vendredi, décembre 14, 2007

Bénévole à ski

Pendant ces trois dernières années, j’ai été bénévole au service de course de la station de ski de Park City. La première année, je donnais environs 25 jours pour cette noble cause. L’an passé et cette saison j’en ferai beaucoup moins, mais je participe toujours à la première série de courses de l’hiver qui s’appelle le Mémorial Eric Hays. Ces courses comptent deux slalom géants et deux slalom spéciaux sur quatre jours et réunissent quelques 240 skieurs juniors en provenance de l’Utah, de l’Idaho et du Wyoming. Hier, nous avons eu le premier slalom géant pour filles et garçons, les filles partant les premières. Il faisait très froid. Moins 17 le matin et jamais plus de moins 5 tout au court d’une journée couverte et neigeuse. Mon travail, au demeurant très humble, consistait à «lisser» le parcours. Armé d’une pelle à neige je faisait la navette d’un bout à l’autre du trace, toute la journée, pour m’assurer que la piste restait la plus lisse possible pendant chaque manche. Cela veux dire que je n’ai pas cessé de me déplacer et à part un froid glacial aux pieds, je survivait cette très longue journée. Dans le passé, je donnais les départs, ce qui demandait d’avantage d’attention, mais qui était encore plus froid comme il s’agissait d’une position stationnaire; le temps passait cependant un peu plus vite à cause du travail intense et continu. Est-ce que j’aime ce travail? Dans ces conditions, pas vraiment, mais je le fais le mieux possible et c’est sans doute pour ces raisons qu’on appelle ça du bénévolat!

jeudi, décembre 13, 2007

Ignorer ou embrasser?

Lorsque des situations déplaisantes se produisent ou lorsque l’on doit faire faces à des personnes désagréables, nous avons en gros deux options à notre disposition; soit tout ignorer, soit alors accepter les choses telles quelles sont. Bien que je n’ai pas de règle fixe en ce qui concerne l’une ou l’autre réaction, mon expérience a généralement été le plus souvent d’éviter ces situations négatives au lieu de les prendre en main systématiquement. Si on prend le temps d’analyser le sujet, on peu voir un certain nombre d’avantages à adopter une approche plus active en engageant les choses qui pourraient de prime abord apparaître bien négatives. En ignorant tout, on obtient une paix sur le moment, mais cela ne va rien changer dans ce qui est mauvais; de plus on n’apprendra rien et on ne se s’aguerrira pas. Si à la place de cette attitude passive on confronte la situation, on apprendra quelque chose et on aura probablement une chance d’influencer un changement positif. Je suis convaincu que même un tout petit changement dans le bon sens sera toujours utile; je vais donc désormais m’efforcer d’embrasser d’avantage et d’ignorer un peu moins.

mercredi, décembre 12, 2007

Juste dans la tête

Il y a quelques jours, je trouvais que les premiers jours de skis semblaient bien difficiles finissait par m’en convaincre. Ce Lundi après-midi était mon deuxième jour de ski intensif pendant environ trois heures. J’ai skié sur «Thaynes» mon coin préfèré à Park City. J’adore y effectuer des aller et retours sans aucun arrêt. Le télésiège dessert une pente très raide sur environ 270 mètres de dénivelé. Le départ est d’abord en pente douce, puis la piste plonge soudainement avant une compression naturelle et redevient convexe sur le bas, avec un profile latéral plutôt concave permettant d’effectuer de grands virages bien soutenus. Je sais qu’il est difficile de se représenter les lieux car ma description pourra sembler «vaporeuse.» Rendu sur place, j’essayais de skier comme je le fais d’habitude, c’est à dire sans un seul arrêt, et me retrouvais tout essoufflé au bas de la première piste; je me disais alors que cela allait encore être dur. A plusieurs reprises je croisais mes skis et j’avais du mal à déclencher certains virages. Il y eut alors une deuxième, puis une troisième descente et tous les éléments du puzzle se sont assemblés. Je ressentais harmonie, fluidité et vitesse sans être essoufflé pour autant. Je m’étais réconcilié avec cette piste et avec un ski facile. En fait, mon esprit avait «décidé» que je pouvais enfin me libérer de ma peur et qu’il était temps de laisser mes skis faire leur travail. J’avais vidé mon sac d’inhibitions, ma tête était libre et j’étais enfin de retour! Après 13 pistes, je rentrais à la maison en pleine forme et en réalisant, une fois de plus, que 90% du ski est juste dans la tête!

mardi, décembre 11, 2007

Stein Eriksen a 80 ans!

Une véritable légende du ski, “Stein” comme les gens l’appellent dans sa petite ville de Park City, a gagné la médaille d’or de slalom géant aux Jeux Olympiques d’Oslo en 1952 et trois médailles d’or aux Championnats du Monde de 1954 à Åre en Suède. Il a ensuite transformé ses succès sur les planches en une magnifique et longue carrière d’ambassadeur du ski auprès de nombreuses stations de ski américaines. A ce jour, il demeure le directeur de ski pour la station voisine de Deer Valley; en hiver, je le vois parfois sur les pistes, mais le plus souvent à la poste de Park City, quand je vais prendre le courrier à ma boite postale. Son image est tellement liée à l’image de Deer Valley (il a sa statue en bronze à l’entrée de la station, un hôtel de luxe y porte son nom, et il continue de faire visiter le domaine skiable à ses nombreux fans,) qu’il est impossible que Deer Valley ne puisse jamais se passer de lui. C’est ainsi qu’aujourd’hui, à l’occasion de son 80ème anniversaire, il n’est absolument pas question d’évoquer une quelconque retraite. En fait, de sérieuses rumeurs circulent selon lesquelles les propriétaires de Deer Valley travailleraient en ce moment même avec une grande équipe de lauréats du Prix Nobel pour cloner ce véritable icône des sports d’hiver. Leur objectif est que d’ici à 2025 (juste avant que Stein ne fête ses 100 ans,) ils auront obtenu un une copie conforme à Stein en la personne d'un beau jeune homme blond, identique à la moindre spirale d’ADN près, en apparence ainsi qu’en style, et fin prêt à endosser sa tenue Bogner et à chausser ses skis. Seulement à ce moment, il sera possible à Stein d’envisager la retraite et de couler enfin des jours tranquilles et heureux dans sa résidence estivale du Montana, qui d’ici là, jouira d’un climat aussi clément que celui de l’Arizona d’aujourd’hui. Bon anniversaire, Stein!

lundi, décembre 10, 2007

Retrouver des “jambes de skieur”

Hier, j’effectuais ma troisième, mais vraie sortie à ski de la saison, sur une neige autant naturelle qu’abondante, au moment même où le domaine skiable ouvert par la station de Park City s’élargissait considérablement après les fortes chutes de neige du week-end. J’avais l’occasion d’effectuer trois longues descentes, sans un seul arrêt de haut en bas dans une neige profonde entrecoupée de nombreuse traces; dans ces conditions, je sentais qu’il me fallait fournir un effort assez considérable. Le ski alpin est un sport très unique car il est relativement passif et demande une forte capacité de retenue fournie principalement par les muscles des cuisses (les quadriceps.) Lorsque l’effort requit est important et que le corps n’est pas encore bien habitué à ce type d’exercice, les douleurs du «matin suivant» sont difficiles à ignorer. Les cuisses, les genoux, les mollets et même les muscles abdominaux peuvent faire assez mal. Quelque soit le type de sport que l’on pratique régulièrement en plus du ski (course à pied ou vélo,) le retour sur les pentes neigeuses exige toujours une période de réadaptation graduelle. C’est une bonne chose, car je commençais à croire que tous ces maux de jambes étaient juste une question d’âge!

dimanche, décembre 09, 2007

Lorsque moins veut dire mieux

Aussi vieux que l’univers, ce principe est bien difficile à mettre en œuvre! Plus les choses sont simples, concises et élémentaires, mieux elles seront à même de bien fonctionner. Les solutions compliquées ouvrent la porte aux pannes, aux erreurs, aux réactions imprévues et à d’avantage d’entretien. La voie vers la simplicité demande plus de temps, plus de recherche et plus de solutions créatives, mais ne manque jamais de générer des résultats positifs. Cela suit du reste assez bien la théorie de l’évolution. En résumé, que l’on construise une maison, que l’on rédige une lettre ou que l’on invente quelque chose de nouveau, si la solution prend une forme plus petite, plus courte ou plus compacte, les résultats auront de très grandes chances d’être plus performants. Voilà une application bien élégante du minimalisme!

samedi, décembre 08, 2007

Temps de déneiger!

Alors que l’on attend la neige avec beaucoup d’impatience, on est tout autant impatient de s’en débarrasser lorsqu’elle arrive. A Park City, les moyens de déneigement sont fort nombreux. Bien sur, il est toujours possible d’ignorer la neige, de conduire son véhicule par dessus celle-ci pendant tout l’hiver, mais très vite des ornières géantes et gelées secoueront fortement le conducteur jusqu’à la fin Mars. Une autre solution consiste à payer quelqu’un qui viend avec sa camionnette munie d’une étrave et assure le déneigement chaque fois que cela est nécéssaire. Ce service peut se régler au forfait, pour toute la saison (une bonne formule si les chutes de neige sont nombreuses) ou au coup-par-coup. Cette option est non seulement assez coûteuse mais elle finit par occasionner pas mal de dégâts autour de la maison; cela fait partie des risques qu’il faut savoir assumer. Enfin, il est toujours possible d’enlever la neige soi-même, soit avec une simple pelle, soit, si l’on préfère les moyens mécaniques, à l’aide d’une fraise. Nous avons accès à ces deux types d’outils, mais comme nous revendiquons un coté «écolo» nous n’utilisons la fraise à neige que lorsque les circonstances l’exigent.

