart de ces techniques pour définir ses adversaires et à chaque fois, tous ont docilement accepté les définitions qu’ils faisaient d’eux-mêmes, souvent en « tendant l’autre joue » ou en ignorant leur humiliation. Ils n’auraient jamais dû permettre cela. Contrairement à ce que professent les gens « bien éduqués », il faut toujours combattre le feu par deux fois plus de feu et appeler les tyrans pour ce qu’ils sont. 

Si Jeb Bush, lorsque Trump l’avait traité de « Jeb sans énergie », l’avait attrapé par les revers de sa veste et lui avait flanqué un bon coup de poing en plein visage, il se serait probablement retrouvé relaxé par le tribunal du coin, mais notre ami Donald Trump serait retourné séance tenante à l’« Apprentice Show », la queue entre les jambes…

mercredi, novembre 27, 2024

Devrions-nous laisser les autres nous définir ?

Cette question devrait évidemment appeler une réponse négative. Pourtant, il y a toujours quelqu’un, caché dans un coin, prêt à nous dire et à dire au reste du monde qui nous sommes. Ce que nous avons fait et qui nous sommes, peu importe ce que les tiers pensent de vous ou de moi, devrait certainement nous définir ! 

S’il y a quelqu’un qui devrait nous connaître mieux que nos patrons, nos voisins ou même les membres de notre famille, c’est nous, à moins que nous n’ayons jamais été en contact avec nous-mêmes ou que nous cherchions encore à savoir qui nous sommes. Notre perception de nous-mêmes et notre estime de soi doivent provenir de nous-mêmes. 

Si les opinions d'autrui nous influencent, c’est nous et nous seuls qui avons en fin de compte le pouvoir de déterminer notre propre identité et notre valeur. Comme chaque 8 milliards de personnes vivant sur cette planète, chacun d’entre nous est unique, avec ses forces, faiblesses et expériences. 

Laisser les autres définir qui nous sommes ne peut que nous conduire à une perte d’individualité. De même, nous devons éviter les comparaisons malsaines avec les autres. Cela ne fait qu’amener un sentiment d’inadéquation et un doute de soi. Si au contraire nous sommes ceux qui nous définissent, nous développerons confiance en nous et résilience. 

Enfin, si nous sommes fidèles à nous-mêmes, si nous sommes notre propre personne, la qualité de nos relations sera authentique et significative. S’il est toujours bon et important d’écouter les commentaires et d’apprendre des autres, en fin de compte, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour être les auteurs de notre propre histoire ! 

La prochaine fois, nous verrons comment les harceleurs essaient toujours d’être ceux qui nous définissent …

mardi, novembre 26, 2024

Temps de me rafraîchir les pieds!


Vendredi dernier, Park City Mountain avait ouvert quelques pistes et je me suis senti obligé d’y aller pour garder mon Mojo* de ski en retrouvant l’ambiance hivernale et toutes les sensations saisonnières sous mes pieds. 

C’était en milieu d’après-midi lorsque je me suis garé sur l’aire de stationnement pour commencer ma 72e saison de ski. La température était douce, la foule clairsemée et ma plus grande difficulté a été d’introduire mes vieux pieds dans des chaussures de ski bien trop raides. 

Ce fut très, très dur au début. Finalement, mes pieds ont réussi à trouver leur emplacement, mais je me suis demandé « Combien de temps pourrai-je encore supporter ça ? » J’ai choisi de ne pas répondre à cette question et je me suis lentement dirigé vers le télésiège en portant des skis sur mes épaules qui m’ont d’abord semblé très lourds.


Puis, miraculeusement, tout est revenu comme je l’espérais, y compris le fait que la neige artificielle n’est pas du tout mon « truc » et ne l’a probablement jamais été. Le ski n’était pas bon, mais mon dernier jour de ski remontait à un peu moins de 6 mois à Snowbird et il fallait absolument que je rechausse. 

Contre toute attente, je me suis tenu sur mes skis comme un grand garçon et à aucun moment n'ai ressentis le moindre équilibre précaire (je mets ça sur le compte du brossage de dents sur une jambe). 

Après quatre descentes, j'en ai eu assez, j'avais terminé et me suis rendu vers ma voiture où j'ai eu l'impression qu'un poids pesant venait d’être ôté de mes épaules ! 

