vendredi, mai 31, 2024

Problèmes routiers en Utah

Rares sont les États américain où les services d’immatriculation de véhicules automobiles jouissent d’une excellente réputation, mais jusqu’à présent, l’Utah ne s’en tirait pas trop mal à mes yeux. 

Il y a un an, quand j'ai dû renouveler l'immatriculation de ma voiture électrique, on m’a invité à joindre le programme de redevances routières de l'Utah, qui aide à payer l'entretien de nos routes. Comme un peu partout aux États-Unis, nos routes sont entretenues grâce aux taxes perçues sur les ventes d'essence. À mesure que les véhicules consomment moins de carburant et que le nombre de véhicules électriques augmente, le service des transports de l'Utah (UDOT) se tourne vers une imposition basée sur kilométrage afin que chacun paye bien sa part de l'entretien des routes.

Au cours de la session législative de 2018, les législateurs avaient ainsi institué une taxe sur les carburants alternatifs pour couvrir une partie de la contribution de ces véhicules aux frais de construction et d’entretien de nos routes. ​Cela s’ajoute aux frais annuels d’immatriculation pour tous nos véhicules. Ces dispositions offrent aux automobilistes de véhicules électriques un choix un paiement au kilomètre plutôt qu’une somme forfaitaire. 

Ce programme de redevances routières est donc volontaire pour les propriétaires de véhicules électriques. Initialement, UDOT avait passé un contrat avec Emovis, une entreprise espagnole spécialisée dans les systèmes de transport, pour gérer le programme. En avril, l'État a changé de sous-traitant et s'est tourné vers Etan, une société basée à Dallas, et avait promis un transfert sans bavure afin d’offrir un meilleur rapport qualité prix (lire moins cher). 

Cela n’a pas trop bien fonctionné pour moi. Quand j’ai dû renouveler mon immatriculation, je n’ai pas pu le faire au tarif qui m’avait été promis. Mes données avaient été égarées dans un logiciel défectueux. Je suis rapidement devenu un ballon de foot rebondissant entre UDOT, Etan et son programme de service client qui me faisaient rebondir d'un endroit à l'autre car chacun était incapables de résoudre ma situation. 

Finalement, deux dames du personnel d’Etan, un peu au petit bonheur la chance, ont pu m’aider après avoir admis que leur logiciel n’était pas du tout à la hauteur. De mon coté, j'avais perdu une journée entière à tenter de résoudre le problème. Elles m'ont concocté un faux nom, quelque chose comme « Go11 » comme prénom, et « Trustees » comme nom de famille, car ma voiture est au nom d’une telle entité. 

Comme ça, tout a fonctionné. Un autre exemple que lorsqu’on veut économiser à tout prix, on en a toujours pour ses sous !

jeudi, mai 30, 2024

Distance et relations

Ma femme et moi vivons loin de nos familles et de nos vieux amis depuis plus de 47 ans. Par loin, nous entendons un continent à part, séparé par un océan. Toutes nos familles et amis étaient et sont toujours en France. Récemment, nous réfléchissions à la manière dont cet éloignement affecte nos liens et entraîne une mixture de bon et de mauvais. 

Si on commence par le côté négatif, c’est la vérité absolue qu’en étant séparés, on se soucie beaucoup moins les uns des autres. Parlez du classique « Loin des yeux, loin du cœur » et de ses implications. Il est certain que le manque de contacts personnels fréquents affaiblit les liens et rend plus difficile le maintien de relations étroites, car la routine quotidienne, les petits événements, les épisodes familiaux, le bon et le mauvais, ou même les étapes importantes, sont trop souvent manqués.

Ensuite, il y a toutes les difficultés liées aux communications. Cela a été particulièrement difficile au cours de nos 20 premières années en Amérique avant Internet, car les communications téléphoniques étaient encore très coûteuses et le langage corporel et les interactions spontanées manquaient de nous donner une image complète de ce qui se passait. Les conflits, les malentendus ou les problèmes familiaux n'étaient pas non plus aidés par la distance. De plus, nos enfants ont beaucoup manqué de liens et d’interactions avec leurs grands-parents. 

Du côté positif, l’éloignement de nôtre famille nous a aidés à grandir de manière indépendante, nous permettant d’établir nos propres vies et identités. Vivre dans un pays différent a également été très enrichissant car cela nous a exposé à une culture différente, une autre langue et d'autres expériences, élargissant ainsi notre compréhension du monde. On dit que la distance peut rendre les cœurs plus affectueux, mais cela ne semble pas avoir été le cas avec nos familles respectives. 

Enfin, la technologie actuelle comble en partie le fossé : Internet, les diverses applications et médias sociaux nous aident à rester connectés et à partager des expériences malgré la distance physique. Au-delà de cela, maintenir la vitalité de la relation demande beaucoup d’efforts et d’attention de la part de l’expatrié (c’est-à-dire de la nôtre) car le reste de la famille ne comprend pas ou ne ressent pas autant la séparation. 