Aujourd’hui était justement une de ces journées, où au moment du réveil, nous découvrions 35 cm de neige devant la maison. Sans attendre, je mettais en route notre fraise à neige Honda, qui démarrait, au quart de tour, à la Japonaise après neuf mois d’hibernation. Alors que je fraisais, Evelyne s’occupait de la finition avec sa pelle. Entre l’entrée du garage, le chemin de la porte d’entrée et le patio derrière la maison, ce travail nous prenait environ une heure. Nous sommes ensuite partis pour la vieille ville de Park City où nous répétions la même opération sur un bâtiment que nous avons là-bas, mais cette fois ci, le travail se faisait entièrement à la main et il nous fallait ôter une couche de 45 cm sur une surface assez importante. Au retour, nous sommes passés devant la maison d’une voisine dont le mari était partit en voyage, et qui essayait de nettoyer l’entrée de son garage à la pelle. En bon Samaritain, je redémarrais la fraise et me mettais a nouveau au travail pour achever ce qu’elle avait ébauché. Avant que je ne finisse la tâche, la fraise happait le journal du jour qui avait été jeté dans la neige fraîche, et le moteur callait brûtalement dans une bruit inquiétant. Sale coup! Cela m’étais déjà arrivé autrefois avec un épais journal du Dimance et il avait fallut amener la machine chez le concessionnaire pour la faire réparer. Je courrais alors à la maison pour y prendre un énorme tournevis afin de libérer le mécanisme, mais à mon retour Evelyne avait réussit à dégager tout le papier maché. Une petite anecdote qui complétait une journée débordante de neige et d’incidents!

vendredi, décembre 07, 2007

Courir dans la neige

Notre plus grosse chute de neige de la saison s’est produite ce matin et lorsque nous sommes partis pour faire notre footing quotidien, nous avons redécouvert les joies de la course à pied dans la neige. Ce sont en effet des conditions parfaites pour bien apprécier le fameux principe de «deux pas en avant, un pas en arrière.» Bien que nous raccourcissions notre itinéraire de 7 à 5,8 kilomètres pendant les mois d’hiver, la fatigue éprouvée est comme si nous avions parcourus plus de 9 kilomètres, car les semelles glissent considérablement, et en plus, il convient de lever les pieds beaucoup plus haut pour éviter tous les obstacles glacés. Tactiquement, il faut aussi faire très attention. Comme nous courrons assez tôt en matinée, la plupart des rues et des routes ne sont pas encore bien déneigées, réduisant ainsi la largeur d’une chaussée déjà encombrée par des blocs de neige et recouverte d’ornières gelées. Bien que nous courrons en faisant face à la circulation, il faut aussi faire bien attention aux véhicules qui surviennent par l’arrière et qui, eux aussi, cherchant leur voies respectives. Et puis il y a toutes les camionnettes de déneigement qui reculent sans regarder, ainsi que les bricoleurs qui déneigent l'entrée de leur maisons au moyen de fraises et finissent toujours par diriger le jet de neige sur les piétons au moment de leur passage. C’est à ce moment de l’année que la course à pied devient un art en matière de traction, d’esquive et de fluidité.

jeudi, décembre 06, 2007

Rêves chaotiques

Quand je peux m’en souvenir, mes rêves ne sont ni effrayants, ni sensuels; ils baignent simplement dans le désordre et l’action anarchique. Pour d’étranges raisons, la plupart d’entre-eux me ramènent aux jours où je travaillais dans la vente et dans le secteur commercial, et tous sont caractérisés par des situations sous très haute pression (nous évoquions celles-ci hier) et se déroulent dans le contexte de foires professionnelles ou de réunions importantes où se mélangent actionnaires, comité de direction, forces de vente et clients. Le plus souvent, ces rêves me placent dans des situations inextricables, où l’ancien se mélange au nouveau, le détail insignifiant devient soudainement très important, où rien n’est plus logique, où tous m’en veulent et où je semble avoir perdu le peu de bon sens que je croyais posséder. Quand tout explose, le rêve s’effondre, je me réveille complètement, il est juste 5 heures 30 du matin.

mercredi, décembre 05, 2007

La pression et ses visages

Travailler, penser, ou se dépenser physiquement sous forte pression est presque toujours la cause de tension. Certes, si la tension fait le plus souvent souffrir, elle peut aussi occasionner de grandes joies. Quelque soit le résultat final, il semble que seule une minorité d’individus semblent capables de bien gérer la pression qu’ils subissent. Pour ceux-là, cet environnement extrême est ce dont ils ont besoin pour pouvoir atteindre leur potentiel maximum. Ceci étant, la définition de pression est particulièrement vaste, non seulement en matière d’intensité physique, mais aussi par rapport à la personnalité et à la capacité de chacun de bien absorber la tension résultante. Volontaire, la pression que l’on applique soi-même se situe à l’autre extrémité du débat ; le fait d’éprouver des difficultés tout en contrôlant bien la marche à suivre est beaucoup plus facile à accepter que de se trouver dans une situation qui est imposée. C’est une autre raison pour laquelle, selon le point de vue de chacun, la pression se définit soit par une agonie horrible, soit par une exaltation illimitée...

mardi, décembre 04, 2007

Finalement, voici le «Mondo»

Hier, aux alentours de midi, alors que nous remontions de Salt Lake City, nous écoutions le débat radiodiffusé entre les candidats présidentiels pour l’investiture de parti démocrate. Alors qu’était évoquée la manipulation du Yuen par la Chine et les implications que cela avait sur nos échanges avec ce pays, mon épouse me posa une de ses questions désarmantes qui ne manquent jamais de me laisser pantois : «Maintenant que notre monde a rétrécit, que certains disent que la terre s’est aplatie, pourquoi n’utilisons nous pas une même et seule devise pour tous nos échanges commerciaux?» Surpris par sa question et incapable d’y répondre du tac au tac, je laissais passer de longues secondes.

Lorsqu’enfin je me ressaisirais, je tombais d’accord avec son idée. Je pensais alors à l’Euro et à cette première tentative que représentait l’union d’un panier de devises au sein de pays développés. Vu des Etats-Unis, tout les experts s’accordaient à dire que la monnaie unique européenne échouerait et serait bien vite abandonnée. Aujourd’hui, la situation s’est radicalement retournée, et l’Euro est devenu une alternative sérieuse par rapport au billet vert. Je ne pouvais alors pas m’empêcher de faire un rapprochement entre l’Euro, cette devise continentale européenne, et une devise mondiale, que j'ai baptisée «Mondo» pour les besoins de cette réflexion. En tant que nouvelle devise mondiale, le «Mondo» offrirait d’énormes avantages. Entre autres, il placerait tous les partenaires économiques sur un même niveau et mettrait fin au jeux paritaires auxquels se livrent par exemple la Chine et le Japon afin de préserver leurs balances commerciales. De la même manière, le «Mondo» jouerait un rôle important en stabilisant les marchés mondiaux de denrées et autres ressources naturelles. Naturellement, il conviendrait de mettre en place des règlements et des sanctions afin que chaque Nation participante agisse à la fois de manière disciplinée et responsable. Par exemple, les déficits budgétaires devraient être limités et tout dépassement devrait être sanctionné comme c’est le cas pour la zone Euro.

Bien évidemment, une monnaie unique mondiale constituerait une proposition extrêmement complexe mais ses avantages seraient innombrables, comme par exemple la facilitation des échanges commerciaux, une globalisation beaucoup plus harmonieuse, et à terme, l’établissement d’une paix durable à l’échelle planétaire grâce à un tissu économique beaucoup plus resserré. Si des économistes et de financiers tombent sur cet article, j’aimerai bien connaître leur avis sur le concept ainsi que tout les processus et étapes qui s’avéreraient nécessaires pour appliquer cette idée, au demeurant très simple, dans le monde entier, sans que soit affectée la souveraineté de chaque nation participante...

lundi, décembre 03, 2007

Dépasser toute attente

Au quotidien, toujours bien gérer le résultat final pour offrir une bonne surprise est une de mes idées préférées. Trop souvent, nous promettons trop et finissons par ne pas donner suffisamment, ignorant ainsi que des attentes bien gérées devraient être la règle fondamentale en affaires tout comme ailleurs. Certaines branches d’activité, comme le commerce par internet, ont bien comprit ce principe, l’ont mit en application à leur avantage, et continuent de voir leurs ventes croître en dépassant la moyenne générale. Pour la plupart d’entre nous, il convient de résister à la tentation de laisser croire ceux qui nous écoutent que tout se passera bien quand on sait d’entrée que les objectifs vont être très durs à atteindre. Nous devrions accepter de perdre un peu de terrain à l’avance quitte à en regagner un plus tard, mais notre désir immédiat de perfection masque la sobre réalité que nous auront l’air d’idiots lorsque les promesses faites ne se réaliseront pas. Si cela est vraiment le cas, il ne nous reste plus qu’à nous reprogrammer.

