dimanche, août 31, 2025

Quelle couleur est votre voiture ? (deuxième partie)

À l'échelle mondiale, hormis en Amérique, en Europe et en Asie, la tendance reste la même : le blanc, le noir, le gris et le métallisé représentent environ 80 % de toutes les voitures neuves produites. Le métallisé (ma couleur préférée) a connu un déclin constant de popularité au cours de la dernière décennie, le gris rognant sa part de marché. 

Bien qu'elles ne représentent encore qu'une infime partie du marché, des couleurs comme le vert, le marron et l'orange connaissent une légère augmentation de popularité dans diverses régions, souvent liée à de nouveaux types de véhicules comme les SUV et les véhicules électriques. Mais ce n'est pas seulement la part de marché que je vous ai donnée, il y a d'autres raisons à la prédominance du blanc comme couleur automobile. 

Outre sa grande variété et sa popularité, le blanc présente des avantages pratiques importants qui contribuent à son utilisation généralisée, tant pour les constructeurs automobiles que pour les consommateurs. En tant que couleur unie et non métallique, le blanc est moins coûteux à produire que des formulations plus complexes.

En revanche, les peintures métallisées, nacrées et autres peintures multi-couches nécessitent des pigments supplémentaires, des additifs spécifiques comme des paillettes d'aluminium ou du mica, et un processus d'application plus complexe avec plusieurs couches (par exemple, une couche de base, une couche intermédiaire pour l'effet nacré et une couche transparente). Ces facteurs augmentent les coûts de production. 

C'est l'une des principales raisons pour lesquelles de nombreux fabricants proposent le blanc « standard » gratuitement ou à bas prix, tandis que d'autres couleurs, notamment les teintes métallisées ou uniques, sont vendues plus chères. Le blanc basique est également facile à appliquer et à réparer. C’est aussi considéré comme l'une des couleurs les plus faciles à appliquer uniformément et avec des résultats constants. 

Le blanc masque également les imperfections, est très tolérant et réfléchit beaucoup la lumière, ce qui permet de cacher les petits défauts de surface, tels que la poussière, les traces de doigts, les rayures et les bosses mineures. Cela rend le processus de finition moins exigeant (j'ajouterais qu’une auto blanche reste beaucoup plus fraîche au soleil car elle réfléchit ses rayons). 

Les couleurs plus foncées, notamment le noir qui agissent comme un miroir accentuent chaque imperfection et exigent une application impeccable, tout en retenant la chaleur en plein soleil. En résumé, le nombre élevé de véhicules blancs sur les routes n'est pas une simple coïncidence. C'est une combinaison de préférences des consommateurs et du fait qu'il s'agit d'un choix pratique et économique, tant pour les constructeurs que pour les consommateurs. 

Vous comprenez maintenant pourquoi un mec économe comme moi conduit une voiture blanche !

samedi, août 30, 2025

Quelle couleur est votre voiture ? (première partie)

Ma femme dit souvent : « On dirait qu’on voit beaucoup de voitures blanches cette année !» Ce à quoi je réponds : « Les constructeurs automobiles commencent à constituer leur stock avec des voitures blanches, généralement plus populaires, et ensuite, ils produisent des couleurs supplémentaires… » Je trouve cette réponse me semble un peu trop facile, et c’est pourquoi j’ai voulu en savoir plus sur la façon dont les couleurs s’établissent dans l’automobile. 

J’ai fait beaucoup plus de recherche que je ne voulais initialement et voici ce que j’ai trouvé. D’après de récents rapports industriels, le blanc est la couleur la plus populaire pour les voitures et les camionnettes produites aux États-Unis, et en Amérique du Nord en général. Selon un rapport de BASF de 2023, 34 % des voitures neuves produites ici sont blanches.

Les couleurs dans les gamme de gris (blanc, noir, gris et gris métallisé) représentaient 80 % des ventes de véhicules d’occasion pour les modèles 2023. Il reste environ 20 % de la production dans toutes les autres couleurs « chromatiques » (c.-à-d. bleu, rouge, vert, etc.). En Europe, le gris est numéro un, surpassant le blanc. Cette tendance est particulièrement marquée en Allemagne. 

On observe également une forte préférence pour les couleurs achromatiques : la préférence générale pour les couleurs neutres est encore plus prononcée en Europe, avec plus de 80 % des voitures neuves blanches, noires, grises ou gris métallisés. Le bleu est populaire parmi les couleurs chromatiques, avec plus de voitures bleues en Europe qu'en Amérique du Nord. 

Dans la région Asie-Pacifique, le blanc est roi, encore plus qu'en Amérique, certains pays comme le Japon et la Chine affichant une préférence encore plus forte pour le blanc (plus de 40 à 50 % selon les rapports). On observe également une augmentation du blanc nacré dans cette région. Cela dit, le gris gagne en popularité et devient de plus en plus tendance. 