Bien sûr, les coûts de transport sont un obstacle supplémentaire ; nous avons toujours dû tout prendre en charge, et « l'autre partie prenante » pouvait rationaliser : « Nous n'avons pas pris la décision de déménager à l'étranger, donc cela n’a pas à être notre problème d'aller les voir … » C'est pourquoi je fais tout ce que je peux pour maintenir un contact régulier, avec des appels téléphoniques, des vidéos ou des messages en ligne pour rester connecté. 

Le seul problème, c’est que beaucoup de membres de ma famille et d’amis de mon âge ne sont pas à l’aise avec la technologie, ou n’ont guère le réflexe de prendre le téléphone et de nous appeler. Cela a un impact énorme sur nos échanges. Il y a bien sûr des visites que nous faisons régulièrement malgré un manque flagrant de visites réciproques de nôtre famille et de la majorité de nos amis. 

Alors, vous l’avez compris, à nous, expatriés de rester proactifs et de faire constamment l’effort d’entretenir les bonnes relations, malgré la distance …

mercredi, mai 29, 2024

Jour de fermeture à Snowbird !

Ma 71e saison de ski s'est terminée sous le soleil et sans incident à Snowbird, lundi dernier 27 mai, qui était Memorial Day, la fête fériée honorant nos combattants tués au combat. 

La neige, les skieurs et snowboardeurs étaient tous au rendez-vous et en grand nombre, la météo était tout simplement parfaite et l'ambiance plutôt festive. 

J'ai skié de 8h15 à 12h30, j'ai parcouru beaucoup de terrain, ne suis pas tombé, n'ai pas été bousculé ou blessé, c'était donc les circonstances rêvées pour tirer le rideau sur ce qui a été un autre saison fantastique de ski. 

Dans moins de 6 mois, si Dieu le veut, j'espère rechausser mes skis donc je n'ai plus qu'à attendre patiemment mon heure !

mardi, mai 28, 2024

La fin du Snowbird qu’on aimait ?

La renommée de Snowbird était autrefois basée sur la « plus longue saison de ski en Utah ». Plus maintenant, puisque ce lundi 27 mai était le dernier ski dans cette station d'Utah, et cette saison, c'est désormais Solitude (de l’autre coté de la vallée) et non Snowbird, qui s’empare du titre, grâce à une ouverture plus précoce ! 

Depuis que Dick Bass et sa famille ont vendu une participation majoritaire dans Snowbird à la famille Ian Cumming en mai 2014, l'argent et la rentabilité ont commencé à pointer leur nez et les dates de fermeture de Snowbird sont progressivement devenues plus précoces ces dernières années, car la plupart des gens qui skient encore au printemps et en début d’été sont tous détenteurs d’un forfait saisonnier et cela coûte probablement la peau des fesses à Snowbird de rester ouvert jusqu'en juin ou au début juillet. 

Parallèlement à cela, le nombre de remontées mécaniques ouvertes ce week-end a été limité au strict minimum malgré l’abondance de neige. Mineral Basin devait fonctionner, mais des problèmes mécaniques auraient forcés sa fermeture (?). 

Snowbird a également utilisé l'excuse officielle selon laquelle la neige fondait rapidement (c'est toujours le cas à cette période de l'année) et les projets de construction au module de terrain de Wilbere et à Mid-Gad obligeaient la station à un arrêt anticipé. 

De nombreux habitants de la vallée de Salt Lake City, tous détenteurs d’un forfait saisonnier, et espérant pouvoir skier en juin, étaient très mécontents de cette décision et se sont exprimé en conséquence sur la page Instagram de Snowbird. Ces jours-ci, les choses évoluent pour le pire au « Bird », comme on appelle la station. 

Les visiteurs titulaires du forfait Ikon envahissent la station, exacerbant les problèmes d'accès routier et de stationnement qui demandent plus d'une heure pour parcourir les 10 km que compte le canyon de Little Cottonwood et expliquent pourquoi tant de Salt Lakers ont abandonnés leur station locale au profit de Park City ...

lundi, mai 27, 2024

Aérer mon potager juste à temps …

Vendredi dernier, le ciel s'est couvert de nuages dans l'après-midi et j'ai immédiatement commencé à aérer mon potager, alors très sec, en prévision d'une soirée bien arrosée et suivie d'une journée complète de pluie. 

Cette préparation est toujours un gros travail que je redoute toujours un peu, mais elle est importante avant que nos légumes ne soient semés et plantés.

Pour faire ce travail, j’utilise une fourche à bécher, en pousse les dents à fond dans le sol, avant d'incliner l'outil vers l'avant, et je poursuis cette manœuvre tous les dix centimètres suivants. Certaines zones sont plus ou moins faciles à pénétrer, mais j’ai pu faire tout le travail en moins de quatre heures. 

À la fin, j'étais fatigué et sur les genoux, et quand il a commencé à pleuvoir vers 18 heures, j’étais absolument ravi car j’avais rempli mon contrat dans les temps et j’étais le jardinier le plus heureux du monde !

dimanche, mai 26, 2024

Mon souffleur de feuilles Ryobi enfin réparé …

Parfois, les conseils et autres marches à suivre trouvés sur YouTube peuvent être très trompeurs et leurs recommandations plutôt loin de la réalité. Cette semaine, j'ai enfin reçu la pièce que j'avais commandée pour réparer mon souffleur et sans perdre une minute, j'ai commencé à mettre celle-ci en place.