dimanche, décembre 02, 2007

Apprendre à écrire

Quand j’étais à l’école, la rédaction était sans doute mon sujet préféré et celui qui m’apportait les meilleures notes. Étais-je un raconteur d’histoire ? Je ne suis pas très sur, mais j’adorais écrire. Je n’ai malheureusement jamais maîtrisé cette matière, mais si je m’y étais appliqué d’avantage et avais reçu une formation plus avancée, je crois que j’aurai pu m’améliorer considérablement. Il y a plus de trente ans, lorsque je suis arrivé aux Etats-Unis, j’étais terrifié à l’idée de devoir écrire en Anglais, et tout particulièrement des lettres d’affaires ou des notes de service. Tout naturellement, après un peu de temps et beaucoup d’erreurs, la qualité de mes écrits s’améliorait au point que je commençais à y prendre un certain plaisir et faisait de mon mieux pour parfaire les documents que je produisait. Dans l’intervalle, mon français prenait un congé sabbatique et à part quelques lettres et notes que je griffonnais à l’intention de ma famille, je n’écrivais quasiment plus dans ma langue natale. Il y a environ deux ans, alors que je quittais mon activité professionnelle, je me demandais ce que j’allais bien pouvoir faire. Je pensais alors que l’écriture pourrait être une voie me permettant de canaliser mon potentiel créatif et je me préparais à faire le plongeon. J’avais déjà une longue liste d’idées amassées au fil des ans et pensais alors qu’il me suffirait d’en choisir une pour en faire... Un livre. Mon dieu, que j’étais naïf ! J’avais simplement oublié que – tout comme pour la course a pied, qui est ma passion – il me fallait d’abord développer une discipline pour l’écriture et en faire une véritable habitude. Le résultat fut que mes bonnes intentions restèrent juste cela pendant dix-huit mois, jusqu’au jour où, en Mars 2007, je rompais mon tendon d’achille en skiant. Mon handicap temporaire me donnait alors l’occasion de rédiger un «blog» quotidien qui allait être bilingue (anglais et français) afin de me réconcilier avec la langue de Molière que j’avais si longtemps ignoré. Depuis, il y a eu des hauts et des bas dans l’écriture et la publication de mes blogs, mais récemment, je suis devenu plus assidu afin d’en assurer une parution assez régulière. Maintenant, je prends un véritable plaisir à composer mes articles, j’y pense la nuit, je recherche bien les sujets, et compte bientôt étendre cette activité à d’autres formes de publications!

samedi, décembre 01, 2007

A propos du “Che”

Il y a quelques nuits, alors que nous regardions la télévision française par satellite, nous voyions Danielle Mitterrand, veuve de l’ancien président, en train de promouvoir son dernier ouvrage «Le Livre de ma mémoire» sur l’une de émissions de Laurent Ruquier «On n’est pas couché». Pauvre Danielle; elle a l’air d’en vouloir au monde entier et affiche une attitude de gauchiste radicale à la fois en colère et frustrée. Je passe sur les détails, mais voudrais simplement souligner qu’elle reste une supporter farouche de Che Guevara en demeurant convaincue de sa contribution extraordinaire et en pensant qu’il reste autant l’icône romantique que sacré de la cause socialiste. Sans doute n’a t’elle jamais bien lu les biographies du Che racontant ses aventures d’agression ainsi que les atrocités qu’il a commises au cours de celles-ci. Elle n'a simplement vu que le film «Carnet de Voyage» et a dut conserver un portrait du révolutionnaire accroché dans sa chambre à coucher...

vendredi, novembre 30, 2007

Moins égal plus...

N’est-il pas naturel d’être fasciné par les numéros de cirque, les démonstrations de gymnastique ou de patinage artistique, et de constater comment très peu d’efforts visibles produisent des résultats tout à fait impressionnant? Les mêmes impressions s’appliquent galement en observant un fin skieur, un cordon bleu, un violoniste our un plâtrier. Le professionnel développe son geste de façon très naturelle, harmonieuse et remplie d’aisance pour toujours atteindre un résultat inégalé. L’inverse semble tout aussi vrai; plus on sert les dents, on s’arc-boutte et on force, l’efficacité baisse pendant que la fatigue et le risque augmentent... Tout comme «l'enfer est pavé de bonnes intentions,» il faut reconnaître que très souvent, le moins on en fait, le plus on obtient. Cela m’inspire énormément!

jeudi, novembre 29, 2007

Toucher le fond

J’adore parler des mouvements cycliques ainsi que des hauts et des bas. Une erreur qui m’a coûté gros en début de semaine m’a donné de bonnes raisons de me sentir déprimé, en colère et m’a amené à toucher le fond. Peu après que cet incident se soit produit, je ne voulais pas vraiment faire face et je cherchais à relativiser. Au bout du compte, il m’a fallu deux jours pour bien absorber et – je pense – faire le deuil de la perte causée par ma faute. Qu’ai-je appris à cette occasion? Tout simplement, que lorsque l’on fait une bêtise il faut faire face, ressentir toute la douleur qui en résulte et ne pas chercher de faux-fuyants. Quand la douleur commence à s’effacer, c’est le signal qu’il est temps de repartir. Oh oui, j’oubliais qu’il est utile de bien se souvenir de la leçons apprise à l’occasion. En général, plus le mal est intense, mieux la leçon sera retenue. C’est après tout une très bonne nouvelle.

mardi, novembre 27, 2007

Retour sur skis

Hier je rechaussais les planches après huit mois d’interruption suite à la rupture de mon tendon d’achille. Pendant ces dix dernières années je ne suis jamais resté plus de cinq ou six mois sans skier.La seule piste ouverte était constituée à 100% de (bonne) neige artificielle en dessous du télésiège six-places de Payday. Mes nouveaux skis et mes nouvelles chaussures ont été parfaits et je n’ai rien ressentit en provenance de ce bon vieux tendon d’achille droit. Le ski demeure la meilleure thérapie qui soit!

lundi, novembre 26, 2007

Quand «tout contrôler» devient une qualité

Il y a quelques jours, nous discutions comment il parait possible de choisir ses propres attentes pour la journée et de bien suivre leurs directives. Bien évidemment, cela n’est pas aussi facile et aussi simple. Il y a des tas d’obstacles sur la voie prêts à nous faire trébucher ou des sirènes qui chantent une chanson bien différente de la notre et qui voudraient nous faire changer de partition. En termes simples, ces influences négatives veulent en fait contrôler nos sentiments et nos actions. Le choix est donc clair; soit nous décidons de rester aux commandes, soit nous laissons des événements extérieurs ou des tierces personnes prendre l’ascendant sur nous. Cette passation de pouvoir est aussi traître qu’elle est subtile et nous devons bien faire attention et n’obéir qu’à nos propres ordres! Voici enfin un bon exemple où le fait de tout vouloir contrôler n’est après tout pas si mal...

dimanche, novembre 25, 2007

Alex Dusser, 1942 - 2007

Hier soir une cérémonie très chaleureuse était organisée par Jeannot, Raymonde et Claude Mercier afin de commémorer Alex, notre ami commun, qui décédait cet été lors d’un séjour dans sa résidence secondaire d’Espagne. Après une messe dite en sa mémoire à l’église catholique Saint Ambroise, un groupe d’une quarantaine d’amis et de connaissances en provenance de toute la communauté française d’Utah, Park City compris, dînaient ensemble au restaurant «Market Street » à Holladay, tout près de Salt Lake City. Après avoir été chef sur le paquebot «France», Alex arriva aux Etats-Unis vers la fin des années soixantes et travailla pour l’un des restaurants New-Yorkais du chanteur Paul Anka. Toujours entreprenant, il s’installa ensuite à Sun Valley, dans l’Idaho où il ouvrit «La Provence» un restaurant français, et y resta jusqu’en 1985. Après cela, il vint à Park City ou il a monté et tenu «Alex’s Restaurant» jusqu’en 2003. Il était maintenant prêt à prendre sa retraite au pieds des Pyrénnées, auprès du reste de sa famille. Son départ laisse son épouse Mireille, son fils Dominique et sa femme Irène ainsi que deux petites-filles. Tu vas beaucoup nous manquer Alex!

samedi, novembre 24, 2007

Coûts d’entretien

Par pure coïncidence, j’ai emmené ma voiture pour sa révision des 60000 miles (environ 96000 km) à peu près en même temps que j’effectuais mon dernier bilan de santé; pour la petite histoire, disons que ce dernier était un peu, à quelques semaines près, ma révision des 60 ans. Alors que les résultats dans les deux cas étaient assez bons, les factures respectives en disaient long. Écoutez plutôt; je m’attendais à payer plus pour l’auto et moins pour le corps. Au bout du compte, la facture pour mon véhicule de fabrication Allemande se montait à environ 330 Euros alors que celle correspondant à ma personne physique atteignait les 460 Euros! Autrefois, la révision de mon automobile était ce qui coûtait le plus, mais maintenant, la situation s'est retournée à cause des coûts de santé qui ne cessent de monter et de mon âge plus avancé. Le bon coté de la chose est que je me sens très valorisé; en effet, je suis maintenant plus cher à l’entretien qu’une voiture de luxe. Si ce n’est pas bon pour le porte-feuille c’est parfait pour l’amour-propre!

vendredi, novembre 23, 2007

Démarrage à sec

C’est le 23ème hiver que nous passons à Park City, et c’est aussi l’un des plus secs. Après des chutes de neiges bien ennuyeuses toutes les deux semaines en Septembre et Octobre, les cieux ont fournit toutes les précipitations dont ils étaient capables. Dieu merci pour l’air glacial Arctique qui nous amène -10 degrés Centigrades tous les matins et reste en dessous de zéro pendant la journée. Avec ces températures, nos stations ont ouvert leurs portefeuilles et se sont finalement mis à faire de la neige; jusqu’alors, elle comptaient sur un cadeau du ciel leur permettant d’optimiser leurs bénéfices. Aujourd’hui, Park City commence sa saison avec une seule piste ouverte. Je ne skierai pas car je pense que je mérite mieux, et comme je l’avais déjà expliqué, je n’attend rien de bien spécifique en matière de chutes de neige naturelle. Alors que certains lavent leur voitures, effectuent une danse des neiges ou vont en pèlerinage à Lourdes, je reste tranquille et contrôle mes espoirs quand à l’arrivée de la poudreuse; celle-ci sera là bien assez tôt!

