mardi, janvier 10, 2017

L'avantage Trump

Je ne sais pas si c'est pareil pour vous, mais jusqu'à présent, je n'ai pas été fichu d'avoir suffisamment de temps pour accomplir tout ce que je voulais faire dans ma vie. En réalité, le temps passe bien trop vite et c'est constamment que je souhaite que son rythme fou ralentisse un peu.

Maintenant, grâce à Trump, ce moment est enfin arrivé. Le temps pendant lequel nous allons devoir endurer cet imbécile va nous paraître interminable et, tant qu'il sera à la Maison Blanche, la plupart d'entre attendrons désespérément la fin de son mandat.
Donc, d'une certaine façon, nous récupérerons la plus grosse portion du temps qui nous avait été volée durant toute notre existence.

La différence est que le temps que nous avons utilisé et gaspillé était de bonne qualité, alors que tout ce temps qui nous tombe dessus aujourd'hui sera bien médiocre. Bien sûr, il nous incombera de faire les efforts nécessaires pour l'améliorer et pouvoir en profiter au maximum.

J'espère juste que le parti d'opposition sera assez sage pour en faire autant !

lundi, janvier 09, 2017

Enfin, un vrai hiver !

Cela fait depuis 2010-2011 que nous n'avons pas eu un « vrai » hiver à Park City ; toutes ces saisons précédentes la couche restait désespérément trop fine ...

Cette année marque un revirement de situation et jusqu'à présent, les chutes de neige ont été phénoménales. Dommage que je suis actuellement sur le carreau pendant que j'essaie de soigner mon genou gauche.

Comme partout ailleurs dans le monde, le temps reste imprévisible et alors que les températures moyennes ne cessent de monter, cela ne nous empêche pas d'avoir encore des années de neige exceptionnelles, donc profitons de cette précieuse manne blanche et moelleuse pendant qu'elle continue de tomber.

Excusez-moi, je dois arrêter mon bavardage car il faut que j'aille peller toute cette neige !

dimanche, janvier 08, 2017

N'écrivez pas, appelez vos membres du congrès !

Comme beaucoup, j'ai trop souvent trouvé bien pratique de contacter mes membres du congrès américain (représentant et sénateurs) par mail, mais après tout ce que j'ai pu lire et ce que l'on m'a dit, j'en ai conclu que c'était une véritable perte de temps.

Il faut les appeler par téléphone à chaque fois que nous ne sommes pas satisfait avec notre gouvernement. Si j'ai la discipline de le faire, cela, non seulement va les rendre fous, mais ils risquent aussi de commencer à faire attention à ce qu'ils entendent. Et il va falloir faire ça, avec leur idéologie déjantée ainsi que celle de notre nouveau «Tweeter en Chef».

Donc, sans plus tarder, j'ai décidé de programmer leurs trois numéros sur mon téléphone et de les appeler d'une manière ponctuelle et persistante. Si nous faisons tous la même chose, nous pourrions amener les changements dont nous auront tous bien besoin.
Trouvez le numéro de votre Représentant (vous n'en avez qu'un), et ceux de vos deux Sénateurs, notez bien leurs numéros, programmez-les dans votre téléphone, collez-les sur votre bureau, sur votre comptoir de cuisine et commencez à les appeler régulièrement, surtout s'ils sont Républicains.

Soyez gentil et courtois avec les stagiaires qui répondent au téléphone et n'oubliez pas qu'ils sont tous bénévoles. Bonne chance !

samedi, janvier 07, 2017

Rire et humour pour faire face

La vie ne manque jamais de nous apporter plus que notre juste part de situations désagréables. Tous ces temps difficiles que nous traversons sont là pour nous éprouver et nous en payons le prix fort. Il semble alors inévitable et bien excusable de laisser les spirales de la tristesse, la colère, la négativité et la dépression nous tirer vers le bas.

Comme on pourrait s'y attendre, il y a toujours une anti-dote à ce triste état de chose et cela s’appelle prendre du bon temps en plongeant dans l'amusement, l'humour et le rire. S’entraîner à réagir ainsi peut s’avérer autant utile que salutaire, mais nous devons faire un effort bien conscient pour intégrer ce genre de réaction dans nos vies.

Il est peut-être vrai que l'événement le plus déstabilisant et le plus permanent s’avère être le changement. De tous les éléments qui nous déstabilisent, celui-ci est omniprésent. Le changement nous fait peur, nous panique et nous prive de voir ses côtés potentiels ludiques et tous ses avantages aussi minuscules qu'ils soient.

L'humour et le rire sont aussi d'excellents outils pour éradiquer le stress et cela à fait leurs preuves depuis bien longtemps. Le seul problème est que cette réaction n'est pas un réflexe naturel qui pourrait nous venir à l'esprit quand nous en avons le plus besoin. Il nous faut juste le cultiver avant qu'il devienne une habitude mentale vie qui sera toujours à notre portée.

Il y a aussi le choix bien conscient de l'attitude que nous avons le choix d'adopter face aux événements extérieurs et encore une fois, choisir le côté ensoleillé au lieu de la zone ombragée requiert ce même effort conscients qui avec un peu de répétition peut valoir son pesant d'or.

Vient enfin le confort de se sentir d'avantage en contrôle de notre situation quand il faut se sortir d'un mauvais pas désagréable et de le remplacer par une position beaucoup plus stable.

Au bout du compte, si nous parvenons à transmuter obscurité et désespoir en joie, rire et jeux, nous nous sommes rendu un sacré service. Temps de se mettre au travail !

vendredi, janvier 06, 2017

Tant de neige tôt dans la saison ...

Ce début d'hiver est probablement l'un des meilleurs que j'aie vu ici à Park City depuis de nombreuses années, avec d'avantage de neige en train d'arriver dans le « Pipeline Californien ».

Le ski est divin, surtout maintenant que les foules sont parties, avec plus de « peuf » en reserve juste pour les gens du coin.

Ces derniers jours, j'ai réorienté mes compétences hivernales sur le déneigement , car mon genou gauche n'a pas tellement apprécié que je l’emmène dans des endroits qu'un mec de mon âge serait quand même plus sage d'ignorer ; cependant mon excuse était valable; il fallait que je fasse skier ma fille !

Pour l'instant, je prévois d'être patient, bien laisser cet enflammé de tendon latéral se calmer (je pense que c'est lui, je n'ai pas encore vu le docteur) et, si Ull le veut, je serai de retour sur mes planches en un rien de temps !

jeudi, janvier 05, 2017

Essayer des skis ...

Évaluer une paire de skis est toujours très délicat. Tout d'abord, nous sommes habitués aux skis que nous utilisons normalement et essayer une nouvelle paire pour l'évaluer exige un certain temps d'adaptation avant même de se faire une bonne idée sur la façon dont le ski se comporte.

Ensuite, nous sommes tous différents; notre poids, notre corpulence, notre technique personnelle, nos préférences en matière d'endroits où nous skions, le type de terrain et les conditions de neige sont autant de paramètres qui compliquent l'évaluation et peuvent éparpiller les résultats dans des directions divergentes.

Cela dit, j'ai essayé deux paires de skis XO l'année dernière ; ces skis sont fabriqués en Pologne et distribué de manière limitée aux États-Unis. Nous les avions testé sur des pistes parfaitement bien damées dans des conditions de neige idéales. J'avais beaucoup aimé un modèle « One Sixty Six » qui a alliait une incroyable facilité de virage, une grande précision, une stabilité inébranlable et de merveilleuses qualités de « carving ».

J'ai adoré ce ski bien que je l'ai trouvé un peu court pour moi (je suis habitué à skier sur des skis plus longs, de 180 à 188 cm). Au même moment, j'avais aussi essayé un autre modèle, qui m'avait été présenté comme « All-Mountain » et vendu sous le modèle « One Seventy Two ». Pour moi, ce ski n'arrivait pas à la cheville de l'autre, n'était pas aussi stable et était simplement plus difficile à contrôler.

Récemment, j'ai de nouveau eu la chance de skier pendant quelques jours sur ce « One Seventy Two ». Cette fois, je l'ai emmené à la fois sur les pistes préparées et sur du terrain non damé (poudreuse, profonde, trace croisées, etc.)

La sensation que j'en ai retiré est que ce ski était plus difficile à skier sur piste bien préparée que l'une des trois paires de skis avec lesquels que je skie ordinairement (Rossignol Expérience 88 en 188 cm, Salomon Wing en 180 cm, Dynastar Powder Pack en 180 cm ).

Quand j'ai emmené ce ski hors piste, son comportement difficile s'est encore amplifié et exigeait beaucoup plus de travail et de concentration de ma part. Cela dit, je ne pourrais pas dire ce qui pourrait expliquer ce comportement.