Le premier problème s’est manifesté en utilisant l’embout spécial Torx T15 pour ôter les vis retenant le carter. Le diamètre de la tige (1) était trop fort pour pénétrer dans les trous étroits du boîtier en plastique, par rapport à l'insert longue et affinée utilisée sur la vidéo (2). Cela m'a obligé à percer des trous de plus grand diamètre dans le boîtier pour permettre à l’embout d'entrer en prise avec la vis. 

Ensuite, il y a eu le routage du fil qui était difficile et délicat, et si c'était à refaire, j'aurais élargi ses passages (3) à certains endroits en coupant avec un couteau à lame rétractable . Même chose pour couper les fils à la bonne longueur et les reconnecter à proximité d'une cavité où pourraient facilement s'insérer les connecteurs. Enfin, les contacts de la batterie (4) et de l'interrupteur (4) devaient être suffisamment maintenus en place pour permettre à l'autre moitié du boîtier de se fermer sans les déplacer. 

La solution aurait été simplement de déposer une goutte de colle chaude pour maintenir ces composants en place pendant que l'autre partie de carter était remise en place. Si la vidéo donne l'impression que l'opération est très simple, la réalité est bien différente, si l'individu n'est pas pas particulièrement habile de ses doigts ou techniquement incliné, si les bons outils ne sont pas disponibles (embouts longs et fins pour les vis) et que le travail de réacheminement précis des fils, de l'ensemble de contacts, ainsi que du ré assemblage des deux moitiés n'est pas parfaitement programmé. 

En fait, le remontage est de loin le travail le plus compliqué de toute l’opération. Une bonne idée serait de « préparer ou avertir le patient » en conséquence, sinon certains visiteurs de YouTube pourraient se lancer dans une tâche qui leur coûterait une journée entière de travail ou qui pourrait rester inachevée, les laissant frustré, avec un appareil inutilisable et une pièce de rechange superflue dans leurs mains !

samedi, mai 25, 2024

Un autre vendeur porte-à-porte …

Alors que je m'apprête à sortir, et me dépêche d’aller à un rendez-vous au centre ville de Park City, j'ouvre la porte du garage et vois un jeune homme bien habillé debout sur un hoverboard électrique. 

Je lui dis: "Bonjour, que puis-je faire pour vous ?" L’homme répond : « Êtes-vous Suisse ? » 

Cela ne commence pas très bien l’interaction, pas du fait que je n’ai rien contre les ressortissants suisses, mais que je suis pressé de me rendre là où je dois aller et que je trouve la question de ce visiteur déplacée. 

Je répète à nouveau : « Que voulez-vous ? » Il dit : « Dites-moi, êtes-vous suisse ? » 

Je dis « Je me fiche de qui je suis, que voulez-vous ? » Finalement le mec dit qu’il est là pour me proposer un traitement pour me débarrasser des campagnols dans mon jardin. Je lui dis : « Je n'ai rien contre les campagnols, en fait, je les adore. » 

Il répond : « C’est bien ça, je peux vous aider à vous en débarrasser ... » Je réponds : « Où voyez-vous une pelouse où les campagnols pourraient survivre ? » Il est vrai que le devant de ma maison est composé à 100 % de rocaille, sans un seul brin d’herbe en vue. 

Finalement, le ton monte et je demande, quoique gentiment, au visiteur de dégager. Il s'envole sur son hoverboard, disparaît de ma vie et je me rends à mon rendez-vous. 

Ce qui m'a énervé lors de cette rencontre, c'est l'attitude nonchalante du gars sur son hoverboard, le fait qu'il n'était pas le bon vendeur que j'attendais (il aurait pu dire : « Comment allez-vous ? Belle propriété , etc. »), en plus qu’il tombait comme un cheveu sur la soupe, et enfin que je n'avais – très certainement – pas réussi à gérer mes émotions comme j'aurais dû, en laissant mon mécontentement se manifester visiblement aux yeux de ce malheureux visiteur ...

vendredi, mai 24, 2024

Quand la dette l’emporte sur la défense

La dernière chose qui devrait nous surprendre est que des taux d’intérêts plus élevés augmentent le coût de la vie, des dettes accumulées sur nos cartes de crédit jusqu’à l’achat d’une maison ou d’une voiture. Cela affecte également encore plus notre gouvernement fédéral, qui est confronté à d’énormes paiements d’intérêts sur une dette qui continue d’exploser, passant de 17 000 milliards de dollars en 2014 à 33 000 milliards de dollars l’année dernière. 

Les intérêts sur cette dette sont désormais l’élément du budget qui connaît la croissance la plus forte et dépassera nos coûts de défense cette année en atteignant 870 milliards de dollars contre les 822 milliards de dollars pour ce que nous coûte notre armée, soit une augmentation de 32 % par rapport aux 659 milliards d'intérêts l'an passé. 