Selon certains rapports, on trouve des pays asiatiques, notamment la Chine, qui commencent à afficher une préférence légèrement plus marquée pour une plus grande variété de couleurs chromatiques, notamment les bruns, les beiges et les verts, surtout pour les petits véhicules et les voitures électriques. 

En Amérique du Sud, le blanc est également la couleur la plus populaire, mais la région apprécie également le métallisé et le gris. Le rouge est une couleur forte, avec un pourcentage plus élevé que dans d'autres régions, juste derrière l'Amérique du Nord. 

Demain, nous découvrirons que le blanc est bien plus qu'une simple question de goût, alors ne manquez pas la suite !

vendredi, août 29, 2025

Finish ou Arrivée ?

En général, la culture anglo-saxonne est plus positive que sa version française, du moins c'est ce que je pense après un demi-siècle d'observation. Par exemple, lors d'événements sportifs, l'objectif est d'atteindre la ligne d'arrivée (« Finish line » en anglais), ce qui signifie la fin, avec tout le double sens que cela peut impliquer. En revanche, la bannière française sous laquelle les athlètes atteignent leur objectif de course s'appelle « Arrivée », ce qui signifie simplement arriver. 

En examinant ces deux expressions qui expriment le franchissement d'un but préalablement défini, mais qui pourraient être interprétées comme opposées, je ne me contente pas de comparer des mots ; je montre comment le langage reflète parfois des attitudes plus profondes envers l'effort, la réussite et la conclusion d’un événement. En anglais, le mot « Finish » évoque l'achèvement, mais aussi la finalité, voire l'épuisement. C'est la fin du chemin, le dernier souffle, le rappel.

Dans les cultures anglophones, notamment américaines, l'accent est souvent mis sur les résultats, les délais et la victoire. « Finir fort » est un mantra courant. Le double sens évoqué précédemment, « finir » comme « être fini », peut évoquer une sortie existentielle. Il ne s'agit pas simplement de franchir une ligne, mais de clore un chapitre. En revanche, « Arrivée » pourrait être perçu comme plus doux, plus neutre, voire accueillant. Il suggère l'arrivée, la présence, la bienvenue – pas nécessairement une fin, mais un point de passage. 

Il se pourrait que la culture française accorde plus d'importance au processus, à l'expérience et à la nuance. Le cheminement compte autant que la destination. Certes, il existe une connotation inquiétante du mot « arriver » dans « arriviste », qui désigne une personne ambitieuse qui met n'importe quoi en œuvre pour réussir ou obtenir un statut social. L'utilisation de ce mot a peu de poids comparée à « arriver », qui signifie atteindre un lieu. 

Cela n'implique pas que quelque chose doive s'arrêter. Je conclurais mon observation en disant que les cultures anglo-saxonnes privilégient souvent la performance, la conclusion et l'efficacité, tandis que la tradition française penche plutôt vers la réflexion, la continuité et la présence. Même dans la façon dont nous parlons des étapes de la vie, du travail ou des voyages, la linguistique façonne nos attentes. « Mettre Fin » à une carrière ou « Arriver » à la retraite ? Voyez comme c'est différent ! Peut-être devrions-nous tous dire : « Terminer, c'est s'arrêter. Arriver, c'est recommencer !» 

Cette phrase pourrait être une excellente liaison vers quelque chose de plus philosophique, peut-être même se trouver en parfaite continuité avec mon article d’hier sur la mort heureuse. Et si arriver en fin de vie ressemblait davantage à atteindre une destination qu'à s'éteindre ?

jeudi, août 28, 2025

… Et si on pouvait mourir heureux ?

Dans « Father and son » une des chansons de Cat Stevens qui comptent parmi mes préférées, on entends « Look at me, I am old but I’m happy » (Regarde-moi, je suis vieux mais je suis heureux), ceci remet en question l’idée que vieillir est synonyme de déclin et m’amène à dire : « Ça me plait bien, donc pourquoi ne pas mourir heureux ?» 

Cela confirme mon récent blog sur un sujet similaire, et c'est là une idée maîtresse ! Bien préférable en fait à la plupart des conceptions religieuses que j’ai entendues sur la mort, trop souvent représentée en une étape à craindre en raison de ses incertitudes et de la perspective omniprésente de se retrouver en enfer, ou de l’autre issue marginalement bénéfique pour ceux qui sont parfaits, ou presque, à qui l’on promet une vie éternelle d’ennui paisible et isolé. 

Alors, dans cette optique, que faut-il pour mourir heureux ? Bien que cette question provoque, elle mérite mieux que des platitudes ou des réponses toutes faites. « Mourir heureux » n’est pas seulement une notion poétique, c'est un défi philosophique, une prise de conscience personnelle, et peut-être même une rébellion silencieuse contre ces récits morbides fondés sur la peur. 