S'agirait-il des lignes de cotes, de la rigidité des skis, je serai incapable de mettre mon doigt sur une cause bien particulière. Tout ce que je peux dire, c'est que ce modèle semble exiger d'avantage d'attention, de concentration et d'efforts que mes skis normaux, qui eux sont même encore un peu plus long …

mercredi, janvier 04, 2017

Jean Vuarnet, 1933-2016

C’est vraiment le premier champion qui ait vraiment capturé mon imagination de gosse et c'était un skieur en plus. Beaucoup a été dit et écrit au sujet de Jean Vuarnet et je n'ajouterai ici que ce qui en lui m'a le plus touché.

Je me souviens qu'après avoir remporté sa médaille d'or à Squaw Valley, une grande fête avait eu lieu en son honneur à Morzine.  J'avais juste un peu plus de douze ans et j'avais marché de ma maison, sur la route du lac de Montriond, jusqu'à la place de l’église où il avait été triomphalement accueilli et où on lui avait remit les clés d'un cabriolet Floride Renault flambant neuf, blanc comme neige.

Ensuite, j'ai connu Jean et sa femme Édith quand ils se rendaient très souvent, sur leur moto Norton, dans mon hameau estival des Lindarets, juste en dessous d'Avoriaz, où ils convoitaient un magnifique chalet, merveilleusement bien situé à l'ouest du village que son propriétaire (un Lavanchy, de Montriond) allait continuellement refuser de leur vendre.
En ces temps, le village des Lindarets était déjà l'aimant touristique qu'il est resté au fil des ans et l'endroit était toujours très sale après le passage de tant de touristes ; Jean avait dû alors penser que je serais plus réceptif que le reste des habitants du coin quand il m'avait conseillé de suivre la méthode utilisée dans les parcs nationaux d'Amérique du Nord, qui consistait à placer des poubelles dans les endroits stratégiques du hameau !

Plus tard, quand je suis devenu moniteur de ski à Avoriaz, les Vuarnets étaient la famille emblématique du coin avec leurs petits garçons toujours par monts et par vaux sur leur ski, leur magasin très moderne pour l’époque, Jean, son cigare bien calé dans la bouche, leur belle maison moderne où mes collègues de l'ESF et moi avions fêté les 40 ans du champion (c’était en 1973).

Quand j'ai déménagé aux États-Unis, j'ai revu Jean lors des foires de ski en Amérique du Nord jusqu'au milieu des années 90, au moment où j'ai quitté la commercialisation du matériel de ski.

Jean Vuarnet a joué un rôle prépondérant en développant mon amour pour le ski et en influençant ainsi mon choix de carrière tout en m’insufflant un esprit de gagneur qui n'a jamais cessé de m'inspirer. Il est décédé à l’hôpital de Sallanches ce 2 janvier.

Jean, continues ta trace bien droite dans l'au-delà et dans nos souvenirs !

mardi, janvier 03, 2017

Il y a quarante ans aujourd'hui ...

Le 3 Janvier tombait un lundi et après avoir volé de Genève à Paris, j'avais rencontré Roland Cattin et Philippe Blime, mes deux patrons de chez de Look, à l'aéroport Charles de Gaulle pour monter à bord de notre vol à destination de New York.

Je commençais une nouvelle vie et une nouvelle carrière aux États-Unis. La veille j'enseignais encore le ski à Avoriaz et j'avais laissé ma femme seule en France alors que je commençais mon travail dans le comté du Westchester, à New York.  J'allais retourner deux fois en France cet hiver là, j'enseignerais un peu pendant que j'étais à la maison tout en me préparant pour notre installation définitive en mai.

Quand je me remémore ce jour de janvier, j'étais rempli à la fois d'appréhension et d'exaltation. J’étais désireux d'apprendre et de voir mon rêve américain se dérouler devant me yeux. Cette décision fatidique de tout laisser derrière, a été vécue par des millions de personnes avant moi et c'est un choix que nous avons remit en question à de nombreuses reprises.

Aujourd'hui, il n'est plus question de se demander si c’était bien ou mal, mais simplement de se rappeler de ce choix si important pour nous, qui dans l'ensemble, semble encore avoir été le bon ...

lundi, janvier 02, 2017

Un réveil cauchemardesque ...

Il y a deux jours c'était la nuit du Nouvel An. Comme d'habitude, nous sommes allés au lit tôt (vers 22 heures) car nous n'avons jamais eu la patience d'attendre jusqu'à minuit après une semaine toujours très occupée et regorgeant de festivités.

Nous sommes tout simplement allés nous coucher en tournant la page sur 2016, année triste à bien des égards, avec en particulier un résultat électoral catastrophique. C'est là que vers minuit, tout notre quartier s'est mit à exploser à coups de pétards et de feux d'artifice pour éclairer tout ça.
Nous sommes restés bien tranquillement dans notre lit en caressant l'espoir que 2017 ne serait pas aussi mauvais que ce que l'on est en droit d’appréhender. Bien sûr, c'est ce que nous pensons chaque matin au réveil depuis le 9 novembre (le lendemain de notre élection) mais notre nouveau Cauchemar Américain s'accroche, bien trop réel.

Ce qui est sûr, c'est que - en tant que Nation - nous avons certainement bien mérité cette situation désastreuse. Qu'est-il arrivé au Rêve Américain?

dimanche, janvier 01, 2017

Bon (?) anniversaire...

Il n'y a pas si longtemps, j'avais un anniversaire de plus et pour l'occasion nous avons eu un merveilleux dîner de famille préparé avec amour par ma femme et ma fille.

Ce fut une soirée délicieuse et bien sympathique. Bien sûr, à mon âge, les anniversaires ne sont plus aussi agréables qu'avant et ne servent plus de toile de fond à des rêves à réaliser, des plans à exécuter et autres événements remplis de bonnes surprises.

Il est vrai qu'à l'âge que j'ai aujourd'hui, il est raisonnable de s'attendre au pire si nous tombons dans la catégorie de ceux qui voient leur verre à moitié plein.

Comme je suis un des individus qui « souffrent » d'optimisme, je m'attends simplement à ce que toutes les bonnes choses de ma vie dureront le plus longtemps possible et que rien ne viendra gâcher mon future.

C'est pour moi la façon dont je fête désormais mes anniversaires en gonflant mes espoirs et en élargissant mon sourire !

Au fait, meilleurs vœux pour 2017 !

samedi, décembre 31, 2016

Quand Park City surprends ...

Ces derniers jours auront battus tous les records d'affluence autour de Park City avec une foule de skieurs et de snowboarders sur tous nos massifs. C'est excellent pour l'économie locale et c'est une expérience parfaite pour nos visiteurs comblés par un temps idéal et une neige merveilleuse.

Bien sûr, il y avait des grosses queues sur les remontées les plus populaires (pas forcément les meilleures, du reste) et nous avons été agréablement surpris alors que nous étions sur nos planches. D'abord, quand nous nous sommes pointés au départ de la télécabine Quicksilver en rentrant sur Park City, après avoir passé l’après-midi aux Canyons, une employée s'affairait à distribuer de l'eau à tous ceux qui en voulaient. Assez impressionnant !

Même Deer Valley ne fait pas cela ... Ce jour là, j'avais déjà repéré quelques cadres de Park City qui travaillaient pour l'occasion aux remontées mécaniques et j'étais encore plus surpris quand la personne qui m'a donné mes skis à l'arrivée de la télécabine n'était autre que Bill Rock, le directeur général de Park City Mountain. Pas mal !

Quel bel exemple et quelle bonne surprise venant d'une station de ski que la plupart des habitant de Park City n'ont pas cessé de critiquer depuis qu'elle a été reprise par Vail Resorts. Cela dit, cette saison aura aussi été marquée par une attitude en grand progrès de la part de tous ses employés qui, en toute occasion, font un effort remarquable pour engager leurs usagers.

Bravo, Park City Mountain !

vendredi, décembre 30, 2016

Jupiter et Ninety-Nine-90

Si vous avez skié à Park City et êtes un très bon skieur, vous aurez sûrement entendu parler de Jupiter en tant que l'endroit où il faut aller. Le terrain est merveilleux, mais le vieux télésiège, brinquebalant,  biplace qui vous y emmène est une toute autre histoire.

Vers la fin du siècle dernier est apparu « Ninety-Nine-90 » sur le secteur des Canyons. Un télésiège débrayable avait été installé dans une zone ressemblant à Jupiter à bien des égards.