La solution est en gros d’augmenter les impôts. Mais cela est un anathème pour les Américains, le Président et le Congrès, et probablement dans l’ordre inverse. Nous préférons financer Netanyahu pour qu’il puisse détruire Gaza, puis ensuite aux Gazaouis pour qu’ils puissent, espérons-le, reconstruire leur enclave, ou encore pour annuler les prêts étudiants et financer l’exploration humaine vers Mars, entre autres choses non-essentielles. 

Cela ne me dérange pas de payer plus d’impôts s’ils sont bien dépensés et toute ma vie, en bon Haut-Savoyard, j’ai vécu bien en dessous de mes moyens, donc j’en attends pas moins de mon gouvernement. Tout comme avec le réchauffement climatique, nous nous fonçons de manière inéluctable dans le mur proverbial et il va falloir que nous soyons tous anéantis pour finalement réaliser tout ce qui aurait dû être fait pour empêcher la catastrophe !

jeudi, mai 23, 2024

Avant de « passer l'arme à gauche… »

Même si la mort est une certitude, nous ne savons tout simplement pas quand et comment elle surviendra. C’est précisément pour cette raison que nous ne planifions pas beaucoup l’étape ultime de notre propre vie. Ainsi, lorsque cela se produit, nos survivants doivent prendre des décisions rapides et souvent mauvaises ou coûteuses, chargées de doutes et de culpabilité, et il en est ainsi depuis que les funérailles ont été inventées et inscrites dans nos cultures. 

Voici quelques éléments à garder à l’esprit suite au décès d’un proche : Pour commencer, rappelons que la mort n’est pas une urgence. Lorsque la mort survient, l’urgence est terminée : la pire chose qui puisse arriver est déjà survenue. Pour parler franchement, la personne décédée ne va pas mourir davantage. Avant de procéder à des funérailles traditionnelles, la première chose à faire est d'appeler au moins cinq compagnies de pompes funèbres différentes dans un rayon de 20 à 40 km et demander des devis. 

Prendre le temps d’étudier et de comparer les prix avant de choisir une maison funéraire pour venir retirer le corps s’il se trouve à l’extérieur d’un hôpital. De meilleures options s’offrent si la personne décède à l’hôpital, ce qui est plus courant. Demander alors à l'hôpital si le corps peut rester à la morgue pendant quelques jours pendant que le défunt recherche une maison funéraire correspondant à son budget ou à ses moyens. Bien sûr, c’est une bonne idée de savoir à l’avance ce que l’on peut dépenser sans se ruiner.

Ne jamais se laisser entraîner par des considérations comme : « L’argent n’est pas un problème. C’est maman, elle mérite ce qu’il y a de mieux », et on se retrouve très vite aux prises avec une facture monstrueuse. En effectuant un shopping systématique, il est facile de trouver des différences de prix de plusieurs milliers d’euros pour exactement le même service. 

Un grand nombre de personnes diront : « C’est les pompes funèbres que notre famille utilise », ce qui n’a aucun sens, car personne n’a de concessionnaire automobile « familial », de plombier « familial » ou d’entreprise de services publics. Il faut comparer prix et services, mais le problème reste une transaction liée à un décès avec laquelle nous n'avons aucune expérience. 

Et parce qu’il s’agit d’une transaction extrêmement émotionnelle, beaucoup font l’erreur de penser à placer les pompes funèbres au niveau de l’église. Ce n’est pas le cas, une maison funéraire est une entreprise commerciale pure et simple. La clé est de commencer par choisir des pompes funèbres dont le prix est raisonnable. Une fois ce choix fait, examiner leurs offres et voir si cela rentre dans le budget, en évitant plutôt les « forfaits » et leur préférant les achats à la carte. 

Un petit budget – disons de l’ordre de 2 000 euros – ne permettra pas d’accéder à des funérailles traditionnelles avec embaumement, exposition publique du corps, cercueil de luxe et enterrement dans un cimetière. Cela peut signifier une crémation simple et sans fioritures que certains n’apprécient peut-être pas. 

Bien sûr, une sortie totalement gratuite est l’ultime solution (excusez le jeu de mots), car il y a toujours la possibilité de faire don du corps à une faculté de médecine, même si cela retarde la livraison des cendres de quelques mois, mais si on peut attendre, la différence de prix peut financer une fabuleuse fête pour célébrer la vie du défunt. Après tout, ce qui compte le plus, c'est de créer de bons souvenirs !

mercredi, mai 22, 2024

Retour à Snowbird …

Pour ceux d’entre nous qui ne la connaissent pas, Snowbird est une station de ski d'Utah située a 2 469 mètres d’altitude, généralement très bien enneigée, qui ouvre tôt (novembre) et ferme tard (fin mai en général, parfois plus tard et même jusqu'au 4 Juillet). Bien que située pas loin de Park City (17 km à vol d’oiseau mais 64 km par la route), cela prend environ une heure pour s’y rendre par routes sèches et faible circulation. 