La chanson de Cat Stevens suggère que la joie peut s'intensifier, même lorsque le corps ralentit. C'est une perspective forte pour envisager la mort : non pas comme une fin tragique, mais plutôt le dernier chapitre d'une histoire bien vécue, ce qui en fait rejoint mon blog précédent. Mourir heureux peut signifier se sentir complet, peut-être pas nécessairement avoir tout fait, mais avoir fait suffisamment de ce qui comptait. C'est aussi être en paix avec nos choix, nos relations, nos regrets. 

Et puis il y a ce que nous laissons derrière nous, notre héritage, nos souvenirs et suffisamment de gentillesse pour qu’elle puisse se propager. Il y a aussi le fait d'avoir aimé et d'avoir été aimé, peut-être profondément, imparfaitement, mais intentionnellement. À ce moment-là, nous sommes bien mieux armés pour affronter la mort sans appréhension, non pas parce que nous sommes sans peur, mais parce que nous avons donné un sens à notre vie. Il ne s'agit pas de perfection ou de sainteté, mais d'intégration ou du sentiment que notre vie, avec tout son désordre et sa beauté, a donné naissance à quelque chose de réel et de valable. 

La question suivante, évidente, est que devons-nous faire pour y arriver ? C'est là que notre curiosité et notre nature réfléchie auront l'occasion de s'exprimer. Considérons ces actions, comme choisir ce qui compte, même dans les plus petites choses, dans nos paroles, dans ce que nous pardonnons, dans ce que nous poursuivons. Il s'agit aussi de savoir être présent dans le moment, maintenant, et sans toujours courir après ou regretter quelque chose. 

J'ajouterais que nous devons faire la paix avec l'imperfection en acceptant que certaines choses restent irrésolues, et que tout ira bien. Nous pourrons également gagner en bonheur en nous connectant de manière authentique, avec les gens, avec les idées, avec le monde. Même les plus courts moments de connexion peuvent avoir un impact considérable. Enfin, il s'agira de nous libérer des peurs héritées et en particulier de celles qui nous ont été transmises par le dogme ou la culture. Notre propre vérité vaut mieux que ça ! 

 

mercredi, août 27, 2025

Cuisine et production vidéo

Après avoir visionné une vidéo de mes vacances, une copine m'a dit : « Bravo!!!! C'est sympathique de partir en voyage avec son caméraman ... » J’ai trouvé ce commentaire révélateur du fait que produire une vidéo se résume à la filmer, alors que le montage final est bien d’avantage que de filmer avec un smartphone !

J'ai alors réalisé que filmer et monter une vidéo, c'est comme faire les courses et préparer un repas. La plupart des gens savent plus ou moins comment trouver les ingrédients au magasin ou au potager, mais seuls quelques privilégiés possèdent l'expertise et le talent nécessaires pour cuisiner à la perfection. Si des ingrédients ont été oubliés au moment des courses, ou sont de mauvaise qualité, ou en cas d’autre problème, le cuisinier doit improviser avec créativité et livrer un repas délicieux malgré ce qui peut manquer. 

Seul un vrai chef saura mettre à profit son expérience, ses connaissances et sa créativité pour réaliser un miracle. C'est exactement la même situation pour le monteur vidéo qui doit se contenter d'images médiocres. Au fil des ans, j'ai produit plus de 500 petites vidéos et j'ai appris en essayant et en me trompant, en persévérant, en imitant et même en m’éduquant. 

À l'instar des excellents livres de cuisine, « How to shoot video that doesn’t suck! »  (Comment produire une vidéo réussie !) a été un livre qui a tout changé : il m'a appris l'essentiel du montage et m'a également influencé dans le choix de la matière première nécessaire pour raconter l'histoire que je souhaitais. 

De même que peu de convives comprennent les heures de préparation, d'assaisonnement et de présentation d'un plat gastronomique, la plupart des spectateurs d'une vidéo ignorent le temps et la réflexion consacrés à la création du montage final. 

Le travail du monteur est invisible, mais c'est lui qui rend l'expérience fluide, captivante et riche en émotions. Parfois, les images que je pensais être le plat principal se révèlent fades, tandis qu'un extrait jetable devient la sauce secrète. 

Le montage est l'endroit où je goûte, ajuste et réinvente la recette. Il ne s'agit pas seulement d'assembler, mais de transformer. J'ajouterais que le montage est aussi le lieu où l'émotion prend vie. Un montage bien rythmé, une pause avant une phrase, une bonne musique : voilà les ingrédients qui transforment une séquence brute en une histoire qui dure. Tout comme un plat mémorable, une bonne vidéo laisse une émotion. 

L'objectif est de raconter une belle histoire avec des visuels simples et bien choisis, une narration de qualité et une musique bien adaptée. Alors, si vous voulez déployer vos ailes de réalisateur pour tourner une scène, préparez-vous à passer 10 à 30 fois plus de temps à monter et produire votre travail final qu'il ne vous en a fallu pour récupérer vos images initiales !

mardi, août 26, 2025

Quarante ans à Park City !