Pendant de nombreuses saisons, j'avais un peu délaissé Jupiter pour ce nouvel endroit et ce n'est guère qu'avant-hier en skiant avec ma fille que j'ai redécouvert les lieux et comprit pourquoi ils généraient tant d'enthousiasme. 
Bien sûr, cette saison nous a gâtés avec une couche de neige exceptionnellement généreuse et cela fait une énorme différence, mais la « texture » du terrain autour « Jup », comme la plupart des skieurs l'appellent, est plus raffinée, détaillée et variée, ce qui à pour effet d'amplifier la diversité et les options offertes aux skieurs.

C'est sans doute pour cela que ce coin reste unique ...

jeudi, décembre 29, 2016

Le boulot le plus difficile au monde ?

Hier matin, au petit-déjeuner, nous avons discuté si le fait d'être le président des États-Unis était le travail le plus difficile de tous.
Je ne suis pas tombé d'accord avec mon épouse et ma fille qui pensaient que notre chef d’état avait effectivement le travail le plus dur qui soit.

Je tenais l'argument opposé en disant que notre président était quand même bien isolé de tous les problèmes désagréables par l'ampleur de son administration et était également tenu à l’écart du traumatisme émotionnel direct qui ne se ressent guère que lorsqu'on est à proximité d'une situation très grave.

C'est là que j'ai affirmé que certains propriétaires de petites entreprises font souvent face à beaucoup plus de problèmes insolvables et à des situations encore plus désastreuses. Bien sûr, il était difficile pour moi de fournir sur le vif les exemples précis et détaillés que mes interlocuteurs ont exigés de moi.

J'ai simplement ajouté que certains présidents (Abraham Lincoln, Lyndon Johnson) avaient du confronter des situations ou des crises beaucoup plus difficile que certains autres (Bill Clinton, Barack Obama).

C'est alors que j'ai trouvé ce classement sur CareerOverview.com qui a validé mon argument en énumérant les vingt-cinq emplois les plus sales, difficiles et dangereux que certains sont appelés à accomplir au quotidien. Je n'énumérerai ici que les dix premiers: 
  • Mineur de charbon 
  • Président des États-Unis 
  • Pêcheur de crabe en Alaska 
  • Mercenaire 
  • Personne travaillant à son compte 
  • Nettoyeur d'égouts à Calcutta 
  • Négociateur de l'ONU 
  • Bûcheron 
  • Gardien de prison 
  • Secours en montagne 

Ce classement m'aura donc permit d’étayer mon point de vue et de confirmer mon excellent jugement, même s'il me semble que nettoyeur d'égouts à Calcutta est un poste bien pire que d'être assis à la Maison Blanche.

Maintenant, dites-moi, êtes-vous d'accord avec moi, ou allez-vous rejoindre l'opinion de ma femme et de ma fille?

mercredi, décembre 28, 2016

Mon genou, deux jours après

Ce matin, au saut du lit, mon genou gauche allait beaucoup, beaucoup mieux, pour des raisons mystérieuses et inexplicables. J'étais plutôt pessimiste la veille. Pourtant, j'ai décidé de rester à la maison et de m'abstenir de skier afin que je guérisse.

C'est alors que je me suis rappelé de toute cette tradition des guérisseurs et soi-disant « rebouteux » qui était si répandue dans mon village natal de Haute-Savoie. Avec les « coupeurs de feu », « coupeurs de zona » parmi bien d'autres, ces guérisseurs constituaient un ressource merveilleuse pour les gens peu fortunés qui devaient se faire soigner.

Je me souviens que plus d'une fois, alors que j’étais encore enfant, j'ai eu une entorse au genou et qu'un « rebouteux » est venu pour réparer tout ça. Je me souviens aussi qu'à de nombreuses reprises, ma mère s'est brûlée dans la cuisine et s’était faite « couper le feu ».

Cela dit, ma guérison semble être miraculeuse et pourrait bien avoir été causée par une paire ski que j'avais emmenés en poudreuse et qui s’étaient avérés bien difficile à contrôler, deux jours auparavant, et qui pourraient bien avoir réveillé une vieille blessure, car je n'ai pas réussi à identifier aucune autre raison pour tout cela ...

mardi, décembre 27, 2016

Mon genou gauche n'est pas content

Il y déjà 22 ans, le 18 décembre 1994, je m'étirais le ligament collatéral médian sur le genou gauche en skiant. Je rechaussais aussi sec le 1er janvier.

Depuis quelques jours, j'ai ressenti ce même ligament et aujourd'hui, alors que nous faisions de la poudreuse avec ma fille, mon genou a commencé à me faire mal. Je ne sais pas si je pourrai continuer à skier ou si je devrais prendre un peu de repos.

Peut-être devrais-je porter une genouillère ? Je ne sais pas trop quoi faire et je crains que cela empire demain. Quelqu'un a-t-il des recommandations ?

lundi, décembre 26, 2016

L'art de rester motivé

Il est impossible de rester toujours rempli d'optimisme, d'énergie et d'appétit pour la vie.

Ces éléments cycliques varient toujours en intensité et quand ils leur arrive de baisser, il est très utile de s'en rendre compte et de comprendre ce qui se passe, c'est à dire un passage à vide temporaire.

Si ces cycles servent à quelque chose, c'est à bien nous faire comprendre ce qui se passe, d'où cela vient et faire tout ce qu'il faut pour remettre les bonnes choses en place.

Juste un rappel bien utile en cette période de l’année remplie d'anticipation, de projets, de bons moments, d'exaltation, d'excès et bien entendu de tous leur effets opposés qui ne manquent jamais de se matérialiser dans les jours qui suivent ...

dimanche, décembre 25, 2016

Quel est votre Tweet?

Noël c'est la période de de l'amour du prochain, de la paix universelle et d'une foule de pensées positives ; c'est sûrement pas en tout cas le moment de lire tous ces méchants « Tweets » pour lesquels le futur président américain semble être si doué.
Aujourd'hui, alors que j’ôtais la neige autour de ma maison, je pensais que pour chaque Tweet en provenance de Trump, que nous présentent nos médias, il devrait y avoir au moins un « contre-Tweet » venant de la part de tous ceux qui n'apprécient pas cet homme et ce qu'il raconte.

Cela permettrait un flux créatif divertissant et serait une merveilleuse manière de remettre à sa place notre intimidateur en chef !

samedi, décembre 24, 2016

Joyeux Noël !

Pour célébrer cette soirée bien spéciale, mes yeux ont été attirés par cette image d'une camionnette illuminée dans un quartier de Park City,qu'avait repérée mon ami Dirk Beal avant qu'il ne la poste sur Facebook.

Cette œuvre d'art intitulée « Jésus dans son pick-up » illustre ce qui s'applique le mieux au style de véhicule autonome que nous aimerions voir partout dans nos stations de sports d'hiver.

J'espère que sous le capot se trouve une transmission à quatre roues motrices, surtout avec toute la neige qu'on nous promet pendant les fêtes, et je me sens parfaitement rassuré avec Jésus-Christ, au volant, même s'il est assis là « juste au cas où ».

Bonne route, Jésus et Bonnes Fêtes de fin d’année à tous !


vendredi, décembre 23, 2016

La bourse va-t-elle plonger ?

Après des années de croissance, bien qu'assez modestes, notre économie américaine a performé à la perfection.

Depuis l'élection présidentielle, notre marché boursier est monté en flèche. Hier, selon Morningstar, il semblait être surévalué par quelque deux pour-cent.

Quand faudra-t-il temps vendre et sauvegarder tous ces gains? Probablement plus tôt que nous le pensons. Je prévois cela pour le début Janvier 2017.

On verra si j'ai raison ...

jeudi, décembre 22, 2016

Comment décrire les queues aux remontées alpines

Souvent, les gens auxquels je parle sur le télésiège me demandent comment est le ski dans les Alpes françaises.

Je leur dis que les vallées sont beaucoup plus profondes, offrent d'avantage de dénivelé, la nourriture est divine et les queues aux remontée mécaniques, infernales.

« Infernales ? » s’étonnent-ils... Ma réponse est toute simple : « Imaginez une absence totale de corridors organisés et des centaines de personnes se comportant comme Donald Trump … »

« Comment ça ? » disent-ils. Je clarifie: « Des êtres infiniment grossiers marchant sur vos skis, de véritables mufles qui cherchent à vous intimider, vous humilier et vous pousser ».

Il ferment alors les yeux avant de dire : « On a comprit. »

mercredi, décembre 21, 2016

Neige difficile et autres excuses ...

La plupart des skieurs adorent les excuses. Leurs skis sont mal préparés, ils ne se sentent pas en forme ou la visibilité est horrible.

J’évite d'utiliser ce genre d'excuses parce que je les ai entendu trop souvent et elles me fatiguent. Mes seules excuses sont liées à la neige.

Cette saison, je trouve que notre neige, traditionnellement extraordinaire en Utah, reste jusqu'à présent bien dense et assez humide. Même avec les meilleurs skis du monde au pied, elle est difficile à skier, surtout partout où elle n'est pas damée, est irrégulière ou en traces croisées.