jeudi, novembre 22, 2007

Savoir se contenter

En ce jour de l’Action de Grâce (Thanksgiving Day), je veux évoquer l’idée d’être content, c’est à dire l’aptitude à cesser un instant de «vouloir des choses» et de réaliser que nous pouvons être parfaitement heureux avec ce que nous avons. Le mécontentement va-t’il de pair avec le désir de croissance? C’est bien possible car, pour la plupart, nous sommes à la recherche constante du «mieux,» qu’il s'agisse d’une plus grande maison, d’une voiture plus puissante ou encore d’une meilleure éducation pour nos enfants. De la même façon nous cherchons à tout maximiser; nos vies, notre santé et même notre temps. Dites-moi, où allons nous nous arrêter? Existe t’il un endroit où il est possible de faire une halte pour apprécier ce que nous possédons? Le contentement est-il permit? Qu’il y a t’il de mal à accepter une situation un peu en dessous de la perfection et de bien s’en accommoder? La croissance obsessive s’infiltre partout et s’introduit de manière pernicieuse dans tout ce que nous entreprenons. Trop souvent, ceci laisse la porte ouverte à tous les excès, dans le travail, ce que l'on avale, ou dans l’accumulation de bien matériels. Pourquoi ne pas se détendre ne serai-ce qu’un seul jour sans tout optimiser et en appréciant enfin sa famille, ses amis et soi-même? En voilà une bonne idée!

mercredi, novembre 21, 2007

Après-ski

Les vieux skis ne meurent pas vraiment… Quand ils ne servent plus à grand chose et ne peuvent pas être recyclés, il vont juste à la décharge et là, qui sait ce qui peut leur arriver. J’espère bien sincèrement que mes vieilles planches ne tombent pas simplement dans l’oubli. Ce matin j’ai fais mes adieux à mes anciens compagnons de glisse; il y avait une paire de Rossignol 9X, très étroits et peu adaptés au «carving», une paire de Dynastar Skicross 66 qui bien qu’encore assez étroits, m’introduisaient à cette même technique et au ski d’aujourd’hui, et enfin une paire de planches plus larges, des Dynastar Intuitiv 74 qui – des trois – étaient les plus endommagés (avec environ 15 cm de carre arrachée sur l’un d’entre eux.) Les Rossignols étaient les moins usagés, mais je n’ai jamais eu d’atomes crochus pour la marque. Ma seule expérience précédente avec Rossignol était une paire de Roc 550 que j’utilisais pour enseigner le ski en Australie au début des années 70. Les Dynastars par contre étaient des skis à tout faire sur lesquels je pouvais toujours compter; trop souvent malmenés, ils ont laissés des milliers de traces dans la poudreuse de l’Utah et savaient toujours aller très vite. Ah, ils vont me manquer! Je ne sais guère ce que va devenir leur âme, mais compte-tenu de leur penchant pour la vitesse et les émotions fortes, j’espère sincèrement les voir se réincarner en planeur de haut niveau ou en aile composite, ou peut-être - c’est un peu moins flatteur - en chaise rustique de style Adirondack. Qui sait?

mardi, novembre 20, 2007

Comment cultiver la créativité

La créativité est-elle comme un jardin potager? Peut-on semer un jour et un peu plus tard récolter des trésors intellectuels? Je le pense. Comme certains aiment à dire, la créativité est un de ces «organes» qui, s’ils ne sont pas utilisés avec régularité, peuvent éventuellement s’atrophier et même disparaître complètement. Il semble donc qu’une certaine fréquence dans la façon dont nous servons de nos «glandes créatives» peut jouer stimuler leur production. Lorsque je travaillais pour les fixation de ski Look, Jean Beyl, son fondateur est propriétaire à l’époque, disait toujours : «Exercez-vous à observer une grenouille, seulement quelques instants chaque jour, et vous découvrirez des détails dont vous n’auriez jamais soupçonné l’existence et que vous n’auriez jamais pu voir en un simple regard.» Cette vue des chose s’applique parfaitement au processus créatif. Si un problème vous bloque, observez-le sous différents angles. Cessez d’y penser pendant un moment, puis retournez-y. Ne vous forcez pas à trouver une réponse immédiate, restez calmes et détendus. Répétez ce cycle autant qu’il le faudra, et éventuellement, des solutions apparaîtront. Si le golf, le ski et des tas d’autres activités sont «juste très mentales,» vous pouvez être certains que la créativité se trouve au sommet de la liste. Soyez donc gentil avec votre petite tête; ne la pressurisez pas trop – exposez la progressivement, de manière douce et décontractée au dilemme créatif qui vous tient tête!

lundi, novembre 19, 2007

Quand l’humeur colore tout

Bonne ou mauvaise, l’humeur agit comme un verre coloré; la couleur que l’on choisit de porter aura une influence énorme sur le déroulement de la journée et l’impression que nous ferons auprès des autres. Ce concept s’est logé dans mon esprit lorsque j’ai lu le livre «Fish!» et étudié les programmes de formation professionnelle qui en sont dérivés. Entre autre préceptes, cette approche recommande que l’on «choisisse son attitude» un peu comme on choisirait un vêtement avant de s’habiller pour la journée. Pour ceux qui connaissent le programme, il est possible de penser que tout cela est un peu élémentaire, mais c’est à mon avis extrêmement bien observé et très efficace. Une mauvaise disposition ne manquera pas d’influencer les événements quotidiens et ce qui est encore plus important, la qualité de nos rapports avec les autres. Je ne prétends pas passer toutes mes journée dans une disposition parfaite, mais j’essaie toujours de faire une effort pour choisir mon attitude en début de matinée et la maintenir jusqu’au moment où je m’endors. Bien sur, il y a des tas d’obstacles qui ne manquent jamais de faire dévier mes bonnes intentions mais, à terme, choisir son humeur au quotidien peut faire une différence énorme sur une semaine, un mois, une année, et pourquoi pas, une vie entière!

dimanche, novembre 18, 2007

Refaisons… la cuisine

Voici un nouveau projet; nous allons refaire notre cuisine. L’idée a germé au printemps dernier, mais aujourd’hui nous sommes bien déterminés à venir à bout du travail vers la fin de Mai prochain. De quoi s’agit-il vraiment ? Et bien voilà, nous avons une petite pièce dans laquelle l’espace est très limité et il nous faut être particulièrement adroit en dessinant un agencement qui optimisera le volume disponible tout en apportant des solutions autant utiles qu’originales. Nous avons à peine commencé à y penser en ayant fait quelques croquis et contacté deux artisans. Jusqu’à présent la meilleure idée nous est venue de Juju qui a suggéré que l’on ôte une partie du mur de partition séparant la cuisine du séjour afin d’améliorer l’éclairage naturel et d’ouvrir d’avantage l’espace. Maintenant il va falloir que nous pressions sur nos glandes créatives et que nous passions assez de temps pour faire mûrir le tout et récolter des tas de bonnes idées. C’est parti!

samedi, novembre 17, 2007

Quand l’adversité rends fort

Il n’est pas nécessaire de lire des tas de biographies pour voir que le chemin de la réussite est souvent pavé d’échecs. Cela confirme l’expression « qui ne risque rien n’a rien ,» et bien qu’il soit difficile de contester ces vérités, l’art est de gérer les passages à vide et de les transmuter en forces supplémentaires et en succès futurs. C’est précisément le sujet de ce propos. Nous y sommes tous passés; de la première chute à vélo à l’examen raté, l’entrevue d’emploi qui se termine mal, l’échec en affaires, la grosse gaffe qui aurait pourtant put être évitée ou encore une perte importante dans une transaction financière. Ce qui est tout aussi vrai, c’est qu’à force d’échecs, on comprend mieux le phénomène et cela permet de retomber plus vite sur ses pieds afin de reprendre un meilleur départ. Il n’existe pas à ma connaissance de formule magique est c’est pourquoi que je tenais à partager – pour ce que cela peut valoir – mon expérience dans le domaine.
1. Accepter la situation. Une étape critique; d’abord, ne laisser aucun “si” envahir l’esprit. A la place, regarder la réalité en face en sentant, en palpant et en faisant à fond l’expérience douloureuse de toute la souffrance ressentie. S’accorder assez de temps pour bien laisser à celle-ci le temps de s’exprimer afin qu’elle épuise bien toute son énergie négative. Dès lors, bien apprécier que l’on est toujours vivant, que rien n’est vraiment perdu et que tout va se rebâtir d’une façon plus forte et plus durable. C’est aussi le moment ou il ne faut pas écouter ceux qui demeurent sincèrement désolé pour soi et rappellent toute l’injustice et le préjudice subis. La situation est maintenant entre ses propres mains et ne regarde plus personne. Ce retournement est la meilleure manière de bâtir un nouveau départ et de gommer toute faiblesse et tous regrets.
2. Mettre en oeuvre une réponse ferme. Engager toutes ses ressources dans le processus de reconstruction et en faire le seul et plus grand objectif. Élaborer un calendrier assortit d’un plan d’action dans lequel toute leçon apprise est incluse. Tous deux vont permettre de mesurer les progrès réalisés et de maintenir le cap sur le but désiré. Un peu d’esprit de compétition peu aider, mais l’essentiel est de rester très concentré.
3. Chercher à en faire plus. Faire tout pour dépasser le plan d’action en quantité et qualité sans toutefois devenir trop rigide, mais en exploitant adroitement toute occasion permettant d’aller un peu plus loin et de faire un peu mieux.
4. Garder la tête froide. Saisir les bons moment quand ceux-ci se présentent et ne jamais prendre les choses trop au sérieux, bien garder ce qui est important en perspective, comme la famille, les amis, sa propre vitalité, sa santé ainsi que’une saine personnalité, et enfin, ne jamais oublier de bien apprécier chaque instant.