Il y a quatre décennies, nous nous installions à Park City en famille, sans savoir comment cette aventure vers l'inconnu allait se dérouler pour nous tous. Quarante ans aujourd'hui, le temps a filé à une vitesse fulgurante et nous sommes toujours profondément ancrés en ce lieu. Ma femme et moi avons passé plus de la moitié de notre vie dans cette petite ville magique !

Cette destination que nous considérons aujourd'hui comme « définitive » a fait partie de notre propre version du rêve américain, avec son lot de hauts et de bas, où les « hauts » ont largement dépassé les « bas », avec seulement une pointe de nostalgie pour des choses très « françaises » (la famille, les amis, les champignons, et c'est à peu près tout). 

Il est vrai que 250 jours de soleil par an ont contribué à cette équation et qu’en rétrospective, ce déménagement nous a été extrêmement bénéfique. Même sous le régime Trump, nous demeurons convaincus que si rester ne nous tue pas, cela nous rendra d'autant plus forts !

lundi, août 25, 2025

Une pierre tombale assez remarquable

Après des années passées à traverser quotidiennement le cimetière de Park City, nous pouvons non seulement affirmer n'avoir jamais vu aucun signe de vie après la mort, mais aussi avoir vu une si grande diversité de pierres tombales et autres monuments funéraires. 

À ce propos, nous y trouvons de nombreux bancs posés là en guise de pierre tombale où les visiteurs peuvent s'asseoir pour se reposer, prier ou méditer. Les pies, légion dans cet espace paisible, les utilisent comme perchoirs, mais préfèrent se tenir sur des monuments suffisamment hauts pour avoir une vue imprenable sur les environs et ces pierres sont aussi fréquemment marquées de leurs déjections. 

Les humains peuvent aussi les utiliser comme lieu de repos, mais je ne les ai jamais vus le faire. Et puis, il y a cette « pierre tombale cubique » que je trouve esthétiquement agréable, différente et unique.

L'autre particularité de sa forme est qu'aucun oiseau ne peut confortablement s'y tenir debout pour faire ses besoins, et la grande et meilleure nouvelle est qu'aucun être humain, sain d'esprit, ne songerait jamais à s'asseoir sur ce cube pointu !

dimanche, août 24, 2025

Je suis Max ...

Tout comme Evelyne et moi, notre fils et sa femme aiment les chats. Il en ont eu trois au fil des ans, mais quand Uli, leur dernier chat est mort, ils n’ont pas eu besoin d’en trouver un autre pour le remplacer.  Max est arrivé, « sans attaches », allant et repartant à son propre gré et fréquentant un groupe de maisons bien définies dans leur petite ville de la banlieue de Salt Lake City.  

Max était un gros chat super sympathique et charismatique, qui ne s'est jamais attaché à un foyer en particulier et qui savait très bien « se vendre » pour recevoir toute l'attention et les services dont il avait besoin, allant des caresses, au coin pour dormir, à la nourriture et quand le temps était vraiment mauvais, un abri confortable.  

Vivre de la sorte implique de gros risques, surtout dans les déplacements au travers des rues. Au début du mois d’août, Max a été malencontreusement touché par un véhicule et après une dizaine de jours de soins intensif et ruineux pour la personne qui l’avait en charge à ce moment, ce chat collectif n’a pas survécu à sa blessure. 

C’est pourquoi j’ai réalisé cette petite vidéo qui retrace de précieux moments passés avec ce félin d’exception dont la perte nous a tous profondément touchés et que nous ne sommes pas près d’oublier 

samedi, août 23, 2025

Une vague inflationniste encore pus forte …

Il y a quelques jours, en regardant mon chèque de retraite français, j'ai été impressionné de constater qu'il augmente chaque mois en 2025, malgré son montant relativement faible en euros. C’est pourtant vrai, je reçois désormais 13 % de plus depuis que Trump est au pouvoir ! 

Ça veut dire quoi ? Tout simplement que le dollar américain a perdu de sa valeur, et avec elle la richesse de notre pays est en baisse, depuis que Donald Trump a commencé à tripoter les droits de douane de manière incontrôlable. 

Car un affaiblissement subtil mais significatif du dollar va venir rapidement s’ajouter à l'inflation causée par des droits de douane comme les 15 % prélevés sur les importations de produits de la Communauté européenne, ainsi que sur la monnaie de tout autre pays dont la valeur a augmenté de manière similaire par rapport au billet vert. 

Ce que nous n’avons pas encore entendu de la part de nos soi-disant économistes, c’est que ces fluctuations des taux de change ne se feront pas sentir immédiatement, car la plupart des importateurs se protègent contre de telles fluctuations monétaires pendant quelques mois, mais cela viendra vite s’ajouter à notre vague inflationiste déjà malmenée par des droits de douane injustifiés !

vendredi, août 22, 2025

Trouver le sens de mes rêves ?