Les blocs restants sont si compact qu'ils dévient les skis et même en essayant de skier en douceur, tous ces éléments sont particulièrement déstabilisants.

Que faire? Être patient et attendre une chute de neige fraîche ...

mardi, décembre 20, 2016

Sommes-nous assez curieux?

... Probablement pas autant que nous le devrions. Je suis en train de lire « A Curious Mind » (Un esprit curieux: le secret d'une vie plus large) par Brian Grazer et Charles Fishman.

Ce livre n'existe malheureusement pas encore en version française mais est disponible sur Amazon.fr. J'aurais aimé avoir pu lire ses pages quand j'avais vingt ans, mais vaut mieux tard que jamais !

Cet ouvrage passe en revue ce qui se passe dans nos vies, pas seulement à travers le filtre de la curiosité, mais surtout sous forme des questions qui en sont évidemment le sous-produit, ou mieux encore, le véhicule principal de cette qualité si importante et si peu reconnue.

Nous passons notre vie à donner des ordres, à dire n'importe quoi, à faire des commentaires, à nous justifier, mais toujours sans poser assez de questions et, ce faisant, nous trop passons souvent « à coté de la plaque ».

Il est donc temps de devenir curieux  ...

lundi, décembre 19, 2016

Vieillir en skiant

Un projet qui m'intéresse beaucoup est d'observer, autant que faire se peut, comment la façon dont nous skions est affectée par l'âge. Personne n'échappe à la vieillesse, mais à ma connaissance, peu ont essayé de rapporter comment celle-ci affectait leur façon de skier.

Je présume que la plupart des skieurs sont tellement pris à essayer de compenser pour leurs capacités physiques en déclin qu'ils n'ont ni le temps, ni le cœur de mettre tout ça par écrit. Mes observations ont commencé depuis que je soupçonnais que ma façon de skier vite en prenant des risques était en train de changer, et je peux maintenant affirmer qu'au fond de la soixantaine, la tendance à la baisse est bien là.

Puis-je dire quand ma forme a atteint son zénith ? Je dirai autour de 63 ans, ce qui est un signe encourageant pour la plupart des quinquagénaires. Maintenant, comment puis-je mesurer cette baisse de performances ?

Je n'ai pas d'outils scientifiques à ma disposition, mais j'ai une assez bonne idée de ce que j’étais capable de faire quand je me sentais au « top » de ma forme, qu'il s'agisse du temps de mes descentes ou du nombre de remontées enregistrées sur certaines des pistes difficiles que j'affectionne le plus.

Bien sûr, rien n'est plus variable que les paramètres du ski, surtout en matière de qualité de neige, qui joue un rôle énorme, mais le temps ne ment jamais et il est facile de compter les remontées qu'on effectue, le dénivelé qu'on accumule et les toutes ces petites misères gênantes qui ne manquent pas de surgir, pour arriver à des mesures qui parlent.

Vous êtes maintenant avertis, si ces résultats vous intéressent, restez à l'écoute ces prochaines saisons ...

dimanche, décembre 18, 2016

Lettre au Père Noël

Cher Père Noël,

En cette année bien étrange, je n'ai qu'un seul souhait pour Noël ; Pas de jouets, pas de jeux vidéo: Pouvez-vous tout simplement nous débarrasser de M. Trump ?

Non, Père Noël, je ne veux pas qu'il arrive aucun malheur à cet homme déjà obèse, d'un blond exagéré, au vocabulaire limité mais dont la richesse est tout le contraire.

Je veux juste que notre Collège Électoral soit un peu plus créatif dans sa façon de voir les choses ; c'est ça, Père Noël, exactement comme vous le demandez à vos elfes dans votre fabrique de jouets au nord de Moscou en cette saison si bousculée.

J'ai demandé à mon père et il m'a dit qu'il faudrait juste que 38 Grands Électeurs change leurs votes et les passent à Mme Clinton pour qu'elle gagne, ce n'est donc pas grand chose que je demande.

J'avais déjà entendu que Mr. Trump avait dit que ces élections seraient « truquées ». Il avait juste oublié d'expliquer que M. Poutine s'en était chargé ...

S'il vous plaît, s'il vous plaît, Père Noël, écoutez ma requête et ne prenez pas mon prénom en ombrage !

Donald Junior.

samedi, décembre 17, 2016

De Lange à Koflach ...

Il y a trente ans, je prenais mon courage à deux mains en démissionnant d'un poste assez stable chez Lange, bien payé mais que je n'aimais guère, pour reprendre la distribution des chaussures de ski et d'alpinisme de marque Koflach sur le territoire américain.

Il fallait un sacré culot pour se lancer dans une aventure pareille ! Je m’étais pourtant un peu renseigné sur l'entreprise et, malgré sa ligne de produits assez médiocre et sa position déclinante aux États-Unis, j'avais décidé de prendre le risque, en commençant littéralement à partir de zéro, en mettant en place ma force de vente, bureau et centre de distribution à Salt Lake City.

Dès le départ je me suis concentré à fond sur la tâche afin de réussir et j'y suis parvenu. Dommage que le fournisseur autrichien n'a guère pu tenir le coup que jusqu'au début des années 90 quand l'usine de ski Atomic, déjà moribonde à cette époque, avait pris le relais, et M. Rohrmoser, son propriétaire, m'avait alors remercié pour me bons et loyaux services.

Cela dit, l’aventure aura été exaltante, totalement enrichissante et restera le point culminant de ma carrière dans la branche du ski.

vendredi, décembre 16, 2016

Après la rencontre entre Silicon Valley et Trump

Il y a quelques jours, Trump invitait les grosses têtes de Silicon Valley à sa salle de conférence, au 25ème étage de la Trump Tower à Manhattan et, en fin de la réunion, nos leaders de la haute technologie mondiales se sont tous retrouvés chez Starbucks, sur la mezzanine du deuxième niveau au dessus du lobby, pour boire un coup et faire le point.

J'étais la petite souris qui écoutait tout ce que cette équipe d’élite avait retenu de sa réunion de 90 minutes avec Donald et ses trois gamins.

Tim Cook: « Quel trouillard ce mec [Trump?]; Il n'a pas osé me demander le rapatriement des bénéfices étrangers d'Apple ! »

Satya Nadella (Microsoft): « Vous n'avez pas vu, mais je suis arrivé tôt et dès qu'il m'a aperçu, Eric [l'un des fils] a appelé un des membres du personnel de sécurité, qui est venu m'accoster en me demandant si j'avais un permis de séjour. J'ai bien cru que j'allais être déporté sur le champ ... »

Eric Schmidt: « Le Donald a murmuré à mes oreilles que mon Alphabet était formidable et qu'après l'avoir étudié, il pourrait peut se mettre à lire des trucs au lieu de simplement twitter ou ne faire que regarder la télé ! »

Jeff Bezos: « La seule question pertinente qu'on ma posé venait d'Ivanka qui voulait savoir si je pouvais lui avoir, ainsi qu'à son mari, un abonnement "Premium" gratuit pour les deux. Je lui ai dit "arrêtes tes conneries, ton papa est milliardaire, non ?" »

Sheryl Sandberg: « En fait, Donald semblait très intéressé par Facebook et m'a demandé si c'était un peu comme Twitter et si je voulais être son 'amie' ; J'ai poliment refusé en lui disant qu'il courrait droit à la crise cardiaque mortelle s'il lui arrivait de tomber sur certains de mes messages ... »

Larry Page: « Après ce que j'ai vu et entendu aujourd'hui, c'est fini, j'en sais suffisamment, j’arrête de googler les Trumps ! »

L'ultime est meilleure réaction nous est venue d'Elon Musk: « J'ai eu une révélation lors de cette réunion; Cela m'a inspiré de demander à SpaceX de me construire une capsule monoplace, construite sur mesure pour notre président élu afin de l'envoyer dans un voyage aller-simple à destination d'Europa [une des lunes gelées de Jupiter] ! »

jeudi, décembre 15, 2016

Un bonus de cinq à dix ans

Nous ne nous développons pas tous à la même vitesse.

Certains d'entre nous sont beaucoup plus précoce que d'autres et je me demande parfois si cet écart, qui peut être mesuré sur une période de cinq à dix ans, parmi nous autres humains, peut jamais être rétréci, rattrapé ou tout simplement éliminé ?

Comme le temps passe et comme je mûris finalement, je réalise de plus en plus que j'étais un de ces individus en retards sur son développement. Pas vraiment en retard partout, mais sur certaines caractéristiques comme le développement physique et certaines dispositions mentales pour n'en nommer qu'une paire.