vendredi, novembre 16, 2007

Nouveau matériel de ski

Hier, j’ai monté ma nouvelle paire de skis, il s’agit de Scott Mission, avec une paire de fixations Look récupérée de mes Dynastar Intuitiv 74 qui avaient rendu l’âme. Depuis que je travaille dans la branche des sports d’hiver et avant même que je prenne mon emploi avec les fixations Look, j’ai pratiquement toujours monté mes propres fixations, à quelques exceptions près. C’est un travail qui me plaît. Je n’ai pas de gabarit, donc je mesure chaque trou avec une précision d’horloger et tout fonctionne bien! C’est un peu un rite saisonnier à la veille de chaque saison d’hiver. Je me souviens de ma première paire de Dynastar Compound RG5, achetée pour l’hiver 1964-65. J’étais allé la chercher à l’usine de Sallanches, quand celle-ci s’appelait encore « Starflex » et n’était pas encore tombée dans le giron de Rossignol. Ces skis – tout comme les Dynamic VR7 – étaient les premier skis en fibre de verre à caisse de torsion. Leur spatules étaient très basses et se plantaient facilement dans les grosses bosses. Entre le temps où je ramenais ces skis de l’usine et le moment où ils étaient montés avec une simple butée Salomon, une plaque tournante Look et des longues lanières, j’allais chaque jour leur rendre visite dans la remise située derrière la maison de mes parents. Je les admirais, testais leur souplesse en spatule et je rêvais à tout le bon ski qui m’attendais. Les choses n’ont guère changé. J’ai toujours une relation un peu passionnelle avec mon matériel de ski. Aujourd’hui en montant ces nouvelles planches, j’ai ressentis ce même plaisir chargé d’anticipation positive.

jeudi, novembre 15, 2007

Pas de neige?

Si vous skiez ou faites du surf, et vous souciez de l’enneigement en début de saison, rappelez vous simplement de bien gérer vos souhaits. Après plus de 50 ans passés dans les montagnes et en contact direct avec la branche des sports d’hiver, j’admets volontiers m’être fait plus que ma part de souci à propos des conditions d’enneigement. Combien de fois me suis-je tourné en direction du firmament, en espérant, en rêvant et parfois même en priant. Au fil des ans, j’ai appris comme beaucoup, que la grande majorité de nos soucis représente une perte de temps et d’énergie mentale considérables. Aujourd’hui j’ai profondément changé mon attitude à propos de ma façon de gérer mes attentes. Dès que la fin de l’automne arrive, je n’attends peu ou presque rien en matière de chutes de neige. De cette manière, la variation la plus minime par rapport à mes espoirs ne peut se traduire que par une bonne surprise et d’excellentes nouvelles. Ce niveau d’espérance au ras du sol peut sembler quelque peu cynique, mais fonctionne parfaitement bien et constitue l’antidote appropriée lorsque les hypothèses les plus radieuses ne sont pas au rendez-vous. Bien que j’applique consciencieusement cette méthode aux futures chutes de neige, il me parait évident que le champs d’application de celle-ci soit tout à fait universel et puisse être utilisé pour faire face à toutes ces incertitudes qui occasionnent la majorité de nos soucis et créent, à terme, des tas de tensions bien inutiles. Aujourd’hui, je pense que ma prochaine priorité sera d’appliquer le système à mes investissements boursiers...

mercredi, novembre 14, 2007

Habillée pour l’école ?

Lorsque nous sommes allés courir ce matin, la température était de moins sept degrés centigrades and nous avons immédiatement senti la morsure du froid. Alors que nous avions juste parcourus 800 mètres, nous rencontrions une fille d’environ 11 ou 12 ans qui se rendait à pied vers l’arrêt du bus scolaire. Alors que nous courrions, et que nous apprécions pleinement nos bonnets et gants, cette écolière qui ne faisait que marcher était vêtue d’un simple blue-jean, d’un chemisier et était chaussée de... claquettes. En voyant la scène nous espérions que tout l’attirail qu’elle avait dans son sac à dos lui tiendrait peut-être chaud, mais plus sérieusement, nous ne pouvions nous empêcher de nous demander comment le papa ou la maman de cette fillette aurait pu la laisser partir pour l’école dans une tenue aussi légère compte-tenu de la température extérieure. En réalité il se peut fort bien que papa et maman étaient parti au travail depuis bien longtemps au moment où la fillette a quitté la maison...

mardi, novembre 13, 2007

Quand mauvais veut dire bon

Si vous êtes un investisseur, vous devez être prêt à affronter les hauts et les bas qui servent de toile de fond à cette activité et qui vous ferons passer successivement d’une joie extrême à une dépression sans fond. Quand le marché monte et que vos investissements suivent ou dépassent sa progression, il est très facile de conclure que – d’une certain façon – vous êtes un véritable génie. Des l’instant où cette pensée pénètre votre conscience, il est temps de vendre et de réaliser vos gains, si vous êtes en fait si bon. Cette intervention se produit rarement car nous ne sommes pas aussi malin que nous croyons. La situation inverse est en parfaite symétrie. Quand tout s’écroule et que la bourse suit le mouvement, le désespoir empoisonne tout et l’on veut simplement disparaître, hiberner pour une très longue période ou juste tout abandonner. Le paradoxe est que c’est justement au moment ou l’on touche le fond qu’il faudrait être prêt à acheter. Bien sur, cette théorie est beaucoup plus facile à exposer qu’à exécuter, et pour la mettre en oeuvre il faut d’abord écouter le premier précepte développé plus haut, celui qui consiste à vendre au bon moment, afin de lever les fonds nécessaires, quand tout va si bien et que l’on se sent SI intelligent. Très difficile en realité...

dimanche, novembre 11, 2007

Pas de veine!

Aujourd’hui, je suis allé faire une prise de sang après mon bilan de santé d’hier. Cela faisait deux ou trois ans que je m’étais privé de ce plaisir. Pour plaisanter, et compte-tenu que nous sommes en 2007, j’appelle cette procédure ma révision des 60 000. Me voilà donc au dispensaire ce matin et un jeune infirmier est là, prêt à me saigner. Avant qu’il ne commence, je l’avertis qu’il serait beaucoup plus facile d’extraire du sang d’un caillou que de mon bras, mais cela n’a pas l’air de le toucher. Nous commençons donc avec le bras droit sans qu’une seule goutte ne se manifeste, puis nous passons à l’autre, toujours sans résultat. A chaque fois, la veine - si difficile à situer - roule sous la pression de l’aiguille et à la place de globules il y beaucoup d’irritation invisible qui coule dans le petit tuyau. Au bout de cinq minutes, je suis prêt à suggérer que mon bourreau me tranche carrément la gorge afin d’en finir avec cette torture chinoise. N’écoutant pas mon idée de «solution finale», l’infirmier me pique sur la haut de la main et bientôt un filet microscopique remplit le conduit transparent, juste comme dans un film au ralentit ou comme si l’on observait de l’herbe en train de pousser. Après 30 minutes de ce petit jeu de patience, les trois éprouvettes sont à peu prêt pleines et je peux enfin rentrer à la maison.

Au fait, j’ai pris une décision concernant la question que je posais hier. Toutes mes idées sérieuses (est-ce un oxymore ?) vont désormais apparaître dans Go Politics, mon blog en langue anglaise. Ce blog, et sa version anglaise, vont rester inchangés.

samedi, novembre 10, 2007

A propos de ce blog

J’ai commencé ce blog immédiatement après la rupture de mon tendon d’achille, un peu pour passer le temps pendant ma convalescence, et aussi pour prendre - ou peut-être ne pas perdre - l’habitude d’écrire régulièrement. J’ai aussi décidé de tenir cette discussion en français et en anglais. Par moments, sa parution a été irrégulière, mais en Septembre, je décidais de faire preuve de plus de constance ou d’arrêter tout simplement. Aujourd’hui, je suis sur le point de mieux clarifier son orientation et de le consacrer à des points qui revêtent une grande importance pour moi, plutôt que d’en faire un compte-rendu d’histoires amusantes et d’événements banals. Dans les semaines qui viennent, je vais décider si je veux vraiment discuter les idées qui me passionnent le plus. Beaucoup sont de nature politique et comprennent l’immigration, le droit aux soins de santé, la préservation de notre planète et les outils nécessaires pour pratiquer la démocratie. D’autres, qui sont inextricablement liés à ces sujets, sont la religion et la philosophie humaniste. Restez donc en ligne...

vendredi, novembre 09, 2007

Peut-on encore faire confiance en Dieu?