Disons donc que je m'y rends rarement pour skier alors qu'il ne me faut que 5 minutes en voiture pour aller dans notre station locale. Ce n’est qu’une chose que je fais en fin de printemps, quand Park City Mountain est fermé, ce qui est le cas depuis un mois maintenant. C’est ainsi que samedi dernier, je suis descendu en voiture dans la vallée de Salt Lake City, puis suis remonté au « Bird », comme les locaux appellent cette station emblématique. 

La journée était magnifique, la circulation fluide et j’étais absorbé par ce beau paysage matinal. Tout en roulant, je pensais à une citation attribuée au philosophe américain Ralph Waldo Emerson : « Ce n’est pas la destination qui compte, c’est le voyage pour s’y rendre ». C’est vrai, il s’agissait avant tout de profiter du trajet, ce parcours routier était pour moi tout aussi important que d’arriver au pied des pistes. 

Quoi que nous fassions, il y a plaisir et leçon à tirer de chaque instant où tout va à peu près bien dans nos vies. Arrivé sur place, j'ai eu la chance de trouver une place rare pour me garer car l'endroit était déjà plein, et très vite, je rechaussais mes skis. 

Au début, les conditions n’étaient pas très bonnes, je n'étais pas monté sur les planches depuis près de quatre semaines et tout était gelé, avec des pistes assez mal préparées, mais l’instinct a repris le dessus au fur et à mesure que j'ai retrouvé mes jambes de skieur, et à 13 heures, quand il était temps de s'arrêter, j'avais retrouvé forme. 

 Après avoir descendu les 885 mètres de dénivelé dans une bonne soupe de fin mai sur le bas, j’ai même réussi à rejoindre ma voiture à ski en n'ayant juste qu’à traverser la route …

mardi, mai 21, 2024

Gwynet va skier

Le week-end dernier, nous sommes allés dans notre théâtre local pour voir une pièce créée initialement au Royaume-Uni et présentée en février dernier. Il s'agit d'un procès suite à un accident de ski survenu à Park City, plus précisément à Deer Valley, où en 2016 l’actrice Gwyneth Paltrow (Shakespeare in Love) et Terry Sanderson, un optométriste retraité de Salt Lake City, sont entrés en collision sur les pistes. 

Trois ans plus tard, Terry Sanderson, a d'abord poursuivi Paltrow pour 3 millions de dollars de dommages et intérêts, réduite par la suite à 300 000 dollars, affirmant qu'elle était responsable de la collision qui lui avait causé un traumatisme crânien permanent. Paltrow a contre-attaqué Sanderson en disant que c’était lui qui était fautif. Elle réclamait alors 1 dollar symbolique de dommages-intérêts et le remboursement de tous ses frais juridiques. 

Lors du procès en mars 2023, Sanderson avait été reconnu coupable pour conclure une histoire de célébrité qui avait tenu Park City en haleine pendant pas mal de temps. 

Sur la base de cette histoire, la pièce de théâtre « Gwyneth Goes Skiing » (Gwynet va skier) a été produite par le Pleasance Theatre Trust de Londres, écrite et co-produite par Linus Karp et Joseph Martin sur une musique originale de Leland. 

Il s’agit en fait d’une satire se voulant très ironique, parsemée de références à la culture populaire, de blagues, de bons jeux de mots et même de marionnettes pour montrer les antécédents qui ont conduit à la collision et au procès éventuel. Le spectacle utilise de vrais extraits du procès afin de mettre en scène cette série d’événements plutôt bizarres. 

La participation du public à ce spectacle fait partie intégrante de la représentation avec certains membres du public jouant des rôles spécifiques, certains devaient lancer des boules de neige à Sanderson alors qu'il « skiait » pour simuler une vraie tempête de neige sur les pistes ce jour-là. 

Finalement, la pièce s'est terminée avec le public qui était invité à voter en tant que membre du jury. Comme nous avons suivi l’histoire au fur et à mesure qu’elle se déroulait autour de Park City, nous nous attendions à un bien meilleur spectacle et nous nous sommes retrouvés avec une production décevante, plutôt tirée par les cheveux et qui ne nous a guère impressionnés. 

Hé oui, quand les anglais s’y mettent c’est pas toujours réussi !

lundi, mai 20, 2024

Produits Ryobi, quelle qualité ?

Il y a six ans, j'ai acheté un souffleur de feuilles 18 V fait par Ryobi. Au début, il fonctionnait correctement, mais au cours de ces deux dernières années, il ne démarrait pas régulièrement ou s’arrêtait de manière intempestive jusqu’au jour où il a décidé, comme ça, de ne plus marcher. 

Avant de courir au magasin pour en acheter un autre, j’ai cherché en ligne et j’ai découvert que l’interrupteur actionné par la gâchette de l’appareil tombe fréquemment en panne. 

Je viens donc de commander un interrupteur de remplacement et nous verrons combien de temps celui-ci va durer. Je soupçonne une mauvaise fabrication chinoise de piètre qualité dans le cas de ce produit, même si je possède d'autres produits Ryobi qui fonctionnent raisonnablement bien. 

L’avenir nous dira si mes soupçons sont fondés … 

dimanche, mai 19, 2024

Connaissez-vous l’III ?