Bien entendu, cela a été bien difficile pour moi d'accepter ce déport lorsque j’étais jeune et j'ai toujours souffert ce découplage de maturité comme un gros handicap.

Aujourd'hui, alors que je rejoins le troisième âge, il me semble que ce qui était naguère un obstacle, semble fonctionner inversement en me donnant désormais une vision beaucoup plus jeune de la vie, en me retournant un souffle énergétique et en faisant de moi une personne beaucoup moins blasé et moins cynique que la plupart des mes contemporains.

Je vois maintenant ce trait comme un « mal pour un bien », une prolongation de mon bail sur la vie et un feu ardent qui continue de brûler en moi. Une fois de plus, il y a un revers à chaque médaille !

mercredi, décembre 14, 2016

La peur de Trump

Tout le monde a peur de Donald Trump et ça se voit. Le Parti démocratique, les médias et le peuple américain.

Il est un fait que Trump n'utilise pas des moyens conventionnels de communication et à l’opposé, le reste du pays continue d’adhérer aux mêmes conventions sociales sans résultats probants.

Bien sûr, personne n'a l'habitude de confronter Trump en utilisant les mêmes armes que ce dernier. Lui y est aguerri, mais pas ses opposants.

Cela veut dire que pour l'instant Trump est bien placé pour terroriser l'Amérique, à moins bien sûr, que la majorité des Américains qui le détestent apprennent à maîtriser les même moyens que ceux utilisés par leur mufle de président.

mardi, décembre 13, 2016

Bon titre, mauvais livre

Je viens de terminer de lire "The Only Game in Town".

Comme ce bouquin avait été écrit par Mohamed El-Erian, une « célébrité » financière qui traîne sur les plateaux des émissions télévisés économiques et qui a été aussi impliqué avec le FMI et l'administration Obama, j'avais cru que j'en apprendrais un peu plus sur le rôle des banques centrales et que je comprendrais un peu mieux leur fonctionnement, leur pouvoir, leur marge de manœuvre et leurs options futures, tout comme son titre me portait à croire.

À la place de tout cela, je me suis farci un méli-mélo de phrases bien longues, dénuées de sens et d’obscures terminologies ficelées ensemble qui m'ont conduit 250 pages plus tard avec rien de compréhensible que je puisse ajouter à mon savoir. Au mieux du charabia et certainement une perte quasi totale de mon temps.

Une autre bonne leçon pour ne jamais juger un livre par sa couverture, par tous les compliments flatteurs écrits à propos de l'auteur et les étonnantes critiques trouvées sur le site Amazon et faites par des gens qui n'ont probablement pas eu l'intelligence, la ténacité, la patience et la détermination requises pour arriver au bout de cet essai stérile.

lundi, décembre 12, 2016

Qu'est-il arrivé à la croissance qualitative ?

Il y a juste deux jours, je me lamentais sur l'horreur de la croissance à tout prix, telle qu'elle nous est servie par nos gouvernements. Dans le passé, j'avais suggéré l'idée d'une « croissance qualitative » qui pourrait nous apporter meilleurs services et produits et pourrait rendre des emplois à nos pays avancés.

Entre autres avantages, un tel retour à la qualité pourrait vouloir globalement dire moins de « machins » produits, moins de consommation, moins de revenus et finalement moins de PIB ainsi qu'une chute de notre niveau de vie.

Cela pourrait aller assez bien dans ces pays qui commencent à souffrir d'une population vieillissante et envisagent d'importer de la main d’œuvre, comme c'est le cas en Allemagne ou au Japon. Un croissance qualitative pourrait adoucir le coup, mais ne réussirait pas à maintenir la richesse de ces pays.

Et puis, il y a la demande de main-d'œuvre croissante pour ces tâches que personne ne veut plus faire dans ces mêmes pays « avancés ». Bien gérer la croissance est loin d'être facile et ne peut être dissociée d'une croissance démographique incontrôlée.

Bien entendu cela pose la question si une croissance optimum est vraiment possible, mais en tout cas, cela laisse présager un serrage de ceinture incontournable...

dimanche, décembre 11, 2016

Première poudreuse de l'hiver

Comme d'habitude, les grosses quantités de neige fraîche promises par la météo ne se sont pas concrétisées, mais j'ai enfin pu me rappeler à quoi la neige naturelle ressemblait.

Vendredi matin, je suis allé à Thaynes, ma piste préférée à Park City, et en compagnie de centaines d'autres fous de la « pouf », nous avons multipliés les remontées en télésiège pour skier dans 15 cm de poudreuse, parmi les tiges de buissons qui émergeaient encore, un peu partout dans la pente.
Quel merveilleux changement que de passer d'une neige à canon « béton » à de la poudreuse tombée du ciel ... Peut-être ce pourrait-il que la saison de ski soit enfin prête à faire son apparition !

samedi, décembre 10, 2016

Donnez-moi de la croissance !

Chaque politicien promet de la « croissance ; » Trump en promet 4% par an ; il dit que cela serait bon, parce que les 2% actuels sont un « désastre ».

Les Européens en voudraient plus aussi, de même que les Chinois, les Sénégalais et 200 autres pays autour de la planète.

Sommes-nous en train de nous battre pour le même gâteau, dans un « jeu à somme nulle » où le but de la manœuvre est de voler de la part de marché au voisin, ou croyons-nous que le gâteau, c'est-à-dire la population, continuera à croître indéfiniment pour soutenir un mode de vie non-durable ? D'où viendra alors cette croissance magique ?

Y a-t-il un « économiste » dans l'audience pour m'expliquer cela ?

vendredi, décembre 09, 2016

L'humour de Charlie Hebdo passe-t-il en allemand ?

Récemment, cette publication française tragiquement célèbre qu'est Charlie Hebdo a lancé sa diffusion en Allemagne. Bien que je n'ai pas lu le magazine, j'ai seulement vu sa couverture avec Angela Merkel étalée sur un pont hydraulique, dans ce qui semble être un garage Volkswagen.

La couverture indique que « VW soutient Merkel » pendant que le mécanicien de service tient dans ses main un système d'échappement de rechange en disant: «Un nouveau pot devrait la tenir en état de marche pendant encore 4 ans ».

Je me demande quand même si l'humour acerbe de Charlie Hebdo passera aussi bien de l'autre coté du Rhin ?

jeudi, décembre 08, 2016

Prendre un mauvais ski pour un bon jour

On dit que « trop de cuisiniers gâtent la sauce » et trop de skis sur un râtelier paralysent un choix judicieux.

Pendant des années, j'ai été notoire pour pratiquer la « polyskigamy », ce qui n'est guère choquant quand on sait que je vis au pays des Mormons fondamentalistes qui restent fidèles à la polygamie ...
En ce moment j'alterne entre quatre paires de skis alpins, sans compter une autre pair qui devrait m'arriver prochainement. Parmi ces planches, j'ai une paire de ski à « caillasse » qui ont déjà 5 ans, une toute nouvelle paire de Dynastar, une paire de Scott qui ont 6 ans et des Rossignols de l’année dernière.

Sur huit jours de ski cet hiver, je les ai toutes utilisées et j'ai réussi à rayer la semelle de mes nouveaux Dynastar au lieu d'avoir prit mes skis à caillasse ce jour là. Le jour où je me suis servi de ces derniers, la piste en neige artificielle était super dure, mes carres ne tenaient pas, mais je ne suis pas passé sur un seul caillou … Allez donc y comprendre quelque chose !

Mes vieux Scott m'ont laissé sur ma faim et c'est encore mes Rossignol Experience 88, bien trop longs à 188 cm, qui m’ont donné le plus de satisfaction. Trop de choix, trop de skis , trop de raisons de se tromper.

Il faut absolument que je simplifie, en d'autres termes, que je « monogamise » mon matos de ski ...

mardi, décembre 06, 2016

Cet oiseau court-circuite l’histoire du ski

L'histoire du ski s'étend sur des siècles. D'abord, skier c’était glisser sur des terrains enneigés assez plats pour la plupart ; ensuite, la descente est arrivée, exigeant une remontée de la pente par des moyens souvent très pénibles.

Tous ces changements sont intervenus lentement et très progressivement. Finalement sont apparues les remontées mécaniques. Téléphériques, télécabines, téléskis, télésièges et funiculaires. Plus récemment, l'hélicoptère s'est imposé comme le moyen le plus rapide - bien que peu respectueux de l'environnement – d'atteindre les sommets.

Bien qu'ayant un tout petit cerveau, l'oiseau que vous voyez sur cette vidéo a fait mieux que nous en compressant ce processus d'apprentissage et en incorporant le plaisir de la glisse avec un minimum de matériel : une « planche » ronde (un couvercle de yogourt), de la bonne neige (on dirait de la poudreuse), une pente parfaitement régulière et une remontée mécanique integrée (ses propres ailes).