François Bayrou va faire son plein ...
La semaine dernière, j'ai vécu une série de rêves que je qualifierais d'absurdes. L'un d'eux était ma rencontre à la pompe à essence (???) avec François Bayrou, l'actuel Premier ministre français que j'ai pris pour son patron, en lui disant : « Bonjour, Monsieur le Président !» et j'ai commencé à lui remonter le moral à ma façon, car il est actuellement en proie à de graves difficultés politiques. 

Cela m'a amené à me demander, après toutes ces années passées à suivre les théories de Carl Jung sur le sujet, ce que la psychologie et la psychothérapie modernes disaient de la signification profonde des rêves. 

De toute évidence, je n'avais pas du tout suivi le savoir accumulé sur le sujet depuis l'époque de Jung, car ce secteur a dû considérablement évoluer, mais la fascination pour les rêves, véritables fenêtres sur la psyché, semble rester présente. 

À son époque, Jung voyait les rêves comme des expressions de l'inconscient collectif et des messages symboliques venus du plus profond de soi, souvent porteurs d'une signification archétypale. Aujourd'hui, de nombreux psychologues accordent encore de l'importance aux rêves pour leur contenu symbolique et émotionnel, mais ils sont plus prudents dans leur interprétation, leur attention se tournant désormais vers la signification personnelle plutôt que vers un symbolisme figé. 

De plus, des théories biologiques suggèrent que les rêves sont une tentative du cerveau de donner un sens à son activité pendant le sommeil paradoxal (REM). Pourtant, même ce caractère aléatoire reflète souvent des thèmes émotionnels comme la peur, le désir ou un conflit non résolu, ce qui peut conférer aux rêves une certaine pertinence psychologique. Plus récemment, le neuroscientifique finlandais Antti Revonsuo a suggéré que les rêves ont évolué pour simuler des menaces, nous aidant ainsi à répéter nos réactions face au danger. 

D'autres voient les rêves comme une forme de régulation émotionnelle, nous aidant à gérer le deuil, les traumatismes ou le stress. Par exemple, les cauchemars liés au TSPT reflètent souvent un traumatisme non traité et sont parfois utilisés comme cibles thérapeutiques en thérapie EMDR (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires), une technique de psychothérapie conçue pour aider les individus à gérer et à se remettre d'expériences traumatiques et d'autres événements de vie pénibles. 

Bien que l'analyse des rêves soit rare en thérapie aujourd'hui, certaines approches psychodynamiques tenant compte des traumatismes explorent encore les rêves, notamment lorsque les patients en parlent. Dans ce cas, l'interprétation du client prime sur la lecture du thérapeute. Les rêves sont perçus comme des métaphores d'états intérieurs, et non comme des énigmes à résoudre. 

Ainsi, plutôt que d'offrir des vérités universelles, la psychologie moderne les considère comme des récits personnels façonnés par la mémoire, les émotions et le subconscient. Ils sont également perçus comme des reflets symboliques d'états psychologiques présents, comme le deuil, l'anxiété, le désir ou la transformation. En période de changement ou de crise, les rêves peuvent aussi être perçus comme des expressions créatives auxquels l'esprit donne un sens. 

Dans d'autres mondes, si les rêves peuvent encore avoir du sens, leur signification est à découvrir et n’est plus imposée. Quant à moi, je les perçois comme le résultat d'un profond nettoyage de ma matière grise confuse et surchargée !

jeudi, août 21, 2025

Le robot épicier

La semaine dernière, alors que nous faisions changer la batterie de mon smartphone à Salt Lake City, nous sommes allés dans une épicerie Harmon's avoisinante pour y jeter un œil. Ce sont de magnifiques magasins qui ont débuté comme simple stands de fruits en 1932. 

Depuis, cette chaîne de supermarchés indépendante compte aujourd'hui 19 établissements dans l'Utah. Dans un coin du magasin, j'ai remarqué une affichette au sujet des robots « Tally » de la société Simbe Robotics, déployés pour scanner les stocks et vérifier ou changer les prix dans le magasin (la vidéo ci-dessous a été tournée à Buffalo, New York). 

Ces robots, capables de voir par ordinateur basé sur l'IA, combinent cette vision avec le logiciel des magasins Harmon's pour identifier les articles qui doivent être réapprovisionnés ou dont les prix doivent être mis à jour, sans les erreurs humaines inévitables. 

Nous avons vu le robot en action et il semblait apprécier son travail et en tout cas ne s'en plaignait pas du tout. Ne cherchez donc pas de poste de vérificateur d'inventaire humain dans ces magasins, c’est trop tard maintenant ! 

mercredi, août 20, 2025

Finir sur un point d’orgue

À mon avis, nos vies devraient être marquées par un progrès constant et je suis toujours à la recherche d'outils, d'astuces ou de conseils pour continuer cette progression, afin que, le moment venu, ma vie se termine sur un point d'orgue. En théorie, cela semble être un moyen fabuleux de continuer à construire une vie riche, fondée sur la qualité et la sagesse, jusqu'à ce que la note finale soit un aboutissement joyeux et non une fin triste et déprimante. 