Il y a l’IA (l’intelligence artificielle) et comme nous l’avons découvert ce matin, il y a aussi l’III qui signifie l’Intelligence Ignorante et Incorrecte, un concept diamétralement opposée de l’IA. 

Il n’est pas nécessaire d’avoir accès à Gemini ou à Chat GPT pour profiter de cette source d’information douteuse, mais il suffit de dire qu’elle se trouve partout autour de nous, et qu’elle abonde en particulier sur les réseaux sociaux et l’Internet en général.

Comme aussi avec de nombreuses personnes avec lesquelles nous finissons tous par entrer en contact au cours d'une année qui en sont également généreusement équipées. 

Si c’est le cas, je vous conseille de vite vous en éloigner. Même si l’IA fonctionne plutôt bien et, me dit-on, continue à s’améliorer au fur et à mesure qu’elle est utilisée, je ne vous recommande pas d’essayer l’III, à moins que vous ne recherchiez à vous enfoncer la médiocrité la plus profonde qui soit !

samedi, mai 18, 2024

Beaucoup, beaucoup trop de copeaux d’écorces !

Le 2 mai, un énorme camion-benne livrait chez moi ce que je pensais être plus 16 mètres cubes de copeaux d'écorce d'arbre broyée. En fait, j'avais commis une grosse erreur en commandant car j'en ai reçu deux fois plus que ce dont j'avais besoin.

Il y a sept ans, j'avais mesuré environ 200 à 250 mètres carrés de couverture nécessaire et j'étais arrivé à un volume de 8 mètres cubes qui, à la livraison, couvrait tout et m'en laissait à peine un peu en réserve. 

Cette année, après étendage, la couverture était considérablement plus large et plus épaisse et il me restait encore 2 m3 que je pourrai utiliser au cours des années suivantes. 

On ne cesse jamais d’apprendre quand on ne fait pas trop attention !

vendredi, mai 17, 2024

Le toit de mon voisin…

Mon voisin d’à côté est un « fameux » entrepreneur de Park City qui, jusqu’à récemment, construisait des maisons valant plusieurs millions de dollars dans les quartiers les plus prestigieux de notre localité. Excellente réputation. Pourtant, vous ne le devineriez pas si vous regardiez sa maison qui a sérieusement besoin d’entretien. On parle du cordonnier qui est le plus mal chaussé ! 

Sa maison a été construite en 1988 et il l'a achetée en 2004. Le toit est fait de tavaillons en bois qui sont maintenant tous tordus et fendus. En plus de constituer un risque d'incendie non négligeable (ce type de toiture est maintenant désormais interdit à Park City), la toiture est trop près de nombreux arbres qui s'étendent sur une grande partie de sa surface, ce qui n'est pas non plus une bonne idée pour minimiser la propagation du feu. 

L'autre jour, je parlait à sa copine et elle m'a dit que son mec était en train de naviguer au beau milieu de l’Atlantique et qu'elle allait le retrouver bientôt, avec leur fils de 16 ans, aux Açores, et les trois continueraient à naviguer en direction de l'Europe du nord. Elle m’a dit ensuite que des jeunes allaient demeurer chez eux pendant leur absence. 

J'ai dit : « C'est bien d'avoir quelqu'un dans la maison au cas où il y aurait des fuites et d'autres problèmes… » Elle a répondu : « Justement, nous avons d'énormes fuites sur le toit et nous allons bientôt le refaire ! »

Le lendemain, j'ai regardé le pan de leur toit qui se trouve du côté de ma maison et j'ai remarqué une immense zone bâchée et d'autres surfaces qui avaient été récemment disposées pour empêcher les écoulements. 

J’aurais probablement cherché à régler ce problème avant de m’embarquer sur l’Océan, mais je comprends que nous voyons tous les choses de manière différente !

jeudi, mai 16, 2024

Quand nos vies sont en mal d’objectifs

Dans la seconde moitie de ma septième décennie, j’ai bien du mal à sélectionner puis à me fixer des objectifs capables de continuer à « alimenter » ma vie. Avoir des objectifs est essentiel pour me motiver comme c'était le cas quand j’étais jeune. 

Je me rends compte qu’un bouleversement dans la manière dont on structure objectifs et motivation est compréhensible après la retraite et c’est pourquoi j’ai fait un peu de recherche pour me tirer de cette mauvaise passe. Voici parmi les idées que j’ai trouvées celles que j’ai le plus aimées. 

D’abord, c’est vrai que la retraite ne devrait pas me ralentir, au contraire, j’ai le don du temps libre et de ne plus avoir à travailler pour gagner ma vie. La première chose à faire est de fixer des objectifs, qui doivent être SMART. Cela signifie qu’ils doivent être Spécifiques, Mesurables, Adaptés, Réalisables et limités dans le Temps.

Il ne s’agit pas de généralités comme « être en meilleure santé », mais plutôt de « marcher 30 minutes 3 fois par semaine pendant le le mois qui vient ». Les grands objectifs doivent également être divisés en petites tranches puis faciles à prendre en main et qu’on ne peu pas ignorer quand elles sont atteintes et qui doivent être fêtées pour maintenir la motivation. 