Maintenant, comparez cet exploit à celui de l'espèce humaine avec son gros cerveau qui a pris si longtemps pour arriver à ce niveau de sophistication !

La bonne façon d'attaquer la saison de ski

La plupart des débuts de saison de ski se ressemblent. La neige vient progressivement; les station ne peuvent guère en fabriquer que s'il fait assez froid, cela prend toujours un peu plus de temps pour enneiger les premières pistes ouvertes et tandis que les skieurs se font des illusions en imaginant deux mètres de neige le jour de l'ouverture, cela arrive rarement, sinon jamais, et surtout pas en novembre.

En réalité, les fous de la poudre sont servis au compte-gouttes, une petite chute à la fois. En fait, c'est beaucoup mieux comme ça, car cela nous permet de commencer progressivement, de retrouver nos sensations, de nous réhabituer à la vitesse, à la présence d'autres usagers tout autour de nous et de bien nous réhabituer à nos planches.

Non pas que nous ayons oublié le sport pendant la bonne saison, mais c'est toujours une bonne chose de pouvoir revenir « en douceur ». Si nous n'avions pas ce retour progressif, nous aurions la sensation d’être agressés de toute part ans y être bien préparés et cela serait aussi à la fois plus inquiétant et plus dangereux.

Merci, Mère Nature de nous retremper tout doucement dans cette nouvelle saison de ski !

lundi, décembre 05, 2016

Si le succès n'apporte pas le bonheur ...

... Le bonheur peut-il amener le succès ? Très probablement, je pense. Il y a quelques jours, je tombais sur cet aphorisme et je me suis mis à réfléchir au fameux principe du « chariot avant les bœufs ».

C'est sans doute un peu vrai que le bonheur est une prédisposition que nous avons ou que nous n'avons pas. En d'autres termes, c'est un état d'esprit que nous choisissons délibérément et qui ne représente aucun coût direct pour nous.

Juste comme d'avoir une perspective positive sur le monde, d'esquisser un sourire, d'avoir un geste amical, une capacité de toujours bien voir notre tasse à moitié pleine et d'apprécier ce que nous avons, aussi mince que cela puisse être.

Le bonheur c'est aussi la couleur et la toile de fond de nos vies. S'il celle-ci est constamment éclatante, il y a de grandes chances qu'elle attirera le bien et tout ce que nous pouvons souhaiter.

Bien sûr, tout ce qui en résultera ne sera pas nécessairement qualifiable de « succès », mais cela sera toujours réconfortant et apportera un bonne portion de ce bonheur que nous avions emprunté lorsque nous « amorcé la pompe ! »

dimanche, décembre 04, 2016

Coincé entre 2 skieurs de très haut niveau ...

Avant-hier, j'étais sur le télésiège entre deux hommes assis de chaque côté. Ils étaient tous deux dans la fin de la quarantaine, début de la cinquantaine, semblaient costauds, forts et mal rasés. L'homme assis à ma gauche avait une paire de skis Head, celui qui se trouvait à ma droite avait une paire de skis de slalom Atomic et des bâtons courbés de slalom géant.

Sans se soucier de moi, assis tranquillement et silencieusement au milieu, ils entamèrent une conversation qui dura pendant toute la montée.

Homme de gauche : « T'aimes tes Atomics ? »
Homme de droite : « Ouais, ce sont des 'skis de race-room' ... » Ce gars parlait comme Marcel Hircher.
Homme de gauche : « J'avais les même avant ces Heads, mais je le trouvaient beaucoup mieux, beaucoup plus vivaces ! »
Homme de droite : « C'est simple, tes skis sont pas fait main au 'race room' comme les Atomics ! »
Homme de gauche : "Et tes fixations, c'est quoi exactement ? » Il parlait juste comme s'il avait été Aksel Svindal.
Moi : « C'est des Look ... » Je m’étais trompé, l'homme de gauche ne m'adressait pas la parole, c’était au gars sur ma droite à qui il parlait. Moi, j'avais juste des Dynastar Power Pack bien ordinaires et j'avais l'air d'un septuagénaire qui ne pouvait pas comprendre.
Homme de droite : « C'est des 'fix' de compétition. Elles vont jusqu'à 22 ! »
Homme de gauche : « C'est un réglage dur ! »
Homme de droite : « T'as pas à les régler à fond ! »
Homme de gauche : « T'as sûrement raison ... »

Nous sommes arrivés au sommet, j'ai poussé sur mes bâtons comme un fou, et je suis parti dans la pente comme une fusée et je n'ai jamais revu ces deux cons ...

samedi, décembre 03, 2016

Mon billet pour l'Amérique a 40 ans !

C'est en décembre 1976 que notre vie a soudainement basculé. À ce moment, ma jeune épouse et moi avions décidé que Nevers, ville provinciale bien ennuyeuse en plein milieu de nulle part où se trouvaient les fixations de ski Look, ainsi que mon travail sur place, ne nous apportaient pas le genre de satisfactions que nous attendions de la vie.

En quelques semaines, nous avions mis en ventre notre petit appartement ancien acheté un peu plus d'un an auparavant en plein centre ville, récupéré juste un peu plus que ce que nous avions payé pour celui-ci, et prévu de retourner dans mon chalet qui venait juste d’être terminé à Montriond, tout près de Morzine, où j'allais reprendre l'enseignement du ski à la station d'Avoriaz.

À peu près au même moment, Look tenait à son usine sa réunion annuelle internationale d'agents et de distributeurs, et les cadres de Beconta, nos distributeurs américains, étaient présents. Quand ils nt appris que j'allais quitter Look, ils m'ont demandé si je considérerais un emploi dans leurs bureaux de New York pour assister dans la filiale que Look allait lancer en collaboration avec ce distributeur.

Kip Pitou, un des vice-présidents est l'individu qui m'a effectivement proposé le travail en pensant que mes talents compléteraient le manque de connaissances de la branche du ski dont souffrait Ed Paul, le nouveau président de leur nouvelle organisation de distribution aux États-Unis. L'offre avait reçu toute mon attention et après une négociation assez courte, j'ai dû conclure que cette occasion représentait une chance inouïe pour moi et ma carrière.

J'ai donc accepté le poste avec enthousiasme alors que mon épouse n'était pas trop sûre, ne connaissant pas l'anglais et n'ayant jamais mis les pieds outre-Atlantique. Je dois dire que j'ai un peu forcé la décision en en sautant sur l'occasion. J'enseignerais le ski à Avoriaz pendant les vacances de Noël - Nouvel An et commencerais mon nouvel emploi américain, début janvier 1977.

L'ignorance cachant beaucoup d'écueils, je n'avais aucune idée de ce que j'entreprenais, là où je m'embarquais et ne me doutais guère ce que cette décision fatidique entraînerait en matière de difficultés, de souffrance et de déceptions en tout genres, tout au long du chemin, mais celle-ci allait préparer le terrain pour une longue carrière, une riche expérience, la naissance de deux enfants américains et une nouvelle vie de l'autre côté de l'Atlantique que je continue d’apprécier énormément à ce jour !

vendredi, décembre 02, 2016

Le février glacial de 1956

J'étais encore enfant et vivais avec mes parents à l'époque ; le mois de février de 1956 avait vu le plus sévère coup de froid de mémoire d'homme dans notre village de montagne.

Cela avait duré du 7 au 29 février, avec 23 jours consécutifs de températures des plus glaciales qui soient. Récemment, j'en reparlais avec mon frère, avec qui alors, je partageais la même chambre. Il m'avait alors dit se rappeler que le mur intérieur de celle-ci était littéralement recouvert de glace. C'est bien ça, une vraie plaque de glace!

Difficile d'imaginer, la glace sur un pan de mur tout entier, pas seulement du givre sur les carreaux des fenêtres; maintenant, je m'en souviens parfaitement bien ! Notre maison en parpaings n’était pas du tout isolée et mon frère qui avait toujours eu les poumons très fragiles se trouvait dans un environnement absolument insalubre qui allait exacerber le grave emphysème dont il souffre depuis bien longtemps.

Bien sûr, nos parents n'avaient aucune idée du danger en ces temps là, et pour eux c'était tout simplement leur façon d'accepter de façon fataliste l'idée de sélection naturelle !

jeudi, décembre 01, 2016

Pourquoi les coûts de santé américains sont-ils si élevés ?

Aux États-Unis, le coût des soins de santé est de loin le plus élevé du monde par rapport au PIB du pays. La plupart des autres pays développés dépensent beaucoup moins que nous par rapport à leur propre produit intérieur brut.