À cette fin – excusez le jeu de mots ! – j'ai essayé de rechercher des outils, des idées et des pratiques qui peuvent nous aider à progresser vers ce bouquet final, bien entendu si nous restons en bonne santé d’un point de vue physique, mental et cognitif. Cela peut partir d’une idée de croissance continue, tourné vers l'apprentissage qui nourrit notre curiosité, qu'il s'agisse d'apprendre une langue étrangère, de se plonger dans les sciences ou les promesses et les nuances de l'intelligence artificielle. Apprendre maintient notre esprit agile et engagé. 

Personnellement, c'est ce que m’apporte la rédaction de mon blog quotidien. Une autre façon d'atteindre ce but est d’y intégrer notre héritage en recherchant, en rassemblant et en organisant des archives familiales, en documentant des photos et des vidéos pour les générations futures, ou en travaillant sur un récit autobiographique. Cette activité sert à préserver notre histoire de la façon dont nous voulons qu'on se souvienne de nous. 

Partager nos idées avec des jeunes ou des pairs fait également partie de cet effort. Notre mélange d'empathie et de raisonnement analytique peut servir d’inspiration à d’autres. C'est aussi le moment d'approfondir nos relations en faisant un effort systématique d’entretenir de vieilles amitiés et soutenir nos proches. Même de petits gestes, comme marquer un anniversaire ou un souvenir partagé contribueront à consolider et à renforcer un solide réseau de relations actives. 

En même temps, n'hésitons pas à nous plonger dans des films, des livres et de la musique riches en émotions. Laissons-les nous inspirer et refléter notre cheminement. Garder l'esprit clair est également essentiel ; la méditation ou d'autres formes de pleine conscience nous aideront à rester ancrés et en contact avec le moment présent, surtout quand nos vies se compliquent. 

Contenir et contrôler notre « vie numérique » est également extrêmement important, car en la réduisant au minimum, nous maintenons un écosystème technologique propre et mesuré, avec des applications qui servent nos objectifs et des notifications qui respectent notre tranquillité. Je pourrais ajouter à cette liste quelque chose que je n'ai jamais fait, comme un « examen de vie » annuel ou une sorte de retraite qui pourrait être un rituel pris seul ou partagé, pour réfléchir, calibrer et célébrer nos progrès. 

Enfin, je suggérerais d'avoir le courage de planifier le « dernier chapitre » d'une manière qui nous engage pleinement sans être morbide, en imaginant la façon dont nos dernières années devraient se dérouler, en choisissant no priorités, le lieu où nous vivrons, comment cela se passera et ce que nous allons encore créer !

mardi, août 19, 2025

Un Trump bien élevé

Trump n'a jamais semblé aussi sage qu'hier, lorsqu'il a reçu le président Zelensky, le chef de l'OTAN, Ursula von der Leyen et cinq chefs d'État européens.

On pouvait compter sur ses mensonges habituels, bien sûr, comme sur les « six guerres » qu'il a réussi à mettre fin. Cela dit, dans l'ensemble, l'homme était exceptionnellement aimable et n'a rien dit de méchant à propos de Clinton, Obama, Biden, Harris ou même George Washington, un véritable exploit en soi ! 

Alors, je pose la question : cette métamorphose est-elle un miracle permanent ou un mirage passager, Donald Trump revenant bientôt à son état normal, débordant de méchanceté, comme à son habitude depuis 2015 ? 

L'avenir nous le dira, et de Macron à Zelinski, la plupart des personnes un temps soit peu perspicaces qui connaissent bien notre chef d'État impoli et impétueux, savent en leur for intérieur que le monstre va bientôt ressurgir de sa boîte maléfique, car toutes ces politesses du lundi n'étaient qu'une illusion d'optique !

Le Diable et le Bouffon

Trump aime aller vite et est tellement sûr de lui qu'il adore prendre des décisions improvisées, tandis que Poutine semble beaucoup plus réservé, intelligent et extrêmement patient. 

Il s'entoure de personnages expérimentés et aussi malfaisants que lui, comme son ministre des Affaires étrangères Lavrov, qui fait passer son homologue Rubio pour un enfant de chœur. 

Le problème, c'est que Poutine, le criminel et le diable qu'il est vraiment, a été accueilli comme un héros à Anchorage, tout en faisant passer Trump pour un imbécile. 

Triste journée pour l'Amérique et son dirigeant autoritaire qui n’aime pas effectuer le travail de base nécessaire, collaborer avec son équipe et ne peut s'empêcher de prendre des raccourcis. 