Aujourd’hui, quand je vois le cours de change de notre dollar, je me demande qui était vraiment responsable et qui a laissé les choses en arriver là. Cela me frappe d’autant plus que lorsque je regarde la devise « En Dieu est notre confiance » qui apparaît sur tous nos billets de banque américains, je me demande « à quoi bon ? » Pour être franc, Je pense que Dieu, auquel nous avons fait confiance pendant si longtemps n’est maintenant plus motivé et plus à la hauteur de sa tâche. Je ne parle pas seulement du dollar, mais du 11 Septembre, de l’ouragan Katrina, du sida, de l’épidémie d’obésité et de la crise des prêts hypothécaires à risque, pour ne lister que quelques problèmes. Il serait peut-être de temps de sanctionner sa médiocre performance. C’est justement ce qui s’est produit la semaine dernière lorsque E. Stanley O’Neal, président de Merrill Lynch et Charles Prince président de Citigroup ont du démissionner de leur postes après avoir apporté de très mauvaises nouvelles à leurs actionnaires respectifs. Attention, je ne dis pas qu’il faille mettre Dieu à la porte, mais Monsieur Polson, notre ministre des finances et Monsieur Bernanke président de notre Reserve Fédérale, qui tous deux sont fort décents, pourraient gentiment mettre un peu de pression sur Dieu pour qu’il démissionne ou encore pour qu’il accepte une mutation. Il pourrait par exemple s’installer dans ce nouveau système solaire « 55 Cancri » où une planète qui ressemble a la terre a été découverte Mardi dernier, de l’autre cote de la Voie lactée à seulement 41 années lumières d’ici. Si Dieu acceptait de démissionner et de partir là -bas, tout le monde y trouverai son compte ; En ce qui le concerne, il apprécierai un changement bien mérité, il serai possible de le surveiller au moyen d’un puissant télescope sans qu’il puisse nous voir, et notre planète terre y gagnerait énormément. A peu près tous les conflits armés à travers le monde cesseraient presque immédiatement. Le taux de natalité se mettrait en chute libre et très vite la vie sur terre se normaliserait et redeviendrai durable. Alors, qu’attend-il notre gouvernement ?

jeudi, novembre 08, 2007

Sarko va à Washington

Hier, le président français était hôte d’honneur à Washington et avait l’occasion de prononcer un discours devant les deux chambres du congrès – un rare privilège pour un chef d’état étranger. Monsieur Sarkozy fit de son mieux pour exprimer ce que son audience voulait entendre, une qualité maîtresse pour la machine politique qu’il est devenu. Entre autre banalités, il a exprimé son amour et son admiration pour un grand nombre de personnalités américaines allant d’Elvis Presley à Marilyn Monroe en passant par Ernest Hemingway; J’étais fort heureux qu’il n’ait pas ajouté Cheney, Rumsfeld ou Wolfowitz à cette liste. J’aurais peut-être pu comprendre qu’il mentionne son compatriote et ami chanteur de rock, Johnny Hallyday avec son nom aux consonances anglo-saxonnes, mais il lui fallait rester concis. En tout cas, il a montré à travers ses gestes une intense passion et était, au moins pour un jour, le célibataire le plus en vue dans la capitale américaine...

mercredi, novembre 07, 2007

Élections

Selon la tradition (toujours le premier Mardi de Novembre,) nous sommes allés voter hier matin. Nous devions élire trois conseillers municipaux et donner notre avis sur deux propositions, l’une concernant des subventions en faveur de l’enseignement privé dans l’Utah et l’autre autorisant l'émmission d’un emprunt d’environ 11 millions d’Euros pour améliorer l’infrastructure piétonnière et cycliste de notre petite ville. Quand j’ai consulté les résultats ce matin, ceux-ci n’étaient guère semblables à mon vote, mais j’obtenais quand même deux «bonnes réponses» sur cinq. Pas si mal, après tout! J’aurai pu avoir «tout faux...»

mardi, novembre 06, 2007

Choses qui font plaisir

En parlant hier, Evelyne me disait qu’un de ses plus grand plaisirs est de ne pas devoir aller à la station service pendant très longtemps pour y faire le plein. Ce n’est pas que j’adore remplir mon auto de carburant, mais cette même chose ne me fait ni chaud, ni froid. Les petits projets sont les choses qui m’apportent beaucoup de plaisir. Ceux-ci varient en fonction de la saison et l’air du temps. Cet été, il s’agissait d’installer un dallage dans le jardin, plus récemment, c’était la création de notre carte de voeux. Les choses que l’on aime sont parfois bizarres, peuvent sembler triviales à beaucoup et ont peu de conséquences sur notre vie matérielle, mais se sont elles qui sont à même de nous procurer un très grand plaisir. En tout cas, il s’agit là de merveilleuses antidotes à notre société de consommation.

lundi, novembre 05, 2007

Fondue "liquide"

Je ne suis pas ce qu’on appelle un cordon-bleu. Je sais faire le barbecue, j’écrase nos bananes pour le petit déjeuner, je préside à la confection de la raclette et je fais la fondue de A à Z. Au fil des ans, j’ai toujours réussis cette dernière à deux exceptions près. L’une il y a environ un an, alors que toute notre famille était réunie autour du caquelon et que les deux fromages en présence refusaient de se mélanger, et nous forçaient ainsi à improviser en urgence un autre repas. L’autre se produisait Samedi dernier, alors que j'avais prévu une bonne fondue pour mon épouse et moi. Ce qu'il faut dire, c'est que petit à petit, nous avons réduit la quantité de fromage utilisé, et passé graduellement des traditionnels 200 grammes a seulement 125 grammes par personne. Évidemment, il est important de respecter la proportion entre vin et fromage, et comme celle-ci est d'environ 10 centilitres pour 200 grammes, je descendais dans mon bureau pour calculer le vin qu’il me faudrait pour 250 grammes de fromage. Ma calculette affichait 12,5 centilitres. Comme j’essayer de rapprocher ce contenu avec le verre mesureur, je multipliait ce résultat par deux et obtenait un quart de litre, donc un une valeur qui tombait précisement sur l'une des graduations; pour un étrange raison, je gardais ce chiffre en tête et versait le volume équivalent dans le caquelon. Très vite, je me rendais compte que le mélange était très liquide et m’efforçais de bien faire bouillir le tout pour faire évaporer un maximum de vin blanc; rapidement, il était indéniable que la fondue était «noyée.» Mon épouse jouait le jeu et me fit grâce des commentaires auxquels je m’attendais; à la fin, nous allions jusqu'au bout de notre met et je promis de faire beaucoup mieux la prochaine fois...

vendredi, novembre 02, 2007

Passion sacrée…

Petit, j’adorais dessiner; principalement des personnages, des petits objets, et des tas de choses dans le genre. A l’âge de dix ans, mes créations m’avaient permit de gagner un concours dont le prix était un voyage en avion à travers l’Europe pour une semaine avec d’autres enfants de mon âge. Plus tard, lorsque j’étais à l’école ou que j’aidais dans l’affaire familiale, faire des dessins restait ma passion, sauf que cela était vu comme un obstacle à mon travail et était fortement découragé et réprimé à chaque fois que je me faisait attraper en train de griffoner. Il y a un soir ou deux, alors que je regardais une émission télévisée sur la vie de Charles Shulz, le créateur de la bande dessinée «Peanuts», cela me rappela ce feu qui a brûlé en moi si longtemps et qui demeure toujours présent. La morale de cette histoire est qu’il faut toujours faire ce que son fort intérieur ordonne et ignorer ce qu’en disent les autres...

jeudi, novembre 01, 2007

Visiteurs d’Halloween

Comme le veut la tradition, nous nous sommes très sérieusement préparés pour une autre soirée d’Halloween. Je regrette maintenant de n’avoir pas compté au fil des ans le nombre de personnages pittoresques qui nous ont rendu visite (j'ai commencé l'an passé seulement,) mais si je me base sur ces chiffres, la nuit dernière fut un grand succès. Peut-être était-ce dut aux friandises fourrées de matières grasses transgéniques que nous offrions, ou à notre nouvel éclairage (nous avons juste ajouté un spot lumineux, à énergie solaire, qui illumine le numéro de notre maison.) Alors que l’an passé nous avions dénombrés 18 groupes pour un total de 62 individus, ce record tombait hier soir avec 22 groupes représentants 82 personnages. Certains costumes étaient assez bien, encore que je n’ai pas eu la chance de voir à notre porte une infirmière vêtues de bas à mailles-filets et autre accoutrement sexy comme l’avaient annoncé les médias. Tous les gobelins, araignées et autre abeilles qui sont venus étaient pour la plupart tous polis et personne n’a écrasé la citrouille placée juste à l’entrée.

mercredi, octobre 31, 2007

Moab, terrain de jeu

Nous venons de passer ces trois derniers jours à Moab, au sud de l’Utah, une petite ville bien attachante. Situé à quatre heures de route de Park City, sur le fleuve du Colorado, le lieu avait été découvert par les Espagnols vers le milieu du 18ème. siècle, avant que les Mormons ne viennent s’y installer 100 ans plus tard. Dans les années 50, Moab devenait célèbre pour ses mines d’uranium. Aujourd’hui, c’est désormais un véritable terrain de jeu qui attiere une foule de gens qui viennent pratiquer le tout-terrain motorisé. C’est aussi un endroit idéal pour le rafting, le kayaking et c’est vraisemblablement la capitale nord américaine - sinon mondiale - du VTT (Moab est fameuse pour ses pistes de roche lisse). Pour couronner le tout, Moab est juste à coté de deux Parc Nationaux, celui des Arches et celui de Canyonland; nous avons visite ce dernier Lundi et Mardi. La saison touristique s’y étend du printemps à l’automne bien que les températures peuvent être extrêmement élevées pendant l’été. Grosso-modo il y a trois catégorie de visiteurs qui se rendent dans ce paradis du désert: Des fainéants justes capable de faire de la Jeep, du quad et du moto-cross, des jeune en mal d’adrénaline qui pratiquent le rafting, le kayaking et le VTT, et finalement des pseudo-intellectuels comme nous – et cela inclus des foules d’étrangers – qui visitent les parcs...