Comment expliquer une telle différence ? Aujourd'hui, les Américains dépensent environ 3 000 milliards d'euros, soient 9 000 euros par personne pour des soins de santé dont les résultats ne sont pas meilleur que dans n'importe quel de ces pays et où l'espérance de vie reste à la traîne de toutes ces nations. Les chiffres ne cessent de monter au fil des années, laissant présager que vu leur prix inabordables, les soins de santé seront peut-être un jour une entité à rationner ?

Notre système serait-il être si inefficace qu'il provoque cette disparité, y a-t-il une armée de partis qui s'enrichissent en chemin, comme les hôpitaux, les médecins, les laboratoires pharmaceutiques et les compagnies d'assurances ? Probablement. Le bon sens suggérerait un moyen d'analyser ce que font les autres pays pour offrir des soins de santé à une fraction de ce que cela coûte aux Américains. Que faisons-nous des meilleures pratiques ?

Sommes nous devenu si insulaire et nous sentons nous si supérieurs que nous choisissons d'ignorer les bonnes pratiques suivies par tous ces pays qui font mieux que nous ? Ces questions demandent d'avantage de discussions et d'analyse en vue de sélectionner des solutions capables de retourner la situation !

mercredi, novembre 30, 2016

François Baud, 1928-2016

Morzinois « pur et dur », François Baud, dit «Piron», vient de s’éteindre ce 24 novembre. Vers 1950, c'était le héros du coin quand il était membre de l'équipe de France de ski.


C'était un fort skieur, suffisamment talentueux pour avoir participé aux championnats du monde de ski à Aspen en 1950. Pendant qu'il était aux États-Unis ce même hiver, il avait réussi à remporter le slalom de la Coupe Harrimann, à Sun Valley, dans l'Idaho.

Notre champion olympique local, Jean Vuarnet s’était toujours émerveillé des capacités athlétiques de François Baud. Je me souviens de ce dernier quand j'ai commencé à travailler à l'École de ski d'Avoriaz.

Il faisait partie de l’école de ski à titre honorifique et avait également joué un rôle déterminant en enclenchant la crise de 1971 qui avait secoué toute l’école et fortement influencé ma carrière.

mardi, novembre 29, 2016

La primaire du centre-droit français

Tout comme nous avons suivi religieusement les primaires et les élections présidentielles en Amérique, nous n'avons pas manqué celles du centre-droit en France et avons suivit les quatre débats télévisés qui ont mené à la sélection de François Fillon.
Dès le départ, nous étions assez impressionnés par les qualités manifestées par les sept candidats, même si seulement trois à quatre se détachaient clairement du lot. Tous étaient civils, intelligents et tous avaient un programme qu'ils étaient prêts à expliquer, discuter et défendre.

Nous étions jaloux, parce que Clinton et Trump ne nous ont pas simplement privés d'une saine discussion politique de leur programmes (?), mais le duo n'étaient manifestement pas à la hauteur de la tâche et était juste bon pour un numéro de télé-réalité.

Je ne parle même pas des 16 autres candidats républicains qui étaient tous nuls ou des 3 candidats démocratiques sans intérêt qui ont complétaient le groupe Clinton-Sanders.

Il est incroyable qu'un pays capable de fournir des gens comme Bill Gates, Steve Jobs, Mark Zuckerberg et qui accueille un entrepreneur comme Elon Musk, ne peut nous offrir qu'un tas d'ordures en matière de politiciens.

lundi, novembre 28, 2016

De la tenue de combat au « jogging »

Il y a quelques mois, j'ai eu la chance d'interviewer le « Comandante » Fidel Castro sur Skype.

Go11 : Comment vous sentez-vous aujourd'hui, Fidel ?

Fidel : Assez bien, mais je me sens encore un peu faible; Le traitement n'est pas aussi efficace que ce m'avait promis mon docteur. Ceci dit, je suis super content aujourd'hui, parce que je viens de recevoir ce magnifique « jogging » Adidas !

Go11: Il vous va comme un gant, en effet ! Dites-moi, ne portiez vous pas des survêtement Fila avant ?

Fidel: Oui, mais c'est une histoire bien compliquée. D'abord, leur sélection de couleurs est franchement mauvaise. Chez eux, il n'y a pas moyen d'avoir un dixième de ce qu'offre Adidas en matière de teintes qui me plaisent. Ensuite, la qualité n'était tout simplement pas folichonne. J'ai eu une manche qui s'est carrément décousue au niveau de l’épaule et puis il y avait toutes leurs fermetures à glissière qui étaient de la vraie saleté. J'en ai deux qui se sont coincées et il a fallu foutre les vestes à la poubelle. Moi, je suis convaincu que les Allemands ont un produit bien supérieur.

Go11: Pourquoi ne portez vous plus de tenues de combat? Pour être franc, ça vous allait bien et avec, vous aviez l'air plus révolutionnaire ...

Fidel: Quand j'ai passé le pouvoir à Raoul, je trouvais que tenues assez gênantes. D'abord, beaucoup trop de poches, je ne savais jamais où j'avais foutus mes cigares, et puis il y avait tous ces boutons à boutonner chaque matin et à déboutonner quand j'allais me coucher. Il faut dire aussi que le contact du tissu était trop rêche sur la peau. Si je n'étais pas près de mes nonante ans, je dirais qu'Adidas c'est vraiment le pied ! Pour finir, le jogging d'Adidas est beaucoup plus facile à mettre, les pantalons ont un élastique et depuis mes tenues Fila, je laisse toujours la veste ouverte.

Go11: Qui vous a procuré ce jogging ?

Fidel: Quelqu'un l'a acheté pour moi à l'Outlet Store d'Adidas à Sunrise, en Floride. Bien sûr, je prends toujours une taille au dessus pour être à l'aise, mais ce survet m'est allé parfaitement dès que je l'ai sortis du sac.

Go11: Et Nike, ça vous a jamais tenté ?

Fidel: Vous rigolez? Ces tenues sont juste bonnes pour les capitalistes corrompus et je voudrais surtout pas qu'on me trouve mort dans une tenue pareille (rires) !

Go11: D'accord, juste comme des élections libres et pas truquées à Cuba, c'est ça ? Arrêtez vos conneries, Fidel!

dimanche, novembre 27, 2016

Ma 64e saison de ski est bien partie ...

J'ai un peu manqué à mon devoir de vous tenir au courant d'un mois de Novembre beaucoup plus chaud qu'à l’accoutumée dans les Rocheuses. Mettons cela sur le compte de l'élection présidentielle et aussi sur le fait que j'ai arrêté de me plaindre au sujet de ce que je ne peux pas contrôler, comme la météo par exemple !

C'est juste, pendant les 3 premières semaines de Novembre, le temps ressemblait à celui que l'on a en... Septembre et, en fin de compte, Park City n'a guère eu que 4 à 5 jours pour se démener et fabriquer assez de neige pour ouvrir une seule piste ce week-end. Inutile de dire que le terrain skiable était surchargé en cette journée d'ouverture!
Après avoir regardé une vidéo de ce qui se passait en fin de matinée, je me suis demandé s'il était sage de risquer mes os, mes articulations et peut-être ma vie sur ce ruban enneigé.

Cependant, comme je reste toujours aussi aventureux, j'ai trouvé le moyen de sortir et de skier de 14 heures jusqu'à la fermeture. Je me suis fais énormément plaisir à skier parmi des skieurs fous qui « explosaient » de tous côtés et de réussir à tenir debout, plus par la grâce de Dieu, que par la chance ou par mes manœuvres évasives ...

Un communard mort est-il un bon communard ?

J'ai hésité un peu avant de choisir ce titre, mais j'ai peu de sympathie pour le communisme et ses despotes au pouvoir.

Cela dit, j'ai toujours trouvé que Fidel Castro etait un peu un personnage caricatural au cours de ces dernières années. Il était probablement aussi méchant qu'auparavant et dirigeait encore tous ses hommes de main depuis son lit de mort, mais à mes yeux, il était en quelque sorte devenu un anachronisme à l'ère numérique.

L'homme était déterminé à s'accrocher au pouvoir, au passé et à son idéologie défaillante, tout comme les ayatollahs modernes continuent à le faire en Iran. Ce qui va quand même me manquer c'est sa carrière de mannequin actif, en portant ses « trainings » de couleurs vives, parfois de marque Fila, mais surtout Adidas.

L'entreprise allemande lui doit une dette de gratitude et devrait offrir un énorme chèque au peuple cubain pour payer la tournée d'adieu des cendres du « Comandante » autour de l'île !

samedi, novembre 26, 2016

Difficile de bien communiquer !

Quand j'ai décidé de devenir moniteur de ski dans ma France natale, j'ai du affronter formation très sélective et assez longue, principalement axée sur la technique du ski.