Apprendra-t-il un jour ?

lundi, août 18, 2025

Pourquoi continuer de bloguer ?

Je blogue quotidiennement en deux langues depuis plus de 18 ans et me demande parfois si cet effort prolongé en valait vraiment la peine. Je me suis alors souvenu que je m’y étais lancé après une déchirure du tendon d’Achille en skiant, et que cela avait été l’occasion pour me mettre à écrire,  « Juste pour me faire une idée et parce que j’adorais raconter des histoires ». 

Je commence toujours par écrire en anglais avant de traduire en français. Cette dernière version a été ajoutée dès le départ car je ressentais le besoin de continuer à pratiquer ma langue maternelle. 

Pourtant, au fil de mes efforts, j’ai découvert à ma grande surprise que l’écriture pouvait s’avérer très utile pour répondre à la multitude de questions qui me traversaient constamment l’esprit et nourrir ainsi mon irrépressible curiosité. 

Toute ma créativité s'est également déversée dans cette routine quotidienne, et c'est ainsi que cet exercice d'écriture est progressivement devenu un exutoire pour mon esprit curieux et vagabond, me permettant de répondre à un flux incessant de questions et, ce faisant, est devenu un pilier essentiel de ma satisfaction intérieure. 

Je ne monétise pas mes blogs et je me soucie bien plus de la qualité de mes lecteurs que de leur nombre. Pour l'instant, je pense donc que tous les éléments sont encore réunis pour que je continue !

dimanche, août 17, 2025

L’impardonable faute de Biden

Mon épouse s'en prend souvent aux Américains qui ont voté pour Trump en 2024, alors que je mets davantage de responsabilité sur les politiciens « Republican » véreux qui le soutiennent fanatiquement. 

Après avoir lu « Original Sin », un livre de Jake Tapper et Alex Thompson, qui détaille comment l'égoïsme de Biden, soutenu par quelques uns de ses célèbres amis, ont servis le second mandat de Trump sur un plateau d'argent, j'en ai conclu que le vieux politicien démocrate mérite à juste titre la plus grande part de responsabilité pour avoir permit le retour de Trump à la Maison Blanche. 

Ce livre, disponible en anglais en France, raconte les coulisses de la décision de Joe Biden de se représenter en 2024, malgré de fortes inquiétudes quant à son âge et à sa santé cognitive. Le livre soutient que cette décision a déclenché une cascade de déni, de manipulations et de faux-pas majeurs laissant le champ libre à Trump. 

L'ouvrage détaille également le déclin physique et mental de Biden, les conséquences de sa performance catastrophique lors du débat de juin 2024 contre Trump, ainsi que son retrait réticent et bien trop tard ainsi que le soutien apporté à Kamala Harris, qui n'a eu que 107 jours pour sa campagne et a finalement perdu une élection qui aurait pu être remportée par des personnalités compétentes comme Newsome, Whitmer ou Shapiro, entre bien d’autres. 

Quelle honte et quel gâchis pour l'Amérique et le monde entier ! 

samedi, août 16, 2025

Après avoir vu « My Oxford Year »

Le film « My Oxford Year » que j'ai vu cette semaine me rappelle beaucoup « Love Story » que j'avais découvert en 1971. Ce film est également disponible en France en version originale sur Netflix. 

Je l'ai assez bien aimé, mais n'ai pas pu ôter l'impression d'avoir vu la copie facile d'un original. Il y a en effet de nombreux points communs entre les deux. Du reste, le réalisateur de « My Oxford Year », Iain Morris, a bien reconnu que « Love Story » était l'un de ses films préférés et une source d'inspiration essentielle pour le ton et la mise en scène émouvante de « My Oxford Year ». 

Il a décrit son désir de réaliser un film romantique « à la fois plein d'espoir, triste et romantique », dans l'esprit même de Love Story. Les deux films partagent des thèmes similaires, se déroulant dans deux universités prestigieuses, Harvard et Oxford, avec comme protagoniste une étudiante ambitieuse. 

Romantiques, intellectuels et fortement émouvants, les deux films mettent en scène la maladie tragique de l'un de leurs héros principaux. Chaque histoire parle de l'amour face à la perte et présenté comme un choix, même en plein deuil. L'atmosphère émotionnelle de Love Story, avec son amour de jeunesse, son sacrifice personnel et la douleur d'une perte imminente, se retrouve clairement dans My Oxford Year. 

Même la structure narrative, où l'amour s'approfondit à mesure que le temps s'écoule, ressemble à un hommage moderne ou peut-être à une version actualisée d'un immense succès cinématographique international. 

vendredi, août 15, 2025

« Jugeote » re-définie ...

Ces derniers temps, j'ai beaucoup réfléchi à l'importance primordiale que représente un bon jugement ou jugeotte. Cela joue un rôle essentiel, qu'on l’utilise pour choisir un partenaire, un ami, un colocataire, un employé, un patron, un politicien, un médecin ou un chef religieux. Nous pouvons nous en servir aussi pour prendre des décisions concernant une carrière, un domicile, des loisirs, ou pour choisir un produit. 