lundi, octobre 29, 2007

Déplorable réaction, journalisme douteux

L’émission «60 minutes» diffusée hier soir sur CBS, montre le président français interrompre brusquement l’interview et quitter la pièce suite à une question sur sa vie privée. «Un chef d’état imprévisible et orageux» c’est l’image que le président français aura sans doute laissé aux téléspectateurs américains… Le magazine d’information « 60 minutes » de la chaîne CBS consacrait un long intitulé «Sarko l’Américain», au cours duquel Nicolas Sarkozy perd sang froid en direct, lève les yeux au ciel avant de traiter son attaché de presse «d’imbécile». Quelques instants plus tard, toujours sous les yeux médusés de son intervieweuse Lesley Stahl, Nicolas Sarkozy arrache soudainement son micro et quitte la pièce à la suite a une question de trop sur Cécilia. Il est clair que Lesley Stahl a eu tord de poser une question aussi personnelle à un moment aussi mal choisi (ceci était filmé une semaine avant l’annonce du divorce,) en tout cas, cela montre la confluence de trois facteurs: D’abord l’incompréhension totale de la culture américaine par Sarkozy qui commet entre autre l’erreur de parler un peu en anglais au lieu de s’en tenir strictement au français qu’il connaît mieux, son impétuosité qui n’est évidemment pas de bon augure, y compris la façon dont il insulte son collaborateur, et enfin la dérive de ce qui était autrefois une excellente émission, vers le genre «tabloïde» et «ragots» dont CBS est responsable et que visiblement Sarkozy recherche à tout prix.

dimanche, octobre 28, 2007

Changement d’heure unilatéral

Ce matin, un petit rien m’a rappelé l'action unilatérale de mon cher président et son heure d’hiver décalée d’une semaine pour mieux combattre le terrorisme, le réchauffement planétaire et les 4x4 qui consomment trop. Quand notre chauffage s’est mis en route, j’ai écarquillé les yeux et aperçu que notre horloge de chambre à coucher indiquait encore 5 heures au lieu de 6, soit une heure d’avance. Voyez-vous, notre horloge de table de nuit n’est pas très intelligente par rapport à ce qui se fait de nos jours. Elle a été programmée comme un vulgaire robot pour indiquer le temps pendant les années à venir, juste avant que George W. Bush ne détraque tout. Notre horloge atomique de cuisine – beaucoup plus intelligente – était au courant est indiquait bien qu’il était toujours 6 heures du matin. C’est peut-être parce qu’elle est précisément «atomique» qu’elle a subit l’influence du président Iranien Mahmoud Ahmadinejad qui, grâce à G.W., est devenu le nouvel expert en matières fissiles, et par surcroît mieux dans le coup pour donner l’heure exacte que notre propre président, «nukular» George.

samedi, octobre 27, 2007

L’attrait du VTT

Dans un article précédent, j’évoquais la dépendance qu’occasionne la pratique du VTT. C’est une activée à la fois très physique et complète; si l'on si donne à fond, elle offre la possibilité de recevoir beaucoup plus que l'investissement initial; quand la pente est raide, toute l'énergie que l'on a en réserve peut se saper presque instantanément et il est très facile de se retrouver littéralement «sur le carreau.» Il est clair que si l’on désire «tester» sa forme physique et la pousser à ses limites, c’est le sport parfait. Dès de départ, une bonne condition physique est de mise, mais au fur et à mesure que l’on pratique, les progrès se manifestent très vite. En début de saison, les petites montées sont effrayantes, mais après quelques semaines elle deviennent routine! La pratique du VTT trouve le moyen de solliciter et d’exercer le corps entier, des épaules aux pieds... Contrairement au golf ou au ski, une bonne heure de VTT est tout ce qui est nécessaire pour vider le participant le plus motivé et lui garantir une bonne nuit de sommeil. Bien sur, la descente reste la récompense convoitée pour tous ces efforts qu’exige l’ascension. Elle est à la fois excitante et dangereuse. Sur un sentier étroit, elle exige une grande concentration, une constante attention et une excellente aptitude à anticiper; le VTT n’est pas fait pour discuter ou écouter de la musique. Contrairement aux sports d’hiver où il arrive occasionnellement de chuter, tomber de son VTT est quelque chose qu’il convient d’éviter à tout prix, c’est pourquoi il faut constamment faire attention à la trajectoire, à l’environnement de chaque instant et à sa propre technique. A chaque sortie, les miracles se succèdent alors que l’on joue au chat et à la souris avec les obstacles, que l’on improvise plus que l’on croit et que l’on semble avoir une chance incessante. Il existe peu de sport aussi attrayants!

vendredi, octobre 26, 2007

Petites femmes, téléphone, gros 4x4

Tout un programme! Il semble que plus la conductrice est petite, plus énorme est son 4x4 et plus elle a de choses à dire sur son portable. Dès que je prends la route, il ne se passe pas deux minutes avant que j’aperçoive une de ces minuscules bonnes femmes en train de bavarder au téléphone du haut d’un 4x4 géant, la plus part du temps sans autre passager. Ces charmantes automobilistes utilisent-elles un dispositif «main libres» ou une oreillette «blue tooth»? Pas le moins du monde, n’en déplaise à leurs victimes passées ou futures. En fait, leur portable était déjà coincés dans leur main et collés sur l’oreille dès qu’elles on entrepris d’escalader leur monstruosité roulante.
Qu’est ce que tout cela me dit? Que plus le véhicule est énorme, plus on le prend pour une armure impénétrable, plus il est probablement puissant (donc plus la femme est forte), plus il va polluer nos alentours et contribuer au réchauffement climatique ainsi qu’au terrorisme. Bravo mesdames! Pendant que vous utilisez votre téléphone à quatre roues, essayez donc de faire un petit effort et de jeter de temps à autre un coup d'oeil sur la route...

jeudi, octobre 25, 2007

Petite ville, mega-employeur?

Laissez-moi rapidement brosser le tableau. Park City comprend trois stations de ski indépendantes les unes des autres et qui ne sont pas (encore) reliées comme on le voit un peu partout dans les Alpes. Park City Mountain Resort et Deer Valley Resort louent leur domaine skiable à Talisker, une société de promotion immobilière Canadienne. Ce même Talisker est sur le point d’acquérir The Canyons, notre troisième station située juste à la limite géographique de Park City. Étant donné que le propriétaire terrien des deux premières stations va devenir l’opérateur de la troisième, cela fait de lui la force économique dominante dans notre communauté. Comment devra faire notre petite ville pour traiter avec ce géant? Que devrait-on en espérer, en exiger? Devrait-on simplement – comme beaucoup semblent le suggérer – se soumettre et subir Talisker? Cela n’est pas du tout mon avis. Quoi qu’il en soit, l’avantage de ce regroupement est qu’avec un seul décideur, nous nous rapprochons d’une liaison de nos trois stations et pourrons ainsi offrir un produit enrichit à notre clientèle hivernale.

mercredi, octobre 24, 2007

Élections municipales

La nuit dernière, nous somme allés à une réunion de quartier au cours de laquelle nous avons rencontré et posé des questions aux six candidats qui sont en lice pour les trois sièges à pourvoir lors des prochaines élections de ce 6 Novembre. C’était la première fois que nous participions à une telle réunion et cela fut très révélateur sur les candidats, qu’il s’agisse de leur langage corporel, l’expression de leur programmes respectifs et leurs réponses aux questions de l’audience. En fin de compte, mon épouse et moi-même convenions que seules deux candidates semblaient mériter nos votes. En même temps nous nous demandions ce qui peut bien porter ces hommes et ces femmes à se lancer dans ce genre de course électorale. Est-ce pour satisfaire leur ego, sortir de leurs foyers, créer des contacts d’affaires utiles -- et pourquoi pas fructueux, bénéficier d’avantages et de privilèges liés à la fonction, ou est-ce par idéalisme et un pur désir de servir? Je doute sincèrement qu’il s’agissent souvent de ces deux derniers traits. Personnellement, je me vois mal passer toutes mes soirées en réunion de conseil municipal. Je ne prétends pas affirmer que personne ne sert pour le seul but de servir, mais ceux-la doivent être bien rares.

mardi, octobre 23, 2007

Passion et apathie

Noir et blanc, jour et nuit, chaud et froid, positif et négatif, optimisme et pessimisme, hauts et bas, joie et tristesse, bien et mal, passion et apathie. Cela ressemble beaucoup à la philosophie Taoïste qui trouve sa forme autour des cycles naturels de la vie en rendant chaque jour intéressant et en nous captivant ainsi de manière continue. Lorsque les choses ne vont pas trop bien pour moi, j’essaie toujours de me rappeler que le prochain cycle me propulsera vers les hauteurs et c’est précisément le lieu où je veux me trouver. Rien ne vaut une expérience positive et il est si bon de se trouver sur la crête de la vague. De tous les sentiments positifs, la passion et l’amour sont au sommet. L’amour est la plus grande et la plus belle de toutes les émotions, et cultiver celle-ci tout au long d’une vie constitue a la fois un art et une chance inouïe. Je n’ai jamais bien pu discerner la différence entre amour et passion, bien qu’il me semble que la passion s’applique d’avantage aux choses et aux activitées alors que l’amour soit d’avantage réserve à nos sentiments humains. Beaucoup d’amour et de passion semble consommer notre vie très, très vite, mais que voulez-vous, on ne peut rien avoir sans rien donner en contrepartie. Continuez-donc d’inonder votre monde d’amour et de passion!

lundi, octobre 22, 2007

La guerre des neiges a commencé...

…ce matin quand Park City a mis en route ses canons à neige. Les conditions étaient parfaites pour lancer l’offensive avec -8 degrés centigrade enregistrés en début de matinée. Maintenant que j’ai reçu mes nouveaux skis et mes nouvelles chaussures, il est grand temps de fourbir mes armes!

dimanche, octobre 21, 2007

Qui commande?