 * Qualités charismatiques d'un individu ayant un pouvoir d'attraction magique.

lundi, novembre 25, 2024

Ma « pente » fondatrice

Cette photo montre le hameau et la maison où j’ai grandi. La maison de mes parents, construite en 1938, était située au bord d’une première pente (un « mollard » comme on appelait cela en Haute-Savoie) qui était suivie d’un faux-plat avant de plonger à nouveau dans une pente encore plus raide qui se terminait près d’un dernier replat où coulait le torrent de la Dranse. 

Comme vous pouvez le voir sur cette photo du milieu des années 1950, cette pente en deux étapes allait avoir un impact significatif sur mon existence. D’abord, à l’âge de cinq ans, je parcourais les 200 pieds de dénivelé de cette pente raide en tant que passager involontaire d’une brouette à trois roues qui allait m’éjecter à la dernière transition de la pente avant de s’arrêter au bord du ruisseau. J’ai eu de la chance de m’en tirer vivant ! 

Ensuite, au fur et à mesure que mes niveau à ski se développait, j’utilisais les deux sections de la pente (mais je me cantonnais le plus souvent à la partie supérieure) pour m’entraîner au slalom, avec des piquets en noisetier que j’avais transformés en piquets de slalom (le bois était le matériau de l’époque). 

Le tracé était beaucoup plus serré que celui d’un slalom moderne, car je devais faire quatre virages dans l’espace d’un seul. Mais rappelez-vous, j’étais encore petit, cela me faisait tourner un maximum et c’était un excellent entraînement. 

Je remontais la pente en « escaliers », ce qui me réchauffait et du même coup tassait davantage la piste à chaque passage, une situation gagnant-gagnant ! J’étais obligé de m’y résoudre car prendre les remontées mécaniques relevait de l’exceptionnel et j’ai continué ce manège pendant mon adolescence. 

Je pensais que c’était un bon substitut et cela allait s’avérer vrai car cela m’a aidé à devenir le skieur résilient et débrouillard que je suis resté aujourd’hui. Comme vous pouvez le voir, cette pente avait été placée par le Créateur au bon endroit au bon moment. Quelle chance !

dimanche, novembre 24, 2024

Nouveaux balais d’essuie-glace !

Avant l’hiver, quand je m’en souviens, je m’assure de vérifier et, si nécessaire, changer les balais d’essuie-glace de ma voiture. 

Autrefois, je demandais au garagiste de le faire lors de la vidange d’huile, mais comme de nombreux magasins ont un présentoir de balais d’essuie-glace de rechange bien en vue, j’ai pris l’habitude de les acheter sur place et d’économiser pas mal d’argent. Le problème avec cette pratique – oui, il y a un problème – est de savoir installer les lames en caoutchouc sur leurs bras respectifs. 

D’abord, n’essayez même pas de chercher à comprendre la brochure qui accompagne ces pièces de rechange, elle est horrible ! Les instructions sont totalement insensées et impossibles à comprendre ! 

Comme il existe pléthore de types d’essuies-glaces sur le marché, il y une multitude d’options qui nécessitent de retirer et d’ajouter de petites pièces qui se trouvent à l’intérieur de l’emballage, si celles-ci ne se sont pas perdues en l’ouvrant. 

 J’ai essayé et échoué à chaque fois que j’ai tenté de le faire et il m’est même arrivé de ramener l’ensemble de l’emballage au magasin pour récupérer mes sous. En conclusion, le mieux est d’aller sur YouTube et de regarder les vidéos publiées sur le sujet afin d’essayer de comprendre la meilleure façon d’installer ces lames pourtant toutes simples sur votre modèle de voiture . 

J’ai eu tellement de difficultés avec ma dernière auto que j’avais peur pour ma santé mentale avant de remplacer les lames d’essuie-glaces de sa remplaçante, après avoir enduré les caoutchoucs originaux pendant deux ans et demi. 

Pourtant, après avoir regardé 2 ou 3 vidéos plutôt incomplètes, je les ai rapiécées pour créer un scénario beaucoup plus pratique ... Cela a marché, et après 30 minutes, tout fonctionnait à merveille et j’étais tellement fier de moi !

samedi, novembre 23, 2024

Le rêve américain, italien, brésilien, etc. ?

Alors que les conditions économiques dans le monde entier se rapprochent et se ressemblent de plus en plus, du moins dans les pays développés et émergents, le terme « rêve américain » semble perdre une partie de son coté caractéristique, de sa puissance et de son attrait. Il n’est plus ce qu’il était. 