Toutes ces idées constituent un modèle raisonnable pour commencer. Avant de choisir mes objectifs, il est également essentiel de vérifier qu’ils vont m’apporter joie et épanouissement, comme aider les autres, apprendre une compétence inédite, vivre quelque chose d’unique ou créer un truc dont je peux être fier. Les objectifs alignés sur ce que j’aime porteront d’avantage leur fruits. J'ai juste besoin de trouver quelque chose qui me maintient engagé, motivé et que j'aime faire. 

Je vous ferai savoir comment ce projet évolue !

mercredi, mai 15, 2024

Aller sur Mars (suite)

Récemment, je discutais le documentaire récemment évoqué sur ce blog, « Space : The longest goodbye », avec mon fils, et il n'était pas d'accord avec moi sur le fait de ne pas laisser les humains participer à cette exploration malgré tous les défis qu'elle soulevait. 

Mon idée était d’utiliser plutôt des robots très intelligents. Il a estimé que cela allait à l’encontre de la volonté des humains d’atteindre ce qui semble impossible. Je comprends son point de vue, il n’a que 45 ans et est encore beaucoup plus aventureux que ce que je suis devenu à mon âge, mais j’ai pensé qu’étant donné le coût et les défis que pose un tel voyage, ce n’était pas une utilisation judicieuse de l’argent public alors qu'il y tant à faire pour réparer notre pauvre planète ...

Bon, si Elon Musk veut aller sur Mars à ses propres frais, il ne devrait pas se gêner. Pour moi, cela devrait être un test pour de telles aventures, surtout si la raison pour laquelle on y va n’est pas claire, bénéfique ou bien fondée. 

Partagez-vous mon avis, et sinon, pourquoi ?

mardi, mai 14, 2024

Conduite autonome Tesla (conclusion)

À plusieurs reprises après mon blog sur ce sujet (2 avril), j'ai expérimenté la fonctionnalité de la conduite autonome Tesla avec plus ou moins de succès. Dans des conditions de conduite simples, le système était tout simplement incroyable, mais à mesure que la circulation devenait plus compliquée, le logiciel trahissait quelques-unes de ses limites, en particulier sur les itinéraires que je connaissais très bien et qui présentaient leurs propres particularités. 

Parfois, c’était comme si un autre humain conduisait. Sur l'autoroute, les clignotants se mettaient en route tout seuls et la voiture changeait de voie en fonction de la vitesse de la voiture me précédant, quand on me talonnait, ou encore quand il était juste temps de changer de voie, parfois (pas toujours) comme je l'aurais fait. 

Je pensais aussi qu'il était mentalement éprouvant de prêter attention à ce que faisait la voiture, et aussi de maintenir une certaine pression sur le volant (comme l’exige le système), mais pas au point que le logiciel pense que j'essayais de reprendre le contrôle. De toute évidence, le système n’est pas encore parfait et il faut rester vigilant à tout moment, ce qui, d’une certaine manière, va à l’encontre de l’objectif fixé. 

De plus, la voiture n’était pas toujours capable de maintenir des vitesses constantes. L’accélérateur a tendance à rester à la vitesse préréglée lorsque l’on essaie d’aller plus vite. Un autre exemple typique est qu'il ne s'arrête pas et ne ralentit lorsque les véhicules d'urgence (ambulances, pompiers) surgissent sur les routes à deux voies. Il y a aussi la neige et la pluie qui peuvent nuire au bon fonctionnement du système car les précipitations perturbent les capteurs, nécessitant des améliorations dans le futur. 

Pourtant, je dois reconnaître que le système, tel qu’il existe actuellement, est peut-être déjà beaucoup plus sûr que de nombreux conducteurs humains qui partagent la route avec nous aujourd’hui ! En fin de compte, conduire normalement n’est pas si difficile. En lisant les critiques des autres usagers, l’une d’entre elles a retenu mon attention ; elle disait : « En ce moment, la conduite autonome de Tesla, c'est comme acheter une calculatrice et vérifier avec un stylo et du papier si les résultats sont corrects... » 

De plus, le système reste cher même après avoir été ramené à 8 000 dollars ou 99 dollars par mois, Je vais donc encore m’en passer pour le moment. L'autosteer (la fonctionnalité qui améliore le régulateur de vitesse et dirige automatiquement le volant) me suffit amplement pour conduire sur autoroute. 

Cela dit, je reste très impressionné par mon expérience du système tel qu’il existe aujourd’hui et je suis convaincu que sa perfection n’est pas trop lointaine. J'espère que quand j'aurai 80 ou 85 ans tout sera absolument parfait, c’est en tout cas ce que je crois !  

lundi, mai 13, 2024

Ma (singulière) façon de skier ...

Pour ceux d’entre nous (quelques privilégiés, je m’en rends compte) qui skient seuls, nous avons tous une façon bien à nous de passer la journée en montagne. Il se trouve que je fais partie de ceux-là, même si je ne skie avec les membres de ma famille qu’entre 20 et 30 pour cent de mon temps lorsque je ne suis pas seul. N’ayant jamais étudié les habitudes des skieurs solitaires, je ne peux parler que pour moi et c’est ce que je souhaite partager avec vous aujourd’hui. 