Les élections primaires municipale à Park City m’ont poussé à cette introspection. Pour chaque candidat se présentant, j'ai passé en revue les différentes caractéristiques que j'avais abordées dans un article de blog en fin d'année dernière : l'expérience positive, le bon sens, le raisonnement logique. Je trouvais gênant la conception floue des sentiments qui, selon moi, n'avaient pas grand-chose à voir dans ce processus, et j'ai décidé de remplacer cela par une « boussole » ou des valeurs morales. 

C’est ce guide intérieur qui nous aide à distinguer le bien du mal et à agir en conséquence. Il est formé par un mélange de valeurs personnelles, de normes culturelles, d'expériences de vie et, souvent, de croyances spirituelles ou philosophiques. Cela part de notre conscience, cette voix intérieure ou ce sentiment qui nous pousse lorsque quelque chose nous semble éthiquement anormale. 

Elle se poursuit par une généreuse dose d'empathie, ou notre capacité à prendre en compte le point de vue et les sentiments d'autrui avant d'agir. L'intégrité joue également un rôle essentiel dans notre sens moral, car elle nous permet d'agir en accord avec nos valeurs, même quand cela nous dérange. Elle se termine par la responsabilité, ou notre volonté d'assumer la totalité de nos actes et de leurs conséquences. 

Cela signifie que mentir, falsifier, tricher, dénigrer ou insulter font partie d'une longue liste d'éléments qui n'ont aucune place dans valeurs et devraient constituer une ligne rouge à ne jamais franchir. Par exemple, Trump, Poutine ou Netanyahu se moquent totalement de tout ce que leur conscience tente de leur dire ! 

En résumé, un bon jugement est avant tout ces quatre traits : Expérience positive, bon sens, raisonnement logique et valeurs morales robustes. Cela revient à pouvoir de prendre des décisions sages, justes et efficaces en intégrant connaissances, expérience, esprit critique et intelligence émotionnelle, même dans l'incertitude ou la pression. 

Il ne s'agit pas seulement d'avoir « raison », mais de trouver un équilibre entre logique, éthique et pragmatisme pour obtenir le meilleur résultat possible.

jeudi, août 14, 2025

Effort « brûlant » de saison …

Notre voisin Mike ne rate presque jamais un « Burning Man » (Homme qui brûle), ce festival annuel de créativité qui se déroule au cœur du désert du Nevada. 

Cette année, avec une bande de copains, ils améliorent sérieusement leur « Hélibus », un hybride entre bus scolaire et hélicoptère, flanqué de nuages et terminé par un télésiège biplace suspendu. Comme toujours depuis 1990, l'événement se tiendra à Black Rock City, dans le Nevada, du 24 août au 1er septembre. 

Démarrée à San Francisco en 1986, cette manifestation a été déplacée au Nevada quatre ans plus tard en raison de problèmes de réglementation urbaine. L'idée est de mettre en valeur la culture artistique et l'innovation mondiale de Burning Man, en invitant les participants à rêver, inventer et partager des idées pour l'avenir. 

Le festival de cette année est intitulé « Demain, aujourd'hui ». Il devrait permettre d’imaginer, de construire et d’explorer le futur en faisant référence à des concepts à la fois utopiques et dystopiques. Une approche axée sur la « protopie » est encouragée, avec un avenir de composé de changement progressif et positif, plutôt que de résultats extrêmes. 

Environ 80 000 participants sont attendus cette année, soit la capacité maximale fixée par le Bureau of Land Management. Nous essaierons de suivre tout ça et de vous tenir informés de la contribution d'« Helibus » à cet événement massivement observé … 

mercredi, août 13, 2025

Le jour où j'ai failli y passer

Vendredi dernier, alors que nous marchions et que nous étions sur le point de traverser le passage piéton d'un carrefour doté de quatre panneaux Stop, une Ford Mustang électrique a failli me transformer en lapin aplati sur la chaussée. 

Par réflexe, j'ai instantanément reculé, le conducteur a freiné, mais si je ne l'avais pas esquivé, je n'aurais pas écrit ce blog et ma femme aurait rédigé mon avis de décès. Le conducteur en faute m'a regardé comme un cerf pris dans les phares, n'a pas osé baisser sa vitre, a grimacé quelques mots que je n'ai pas pu entendre et a filé à toute vitesse.

J'ai sorti mon téléphone et j'ai à peine pris deux photos de sa voiture. Je ne sais guère ce que je vais en faire, mais j'ai identifié sa plaque d'immatriculation en Utah : G51 1YU. 

Ce qui est sûr, c'est que je suis reconnaissant d'être en vie et en bonne santé et que je vais bien m'en souvenir si cela devait se reproduire !