Initialement et historiquement, le rêve américain était associé à l’idée que n’importe qui, quelle que soit son origine, pouvait réussir grâce à son travail acharné et à sa détermination. Cette notion a souvent été liée à la promesse d’une mobilité sociale ascendante, d’une richesse matérielle potentielle comme l’accession à la propriété et à la sécurité financière. 

Entre-temps, de nombreux d’éléments ont changés, tandis que les disparités économiques se sont creusées aux États-Unis, et que d’autres pays ont eux aussi connu une forte croissance économique, la perception du rêve américain comme idéal sans comparaison a fortement diminué. 

Des facteurs tels que la réduction de l’espérance de vie, les inégalités sociales, le racisme persistant, la religiosité, les coûts de santé énormes, la prolifération des armes à feu et les massacres, la stagnation des salaires pour beaucoup, la hausse de l’indice de Gini et l’augmentation du coût de la vie, ont commencé à sérieusement éroder ce qu’était autrefois la notion sacro-sainte du rêve américain.

Maintenant que Trump prépare son retour redouté pour nous offrir ce qui pourrait etre un cauchemar américain, il va continuer détruire ce qui était déjà devenu un mythe. 

En conclusion, cela signifie que le rêve ___________ (insérez votre pays préféré) pourrait bien être tout aussi bon que sa version américaine tant vantée. Il suffit de travailler plus dur que ses pairs, de prendre plus de risques, d’être plus visionnaire et bien sûr, d’avoir un peu de chance !

vendredi, novembre 22, 2024

Drones snipers israéliens

Cette semaine, NPR (notre radio publique nationale) rapportait que des témoins oculaires à Gaza ont observé que l'armée israélienne utilise des armes attachées à des drones pour mener des attaques contre des civils. Les quadricoptères sont équipés d'une caméra vidéo, d'un canon assez long et leurs hélices sont programmées pour compenser le recul lorsque l’arme tire à distance. 

Un peu plus tôt, en avril 2024, des allégations avaient émergé selon lesquelles les forces de défense israéliennes auraient utilisé des drones quadricoptères armés contre les résidents du camp de réfugiés d'Al Nuseirat à Gaza pour tirer et tuer de prétendus bons samaritains palestiniens. 

Ces drones utilisaient des enregistrements de pleurs de bébés comme appât. Un article du journaliste Spencer Ackerman a soutenu que cette horrible pratique transformait Gaza en « un laboratoire de guerres futures ». 

Si l’utilisation de drones armés par l’armée israélienne à Gaza est bien documentée, l’affirmation spécifique selon laquelle des bruits enregistrés de bambins ou d’autres personnes en détresse sont utilisés provient d’un rapport du 16 avril 2024 de Maha Hussaini paru dans le Middle East Eye. 

Au-delà de la violation évidente des droits de l’homme qu’elle représente, cette nouvelle escalade suggère que ce type de développement est très préoccupant pour notre propre sécurité en général. 

Pensez aux criminels et au terroristes. Et si un de vos ennemis (un voisin, votre gouvernement) avait l’intention de vous tuer ? N’est-ce pas là l’action la plus proche d’un crime parfait qui puisse exister ? 

Les États envisagent-ils même de réglementer la diffusion de ce type d’appareils lorsqu’ils vont arriver sur le marché ? Un autre nouveau danger dont ceux qui adorent se faire du souci ne manqueront pas d’ajouter à leur longue liste ...

jeudi, novembre 21, 2024

Illuminations à haut risques !

Alors que les fêtes de fin d’année approchent, la mode actuelle est de transformer les arbres en objets illuminés géants. 

Alors que nous pensions pendant un certain temps que trop de lumières enroulées autour des arbres pourraient les endommager, l’avènement des ampoules LED a considérablement réduit ce risque. 

Si l’on tient compte de la faible consommation de ces nouvelles lumières ainsi que de l’utilisation d’une minuterie, l’illumination des arbres ne devrait pas non plus coûter une fortune. Il y a bien sûr des questions de sécurité à prendre en compte. 

Comme le type de câblage utilisé, le caisson lumineux résistant aux intempéries et, bien sûr, la façon dont les lumières sont fixées à l’arbre, ce qui m’amène à une observation saisonnière de travailleurs latinos qui mettent littéralement leur vie en danger sur leurs échelles longues de 12 mètres, fragiles et posées à la va-vite, d’une manière qui ferait hurler les organismes de sécurité du travail. 

C’est la scène dont nous avons été témoins l’autre soir, dix travailleurs non sécurisés se bousculant pour attacher des guirlandes lumineuses sur un tremble de 15 mètres de haut !