Tout d’abord, n’oubliez pas que j’adore le ski de manière inconditionnelle. Sous tous les temps, type de neige, terrain et visibilité changeante, rien ne semble jamais m’arrêter. L’exception étant évidemment les skieurs en surnombre. Bon il y a aussi des limites quand un épais brouillard enveloppe tout, cela ne rend jamais mon expérience des plus confortables ! 

Pourtant, j’accepte l’ensemble des conditions qui me sont servies sur toute une longue saison, et il n’y a vraiment que quelques rares journées que je pourrais considérer comme franchement mauvaises. Ma façon de skier n’est pas vraiment structurée et m'emmène d'un endroit à l'autre d’un massif, sans grand plan général, mais qui prend juste en considération les conditions d’engorgement des lieux. J'ai juste quelques principes dont je ne déroge jamais. 

Si une piste de ski est définie à partir d’une station supérieure de remontée mécanique et s’étend jusqu'au pied de celle-ci ou d'une autre que je compte reprendre, le parcours ainsi défini doit toujours se faire sans le moindre arrêt, l'exception à cette règle étant un arrêt-pipi impromptu. Le ski non-stop est crucial pour mon ski car il m'oblige à m'adapter et à improviser par rapport aux conditions toujours changeantes du terrain, des obstacles ou de la neige, et m'oblige à devenir encore plus instinctif dans ma façon de skier. Il n'y a pas de moment d'inactivité, tout se déroule bien comme si tout avait été chorégraphié avec peu d'événements aléatoires ou de hasards. C’est comme ça que j'aime skier. 

Ensuite, je m'assure toujours de skier une piste très difficile ou une mauvaise neige, peu importe où je me trouve sur le domaine skiable, histoire de repousser mes limites et de tout faire pour continuer à m'améliorer techniquement. Comme je me trouve dans la dernière ligne droite de la vie et que mes virages à ski sont comptés, la règle finale est que je m’efforce de skier aussi vite que les conditions le permettent, tout en gardant un bon contrôle à tout moment, ce qui réduit mon champ d'action et m'oblige à rester concentré en permanence. 

Il en résulte un rapport entre les temps de montée et de descente qui a tendance à me faire passer la plus grande portion de mon temps sur la remontée mécanique. Pendant cet énorme « temps mort », si je peux l’appeler ainsi, je cogite peu, à part débriefer mentalement ma dernière piste, tirer des conclusions qui pourraient valoir la peine d'être mémorisées et transférées dans ma banque d’expérience, et aussi décider où je ferai la prochaine descente, ce qui finit souvent par être un dilemme qui me tiraille beaucoup (embaras du choix...)

Lorsque des skieurs sont visibles, je les observe en essayant toujours d'apprendre quelque chose de leur façon de skier. Je cherche aussi de nouvelles lignes, de nouveaux passages à travers les arbres ou je scrute une crête pour voir s'il y a des skieurs et m'assurer de ne rien manquer de ce qui se passe autour de moi. Lorsque mes compagnons de remontée sont disposés à bavarder, j’entame volontiers avec eux une conversation que je trouve toujours agréable et souvent enrichissante. 

Lorsque je remonte seul, je me laisse imprégner des éléments naturels environnants et c’est un peu pour moi une forme supplémentaire de méditation. Ce dont j’ai horreur c’est de prendre des photos et de faire des vidéos en skiant. Je trouve cela compliqué et cela interrompt le « flot » de l’expérience. Bien entendu, je suis toujours ravi d’avoir les images et le métrage par la suite ! 

Ensuite, il y a le facteur temps. Je considère les moments passés sur les skis extrêmement précieux, c'est pourquoi je planifie toujours le nombre de sorties que je peux intégrer dans mon créneau de temps disponible et ne perds pas un seul instant à partir du moment où je me glisse dans les couloirs de la remontée mécanique et jusqu'à l'instant où mes pieds touchent à nouveau le sol à la guare supérieure. 

Je suis un peu esclave de ma montre qui bas la mesure et gère mon activité tout au long de la sortie. Je connais le temps qu'il faut pour aller d'ici à là, tout comme lorsque j'étais moniteur de ski et soumis à la contrainte d'un cours d'une heure. Jusqu'au retour vers mon auto, il n'y a jamais de temps mort, tout se déroule comme si chaque instant était chorégraphié avec peu d'action laissées au hasard. 

Voilà comme je skie.

dimanche, mai 12, 2024

Conduire un véhicule électrique, an II

Cette période de deux ans comprend deux hivers rigoureux et avec seulement un peu plus de 20 000 km au compteur, j’en reste aux observations faites il y a un an. 

Même dans notre environnement de haute montagne, je me demande même si une version à quatre roues motrices avec de bons pneus neige est nécessaire ?

Nous avons encore une vieille voiture à moteur thermique dans le garage que nous conduisons presque jamais et après quelques voyages en voiture électrique, mon anxiété d'autonomie a maintenant totalement disparu et je ne reviendrais plus jamais à une voiture à essence !