En d'autres termes, il fallait être ou devenir un excellent skieur (à l'époque) pour avoir une chance de rentrer de la profession. Tout comme les chrétiens, les moniteurs de ski français devaient étudier leur propre bible baptisée « Mémento du Ski Français » ; ce fascicule capturait l'essence et la « théologie » de l'art de « vendre des virages » au public.

Ce Mémento n'était pas des plus facile à lire et était écrit dans un jargon technique que les moniteurs plus malins que les autres avaient adapté afin de pouvoir communiquer tout ce savoir de façon compréhensible à leurs étudiants. Il est également vrai que, dans l'enseignement du ski, la pédagogie n'était pas une grande priorité à cette l'époque ; on apprenait ça sur le tas.

Il y a quelques jours, j'ai découvert qu'une nouvelle mise à jour de ce manuel venait d’être publiée, non seulement sous forme de manuel, mais aussi en ligne. Je me suis donc précipité dessus et j'ai essayé de découvrir ce qui était nouveau et branché dans l'enseignement du ski français.

En creusant un peu au fil des chapitres, j'ai vite découvert que l'entière brochure était rédigée en charabia au lieu d’être écrite dans un style que les lecteurs pourraient facilement comprendre, sans devoir se concentrer et méditer sur chaque mot pour bien en assimiler la signification.

Je suis pourtant assez bon avec les langues étrangères, mais là, j'étais simplement largué ! Le ski est déjà un sport contre-nature et s'il n'est pas expliqué de manière simple, directe et imagée, son apprentissage devient encore plus difficile.

J'espère que les moniteurs du ski français auxquels on demandera d'étudier cette méthode mise au goût du jour seront assez malins pour la traduire en un langage pratique qui parle fort à l'esprit, à l'imagination et aux sensations physiques de leurs élèves ! 

vendredi, novembre 25, 2016

Avez-vous encore un téléphone fixe?

Un de mes amis Facebook a posé cette question aujourd'hui à ses nombreux « amis » et voici quelques-unes des réponses qu'il a reçu:

« C'est quoi un téléphone fixe ? »
« Non, mais ma mère qui est âgée de 82 ans en a un ! »
« Oui ... quand je perds mon portable, c'est bien pratique ! »
« J'ai une cabine téléphonique devant chez moi. »
« Je me suis débarrassé de la ligne fixe il y a des années et vous savez quoi ? Plus d'appels ennuyeux à l'heure du repas ! »
« En tant qu'italien, j'ai une ligne sur le balcon sud sur lequel je fais sécher le linge. Un récepteur sur le toit pour l'internet à haut débit et un portable. »
« Oui pour tous ceux qui démarchent au téléphone - nous ne répondons jamais. »
« En 5 ans, j'ai construit 240 nouvelles maisons dans le Michigan. Seules 3 d'entre-elles ont des lignes fixe. La mienne a disparu depuis belle lurette. »
« Nous en avons toujours une. Il faut un téléphone fixe pour répondre à tous les sondages électoraux. »
« Oui. Mon portable a une très mauvaise réception là où j'habite »
« C'est quoi, une corde de secours ? »

Ma réponse: « C'est vrai, je ne reçois plus beaucoup de télégrammes ces jours, j'ai encore ma ligne fixe, mais je compte cependant me débarrasser de mon télex en 2017 et de mon fax en 2020 ... »

Et vous, que dites-vous ?

jeudi, novembre 24, 2016

Notre quarantième fête de Thanksgiving !

C'est en 1977 que nous découvrions la tradition de Thanksgiving (Fête de l'Action de Grâce). Aujourd'hui représente donc notre 40e occasion de célébrer cette fête américaine.

Malgré nos efforts à essayer de nous rappeler ce que nous avions fait à cette occasioin, nous n'arrivons plus à nous souvenir de notre emploi du temps en cette journée fériée. Étions-nous restés à la maison, ma femme et moi, ou avions-nous été invités à participer aux réjouissance chez des amis ?

Nous n'en n'avons franchement aucun souvenir précis, mais j'imagine que nous découvrions de façon un peu étonnés les bizarreries de notre nouvelle culture d'accueil.  Aujourd'hui, l'histoire des fameux pèlerins n'a plus de secret pour nous même si nous n'avons pas eu à fuir la persécution religieuse.

White Plains, au nord de New York, était notre Plymouth Rock et le Mayflower était un DC10 de la Swissair qui nous avait emmenés jusqu'à l'aéroport de Kennedy ...

mercredi, novembre 23, 2016

La vente unique

Au fil des années, a plupart d'entre nous ont eu l'occasion de traiter avec un grand nombre de vendeurs venant de tous les horizons. Ce faisant, nous avons pu observer une énorme variété de styles de vente.

Il semblerai que, dans ce domaine, la meilleure approche soit celle du vendeur qui ferai tout pour établir un rapport sincère avec son client afin de favoriser le développement et le maintient d'une relation à long terme qui mènerait inévitablement – un peu comme une récompense – à une longue série de transactions agréables et bénéfique pour chaque parti.

À l'opposé de cette situation idéale, on retrouverai celui qui se sent forcé de vendre par tous les moyens possibles et imaginables. Cela veut dire entre autres moyens, mentir, tricher, tromper, insulter, harceler et intimider. Cette approche est toujours choquante et la plupart des gens qui y sont confrontées n'y sont pas préparés et sont bien mal lotis pour bien s'en sortir.

Il est donc très probable que ce vendeur sans foi ni loi va littéralement piétiner son client, réussir à l’écraser afin de conclure la vente, mais ce sera là d'une victoire pyrrhique, ou en termes plus prosaïques, la seule et unique vente que ce mauvais vendeur fera jamais à son pauvre client.

mardi, novembre 22, 2016

Berlusconi est-il le même que Trump ?

Les deux ont commencé dans l'immobilier, sont des sexistes invétérés, ont des problèmes capillaires, de la chirurgie esthétique, n'aiment pas les musulmans, sont milliardaires, et apprécient beaucoup Poutine.

Alors quand j'ai regardé "My Way", un documentaire sur Netflix, hier soir, je n'ai pas pu m'empêcher de relier les pointillés et de projeter au futur ce que pourrait bien être la présidence Trump. Sera-t-elle aussi brutale et chaotique que celle du premier ministre italien, avec toutes ses singeries et sa chute lamentable.

Franchement, je ne serais pas surpris d'assister à un « replay » avec Trump aux commandes et ne suis sans doute pas le seul à penser ainsi. Ce documentaire était assez bien fait mais ne parvenait pas à expliquer clairement la chute de Silvio Berlusconi comme elle aurait soit-disant été orchestrée par Christine Lagarde, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Il va falloir que j'approfondisse ce sujet ...

lundi, novembre 21, 2016

Une bonne saison à vélo ...

Ce week-end j'ai fait ce qui pourraient bien être mes deux dernières sorties en VTT.

Quand j'ai roulé samedi, le sentier était partiellement enneigées, assez gelés, mais avec des températures plus élevées ce dimanche, la deuxième sortie s'est plutôt déroulée dans la boue dans plusieurs endroits, il n’était pas facile de maintenir un bon contrôle, mais dans l'ensemble, je me suis merveilleusement bien amusé lors de ces 29e et 30e sorties sur vélo tout terrain.

Coté vélo de route, j'en suis à près de 70 sorties, et si on compte les deux catégories, je n'ai jamais autant roulé pendant la saison. Bien sûr, mes records de participation en VTT ont bien diminués mais je ne suis pas encore tout à fait prêt à laisser tomber.

En attendant, nos bécanes sont maintenant à l'abri pour l'hiver, à moins bien sûr que la neige ne soit pas tout de suite au rendez-vous !

dimanche, novembre 20, 2016

Warren Buffet et l'élection américaine ...

Le fameux milliardaire américain était récemment interviewé sur CNN au sujet de l'élection présidentielle et quand j'ai finalement vu le clip, je n'ai pas du tout été impressionné ; bien au contraire, ce que j'ai vu m'a profondément déçu.

J'ai toujours été un ardent supporter de M. Buffet et je pensais que c'était une bonne personne indépendamment de son immense richesse, surtout quand il allait jusqu'à se plaindre qu'il payait moins d'impôts que son propre secrétaire. En fait, je pense maintenant qu'il s'agissait là de propos démagogiques à l’intention d'un public américain bien trop crédule.

Désormais, le vieil homme déclare qu'il convient de donner Trump une chance et que tout va bien se passer, car Warren Buffet ne veut surtout pas effrayer sa vaste clientèle, qu'il s'agisse de ceux qui achètent des piles Duracell, des polices d'assurance Geico, ou encore du ketchup Heinz.

Donc, pour lui, même si Satan était à la Maison Blanche, cela ne ferait aucune différence tant qu'il continuerait d’accumuler de l'argent !