Depuis l’instant où je me suis trouvé sous le joug du travail, je n’ai jamais pu échapper à un patron sous ses diverses formes. D’abord, il y a eu mes parents, mes professeurs, mon frère et ma soeur (nous travaillions alors tous dans l’affaire familiale), et plus tard les gradés du service militaire. C’est seulement le jour où je travaillais à mon propre compte, en temps que moniteur de ski, que pendant un bref moment je n'avais plus personne dans mon dos; très vite, cependant, je réalisais que ma prosperité était directement liée à la satisfaction de mes... Clients! Il semblait donc impossible d’échapper à une forme d’autorité patronale quelle qu’elle soit. Plus tard, après avoir vendu mon âme au diable j’entrais dans le monde corporatif remplit d’un assortiment de patrons généralement ignorants, arrogants et, pour la plupart, tout à fait incompétents. Jamais je n’ai pu trouver un chef capable de m’inspirer et de me développer; c’était toujours l’inverse. Sans aucun doute, le haut point de ma carrière dans les affaires vint lorsque je dirigeais une petite société de distribution à Salt Lake City. C’est seulement à ce moment que je me suis senti le plus libre, mais il fallait cependant toujours composer avec des tas de clients difficiles. Maintenant, tout a changé, et l’autre jour, je me demandais où ce cachait cet eternel patron dans ma nouvelle vie. Je n’arrivait pas à trouver ce monstre dans mon entourage et réalisais que j’avais du avoir raison de cette horrible bête et de cette source de tourments. Bien sur, il reste mon épouse, mais l’idée est simplement de lui plaire dans la mesure du possible, et le risque de me faire virer est vraiment limité...

samedi, octobre 20, 2007

Trente ans à courir…

Au fil des ans, la course à pied continue d’être notre sport principal. J’ai commencé a courir régulièrement il y a plus de 30 ans lorsque nous nous sommes installés à White Plains, New York. A l’époque je travaillais très dur et je sentais que la nature sédentaire de mon nouveau travail ne tarderait pas de me tuer. Enfant, je n’ai jamais aimé courir; j’étais très mauvais et en plus, cela me donnais des points de coté; enfin, je détestais cette activité. En Juillet 1977, sous la chape de chaleur que connaît New York en été, j’essayais à quelques reprises de courir deux ou trois kilomètres, mais c’est seulement à partir d’Août 1977 que je plongeais avec régularité dans la course à pied et commençais à courir tous les jours, chaque fois pendant une demie-heure. Cela allait devenir une routine, cinq jours par semaine, qui continue à ce jour. En 1987, Evelyne se joignait à ma sortie de 6 heures du matin et depuis nous avons couru tous deux avec une ferveur religieuse. Selon la saison, nous courrons entre 29 et 35 kilomètres par semaine. Presque rien ne nous arrête; nous avons couru sous des tempêtes de neige, sous la grêle, la pluie battante et même dans l’obscurité la plus totale. Aujourd’hui, si nous ne nous levons plus à 5 heures 45 pour notre sortie quotidienne, nous préférons toujours une heure matinale. Lorsque nous partons en voyage, nos affaires de course prennent un minimum de place et lorsque nous visitons un nouvel endroit, nous voyons des choses que le touristes ne pourraient jamais soupçonner. Après toutes ces années, j’ai couru dans une vingtaine de pays différents, dans plus de vingt états ou provinces des Etats-Unis et du Canada, et je n’ai été mordu qu’une seule fois par un chien méchant à Danvers dans le Massachusetts.

vendredi, octobre 19, 2007

Mini, mini, mini

A dix-huit ans, je rêvais de posséder et de conduire une Mini. Je me souviens que mon ami Marcel R. en avait une et je l’enviais énormément. Malheureusement j’étais à l’époque à la fois trop pauvre et trop pratique et me rabattais sur une humble 2 CV Citroën. Hier, Evelyne prenait livraison de sa Mini Cooper flambante neuve. Certains sont plus chanceux que d’autres!

jeudi, octobre 18, 2007

Peut on être mécontent?

On peut être heureux, on peut être sous tension ou encore angoissé, mais si on a la santé et s’il nous reste suffisamment de bon temps à venir, nous n’avons vraiment pas le droit d’être mécontent. Si c’est vraiment le cas, il nous faut sans attendre faire tout ce qui est nécessaire pour opérer le changement qui s’impose. Je me suis laissé dire que le fait de manger des amandes, des broccolis et des bananes sont autant de bons moyens de se diriger vers cette direction..

mercredi, octobre 17, 2007

Brouette avant-garde

Il y a quelques jours nous parlions brouettes. Je ne pouvais alors pas m’empêcher de penser que cet instrument est demeuré à l’écart du progrès technologique. A ce jour, la brouette en est au stade du pauvre grain de café avant l’avènement de Starbucks. C’est pourquoi j’ai pensé ajouter certaines améliorations techniques qui pourraient rendre la brouette de demain aussi attrayante qu’un i-Phone et en fait, une excellente idée de cadeau en cette fin d’année. D’abord, le modèle que je propose aurait une esthétique parfaite; sa carrosserie serait entièrement réalisée dans les matériaux composites les plus avancés; la peinture serait un véritable plaisir oculaire tandis que l’ensemble serait (enfin) équipé d’un petit moteur Honda avec démarreur électrique. La roue serait munie d'un frein à disque et offrirait une traction intégrale. Non seulement les deux pattes seraient equipées d'amortisseurs, mais elles serviraient également d'éjecteurs télescopiques qui – sur commande – déchargeraient le contenu de la brouette en améliorant la productivité et en réduisant ainsi la fatigue de l’utilisateur. Ah oui, j’allais oublier le tableau de bord avec compteur de vitesse, prise pour i-Pod et GPS en option. Maintenant, quand allez-vous la passer cette commande?

mardi, octobre 16, 2007

Attelage effrayant

Chaque matin, notre course à pied finie, nous nous asseyons pour quelques minutes sur les marches de notre perron afin de nous relaxer et d’observer ce qui ce passe dans notre rue. Ce matin alors que nous regardions tourner ce petit monde matinal, nous avons remarqué une de nos voisines en proie à un «comportement risqué.» De ma part, cette qualification peut paraître extrême ou, à l’opposé, pourrait laisser penser que je suis devenu d’une prudence exagérée. Et bien voilà, représentez-vous la scène; notre voisine est sur sa bicyclette avec derrière elle, sur un siège spécial, sa fillette de deux ans. La mère tient le guidon de sa seule main gauche pendant qu’elle fait son possible pour contrôler de la main droite la laisse de son chien qui galope à son coté. Si ce n’était pas pour la petite fille sur l’arrière du vélo, je dirais «bravo!» Ceci serait déjà très audacieux, si l’on considère qu’une bicyclette, son occupant et un chien attaché au tout constituent un équipage plutôt vulnérable; en effet, un chien méchant pourrait attaquer le chien du cycliste, une voiture pourrait survenir en sens inverse en plein milieu de la route ou tout autre espèce d’urgence pourrait facilement compromettre l’équilibre de l’ensemble. Avec un chien qui ne connaît pas trop le code de la route, la situation est à haut-risque. Si vous ajouter maintenant au tableau un bambin innocent, vous avez tous les ingrédients requis pour un désastre. En voyant cela, je ne peux m’empêcher de penser que seuls les américains peuvent faire toutes ces choses à la fois...

lundi, octobre 15, 2007

Changement climatique et surpopulation

Il y a plusieurs «éléphants dans la pièce» losqu’on parle de changement climatique. L’un d’entre eux est la surpopulation. Le mois dernier, on estimait la population mondiale autour des 6,6 milliards. La population de notre planète continue de croître à un rythme sans précédent, et aujourd’hui, les experts en la matière parlent de 9 milliards d’habitant vers 2050. N’essayez pas de me dire que cet excès de population n’a rien à voir avec le changement climatique; dans le monde en développement chaque ménage veut ses deux voitures, sa climatisation et tout le reste; alors faites le calcul... Par définition, il y a surpopulation lorsque la densité de population est telle qu’elle constitue une entrave à la qualité de vie, dégrade gravement l’environnement ou crée des pénuries à long terme en matière de ressources et de services. Jusqu’ à présent, certains pays ont pour l’instant réussit à gérer l’explosion de leur population grâce à l’agriculture, la désalinisation et l’énergie nucléaire. Ces solutions voient leurs effets à long terme diminuer si elle ne sont pas renouvelables. Dans ce débat, on ne parle pas beaucoup de la religion, le deuxième éléphant dans la pièce qui, avec l’ignorance, le troisième, sont à la base même de cette explosion de population. Tout ceci pose la question du nombre désirable et raisonnable d’habitant pour notre planète? Est-t’il de 3 ou de 4 milliards? Est-ce que 6,6 milliards sont acceptables et que l’on peut sereinement envisager les 9 milliards? J’ai tendance à pencher pour le premier groupe de chiffres en diminuant la dose de religion et en augmentant la dose d'éducation. Et vous, dans quel camp tombez-vous?

samedi, octobre 13, 2007

Pourquoi le temps passe-t’il si vite?

Depuis que je ne suis plus employé, mon temps s'est subitement mis à se conduire très mal et ce n’est désormais plus le bon vieux compagnon qui durait une éternité; aujourd’hui, il va bien trop vite, il semble se cacher, et en fin de journée je sens que je n’ai pas eu mon compte. Je ne me plaint surtout pas de sa qualité; en fait celle-ci s’est améliorée de manière remarquable. Tout le temps qui m’est donné est plus riche, plus divertissant et remplit à ras-bord, mais voilà, il ne dure plus. Est-il maintenant produit à la chaîne en Chine au lieu d’être manufacturé en Suisse? Est-il construit avec des matériaux inférieurs? Je n’arrive pas à savoir. Jusqu’à récemment je n’avais jamais compris la vraie valeur de cette ressource limitée et pendant la plus grande partie de ma vie, j’ai dut la gaspiller. Maintenant que je vois ce qu’il en reste, ce trésor qui s’écoule semble me jouer des tours et utiliser tous les prétextes pour paraître court, étroit et mince. Que dois-je faire? Quelqu’un sait-il où trouver de bon freins solides capables de ralentir cette course folle?